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Insee Conjoncture Centre-Val de Loire · Juin 2023 · n° 44
Insee Conjoncture Centre-Val de LoireBilan économique 2022 - Centre-Val de Loire Maintien de l’activité et hausse de l’emploi se conjuguent avec la hausse de l’inflation

La reprise économique de l’année précédente a été confortée en 2022 dans la région Centre-Val de Loire. Les départements berrichons connaissent les évolutions les moins favorables. Sur le plan sectoriel, les niveaux d’activité d’avant la crise sanitaire ne sont pas encore retrouvés dans la construction et l’industrie, malgré la poursuite de la reprise d’activité. L’emploi salarié reste en hausse (+0,8 % sur l’année), mais plus modérée qu’en 2021, tandis que le taux de chômage n’évolue pas (à 6,7 % en fin d’année).

Le fait marquant sur l’année est bien sûr la hausse des prix à la production qui relèvent de dynamiques nationales et internationales et se répercutent localement. Ils se transmettent aux prix à la consommation qui augmentent en moyenne de 5,2 % sur l’année. Les employeurs de la région font par ailleurs face en 2022 à d’importantes difficultés d’approvisionnement et de recrutement.

Insee Conjoncture Centre-Val de Loire
No 44
Paru le :Paru le01/06/2023

Ce bilan économique fait partie des 17 bilans économiques régionaux 2022 publiés par l'Insee.

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Chômage et politiques de l’emploi - Le taux de chômage n’augmente pas Bilan économique 2022

Jean-Baptiste Movellan (Insee), Nicolas Birot (Direction régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités Centre-Val de Loire), Cyril Seguin (Pôle emploi Centre-Val de Loire)

Le taux de chômage en Centre-Val de Loire retrouve au 4e trimestre 2022 son niveau de la fin de l’année précédente. À 6,7 %, il reste plus bas que celui de France métropolitaine (7,0 %), qui baisse pourtant de 0,3 point sur un an. La région compte 100 400 demandeurs d’emploi en catégorie A au dernier trimestre. En baisse de 6,7 % sur l’année, cet effectif atteint son niveau le plus bas depuis le 3e trimestre 2011. Ce recul est plus marqué à l’échelle nationale (-9,3 %). Cette baisse touche toutes les classes d’âge et notamment les plus âgés. Le nombre d’entrées dans les dispositifs d’aide à l’emploi reste au même niveau en 2022 qu’en 2021.

Insee Conjoncture Centre-Val de Loire

No 44

Paru le :01/06/2023

Avertissement sur les DEFM

La généralisation du nouveau formulaire d’actualisation en fin de mois des demandeurs d’emploi, intervenue par étapes au cours de l’année 2022, a un impact pérenne à la baisse sur le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A, en contrepartie d'une hausse des catégories B et C liées à la meilleure déclaration des heures d’activité réduite et d’une légère hausse des sorties de listes.

Pour plus de détails, voir la note de la Dares : « Ouvrir dans un nouvel ongletIncidents et changements de procédure » (pages 4 et 5).

Un taux de chômage stable

En Centre-Val de Loire, le taux de chômage au sens du BIT s’élève à 6,7 % à la fin d’année 2022. Il termine l’année au même niveau que fin 2021 et se rapproche de son plus bas niveau enregistré depuis 2008 (6,6 %). À l’échelle nationale, ce taux reste plus élevé (7,0 % en France métropolitaine), mais recule de 0,3 point sur la même période (figure 1).

Figure 1Évolution du taux chômage trimestriel

(en % de la population active)
Évolution du taux chômage trimestriel ((en % de la population active))
Centre-Val de Loire France hors Mayotte France métropolitaine
4ᵉ trim. 2009 8,5 9,5 9,2
1ᵉ trim. 2010 8,4 9,4 9,0
2ᵉ trim. 2010 8,3 9,3 8,9
3ᵉ trim. 2010 8,3 9,2 8,9
4ᵉ trim. 2010 8,2 9,2 8,8
1ᵉ trim. 2011 8,1 9,2 8,8
2ᵉ trim. 2011 8,0 9,1 8,7
3ᵉ trim. 2011 8,2 9,2 8,8
4ᵉ trim. 2011 8,4 9,3 9,0
1ᵉ trim. 2012 8,5 9,5 9,1
2ᵉ trim. 2012 8,8 9,7 9,4
3ᵉ trim. 2012 9,0 9,7 9,4
4ᵉ trim. 2012 9,3 10,2 9,8
1ᵉ trim. 2013 9,5 10,3 10,0
2ᵉ trim. 2013 9,6 10,5 10,1
3ᵉ trim. 2013 9,5 10,3 9,9
4ᵉ trim. 2013 9,4 10,1 9,8
1ᵉ trim. 2014 9,4 10,1 9,8
2ᵉ trim. 2014 9,5 10,2 9,8
3ᵉ trim. 2014 9,6 10,3 9,9
4ᵉ trim. 2014 9,8 10,5 10,1
1ᵉ trim. 2015 9,6 10,3 10,0
2ᵉ trim. 2015 9,8 10,5 10,2
3ᵉ trim. 2015 9,7 10,3 10,0
4ᵉ trim. 2015 9,6 10,2 9,9
1ᵉ trim. 2016 9,7 10,2 9,9
2ᵉ trim. 2016 9,6 10,0 9,7
3ᵉ trim. 2016 9,4 9,9 9,6
4ᵉ trim. 2016 9,5 10,0 9,8
1ᵉ trim. 2017 9,1 9,6 9,3
2ᵉ trim. 2017 9,0 9,5 9,2
3ᵉ trim. 2017 8,9 9,5 9,2
4ᵉ trim. 2017 8,4 9,0 8,7
1ᵉ trim. 2018 8,7 9,3 8,9
2ᵉ trim. 2018 8,5 9,1 8,8
3ᵉ trim. 2018 8,5 9,0 8,6
4ᵉ trim. 2018 8,3 8,8 8,5
1ᵉ trim. 2019 8,3 8,7 8,4
2ᵉ trim. 2019 8,1 8,4 8,1
3ᵉ trim. 2019 8,0 8,4 8,1
4ᵉ trim. 2019 7,8 8,2 8,0
1ᵉ trim. 2020 7,4 7,9 7,6
2ᵉ trim. 2020 6,9 7,1 7,0
3ᵉ trim. 2020 8,2 9,0 8,8
4ᵉ trim. 2020 7,2 8,1 7,9
1ᵉ trim. 2021 7,3 8,2 8,0
2ᵉ trim. 2021 7,2 7,9 7,7
3ᵉ trim. 2021 7,2 8,0 7,8
4ᵉ trim. 2021 6,7 7,5 7,3
1ᵉ trim. 2022 6,7 7,3 7,1
2ᵉ trim. 2022 6,9 7,4 7,2
3ᵉ trim. 2022 6,8 7,3 7,1
4ᵉ trim. 2022 6,7 7,2 7,0
  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS.
  • Source : Insee, taux de chômage localisés.

Figure 1Évolution du taux chômage trimestriel

  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS.
  • Source : Insee, taux de chômage localisés.

Par rapport au niveau d’avant-crise sanitaire de fin 2019, la baisse du taux de chômage est quasiment équivalente dans la région et au niveau national, respectivement -1,1 point et -1,0 point.

L’augmentation du nombre d’emplois salariés en 2022 dans la région (+7 200 emplois), ne se traduit pas par une baisse du taux de chômage. L'amélioration de la conjoncture de l'emploi et l'accroissement des prix à la consommation ont pu inciter certains inactifs à participer au marché du travail. L'accroissement de la population active peut ainsi limiter les effets de la hausse du nombre d'emplois sur le taux de chômage. Au niveau national, les taux d'activité au 4e trimestre 2022 sont ainsi au plus haut depuis que l'Insee les mesure.

Fin 2022, le taux de chômage reste stable dans quatre départements de la région (figure 2). Il croît légèrement en Indre-et-Loire (+0,1 point) et recule tout aussi légèrement dans l’Indre (-0,1 point). Toutefois, le taux de chômage est inférieur dans tous les départements à celui de l’avant-crise sanitaire. Le taux de chômage est le plus élevé dans le Cher (7,5 %) et celui du Loir-et-Cher est le plus bas de la région (6,0 %).

Figure 2Taux de chômage trimestriel par département

(en % de la population active)
Taux de chômage trimestriel par département ((en % de la population active))
Zonage 2022 T1 2022 T2 2022 T3 2022 T4 Évolution 2022 T4 / 2021 T4 (points de %) Évolution 2022 T4 / 2019 T4 (points de %)
Cher 7,5 7,5 7,5 7,5 0,0 -1,1
Eure-et-Loir 6,7 6,8 6,8 6,6 0,0 -1,3
Indre 7,1 7,3 7,2 7,0 -0,1 -1,0
Indre-et-Loire 6,4 6,6 6,5 6,4 0,1 -1,1
Loir-et-Cher 5,9 6,1 6,0 6,0 0,0 -0,8
Loiret 7,0 7,3 7,1 7,0 0,0 -1,1
Centre-Val de Loire 6,7 6,9 6,8 6,7 0,0 -1,1
France hors Mayotte 7,3 7,4 7,3 7,2 -0,3 -1,0
  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS.
  • Source : Insee, taux de chômage localisés.

Sur la même période, l’évolution du taux de chômage n’est pas uniforme selon les zones d’emploi, avec une variation allant de +0,5 à -0,3 point (figure 3). Les taux de chômage les plus élevés s’observent dans les zones de Vierzon et Montargis (respectivement 10,4 % et 9,8 % au 4e trimestre), alors que les taux les plus bas concernent Vendôme (5,5 %) et Chinon (5,8 %).

Figure 3 Taux de chômage localisé par zone d’emploi au 4e trimestre 2022 et évolution 2019/2022

Taux de chômage localisé par zone d’emploi au 4e trimestre 2022 et évolution 2019/2022 - Lecture : dans la zone d’emploi de Montargis, le taux de chômage au 4e trimestre 2022 atteint 9,8 %, il est inférieur de 1,2 point au 4e trimestre 2019.
Code de la zone d'emploi 2020 Libellé de la zone d'emploi 2020 Taux de chômage du 4e trimestre 2022 (en %) Évolution 4e trimestre 2019 - 4e trimestre 2022 (en point)
0051 Alençon 6,4 -1,6
0052 Arles 9,6 -1,2
0053 Avignon 9,6 -1,0
0054 Beauvais 7,5 -0,9
0055 Bollène-Pierrelatte 9,1 -1,3
0056 Cosne-Cours-sur-Loire 6,6 -0,4
0057 Dreux 8,0 -1,4
0058 La Vallée de la Bresle-Vimeu 6,9 -2,0
0059 Mâcon 5,5 -0,9
0060 Nevers 6,8 -0,4
0061 Nogent-le-Rotrou 6,0 -1,7
0062 Redon 6,6 -0,8
0063 Ussel 4,7 -0,4
0064 Valréas 8,0 -1,2
0101 Côte sous le vent 22,1 -2,7
0102 Est Grande Terre 20,3 -1,2
0103 Marie-Galante 19,3 0,0
0104 Région Pointoise 18,7 -1,4
0105 Sud Basse-Terre 20,2 -2,2
0201 Le Centre-Atlantique 11,3 -5,4
0202 Le Centre agglomération 9,6 -4,7
0203 Le Nord-Atlantique 11,5 -6,3
0204 Le Nord-Caraibe 10,5 -5,5
0205 Le Sud 11,6 -5,7
0206 Le Sud-Caraibe 9,7 -4,4
0401 L'Est 19,0 -2,6
0402 L'Ouest 16,5 -3,2
0403 Le Nord 14,4 -2,2
0404 Le Sud 19,0 -3,6
1101 Cergy-Vexin 6,9 -0,3
1102 Coulommiers 5,7 -0,3
1103 Etampes 5,1 -0,2
1104 Evry 7,0 -0,4
1105 Fontainebleau-Nemours 6,8 -0,2
1106 Marne-la-Vallée 6,2 -0,1
1107 Meaux 7,2 -0,3
1108 Melun 7,3 -0,2
1109 Paris 6,8 -0,5
1110 Provins 8,0 0,4
1111 Rambouillet 4,4 -0,4
1112 Roissy 9,1 -0,4
1113 Saclay 5,6 -0,1
1114 Seine-Yvelinoise 7,3 0,0
1115 Versailles-Saint-Quentin 5,2 0,0
2401 Blois 5,9 -0,9
2402 Bourges 7,0 -1,3
2403 Chartres 5,9 -1,1
2404 Châteaudun 6,4 -1,0
2405 Châteauroux 7,1 -0,9
2406 Chinon 5,8 -1,1
2407 Gien 7,2 -0,6
2408 Loches 5,9 -1,2
2409 Montargis 9,8 -1,2
2410 Orléans 6,1 -1,2
2411 Pithiviers 6,6 -0,6
2412 Romorantin-Lanthenay 6,3 -0,8
2413 Tours 6,6 -1,1
2414 Vendôme 5,5 -1,0
2415 Vierzon 10,4 -1,2
2701 Autun 7,5 -0,5
2702 Auxerre 6,6 -1,0
2703 Avallon 6,0 -0,7
2704 Beaune 4,3 -0,7
2705 Belfort 8,0 -0,8
2706 Besançon 5,8 -1,2
2707 Chalon-sur-Saône 6,6 -0,8
2708 Charolais 5,3 -1,0
2709 Châtillon-Montbard 5,7 -0,8
2710 Creusot-Montceau 8,1 -1,1
2711 Dijon 6,0 -1,0
2712 Dole 5,8 -0,8
2713 Lons-le-Saunier 5,0 -0,8
2714 Montbéliard 9,0 -0,7
2715 Pontarlier 4,5 -1,2
2716 Saint-Claude 5,8 -0,8
2717 Sens 7,1 -1,1
2718 Vesoul 6,0 -1,2
2801 Argentan 6,5 -0,9
2802 Avranches 4,9 -0,5
2803 Bernay 6,1 -1,6
2804 Caen 6,5 -1,2
2805 Cherbourg en Cotentin 5,0 -1,1
2806 Coutances 5,2 -1,3
2807 Dieppe - Caux maritime 6,1 -1,6
2808 Evreux 7,2 -1,2
2809 Flers 6,5 -1,1
2810 Granville 6,1 -1,4
2811 Honfleur Pont-Audemer 5,6 -2,0
2812 L’Aigle 6,8 -1,1
2813 Le Havre 8,5 -1,9
2814 Lisieux 5,8 -1,1
2815 Rouen 7,5 -1,7
2816 Saint-Lô 4,7 -1,0
2817 Vernon – Gisors 7,4 -1,0
2818 Vire Normandie 6,2 -0,6
2819 Yvetot – Vallée du Commerce 6,3 -1,8
3201 Abbeville 7,5 -1,7
3202 Amiens 8,8 -0,9
3203 Arras 5,6 -1,5
3204 Berck 6,2 -1,1
3205 Béthune 8,3 -1,5
3206 Boulogne-sur-Mer 8,0 -2,0
3207 Calais 10,8 -2,1
3208 Cambrai 9,8 -1,4
3209 Château-Thierry 8,9 -0,7
3210 Compiègne 7,4 -0,8
3211 Creil 7,2 -1,0
3212 Douai 10,8 -1,3
3213 Dunkerque 8,2 -1,7
3214 Laon 9,4 -0,9
3215 Lens 9,8 -2,3
3216 Lille 6,6 -1,5
3217 Maubeuge 11,8 -1,8
3218 Roubaix-Tourcoing 11,1 -1,4
3219 Saint-Omer 7,4 -1,3
3220 Saint-Quentin 11,1 -1,1
3221 Soissons 8,1 -0,9
3222 Valenciennes 11,8 -1,2
4401 Bar-le-Duc 7,0 0,1
4402 Châlons-en-Champagne 6,6 -0,6
4403 Charleville-Mézières 9,9 -0,7
4404 Chaumont 5,6 -0,6
4405 Colmar 5,4 -0,8
4406 Epernay 4,6 -0,4
4407 Epinal 7,3 -1,0
4408 Forbach 10,9 -1,8
4409 Haguenau 4,5 -0,9
4410 Metz 7,1 -0,9
4411 Mulhouse 7,9 -1,3
4412 Nancy 6,8 -0,9
4413 Reims 8,1 -0,8
4414 Remiremont 6,4 -1,7
4415 Romilly-sur-Seine 9,0 -0,4
4416 Saint-Avold 7,2 -0,8
4417 Saint-Dié-des-Vosges 9,7 -0,9
4418 Saint-Louis 5,8 -0,7
4419 Sarrebourg 5,2 -0,7
4420 Sarreguemines 6,2 -1,4
4421 Sedan 8,9 -0,2
4422 Sélestat 4,9 -1,1
4423 Strasbourg 7,0 -0,6
4424 Thionville 6,7 -0,9
4425 Troyes 9,2 -1,0
4426 Verdun 7,6 -0,7
4427 Vitry-le-François Saint-Dizier 7,8 -0,4
5201 Ancenis 4,1 -1,0
5202 Angers 7,2 -1,6
5203 Challans 6,1 -1,6
5204 Château-Gontier 4,3 -0,8
5205 Châteaubriant 5,3 -0,9
5206 Cholet 4,7 -0,8
5207 Fontenay-le-Comte 6,3 -1,2
5208 La Ferté-Bernard 6,0 -1,2
5209 La Flèche 6,8 -0,8
5210 La Roche-sur-Yon 4,9 -1,4
5211 Laval 4,8 -0,8
5212 Le Mans 7,4 -1,4
5213 Les Herbiers - Montaigu 3,3 -1,0
5214 Les Sables-d'Olonne 6,6 -1,0
5215 Mayenne 5,1 -0,6
5216 Nantes 5,4 -1,3
5217 Pornic 5,7 -1,3
5218 Sablé-sur-Sarthe 5,4 -1,2
5219 Saint-Nazaire 6,0 -1,2
5220 Saumur 7,4 -1,1
5221 Segré-en-Anjou Bleu 6,0 -0,7
5301 Auray 6,0 -1,8
5302 Brest 6,0 -1,1
5303 Carhaix-Plouguer 7,3 -0,1
5304 Dinan 5,8 -1,0
5305 Fougères 4,8 -0,7
5306 Guingamp 7,2 -1,1
5307 Lamballe-Armor 4,7 -0,7
5308 Lannion 6,5 -1,1
5309 Lorient 6,1 -1,6
5310 Morlaix 6,5 -0,7
5311 Ploërmel 4,9 -0,9
5312 Pontivy-Loudéac 5,5 -0,8
5313 Quimper 5,9 -1,2
5314 Quimperlé 6,3 -0,7
5315 Rennes 5,6 -0,9
5316 Saint-Brieuc 6,4 -1,2
5317 Saint-Malo 5,4 -1,6
5318 Vannes 5,4 -1,4
5319 Vitré 3,7 -0,8
7501 Agen 6,4 -1,1
7502 Angoulême 7,0 -1,2
7503 Bayonne 5,9 -1,4
7504 Bergerac 8,2 -0,6
7505 Bordeaux 6,3 -1,4
7506 Bressuire 5,1 -1,0
7507 Brive-la-Gaillarde 6,5 -0,8
7508 Châtellerault 6,9 -0,8
7509 Cognac 6,0 -1,0
7510 Dax 7,2 -0,9
7511 Guéret 6,8 -0,9
7512 La Rochelle 6,4 -1,6
7513 La Teste-de-Buch 7,0 -1,7
7514 Langon 6,1 -1,3
7515 Lesparre-Médoc 8,2 -0,6
7516 Libourne 6,9 -1,4
7517 Limoges 6,5 -1,0
7518 Marmande 7,5 -0,9
7519 Mont-de-Marsan 5,9 -0,6
7520 Niort 4,8 -0,9
7521 Oloron-Sainte-Marie 4,9 -0,7
7522 Pau 5,8 -0,9
7523 Périgueux 6,6 -1,2
7524 Poitiers 5,5 -0,8
7525 Rochefort 7,0 -1,3
7526 Royan 7,9 -1,7
7527 Saint-Junien 5,9 -0,7
7528 Saintes 6,8 -1,4
7529 Sarlat-La-Canéda 7,1 -1,6
7530 Thouars 6,3 -0,5
7531 Tulle 5,6 -0,3
7532 Villeneuve-sur-Lot 8,8 -0,7
7601 Agde – Pézenas 13,7 -1,4
7602 Albi 7,4 -1,1
7603 Alès - Le Vigan 11,9 -1,3
7604 Auch 5,7 -0,8
7605 Bagnols-sur-Cèze 8,7 -1,3
7606 Béziers 10,8 -1,0
7607 Cahors 8,2 -0,9
7608 Carcassonne - Limoux 9,4 -0,6
7609 Castelsarrasin - Moissac 11,1 -0,1
7610 Castres - Mazamet 7,6 -0,6
7611 Figeac - Villefranche 7,1 -0,2
7612 Foix - Pamiers 8,4 -0,8
7613 Mende 4,4 -0,7
7614 Millau 6,9 -0,8
7615 Montauban 7,7 -1,2
7616 Montpellier 9,4 -1,6
7617 Narbonne 11,2 -1,6
7618 Nîmes 9,4 -1,6
7619 Nord-du-Lot 6,4 -0,8
7620 Perpignan 11,9 -1,5
7621 Rodez 4,5 -0,7
7622 Saint-Gaudens 6,8 -0,5
7623 Sète 10,0 -2,0
7624 Tarbes - Lourdes 7,9 -1,0
7625 Toulouse 7,2 -0,8
8401 Annecy 4,6 -0,6
8402 Aubenas 9,4 -1,3
8403 Aurillac 4,0 -1,1
8404 Belley 5,2 -0,8
8405 Bourg en Bresse 5,4 -0,8
8406 Bourgoin-Jallieu 6,0 -1,0
8407 Chambéry 5,4 -0,8
8408 Clermont-Ferrand 6,1 -1,1
8409 Grenoble 6,0 -0,9
8410 Issoire 6,0 -1,1
8411 La Maurienne 5,0 -0,5
8412 La Plaine du Forez 4,9 -1,1
8413 La Tarentaise 5,9 0,1
8414 La Vallée de l’Arve 5,9 -1,1
8415 Le Chablais 5,9 -0,5
8416 Le Genevois Français 6,0 -0,6
8417 Le Livradois 7,3 -1,1
8418 Le Mont Blanc 3,9 -0,6
8419 Le Puy en Velay 5,5 -0,9
8420 Les Sources de la Loire 5,5 -0,9
8421 Lyon 6,1 -1,2
8422 Montélimar 8,5 -1,7
8423 Montluçon 8,5 -0,9
8424 Moulins 6,2 -1,3
8425 Oyonnax 7,7 -0,4
8426 Roanne 6,3 -1,5
8427 Romans sur Isère 7,3 -1,3
8428 Saint Etienne 7,5 -1,1
8429 Saint Flour 3,7 -0,7
8430 Tarare 4,6 -1,3
8431 Valence 7,2 -1,2
8432 Vichy 7,5 -1,2
8433 Vienne-Annonay 6,8 -1,0
8434 Villefranche-sur-Saône 5,0 -1,3
8435 Voiron 4,9 -0,9
9301 Aix-en-Provence 6,0 -1,0
9302 Briançon 6,1 -1,4
9303 Brignoles 7,8 -1,6
9304 Cannes 7,5 -1,2
9305 Carpentras 9,0 -1,4
9306 Cavaillon 8,7 -1,1
9307 Digne-les-Bains 8,5 -0,5
9308 Draguignan 8,6 -1,2
9309 Fréjus 8,6 -1,5
9310 Gap 6,9 -0,7
9311 Manosque 8,1 -1,5
9312 Marseille 9,5 -1,1
9313 Martigues-Salon 8,2 -1,4
9314 Menton 6,1 -0,8
9315 Nice 7,3 -1,2
9316 Orange 8,9 -1,1
9317 Sainte-Maxime 8,2 -2,6
9318 Toulon 6,6 -1,5
9401 Ajaccio 5,2 -1,4
9402 Bastia 6,1 -1,6
9403 Calvi 7,6 -1,9
9404 Corte 5,7 -1,3
9405 Ghisonaccia 7,3 -2,1
9406 Porto-Vecchio 7,0 -3,1
9407 Propriano 6,9 -2,7
  • Note : données trimestrielles CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Lecture : dans la zone d’emploi de Montargis, le taux de chômage au 4e trimestre 2022 atteint 9,8 %, il est inférieur de 1,2 point au 4e trimestre 2019.
  • Source : Insee, Enquête Emploi et Taux de chômage localisés.

Figure 3 Taux de chômage localisé par zone d’emploi au 4e trimestre 2022 et évolution 2019/2022

  • Note : données trimestrielles CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Lecture : dans la zone d’emploi de Montargis, le taux de chômage au 4e trimestre 2022 atteint 9,8 %, il est inférieur de 1,2 point au 4e trimestre 2019.
  • Source : Insee, Enquête Emploi et Taux de chômage localisés.

La baisse du nombre de demandeurs d’emploi se poursuit

Au 4e trimestre 2022, en Centre-Val de Loire, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits en catégorie A, c’est-à-dire n’ayant exercé aucune activité au cours de la période, s’établit à 100 400, soit un recul de 6,8 % sur un an. Ce niveau est le plus bas enregistré depuis le 2e trimestre 2011 (97 990 inscrits). Cette dynamique de baisse du nombre de demandeurs d’emploi s’inscrit dans un contexte de reprise de l’activité économique malgré les tensions importantes sur les marchés de l’énergie et l’inflation.

Cette baisse du nombre d’inscrits au niveau régional se traduit par des disparités au niveau des territoires. Sur un an, la baisse du nombre de demandeurs d’emploi est supérieure à la moyenne régionale dans quatre départements : -7,7 % dans l’Indre, -7,5 % dans le Loiret, -7,4 % dans le Cher, -7,2 % dans le Loir-et-Cher. Un seul département enregistre une baisse annuelle du nombre de demandeurs d’emploi moins marquée qu’en moyenne régionale : l’Indre-et-Loire (-5,1 %). Avec -6,8 % sur un an, l’Eure-et-Loir affiche un recul similaire à celui enregistré au niveau régional.

Le nombre de demandeurs d’emploi seniors décroît

En 2022, le recul du nombre de demandeurs d’emploi inscrits en catégorie A en Centre-Val de Loire est plus prononcé pour les hommes (-7,4 % sur un an) que pour les femmes (-6,2 %).

La reprise économique profite à toutes les classes d’âge. Les effectifs des demandeurs d’emploi âgés de moins de 25 ans et de ceux de 25 à 49 ans diminuent respectivement de 5,1 % et de 6,5 % sur un an. Le recul du nombre de demandeurs d’emploi seniors est plus prononcé (-8,1 % sur un an pour les plus de 50 ans).

Le nombre d’inscrits recule dans toutes les catégories de demandeurs d’emploi

En considérant à la fois les demandeurs d’emploi n’ayant eu aucune activité (catégorie A) et ceux ayant exercé une activité réduite (catégories B et C), 195 940 personnes sont inscrites à Pôle emploi au 4e trimestre 2022 dans la région. Sur un an, cette population se contracte plus fortement en Centre-Val de Loire (-6,1 %) qu’au niveau national (-5,1 % France entière). Le nombre des demandeurs d’emploi inscrits en catégorie B (personnes ayant exercé une activité réduite de moins de 78h dans le mois) et celui des inscrits en catégorie C (personnes ayant exercé une activité réduite de plus de 78h dans le mois) diminuent respectivement de 3,4 % et de 6,4 % en un an. Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits depuis un an ou plus à Pôle emploi (demandeurs d’emploi de longue durée) est également en fort recul sur l’année 2022 (-12,3 %), leur part passant de 50,2 % fin 2021 à 46,9 % fin 2022 (figure 4), selon la même dynamique qu’en France métropolitaine.

Figure 4Demandeurs d'emploi en fin de mois

Demandeurs d'emploi en fin de mois
Décomposition Demandeurs d'emploi au quatrième trimestre 2022 Évolution 2022 T4 / 2021 T4
Catégories A, B, C Catégorie A Catégories A, B, C (% de l'ensemble) Catégorie A (% de l'ensemble) Catégories A, B, C (%) Catégorie A (%)
Hommes 93 720 50 760 47,8 50,6 -6,4 -7,4
Femmes 102 220 49 640 52,2 49,4 -5,8 -6,2
Moins de 25 ans 26 030 14 410 13,3 14,4 -8,8 -5,1
De 25 à 49 ans 115 880 57 330 59,1 57,1 -6,4 -6,5
50 ans ou plus 54 030 28 660 27,6 28,5 -4,3 -8,1
Inscrits depuis un an ou plus 91 900 nd 46,9 nd -12,3 nd
dont inscrits depuis 2 ans ou plus 55 560 nd 28,4 nd -12,7 nd
Centre-Val de Loire 195 940 100 400 100,0 100,0 -6,1 -6,8
France entière 5 389 500 3 052 700 100,0 100,0 -5,1 -9,2
  • nd : données non disponibles.
  • Note : données CVS-CJO.
  • Avertissement : le nombre de demandeurs d'emploi au quatrième trimestre est une moyenne des stocks de demandeurs d'emploi à la fin des mois d'octobre, novembre et décembre afin de mieux dégager les évolutions tendancielles.
  • Source : Pôle emploi-Dares, STMT.

Le nombre d’offres d’emploi continue de croître en 2022

En 2022, plus de 430 000 offres d’emploi ont été diffusées par Pôle emploi en Centre-Val de Loire, soit une hausse de 15,2 % par rapport à 2021 (figure 5 et figure 6). Ces offres sont déposées par les employeurs ou les partenaires de Pôle emploi. Représentant 67 % des offres d’emploi diffusées en 2022, celles en contrat à durée indéterminée (CDI) et en contrat à durée déterminée (CDD) de plus de 6 mois enregistrent une hausse plus marquée sur un an (+19 %) que celles en contrat à durée déterminée (CDD) de 1 à 6 mois (+8 %)

Figure 5Nombre d’offres d'emploi diffusées par Pôle emploi par type de contrat en Centre-Val de Loire

Nombre d’offres d'emploi diffusées par Pôle emploi par type de contrat en Centre-Val de Loire
Type de contrat 2021 2022 Part (%) Évolution 2021-2022 (en %)
Emplois durables (CDI et CDD de plus de 6 mois) 240 150 286 780 66,7 19,4
Emplois temporaires (CDD de 1 à 6 mois) 38 310 37 950 8,8 -0,9
Emplois occasionnels (moins d'un mois) 3 170 3 210 0,7 1,3
Emplois spécifiques (intermittents du spectacle, intérimaires, saisonniers) 91 640 102 200 23,8 11,5
Total 373 270 430 140 100 15,2
  • Source : Pôle emploi, offres transmises par les partenaires et offres déposées à Pôle emploi (données brutes).

Figure 6Nombre d'offres diffusées par Pôle emploi par domaine professionnel en Centre-Val de Loire

Nombre d'offres diffusées par Pôle emploi par domaine professionnel en Centre-Val de Loire
Domaine professionnel* 2022 Part (%)
Agriculture et pêche, espaces naturels et espaces verts, soins aux animaux 7 190 1,7
Arts et façonnage d'ouvrages d'art 620 0,1
Banque, assurance, immobilier 15 170 3,5
Commerce, vente et grande distribution 49 570 11,5
Communication, média et multimédia 2 680 0,6
Construction, bâtiment et travaux publics 37 700 8,8
Hôtellerie - restauration, tourisme, loisirs et animation 27 740 6,4
Industrie 59 880 13,9
Installation et maintenance 30 630 7,1
Santé 26 200 6,1
Services à la personne et à la collectivité 50 900 11,8
Spectacle 430 0,1
Support à l'entreprise 76 730 17,8
Transport et logistique 44 700 10,4
Total 430 140 100
  • * au sens de la codification ROME de Pôle emploi
  • Source : Pôle emploi (données brutes)

La baisse du nombre de contrats aidés est compensée par la hausse des entrées dans les dispositifs d’accompagnement des jeunes

Après une forte augmentation en 2021, le nombre d’entrées dans l’un des dispositifs d’aide à l’emploi se stabilise en Centre-Val de Loire. En 2022, 43 760 entrées dans l’un de ces dispositifs ont lieu dans la région (figure 7).

Figure 7Entrées dans les dispositifs de contrats aidés, d'alternance et d'accompagnement des jeunes - Centre-Val de Loire

Entrées dans les dispositifs de contrats aidés, d'alternance et d'accompagnement des jeunes - Centre-Val de Loire
Type d'aide  2021   2022 
Aides à l'emploi 43 138 43 757
dont contrats aidés 15 965 13 941
Parcours emploi compétences (PEC) et contrats d'accompagnement dans l'emploi (CUI-CAE) 2 885 2 102
Contrats initiative emploi (CUI-CIE) 3 441 1 881
Insertion par l'activité économique (IAE) ¹ 9 639 9 958
dont contrats en alternance 27 173 29 816
Apprentissage 23 861 26 058
Contrats de professionnalisation 3 312 3 758
Accompagnement des jeunes 16 848 21 749
Parcours contractualisé d'accompagnement vers l'emploi et l'autonomie (PACEA) 16 848 10 418
dont Garantie jeunes 5 958 824
Contrat d’engagement jeune nd 11 331
dont premières entrées nd 9 684
Emplois francs 712 766
  • ¹ : année glissante de décembre N-1 à novembre N.
  • nd : non disponible.
  • Note : les entrées comprennent les conventions initiales et les reconductions de contrats.
  • Source : Dares, extraction du 13/04/2023.

Les Parcours Emploi Compétences (PEC) et les Contrats Uniques d’Insertion-Contrats Accompagnement dans l’Emploi (CUI-CAE) ainsi que les Contrats Initiative Emploi (CUI-CIE) (définitions) s’adressent aux personnes sans emploi rencontrant des difficultés sociales et professionnelles particulières d’accès à l’emploi. Les PEC/CUI-CAE sont destinés au secteur non-marchand et les CUI-CIE au secteur marchand.

En 2020 et 2021, ces types de contrats aidés ont été mobilisés massivement en réponse aux difficultés économiques consécutives à la crise sanitaire. Dans un contexte de reprise du marché du travail, la loi de finances 2022 a acté un retour à 100 000 PEC en France et 50 000 CUI-CIE, alors que près de 200 000 contrats de ce type avaient été conclus en 2021. Aussi, les entrées dans ces deux dispositifs ont fortement chuté en 2022. À l’inverse, la hausse des crédits dévolus à l’Insertion par l’Activité Économique (IAE) a permis une hausse des entrées dans ce dispositif.

Les aides à l’emploi ciblent particulièrement les jeunes. La hausse de l’alternance se poursuit, principalement portée par l’apprentissage avec l’objectif d’atteindre un million d’entrées en apprentissage par an en France en 2027. La loi de 2018 sur la liberté de choisir son avenir professionnel ainsi que le plan « un jeune, une solution » ont favorisé ce développement notamment grâce à des aides financières. L’État verse aux entreprises une aide d’un montant de 5 000 euros pour recruter un alternant de moins de 18 ans. Cette aide atteint même 8 000 euros pour un alternant de plus de 18 ans.

Le nombre de jeunes accompagnés au travers du Parcours contractualisé d'accompagnement vers l'emploi et l'autonomie (PACEA) et du Contrat Engagement Jeune (CEJ) progresse de 5 000 entrées en Centre-Val de Loire. Les entrées se font surtout dans le nouveau dispositif du Contrat Engagement Jeune (CEJ). Ce dernier a été créé le 1er mars 2022 dans le cadre du plan « un jeune, une solution » en remplacement du Contrat Garantie Jeune. Il est destiné aux jeunes de 16 à 25 ans révolus (ou 29 ans révolus lorsqu’ils disposent d’une reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé), qui ne sont pas étudiants, ne suivent pas une formation et présentent des difficultés d’accès à l’emploi durable. Le CEJ propose à ces jeunes un accompagnement individuel soutenu qui doit faciliter leur insertion professionnelle. Par rapport à la Garantie Jeunes, il est désormais accessible aux travailleurs précaires et aux jeunes en situation de handicap de 26 à 30 ans. Le volume des activités est augmenté et atteint 15 à 20 heures par semaine tout en garantissant une allocation mensuelle de 500 euros. L’accompagnement de ces jeunes évolue également. Il était auparavant uniquement assuré par les missions locales. Désormais, Pôle emploi mais aussi d’autres organismes y compris privés peuvent remplir cette tâche.

Enfin, le nombre d’entrées dans les Emplois Francs continue d’augmenter régulièrement. Ils consistent en une aide financière versée à un employeur privé qui recrute un demandeur d’emploi ou un jeune suivi par une mission locale résidant dans un Quartier Prioritaire de la politique de la Ville (QPV).

Publication rédigée par :Jean-Baptiste Movellan (Insee), Nicolas Birot (Direction régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités Centre-Val de Loire), Cyril Seguin (Pôle emploi Centre-Val de Loire)

Avertissement

Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d'une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.

Définitions

Lorsqu'une entreprise réduit son activité au-dessous de l'horaire légal ou arrête momentanément tout ou partie de son activité et qu'elle n'entend pas rompre les contrats de travail qui la lient à ses salariés, elle peut avoir recours au chômage partiel.

Les demandeurs d’emploi sont les personnes inscrites sur les listes de Pôle emploi. L’inscription sur ces listes est soumise à certaines conditions. Selon leur situation vis‑à‑vis de l’obligation de recherche d’emploi et de l’exercice ou non d’une activité, les demandeurs d'emploi sont regroupés en cinq catégories.

Un chômeur au sens du BIT est une personne âgée de 15 ans ou plus qui répond simultanément à trois conditions :

  • être sans emploi durant une semaine donnée
  • être disponible pour prendre un emploi dans les deux semaines
  • avoir cherché activement un emploi au cours des quatre dernières semaines ou en avoir trouvé un qui commence dans moins de trois mois.

Le contrat d'apprentissage est un contrat de travail conclu entre un employeur et un jeune de 16 à 29 ans ayant satisfait à l'obligation scolaire, des dérogations étant possibles.

Contrat d’engagement jeune :

le contrat d’engagement jeune (CEJ) s’adresse à tous les jeunes âgés de 16 à 25 ans révolus (ou 29 ans révolus lorsqu’ils disposent de la reconnaissance de travailleur handicapé), qui rencontrent des difficultés d'accès à l'emploi durable. Mis en œuvre à la fois par Pôle emploi et les missions locales depuis le 1er mars 2022, il propose à ces jeunes éloignés de l’emploi un programme d’accompagnement intensif (avec un objectif de 15 à 20 heures d’accompagnement par semaine), et une mise en activité régulière. Le parcours est prévu pour durer de 6 à 12 mois. Le bénéficiaire peut toutefois quitter le dispositif de façon anticipée ou au contraire le prolonger jusqu’à 18 mois maximum. Les jeunes peuvent percevoir une allocation mensuelle pouvant aller jusqu’à 520 euros, en fonction de ses ressources et sous condition de respecter ses engagements. Contrairement à la Garantie jeunes qui s’inscrivait nécessairement dans un Pacea, le CEJ ne peut pas être concomitant avec un Pacea.

Le contrat de professionnalisation est un contrat de travail destiné à permettre aux jeunes de 16 à 25 ans, aux demandeurs d’emploi et aux bénéficiaires de certaines allocations ou contrats, d’acquérir une qualification professionnelle ou de compléter leur formation initiale au moyen d’une formation en alternance.

Le contrat unique d'insertion a pour objet de faciliter l'insertion professionnelle des personnes sans emploi rencontrant des difficultés sociales et professionnelles d'accès à l'emploi.

La correction des variations saisonnières permet d’éliminer l’effet de fluctuations périodiques infra-annuelles dues au calendrier et aux saisons, de manière à faire ressortir les évolutions les plus significatives de la série. Celles-ci sont contenues dans la tendance et la composante irrégulière.

Demande d'indemnisation pour activité partielle :

le dispositif de l’activité partielle (ou chômage partiel) permet aux établissements confrontés à des difficultés temporaires de diminuer ou suspendre leur activité tout en assurant aux salariés une indemnisation pour compenser leur perte de salaire. L’activité partielle fait l’objet de demandes d’autorisation préalables (DAP) déposées par les établissements souhaitant recourir à l’activité partielle en raison de la crise sanitaire, ainsi que les demandes d’indemnisation (DI). Lors de la phase d’indemnisation, il est possible que le nombre d’heures effectivement consommé soit inférieur à celui qui avait été demandé. L’ensemble des données présentées sur l’activité partielle sont susceptibles d’être révisées.

Les demandeurs d'emploi en fin de mois (DEFM) sont les personnes inscrites à Pôle Emploi et ayant une demande en cours au dernier jour du mois.

Les demandeurs d'emploi de longue durée (DELD) sont ceux inscrits en catégories A, B, C, depuis un an ou plus.

Demandeurs d'emploi de très longue durée / DETLD :

les demandeurs d'emploi de très longue durée (DETLD) sont ceux inscrits à Pôle emploi depuis deux ans ou plus.

Emplois francs :

expérimenté à partir du 1er avril 2018 puis généralisé à la France entière au 1er janvier 2020, le dispositif d’emploi franc est un dispositif qui permet à un employeur de bénéficier d’une aide financière lorsqu’il embauche un habitant résidant dans un quartier prioritaire de la politique de la ville (QPV), en CDI ou en CDD d’au moins six mois.

Garantie jeunes :

expérimentée à partir d'octobre 2013 puis généralisée en janvier 2017, la Garantie jeunes est un dispositif à destination des jeunes de 16 à 25 ans révolus, ni en études, ni en emploi, ni en formation (NEET) et en situation de précarité. Elle mêle d’une part un accompagnement vers l’emploi et la formation, assuré par les missions locales, et d’autre part le versement d’une allocation mensuelle selon les revenus du jeune. Sa durée initiale est de 9 ou 12 mois, pouvant atteindre 18 mois après renouvellement. La Garantie jeunes est une modalité et une phase d’accompagnement spécifique du Pacea. Au 1er mars 2022, la Garantie jeunes est remplacée par le Contrat d’engagement jeune.

Insertion par l’Activité Économique (IAE) :

l’insertion par l’activité économique (IAE) consiste en un accompagnement dans l’emploi destiné à aider les personnes très éloignées de l’emploi et rencontrant des difficultés sociales et professionnelles afin de faciliter leur insertion sur le marché du travail. La spécificité du parcours d’insertion consiste à proposer un contrat de travail, doublé d’un accompagnement social et professionnel personnalisé, de façon à lever les principaux freins d’accès à l’emploi. En complément de l’accompagnement dispensé, les salariés peuvent bénéficier de formations adaptées à leurs besoins.

Parcours contractualisé d’accompagnement vers l’emploi et l’autonomie (PACEA) :

mis en place à partir de 2017, le PACEA est le cadre contractuel de l’accompagnement des jeunes par les missions locales. Il concerne tous les jeunes de 16 à 25 ans révolus. Le PACEA est constitué de phases d’accompagnement successives qui peuvent s’enchaîner pour une durée maximale de 24 mois consécutifs.

En fonction de la situation et des besoins de l’intéressé, le bénéfice d’une allocation peut être accordé à un jeune en PACEA, destinée à soutenir ponctuellement la démarche d’insertion du jeune vers et dans l’emploi et l’autonomie.

Parcours emploi compétences (PEC) :

depuis janvier 2018, les contrats aidés du secteur non-marchand (CUI-CAE) sont transformés en parcours emploi compétences.

Dans le cadre du parcours emploi compétences, le montant de l’aide accordée aux employeurs, exprimé en pourcentage du Smic brut, est modulé selon le type de public (PEC « tout public », PEC QPV-ZRR, PEC Jeunes).

La population active au sens du Bureau International du Travail (BIT) comprend les personnes en emploi au sens du BIT et les chômeurs au sens du BIT.

Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).

On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...

Remarque :

Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.

Le taux de chômage est le rapport entre le nombre de chômeurs et le nombre d’actifs (en emploi ou au chômage).

Définitions

Lorsqu'une entreprise réduit son activité au-dessous de l'horaire légal ou arrête momentanément tout ou partie de son activité et qu'elle n'entend pas rompre les contrats de travail qui la lient à ses salariés, elle peut avoir recours au chômage partiel.

Les demandeurs d’emploi sont les personnes inscrites sur les listes de Pôle emploi. L’inscription sur ces listes est soumise à certaines conditions. Selon leur situation vis‑à‑vis de l’obligation de recherche d’emploi et de l’exercice ou non d’une activité, les demandeurs d'emploi sont regroupés en cinq catégories.

Un chômeur au sens du BIT est une personne âgée de 15 ans ou plus qui répond simultanément à trois conditions :

  • être sans emploi durant une semaine donnée
  • être disponible pour prendre un emploi dans les deux semaines
  • avoir cherché activement un emploi au cours des quatre dernières semaines ou en avoir trouvé un qui commence dans moins de trois mois.

Le contrat d'apprentissage est un contrat de travail conclu entre un employeur et un jeune de 16 à 29 ans ayant satisfait à l'obligation scolaire, des dérogations étant possibles.

Contrat d’engagement jeune :

le contrat d’engagement jeune (CEJ) s’adresse à tous les jeunes âgés de 16 à 25 ans révolus (ou 29 ans révolus lorsqu’ils disposent de la reconnaissance de travailleur handicapé), qui rencontrent des difficultés d'accès à l'emploi durable. Mis en œuvre à la fois par Pôle emploi et les missions locales depuis le 1er mars 2022, il propose à ces jeunes éloignés de l’emploi un programme d’accompagnement intensif (avec un objectif de 15 à 20 heures d’accompagnement par semaine), et une mise en activité régulière. Le parcours est prévu pour durer de 6 à 12 mois. Le bénéficiaire peut toutefois quitter le dispositif de façon anticipée ou au contraire le prolonger jusqu’à 18 mois maximum. Les jeunes peuvent percevoir une allocation mensuelle pouvant aller jusqu’à 520 euros, en fonction de ses ressources et sous condition de respecter ses engagements. Contrairement à la Garantie jeunes qui s’inscrivait nécessairement dans un Pacea, le CEJ ne peut pas être concomitant avec un Pacea.

Le contrat de professionnalisation est un contrat de travail destiné à permettre aux jeunes de 16 à 25 ans, aux demandeurs d’emploi et aux bénéficiaires de certaines allocations ou contrats, d’acquérir une qualification professionnelle ou de compléter leur formation initiale au moyen d’une formation en alternance.

Le contrat unique d'insertion a pour objet de faciliter l'insertion professionnelle des personnes sans emploi rencontrant des difficultés sociales et professionnelles d'accès à l'emploi.

La correction des variations saisonnières permet d’éliminer l’effet de fluctuations périodiques infra-annuelles dues au calendrier et aux saisons, de manière à faire ressortir les évolutions les plus significatives de la série. Celles-ci sont contenues dans la tendance et la composante irrégulière.

Demande d'indemnisation pour activité partielle :

le dispositif de l’activité partielle (ou chômage partiel) permet aux établissements confrontés à des difficultés temporaires de diminuer ou suspendre leur activité tout en assurant aux salariés une indemnisation pour compenser leur perte de salaire. L’activité partielle fait l’objet de demandes d’autorisation préalables (DAP) déposées par les établissements souhaitant recourir à l’activité partielle en raison de la crise sanitaire, ainsi que les demandes d’indemnisation (DI). Lors de la phase d’indemnisation, il est possible que le nombre d’heures effectivement consommé soit inférieur à celui qui avait été demandé. L’ensemble des données présentées sur l’activité partielle sont susceptibles d’être révisées.

Les demandeurs d'emploi en fin de mois (DEFM) sont les personnes inscrites à Pôle Emploi et ayant une demande en cours au dernier jour du mois.

Les demandeurs d'emploi de longue durée (DELD) sont ceux inscrits en catégories A, B, C, depuis un an ou plus.

Demandeurs d'emploi de très longue durée / DETLD :

les demandeurs d'emploi de très longue durée (DETLD) sont ceux inscrits à Pôle emploi depuis deux ans ou plus.

Emplois francs :

expérimenté à partir du 1er avril 2018 puis généralisé à la France entière au 1er janvier 2020, le dispositif d’emploi franc est un dispositif qui permet à un employeur de bénéficier d’une aide financière lorsqu’il embauche un habitant résidant dans un quartier prioritaire de la politique de la ville (QPV), en CDI ou en CDD d’au moins six mois.

Garantie jeunes :

expérimentée à partir d'octobre 2013 puis généralisée en janvier 2017, la Garantie jeunes est un dispositif à destination des jeunes de 16 à 25 ans révolus, ni en études, ni en emploi, ni en formation (NEET) et en situation de précarité. Elle mêle d’une part un accompagnement vers l’emploi et la formation, assuré par les missions locales, et d’autre part le versement d’une allocation mensuelle selon les revenus du jeune. Sa durée initiale est de 9 ou 12 mois, pouvant atteindre 18 mois après renouvellement. La Garantie jeunes est une modalité et une phase d’accompagnement spécifique du Pacea. Au 1er mars 2022, la Garantie jeunes est remplacée par le Contrat d’engagement jeune.

Insertion par l’Activité Économique (IAE) :

l’insertion par l’activité économique (IAE) consiste en un accompagnement dans l’emploi destiné à aider les personnes très éloignées de l’emploi et rencontrant des difficultés sociales et professionnelles afin de faciliter leur insertion sur le marché du travail. La spécificité du parcours d’insertion consiste à proposer un contrat de travail, doublé d’un accompagnement social et professionnel personnalisé, de façon à lever les principaux freins d’accès à l’emploi. En complément de l’accompagnement dispensé, les salariés peuvent bénéficier de formations adaptées à leurs besoins.

Parcours contractualisé d’accompagnement vers l’emploi et l’autonomie (PACEA) :

mis en place à partir de 2017, le PACEA est le cadre contractuel de l’accompagnement des jeunes par les missions locales. Il concerne tous les jeunes de 16 à 25 ans révolus. Le PACEA est constitué de phases d’accompagnement successives qui peuvent s’enchaîner pour une durée maximale de 24 mois consécutifs.

En fonction de la situation et des besoins de l’intéressé, le bénéfice d’une allocation peut être accordé à un jeune en PACEA, destinée à soutenir ponctuellement la démarche d’insertion du jeune vers et dans l’emploi et l’autonomie.

Parcours emploi compétences (PEC) :

depuis janvier 2018, les contrats aidés du secteur non-marchand (CUI-CAE) sont transformés en parcours emploi compétences.

Dans le cadre du parcours emploi compétences, le montant de l’aide accordée aux employeurs, exprimé en pourcentage du Smic brut, est modulé selon le type de public (PEC « tout public », PEC QPV-ZRR, PEC Jeunes).

La population active au sens du Bureau International du Travail (BIT) comprend les personnes en emploi au sens du BIT et les chômeurs au sens du BIT.

Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).

On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...

Remarque :

Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.

Le taux de chômage est le rapport entre le nombre de chômeurs et le nombre d’actifs (en emploi ou au chômage).