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Insee Conjoncture Centre-Val de Loire · Juin 2023 · n° 44
Insee Conjoncture Centre-Val de LoireBilan économique 2022 - Centre-Val de Loire Maintien de l’activité et hausse de l’emploi se conjuguent avec la hausse de l’inflation

La reprise économique de l’année précédente a été confortée en 2022 dans la région Centre-Val de Loire. Les départements berrichons connaissent les évolutions les moins favorables. Sur le plan sectoriel, les niveaux d’activité d’avant la crise sanitaire ne sont pas encore retrouvés dans la construction et l’industrie, malgré la poursuite de la reprise d’activité. L’emploi salarié reste en hausse (+0,8 % sur l’année), mais plus modérée qu’en 2021, tandis que le taux de chômage n’évolue pas (à 6,7 % en fin d’année).

Le fait marquant sur l’année est bien sûr la hausse des prix à la production qui relèvent de dynamiques nationales et internationales et se répercutent localement. Ils se transmettent aux prix à la consommation qui augmentent en moyenne de 5,2 % sur l’année. Les employeurs de la région font par ailleurs face en 2022 à d’importantes difficultés d’approvisionnement et de recrutement.

Insee Conjoncture Centre-Val de Loire
No 44
Paru le :Paru le01/06/2023

Ce bilan économique fait partie des 17 bilans économiques régionaux 2022 publiés par l'Insee.

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Emploi salarié - Malgré un contexte économique incertain, l’emploi salarié progresse dans la région en 2022 Bilan économique 2022

Jean-Baptiste Movellan (Insee)

L’année 2022 fait suite à une année de reprise économique, marquée par un net rebond de l’emploi salarié. Malgré les difficultés d’approvisionnement et la hausse des coûts de production, l’emploi salarié de la région progresse de 0,8 %. C’est 7 200 emplois de plus que fin 2021. Cette hausse reste toutefois moins importante qu’au niveau national (+1,3 % en France hors Mayotte). Aucun grand secteur d’activité n’est en repli. Les plus fortes dynamiques sectorielles s’observent dans le tertiaire marchand (+1,2 %) et l’agriculture (+2,1 %). L’emploi intérimaire progresse de 1,8 % sur la même période. Hormis dans l’Indre, l’emploi augmente au sein de tous les départements de la région.

Insee Conjoncture Centre-Val de Loire

No 44

Paru le :01/06/2023

Avertissement

Dans cette publication, le concept d'emploi se réfère aux critères du Bureau international du travail (BIT). Sont comprises dans l'emploi à la fois les personnes ayant travaillé au moins une heure rémunérée pendant une période donnée, mais également les personnes en emploi n’ayant pas travaillé pour certaines raisons (en particulier celles en chômage partiel et en arrêt maladie).

L’introduction de la Déclaration sociale nominative (DSN) en remplacement du bordereau récapitulatif de cotisations (BRC) a pu transitoirement affecter les comportements déclaratifs des entreprises. Durant la phase de montée en charge de la DSN, des adaptations ont été réalisées dans la chaîne de traitement statistique des estimations d’emploi afin de tenir compte de ces changements. En particulier, au troisième trimestre 2022, une bascule vers la source DSN a été opérée pour la fonction publique de l’État. Ce changement de source a pu entraîner une rupture de la saisonnalité de la mesure de l’emploi public ; les ruptures les plus nettes ont été neutralisées, mais certaines moins évidentes et plus légères peuvent subsister.

La hausse de l’emploi salarié ralentit

L’année 2022 est marquée par la hausse des coûts de production et notamment celle des prix des matières premières, dans un contexte de conflit sur le sol ukrainien. Le nombre d’emplois salariés progresse pourtant, mais à un rythme moins soutenu qu’en 2021 (figure 1).

La région Centre-Val de Loire compte 941 500 emplois salariés fin 2022, un volume en hausse de 0,8 % sur un an (+7 200 emplois). Ce volume d’emploi salarié de la région qui avait chuté au début de la pandémie de Covid-19 dépasse fin 2022 son niveau d’avant la crise sanitaire (+2,8 %).

En France hors Mayotte, la croissance est plus importante sur l’année (+1,3 %), ainsi qu’en comparaison du niveau d’avant-crise sanitaire (+4,5 %). Cette progression semble se poursuivre au premier trimestre 2023, malgré les mouvements sociaux et les tensions géopolitiques mondiales.

En 2022, la hausse du volume d’emplois salariés est majoritairement due au secteur privé (+1,0 %), la variation de l’emploi public étant presque nulle. Ce constat est partagé au niveau national, où l’emploi salarié privé est encore plus dynamique (+1,6 %).

Figure 1Évolution trimestrielle de l'emploi salarié

(indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2016)
Évolution trimestrielle de l'emploi salarié ((indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2016))
Emploi salarié total - Centre-Val de Loire Emploi salarié total - France hors Mayotte Emploi salarié privé - Centre-Val de Loire Emploi salarié privé - France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2016 100,0 100,0 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2017 100,3 100,5 100,4 100,6
2ᵉ trim. 2017 100,6 100,9 100,8 101,1
3ᵉ trim. 2017 100,5 101,0 100,8 101,3
4ᵉ trim. 2017 100,6 101,3 101,0 101,8
1ᵉ trim. 2018 100,6 101,6 101,0 102,2
2ᵉ trim. 2018 100,6 101,6 101,2 102,4
3ᵉ trim. 2018 100,2 101,6 100,8 102,4
4ᵉ trim. 2018 100,2 101,8 100,7 102,6
1ᵉ trim. 2019 100,7 102,5 101,4 103,4
2ᵉ trim. 2019 100,9 102,7 101,6 103,7
3ᵉ trim. 2019 100,8 103,0 101,7 104,1
4ᵉ trim. 2019 101,2 103,3 101,9 104,4
1ᵉ trim. 2020 99,0 101,5 99,2 102,1
2ᵉ trim. 2020 99,0 101,3 99,5 102,1
3ᵉ trim. 2020 100,8 103,2 101,4 104,1
4ᵉ trim. 2020 100,8 103,0 101,4 103,9
1ᵉ trim. 2021 101,3 103,7 102,1 104,8
2ᵉ trim. 2021 102,3 105,0 103,4 106,3
3ᵉ trim. 2021 103,0 105,9 104,1 107,5
4ᵉ trim. 2021 103,2 106,6 104,6 108,5
1ᵉ trim. 2022 103,5 107,1 104,9 109,0
2ᵉ trim. 2022 103,7 107,5 105,1 109,5
3ᵉ trim. 2022 104,0 107,8 105,5 110,0
4ᵉ trim. 2022 104,0 108,0 105,6 110,2
  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 1Évolution trimestrielle de l'emploi salarié

  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 2Emploi salarié total par secteur d'activité - Centre-Val de Loire

(en %)
Emploi salarié total par secteur d'activité - Centre-Val de Loire ((en %))
Secteur d'activité Emploi au 31/12/2022 (milliers) Évolution entre fin 2021 et fin 2022 Évolution entre fin 2019 et fin 2022 Évolution annuelle moyenne entre fin 2016 et fin 2021 ¹
Centre-Val de Loire Centre-Val de Loire France hors Mayotte Centre-Val de Loire France hors Mayotte Centre-Val de Loire France hors Mayotte
Agriculture 15,7 2,1 1,4 7,0 5,8 2,9 2,1
Industrie 147,2 0,7 1,2 -1,1 1,6 -0,3 0,3
Industrie agroalimentaire 21,3 -0,3 0,6 5,4 6,0 1,4 1,8
Énergie, eau, déchets, cokéfaction et raffinage 18,5 3,0 1,7 5,3 4,0 0,1 0,6
Biens d'équipement 22,3 -0,7 1,9 -2,6 0,6 -1,0 0,0
Matériels de transport 10,5 -0,5 0,6 -9,1 -3,6 -1,8 -0,8
Autres branches industrielles 74,7 1,0 1,2 -2,6 0,6 -0,5 -0,0
Construction 57,5 0,6 0,7 6,2 7,8 1,7 3,0
Tertiaire marchand 414,6 1,2 2,0 5,3 6,5 1,4 2,0
Commerce 114,9 0,1 0,7 3,5 5,5 0,8 1,5
Transports 52,7 0,7 0,7 2,4 1,8 1,2 1,0
Hébergement - restauration 34,3 3,4 4,7 7,4 7,3 2,5 2,5
Information - communication 13,8 2,6 5,3 4,3 13,1 0,7 3,5
Services financiers 29,6 1,1 2,1 2,5 4,8 0,0 0,9
Services immobiliers 7,6 -1,3 0,0 3,8 3,3 2,1 1,5
Services aux entreprises hors intérim 79,7 1,1 2,8 7,5 8,4 3,0 2,7
Intérim 39,0 1,8 -1,2 6,6 4,7 1,8 3,7
Services aux ménages 43,0 2,6 2,7 9,5 8,5 0,6 0,9
Tertiaire non marchand 306,4 0,2 0,3 0,8 2,0 -0,2 0,3
Total 941,5 0,8 1,3 2,8 4,5 0,6 1,3
  • ¹ : évolution qui aurait été observée pour l'emploi salarié total du secteur pour chaque année de la période considérée, en supposant une évolution identique chaque année.
  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

L’augmentation de l’emploi est principalement due au secteur tertiaire marchand

Tous les grands secteurs d’activité voient l’emploi salarié progresser en région Centre-Val de Loire en 2022. En particulier, le secteur tertiaire marchand, premier employeur du Centre-Val de Loire (figure 2) (414 600 emplois soit 44 % des emplois salariés totaux), enregistre une hausse de +1,2 % en 2022, soit 4 850 emplois de plus. Cette évolution est plus modérée qu’entre 2016 et 2021 où l’emploi progressait de 1,4 % par an en moyenne. La levée des mesures de lutte contre la crise sanitaire (confinements, couvre-feu, télétravail obligatoire) profite aux secteurs de l’hébergement-restauration et des services aux ménages, qui connaissent les hausses d’emploi les plus marquées (respectivement +3,4 % et +2,6 %).

À l’échelle de la France hors Mayotte, l’augmentation de l’emploi salarié dans le secteur tertiaire marchand est plus dynamique (+2 %). Elle correspond au taux d’évolution moyen par an sur la période 2016-2021. La progression de l’emploi dans l’hébergement-restauration et les services aux ménages est aussi plus prononcée qu’au niveau régional (respectivement +4,7 % et +2,7 %).

Les effectifs salariés du secteur tertiaire non marchand augmentent de 0,2 % (figure 3), alors que ce secteur perdait en moyenne 0,2 % d’emploi par an sur la période 2016-2021. Au niveau national, la hausse est légèrement plus soutenue (+0,3 % sur l’année 2022) et est égale à l’évolution moyenne annuelle des cinq années précédentes.

L’intérim participe également à la hausse de l’emploi. Ses effectifs croissent de +1,8 % (figure 4) sur l’année. Ils dépassent de 6,6 % leur niveau d’avant la crise sanitaire.

Figure 3Évolutions trimestrielles de l'emploi salarié total par grand secteur d'activité - Centre-Val de Loire

(indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2016)
Évolutions trimestrielles de l'emploi salarié total par grand secteur d'activité - Centre-Val de Loire ((indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2016))
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim Tertiaire non marchand
4ᵉ trim. 2016 100,0 100,0 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2017 100,6 99,7 100,4 100,0
2ᵉ trim. 2017 100,7 99,6 100,5 100,0
3ᵉ trim. 2017 100,7 99,5 100,5 99,8
4ᵉ trim. 2017 100,4 99,8 100,6 99,3
1ᵉ trim. 2018 101,0 99,5 100,9 99,4
2ᵉ trim. 2018 101,1 99,7 101,4 98,9
3ᵉ trim. 2018 101,1 99,4 101,0 98,5
4ᵉ trim. 2018 100,5 99,6 101,3 98,5
1ᵉ trim. 2019 101,7 100,2 101,8 98,5
2ᵉ trim. 2019 102,0 100,2 101,9 98,7
3ᵉ trim. 2019 102,6 100,2 102,0 98,0
4ᵉ trim. 2019 103,2 100,1 102,9 98,6
1ᵉ trim. 2020 103,7 99,7 101,7 98,3
2ᵉ trim. 2020 104,3 98,9 101,3 97,5
3ᵉ trim. 2020 105,2 98,7 103,0 98,5
4ᵉ trim. 2020 105,7 98,2 102,3 98,9
1ᵉ trim. 2021 106,9 98,2 103,3 98,9
2ᵉ trim. 2021 107,4 98,0 105,2 99,0
3ᵉ trim. 2021 108,5 98,2 106,4 99,5
4ᵉ trim. 2021 109,0 98,3 107,0 99,1
1ᵉ trim. 2022 109,3 98,2 107,5 99,3
2ᵉ trim. 2022 109,5 98,5 108,1 99,6
3ᵉ trim. 2022 109,5 98,8 108,4 99,6
4ᵉ trim. 2022 109,6 99,0 108,2 99,4
  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 3Évolutions trimestrielles de l'emploi salarié total par grand secteur d'activité - Centre-Val de Loire

  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 4Évolution trimestrielle de l'emploi intérimaire

(indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2016)
Évolution trimestrielle de l'emploi intérimaire ((indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2016))
Centre-Val de Loire France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2016 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2017 102,5 104,1
2ᵉ trim. 2017 108,3 108,9
3ᵉ trim. 2017 110,9 112,7
4ᵉ trim. 2017 114,9 116,8
1ᵉ trim. 2018 113,4 117,7
2ᵉ trim. 2018 111,6 115,7
3ᵉ trim. 2018 109,9 115,7
4ᵉ trim. 2018 105,1 112,8
1ᵉ trim. 2019 108,2 116,9
2ᵉ trim. 2019 108,2 115,7
3ᵉ trim. 2019 107,5 115,0
4ᵉ trim. 2019 104,6 113,0
1ᵉ trim. 2020 63,7 69,6
2ᵉ trim. 2020 77,1 84,7
3ᵉ trim. 2020 97,0 102,9
4ᵉ trim. 2020 101,4 106,7
1ᵉ trim. 2021 102,4 109,6
2ᵉ trim. 2021 109,0 112,7
3ᵉ trim. 2021 106,1 113,7
4ᵉ trim. 2021 109,5 119,7
1ᵉ trim. 2022 109,3 118,0
2ᵉ trim. 2022 106,2 115,3
3ᵉ trim. 2022 109,3 117,0
4ᵉ trim. 2022 111,4 118,3
  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS en fin de trimestre.
  • Champ : emploi intérimaire.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 4Évolution trimestrielle de l'emploi intérimaire

  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS en fin de trimestre.
  • Champ : emploi intérimaire.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

L’emploi progresse aussi dans l’industrie et l’agriculture

Les 147 200 emplois salariés de l’industrie représentent 15,6 % du total régional. Dans ce secteur, l’emploi croît de 0,7 % (contre 1,2 % en France hors Mayotte). Cette hausse est essentiellement portée par les sous-secteurs de la fabrication d’autres produits industriels et de l’énergie. L’emploi industriel reste néanmoins 1,1 % en dessous de son niveau d’avant la crise sanitaire. La baisse constatée entre 2019 et 2022 est toutefois modérée par rapport aux tendances passées (rythme annuel sur les deux décennies précédentes). Ce secteur est affecté par de grandes difficultés de recrutement, notamment des ouvriers pour lesquels Pôle Emploi constate que deux postes sur trois sont jugés difficiles à pourvoir dans la région.

Dans la construction, les effectifs augmentent de 0,6 % en 2022 (0,7 % en France hors Mayotte), une évolution bien en dessous de sa moyenne annuelle de 1,7 % entre 2016 et 2021. L’emploi du secteur a été freiné par la hausse du prix des matériaux de construction (indice du coût de la construction en hausse de 8,8 % sur un an), ainsi que celle des taux directeurs de la Banque Centrale Européenne relevés pour lutter contre l’inflation et limitant l’accès au crédit.

L’emploi salarié dans l’agriculture augmente nettement. Cette croissance de 2,1 % est plus élevée qu’à l’échelle nationale (+1,4 % en France hors Mayotte), mais reste plus faible que le taux annuel moyen de la période 2016-2021 (+2,9 %). Fin 2022, ce secteur emploie 15 700 salariés.

L’évolution de l’emploi salarié est sous la moyenne régionale dans l’Indre et le Cher …

Le volume d’emploi salarié dans l’Indre recule de 0,2 % au cours de l’année 2022 (figure 5) et demeure en dessous de son niveau d’avant la crise sanitaire (-0,7 %). Malgré une progression de l’emploi agricole et industriel dans ce département (respectivement +0,9 % et +0,4 %), la baisse de 0,8 % dans le secteur tertiaire non marchand pèse sur le résultat départemental.

Les effectifs salariés dans le Cher augmentent faiblement (+0,2 %). Ils sont en repli dans la construction et le secteur marchand (-0,4 % pour ces deux secteurs). Le secteur tertiaire non marchand et l’industrie compensent ce recul, avec respectivement +0,8 % et +0,4 % d’emplois salariés.

… mais plus dynamique dans les quatre autres départements de la région

En 2022, c’est en Indre-et-Loire que l’évolution régionale de l’emploi salarié est la plus dynamique (+1,1 %). C’est 0,3 points de plus que la moyenne régionale et le volume d’emploi fin 2022 est de 4 % supérieur à son niveau d’avant-crise sanitaire. Le volume d’emploi dans l’agriculture (+3,2 %), l’industrie (+1,6 %) et le secteur tertiaire marchand (+1,5 %) participe majoritairement à cette progression. L’emploi intérimaire recule de 4,8 % sur la même période.

Le volume d’emploi en Eure-et-Loir progresse de 0,9 % sur l’année, porté par la quasi-intégralité de ses secteurs excepté le tertiaire non marchand. Ainsi l’agriculture (+7,4 %), l’intérim (+3 %), le tertiaire marchand (+1,6 %) et l’industrie (1,4 %) contribuent positivement à ce constat.

Les effectifs d’emploi salarié du Loiret et du Loir-et-Cher augmentent respectivement de 0,9 % et 0,8 %. Dans ces deux départements les effectifs augmentent dans l’intérim (+5,8 % et +3,1 %), la construction (+1,3 % et +0,8 %) et le tertiaire marchand (+1,3 % et +1,5 %).

Néanmoins, la croissance de l’emploi salarié est plus faible dans tous les départements du Centre-Val de Loire qu’en moyenne nationale.

Figure 5Emploi salarié total par département et par grand secteur d'activité - Centre-Val de Loire

(en %)
Emploi salarié total par département et par grand secteur d'activité - Centre-Val de Loire ((en %))
Zonage Emploi au 31/12/2022 (milliers) Évolution entre fin 2021 et fin 2022 Évolution entre fin 2019 et fin 2022
Agriculture Industrie Construction Tertiaire marchand dont Intérim Tertiaire non marchand Total
Cher 101,0 -0,0 0,4 -0,4 -0,4 -3,8 0,8 0,2 1,0
Eure-et-Loir 139,7 7,4 1,4 0,1 1,6 3,0 -0,5 0,9 4,0
Indre 73,1 0,9 0,4 -0,4 0,1 1,6 -0,8 -0,2 -0,7
Indre-et-Loire 242,1 3,2 1,6 0,6 1,5 -4,8 0,2 1,1 4,0
Loir-et-Cher 116,7 0,2 -0,5 0,8 1,5 3,1 0,5 0,8 2,4
Loiret 268,8 2,3 0,4 1,3 1,3 5,8 0,6 0,9 3,1
Centre-Val de Loire 941,5 2,1 0,7 0,6 1,2 1,8 0,2 0,8 2,8
  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.
Publication rédigée par :Jean-Baptiste Movellan (Insee)

Avertissement

Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d'une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.

Pour comprendre

Emploi salarié

Par rapport aux bilans économique publiés en 2022, les Estimations trimestrielles d’emploi (ETE) sont révisées sur le passé à partir de l’année 2020 : elles ont été calées sur les Estimations annuelles d’emploi de fin 2020, elles-mêmes révisées en janvier 2023, avec pour principal impact de réhausser le niveau de l’emploi salarié en 2020 (voir l’Insee Focus no 288 « En 2021, l’emploi augmente de façon inédite » et la note méthodologique des ETE). Par ailleurs les séries sur l’alternance dans le secteur privé ont été révisées, en raison notamment d’une nouvelle correction des variations saisonnières, avec pour conséquence une légère révision de la dynamique infra-annuelle de l’emploi salarié privé depuis 2020.

Nomenclature

Définitions

Les salariés sont les personnes qui travaillent, aux termes d’un contrat, pour une autre entité résidente en échange d’un salaire ou d’une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.

Le concept central d'Estel est une synthèse ascendante des sources administratives utilisées avec prise en compte de la multi-activité. Estel mesure l'emploi selon un concept « BIT répertorié ».

L' intérim (ou travail intérimaire ou travail temporaire) consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire.

La correction des variations saisonnières permet d’éliminer l’effet de fluctuations périodiques infra-annuelles dues au calendrier et aux saisons, de manière à faire ressortir les évolutions les plus significatives de la série. Celles-ci sont contenues dans la tendance et la composante irrégulière.

La nomenclature des activités économiques en vigueur en France depuis le 1er janvier 2008 est la nomenclature d'activités française (NAF rév. 2). La NAF a la même structure que de la nomenclature d'activités de la Communauté européenne (NACE rév. 2) mais elle comporte un niveau supplémentaire, spécifique à la France, celui des sous-classes.

La NAF rév. 2 comporte cinq niveaux comprenant respectivement : 21, 88, 272, 615 et 732 postes.

La NAF rév. 2 s'est substituée à la NAF rév. 1 datant de 2003 (entrée en vigueur au 1er janvier 2003). La NAF rév. 1 comporte cinq niveaux ayant respectivement 17, 31, 62, 224, et 712 postes .

La NAF rév. 1 avait succédé à la NAF qui était en vigueur depuis le 1er janvier 1993.

Une personne en emploi au sens du Bureau International du Travail (BIT) est une personne de 15 ans ou plus ayant effectué au moins une heure de travail rémunéré au cours d’une semaine donnée ou absente de son emploi sous certaines conditions de motif (congés annuels, maladie, maternité,etc.) et de durée.

Lorsqu'une entreprise réduit son activité au-dessous de l'horaire légal ou arrête momentanément tout ou partie de son activité et qu'elle n'entend pas rompre les contrats de travail qui la lient à ses salariés, elle peut avoir recours au chômage partiel.

Définitions

Les salariés sont les personnes qui travaillent, aux termes d’un contrat, pour une autre entité résidente en échange d’un salaire ou d’une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.

Le concept central d'Estel est une synthèse ascendante des sources administratives utilisées avec prise en compte de la multi-activité. Estel mesure l'emploi selon un concept « BIT répertorié ».

L' intérim (ou travail intérimaire ou travail temporaire) consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire.

La correction des variations saisonnières permet d’éliminer l’effet de fluctuations périodiques infra-annuelles dues au calendrier et aux saisons, de manière à faire ressortir les évolutions les plus significatives de la série. Celles-ci sont contenues dans la tendance et la composante irrégulière.

La nomenclature des activités économiques en vigueur en France depuis le 1er janvier 2008 est la nomenclature d'activités française (NAF rév. 2). La NAF a la même structure que de la nomenclature d'activités de la Communauté européenne (NACE rév. 2) mais elle comporte un niveau supplémentaire, spécifique à la France, celui des sous-classes.

La NAF rév. 2 comporte cinq niveaux comprenant respectivement : 21, 88, 272, 615 et 732 postes.

La NAF rév. 2 s'est substituée à la NAF rév. 1 datant de 2003 (entrée en vigueur au 1er janvier 2003). La NAF rév. 1 comporte cinq niveaux ayant respectivement 17, 31, 62, 224, et 712 postes .

La NAF rév. 1 avait succédé à la NAF qui était en vigueur depuis le 1er janvier 1993.

Une personne en emploi au sens du Bureau International du Travail (BIT) est une personne de 15 ans ou plus ayant effectué au moins une heure de travail rémunéré au cours d’une semaine donnée ou absente de son emploi sous certaines conditions de motif (congés annuels, maladie, maternité,etc.) et de durée.

Lorsqu'une entreprise réduit son activité au-dessous de l'horaire légal ou arrête momentanément tout ou partie de son activité et qu'elle n'entend pas rompre les contrats de travail qui la lient à ses salariés, elle peut avoir recours au chômage partiel.