L'essentiel sur… l'Île‑de‑France

L’essentiel sur… se compose de données clés, d'un jeu de questions-réponses apportant des éclairages plus spécifiques, des précisions méthodologiques et des liens vers des publications de l'Insee ou d'autres organismes pour aller plus loin.

Chiffres-clés
Paru le : Paru le 04/10/2021
 No 01 - Octobre 2021

Démographie

Au 1er janvier 2018, 12 213 447 personnes habitent en Île‑de‑France. Avec une croissance démographique de 0,4 % par an entre 2013 et 2018, la population de l’Île‑de‑France progresse au même rythme que celle de la France. Le dynamisme démographique de la région est essentiellement porté par un solde naturel élevé, qui contribue à accroître la population de 0,9 % par an ; en revanche, il est freiné par un solde migratoire déficitaire (‑ 0,5 % par an). La fécondité y est assez élevée ; c’est aussi la région la plus jeune de France métropolitaine (100 jeunes de moins de 20 ans pour 58 personnes âgées de 65 ans ou plus).

Une augmentation de la population identique à la moyenne nationaleÉvolution annuelle moyenne de la population entre 2013 et 2018

Une augmentation de la population identique à la moyenne nationale
Population 2018 Évolution annuelle moyenne de la population entre 2013 et 2018 (en %)
France* 66 732 538 0,4
Martinique 368 783 -0,9
Guadeloupe 387 629 -0,7
Bourgogne-Franche-Comté 2 807 807 -0,1
Centre-Val de Loire 2 572 853 0,0
Normandie 3 327 477 0,0
Grand Est 5 550 389 0,0
Hauts-de-France 6 004 108 0,1
Île-de-France 12 213 447 0,4
Provence-Alpes-Côte d'Azur 5 052 832 0,4
La Réunion 855 961 0,5
Bretagne 3 335 414 0,5
Nouvelle-Aquitaine 5 979 778 0,5
Auvergne-Rhône-Alpes 7 994 459 0,6
Pays de la Loire 3 781 423 0,7
Occitanie 5 885 496 0,7
Corse 338 554 1,1
Guyane 276 128 2,5
Mayotte** 256 518 3,8
  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • ** Mayotte : données 2017 et évolution 2012-2017
  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Source : Insee, recensements de la population.

Une augmentation de la population identique à la moyenne nationaleÉvolution annuelle moyenne de la population entre 2013 et 2018

  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • ** Mayotte : données 2017 et évolution 2012-2017
  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Source : Insee, recensements de la population.

Niveau de vie médian et pauvreté

L’Île‑de‑France est la région où le niveau de vie médian est le plus élevé. En 2018, il s’établit à 23 860 euros par an, contre 21 650 euros en France. Cependant, les disparités sont très fortes dans la région et le taux de pauvreté s’élève à 15,6 %, légèrement plus que la moyenne nationale.

Le niveau de vie médian le plus élevé de France Niveau de vie annuel médian en 2018

(en euros)
Le niveau de vie médian le plus élevé de France ((en euros))
Revenu médian
Île-de-France 23 860
Auvergne-Rhône-Alpes 22 480
Bretagne 21 750
Pays de la Loire 21 620
Grand Est 21 610
Centre-Val de Loire 21 560
Bourgogne-Franche-Comté 21 480
Provence-Alpes-Côte d'Azur 21 350
Nouvelle-Aquitaine 21 290
Normandie 21 200
Occitanie 20 740
Corse 20 670
Hauts-de-France 20 110
Martinique 17 880
La Réunion 15 440
France* 21 650
Guadeloupe** 15 770
Guyane** 10 990
Mayotte** 3 140
  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France métropolitaine plus la Martinique et la Réunion
  • ** Données issues de l'enquête Budget de famille 2017
  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Définition : niveau de vie médian
  • Sources : Insee, Fichier localisé social et fiscal (Filosofi), enquête Budget de famille 2017.

Le niveau de vie médian le plus élevé de France Niveau de vie annuel médian en 2018

  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France métropolitaine plus la Martinique et la Réunion
  • ** Données issues de l'enquête Budget de famille 2017
  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Définition : niveau de vie médian
  • Sources : Insee, Fichier localisé social et fiscal (Filosofi), enquête Budget de famille 2017.

Produit intérieur brut

L’Île‑de‑France est la région au produit intérieur brut (PIB) le plus élevé. Avec 726 milliards d’euros en 2018, celui‑ci est plus de deux fois supérieur à celui de la région Auvergne‑Rhône‑Alpes. Le PIB par habitant, de 59 387 euros, est près du double de celui de la France métropolitaine hors Île‑de‑France. La productivité apparente du travail, ou PIB par emploi, est aussi la plus élevée de France.

La région la plus créatrice de richesses Produit intérieur brut en 2018

(en millions d’euros)
La région la plus créatrice de richesses ((en millions d’euros))
PIB en 2018
Île-de-France 726 164
Auvergne-Rhône-Alpes 272 646
Nouvelle-Aquitaine 176 801
Occitanie 173 563
Hauts-de-France 166 519
Provence-Alpes-Côte d'Azur 166 443
Grand Est 160 929
Pays de la Loire 117 585
Bretagne 98 893
Normandie 95 064
Bourgogne-Franche-Comté 78 367
Centre-Val de Loire 74 286
La Réunion 19 163
Corse 9 443
Guadeloupe 9 390
Martinique 8 819
Guyane 4 164
Mayotte 2 449
France 2 360 687
France métropolitaine hors Île-de-France 1 590 538
  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Définition : produit intérieur brut
  • Source : Insee, comptes régionaux (données semi-définitives)

La région la plus créatrice de richesses Produit intérieur brut en 2018

  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Définition : produit intérieur brut
  • Source : Insee, comptes régionaux (données semi-définitives)

Niveau d'éducation

En lien avec le niveau élevé de qualification de ses emplois, l’Île-de-France comprend plus de 40 % de diplômés de l'enseignement supérieur contre 31 % en moyenne nationale. Parmi les Franciliens âgés de 15 ans ou plus et non scolarisés, 16 % sont détenteurs du seul baccalauréat et près de 17 % d’un CAP ou BEP. Un quart n’a pas ou peu de diplômes.

Une part importante de diplômés de l'enseignement supérieur Diplôme le plus élevé des 15 ans ou plus non scolarisés en 2018

(en %)
Une part importante de diplômés de l'enseignement supérieur ((en %))
Enseignement supérieur Bac CAP ou BEP Peu ou pas diplômés*
Île-de-France 43,5 16,3 16,6 23,6
Auvergne-Rhône-Alpes 31,8 17,3 25,1 25,8
Provence-Alpes-Côte d'Azur 31,1 18,1 23,2 27,6
Occitanie 31,0 18,2 24,2 26,6
Bretagne 30,1 18,6 27,2 24,1
Pays de la Loire 27,9 17,2 28,7 26,1
Nouvelle-Aquitaine 27,7 17,7 27,8 26,8
Grand Est 26,2 16,6 29,3 27,8
Corse 26,0 22,2 20,9 30,9
Centre-Val de Loire 25,4 16,6 28,8 29,2
Hauts-de-France 25,1 16,9 26,3 31,7
Bourgogne-Franche-Comté 24,6 16,8 29,2 29,3
Normandie 23,9 16,4 28,9 30,8
Martinique 23,2 17,2 20,8 38,9
Guadeloupe 21,6 17,6 20,9 39,9
La Réunion 20,2 16,3 20,2 43,3
Guyane 17,5 13,2 16,7 52,7
France** 30,7 17,2 24,8 27,4
Mayotte*** 12,3 10,8 8,4 68,5
  • * sans diplôme ou détenant au plus le brevet des collèges
  • ** Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • *** Pour Mayotte, données du Recensement de la Population de 2017
  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Définition : niveau de diplôme
  • Champ : personnes de 15 ans ou plus.
  • Source : Insee, recensement de la population.

Une part importante de diplômés de l'enseignement supérieur Diplôme le plus élevé des 15 ans ou plus non scolarisés en 2018

  • * sans diplôme ou détenant au plus le brevet des collèges
  • ** Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • *** Pour Mayotte, données du Recensement de la Population de 2017
  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Définition : niveau de diplôme
  • Champ : personnes de 15 ans ou plus.
  • Source : Insee, recensement de la population.

Marché du travail

Emploi total

En 2019, l’emploi francilien croît de 1,9 % et s'élève à 6,5 millions d’emplois en fin d’année. C’est l’une des régions de France métropolitaine où l’emploi est le plus dynamique. Le secteur tertiaire, marchand et non marchand, représente près de neuf emplois sur dix. À Paris et dans les Hauts‑de‑Seine, un peu plus de 70 % des emplois relèvent du secteur tertiaire marchand, contre 51 % dans les Yvelines ; dans ce département, l’emploi industriel représente 14 % des emplois contre 3 % à Paris.

En Île-de-France, près d’un quart de l’emploi total de France Emploi total en 2019 et évolution entre 2018 et 2019

En Île-de-France, près d’un quart de l’emploi total de France
Emploi total en 2019 (en milliers) Évolution entre 2018 et 2019 (%)
Île-de-France 6 494,3 1,9
Auvergne-Rhône-Alpes 3 479,4 1,4
Nouvelle-Aquitaine 2 453,4 1,3
Occitanie 2 369,9 2,0
Hauts-de-France 2 231,5 0,9
Grand Est 2 144,2 0,4
Provence-Alpes-Côte d'Azur 2 143,8 1,7
Pays de la Loire 1 639,1 1,6
Bretagne 1 393,0 1,7
Normandie 1 300,8 0,8
Bourgogne-Franche-Comté 1 094,9 0,3
Centre-Val de Loire 1 011,7 0,8
La Réunion 300,8 4,4
Martinique 132,1 2,4
Corse 131,4 1,8
Guadeloupe 129,4 3,0
Guyane 60,1 4,0
France* 28 509,7 1,4
  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • L'emploi non salarié agricole des DOM est sous-estimé. Il ne tient pas compte des affiliés à la Mutualité sociale agricole (MSA).
  • Champ : personnes de 15 ans ou plus, emploi salarié ou non salarié.
  • Source : Insee, estimations d’emploi.

En Île-de-France, près d’un quart de l’emploi total de France Emploi total en 2019 et évolution entre 2018 et 2019

  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • L'emploi non salarié agricole des DOM est sous-estimé. Il ne tient pas compte des affiliés à la Mutualité sociale agricole (MSA).
  • Champ : personnes de 15 ans ou plus, emploi salarié ou non salarié.
  • Source : Insee, estimations d’emploi.

Activité et chômage

L’Île-de-France compte parmi les régions les moins touchées structurellement par le chômage. En 2020, le taux de chômage s’y établit à 7,3 % de la population active contre 8,0 % pour la France. La part des actifs ayant un emploi (67,0 %) est plus élevée que dans le reste de la France (64,2%).

Une part plus élevée d’actifs ayant un emploi qu’en FrancePopulation de 15 à 64 ans par statut d'activité et chômeurs au sens du recensement de la population en 2018

(en %)
Une part plus élevée d’actifs ayant un emploi qu’en France ((en %))
Personnes en emploi Chômeurs au sens du recensement Retraités Élèves, étudiants et stagiaires non rémunérés Autres inactifs
Île-de-France 67,0 9,3 3,9 11,8 8,0
France* 64,2 10,0 6,4 10,7 8,8
  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • Définition : population active
  • Champ : personnes de 15 à 64 ans.
  • Source : Insee, recensement de la population exploitation principale.

Une part plus élevée d’actifs ayant un emploi qu’en FrancePopulation de 15 à 64 ans par statut d'activité et chômeurs au sens du recensement de la population en 2018

  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • Définition : population active
  • Champ : personnes de 15 à 64 ans.
  • Source : Insee, recensement de la population exploitation principale.

Définitions


Solde naturel / Accroissement naturel / Excédent naturel de population :

le solde naturel est la différence entre le nombre de naissances et le nombre de décès enregistrés au cours d'une période.

On parle d'accroissement naturel ou d'excédent naturel lorsque le nombre de naissances est supérieur à celui des décès.


Solde apparent des entrées sorties / Solde migratoire apparent :

le solde apparent des entrées sorties approche la différence entre le nombre de personnes entrées sur un territoire donné et le nombre de personnes qui en sont sorties, au cours de la période considérée. Il est obtenu par différence entre la variation totale de la population au cours de la période considérée et le solde naturel.


Indicateur conjoncturel de fécondité / Somme des naissances réduites :

l'indicateur conjoncturel de fécondité, ou somme des naissances réduites, mesure le nombre d'enfants qu'aurait une femme tout au long de sa vie, si les taux de fécondité observés l'année considérée à chaque âge demeuraient inchangés.

Remarque :

Il ne faut pas perdre de vue que les taux utilisés dans le calcul sont ceux observés au cours d'une année donnée dans l'ensemble de la population féminine (composée de plusieurs générations) et ne représentent donc pas les taux d'une génération réelle de femmes. Il est probable qu'aucune génération réelle n'aura à chaque âge les taux observés. L'indicateur conjoncturel de fécondité sert donc uniquement à caractériser d'une façon synthétique la situation démographique au cours d'une année donnée, sans qu'on puisse en tirer des conclusions certaines sur l'avenir de la population.


Niveau de vie :

le niveau de vie est égal au revenu disponible du ménage divisé par le nombre d'unités de consommation (UC). Le niveau de vie est donc le même pour tous les individus d'un même ménage.

Le niveau de vie correspond à ce qu’Eurostat nomme « revenu disponible équivalent ».

Les unités de consommation sont généralement calculées selon l'échelle d'équivalence dite de l'OCDE modifiée qui attribue 1 UC au premier adulte du ménage, 0,5 UC aux autres personnes de 14 ans ou plus et 0,3 UC aux enfants de moins de 14 ans.


Médiane :

si on ordonne une distribution, la médiane partage cette distribution en deux parties d’effectifs égaux.

Ainsi, pour une distribution de salaires, 50 % des salaires se situent sous la médiane et 50 % au-dessus.

Remarque :

De nombreuses grandeurs économiques sont limitées vers le bas et non vers le haut. Par exemple, le salaire horaire est limité vers le bas par le SMIC alors que certains salaires peuvent être très élevés. La moyenne est tirée vers le haut par les salaires élevés, même s'ils sont peu nombreux, et elle est pour cette raison généralement supérieure à la médiane.

Par ailleurs, l'incertitude qui affecte les valeurs extrêmes, en particulier les valeurs élevées, se reporte sur la moyenne mais n'affecte pas la médiane. Celle-ci est de ce point de vue un indicateur plus fiable.


Pauvreté monétaire / Seuil de pauvreté :

un individu (ou un ménage) est considéré comme pauvre lorsqu'il vit dans un ménage dont le niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté. En France et en Europe, le seuil est le plus souvent fixé à 60 % du niveau de vie médian.

L'Insee, comme Eurostat et les autres pays européens, mesure en effet la pauvreté monétaire de manière relative alors que d'autres pays (comme les États-Unis ou le Canada) ont une approche absolue.

Dans l'approche en termes relatifs, le seuil de pauvreté est déterminé par rapport à la distribution des niveaux de vie de l'ensemble de la population. Eurostat et les pays européens utilisent en général un seuil à 60 % de la médiane des niveaux de vie. La France privilégie également ce seuil, mais publie des taux de pauvreté selon d'autres seuils (40 %, 50 % ou 70 %), conformément aux recommandations du rapport du Cnis sur la mesure des inégalités.


Produit intérieur brut aux prix du marché / PIB :

le produit intérieur brut aux prix du marché vise à mesurer la richesse créée par tous les agents, privés et publics, sur un territoire national pendant une période donnée. Agrégat clé de la comptabilité nationale, il repré­sente le résultat final de l’activité de production des unités productrices résidentes.

Le PIB aux prix du marché peut être mesuré de trois façons :

  • selon l’optique de la production, en faisant la somme des valeurs ajoutées de toutes les acti­vités de production de biens et de services et en y ajoutant les impôts moins les subventions sur les produits ;
  • selon l’optique des dépenses, en faisant la somme de toutes les dépenses finales (consacrées à la consommation ou à l’accroissement de la richesse) en y ajoutant les exportations moins les importations de biens et services ;
  • selon l’optique du revenu, en faisant la somme de tous les revenus obtenus dans le processus de production de biens et de services (revenus salariaux, excédent brut d’exploitation et revenu mixte) et en y ajou­tant les impôts sur la production et les importa­tions moins les subventions.

Niveau de diplôme (recensement de la population) :

le niveau de diplôme fait référence au diplôme le plus élevé déclaré par l'individu. Les catégories de diplôme utilisées sont les suivantes :

  • aucun diplôme dont :
    • pas de scolarité ou scolarité achevée avant la fin de l'école primaire ;
    • scolarité suivie jusqu'à la fin de l'école primaire ou achevée avant la fin du collège ;
    • scolarité jusqu'à la fin du collège ou au-delà ;
  • certificat d'études primaires (CEP) ;
  • BEPC, brevet élémentaire, brevet des collèges, DNB ;
  • CAP, BEP ou diplôme de niveau équivalent ;
  • baccalauréat, brevet professionnel dont :
    • baccalauréat général ou technologique, brevet supérieur, capacité en droit, DAEU, ESEU ;
    • baccalauréat professionnel, brevet professionnel, de technicien ou d'enseignement, diplôme équivalent ;
  • BTS, DUT, Deug, Deust, diplôme de la santé ou du social de niveau bac+2, diplôme équivalent ;
  • licence, licence professionnelle, maîtrise, diplôme équivalent de niveau bac+3 ou bac+4 ;
  • Master, DEA, DESS, diplôme de grande école de niveau bac+5, doctorat de santé ;
  • Doctorat de recherche (hors santé).

Population active / Actifs :

la population active regroupe la population active occupée (appelée aussi « population active ayant un emploi ») et les chômeurs.

La mesure de la population active diffère selon l'observation statistique qui en est faite. On peut actuellement distinguer trois approches principales : au sens du BIT, au sens du recensement de la population, au sens de la Comptabilité nationale.


Taux de chômage :

le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).

On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...

Remarque :

Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.

Comment est répartie la population de la région ?

L’Île-de-France regroupe plus de 12 millions d’habitants répartis dans 8 départements et 1 287 communes dont 5 de plus de 100 000 habitants (Paris, Boulogne-Billancourt, Saint-Denis, Argenteuil et Montreuil). Elle représente 18 % de la population nationale pour seulement 2 % du territoire. C’est la région la moins rurale et la plus densément peuplée de France (1 017 habitants au km² contre 119 en France métropolitaine). Cette densité est la plus élevée à Paris (2 175 600 habitants soit 20 641 habitants au km²). La petite couronne regroupe les trois départements limitrophes (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne) ; son développement bénéficie du desserrement de la population de Paris. Depuis 2016, avec 7 autres communes, ces quatre départements forment la métropole du Grand Paris qui comprend plus de la moitié de la population francilienne et constitue le premier pôle d’emplois d’Europe. Bénéficiant d’un desserrement plus récent, la grande couronne est composée de 4 départements (Seine-et-Marne, Yvelines, Essonne et Val-d'Oise) moins densément peuplés avec davantage d’espaces boisés et de surfaces agricoles et un maillage important de petites ou moyennes communes (1 144 communes).

Pour en savoir plus : En Île-de-France, une commune sur deux est rurale contre neuf sur dix en province

Qui sont les habitants de la région et comment vivent-ils ?

Les Franciliens sont répartis inégalement sur le territoire. La métropole du Grand Paris (MGP) concentre plus de 7 millions d’habitants et 70 % des emplois de la région. Ainsi, les déplacements domicile-travail y sont particulièrement intenses, à partir de la grande couronne voire des régions limitrophes. Premier bassin d’emploi européen, l’Île-de-France a une main-d’œuvre hautement qualifiée : plus de 40 % des Franciliens de 15 ans ou plus sont diplômés de l’enseignement supérieur contre 22 % en province et près d’un quart occupent un emploi de cadre (10 points de plus qu’en France). La région rassemble près d’un quart des universités et écoles d’ingénieurs de France. Le développement économique a conduit à une forte immigration de travail. Près d’un Francilien sur cinq est immigré (contre un Français sur dix).
La qualité de vie est altérée au centre de la région par une plus forte concentration urbaine et en périphérie lointaine par un accès moins aisé aux équipements et infrastructures. En revanche, l’ouest francilien et, dans une moindre mesure, les communes d’un « croissant » péri-métropolitain sont plutôt avantagés.
Dans un contexte de marché immobilier très tendu et malgré des revenus plus élevés, les Franciliens consacrent une plus grande part de leur budget au logement. La suroccupation des logements est quatre fois plus importante qu’en province. Seuls 47 % des ménages franciliens sont propriétaires (contre 58 % en France métropolitaine) et 26 % des logements sont individuels (contre 55 %).

Pour en savoir plus : Vivre dans un logement suroccupé : plus fréquent en 2017 pour les familles franciliennes qu’en 2007

Comment évolue la population de la région ?

Depuis 2007, la population francilienne augmente régulièrement, au même rythme qu’à l’échelle nationale (+ 0,4 % en moyenne par an entre 2013 et 2018). Cette progression provient uniquement de l’excédent naturel particulièrement élevé (près de 100 000 par an), le solde migratoire étant largement déficitaire. La croissance démographique est particulièrement forte dans un large périmètre autour de Paris, sauf dans sa partie ouest. Les communes les moins peuplées et les plus rurales, situées aux franges est et sud de la région, ont plutôt tendance, à l’inverse, à perdre des habitants. Dans la région la plus jeune de France, l’espérance de vie et l’indicateur conjoncturel de fécondité sont plus élevés qu’en France métropolitaine. Près d’un bébé sur quatre naît en Île-de-France.
Un tiers des Parisiens ont entre 20 et 39 ans (contre 28 % en moyenne régionale) et près de 30 % des habitants de Seine-Saint-Denis et du Val-d’Oise ont moins de 19 ans. Un Francilien sur cinq a 60 ans ou plus (contre 27 % en France métropolitaine). Néanmoins, à l’instar des autres régions françaises, la population francilienne vieillit mais à un rythme plus modéré qu’en France métropolitaine.

Pour en savoir plus : Population légale de l’Île-de-France

Quelles disparités économiques et sociales existent dans la région ?

L’Île-de-France est la région concentrant le plus d’inégalités sociales. Le niveau de vie et les disparités de revenus y sont élevés : les 10 % les plus riches ont un niveau de vie 4,4 fois supérieur aux 10 % les plus pauvres (ce rapport va de 6,3 pour Paris à 3,2 en Seine-et-Marne). En 2017, 43 % des Français à très hauts revenus (1 % les plus riches) vivent en Île-de-France où l’on recense également 15,6 % de personnes vivant sous le seuil de pauvreté (contre 14,5 % en France métropolitaine). Environ 6 % des Parisiens disposent de très hauts revenus contre 0,3 % en Saint-Saint-Denis. Globalement, le revenu disponible brut des ménages franciliens est supérieur de 18 % à celui observé dans la France métropolitaine.
Selon leurs revenus, les Franciliens n’habitent pas dans les mêmes territoires. Paris et l’ouest francilien (Hauts-de-Seine sud et Yvelines ouest) accueillent davantage de Franciliens aisés que le nord et l’est de Paris (boucle de la Seine et Seine-Saint-Denis) où l’empreinte industrielle et ouvrière du passé est plus marquée. En grande couronne, notamment en Seine-et-Marne, le profil de la population correspond davantage aux « classes moyennes ».
En 2020, en Île-de-France, le taux de chômage s’établit à 7,3 % de la population active (contre 8,0 % en France hors Mayotte). Paris, les Hauts-de-Seine et les Yvelines affichent des taux de 6,4 % alors que dans le Val-d'Oise et la Seine-Saint-Denis, ces taux sont respectivement de 8,5 % et 10,7 %.

Pour en savoir plus : En 2017, l’Île-de-France reste la région où les écarts de niveaux de vie sont les plus importants, notamment à Paris

Quelles sont les spécificités économiques de la région ?

Le PIB francilien représente environ un tiers de la richesse nationale. Cette part est supérieure au poids démographique de la région (18 %).
En Île-de-France, la part de la population en âge de travailler est plus importante qu’en France. Le PIB par emploi est également le plus élevé des régions françaises. Deux raisons expliquent la forte productivité du travail dans la région. D’une part, le tissu productif francilien est spécialisé dans des secteurs à haute valeur ajoutée avec une forte densité d’entreprises technologiques (grands groupes, PME, start-ups), de sièges sociaux et de grandes administrations. D’autre part, les emplois de cadres y sont très nombreux, du fait de fonctions décisionnelles et de commandement fréquentes dans la région. Près de la moitié des emplois du numérique sont localisés en Île-de-France. Le secteur de l’édition-audiovisuel, les activités juridiques, comptables, financières ou informatiques, le tourisme et la culture y sont particulièrement bien représentés. Globalement, le secteur tertiaire représente 88 % des emplois contre 80 % en France hors Mayotte. L’industrie est plutôt orientée vers des fonctions de recherche et développement, notamment dans le secteur automobile.
Ces spécificités ont permis à l’emploi de rebondir plus rapidement après la crise économique de 2008 mais ont fragilisé l’économie régionale durant la crise sanitaire de 2020. Les secteurs du tourisme et de la culture ont particulièrement pâti dans la région des restrictions liées au contexte sanitaire (confinements, fermeture d’établissements, etc.).

Pour en savoir plus : Plus d’un emploi sur deux est un emploi de bureau dans la métropole du Grand Paris

Comment concilier lieux de résidence et de travail dans la région ? 

À l’instar d’autres métropoles internationales, le dynamisme économique de l’Île-de-France engendre de fortes tensions sur le logement et pèse sur son attractivité résidentielle. Le coût du logement y est parmi les plus élevés de France, tout en variant fortement selon les territoires. Les difficultés pour se loger se répercutent sur les migrations résidentielles. Les arrivées de jeunes qualifiés ne compensent pas les départs des familles et des retraités. Renouvelée en continu par un solde naturel excédentaire, la population francilienne est moins exposée au vieillissement mais l’attrait pour le périurbain ou la maison individuelle porte la croissance démographique dans des zones de plus en plus éloignées de Paris. Plus de 6 % des emplois franciliens sont ainsi occupés par des actifs résidant hors Île-de-France. Une politique volontariste de construction de 70 000 logements par an (loi du Grand Paris de 2016 et aménagement des quartiers de gare du Grand Paris Express) vise à élargir l’offre immobilière et limiter cet étalement urbain mais le développement du télétravail, notamment à la suite de la crise sanitaire, pourrait à moyen terme redessiner la carte des liaisons entre lieu de résidence des actifs et lieu de travail. En 2017, un Francilien sur deux parcourt une distance supérieure à 9 km pour aller travailler. Cette distance médiane varie de 5 km pour un Parisien (2 km dans le cœur et dans les 8e et 9e arrondissements) à 20 km pour un Seine-et-Marnais. Plus on s’éloigne de centre de Paris, plus la part d’actifs effectuant de longues distances est élevée.

Pour en savoir plus : En Île-de-France, la moitié des actifs parcourent plus de neuf kilomètres pour aller travailler

Les principales sources pour analyser les territoires

Les zonages pour les études territoriales

Les zonages d’études s’appuient sur des méthodologies harmonisées au niveau européen, facilitant ainsi les comparaisons.

L'Insee présent dans les territoires

Les directions régionales de l’Insee réalisent des études pour éclairer les enjeux et spécificités locales. Souvent menées en partenariat avec les acteurs publics locaux, ces études sont diffusées sur insee.fr. Par ailleurs, l’Insee accompagne les acteurs locaux pour qu’ils puissent utiliser et interpréter les données.

Quelques définitions complémentaires des concepts utilisés dans ces essentiels régionaux

L'indice de vieillissement de la population est le nombre de personnes âgées de 65 ans ou plus pour 100 personnes âgées de moins de 20 ans. Il permet de mesurer le degré de vieillissement de la population. Plus l'indice est élevé, plus le vieillissement est important.

Le PIB par habitant est calculé en rapportant le PIB de la région à la population résidant dans la région. Les différences régionales de PIB par habitant peuvent s’éclairer en prenant en compte deux indicateurs, le PIB par emploi et le taux d’emploi. En effet : PIB/habitant = PIB/emploi * Taux d’emploi

Le taux d’emploi est défini comme le rapport du nombre d’emplois de la région rapporté à la population. Ce taux d’emploi dépend de plusieurs paramètres : le poids des jeunes et des retraités, le chômage et le taux d’activité féminin, le poids relatif des personnes résidentes allant travailler dans une autre région et des personnes venant travailler d’une autre région.

Le PIB par emploi est calculé en rapportant le PIB de la région à l’emploi régional défini par l’ensemble des actifs travaillant dans la région qu’ils y résident ou non. Cet indicateur est aussi appelé productivité apparente du travail.