L'essentiel sur… l'Île‑de‑France

L’essentiel sur… se compose de données clés, d'un jeu de questions-réponses apportant des éclairages plus spécifiques, des précisions méthodologiques et des liens vers des publications de l'Insee ou d'autres organismes pour aller plus loin.

Chiffres-clés
Paru le : Paru le 14/10/2022
 No 01 - Octobre 2022

Démographie

Au 1er janvier 2019, 12 262 544 personnes habitent en Île‑de‑France. Avec une croissance démographique de 0,4 % par an entre 2013 et 2019, la population de l’Île‑de‑France progresse au même rythme que celle de la France. Le dynamisme démographique de la région est essentiellement porté par un solde naturel élevé, qui contribue à accroître la population de 0,9 % par an ; en revanche, il est freiné par un solde migratoire déficitaire (- 0,4 % par an). La fécondité y est supérieure à la moyenne nationale; c’est aussi la région la plus jeune de France métropolitaine (100 jeunes de moins de 20 ans pour 58 personnes âgées de 65 ans ou plus).

Une augmentation de la population identique à la moyenne nationaleEvolution annuelle moyenne de population entre 2013 et 2019

Une augmentation de la population identique à la moyenne nationale
Population 2019 Évolution annuelle moyenne de la population entre 2013 et 2019 (en %)
France* 66 988 403 0,4
Martinique 364 508 -0,9
Guadeloupe 384 239 -0,8
Bourgogne-Franche-Comté 2 805 580 -0,1
Centre-Val de Loire 2 573 180 0,0
Normandie 3 325 032 0,0
Hauts-de-France 6 004 947 0,0
Grand Est 5 556 219 0,0
Île-de-France 12 262 544 0,4
Provence-Alpes-Côte d'Azur 5 081 101 0,4
La Réunion 861 210 0,5
Bretagne 3 354 854 0,5
Nouvelle-Aquitaine 6 010 289 0,5
Auvergne-Rhône-Alpes 8 042 936 0,6
Pays de la Loire 3 806 461 0,7
Occitanie 5 933 185 0,7
Corse 340 440 1,0
Guyane 281 678 2,4
Mayotte** 256 518 3,8
  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • ** Mayotte : données 2017 et évolution 2012-2017
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  • Source : Insee, recensements de la population.

Une augmentation de la population identique à la moyenne nationaleEvolution annuelle moyenne de population entre 2013 et 2019

  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • ** Mayotte : données 2017 et évolution 2012-2017
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  • Source : Insee, recensements de la population.

Niveau de vie médian et pauvreté

L’Île‑de‑France est la région où le niveau de vie médian est le plus élevé. En 2019, il s’établit à 24 060 euros par an, contre 21 860 euros en France. Cependant, les disparités sont très fortes dans la région et le taux de pauvreté s’élève à 15,5 %, soit 0,6 point de plus que la moyenne nationale.

Le niveau de vie médian le plus élevé de France Niveau de vie annuel médian en 2019

(en euros)
Le niveau de vie médian le plus élevé de France ((en euros))
Revenu médian
France* 21 860
Île-de-France 24 060
Auvergne-Rhône-Alpes 22 610
Bretagne 21 990
Pays de la Loire 21 850
Grand Est 21 800
Centre-Val de Loire 21 710
Bourgogne-Franche-Comté 21 640
Provence-Alpes-Côte d'Azur 21 590
Nouvelle-Aquitaine 21 540
Normandie 21 380
Occitanie 20 980
Corse 20 950
Hauts-de-France 20 360
Martinique 18 570
La Réunion 15 890
Guadeloupe** 15 770
Guyane** 10 990
Mayotte** 3 140
  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France métropolitaine plus la Martinique et la Réunion
  • ** Données issues de l'enquête Budget de famille 2017
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  • Définition : niveau de vie médian
  • Sources : Insee, Fichier localisé social et fiscal (Filosofi), enquête Budget de famille 2017.

Le niveau de vie médian le plus élevé de France Niveau de vie annuel médian en 2019

  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France métropolitaine plus la Martinique et la Réunion
  • ** Données issues de l'enquête Budget de famille 2017
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  • Définition : niveau de vie médian
  • Sources : Insee, Fichier localisé social et fiscal (Filosofi), enquête Budget de famille 2017.

Produit intérieur brut

L’Île‑de‑France est la région au produit intérieur brut (PIB) le plus élevé. Avec 710 milliards d’euros en 2020, celui‑ci est deux fois et demie supérieur à celui de la région Auvergne‑Rhône‑Alpes. Le PIB par habitant, de 57 600 euros, est près du double de celui de la France métropolitaine hors Île‑de‑France. La productivité apparente du travail, ou PIB par emploi, est aussi la plus élevée de France.

La région la plus créatrice de richesses Produit intérieur brut en 2020

(en millions d’euros)
La région la plus créatrice de richesses ((en millions d’euros))
PIB
Île-de-France 710 128
Auvergne-Rhône-Alpes 268 891
Nouvelle-Aquitaine 172 111
Occitanie 168 744
Hauts-de-France 161 638
Provence-Alpes-Côte d'Azur 161 299
Grand Est 152 797
Pays de la Loire 116 159
Bretagne 99 659
Normandie 90 103
Bourgogne-Franche-Comté 75 561
Centre-Val de Loire 71 576
La Réunion 19 151
Martinique 8 856
Corse 8 825
Guadeloupe 8 801
Guyane 4 351
Mayotte 2 757

La région la plus créatrice de richesses Produit intérieur brut en 2020

Niveau d'éducation

En 2019, en lien avec le niveau élevé de qualification de ses emplois, l’Île-de-France comprend 44 % de diplômés de l'enseignement supérieur contre 31 % en moyenne nationale. Parmi les Franciliens âgés de 15 ans ou plus et non scolarisés, 16 % sont détenteurs du seul baccalauréat et près de 17 % d’un CAP ou BEP. Un quart n’a pas ou peu de diplômes.

Une part importante de diplômés de l'enseignement supérieur Diplôme le plus élevé des 15 ans ou plus non scolarisés en 2019

(en %)
Une part importante de diplômés de l'enseignement supérieur ((en %))
Enseignement supérieur Bac CAP ou BEP Pas ou peu diplômés*
Île-de-France 43,6 16,3 16,6 23,6
Auvergne-Rhône-Alpes 31,8 17,3 25,1 25,9
Provence-Alpes-Côte d'Azur 31,1 18,1 23,2 27,7
Occitanie 31,0 18,2 24,2 26,6
Bretagne 30,0 18,6 27,2 24,2
Pays de la Loire 28,0 17,2 28,7 26,2
Nouvelle-Aquitaine 27,7 17,7 27,8 26,8
Grand Est 26,3 16,6 29,3 27,8
Corse 26,0 22,2 20,8 31,0
Centre-Val de Loire 25,4 16,6 28,7 29,3
Hauts-de-France 25,1 16,9 26,2 31,8
Bourgogne-Franche-Comté 24,6 16,8 29,2 29,4
Normandie 24,0 16,4 28,8 30,8
Martinique 23,2 17,1 20,8 39,0
Guadeloupe 21,6 17,6 20,8 40,1
La Réunion 20,2 16,3 20,2 43,3
Guyane 17,6 13,2 16,7 52,5
France** 30,7 17,2 24,7 27,2
Mayotte*** 12,3 10,8 8,4 68,5
  • * sans diplôme ou détenant au plus le brevet des collèges
  • ** Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • *** Pour Mayotte, données du Recensement de la Population de 2017
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  • Définition : niveau de diplôme
  • Champ : personnes de 15 ans ou plus.
  • Source : Insee, recensement de la population.

Une part importante de diplômés de l'enseignement supérieur Diplôme le plus élevé des 15 ans ou plus non scolarisés en 2019

  • * sans diplôme ou détenant au plus le brevet des collèges
  • ** Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • *** Pour Mayotte, données du Recensement de la Population de 2017
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  • Définition : niveau de diplôme
  • Champ : personnes de 15 ans ou plus.
  • Source : Insee, recensement de la population.

Marché du travail

Emploi total

En 2020, l’emploi francilien s'élève à près de 6,5 millions d’emplois en fin d’année, soit une baisse de 1,5 % sur un an. Avec la région Auvergne-Rhône-Alpes, l’Île-de-France est la région où l’emploi a le plus chuté, en lien avec la crise sanitaire. Le secteur tertiaire, marchand et non marchand, représente près de neuf emplois sur dix. À Paris et dans les Hauts‑de‑Seine, 70 % des emplois relèvent du secteur tertiaire marchand, contre 51 % dans les Yvelines ; dans ce département, l’emploi industriel représente 13 % des emplois contre 3 % à Paris.

En Île-de-France, près d’un quart de l’emploi total de France Emploi total en 2020 et évolution entre 2019 et 2020

En Île-de-France, près d’un quart de l’emploi total de France
Emploi total en 2020 (en milliers) Evolution entre 2019 et 2020 (en %)
France* 27 841,9 -0,9
Île-de-France 6 455,7 -1,5
Auvergne-Rhône-Alpes 3 453,8 -1,5
Nouvelle-Aquitaine 2 468,0 -0,3
Occitanie 2 363,9 -0,8
Hauts-de-France 2 246,0 -0,4
Provence-Alpes-Côte d'Azur 2 148,9 -0,6
Grand Est 2 131,6 -1,0
Pays de la Loire 1 643,7 -0,3
Bretagne 1 392,0 -0,1
Normandie 1 311,5 -0,7
Bourgogne-Franche-Comté 1 085,4 -1,1
Centre-Val de Loire 1 005,7 -0,9
La Réunion 302,9 1,3
Martinique 136,7 -1,0
Guadeloupe 136,0 -0,7
Corse 135,8 0,8
Guyane 71,5 1,9
  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • L'emploi non salarié agricole des DOM est sous-estimé. Il ne tient pas compte des affiliés à la Mutualité sociale agricole (MSA).
  • Champ : personnes de 15 ans ou plus, emploi salarié ou non salarié.
  • Source : Insee, estimations d’emploi.

En Île-de-France, près d’un quart de l’emploi total de France Emploi total en 2020 et évolution entre 2019 et 2020

  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • L'emploi non salarié agricole des DOM est sous-estimé. Il ne tient pas compte des affiliés à la Mutualité sociale agricole (MSA).
  • Champ : personnes de 15 ans ou plus, emploi salarié ou non salarié.
  • Source : Insee, estimations d’emploi.

Activité et chômage

L’Île-de-France compte parmi les régions les moins touchées structurellement par le chômage. En 2021, le taux de chômage s’y établit à 7,5 % de la population active contre 7,9 % pour la France. La part des actifs ayant un emploi (67,1 %) est plus élevée que dans le reste de la France (64,2%).

Une part plus élevée d’actifs ayant un emploi qu’en FrancePopulation de 15 à 64 ans par statut d'activité et chômeurs au sens du recensement de la population en 2019

(en %)
Une part plus élevée d’actifs ayant un emploi qu’en France ((en %))
Personnes en emploi Chômeurs au sens du recensement Retraités Élèves, étudiants et stagiaires non rémunérés Autres inactifs
Île-de-France 67,1 9,3 3,9 11,7 8,1
France* 64,2 9,9 6,4 10,6 8,8
  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • Définition : population active
  • Champ : personnes de 15 à 64 ans.
  • Source : Insee, recensement de la population exploitation principale.

Une part plus élevée d’actifs ayant un emploi qu’en FrancePopulation de 15 à 64 ans par statut d'activité et chômeurs au sens du recensement de la population en 2019

  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • Définition : population active
  • Champ : personnes de 15 à 64 ans.
  • Source : Insee, recensement de la population exploitation principale.

Définitions

Le solde naturel est la différence entre le nombre de naissances et le nombre de décès enregistrés au cours d'une période.

On parle d'accroissement naturel ou d'excédent naturel lorsque le nombre de naissances est supérieur à celui des décès.

Le solde apparent des entrées sorties approche la différence entre le nombre de personnes entrées sur un territoire donné et le nombre de personnes qui en sont sorties, au cours de la période considérée. Il est obtenu par différence entre la variation totale de la population au cours de la période considérée et le solde naturel.

L'indicateur conjoncturel de fécondité, ou somme des naissances réduites, mesure le nombre d'enfants qu'aurait une femme tout au long de sa vie, si les taux de fécondité observés l'année considérée à chaque âge demeuraient inchangés.

Remarque :

Il ne faut pas perdre de vue que les taux utilisés dans le calcul sont ceux observés au cours d'une année donnée dans l'ensemble de la population féminine (composée de plusieurs générations) et ne représentent donc pas les taux d'une génération réelle de femmes. Il est probable qu'aucune génération réelle n'aura à chaque âge les taux observés. L'indicateur conjoncturel de fécondité sert donc uniquement à caractériser d'une façon synthétique la situation démographique au cours d'une année donnée, sans qu'on puisse en tirer des conclusions certaines sur l'avenir de la population.

L'indice de vieillissement de la population est le nombre de personnes âgées de 65 ans ou plus pour 100 personnes âgées de moins de 20 ans. Il permet de mesurer le degré de vieillissement de la population. Plus l'indice est élevé, plus le vieillissement est important.

Le niveau de vie est égal au revenu disponible du ménage divisé par le nombre d'unités de consommation (UC). Le niveau de vie est donc le même pour tous les individus d'un même ménage.

Le niveau de vie correspond à ce qu’Eurostat nomme « revenu disponible équivalent ».

Les unités de consommation sont généralement calculées selon l'échelle d'équivalence dite de l'OCDE modifiée qui attribue 1 UC au premier adulte du ménage, 0,5 UC aux autres personnes de 14 ans ou plus et 0,3 UC aux enfants de moins de 14 ans.

Si on ordonne une distribution, la médiane partage cette distribution en deux parties d’effectifs égaux.

Ainsi, pour une distribution de salaires, 50 % des salaires se situent sous la médiane et 50 % au-dessus.

Remarque :

De nombreuses grandeurs économiques sont limitées vers le bas et non vers le haut. Par exemple, le salaire horaire est limité vers le bas par le SMIC alors que certains salaires peuvent être très élevés. La moyenne est tirée vers le haut par les salaires élevés, même s'ils sont peu nombreux, et elle est pour cette raison généralement supérieure à la médiane.

Par ailleurs, l'incertitude qui affecte les valeurs extrêmes, en particulier les valeurs élevées, se reporte sur la moyenne mais n'affecte pas la médiane. Celle-ci est de ce point de vue un indicateur plus fiable.

Un individu (ou un ménage) est considéré comme pauvre lorsqu'il vit dans un ménage dont le niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté. En France et en Europe, le seuil est le plus souvent fixé à 60 % du niveau de vie médian.

L'Insee, comme Eurostat et les autres pays européens, mesure en effet la pauvreté monétaire de manière relative alors que d'autres pays (comme les États-Unis ou le Canada) ont une approche absolue.

Dans l'approche en termes relatifs, le seuil de pauvreté est déterminé par rapport à la distribution des niveaux de vie de l'ensemble de la population. Eurostat et les pays européens utilisent en général un seuil à 60 % de la médiane des niveaux de vie. La France privilégie également ce seuil, mais publie des taux de pauvreté selon d'autres seuils (40 %, 50 % ou 70 %), conformément aux recommandations du rapport du Cnis sur la mesure des inégalités.

Le produit intérieur brut aux prix du marché vise à mesurer la richesse créée par tous les agents, privés et publics, sur un territoire national pendant une période donnée. Agrégat clé de la comptabilité nationale, il repré­sente le résultat final de l’activité de production des unités productrices résidentes.

Le PIB aux prix du marché peut être mesuré de trois façons :

  • selon l’optique de la production, en faisant la somme des valeurs ajoutées de toutes les acti­vités de production de biens et de services et en y ajoutant les impôts moins les subventions sur les produits ;
  • selon l’optique des dépenses, en faisant la somme de toutes les dépenses finales (consacrées à la consommation ou à l’accroissement de la richesse) en y ajoutant les exportations moins les importations de biens et services ;
  • selon l’optique du revenu, en faisant la somme de tous les revenus obtenus dans le processus de production de biens et de services (revenus salariaux, excédent brut d’exploitation et revenu mixte) et en y ajou­tant les impôts sur la production et les importa­tions moins les subventions.

Le PIB par habitant est calculé en rapportant le PIB de la région à la population résidant dans la région. Les différences régionales de PIB par habitant peuvent s’éclairer en prenant en compte deux indicateurs, le PIB par emploi et le taux d’emploi. En effet : PIB/habitant = PIB/emploi * Taux d’emploi

Le taux d’emploi est défini comme le rapport du nombre d’emplois de la région rapporté à la population. Ce taux d’emploi dépend de plusieurs paramètres : le poids des jeunes et des retraités, le chômage et le taux d’activité féminin, le poids relatif des personnes résidentes allant travailler dans une autre région et des personnes venant travailler d’une autre région.

Le PIB par emploi est calculé en rapportant le PIB de la région à l’emploi régional défini par l’ensemble des actifs travaillant dans la région qu’ils y résident ou non. Cet indicateur est aussi appelé productivité apparente du travail.

Le niveau de diplôme fait référence au diplôme le plus élevé déclaré par l'individu. Les catégories de diplôme utilisées sont les suivantes :

  • aucun diplôme dont :
    • pas de scolarité ou scolarité achevée avant la fin de l'école primaire ;
    • scolarité suivie jusqu'à la fin de l'école primaire ou achevée avant la fin du collège ;
    • scolarité jusqu'à la fin du collège ou au-delà ;
  • certificat d'études primaires (CEP) ;
  • BEPC, brevet élémentaire, brevet des collèges, DNB ;
  • CAP, BEP ou diplôme de niveau équivalent ;
  • baccalauréat, brevet professionnel dont :
    • baccalauréat général ou technologique, brevet supérieur, capacité en droit, DAEU, ESEU ;
    • baccalauréat professionnel, brevet professionnel, de technicien ou d'enseignement, diplôme équivalent ;
  • BTS, DUT, Deug, Deust, diplôme de la santé ou du social de niveau bac+2, diplôme équivalent ;
  • licence, licence professionnelle, maîtrise, diplôme équivalent de niveau bac+3 ou bac+4 ;
  • Master, DEA, DESS, diplôme de grande école de niveau bac+5, doctorat de santé ;
  • Doctorat de recherche (hors santé).

La population active regroupe la population active occupée (appelée aussi « population active ayant un emploi ») et les chômeurs.

La mesure de la population active diffère selon l'observation statistique qui en est faite. On peut actuellement distinguer trois approches principales : au sens du BIT, au sens du recensement de la population, au sens de la Comptabilité nationale.

Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).

On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...

Remarque :

Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.

Comment est répartie la population de la région ?
Comment est répartie la population de la région ?

L’Île-de-France regroupe plus de 12 millions d’habitants répartis dans huit départements et 1 268 communes dont cinq de plus de 100 000 habitants (Paris, Boulogne-Billancourt, Saint-Denis, Argenteuil et Montreuil). Elle représente 18 % de la population nationale pour seulement 2 % du territoire. C’est la région la moins rurale et la plus densément peuplée de France (1 021 habitants au km² contre 120 en France métropolitaine). Cette densité est la plus élevée à Paris (2 165 400 habitants soit 20 545 habitants au km²). La petite couronne regroupe les trois départements limitrophes (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne) ; son développement bénéficie du desserrement de la population de Paris. Depuis 2016, avec sept autres communes, ces quatre départements forment la métropole du Grand Paris qui comprend plus de la moitié de la population francilienne et constitue le premier pôle d’emplois d’Europe. Bénéficiant d’un desserrement plus récent, la grande couronne est composée de quatre départements (Seine-et-Marne, Yvelines, Essonne et Val-d'Oise) moins densément peuplés avec davantage d’espaces boisés et de surfaces agricoles et un maillage important de petites ou moyennes communes (1 144 communes).

Pour en savoir plus : En Île-de-France, une commune sur deux est rurale contre neuf sur dix en province

Qui sont les habitants de la région et comment vivent-ils ?
Qui sont les habitants de la région et comment vivent-ils ?

Les Franciliens sont répartis inégalement sur le territoire. La métropole du Grand Paris (MGP) concentre plus de 7 millions d’habitants et 70 % des emplois de la région. Ainsi, les déplacements domicile-travail y sont particulièrement intenses, à partir de la grande couronne voire des régions limitrophes. Premier bassin d’emploi européen, l’Île-de-France a une main-d’œuvre hautement qualifiée : plus de 40 % des Franciliens de 15 ans ou plus sont diplômés de l’enseignement supérieur contre 22 % en province et près d’un quart occupent un emploi de cadre (10 points de plus qu’en France). La région rassemble près d’un quart des universités et écoles d’ingénieurs de France. Le développement économique a conduit à une forte immigration de travail. Près d’un Francilien sur cinq est immigré (contre un Français sur dix).
La qualité de vie est altérée au centre de la région par une plus forte concentration urbaine et en périphérie lointaine par un accès moins aisé aux équipements et infrastructures. En revanche, l’ouest francilien et, dans une moindre mesure, les communes d’un « croissant » péri-métropolitain sont plutôt avantagés.
Dans un contexte de marché immobilier très tendu et malgré des revenus plus élevés, les Franciliens consacrent une plus grande part de leur budget au logement. La suroccupation des logements est quatre fois plus importante qu’en province. Seuls 47 % des ménages franciliens sont propriétaires (contre 58 % en France métropolitaine) et 26 % des logements sont individuels (contre 55 %).

Pour en savoir plus : Vivre dans un logement suroccupé : plus fréquent en 2017 pour les familles franciliennes qu’en 2007

Comment évolue la population de la région ?
Comment évolue la population de la région ?

Depuis 2007, la population francilienne augmente régulièrement, au même rythme qu’à l’échelle nationale (+ 0,4 % en moyenne par an entre 2013 et 2019). Cette progression provient uniquement de l’excédent naturel particulièrement élevé (près de 100 000 par an), le solde migratoire étant largement déficitaire. La croissance démographique est particulièrement forte dans un large périmètre autour de Paris, sauf dans sa partie ouest. Les communes les moins peuplées et les plus rurales, situées aux franges est et sud de la région, ont plutôt tendance, à l’inverse, à perdre des habitants. L’espérance de vie et l’indicateur conjoncturel de fécondité sont plus élevés qu’en France métropolitaine. Près d’un bébé sur quatre naît en Île-de-France. L’Île-de-France est une des régions les plus jeunes de France métropolitaine, avec 2,4 millions d’enfants âgés de 3 à 17 ans, soit un Francilien sur cinq. Néanmoins, à l’instar des autres régions, la population francilienne vieillit mais à un rythme plus modéré qu’en France métropolitaine. En Île-de-France, la qualité de vie prend des dimensions très différentes selon le lieu de résidence. Ainsi, l’ouest francilien et, dans une moindre mesure, les communes d’un « croissant » péri-métropolitain sont plutôt avantagés. En revanche, la qualité de vie est altérée au centre de la région par une plus forte concentration urbaine et en périphérie lointaine par un accès moins aisé aux équipements et infrastructures.

Pour en savoir plus : 12 262 544 habitants au 1ᵉʳ janvier 2019

Variation annuelle moyenne de la population par EPT et EPCI franciliens entre 2013 et 2019

en %
Variation annuelle moyenne de la population par EPT et EPCI franciliens entre 2013 et 2019 (en %) - Lecture : à Paris et dans des intercommunalités situées aux franges de la région, la population diminue entre 2013 et 2019.
Code Libellé EPCI ou EPT Variation annuelle moyenne de la population entre 2013 et 2019
200017846 CA Étampois Sud-Essonne (CCESE) 0,4
200023125 CC Les Portes Briardes entre Villes et Forêts 0,2
200023240 CC Pays de Nemours -0,2
200023919 CC Gâtinais Val de Loing -0,5
200033090 CC Plaines et Monts de France 1,0
200033173 CC de la Haute Vallée de Chevreuse 0,0
200034130 CC Gally Mauldre 0,3
200035970 CC Vexin Centre 0,3
200037133 CC du Provinois 0,1
200040251 CC Bassée-Montois -0,2
200055655 CA Roissy Pays de France 0,6
200056232 CA Communauté Paris-Saclay 0,6
200056380 CA Plaine Vallée 0,3
200057859 CA Cœur d'Essonne Agglomération 0,9
200057958 CA Paris - Vallée de la Marne 0,2
200058477 CA Val d'Yerres Val de Seine 0,2
200058485 CA Val Parisis 1,1
200058519 CA Saint-Germain Boucles de Seine 0,3
200058782 CA de Saint-Quentin-en-Yvelines 0,1
200059228 CA Grand Paris Sud Seine Essonne Sénart 0,8
200059889 CU Grand Paris Seine et Oise 0,7
200070779 CC Brie des Rivières et Châteaux 0,9
200071074 CC Les Portes de l'Île de France 0,3
200072130 CA du Pays de Meaux 1,0
200072346 CA du Pays de Fontainebleau 0,1
200072544 CC des Deux Morin 0,2
200072874 CC Val Briard 0,7
200073013 CC Carnelle Pays-De-France 0,5
200073344 CA Rambouillet Territoires 0,3
200090504 CA Coulommiers Pays de Brie 0,6
247700032 CC Moret Seine et Loing 0,1
247700057 CA Melun Val de Seine 0,7
247700065 CC du Pays de l'Ourcq -0,4
247700107 CC Pays de Montereau 1,7
247700339 CA Val d'Europe Agglomération 1,9
247700594 CA Marne et Gondoire 1,7
247700644 CC l'Orée de la Brie 1,5
247700701 CC Brie Nangissienne 0,5
247800550 CC du Pays Houdanais (C.C.P.H.) (partie francilienne) 0,6
247800584 CA Versailles Grand Parc (C.A.V.G.P.) 0,3
247800618 CC Cœur d'Yvelines 0,8
249100074 CC du Pays de Limours (CCPL) 0,2
249100157 CC des Deux Vallées -0,3
249100546 CC du Val d'Essonne (CCVE) 0,6
249100553 CC Entre Juine et Renarde (CCEJR) 0,2
249100595 CC Le Dourdannais en Hurepoix (CCDH) 0,4
249500109 CA de Cergy-Pontoise 1,0
249500430 CC Sausseron Impressionnistes -0,1
249500455 CC de la Vallée de l'Oise et des Trois Forêts 0,6
249500489 CC du Haut Val d'Oise 1,2
249500513 CC du Vexin-Val de Seine -0,1
217500016 T1 – Ville de Paris -0,5
200057966 T2 – Vallée Sud Grand Paris 0,5
200057974 T3 – Grand Paris Seine Ouest 0,5
200057982 T4 – Paris Ouest La Défense 0,0
200057990 T5 – Boucle Nord de Seine 0,6
200057867 T6 – Plaine commune 1,1
200058097 T7 – Paris Terres d’Envol 1,0
200057875 T8 – Est Ensemble 1,1
200058790 T9 – Grand Paris Grand Est 0,6
200057941 T10 – Paris Est Marne & Bois 0,3
200058006 T11 – Grand Paris Sud Est Avenir 0,8
200058014 T12 – Grand-Orly Seine Bièvre 0,9
  • Lecture : à Paris et dans des intercommunalités situées aux franges de la région, la population diminue entre 2013 et 2019.
  • Source : Insee, recensements de la population 2013 et 2019.

Variation annuelle moyenne de la population par EPT et EPCI franciliens entre 2013 et 2019

  • Lecture : à Paris et dans des intercommunalités situées aux franges de la région, la population diminue entre 2013 et 2019.
  • Source : Insee, recensements de la population 2013 et 2019.
Quelles disparités économiques et sociales existent dans la région ?
Quelles disparités économiques et sociales existent dans la région ?

L’Île-de-France est la région concentrant le plus d’inégalités sociales. Le niveau de vie et les disparités de revenus y sont élevés : en 2017 ; les 10 % les plus riches ont un niveau de vie 4,4 fois supérieur aux 10 % les plus pauvres (ce rapport va de 6,3 pour Paris à 3,2 en Seine-et-Marne). 43 % des Français à très hauts revenus (1 % les plus riches) vivent en Île-de-France où l’on recense également 15,5 % de personnes vivant sous le seuil de pauvreté en 2019 (contre 14,5 % en France métropolitaine). Environ 6 % des Parisiens disposent de très hauts revenus contre 0,3 % en Saint-Saint-Denis. Globalement, le revenu disponible brut des ménages franciliens est supérieur de 17 % à celui observé dans la France métropolitaine. Selon leurs revenus, les Franciliens n’habitent pas dans les mêmes territoires. Paris et l’ouest francilien (Hauts-de-Seine sud et Yvelines ouest) accueillent davantage de Franciliens aisés que le nord et l’est de Paris (boucle de la Seine et Seine-Saint-Denis) où l’empreinte industrielle et ouvrière du passé est plus marquée. En grande couronne, notamment en Seine-et-Marne, le profil de la population correspond davantage aux « classes moyennes ». En 2021, en Île-de-France, le taux de chômage moyen s’établit à 7,5 % de la population active (contre 7,9 % en France hors Mayotte). Paris, les Hauts-de-Seine, les Yvelines et l’Essonne affichent des taux inférieurs à 7 % alors que dans le Val-d'Oise et la Seine-Saint-Denis, ces taux sont respectivement de 8,8 % et 10,9 %.

Pour en savoir plus : 1,8 million de Franciliens exposés à la pauvreté et 470 000 dans son halo

Proportion de personnes en situation de pauvreté par EPCI et EPT franciliens en 2018

en %
Proportion de personnes en situation de pauvreté par EPCI et EPT franciliens en 2018 (en %) - Lecture : 15,2 % des Parisiens vivent sous le seuil de pauvreté.
Codes EPCI Libellé EPCI et EPT Selon le seuil national
200017846 CA Étampois Sud-Essonne 12,7
200023125 CC Les Portes Briardes entre Villes et Forêts 8,4
200023240 CC Pays de Nemours 13,9
200023919 CC Gâtinais Val de Loing 12,9
200033090 CC Plaines et Monts de France 4,6
200033173 CC de la Haute Vallée de Chevreuse 3,5
200034130 CC Gally Mauldre 3,9
200035970 CC Vexin Centre 5,1
200037133 CC du Provinois 14,8
200040251 CC Bassée-Montois 8,4
200055655 CA Roissy Pays de France 22,9
200056232 CA Communauté Paris-Saclay 10,4
200056380 CA Plaine Vallée 12,2
200057859 CA Coeur d'Essonne Agglomération 12,4
200057958 CA Paris - Vallée de la Marne 14,1
200058477 CA Val d'Yerres Val de Seine 12,7
200058485 CA Val Parisis 12,1
200058519 CA Saint-Germain Boucles de Seine 9,1
200058782 CA de Saint-Quentin-en-Yvelines 11,5
200059228 CA Grand Paris Sud Seine Essonne Sénart 18,9
200059889 CU Grand Paris Seine et Oise 14,9
200070779 CC Brie des Rivières et Châteaux 5,1
200071074 CC Les Portes de l'Ile de France 9,1
200072130 CA du Pays de Meaux 15,0
200072346 CA du Pays de Fontainebleau 8,6
200072544 CC des Deux Morin 11,3
200072874 CC Val Briard 5,7
200073013 CC Carnelle Pays-De-France 5,7
200073344 CA Rambouillet Territoires 5,0
200090504 CA Coulommiers Pays de Brie 9,9
247700032 CC Moret Seine et Loing 8,1
247700057 CA Melun Val de Seine 16,8
247700065 CC du Pays de l'Ourcq 11,9
247700107 CC Pays de Montereau 21,0
247700339 CA Val d'Europe Agglomération 7,4
247700594 CA Marne et Gondoire 9,5
247700644 CC l'Orée de la Brie 7,9
247700701 CC Brie Nangissienne 10,9
247800550 CC du Pays Houdanais (partie francilienne) 4,7
247800584 CA Versailles Grand Parc 6,5
247800618 CC Cœur d'Yvelines 3,7
249100074 CC du Pays de Limours 3,8
249100157 CC des Deux Vallées 5,6
249100546 CC du Val d'Essonne 5,8
249100553 CC Entre Juine et Renarde 4,6
249100595 CC Le Dourdannais en Hurepoix 8,3
249500109 CA de Cergy-Pontoise 16,3
249500430 CC Sausseron Impressionnistes 5,1
249500455 CC de la Vallée de l'Oise et des Trois Forêts 7,1
249500489 CC du Haut Val d'Oise 15,0
249500513 CC du Vexin-Val de Seine 8,1
217500016 T1- Ville de Paris 15,2
200057966 T2- Vallée Sud Grand Paris 10,7
200057974 T3- Grand Paris Seine Ouest 8,5
200057982 T4- Paris Ouest La Défense 10,4
200057990 T5- Boucle Nord de Seine 20,9
200057867 T6- Plaine Commune 36,9
200058097 T7- Paris Terres d’Envol 28,0
200057875 T8- Est Ensemble 28,4
200058790 T9- Grand Paris Grand Est 19,9
200057941 T10- Paris Est Marne & Bois 11,9
200058006 T11- Grand Paris Sud Est Avenir 16,1
200058014 T12- Grand-Orly Seine Bièvre 20,0
  • Lecture : 15,2 % des Parisiens vivent sous le seuil de pauvreté.
  • Source : Insee, Filosofi 2018.

Proportion de personnes en situation de pauvreté par EPCI et EPT franciliens en 2018

  • Lecture : 15,2 % des Parisiens vivent sous le seuil de pauvreté.
  • Source : Insee, Filosofi 2018.
Quelles sont les spécificités économiques de la région ?
Quelles sont les spécificités économiques de la région ?

Le PIB francilien représente environ un tiers de la richesse nationale. Cette part est supérieure au poids démographique de la région (18 %). En Île-de-France, la part de la population en âge de travailler est plus importante qu’en France. Le PIB par emploi est également le plus élevé des régions françaises. Deux raisons expliquent la forte productivité du travail dans la région. D’une part, le tissu productif francilien est spécialisé dans des secteurs à haute valeur ajoutée avec une forte densité d’entreprises technologiques (grands groupes, PME, start-ups), de sièges sociaux et de grandes administrations. D’autre part, les emplois de cadres y sont très nombreux, du fait de fonctions décisionnelles et de commandement fréquentes. Près de la moitié des emplois du numérique sont localisés en Île-de-France. L’édition-audiovisuel, les activités juridiques, comptables, financières ou informatiques, le tourisme et la culture y sont particulièrement bien représentés. Globalement, le secteur tertiaire représente 88 % des emplois contre 80 % en France hors Mayotte. L’industrie est plutôt orientée vers des fonctions de recherche et développement, notamment dans le secteur automobile. Ces spécificités ont permis à l’emploi de rebondir plus rapidement après la crise économique de 2008 mais ont fragilisé l’économie régionale durant la récente crise sanitaire. Les secteurs du tourisme et de la culture ont particulièrement pâti dans la région des restrictions liées au contexte sanitaire.

Pour en savoir plus : L’Île-de-France concentre plus de la moitié des salariés français du secteur « information et communication »

Indice de spécificité sectorielle pour l’Île-de-France

Indice de spécificité sectorielle pour l’Île-de-France - Lecture : la part des emplois du secteur « information et communication » dans l’emploi total est 3,5 fois plus importante en Île-de-France qu’en province.
Secteur d’activité Indice de spécificité
Information et communication 3,50
Activités financières et d'assurance 2,00
Activités spécialisées, scientifiques et techniques ; services administratifs et de soutien 1,90
Activités immobilières 1,40
Autres activités de services 1,30
Hébergement et restauration 1,20
Transports et entreposage 1,10
Commerce ; réparation d'automobiles et de motocycles 0,92
Fabrication d'autres produits industriels 0,89
Construction 0,83
Fabrication d'équipements électriques, électroniques, informatiques ; fabrication de machines 0,81
Administration publique, enseignement, santé humaine et action sociale 0,75
Cokéfaction et raffinage 0,59
Fabrication de denrées alimentaires, de boissons et de produits à base de tabac 0,52
Fabrication de matériels de transport 0,38
Industries extractives, énergie, eau, gestion des déchets et dépollution 0,30
Agriculture, sylviculture et pêche 0,06
  • Lecture : la part des emplois du secteur « information et communication » dans l’emploi total est 3,5 fois plus importante en Île-de-France qu’en province.
  • Source : Flores 2019.

Indice de spécificité sectorielle pour l’Île-de-France

  • Lecture : la part des emplois du secteur « information et communication » dans l’emploi total est 3,5 fois plus importante en Île-de-France qu’en province.
  • Source : Flores 2019.
Comment concilier lieux de résidence et de travail dans la région ? 
Comment concilier lieux de résidence et de travail dans la région ? 

À l’instar d’autres métropoles internationales, le dynamisme économique de l’Île-de-France engendre de fortes tensions sur le logement et pèse sur son attractivité résidentielle. Le coût du logement y est parmi les plus élevés de France, tout en variant fortement selon les territoires. Les difficultés pour se loger se répercutent sur les migrations résidentielles. Les arrivées de jeunes qualifiés ne compensent pas les départs des familles et des retraités. Renouvelée en continu par un solde naturel excédentaire, la population francilienne est moins exposée au vieillissement mais l’attrait pour le périurbain ou la maison individuelle porte la croissance démographique dans des zones de plus en plus éloignées de Paris. Plus de 6 % des emplois franciliens sont ainsi occupés par des actifs résidant hors Île-de-France. Une politique volontariste de construction de 70 000 logements par an (loi du Grand Paris de 2016 et aménagement des quartiers de gare du Grand Paris Express) vise à élargir l’offre immobilière et limiter cet étalement urbain mais le développement du télétravail, notamment à la suite de la crise sanitaire, pourrait à moyen terme redessiner la carte des liaisons entre lieu de résidence des actifs et lieu de travail. En 2017, un Francilien sur deux parcourt une distance supérieure à 9 km pour aller travailler. Cette distance médiane varie de 5 km pour un Parisien (2 km dans le cœur et dans les 8e et 9e arrondissements) à 20 km pour un Seine-et-Marnais. Plus on s’éloigne de centre de Paris, plus la part d’actifs effectuant de longues distances est élevée.

Pour en savoir plus : En Île-de-France, la moitié des actifs parcourent plus de neuf kilomètres pour aller travailler

Les principales sources pour analyser les territoires

(*) En raison du report de l’enquête annuelle 2021 lié à la situation sanitaire de la Covid-19, les résultats du millésime 2019 du recensement doivent exceptionnellement être comparés avec ceux de millésimes antérieurs distants d’au moins 6 ans (au lieu de 5 ans habituellement).

Les zonages pour les études territoriales

Les zonages d’études s’appuient sur des méthodologies harmonisées au niveau européen, facilitant ainsi les comparaisons.

L'Insee présent dans les territoires

Les directions régionales de l’Insee réalisent des études pour éclairer les enjeux et spécificités locales. Souvent menées en partenariat avec les acteurs publics locaux, ces études sont diffusées sur insee.fr. Par ailleurs, l’Insee accompagne les acteurs locaux pour qu’ils puissent utiliser et interpréter les données.