L'essentiel sur… les Hauts‑de‑France

L’essentiel sur … les Hauts‑de‑France dresse un portrait de la région via des indicateurs et des figures sur l’économie, le marché du travail (emploi et chômage), la démographie et les conditions de vie de la population (éducation, niveau de vie et pauvreté). Ces informations sont complétées par un jeu de questions-réponses pour éclairer plus spécifiquement certains sujets et donner accès à des analyses plus approfondies. En Hauts‑de‑France, un accent particulier est donné à la question : « Quelles émissions de gaz à effet de serre pour les déplacements domicile-travail dans la région ? ».

Chiffres-clés
Paru le :Paru le29/02/2024
 No 01- Février 2024

Démographie

Au 1er janvier 2021, 5 995 300 personnes habitent dans les Hauts‑de‑France, dont 2 611 300 dans le Nord, département le plus peuplé de France. Entre 2015 et 2021, la population dans la région est stable. Alors que la région enregistre plus de départs de population que d’arrivées, l’excédent des naissances sur les décès permet quasiment de maintenir le nombre d’habitants.En 2022, la fécondité régionale est presque égale à la moyenne nationale. La région est la plus jeune de France métropolitaine après l’Île‑de‑France (70,6 personnes âgées de 65 ans ou plus pour 100 jeunes de moins de 20 ans).

La population des Hauts-de-France stagneÉvolution annuelle moyenne de population entre 2015 et 2021

La population des Hauts-de-France stagne
Zonage Population 2021 Évolution annuelle moyenne de la population entre 2015 et 2021 (en %)
France * 67 408 052 0,3
Martinique 360 749 -0,9
Guadeloupe 384 315 -0,6
Bourgogne-Franche-Comté 2 800 194 -0,1
Normandie 3 327 966 -0,1
Centre-Val de Loire 2 573 303 0,0
Hauts-de-France 5 995 292 0,0
Grand Est 5 561 287 0,0
Île-de-France 12 317 279 0,3
La Réunion 871 157 0,4
Nouvelle-Aquitaine 6 069 352 0,4
Provence-Alpes-Côte d'Azur 5 127 840 0,4
Bretagne 3 394 567 0,5
Auvergne-Rhône-Alpes 8 114 361 0,5
Pays de la Loire 3 853 999 0,6
Occitanie 6 022 176 0,7
Corse 347 597 1,0
Guyane 286 618 1,6
Mayotte** 256 618 3,8
  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • ** Mayotte : données 2017 et évolution 2012-2017
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  • Source : Insee, recensements de la population.

La population des Hauts-de-France stagneÉvolution annuelle moyenne de population entre 2015 et 2021

  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • ** Mayotte : données 2017 et évolution 2012-2017
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  • Source : Insee, recensements de la population.

Niveau de vie médian et pauvreté

Dans les Hauts‑de‑France, en 2020 le niveau de vie médian s’élève à 20 820 euros par an, soit le plus faible de France métropolitaine. Près d’une personne sur cinq vit sous le seuil de pauvreté, ce qui en fait la deuxième région métropolitaine la plus pauvre après la Corse. Tous les départements de la région figurent parmi les plus pauvres de France, à l’exception de l’Oise qui bénéficie de sa proximité avec l’Île‑de‑France : de nombreux travailleurs qualifiés choisissent de résider dans l’Oise tout en occupant un emploi en Île-de-France.

Le niveau de vie médian des habitants des Hauts-de-France est le plus faible de France métropolitaine Niveau de vie annuel médian en 2020

(en euros)
Le niveau de vie médian des habitants des Hauts-de-France est le plus faible de France métropolitaine ((en euros))
Zonage Revenu médian
France* 22 320
Île-de-France 24 490
Auvergne-Rhône-Alpes 23 110
Bretagne 22 400
Pays de la Loire 22 350
Grand Est 22 300
Centre-Val de Loire 22 160
Bourgogne-Franche-Comté 22 110
Provence-Alpes-Côte d'Azur 22 070
Nouvelle-Aquitaine 22 030
Occitanie 22 030
Normandie 21 820
Corse 21 500
Hauts-de-France 20 820
Martinique 19 200
La Réunion 16 520
Guadeloupe** 15 770
Guyane** 10 990
Mayotte** 3 140
  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France métropolitaine plus la Martinique et La Réunion
  • ** Données issues de l'enquête Budget de famille 2017
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  • Définition :
  • Sources : Insee, Fichier localisé social et fiscal (Filosofi), enquête Budget de famille 2017.

Le niveau de vie médian des habitants des Hauts-de-France est le plus faible de France métropolitaine Niveau de vie annuel médian en 2020

  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France métropolitaine plus la Martinique et La Réunion
  • ** Données issues de l'enquête Budget de famille 2017
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  • Définition :
  • Sources : Insee, Fichier localisé social et fiscal (Filosofi), enquête Budget de famille 2017.

Produit intérieur brut

Avec un produit intérieur brut (PIB) de 174 milliards d’euros en 2021, les Hauts‑de‑France sont la sixième région métropolitaine la plus créatrice de richesse. La région est devancée par l’Île‑de‑France, Auvergne‑Rhône‑Alpes, la Nouvelle‑Aquitaine, l’Occitanie et Provence-Alpes-Côte d’Azur. Le PIB par habitant est le plus faible de France métropolitaine.

Un PIB de 174 milliards d’euros Produit intérieur brut en 2021

(en millions d’euros)
Un PIB de 174 milliards d’euros ((en millions d’euros))
Zonage PIB
Île-de-France 764 800
Auvergne-Rhône-Alpes 290 900
Nouvelle-Aquitaine 189 300
Occitanie 181 300
Provence-Alpes-Côte d'Azur 181 100
Hauts-de-France 174 300
Grand Est 166 900
Pays de la Loire 127 200
Bretagne 108 300
Normandie 99 300
Bourgogne-Franche-Comté 81 700
Centre-Val de Loire 78 300
La Réunion 20 300
Corse 10 100
Martinique 9 100
Guadeloupe 8 900
Guyane 4 600
Mayotte 2 900
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  • Définition :
  • Source : Insee, comptes régionaux (données semi-définitives).

Un PIB de 174 milliards d’euros Produit intérieur brut en 2021

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  • Définition :
  • Source : Insee, comptes régionaux (données semi-définitives).

Niveau d'éducation

En Hauts-de-France, si un habitant sur quatre est titulaire d’un diplôme du supérieur, près d'un sur trois est peu ou pas diplômé. Il s’agit de la part la plus importante de France métropolitaine. La population du Nord comprend proportionnellement plus de diplômés du supérieur (29 %) que dans les autres départements de la région. Dans l’Aisne, seuls 20 % des habitants disposent d’un tel diplôme.

Un habitant sur trois des Hauts-de-France est pas ou peu diplômé Diplôme le plus élevé des 15 ans ou plus non scolarisés en 2020

(en %)
Un habitant sur trois des Hauts-de-France est pas ou peu diplômé ((en %))
Zonage Enseignement supérieur Bac CAP ou BEP Pas ou peu diplômés*
Île-de-France 44,3 16,3 16,2 23,1
Auvergne-Rhône-Alpes 33,0 17,4 24,9 24,8
Provence-Alpes-Côte d'Azur 32,0 18,3 22,9 26,8
Occitanie 31,9 18,4 23,9 25,8
Bretagne 31,2 18,8 26,8 23,1
Pays de la Loire 29,0 17,5 28,3 25,2
Nouvelle-Aquitaine 28,6 18,0 27,5 25,8
Grand Est 27,2 16,9 28,9 27,2
Corse 26,8 22,6 20,9 29,7
Centre-Val de Loire 26,1 16,9 28,4 28,5
Hauts-de-France 26,0 17,3 26,0 30,8
Bourgogne-Franche-Comté 25,5 17,1 29,0 28,5
Normandie 24,9 16,8 28,5 29,8
Martinique 23,9 17,8 20,6 37,6
Guadeloupe 22,5 17,7 20,7 39,1
La Réunion 21,0 16,7 20,3 42,0
Guyane 18,9 14,4 16,5 50,2
Mayotte*** 12,3 10,2 8,4 68,5
France** 31,5 17,4 24,4 26,5
  • * sans diplôme ou détenant au plus le brevet des collèges
  • ** Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • *** Pour Mayotte, données du Recensement de la Population de 2017
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  • Définition :
  • Champ : personnes de 15 ans ou plus.
  • Source : Insee, recensement de la population.

Un habitant sur trois des Hauts-de-France est pas ou peu diplômé Diplôme le plus élevé des 15 ans ou plus non scolarisés en 2020

  • * sans diplôme ou détenant au plus le brevet des collèges
  • ** Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • *** Pour Mayotte, données du Recensement de la Population de 2017
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  • Définition :
  • Champ : personnes de 15 ans ou plus.
  • Source : Insee, recensement de la population.

Marché du travail

Emploi total

Avec 2,3 millions d’emplois, les Hauts‑de‑France sont la cinquième région française la plus pourvoyeuse d’emplois. Son passé agricole et industriel s’estompe progressivement, laissant la place à des activités tertiaires qui représentent désormais quatre emplois sur cinq. L’Aisne, l’Oise et la Somme sont les départements où la tertiarisation est la moins marquée : près d’un emploi sur quatre se situe dans les secteurs de l’agriculture, de l’industrie ou de la construction.

2,3 millions d’emplois dans les Hauts-de-France en 2021Emploi total en 2021 et évolution entre 2020 et 2021

2,3 millions d’emplois dans les Hauts-de-France en 2021
Zonage Emploi total en 2021 (en milliers) Évolution entre 2020 et 2021 (en %)
France* 29 865,6 3,9
Île-de-France 6 752,8 3,6
Auvergne-Rhône-Alpes 3 649,3 4,6
Nouvelle-Aquitaine 2 599,5 4,3
Occitanie 2 497,3 4,5
Hauts-de-France 2 345,1 3,5
Provence-Alpes-Côte d'Azur 2 275,0 4,9
Grand Est 2 215,0 3,2
Pays de la Loire 1 725,3 4,1
Bretagne 1 457,6 4,0
Normandie 1 362,3 3,1
Bourgogne-Franche-Comté 1 115,5 2,1
Centre-Val de Loire 1 042,5 2,8
La Réunion 325,2 5,5
Martinique 144,3 2,8
Guadeloupe 142,8 2,4
Corse 142,0 4,0
Guyane 74,0 3,5
  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • L'emploi non salarié agricole des DOM est sous-estimé. Il ne tient pas compte des affiliés à la Mutualité sociale agricole (MSA).
  • Champ : personnes de 15 ans ou plus, emploi salarié ou non salarié.
  • Source : Insee, estimations d’emploi.

2,3 millions d’emplois dans les Hauts-de-France en 2021Emploi total en 2021 et évolution entre 2020 et 2021

  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • L'emploi non salarié agricole des DOM est sous-estimé. Il ne tient pas compte des affiliés à la Mutualité sociale agricole (MSA).
  • Champ : personnes de 15 ans ou plus, emploi salarié ou non salarié.
  • Source : Insee, estimations d’emploi.

Activité et chômage

Dans les Hauts-de-France, le marché du travail est défavorable. En 2020, six habitants de 15 à 64 ans sur dix occupent un emploi (60,6 % contre 65,0 % en France). En corollaire, le chômage y est plus fréquent. De plus, l’inactivité y est également plus prononcée. En 2022, 8,8 % des actifs sont au chômage, soit 1,5 point de plus qu’au niveau national. C’est le taux de chômage le plus élevé de France métropolitaine, devant l'Occitanie et Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Les actifs en emploi des Hauts-de-France représentent 61 % de la population en âge de travailler Population de 15 à 64 ans par statut d'activité et chômeurs au sens du recensement de la population en 2020

(en %)
Les actifs en emploi des Hauts-de-France représentent 61 % de la population en âge de travailler ((en %))
Zonage Personnes en emploi Chômeurs au sens du recensement Retraités Élèves, étudiants et stagiaires non rémunérés Autres inactifs
Hauts-de-France 60,6 11,2 6,6 11,0 10,7
France* 65,0 9,5 6,2 10,6 8,8
  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte.
  • Définition :
  • Champ : personnes de 15 à 64 ans.
  • Source : Insee, recensement de la population exploitation principale.

Les actifs en emploi des Hauts-de-France représentent 61 % de la population en âge de travaillerPopulation de 15 à 64 ans par statut d'activité et chômeurs au sens du recensement de la population en 2020

  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte.
  • Définition :
  • Champ : personnes de 15 à 64 ans.
  • Source : Insee, recensement de la population exploitation principale.

Avertissement

Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d'une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.

Définitions

Le solde naturel est la différence entre le nombre de naissances et le nombre de décès enregistrés au cours d'une période.

On parle d'accroissement naturel ou d'excédent naturel lorsque le nombre de naissances est supérieur à celui des décès.

Le solde apparent des entrées sorties approche la différence entre le nombre de personnes entrées sur un territoire donné et le nombre de personnes qui en sont sorties, au cours de la période considérée. Il est obtenu par différence entre la variation totale de la population au cours de la période considérée et le solde naturel.

L'indicateur conjoncturel de fécondité, ou somme des naissances réduites, mesure le nombre d'enfants qu'aurait une femme tout au long de sa vie, si les taux de fécondité observés l'année considérée à chaque âge demeuraient inchangés.

Remarque :

Il ne faut pas perdre de vue que les taux utilisés dans le calcul sont ceux observés au cours d'une année donnée dans l'ensemble de la population féminine (composée de plusieurs générations) et ne représentent donc pas les taux d'une génération réelle de femmes. Il est probable qu'aucune génération réelle n'aura à chaque âge les taux observés. L'indicateur conjoncturel de fécondité sert donc uniquement à caractériser d'une façon synthétique la situation démographique au cours d'une année donnée, sans qu'on puisse en tirer des conclusions certaines sur l'avenir de la population.

L'indice de vieillissement de la population est le nombre de personnes âgées de 65 ans ou plus pour 100 personnes âgées de moins de 20 ans. Il permet de mesurer le degré de vieillissement de la population. Plus l'indice est élevé, plus le vieillissement est important.

Le niveau de vie est égal au revenu disponible du ménage divisé par le nombre d'unités de consommation (UC). Le niveau de vie est donc le même pour tous les individus d'un même ménage.

Le niveau de vie correspond à ce qu’Eurostat nomme « revenu disponible équivalent ».

Les unités de consommation sont généralement calculées selon l'échelle d'équivalence dite de l'OCDE modifiée qui attribue 1 UC au premier adulte du ménage, 0,5 UC aux autres personnes de 14 ans ou plus et 0,3 UC aux enfants de moins de 14 ans.

Si on ordonne une distribution, la médiane partage cette distribution en deux parties d’effectifs égaux.

Ainsi, pour une distribution de salaires, 50 % des salaires se situent sous la médiane et 50 % au-dessus.

Remarque :

De nombreuses grandeurs économiques sont limitées vers le bas et non vers le haut. Par exemple, le salaire horaire est limité vers le bas par le SMIC alors que certains salaires peuvent être très élevés. La moyenne est tirée vers le haut par les salaires élevés, même s'ils sont peu nombreux, et elle est pour cette raison généralement supérieure à la médiane.

Par ailleurs, l'incertitude qui affecte les valeurs extrêmes, en particulier les valeurs élevées, se reporte sur la moyenne mais n'affecte pas la médiane. Celle-ci est de ce point de vue un indicateur plus fiable.

Un individu (ou un ménage) est considéré comme pauvre lorsqu'il vit dans un ménage dont le niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté. En France et en Europe, le seuil est le plus souvent fixé à 60 % du niveau de vie médian.

L'Insee, comme Eurostat et les autres pays européens, mesure en effet la pauvreté monétaire de manière relative alors que d'autres pays (comme les États-Unis ou le Canada) ont une approche absolue.

Dans l'approche en termes relatifs, le seuil de pauvreté est déterminé par rapport à la distribution des niveaux de vie de l'ensemble de la population. Eurostat et les pays européens utilisent en général un seuil à 60 % de la médiane des niveaux de vie. La France privilégie également ce seuil, mais publie des taux de pauvreté selon d'autres seuils (40 %, 50 % ou 70 %), conformément aux recommandations du rapport du Cnis sur la mesure des inégalités.

Le produit intérieur brut aux prix du marché vise à mesurer la richesse créée par tous les agents, privés et publics, sur un territoire national pendant une période donnée. Agrégat clé de la comptabilité nationale, il repré­sente le résultat final de l’activité de production des unités productrices résidentes.

Le PIB aux prix du marché peut être mesuré de trois façons :

  • selon l’optique de la production, en faisant la somme des valeurs ajoutées de toutes les acti­vités de production de biens et de services et en y ajoutant les impôts moins les subventions sur les produits ;
  • selon l’optique des dépenses, en faisant la somme de toutes les dépenses finales (consacrées à la consommation ou à l’accroissement de la richesse) en y ajoutant les exportations moins les importations de biens et services ;
  • selon l’optique du revenu, en faisant la somme de tous les revenus obtenus dans le processus de production de biens et de services (revenus salariaux, excédent brut d’exploitation et revenu mixte) et en y ajou­tant les impôts sur la production et les importa­tions moins les subventions.

Le PIB par habitant est calculé en rapportant le PIB de la région à la population résidant dans la région. Les différences régionales de PIB par habitant peuvent s’éclairer en prenant en compte deux indicateurs, le PIB par emploi et le taux d’emploi. En effet : PIB/habitant = PIB/emploi * Taux d’emploi

Le taux d’emploi est défini comme le rapport du nombre d’emplois de la région rapporté à la population. Ce taux d’emploi dépend de plusieurs paramètres : le poids des jeunes et des retraités, le chômage et le taux d’activité féminin, le poids relatif des personnes résidentes allant travailler dans une autre région et des personnes venant travailler d’une autre région.

Le PIB par emploi est calculé en rapportant le PIB de la région à l’emploi régional défini par l’ensemble des actifs travaillant dans la région qu’ils y résident ou non. Cet indicateur est aussi appelé productivité apparente du travail.

Le niveau de diplôme fait référence au diplôme le plus élevé déclaré par l'individu. Les catégories de diplôme utilisées sont les suivantes :

  • aucun diplôme dont :
    • pas de scolarité ou scolarité achevée avant la fin de l'école primaire ;
    • scolarité suivie jusqu'à la fin de l'école primaire ou achevée avant la fin du collège ;
    • scolarité jusqu'à la fin du collège ou au-delà ;
  • certificat d'études primaires (CEP) ;
  • BEPC, brevet élémentaire, brevet des collèges, DNB ;
  • CAP, BEP ou diplôme de niveau équivalent ;
  • baccalauréat, brevet professionnel dont :
    • baccalauréat général ou technologique, brevet supérieur, capacité en droit, DAEU, ESEU ;
    • baccalauréat professionnel, brevet professionnel, de technicien ou d'enseignement, diplôme équivalent ;
  • BTS, DUT, Deug, Deust, diplôme de la santé ou du social de niveau bac+2, diplôme équivalent ;
  • licence, licence professionnelle, maîtrise, diplôme équivalent de niveau bac+3 ou bac+4 ;
  • Master, DEA, DESS, diplôme de grande école de niveau bac+5, doctorat de santé ;
  • Doctorat de recherche (hors santé).

La population active regroupe les personnes en emploi et les personnes au chômage.

Remarque :

La mesure de la population active diffère selon l'observation statistique qui en est faite. On peut actuellement distinguer trois approches principales : au sens du BIT, au sens du recensement de la population, au sens de la Comptabilité nationale.

Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).

On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...

Remarque :

Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.

Comment est répartie la population de la région ?
Comment est répartie la population de la région ?

Environ 6 millions d’habitants résident en Hauts-de-France au 1er janvier 2020, soit 9 % de la population de France métropolitaine. Avec 2,6 millions d’habitants, le Nord accueille 43 % de la population régionale, ce qui en fait le département le plus peuplé de France (le Pas-de-Calais est 8e). L’Aisne est le département le moins peuplé de la région. Un habitant sur cinq, soit 1,182 million de personnes, vit dans la Métropole européenne de Lille (MEL). Avec près d’un million d’habitants en cumulé, les aires d’attraction de Lens-Liévin, Douai, Valenciennes, Béthune et Auchel-Lillers, qui composent l’essentiel de l’ancien bassin minier, accentuent le poids démographique de l’ex Nord-Pas-de-Calais dans la région. L’aire d’attraction d’Amiens compte 354 000 habitants. Lille (236 000 habitants) est la commune plus peuplée de la région devant Amiens (134 000 habitants)  Région la plus dense de France métropolitaine après l’Île-de-France (189 habitants/km² contre 106 en France), les Hauts-de-France conservent cependant des espaces ruraux. Plus souvent situées dans l’Aisne et la Somme, ces communes, qui occupent 82 % du territoire, abritent 29 % de la population régionale. Par ailleurs, les métropoles de Lille et Amiens, à l’offre universitaire étoffée, attirent les jeunes. Les personnes âgées sont plus concentrées dans les zones touristiques, notamment le long du littoral entre Abbeville et Boulogne-sur-Mer.

Pour en savoir plus : Les Hauts-de-France conservent la 4ᵉ place des régions les plus peuplées.

Catégorisation des communes rurales et urbaines des Hauts-de-France

  • Source : Insee.
Qui sont les habitants de la région et comment vivent-ils ?
Qui sont les habitants de la région et comment vivent-ils ?

La région Hauts-de-France est avant tout une région jeune : un habitant sur cinq est âgé de 15 à 29 ans. L’espérance de vie est inférieure de deux ans à la moyenne métropolitaine. De plus, seul un habitant sur quatre de 15 ans ou plus non scolarisé est diplômé du supérieur (contre un sur trois en France hors Mayotte). Dans les Hauts-de-France, l’habitat se caractérise par une surreprésentation de logements individuels (72 % de maisons contre 63 % en France de province) et de logements sociaux (21 % contre 14 %). La mobilité résidentielle est plutôt faible pour les habitants de la région, notamment chez les jeunes adultes. Les déplacements domicile travail augmentent cependant, certains territoires à proximité de Lille et dans le sud de la région devenant de plus en plus résidentiels.
136 bassins de vie structurent le territoire régional. L’accès aux services et équipements de la vie courante constitue un élément important de la qualité de vie des habitants. Ceux des Hauts-de-France bénéficient du deuxième temps d’accès le plus court aux équipements et services. Les communes très peu denses sont en effet mieux loties que dans les autres régions de province, grâce à une bonne répartition des communes « pôles d’équipements » dans la région. Les bassins de vie urbains offrent la plus grande diversité d’équipements et de services, avec un temps d’accès réduit par rapport aux zones moins densément peuplées.

Pour en savoir plus : 136 bassins de vie structurent les Hauts-de-France.

Espérance de vie à la naissance selon le sexe

  • Lecture : en 2022, dans les Hauts-de-France, l’espérance de vie à la naissance est de 77,3 ans pour les hommes et de 83,6 ans pour les femmes.
  • Champ : France hors mayotte jusqu’en 2013 et y compris Mayotte à partir de 2014.
  • Source : Insee, statistiques de l’état civil.
Comment évolue la population de la région ?
Comment évolue la population de la région ?

Depuis quelques années, la population des Hauts-de-France diminue. Les Hauts-de-France sont la région métropolitaine la plus jeune de France après l’Île de France, cependant sous l’effet du vieillissement de la population et de la baisse de la fécondité, le solde naturel s’essouffle alors que le déficit migratoire persiste. En 2020, la région est désormais la quatrième la plus peuplée de France, alors qu’elle occupait encore le troisième rang en 2018. Mais dans le sud de la région, sous influence francilienne, la population augmente, notamment dans les aires d’attraction de Paris et Beauvais.
D’ici 2070, si les tendances démographiques se poursuivaient, la région perdrait environ 600 000 habitants soit 10 % de sa population. Tous les départements de la région perdraient des habitants. C’est dans l’Aisne et le Pas-de-Calais que le déclin démographique serait le plus marqué. Dans le département du Nord, très jeune, l’excédent naturel ne permettrait pas de compenser l’important déficit migratoire. Il resterait toutefois le département le plus peuplé de France. Dans l’Oise, qui bénéficie comme le Nord d’un excédent naturel, la baisse de la population ne s’amorcerait qu’à partir de 2030. Enfin, la Somme parviendrait à équilibrer son solde migratoire grâce à l’attractivité de son littoral tandis que le vieillissement de la population y serait plus prononcé qu’ailleurs dans la région. Le nombre de personnes âgées de 75 ans ou plus doublerait et dépasserait même celui des moins de 20 ans.

Pour en savoir plus : Population des Hauts-de-France : 600 000 personnes en moins à l’horizon 2070.

Croissance démographique annuelle moyenne par région entre 2018 et 2070, et contribution des soldes naturel et migratoire

Croissance démographique annuelle moyenne par région entre 2018 et 2070, et contribution des soldes naturel et migratoire - Lecture : entre 2018 et 2070, la population des Hauts-de-France diminuerait de 0,2 % en moyenne par an. Le solde naturel contribuerait à cette baisse à hauteur de – 0,03 % contre – 0,17 % pour le solde migratoire.
Code région Libellé de région Taux de croissance annuel moyen entre 2018 et 2070 (en %) Contribution du solde naturel (en %) Contribution du solde migratoire (en %)
11 Île-de-France 0,04 0,49 -0,48
24 Centre-Val de Loire -0,13 -0,28 0,15
27 Bourgogne-Franche-Comté -0,29 -0,42 0,13
28 Normandie -0,29 -0,35 0,06
32 Hauts-de-France -0,20 -0,03 -0,17
44 Grand Est -0,28 -0,3 0,04
52 Pays de la Loire 0,21 -0,12 0,33
53 Bretagne 0,16 -0,38 0,54
75 Nouvelle-Aquitaine 0,13 -0,48 0,61
76 Occitanie 0,25 -0,29 0,54
84 Auvergne-Rhône-Alpes 0,15 -0,03 0,18
93 Provence-Alpes-Côte d'Azur 0,05 -0,25 0,3
94 Corse 0,18 -0,54 0,72
  • Lecture : entre 2018 et 2070, la population des Hauts-de-France diminuerait de 0,2 % en moyenne par an. Le solde naturel contribuerait à cette baisse à hauteur de – 0,03 % contre – 0,17 % pour le solde migratoire.
  • Source : Insee, Omphale 2022, scénario central.

Croissance démographique annuelle moyenne par région entre 2018 et 2070, et contribution des soldes naturel et migratoire

  • Lecture : entre 2018 et 2070, la population des Hauts-de-France diminuerait de 0,2 % en moyenne par an. Le solde naturel contribuerait à cette baisse à hauteur de – 0,03 % contre – 0,17 % pour le solde migratoire.
  • Source : Insee, Omphale 2022, scénario central.
Quelles disparités économiques et sociales existent dans la région ?
Quelles disparités économiques et sociales existent dans la région ?

Dans les Hauts-de-France, un habitant sur six vit sous le seuil de pauvreté. Après la Corse, la région a le taux de pauvreté le plus élevé de France métropolitaine. Les familles monoparentales et les ménages jeunes sont les plus concernés. Dans l’Avesnois, le Nord de l’Aisne et le bassin minier, la pauvreté est très présente, touchant parfois plus d’un habitant sur quatre. Au contraire, le sud de la région, qui bénéficie de la proximité de la région parisienne, est relativement épargné avec moins d’une personne sur dix en situation de pauvreté. Seule exception, la commune de Creil où le taux de pauvreté est l’un des plus élevés de la région (38 %). Même si la pauvreté touche de nombreuses personnes dans la région, son intensité est moins forte qu’ailleurs. Autrement dit, les habitants en situation de pauvreté sont moins éloignés du seuil de pauvreté que dans la plupart des autres régions. Les mécanismes de redistribution, via notamment le versement de prestations sociales, contribuent à réduire la pauvreté monétaire et donc son intensité. En 2020, la part d’allocataires d’un minima social au sein de la population des 15 à 64 ans dans les Hauts-de-France est la plus élevée de France métropolitaine. De fait, les prestations sociales constituent 43,0 % du revenu disponible des ménages de la région sous le seuil de pauvreté, une part cinq fois plus importante que pour l’ensemble des ménages (8,2 %).

Pour en savoir plus : Une pauvreté très élevée, mais moins intense.

Répartition des ménages en situation de pauvreté par type de profil de pauvreté

(en %)
Répartition des ménages en situation de pauvreté par type de profil de pauvreté ((en %))
Type de ménages Hauts-de-France France métropolitaine
Retraités 26,2 27,3
Locataires du parc social non insérés 23,2 17,2
Insérés sur le marché du travail 17,4 18,7
Locataires du parc privé non insérés 14,1 16,8
Non insérés de moins de 30 ans 11,7 10,6
Propriétaires non insérés 7,6 9,5
  • Champ : ménages fiscaux dont le revenu disponible est positif ou nul.
  • Sources : Insee-DGFiP-Cnaf-Cnav-CCMSA, Fichier localisé social et fiscal (Filosofi) 2020.

Répartition des ménages en situation de pauvreté par type de profil de pauvreté

  • Champ : ménages fiscaux dont le revenu disponible est positif ou nul.
  • Sources : Insee-DGFiP-Cnaf-Cnav-CCMSA, Fichier localisé social et fiscal (Filosofi) 2020.
Quelles sont les spécificités économiques de la région ?
Quelles sont les spécificités économiques de la région ?

En 2021, le produit intérieur brut (PIB) des Hauts-de-France s’élève à 174 milliards d’euros. La région, où réside 9,% de la population, produit ainsi 7 % de la richesse créée en France métropolitaine et rassemble 8,1 % des emplois. Le PIB par habitant reste faible, en raison d’un volume d’emplois offerts plus limité qu’ailleurs. Les Hauts-de-France se caractérisent par une surreprésentation des emplois salariés dans les grandes entreprises. Si les sièges de grands groupes contrôlent de nombreux emplois en dehors de la région, notamment dans le commerce, les emplois de la région sont aussi très dépendants des centres de décisions extérieurs. Malgré huit pôles de compétitivité, la région consacre une faible part de la richesse créée à la recherche et au développement (deux fois moindre qu’en moyenne nationale). Du fait de son histoire, l’industrie, bien qu’en recul, conserve dans certains territoires un poids important dans le tissu productif. Cette spécificité tend cependant à s’estomper, cédant la place à une économie de plus en plus tertiaire.

Pour en savoir plus : La région en queue de peloton pour la richesse par habitant.

Evolution annuelle du PIB de 2000 à 2021 (indice base 100 en 2008)

  • Lecture : le PIB des Hauts-de-France représente en 2021, 103 % de son niveau de 2008.
  • Source : Insee, Comptes régionaux base 2014, données provisoires pour les années 2020 et 2021.
Quelles émissions de gaz à effet de serre pour les déplacements domicile-travail dans la région ?
Quelles émissions de gaz à effet de serre pour les déplacements domicile-travail dans la région ?

En 2019, pour leurs trajets domicile-travail, les actifs des Hauts-de-France émettent en moyenne 833 kg de gaz à effet de serre (GES) en équivalent CO2(CO2e) par an, soit 7 % de plus qu’en France de province. Ils parcourent en moyenne de plus longues distances (129 km par semaine contre 114 km en province). Les modes de transport des actifs se répartissent de la même façon dans la région et en France de province. Pour se rendre au travail, 83 % des actifs utilisent à titre principal un véhicule routier motorisé (voiture ou moto), contre 84 % en province. Ils sont responsables de 99 % des émissions induites par les déplacements domicile-travail de la région. 9 % des actifs de la région utilisent les transports en commun, peu émetteurs de GES (8 % en province). Enfin, comme en province, seuls 8 % utilisent des modes de déplacements doux (marche, vélo, trottinette… avec ou sans assistance électrique), non émetteurs de GES. Dans les Hauts-de-France, les transports en commun sont utilisés plus fréquemment pour les longs trajets. Ainsi, rapportées au nombre de km parcourus, les émissions sont les plus faibles de province (124 g/km contre 131 g/km). Les habitants des pôles émettent deux fois moins de CO2e que ceux vivant dans les couronnes ou au-delà. En effet, ils parcourent des distances en moyenne plus courtes et se déplacent plus souvent à pied, à vélo ou en transports en commun.

Pour en savoir plus : Dans les Hauts-de-France, des déplacements domicile-travail plus émetteurs de CO₂.

Émissions annuelles moyennes en kg de CO₂e lors des déplacements domicile-travail par actif se déplaçant en 2019, selon leur commune de résidence

  • * : pôles principaux ou secondaires des AAV.
  • Champ : actifs en emploi qui se déplacent pour aller travailler, dont la distance domicile-travail est de moins de 10 km pour les piétons, moins de 30 km pour les vélos et moins de 100 km pour les autres modes de transport, selon leur commune de résidence.
  • Sources : Insee, recensement de la population 2019, exploitation complémentaire ; Sdes-Insee, enquête Mobilité des personnes 2018–2019 (EMP) ; distancier Metric-OSRM, © les contributeurs d’OpenStreetMap et du projet OSRM.

Les principales sources pour analyser les territoires

(*) En raison du report de l’enquête annuelle 2021 lié à la situation sanitaire de la Covid-19, les résultats du millésime 2019 du recensement doivent exceptionnellement être comparés avec ceux de millésimes antérieurs distants d’au moins 6 ans (au lieu de 5 ans habituellement).

Les Zonage pour les études territoriales

Les Zonage d’études s’appuient sur des méthodologies harmonisées au niveau européen, facilitant ainsi les comparaisons.

L'Insee présent dans les territoires

Les directions régionales de l’Insee réalisent des études pour éclairer les enjeux et spécificités locales. Souvent menées en partenariat avec les acteurs publics locaux, ces études sont diffusées sur insee.fr. Par ailleurs, l’Insee accompagne les acteurs locaux pour qu’ils puissent utiliser et interpréter les données.