Insee Conjoncture GuadeloupeBilan économique 2019 - Guadeloupe

Une dynamique économique encore positive

En 2019,en Guadeloupe, la dynamique économique continue sur sa trajectoire positive. Parmi les signes positifs, l’investissement des entreprises se maintient à un niveau élevé et la création d’emplois salariés augmente dans la majorité des secteurs d’activité. Le tertiaire marchand génère à lui seul deux tiers des emplois supplémentaires de la région. Parallèlement, la baisse de la demande d’emploi s’est poursuivie en 2019 (– 6,4 %). L’activité touristique se maintient avec 2,5 millions de passagers à l’aéroport Pôle Caraïbes même sila fréquentation hôtelière marque le pas. Pour autant, et malgréun niveau d’inflation modéré, la consommation des ménages s’essouffle.

Insee Conjoncture Guadeloupe
No 09
Paru le : Paru le 18/06/2020
Nora Eliot (Insee)
Insee Conjoncture Guadeloupe  No 09 - Juin 2020

Ce bilan économique fait partie des 17 bilans économiques régionaux 2019 publiés par l'Insee.
Retrouvez les bilans des autres régions ici.

Cette année, la situation exceptionnelle de la pandémie dans les premiers mois de 2020 introduit une rupture avec la dynamique de 2019 et remet en question les éventuelles prévisions réalisées précédemment. Ainsi, ces bilans rendent également compte de la crise, uniquement sur la période de confinement.

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Chômage et politiques de l’emploi - La demande d'emploi en Guadeloupe : la plus forte baisse de FranceBilan économique 2019

Nora Eliot (Insee)

En 2019, avec une baisse de 6,4 % sur un an, la Guadeloupe connaît la plus forte diminution de France du nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en catégories A, B, C. La Guyane suit à – 5,7 % alors que la France est à – 3,0 %. Cette baisse est principalement portée par les personnes sans emploi inscrites à Pôle emploi et tenues de faire des actes positifs de recherche d’emploi (catégorie A) et profite en partie à ceux âgés de 25 à 49 ans. Dans le même temps, le chômage de longue durée est en repli et bénéficie dans une moindre mesure aux seniors. En outre, le nombre d’entrées en apprentissage est en plein essor.

Insee Conjoncture Guadeloupe

No 09

Paru le : 18/06/2020

En Guadeloupe, la population active au sens du Bureau International du Travail (BIT) est estimée à 150 600 individus pour 309 600 personnes de 15 ans ou plus. Elle regroupe 119 700 actifs ayant un emploi et 30 900 personnes au chômage. Comme pour les autres territoires ultramarins, le chômage est structurellement élevé en Guadeloupe (21 %), où il est 2,6 fois plus élevé qu'en France métropolitaine.

Le nombre de demandeurs d’emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, soit l’ensemble des trois catégories A, B et C, diminue de 6,4 % en 2019, après une baisse de 1,3 % en 2018.

La demande d’emploi diminue également en Guyane et en Martinique (respectivement – 5,7 % et –5,3 %) en catégories A, B, C sur un an. Cette baisse s'observe dans une moindre mesure en France (– 3,0 % toutes catégories confondues).

En Guadeloupe, cette forte décroissance s'explique par un fort recul des demandeurs d'emploi en catégorie A âgés de 25 à 49 ans (– 11,2 %) et par une diminution de 1,1 % du nombre moyen d'entrées en catégories A, B, C et une augmentation de 15,8 % sur un an du nombre moyen de sorties.

Une baisse de la demande d'emploi des 25-49 ans en catégorie A

En 2019, 50 840 demandeurs d’emploi n'ayant pas travaillé dans le mois (catégorie A) sont inscrits à Pôle emploi en Guadeloupe, soit 4 210 de moins en un an (-7,6%). Le repli est moins prononcé au niveau national (– 3,3 %). Toutes les tranches d’âge profitent de cette diminution. Mais c’est pour les âges intermédiaires (25-49 ans) que la baisse de la demande d'emploi en catégorie A est la plus conséquente (– 11,2 % en 2019 après – 4,3 % en 2018). Le nombre de jeunes demandeurs d’emploi (moins de 25 ans) diminue de nouveau en 2019 (– 4,5 % en 2019 après – 12,6 % en 2018), celui des seniors (50 ans ou plus) est également en recul (– 2,6 % en 2019 après + 3,7 % en 2018).

En 2019, la baisse de la demande d’emploi, toutes catégories confondues, concerne aussi bien les femmes que les hommes, même si la situation est plus favorable pour ces derniers (– 7,2 %, – 5,7 % pour les femmes). L’écart entre les hommes et les femmes se réduit chez les demandeurs de catégorie A : le nombre de demandeuses d’emploi y recule de 7,2 %, contre 8,3 % pour les hommes.

Une forte diminution des demandeurs d’emploi de longue durée

Les demandeurs d’emploi de longue durée pour les catégories A, B, C inscrits depuis plus d’un an à Pôle emploi, représentent 35 800 personnes en Guadeloupe en 2019, soit 58,8 % de l’ensemble des demandeurs d’emploi. Leur nombre diminue de 7,0 % en 2019 alors qu'il était en augmentation de 2 % en 2018. La baisse est moins marquée en 2019 pour les 24 710 demandeurs d’emploi de très longue durée inscrits depuis plus de deux ans à Pôle emploi (- 4,2 %).

Les apprentis signent leur grand retour

Dès 2019, les entreprises ont été nombreuses à adhérer au dispositif en signant 1 836 contrats de travail en alternance, soit près d’un tiers de plus qu’en 2018. Mais également 1 114 contrats d’apprentissage, soit 56 % de plus qu’en 2018. Parallèlement, le nombre de bénéficiaires d’un contrat de professionnalisation (722), augmente également de 5,2 %.

Le nombre de contrats d’insertion par l'activité économique progresse également de 10 % sur un an passant de 1 051 contrats en 2018 à 1 154 en 2019. Le nombre d’embauches de contrats initiative emploi (CUI-CIE) a fortement augmenté, 391 recrutements, contre 271 entrées l'année précédente. A l'inverse, le nombre de bénéficiaires du Parcours Emploi Compétence (PEC) est en recul de 34,7 %.

Le Parcours contractualisé d’accompagnement vers l’emploi et l’autonomie (PACEA) est le cadre contractuel de l’accompagnement des jeunes de moins de 26 ans par les missions locales. En 2019, le nombre d’entrées dans ce parcours s’établit à 2 313 contre 3 176 en 2018 soit une baisse de 27,4 %. La garantie jeune connaît un fort engouement. 704 jeunes de moins de 25 ans se sont orientés vers ce type de contrat, soit une progression de 71,7 % par rapport à 2018.

Figure 1Chiffres clésTaux de chômage par région selon le sexe (en %)

Chiffres clés
Guadeloupe Guyane Martinique
Ensemble 21 20 15
Hommes 19 20 17
Femmes 22 20 13
  • Champ : personnes actives de 15 ans ou plus, vivant en Martinique, en Guyane routière (restreint aux communes accessibles par la route à l'exclusion des communes d'Awala-Yalimapo, d'Iracoubo et de Régina) et en en Guadeloupe.
  • Source : Insee, Enquête Emploi en Continu 2019.

Figure 2150 600 Guadeloupéens sont actifs en 2019Population selon le statut d'activité

150 600 Guadeloupéens sont actifs en 2019 - Lecture : En Guadeloupe, en 2019, la population active âgée de 15 ans ou plus s’établit à 150 600 personnes dont 147 900 individus âgés de 15 à 64 ans. Chez les 15-64 ans, 63 % sont actifs, 50 % sont en emploi et 13 % sont au chômage.
Statut d’activité 15 ans ou plus 15-64 ans
Effectifs Effectifs (en %)
Actifs 150 600 147 900 63
Ayant un emploi 119 700 117 100 50
Chômeurs 30 900 30 800 13
Inactifs 159 000 87 600 37
Total 309 600 235 500 100
  • Lecture : En Guadeloupe, en 2019, la population active âgée de 15 ans ou plus s’établit à 150 600 personnes dont 147 900 individus âgés de 15 à 64 ans. Chez les 15-64 ans, 63 % sont actifs, 50 % sont en emploi et 13 % sont au chômage.
  • Champ : population des ménages, personnes vivant en Guadeloupe.
  • Source : Insee, Enquête Emploi en Continu 2019.

Figure 3Regain de l’apprentissage en 2019Entrées dans les dispositifs de contrats aidés, d'alternance et d'accompagnement des jeunes - Guadeloupe

Regain de l’apprentissage en 2019
  2018 2019 Évolution 2019/2018 (en %)
Aides à l'emploi ¹ 3 644 3 982 9,3
- Contrats aidés 2 243 2 146 -4,3
Parcours emploi compétences (PEC) et contrats d'accompagnement dans l'emploi (CUI-CAE) 921 601 -34,7
Contrat initiative emploi (CUI-CIE) 271 391 44,3
Insertion par l'activité économique (IAE) 1 051 1 154 9,8
- Contrats en alternance 1 401 1 836 31,0
Apprentissage 715 1 114 55,8
Contrat de professionnalisation 686 722 5,2
Accompagnement des jeunes 3 187 2 313 -27,4
Parcours contractualisé d'accompagnement vers l'emploi et l'autonomie (PACEA) 3 187 2 313 -27,4
dont Garantie jeunes 410 704 71,7
  • ¹ : extraction à fin avril 2020.
  • Notes : les entrées comprennent les conventions initiales et les reconductions de contrats.
  • Sources : ASP ; I-Milo ; chambres consulaires ; Dares.

Figure 4Embellie chez les demandeurs d’emploi de 25 à 49 ans en 2019Demandeurs d'emploi en fin de mois

Embellie chez les demandeurs d’emploi de 25 à 49 ans en 2019
Demandeurs d'emploi au quatrième trimestre 2019 Évolution 2019/2018 ¹
Catégories A, B, C Catégorie A Catégories A, B, C (en % de l'ensemble) Catégorie A (en % de l'ensemble) Catégories A, B, C (%) Catégorie A (%)
Hommes 25 390 21 950 41,7 43,2 -7,2 -8,3
Femmes 35 450 28 890 58,3 56,8 -5,7 -7,2
Moins de 25 ans 6 200 5 340 10,2 10,5 -6,2 -4,5
Entre 25 à 49 ans 33 650 27 390 55,3 53,9 -9,2 -11,2
50 ans ou plus 20 980 18 110 34,5 35,6 -1,5 -2,6
Inscrits depuis un an ou plus 35 800 nd 58,8 nd -7,0 nd
dont inscrits depuis plus de 2 ans 24 710 nd 40,6 nd -4,2 nd
Guadeloupe 60 840 50 840 100,0 100,0 -6,4 -7,6
France entière 5 746 400 3 551 300 100,0 100,0 -3,0 -3,3
  • nd : données non disponibles.
  • ¹ : évolution de l'indicateur entre le quatrième trimestre 2018 et le quatrième trimestre 2019.
  • Note : données CVS-CJO.
  • Avertissement : le nombre de demandeurs d'emploi au quatrième trimestre est une moyenne des stocks de demandeurs d'emploi à la fin des mois d'octobre, novembre et décembre afin de mieux dégager les évolutions tendancielles.
  • Source : Pôle emploi-Dares, STMT.

Enacdré - Chômeurs au sens du BIT et demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi : deux concepts distincts

La mesure du chômage est extrêmement sensible aux critères retenus. La définition la plus couramment utilisée est celle « au sens du BIT » qui permet d’effectuer des comparaisons internationales. Un chômeur au sens du BIT est une personne de 15 ans ou plus qui n’a pas travaillé au moins une heure pendant une semaine de référence, est disponible pour prendre un emploi dans les 15 jours et a recherché activement un emploi dans le mois précédent ou en a trouvé un qui commence dans les trois mois.

Une autre mesure du chômage est produite tous les mois par le ministère du Travail et Pôle emploi. Il s’agit du nombre de demandeurs d’emploi en fin de mois inscrits à Pôle emploi. Parmi les inscrits à Pôle emploi, on distingue 5 catégories, de A à E. La catégorie A correspond aux demandeurs d’emploi tenus d’effectuer des actes positifs de recherche d’emploi et sans emploi au cours du mois.

Les critères définissant les chômeurs au sens du BIT et les demandeurs d’emploi en catégorie A semblent, a priori, proches. Toutefois, les deux populations ne se recouvrent pas totalement. Certains chômeurs au sens du BIT ne se déclarent pas comme étant inscrits à Pôle emploi et inversement.

Avertissement

Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d'une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.

Pour comprendre

Depuis la modification des statistiques du marché du travail en 2018, les données des demandeurs d'emploi en fin de mois sont désormais présentées en moyenne trimestrielle. De plus, les données CVS – CJO (correction des variations saisonnières - correction des jours ouvrables) sont désormais prises en compte, au lieu des données brutes.

Définitions


Emploi d'Avenir / EAV : L'emploi d'avenir (EAV) est un contrat d'aide à l'insertion destiné aux jeunes particulièrement éloignés de l'emploi, en raison de leur défaut de formation ou de leur origine géographique. Il comporte des engagements réciproques entre le jeune, l'employeur et les pouvoirs publics, susceptibles de permettre une insertion durable du jeune dans la vie professionnelle. À partir de 2018, seules les reconductions d’anciens emplois d’avenir sont autorisées.


Parcours contractualisé d’accompagnement vers l’emploi et l’autonomie (PACEA) : Créé en août 2016, le PACEA est le nouveau cadre contractuel de l’accompagnement des jeunes par les missions locales. Il concerne tous les jeunes de 16 à 25 ans révolus.
Le PACEA est constitué de phases d’accompagnement successives qui peuvent s’enchaîner pour une durée maximale de 24 mois consécutifs.
En fonction de la situation et des besoins de l’intéressé, le bénéfice d’une allocation peut être accordé à un jeune intégrant un PACEA. Elle est destinée à soutenir ponctuellement la démarche d’insertion du jeune vers et dans l’emploi et l’autonomie. Le montant mensuel de l’allocation ne peut pas excéder le montant mensuel du revenu de solidarité active (RSA) hors forfait logement. Au 1ᵉʳ avril 2018, cela correspond à un montant de 484,82 €.


Parcours emploi compétences (PEC) : Depuis janvier 2018, les contrats aidés sont transformés en parcours emploi compétences. Ceux-ci sont destinés aux publics les plus éloignés du marché du travail.
La mise en œuvre des parcours emploi compétences repose sur le triptyque emploi-formation-accompagnement : un emploi permettant de développer des compétences transférables, un accès facilité à la formation et un accompagnement tout au long du parcours tant par l’employeur que par le service public de l’emploi, avec pour objectif l’inclusion durable dans l’emploi des personnes les plus éloignées du marché du travail.
Le parcours emploi compétences est prescrit dans le cadre de CUI-CAE dans le secteur non marchand, et dans le cadre de CUI-CIE dans les DOM ou par les conseils départementaux sous certaines conditions (voir définition du CUI).
L’objectif de durée d’un parcours est de 12 mois et les conventions initiales ne peuvent être inférieures à 9 mois.
Dans le cadre du parcours emploi compétences, le montant de l’aide accordée aux employeurs, exprimé en pourcentage du Smic brut, pourra être modulé entre 30 % et 60 %, dans la limite des enveloppes financières. Le taux de prise en charge est fixé par arrêté du préfet de région.


Catégories de demandes d'emploi établies par arrêté :

la publication des effectifs de demandeurs d'emploi inscrits se fait selon les catégories statistiques suivantes :

  • catégorie A : demandeurs d'emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi, sans emploi ;
  • catégorie B : demandeurs d'emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi, ayant exercé une activité réduite courte (i.e. de 78 heures ou moins au cours du mois) ;
  • catégorie C : demandeurs d'emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi, ayant exercé une activité réduite longue (i.e. plus de 78 heures au cours du mois) ;
  • catégorie D : demandeurs d'emploi non tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi (en raison d'un stage, d'une formation, d'une maladie…), y compris les demandeurs d'emploi en convention de reclassement personnalisé (CRP), en contrat de transition professionnelle (CTP), sans emploi et en contrat de sécurisation professionnelle ;
  • catégorie E : demandeurs d'emploi non tenus de faire de actes positifs de recherche d'emploi, en emploi (par exemple : bénéficiaires de contrats aidés).

Jusqu'en 1995, il existait cinq catégories de demandes ou de demandeurs d'emploi.

Les demandeurs d'emploi étaient regroupés en fonction du type d'emploi recherché et non pas en fonction du type d'emploi occupé.

La catégorie 1 enregistrait les personnes immédiatement disponibles, à la recherche d'un emploi sous contrat à durée indéterminée (CDI), à temps plein.

La catégorie 2 enregistrait les personnes immédiatement disponibles, à la recherche d'un emploi sous contrat à durée indéterminée (CDI), à temps partiel.

La catégorie 3 enregistrait les personnes immédiatement disponibles, à la recherche d'un emploi à durée limitée (CDD, mission d'intérim, vacation).

La catégorie 4 enregistrait les personnes sans emploi et à la recherche d'un emploi mais non immédiatement disponibles (en formation, en arrêt maladie, en congé de maternité).

La catégorie 5 enregistrait les personnes pourvues d'un emploi mais à la recherche d'un autre emploi, donc non immédiatement disponibles.

De 1995 à fin 2008, les personnes ayant exercé une activité réduite ou occasionnelle de 78 heures ou plus dans le mois précédent étaient exclues des catégories 1, 2 et 3 pour former les catégories 6, 7 et 8. Il existait alors huit catégories.


Chômage partiel :

lorsqu'une entreprise réduit son activité au-dessous de l'horaire légal ou arrête momentanément tout ou partie de son activité et qu'elle n'entend pas rompre les contrats de travail qui la lient à ses salariés, elle peut avoir recours au chômage partiel.

Le système d'indemnisation du chômage partiel permet de gérer une baisse d'activité ponctuelle, limitée dans le temps et ayant pour cadre l'année civile.

Remarque :

Le dispositif du chômage partiel a pour but d'éviter des licenciements : il permet à une entreprise qui subit une perte d'activité de nature économique, technique ou naturelle, de réduire temporairement les horaires de ses effectifs.

Lorsque le chômage partiel se prolonge au-delà de 6 semaines, les salariés dont le contrat de travail est suspendu sont considérés comme étant à la recherche d'un emploi et peuvent être admis au bénéfice de l'allocation d'aide de retour à l'emploi versée par Pôle Emploi ; on parle alors de « chômage partiel total ».

En 2008, afin de tenir compte de la dégradation de la conjoncture économique, l'instruction DGEPF n° 2008/19 du 25 novembre 2008 précise les conditions d'une application dynamique du chômage partiel, qu'il s'agisse, par exemple, de répondre favorablement aux demandes des entreprises en redressement judiciaire, dans la perspective de leur reprise, aux demandes des entreprises de sous-traitance affectées par les difficultés de leurs donneurs d'ordres, ou encore, d'assouplir l'interprétation du caractère temporaire du chômage partiel.

L'instruction rappelle également les autres dispositifs auxquels peuvent recourir les entreprises avant de solliciter l'État pour bénéficier du chômage partiel : aménagement du temps de travail dans le cadre fixé par la loi du 20 août 2008, formation des salariés...


Contrat d'apprentissage :

le Contrat d'apprentissage est un contrat de travail conclu entre un employeur et un jeune de 16 à 25 ans ayant satisfait à l'obligation scolaire, des dérogations étant possibles.

La durée du contrat d'apprentissage peut varier de un à trois ans en fonction du type de profession et de la qualification préparée. L’apprenti perçoit un salaire calculé selon son âge et son ancienneté dans le dispositif. La conclusion d'un contrat d’apprentissage ouvre droit à des aides de l'État pour l’employeur.


Contrat d'insertion dans la vie sociale / CIVIS :

le contrat d'insertion dans la vie sociale (CIVIS), dans son volet « accompagnement vers l'emploi » a été mis en œuvre en 2005. Il s'adresse aux jeunes de 16 à 25 ans faiblement qualifiés et rencontrant des difficultés particulières d'insertion professionnelle. Il a pour objectif d'organiser les actions nécessaires à la réalisation de leur projet d'insertion dans un emploi durable. Ce contrat est conclu avec les missions locales ou les permanences d'accueil, d'information et d'orientation (PAIO). Sa durée est d'un an renouvelable. Les titulaires d'un CIVIS âgés d'au moins 18 ans peuvent bénéficier d'un soutien de l'État sous la forme d'une allocation versée pendant les périodes durant lesquelles ils ne perçoivent ni une rémunération au titre d'un emploi ou d'un stage, ni une autre allocation.

Remarque :

Le CIVIS n'est pas un contrat de travail. Il a pour principe la mobilisation de mesures dont dispose le service public de l'emploi (parmi lesquelles les emplois aidés) dans une logique de parcours.


Contrat de professionnalisation :

le Contrat de professionnalisation est un contrat de travail destiné à permettre aux jeunes de 16 à 25 ans, aux demandeurs d’emploi et aux bénéficiaires de certaines allocations ou contrats, d’acquérir une qualification professionnelle ou de compléter leur formation initiale au moyen d’une formation en alternance.

Le contrat de professionnalisation peut être un contrat à durée déterminée ou indéterminée. Il permet aux jeunes de 16-25 ans, aux demandeurs d’emploi de 26 ans ou plus ainsi qu’aux bénéficiaires du Revenu de Solidarité Active, de l'Allocation Spécifique de Solidarité, de l'Allocation Adulte Handicapé et d'un Contrat Unique d'Insertion, d’acquérir une qualification professionnelle en relation avec les besoins identifiés par les branches professionnelles par le biais d’une formation en alternance.

Cette qualification professionnelle obtenue peut être un diplôme, un titre ou une qualification reconnue.

Depuis 2004, le contrat de professionnalisation s’est substitué aux contrats de qualification, d’adaptation et d’orientation.

Remarque :

Le contrat de professionnalisation a été créé par la loi du 4 mai 2004 relative à la formation professionnelle. Il succède aux contrats de qualification, contrats d'adaptation et contrats d'orientation.

Le contrat de professionnalisation a été créé par la loi du 4 mai 2004 relative à la formation professionnelle.


Contrat unique d'insertion / CUI :

crée par la loi n°2008-1249 du 1er décembre 2008 généralisant le revenu minimum de solidarité active et réformant les politiques d'insertion, le contrat unique d'insertion (CUI) est entré en vigueur au 1er janvier 2010 (dans les départements d'Outre-Mer entrée en vigueur prévue pour le 1er janvier 2011).

A compter du 1er janvier 2010 et suite à la mise en place de ce nouveau contrat, il n'est plus possible de conclure des contrats d'avenir et des contrats d'insertion - revenu minimum d'activité (CI-RMA).

Dans les départements d'Outre-Mer, la mise en œuvre du Contrat Unique d'Insertion (CUI) étant prévue au 1er janvier 2011, la conclusion de CIRMA et de contrats d'avenir reste possible jusqu'au 31 décembre 2010.

Le contrat unique d'insertion qui a pour objet de faciliter l'insertion professionnelle des personnes sans emploi rencontrant des difficultés sociales et professionnelles d'accès à l'emploi, se décline sous deux formes :

  • le CUI- Contrat Initiative Emploi (CUI-CIE), s'adresse aux employeurs du secteur marchand et ouvre droit à une aide financière sans exonération spécifique de cotisations sociales ;
  • le CUI- Contrat d'Accompagnement dans l'emploi (CUI-CAE), s'adresse aux employeurs du secteur non marchand et ouvre droit à une aide financière et à une exonération spécifique de cotisations sociales.
Remarque :

Le CUI succède aux Contrat d'accompagnement dans l'emploi (CAE) dans le non-marchand et aux Contrat initiative emploi (CIE) dans le marchand.


Demandeurs d'emploi de longue durée / DELD :

les demandeurs d'emploi de longue durée (DELD) sont ceux inscrits en catégories A, B, C, depuis un an ou plus.


Demandeurs d'emploi en fin de mois / DEFM / Demandes d'emploi en fin de mois :

les demandeurs d'emploi en fin de mois (DEFM) sont les personnes inscrites à Pôle Emploi et ayant une demande en cours au dernier jour du mois.


Population active (au sens du Bureau International du Travail (BIT)) / Actifs (au sens du Bureau International du Travail (BIT)), personnes actives (au sens du Bureau International du Travail (BIT)) :

la population active au sens du Bureau International du Travail (BIT) comprend les personnes en emploi au sens du BIT et les chômeurs au sens du BIT.

Remarque :

Définition internationale, adoptée en 1982 par une résolution du Bureau international du travail (BIT).


Taux de chômage :

le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).

On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...

Remarque :

Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.


Taux de chômage (BIT) :

rapport entre le nombre de chômeurs au sens du Bureau international du travail (BIT) et le nombre d’actifs au sens du BIT.

Définitions