Economie et Statistique n°363-364-365 - Les entreprises sur les marchés mondiaux

Marché du travail - Attractivité - Endettement et rentabilité - Ouverture à l'Est et au Sud

Economie et Statistique
Paru le : 01/11/2003
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Mondialisation des grands groupes : de nouveaux indicateurs

François Benaroya et Édouard Bourcieu (un commentaire de Marie-Laure Cheval - Localisation des entreprises et structuration de l'espace géographique et économique)

L'économie mondiale, à en juger par l'évolution des échanges ou des investissements internationaux, paraît n'avoir jamais été aussi intégrée qu'aujourd'hui. Les plus grandes firmes multinationales, acteurs majeurs de la mondialisation, semblent avoir atteint une véritable couverture planétaire. La mondialisation est cependant définie de façon hésitante, et de ce fait, quasiment jamais correctement évaluée ou mesurée. Pour les entreprises, et en particulier les plus grands groupes multinationaux, des indicateurs de mondialisation ou de transnationalité existent déjà, comme par exemple la part des actifs ou des effectifs à l'étranger, mais ces indicateurs usuels ne reflètent pas la complexité des modes d'internationalisation des firmes, notamment leurs stratégies régionales. Une perspective nouvelle en est donnée ici en exploitant les données d'une base de Dun et Bradstreet détaillant les 83 000 filiales des 750 plus grands groupes mondiaux pour l'année 1998, et en lui appliquant une série de mesures de concentration (indices dits de Herfindahl ou Herfindahl-Hirschman), correspondant à chaque fois à une définition précise de la mondialisation. À partir de cette base, une série de mesures essaient d'évaluer le degré de mondialisation de ces entreprises, et le comparer aux deux références possibles, temporelle (dans quelle mesure les firmes sont-elles aujourd'hui plus mondialisées qu'il y a quelques années ?) et spatiale (les firmes se comportent-elles comme dans un monde qui serait sans frontières ?).

Economie et Statistique
No 363-364-365
Paru le : 01/11/2003