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Insee Conjoncture Occitanie · Juin 2022 · n° 32
Insee Conjoncture OccitanieBilan économique 2021 - OccitanieL’économie régionale redresse sa trajectoire

Après la chute d’activité historique du printemps 2020, l’impact économique de la pandémie de Covid-19 s’atténue progressivement. En 2021, le PIB progresse de 6,8 % en France par rapport à 2020. L’activité économique se redresse de façon plus marquée en Occitanie. Cela se traduit par une nette reprise de l’emploi salarié qui augmente de 3,4 % sur un an. Ce rebond permet aux secteurs des services et de la construction de dépasser nettement leur niveau d’emploi de fin 2019. En revanche, l’emploi industriel reste en retrait par rapport à l’avant-crise, en particulier dans la filière aéronautique. Malgré la reprise, l’économie régionale reste ainsi marquée fin 2021 par les conséquences de la crise. En particulier, le département de la Haute-Garonne, très dynamique avant-crise, retrouve juste son niveau d’activité de 2019. À l’inverse, l’Hérault et les Pyrénées-Orientales le dépassent nettement.

Insee Conjoncture Occitanie
No 32
Paru le : Paru le 21/06/2022

Ce bilan économique fait partie des 17 bilans économiques régionaux 2021 publiés par l'Insee.
Retrouvez les bilans des autres régions ici.

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Démographie d’entreprises - Forte progression des créations de sociétés et des immatriculations de micro-entrepreneursBilan économique 2021

Fabien Steinmetz (Insee)

En 2021, les créations d’entreprises établissent un nouveau record avec 97 700 nouvelles entreprises en Occitanie. Celles-ci progressent de 18,4 % en un an, plus fortement qu’en France où la hausse est de 16,7 %. Le dynamisme des créations provient des immatriculations de micro-entrepreneurs et des immatriculations de sociétés. Les secteurs les plus dynamiques sont les services aux entreprises et aux particuliers, ainsi que l’industrie. La hausse se poursuit dans les secteurs du transport et du commerce, de l’hébergement et de la restauration, portés par l’essor de la vente à distance et la livraison à domicile. Les défaillances continuent de se replier en 2021, sous l’effet des mesures de soutien aux entreprises mises en place pour atténuer l’impact de la crise sanitaire.

Insee Conjoncture Occitanie

No 32

Paru le : 21/06/2022

Avertissement sur les créations d’entreprises

Les créations d’entreprises sont calculées selon un dispositif rénové depuis la publication portant sur janvier 2022. Il en résulte un relèvement, en niveau, de l’historique des créations d’entreprises. Pour plus de détails, se référer à la documentation sur le sujet.

En 2021, le nombre de créations d’entreprises en Occitanie s’établit à 97 700, soit une progression de 18,4 % en un an (contre 16,7 % en France). La progression est bien plus forte qu’en 2020 (+ 3,3 %) où les créations avaient été fortement freinées lors du premier confinement (figure 1).

Figure 1Créations mensuelles d’entreprises en Occitanie

Créations mensuelles d’entreprises en Occitanie
Période 2019 2020 2021
Janvier 7 351 7 986 8 689
Février 6 944 7 518 8 282
Mars 7 351 5 121 9 575
Avril 6 604 3 360 8 654
Mai 6 558 4 894 7 553
Juin 6 150 7 179 9 144
Juillet 6 568 7 713 7 706
Août 5 364 6 139 6 006
Septembre 6 791 8 647 8 413
Octobre 7 697 9 083 8 733
Novembre 6 661 7 293 7 247
Décembre 5 838 7 604 7 714
  • Note : nombre de créations brutes.
  • Champ : ensemble des activités marchandes non agricoles.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements – Sirene).

Figure 1Créations mensuelles d’entreprises en Occitanie

  • Note : nombre de créations brutes.
  • Champ : ensemble des activités marchandes non agricoles.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements – Sirene).

L’Occitanie compte 15 200 créations de plus qu’en 2020. En nombre de créations, la région arrive au troisième rang des régions françaises en 2021, derrière l’Île-de-France et Provence-Alpes-Côte d’Azur. En revanche, le taux de croissance des créations ne place la région qu’au 8e rang des régions de métropole (figure 2).

Figure 2Évolution annuelle régionale des créations d'entreprises

Évolution de 2020 à 2021 (en %)
Évolution annuelle régionale des créations d'entreprises (Évolution de 2020 à 2021 (en %))
Évolution de 2020 à 2021 (en %)
Bretagne 24,0
Guadeloupe 20,4
Île-de-France 10,4
Pays de la Loire 21,7
La Réunion 20,1
Occitanie 18,4
Provence-Alpes-Côte d'Azur 23,4
France métropolitaine 16,4
Bourgogne-Franche-Comté 15,4
Hauts-de-France 19,0
Nouvelle-Aquitaine 18,8
Auvergne-Rhône-Alpes 13,0
Grand Est 21,8
Corse 17,6
Martinique 37,8
Guyane 46,9
Mayotte 33,2
Centre-Val de Loire 21,4
Normandie 16,3
  • Ensemble des activités marchandes non agricoles.
  • Champ : France entière, y compris micro-entrepreneurs.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Figure 2Évolution annuelle régionale des créations d'entreprisesFrance entière : + 16,7 %

  • Ensemble des activités marchandes non agricoles.
  • Champ : France entière, y compris micro-entrepreneurs.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Une reprise inédite des créations de sociétés ajoutée au dynamisme des immatriculations de micro-entrepreneurs

En 2021, la progression des créations en Occitanie résulte de l’évolution du nombre d’entreprises créées sous le statut de micro-entrepreneurs avec 61 800 immatriculations (+ 18,3 %), mais aussi du dynamisme des créations de sociétés qui atteignent 23 700 créations (+ 29,3 %). Les créations d’entreprises individuelles hors micro-entrepreneurs progressent comparativement assez peu (+ 2,2 %) et restent inférieures à celles de 2019, avec 12 200 créations.

Au total, les micro-entrepreneurs représentent 63 % des créations d’entreprises en 2021 comme en 2020 (figure 3). Les autres créations se répartissent entre les sociétés (24 %) et les entreprises individuelles hors micro-entrepreneurs (13 %).

Figure 3Créations d'entreprises - Occitanie

Créations d'entreprises - Occitanie
Sociétés Entreprises individuelles hors micro-entrepreneurs Micro-entrepreneurs
2014 14 347 12 864 30 503
2015 15 079 10 823 28 840
2016 16 773 11 980 28 671
2017 17 016 12 836 31 042
2018 16 475 14 503 37 020
2019 18 314 14 380 47 183
2020 18 325 11 962 52 250
2021 23 692 12 231 61 793
  • Note : nombre de créations brutes.
  • Champ : ensemble des activités marchandes non agricoles.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Figure 3Créations d'entreprises - Occitanie

  • Note : nombre de créations brutes.
  • Champ : ensemble des activités marchandes non agricoles.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Forte hausse des créations dans les services aux entreprises et aux particuliers et dans l’industrie

Avec 6 200 créations supplémentaires en un an (soit + 25 %), les services aux entreprises sont le premier contributeur à la hausse des créations en 2021. Dans ce secteur, les créations de sociétés (+ 35 %) et les immatriculations de micro-entrepreneurs (+ 23 %) s’accroissent nettement.

Les créations dans les services aux particuliers rebondissent fortement (26 % en 2021) après une baisse de 7 % en 2020. Ce rebond est imputable en particulier au dynamisme retrouvé des immatriculations de micro-entrepreneurs (+ 28 % après - 5 % en 2020). Elles représentent 68 % des créations dans ce secteur.

Dans l’industrie, le nombre de créations d’entreprises est faible en volume. Néanmoins, ce secteur enregistre la plus forte reprise en 2021 avec une croissance de + 35 % (+ 1 600 créations), portée par une hausse des créations de sociétés (+ 39 %) (figure 4).

Figure 4Évolution par secteur du nombre de créations d'entreprises entre 2020 et 2021 - Occitanie

en %
Évolution par secteur du nombre de créations d'entreprises entre 2020 et 2021 - Occitanie (en %)
Sociétés Entreprises individuelles hors micro-entrepreneurs Micro-entrepreneurs Ensemble
Ensemble 29,3 2,2 18,3 18,4
Industrie 38,7 86,5 27,4 34,9
Construction 25,5 -31,7 9,0 11,5
Commerce, transport, hébergement, restauration 22,2 -13,5 8,9 7,3
Services aux entreprises 35,3 4,4 22,9 25,3
Services aux particuliers 26,0 19,5 28,4 26,1
  • Note : données brutes.
  • Champ : ensemble des activités marchandes non agricoles.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Figure 4Évolution par secteur du nombre de créations d'entreprises entre 2020 et 2021 - Occitanie

  • Note : données brutes.
  • Champ : ensemble des activités marchandes non agricoles.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Hausse limitée des créations dans le transport, le commerce, l’hébergement et la restauration et la construction

En 2020, la crise liée à la pandémie de la Covid-19 a particulièrement touché les secteurs de l’hébergement et de la restauration. L’essor de la vente à distance et de la livraison à domicile a généré de nombreuses créations d’entreprises dans les secteurs du commerce et du transport. Globalement le secteur regroupant le commerce, le transport, l’hébergement et la restauration était ainsi le plus dynamique en 2020 avec une hausse de 11 % des créations. La hausse des créations y est plus limitée en 2021 (+ 7 %, soit + 2 000 créations) : le rattrapage y est moindre que dans les autres secteurs d’activité. Si les créations étaient principalement portées par les micro-entrepreneurs en 2020, en 2021 elles le sont par les sociétés (+ 22 % en 2021).

Augmentation des créations d’entreprises dans tous les départements d’Occitanie

En 2021, les créations d’entreprises augmentent dans tous les départements d’Occitanie. La hausse varie de + 8,3 % dans les Hautes-Pyrénées à + 25,7 % dans les Pyrénées-Orientales en 2021, voire même + 34,2 % dans le département de la Lozère mais le volume de créations y est faible (figure 5).

La croissance marquée des créations d’entreprises dans le département des Pyrénées-Orientales provient à la fois d’une augmentation des créations sous statut de micro-entrepreneurs (+ 30 %) et sous statut de sociétés (+ 33 %).

En nombre, le département de l’Hérault est le premier contributeur à la hausse des créations d’entreprises de la région, avec + 3 800 entreprises créées. Pour ce département, la progression en 2021 des nouvelles immatriculations de microentrepreneurs, de sociétés et d’entreprises individuelles est dans la moyenne régionale.

Dans le département de la Haute-Garonne, deuxième contributeur avec + 3 400 entreprises créées, la croissance des créations de sociétés est forte (+ 32 %), au-delà de la moyenne occitane en 2021. À l’inverse, les immatriculations de micro-entrepreneurs progressent moins fortement que dans les autres départements de la région. Les immatriculations de micro-entrepreneurs progressent modérément également dans les Hautes-Pyrénées. Dans ces deux départements, elles baissent même nettement dans le secteur regroupant le commerce, le transport, l’hébergement et la restauration, en raison probablement du fort impact de la crise sur la fréquentation touristique de ces deux départements.

Figure 5Créations d'entreprises par département

Créations d'entreprises par département
Zonage Sociétés Entreprises individuelles hors micro-entrepreneurs Régime de micro-entrepreneur Ensemble
Créations 2021 (nombre) Créations 2021 (nombre) Créations 2021 (nombre) Créations en 2021 (nombre) Évolution 2021/2019 (%) Évolution 2021/2020 (%) Évolution annuelle moyenne 2019/2014 ¹ (%)
Ariège 391 302 1 366 2 059 23,8 15,8 2,5
Aude 1 086 663 3 338 5 087 18,7 19,2 4,5
Aveyron 795 575 1 704 3 074 27,3 16,1 5,0
Gard 2 973 1 260 7 358 11 591 23,8 22,9 4,9
Haute-Garonne 6 455 3 155 17 238 26 848 18,7 14,5 10,8
Gers 575 396 1 528 2 499 32,9 21,8 3,0
Hérault 6 377 2 566 15 207 24 150 23,2 19,2 6,8
Lot 452 440 1 223 2 115 23,9 16,8 3,6
Lozère 213 177 387 777 49,7 34,2 -0,1
Hautes-Pyrénées 532 438 1 878 2 848 14,2 8,3 7,0
Pyrénées-Orientales 1 843 1 047 5 051 7 941 25,8 25,7 3,7
Tarn 1 250 719 3 256 5 225 23,0 19,0 6,6
Tarn-et-Garonne 750 493 2 259 3 502 26,8 19,3 5,0
Occitanie 23 692 12 231 61 793 97 716 22,3 18,4 6,7
France entière 279 870 131 853 638 797 1 050 520 21,5 16,7 8,2
  • ¹ : évolution qui aurait été observée pour les créations d'entreprises pour chaque année de la période considérée, en supposant une évolution identique chaque année.
  • Note : données brutes.
  • Champ : ensemble des activités marchandes non agricoles.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Les défaillances d’entreprises diminuent à nouveau en 2021

En 2020, le soutien public aux entreprises pendant la crise économique liée à la pandémie de Covid-19 a fait chuter le nombre annuel de défaillances d’entreprises (redressements et liquidations judiciaires) à un niveau jamais atteint auparavant et cette tendance s’est poursuivie en 2021 (figure 6). Ainsi, après une baisse des défaillances d’entreprises spectaculaire en 2020, les défaillances d’entreprises diminuent encore de 15 % en Occitanie en 2021, soit 2 200 défaillances sur l’année. La baisse des défaillances en France est plus faible (- 12 %).

Figure 6Évolution par secteur du nombre de défaillances d'entreprises entre 2020 et 2021

en %
Évolution par secteur du nombre de défaillances d'entreprises entre 2020 et 2021 (en %)
Occitanie France entière
Ensemble ¹ -15,4 -11,6
Industrie -13,2 -13,5
Construction -3,3 -1,7
Commerce, transport, hébergement, restauration -25,6 -20,7
Services aux entreprises -4,4 -3,4
Services aux particuliers ² -22,1 -18,2
  • ¹ : y compris agriculture.
  • ² : hors administration publique, activités des ménages en tant qu'employeurs et activités extra-territoriales.
  • Note : données brutes, en date de jugement.
  • Source : Fiben, Banque de France.

Figure 6Évolution par secteur du nombre de défaillances d'entreprises entre 2020 et 2021

  • ¹ : y compris agriculture.
  • ² : hors administration publique, activités des ménages en tant qu'employeurs et activités extra-territoriales.
  • Note : données brutes, en date de jugement.
  • Source : Fiben, Banque de France.

Les défaillances d’entreprises baissent de plus d’un quart dans les départements de la Lozère, de l’Ariège, de l’Aude, de l’Aveyron et des Hautes-Pyrénées (respectivement de 44 %, 27 %, 26 %, 24 %, 25 %). Elles diminuent de façon plus limitée dans le Lot, l’Hérault et la Haute-Garonne (respectivement de 6 %, 7 % et 13 %). Les baisses du nombre des défaillances étaient particulièrement importantes en 2020 pour ces deux derniers départements.

Publication rédigée par : Fabien Steinmetz (Insee)

Avertissement

Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d'une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.

Définitions

Une création d'entreprise correspond à la mise en œuvre d'une nouvelle combinaison de facteurs de production avec pour restriction qu'aucune autre entreprise ne soit impliquée dans cet évènement.

Il s'agit de l'arrêt total de l'activité économique de l'entreprise.

Il ne faut pas confondre la notion de défaillance avec la notion plus large de cessation. Les liquidations qui font suite à une défaillance ne représentent qu'une partie, variable avec le temps et le secteur d'activité, de l'ensemble des cessations.

Une unité légale est en situation de défaillance ou de dépôt de bilan à partir du moment où une procédure de redressement judiciaire est ouverte à son encontre.

Un micro-entrepreneur bénéficie du régime de même nom (appelé auto-entrepreneur jusque 2014), qui offre des formalités de création d'entreprise allégées et un mode de calcul et de paiement simplifié des cotisations sociales et de l'impôt sur le revenu. Il s’applique aux entrepreneurs individuels qui en font la demande, sous certaines conditions.

Les services rendus aux entreprises regroupent globalement les activités scientifiques et techniques et les services administratifs et de soutien.

Les services aux particuliers se caractérisent par la mise à disposition d'une prestation technique ou intellectuelle principalement à destination des particuliers (ou ménages), même si certains d’entre eux concernent également les entreprises.

La nomenclature des activités économiques en vigueur en France depuis le 1er janvier 2008 est la nomenclature d'activités française (NAF rév. 2). La NAF a la même structure que de la nomenclature d'activités de la Communauté européenne (NACE rév. 2) mais elle comporte un niveau supplémentaire, spécifique à la France, celui des sous-classes.

La NAF rév. 2 comporte cinq niveaux comprenant respectivement : 21, 88, 272, 615 et 732 postes.

La NAF rév. 2 s'est substituée à la NAF rév. 1 datant de 2003 (entrée en vigueur au 1er janvier 2003). La NAF rév. 1 comporte cinq niveaux ayant respectivement 17, 31, 62, 224, et 712 postes .

La NAF rév. 1 avait succédé à la NAF qui était en vigueur depuis le 1er janvier 1993.

Avec le passage à la NAF rév. 2 (nomenclature d'activités française révisée au 1er janvier 2008), la nomenclature économique de synthèse (NES) associée à la NAF rév. 1 disparaît en tant que telle. En effet, cette nomenclature strictement française ne permettait pas de comparaisons internationales car elle ne s'emboîtait pas dans l'arborescence de la CITI et de la NACE.

La NAF rév. 2 contient deux niveaux agrégés « standard » : les sections et divisions en, respectivement, 21 et 88 postes. Ces niveaux sont communs à la nomenclature internationale d'activités CITI rév. 4, à la nomenclature européenne d'activités NACE rév. 2 et à la NAF rév. 2.

Il était toutefois nécessaire de disposer de niveaux de regroupements supplémentaires pour répondre aux besoins de l'analyse économique et de la diffusion en matière de données de synthèse.

Sept niveaux d'agrégation sont ainsi associés à la NAF rév. 2, dénommés « A xx » où xx représente le nombre de postes du niveau. Ils constituent la nomenclature agrégée (NA) :

· A 10 : niveau international, regroupement de sections ;

· A 17 : niveau français intermédiaire entre les niveaux A 10 et A 38.

Au niveau des sections (A 21), l'industrie manufacturière est détaillée en cinq postes et, inversement, certaines activités de services sont regroupées.

· A 21 : sections, niveau standard de l'arborescence de la NAF rév. 2 ;

· A 38 : niveau international, intermédiaire entre sections et divisions ;

· A 64 : niveau européen, intermédiaire entre les niveaux A 38 et divisions (A 88), provisoire ;

· A 88 : divisions, niveau standard de l'arborescence de la NAF rév. 2 ;

· A 129 : niveau français intermédiaire entre les niveaux divisions (A 88) et groupes.

L'entreprise est la plus petite combinaison d'unités légales qui constitue une unité organisationnelle de production de biens et de services jouissant d'une certaine autonomie de décision, notamment pour l'affectation de ses ressources courantes.

L'établissement est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services : ce peut être une usine, une boulangerie, un magasin de vêtements, un des hôtels d'une chaîne hôtelière, la « boutique » d'un réparateur de matériel informatique...

Pour en savoir plus

Héran J.P., Hild F., « Face à la crise, les créations d’entreprises résistent grâce à la croissance du nombre de micro-entrepreneurs », Insee Analyses Occitanie n° 113, décembre 2021

Maadini M., Hadjibeyli B., « Les défaillances d'entreprises durant la crise du Covid », Trésor-Éco n° 298, janvier 2022

« Un nouveau record de créations d’entreprises en 2020 malgré la crise sanitaire », Insee Première n° 1837, février 2021

Définitions

Une création d'entreprise correspond à la mise en œuvre d'une nouvelle combinaison de facteurs de production avec pour restriction qu'aucune autre entreprise ne soit impliquée dans cet évènement.

Il s'agit de l'arrêt total de l'activité économique de l'entreprise.

Il ne faut pas confondre la notion de défaillance avec la notion plus large de cessation. Les liquidations qui font suite à une défaillance ne représentent qu'une partie, variable avec le temps et le secteur d'activité, de l'ensemble des cessations.

Une unité légale est en situation de défaillance ou de dépôt de bilan à partir du moment où une procédure de redressement judiciaire est ouverte à son encontre.

Un micro-entrepreneur bénéficie du régime de même nom (appelé auto-entrepreneur jusque 2014), qui offre des formalités de création d'entreprise allégées et un mode de calcul et de paiement simplifié des cotisations sociales et de l'impôt sur le revenu. Il s’applique aux entrepreneurs individuels qui en font la demande, sous certaines conditions.

Les services rendus aux entreprises regroupent globalement les activités scientifiques et techniques et les services administratifs et de soutien.

Les services aux particuliers se caractérisent par la mise à disposition d'une prestation technique ou intellectuelle principalement à destination des particuliers (ou ménages), même si certains d’entre eux concernent également les entreprises.

La nomenclature des activités économiques en vigueur en France depuis le 1er janvier 2008 est la nomenclature d'activités française (NAF rév. 2). La NAF a la même structure que de la nomenclature d'activités de la Communauté européenne (NACE rév. 2) mais elle comporte un niveau supplémentaire, spécifique à la France, celui des sous-classes.

La NAF rév. 2 comporte cinq niveaux comprenant respectivement : 21, 88, 272, 615 et 732 postes.

La NAF rév. 2 s'est substituée à la NAF rév. 1 datant de 2003 (entrée en vigueur au 1er janvier 2003). La NAF rév. 1 comporte cinq niveaux ayant respectivement 17, 31, 62, 224, et 712 postes .

La NAF rév. 1 avait succédé à la NAF qui était en vigueur depuis le 1er janvier 1993.

Avec le passage à la NAF rév. 2 (nomenclature d'activités française révisée au 1er janvier 2008), la nomenclature économique de synthèse (NES) associée à la NAF rév. 1 disparaît en tant que telle. En effet, cette nomenclature strictement française ne permettait pas de comparaisons internationales car elle ne s'emboîtait pas dans l'arborescence de la CITI et de la NACE.

La NAF rév. 2 contient deux niveaux agrégés « standard » : les sections et divisions en, respectivement, 21 et 88 postes. Ces niveaux sont communs à la nomenclature internationale d'activités CITI rév. 4, à la nomenclature européenne d'activités NACE rév. 2 et à la NAF rév. 2.

Il était toutefois nécessaire de disposer de niveaux de regroupements supplémentaires pour répondre aux besoins de l'analyse économique et de la diffusion en matière de données de synthèse.

Sept niveaux d'agrégation sont ainsi associés à la NAF rév. 2, dénommés « A xx » où xx représente le nombre de postes du niveau. Ils constituent la nomenclature agrégée (NA) :

· A 10 : niveau international, regroupement de sections ;

· A 17 : niveau français intermédiaire entre les niveaux A 10 et A 38.

Au niveau des sections (A 21), l'industrie manufacturière est détaillée en cinq postes et, inversement, certaines activités de services sont regroupées.

· A 21 : sections, niveau standard de l'arborescence de la NAF rév. 2 ;

· A 38 : niveau international, intermédiaire entre sections et divisions ;

· A 64 : niveau européen, intermédiaire entre les niveaux A 38 et divisions (A 88), provisoire ;

· A 88 : divisions, niveau standard de l'arborescence de la NAF rév. 2 ;

· A 129 : niveau français intermédiaire entre les niveaux divisions (A 88) et groupes.

L'entreprise est la plus petite combinaison d'unités légales qui constitue une unité organisationnelle de production de biens et de services jouissant d'une certaine autonomie de décision, notamment pour l'affectation de ses ressources courantes.

L'établissement est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services : ce peut être une usine, une boulangerie, un magasin de vêtements, un des hôtels d'une chaîne hôtelière, la « boutique » d'un réparateur de matériel informatique...