Insee
Insee Conjoncture Occitanie · Juin 2022 · n° 32
Insee Conjoncture OccitanieBilan économique 2021 - OccitanieL’économie régionale redresse sa trajectoire

Après la chute d’activité historique du printemps 2020, l’impact économique de la pandémie de Covid-19 s’atténue progressivement. En 2021, le PIB progresse de 6,8 % en France par rapport à 2020. L’activité économique se redresse de façon plus marquée en Occitanie. Cela se traduit par une nette reprise de l’emploi salarié qui augmente de 3,4 % sur un an. Ce rebond permet aux secteurs des services et de la construction de dépasser nettement leur niveau d’emploi de fin 2019. En revanche, l’emploi industriel reste en retrait par rapport à l’avant-crise, en particulier dans la filière aéronautique. Malgré la reprise, l’économie régionale reste ainsi marquée fin 2021 par les conséquences de la crise. En particulier, le département de la Haute-Garonne, très dynamique avant-crise, retrouve juste son niveau d’activité de 2019. À l’inverse, l’Hérault et les Pyrénées-Orientales le dépassent nettement.

Insee Conjoncture Occitanie
No 32
Paru le : Paru le 21/06/2022

Ce bilan économique fait partie des 17 bilans économiques régionaux 2021 publiés par l'Insee.
Retrouvez les bilans des autres régions ici.

Consulter

Emploi salarié - En 2021, l’emploi salarié dépasse son niveau d’avant-criseBilan économique 2021

Séverine Bertrand (Insee), Nicolas Biesse (Direction régionale de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités)

En 2021, l’emploi salarié en Occitanie repart à la hausse, après la baisse historique de 2020 liée à la crise de Covid-19. La progression est plus marquée dans la région qu’au niveau national. Le rebond d’activité s’observe dans tous les grands secteurs mais concerne plus particulièrement les services et la construction, qui dépassent leur niveau d’emploi de fin 2019. La reprise est plus faible dans l’industrie, et ne permet pas de compenser les effectifs perdus en 2020. Fin 2021, le niveau d’emploi est supérieur à l’avant-crise dans l’ensemble des départements de la région.

Insee Conjoncture Occitanie

No 32

Paru le : 21/06/2022

Avertissement

Dans cette publication, le concept d'emploi se réfère aux critères du Bureau international du travail (BIT). Sont comprises dans l'emploi à la fois les personnes ayant travaillé au moins une heure rémunérée pendant une période donnée, mais également les personnes en emploi n’ayant pas travaillé pour certaines raisons (en particulier celles en chômage partiel et en arrêt maladie).

L’introduction de la déclaration sociale nominative (DSN) peut entraîner des révisions accrues sur les données durant la phase de montée en charge du dispositif.

En 2021 en Occitanie, le nombre total de salariés progresse de 3,4 %, soit 69 400 créations nettes d’emplois. La hausse est plus forte qu’au niveau national (France hors Mayotte) où l’emploi salarié augmente de 2,8 % (figure 1).

Cette hausse intervient après une année de crise due à l’épidémie de Covid-19 : en 2020, 24 600 emplois étaient détruits en Occitanie (317 300 en France hors Mayotte).

Avec 44 800 emplois de plus par rapport à l’avant-crise, la région compte, fin 2021, 2 097 200 salariés. Par rapport à fin 2019, l’emploi progresse ainsi de 2,2 % en Occitanie et de 1,5 % en France.

Figure 1Évolution trimestrielle de l'emploi salarié

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014
Évolution trimestrielle de l'emploi salarié (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014)
Emploi salarié total - Occitanie Emploi salarié total - France hors Mayotte Emploi salarié privé - Occitanie Emploi salarié privé - France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2014 100,0 100,0 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2015 100,0 99,9 100,0 100,0
2ᵉ trim. 2015 100,4 100,2 100,3 100,2
3ᵉ trim. 2015 100,5 100,3 100,5 100,3
4ᵉ trim. 2015 101,0 100,4 100,9 100,5
1ᵉ trim. 2016 101,2 100,6 101,3 100,7
2ᵉ trim. 2016 101,6 100,9 101,8 101,0
3ᵉ trim. 2016 102,1 101,2 102,3 101,3
4ᵉ trim. 2016 102,6 101,3 102,7 101,5
1ᵉ trim. 2017 103,1 101,7 103,4 102,0
2ᵉ trim. 2017 103,5 102,0 104,0 102,4
3ᵉ trim. 2017 103,9 102,3 104,4 102,8
4ᵉ trim. 2017 104,3 102,6 105,0 103,3
1ᵉ trim. 2018 104,8 102,8 105,6 103,6
2ᵉ trim. 2018 104,9 102,9 105,8 103,8
3ᵉ trim. 2018 105,1 103,0 106,1 104,0
4ᵉ trim. 2018 105,4 103,2 106,4 104,2
1ᵉ trim. 2019 106,3 103,7 107,5 104,8
2ᵉ trim. 2019 106,7 103,9 107,9 105,1
3ᵉ trim. 2019 107,0 104,1 108,3 105,3
4ᵉ trim. 2019 107,2 104,4 108,5 105,6
1ᵉ trim. 2020 105,4 102,4 106,1 103,1
2ᵉ trim. 2020 104,6 101,6 105,3 102,3
3ᵉ trim. 2020 106,1 103,2 106,8 104,0
4ᵉ trim. 2020 105,9 103,1 106,7 103,7
1ᵉ trim. 2021 106,9 103,7 107,9 104,6
2ᵉ trim. 2021 108,4 105,0 109,8 106,1
3ᵉ trim. 2021 108,8 105,5 110,3 106,7
4ᵉ trim. 2021 109,6 105,9 111,5 107,3
  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 1Évolution trimestrielle de l'emploi salarié

  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

L’emploi salarié repart à la hausse dans tous les départements

L’emploi salarié progresse dans tous les départements d’Occitanie. Les hausses s’échelonnent de 2,2 % en Aveyron à 4,7 % dans les Pyrénées-Orientales par rapport à fin 2020 (figure 2 et figure 3).

Ce rythme de croissance permet à tous les départements de dépasser fin 2021, le niveau d’avant-crise. C’est le cas, en particulier, des départements du littoral qui enregistrent les hausses d’emplois les plus fortes par rapport à fin 2019 : + 4,0 % dans les Pyrénées-Orientales, + 3,3 % dans le Gard et l’Hérault. Ces trois départements font partie des dix départements français où l’emploi augmente le plus par rapport à l’avant-crise. La progression de l’emploi est également marquée dans le Tarn-et-Garonne (+ 3,0 %), la Lozère (+ 2,7 %) et l’Aude (+ 2,6 %). Elle est plus modérée dans le Tarn (+ 2,0 %), en Ariège (+ 1,9 %), en Aveyron (+ 1,8 %), et dans le Gers (+ 1,6 %). Les plus faibles progressions d’emploi sont observées dans les départements qui ont le plus pâti de la crise : + 1,4 % dans le Lot, + 1,2 % dans les Hautes-Pyrénées et + 0,8 % en Haute-Garonne.

Figure 2Évolution de l'emploi salarié total par département

en % par rapport au 4ᵉ trimestre de l'année précédente
Évolution de l'emploi salarié total par département (en % par rapport au 4ᵉ trimestre de l'année précédente)
Emploi au 31/12/2020 Emploi au 31/12/2021
Ariège -1,2 3,2
Aude -1,0 3,6
Aveyron -0,4 2,2
Gard -0,2 3,5
Haute-Garonne -2,1 3,0
Gers -0,9 2,5
Hérault -0,7 4,0
Lot -1,9 3,4
Lozère -0,1 2,9
Hautes-Pyrénées -3,1 4,4
Pyrénées-Orientales -0,7 4,7
Tarn -0,8 2,8
Tarn-et-Garonne -0,4 3,5
  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 2Évolution de l'emploi salarié total par département

  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 3Emploi salarié total par département et par grand secteur d'activité - Occitanie

en %
Emploi salarié total par département et par grand secteur d'activité - Occitanie (en %)
Zonage Emploi au 31/12/2021 (milliers) Évolution entre fin 2019 et fin 2021 Évolution entre fin 2020 et fin 2021
Agriculture Industrie Construction Tertiaire marchand dont Intérim Tertiaire non marchand Total
Ariège 46,1 1,9 6,0 -1,5 2,8 8,7 23,8 0,5 3,2
Aude 114,3 2,6 -1,3 4,4 2,4 7,2 12,5 0,4 3,6
Aveyron 93,1 1,8 4,5 2,0 2,0 3,7 10,4 0,8 2,2
Gard 225,4 3,3 -0,8 0,8 5,1 7,1 19,9 0,4 3,5
Haute-Garonne 635,5 0,8 0,5 -1,9 1,8 5,7 14,2 0,8 3,0
Gers 58,3 1,6 -1,4 -0,5 3,1 5,8 22,6 0,4 2,5
Hérault 414,0 3,3 1,0 1,7 3,4 6,7 18,6 0,8 4,0
Lot 55,2 1,4 4,2 -0,7 7,3 7,8 21,5 0,2 3,4
Lozère 26,8 2,7 12,3 1,3 1,1 7,8 58,6 0,0 2,9
Hautes-Pyrénées 75,1 1,2 7,5 3,3 4,0 11,2 18,4 -1,5 4,4
Pyrénées-Orientales 149,9 4,0 3,7 5,5 3,4 7,3 2,3 1,6 4,7
Tarn 119,6 2,0 1,7 1,2 3,6 5,1 9,6 0,9 2,8
Tarn-et-Garonne 83,7 3,0 8,0 3,1 4,0 6,1 7,3 -0,0 3,5
Occitanie 2 097,2 2,2 1,7 0,4 3,1 6,4 14,8 0,6 3,4
  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

L’intérim se redresse

Après avoir très fortement reculé au premier trimestre 2020, l’emploi dans l’intérim se redresse en 2021 en Occitanie (+ 14,8 % en un an), comme en France hors Mayotte (+ 12,5 %) (figure 4). Dans la région, l’intérim gagne 7 200 emplois sur l’année. Ainsi, fin 2021, le nombre d’intérimaires dépasse de 2,4 % son niveau d’avant-crise, ce qui représente 1 300 intérimaires de plus dans la région. Néanmoins, au quatrième trimestre 2021, le volume de travail temporaire (en équivalent emplois à temps plein) est encore inférieur à son niveau d’avant-crise dans la région (Encadré). Malgré sa progression en 2021, l’intérim reste en Occitanie moins dynamique qu’au niveau national comparativement à l’avant-crise, que ce soit en matière d’emplois ou de volume de travail.

Figure 4Évolution trimestrielle de l'emploi intérimaire

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014
Évolution trimestrielle de l'emploi intérimaire (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014)
Occitanie France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2014 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2015 98,9 99,6
2ᵉ trim. 2015 104,8 103,7
3ᵉ trim. 2015 107,5 107,7
4ᵉ trim. 2015 109,0 110,4
1ᵉ trim. 2016 106,1 110,2
2ᵉ trim. 2016 110,3 113,4
3ᵉ trim. 2016 114,4 117,2
4ᵉ trim. 2016 119,5 122,7
1ᵉ trim. 2017 125,7 128,1
2ᵉ trim. 2017 128,3 133,5
3ᵉ trim. 2017 132,7 138,2
4ᵉ trim. 2017 143,3 144,6
1ᵉ trim. 2018 142,3 143,8
2ᵉ trim. 2018 137,9 141,9
3ᵉ trim. 2018 141,0 142,1
4ᵉ trim. 2018 137,2 139,5
1ᵉ trim. 2019 141,6 141,4
2ᵉ trim. 2019 141,5 140,9
3ᵉ trim. 2019 140,8 140,7
4ᵉ trim. 2019 140,1 138,6
1ᵉ trim. 2020 80,4 83,6
2ᵉ trim. 2020 108,1 102,6
3ᵉ trim. 2020 123,4 126,3
4ᵉ trim. 2020 125,0 130,9
1ᵉ trim. 2021 126,1 132,8
2ᵉ trim. 2021 131,2 137,0
3ᵉ trim. 2021 135,5 139,8
4ᵉ trim. 2021 143,5 147,3
  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS.
  • Champ : emploi intérimaire en fin de trimestre.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 4Évolution trimestrielle de l'emploi intérimaire

  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS.
  • Champ : emploi intérimaire en fin de trimestre.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Hausse soutenue de l’emploi dans les services marchands

Dans le secteur tertiaire marchand hors effectifs intérimaires, l’emploi salarié progresse de 6,0 % en Occitanie fin 2021 par rapport à fin 2020, un rythme de croissance plus élevé que celui de la France hors Mayotte (+ 4,3 %) (figure 5 et figure 6). Dans la région, cela représente un solde net de 52 500 emplois supplémentaires. En 2020, l’emploi dans le tertiaire marchand avait diminué de 2,4 % en Occitanie, soit 21 500 emplois perdus sur un an. Ainsi, fin 2021, il dépasse de 3,4 % son niveau d’avant-crise, contre 1,6 % en France.

Figure 5Évolutions trimestrielles de l'emploi salarié total par grand secteur d'activité - Occitanie

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014
Évolutions trimestrielles de l'emploi salarié total par grand secteur d'activité - Occitanie (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014)
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim Tertiaire non marchand
4ᵉ trim. 2014 100,0 100,0 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2015 99,6 100,0 100,2 100,0
2ᵉ trim. 2015 98,9 99,9 100,4 100,4
3ᵉ trim. 2015 98,4 99,9 100,9 100,3
4ᵉ trim. 2015 98,4 99,9 101,3 100,8
1ᵉ trim. 2016 98,0 100,2 102,1 100,7
2ᵉ trim. 2016 98,0 100,0 102,4 101,1
3ᵉ trim. 2016 98,2 100,1 103,1 101,5
4ᵉ trim. 2016 98,2 100,5 103,4 101,9
1ᵉ trim. 2017 98,8 100,5 103,8 102,1
2ᵉ trim. 2017 99,4 100,6 104,7 102,2
3ᵉ trim. 2017 99,6 101,1 105,0 102,3
4ᵉ trim. 2017 100,5 101,3 105,4 102,2
1ᵉ trim. 2018 102,0 101,4 106,1 102,4
2ᵉ trim. 2018 102,4 101,9 106,5 102,2
3ᵉ trim. 2018 102,6 102,4 106,7 102,3
4ᵉ trim. 2018 103,2 102,8 107,2 102,4
1ᵉ trim. 2019 105,1 103,3 108,2 102,7
2ᵉ trim. 2019 105,8 103,7 108,7 102,9
3ᵉ trim. 2019 106,1 103,8 109,1 102,9
4ᵉ trim. 2019 106,6 104,0 109,7 103,2
1ᵉ trim. 2020 107,2 103,7 108,6 102,9
2ᵉ trim. 2020 107,6 103,1 106,0 102,3
3ᵉ trim. 2020 108,6 103,0 107,8 103,5
4ᵉ trim. 2020 109,0 102,4 107,1 103,7
1ᵉ trim. 2021 111,8 102,6 108,2 104,3
2ᵉ trim. 2021 111,8 102,5 111,4 104,6
3ᵉ trim. 2021 111,7 102,6 112,2 104,6
4ᵉ trim. 2021 112,3 102,8 113,4 104,4
  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 5Évolutions trimestrielles de l'emploi salarié total par grand secteur d'activité - Occitanie

  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 6Emploi salarié total par secteur d'activité - Occitanie

en %
Emploi salarié total par secteur d'activité - Occitanie (en %)
Secteur d'activité Emploi au 31/12/2021 (milliers) Évolution entre fin 2019 et fin 2021 Évolution entre fin 2020 et fin 2021 Évolution annuelle moyenne entre fin 2014 et fin 2019 ¹
Occitanie Occitanie France hors Mayotte Occitanie France hors Mayotte Occitanie France hors Mayotte
Agriculture 33,6 1,8 2,8 1,7 2,3 3,4 1,7
Industrie 224,3 -1,1 -1,1 0,4 0,7 0,8 -0,2
Industrie agroalimentaire 45,3 5,8 3,7 5,6 3,9 1,0 1,0
Énergie, eau, déchets, cokéfaction et raffinage 32,7 1,5 0,9 1,7 1,0 0,6 -0,1
Biens d'équipement 23,7 -5,7 -2,8 -2,4 -0,1 1,3 -0,7
Matériels de transport 45,4 -5,1 -5,1 -3,2 -2,5 2,2 -0,5
Autres branches industrielles 77,2 -2,1 -2,1 0,1 0,2 -0,2 -0,6
Construction 124,3 5,3 4,7 3,1 2,5 1,3 0,8
Tertiaire marchand 986,3 3,4 1,9 6,4 4,8 2,1 1,6
Commerce 276,3 4,5 2,1 4,2 3,0 1,4 0,8
Transports 100,9 -0,5 0,2 1,4 1,2 1,5 0,9
Hébergement - restauration 96,5 6,0 1,6 18,7 15,1 2,8 2,7
Information - communication 56,9 4,6 3,6 6,7 4,6 3,7 2,5
Services financiers 52,3 -0,2 -0,4 1,3 1,2 0,4 0,5
Services immobiliers 17,6 -5,2 -3,6 -2,6 -1,4 2,4 1,1
Services aux entreprises hors intérim 219,6 5,3 2,8 6,3 4,0 3,2 2,5
Intérim 56,2 2,4 6,3 14,8 12,5 7,0 6,8
Services aux ménages 110,1 1,4 0,1 7,6 5,7 -0,0 -0,3
Tertiaire non marchand 728,5 1,1 1,3 0,6 0,6 0,6 0,1
Total 2 097,2 2,2 1,5 3,4 2,8 1,4 0,9
  • ¹ : évolution qui aurait été observée pour l'emploi salarié total du secteur pour chaque année de la période considérée, en supposant une évolution identique chaque année.
  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS en fin de trimestre.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

En réaffectant chaque intérimaire au secteur d’activité qui l’emploie, l’emploi du tertiaire marchand fin 2021 est en hausse de 3,5 % par rapport à fin 2019 (figure 7). Les secteurs de l’hébergement et de la restauration en grande difficulté lors de la crise sanitaire enregistrent la plus forte croissance (+ 5,9 %). L’emploi est également très dynamique dans les services aux entreprises (+ 5,1 %), dans le commerce (+ 4,6 %) et dans le secteur de l’information et de la communication (+ 4,4 %). Viennent ensuite le secteur des services aux ménages (+ 1,3 %) et les transports et l’entreposage (+ 1,0 %). En revanche, deux secteurs ont des niveaux d’emploi inférieurs à l’avant-crise : les activités financières et d’assurance (- 0,3 %), et les activités immobilières (- 5,2 %).

L’emploi dans les services non marchands y compris intérimaires (administration, enseignement, santé et action sociale) continue de progresser en 2021 : + 0,8 % dans la région après + 0,6 % en 2020. Cela représente 5 600 emplois créés principalement dans l’enseignement et dans les activités liées à la santé humaine et l’action sociale. Dans ces activités, le recours à l’intérim est particulièrement élevé comparativement à l’avant-crise.

Fin 2021, l’emploi du tertiaire non marchand dépasse de 1,4 % le niveau de fin 2019.

L’emploi dans la construction progresse à nouveau

En 2021, l’emploi dans la construction continue de progresser : + 3,1 % par rapport à 2020, soit 3 700 emplois supplémentaires, après une hausse de 2,2 % en 2020 (figure 6).

En prenant en compte le nombre d’intérimaires travaillant en fin d’année, l’emploi dans la construction augmente en 2021 de 3,2 %. La construction est ainsi l’un des secteurs où l’emploi a le plus progressé par rapport à 2019. Il dépasse largement son niveau d’avant-crise : + 3,9 %, soit 5 300 créations nettes d’emplois.

Dans la région, le rythme de croissance dans la construction est cependant moins élevé que celui de la France (hors Mayotte) où l’emploi (y compris intérimaires) augmente de 4,6 % par rapport à 2019.

Une reprise plus faible dans l’industrie

L’emploi industriel se redresse en 2021 en Occitanie : + 0,4 % par rapport à 2020, ce qui représente 900 emplois supplémentaires. Au niveau national, la croissance de l’emploi dans l’industrie est plus forte (+ 0,7 %). Cette faible hausse intervient après une année 2020 difficile pour le secteur industriel, très touché par la crise sanitaire, et elle ne suffit pas à compenser les 3 400 emplois perdus dans la région en 2020.

Si on ajoute les effectifs intérimaires aux secteurs industriels qui utilisent des missions d’intérim, l’évolution des effectifs en 2021 est plus favorable : + 1,4 % par rapport à 2020, soit 3 400 emplois en plus (figure 7). Néanmoins, fin 2021, l’industrie reste le seul grand secteur d’activité de la région où l’emploi n’a pas retrouvé son niveau d’avant-crise : il est en retrait de 1,5 %, soit 3 500 emplois en moins dans la région. C’est en Haute-Garonne que l’écart est le plus important : en deux ans, le département perd 5 400 emplois industriels, soit une baisse de 6,2 % par rapport au niveau d’avant-crise.

Figure 7Emploi salarié avec intérim réaffecté au secteur utilisateur

en %
Emploi salarié avec intérim réaffecté au secteur utilisateur (en %)
Secteur  d'activité Emploi salarié (y compris intérim) – 2021 T4 Évolution entre fin 2019 et fin 2021 Évolution entre fin 2020 et fin 2021
Occitanie Occitanie France hors Mayotte Occitanie France hors Mayotte
Agriculture 33 945 1,9 2,9 1,7 2,5
Industrie 239 911 - 1,5 - 0,7 1,4 1,7
Industrie agro-alimentaire 49 510 6,6 4,3 7,0 5,1
Énergie, eau, déchets, cokéfaction et raffinage 34 573 0,8 1,0 1,5 1,4
Biens d'équipement 25 000 - 6,2 - 2,1 - 1,9 1,2
Matériels de transport 46 791 - 7,8 - 7,0 - 2,0 - 2,0
Autres branches industrielles 84 037 - 1,5 - 1,3 1,4 1,4
Construction 139 389 3,9 4,3 3,2 2,6
Tertiaire marchand 953 117 3,5 1,7 6,2 4,5
Commerce 282 711 4,6 2,3 4,4 3,2
Transports 108 383 1,0 1,5 2,1 1,7
Hébergement – restauration 97 278 5,9 1,5 19,2 15,8
Information – communication 57 348 4,4 3,4 6,7 4,5
Services financiers 52 622 - 0,3 - 0,6 1,3 1,3
Services immobiliers 17 750 - 5,2 - 3,6 - 2,5 - 1,3
Services aux entreprises 226 401 5,1 2,9 6,5 4,3
Services aux ménages 110 624 1,3 0,2 7,6 5,9
Tertiaire non marchand 732 454 1,4 1,4 0,8 0,7
Total 2 098 816 2,2 1,5 3,4 2,8
  • Notes : données CVS en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires. Dans les autres figures, les salariés intérimaires sont comptabilisés dans le tertiaire marchand. C’est en effet dans ce secteur que sont classées les agences d’intérim, qui emploient ces salariés. Ce tableau adopte une présentation alternative dans laquelle l'effectif intérimaire est comptabilisé dans le secteur d'exécution du contrat, appelé " secteur utilisateur ".
  • Étant donné la réaffectation de l’intérim à l’établissement employeur (et non à l’agence d’intérim), les emplois totaux en fin d’année différent légèrement des volumes d’emploi salariés des autres figures. En effet, l’établissement employeur et l’agence d’intérim peuvent ne pas se situer dans la même région.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Insee, Dares, déclarations sociales nominatives (DSN) et fichiers de Pôle emploi des déclarations mensuelles des agences d’intérim -.Traitement Direccte (SESE) Occitanie.

Dans la région, l’emploi est toujours en net recul dans la fabrication de matériels de transport, incluant la construction aéronautique et spatiale, qui continue de subir les conséquences de la crise sanitaire : - 7,8 % par rapport à 2019, soit 4 000 emplois détruits. Dans ce secteur, la baisse du nombre d’intérimaires reste très forte (- 52 % par rapport à 2019). La diminution de l’emploi est également forte dans la fabrication des biens d’équipements électriques, électroniques et informatiques (- 6,2 %, soit 1 700 emplois détruits) et dans une moindre mesure dans la fabrication d’autres produits industriels (- 1,5 %, soit 1 300 emplois en moins). En revanche, l’emploi progresse assez nettement dans l’industrie agro-alimentaire (+ 6,6 % par rapport à 2019, soit 3 000 emplois créés). Dans ce secteur, la hausse résulte en particulier de l’évolution de l’intérim (+ 16,5 %). Les effectifs augmentent plus modérément dans le secteur regroupant l’énergie, l’eau, la gestion des déchets et l’industrie extractive : + 0,8 %, soit 300 emplois en plus par rapport à 2019.

Encadré - Le volume de travail temporaire se rapproche progressivement de son niveau d’avant-crise

Au premier trimestre 2020, la crise sanitaire a provoqué un recul historiquement fort de l’emploi intérimaire en Occitanie, comme au niveau national ; ce dernier atteignant alors des niveaux plus bas que lors de la crise financière de 2008.

Le rebond marqué au cours des autres trimestres de 2020 se confirme en 2021. Le volume de travail temporaire (en équivalent emplois à temps plein) augmente ainsi de 12,8 % au quatrième trimestre 2021 par rapport au même trimestre de 2020 (figure 8). Au niveau national, l’évolution est identique (+ 12,7 %).

Fin 2021, le volume de travail temporaire représente près de 57 000 équivalents emplois à temps plein (EETP) en Occitanie. Il reste encore inférieur de 2,7 % à celui du quatrième trimestre 2019. Au niveau national, le volume de travail temporaire dépasse de 4,6 % celui d’avant-crise.

C’est dans la construction (un quart du volume de travail temporaire en Occitanie) que l’intérim est le moins dynamique (+ 3,1 % par rapport au quatrième trimestre 2020), ce qui ne lui permet pas de retrouver son niveau d’avant-crise (- 12,8 %, soit - 2 100 EETP). C’est aussi le cas dans l’industrie (- 10,3 %, soit - 2 100 EETP), malgré une accélération marquée en 2021 (+ 16,3 %). À l’inverse, le secteur tertiaire dépasse son niveau d’avant-crise (+ 8,8 %, soit + 2 200 EETP).

Le volume de travail temporaire retrouve son niveau d’avant-crise dans tous les départements de la région, hormis en Haute-Garonne (- 15,8 % entre le quatrième trimestre 2019 et le quatrième trimestre 2021, soit - 3 400 EETP) et dans l’Hérault (- 0,7 %, soit - 70 EETP). Ces deux départements représentent à eux deux la moitié du volume de travail temporaire régional (respectivement 32 % et 18 %).

Figure 8Évolution du volume de travail temporaire trimestriel

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014
Évolution du volume de travail temporaire trimestriel (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2014 )
Trimestre France (hors Mayotte) Occitanie
2014T4 100 100
2015T1 101,7 100,8
2015T2 105,9 105,5
2015T3 108,7 109,2
2015T4 110,3 109,5
2016T1 110,6 107,7
2016T2 115,2 112,9
2016T3 119,1 116,4
2016T4 122,9 120,0
2017T1 130,9 129,5
2017T2 134,5 133,4
2017T3 139,3 138,7
2017T4 145,4 146,0
2018T1 147,4 148,6
2018T2 145,1 144,3
2018T3 144,7 145,1
2018T4 145,1 145,4
2019T1 145,6 147,0
2019T2 143,7 147,7
2019T3 142,8 147,5
2019T4 143,4 150,0
2020T1 132,4 136,8
2020T2 83,7 85,8
2020T3 122,7 126,1
2020T4 131,2 129,4
2021T1 134,2 131,5
2021T2 138,7 134,2
2021T3 140,7 138,3
2021T4 147,7 146,0
  • Note : données CVS en moyenne trimestrielle.
  • Sources : Dares, déclarations sociales nominatives (DSN) et fichiers de Pôle emploi des déclarations mensuelles des agences d'intérim.

Figure 8Évolution du volume de travail temporaire trimestriel

  • Note : données CVS en moyenne trimestrielle.
  • Sources : Dares, déclarations sociales nominatives (DSN) et fichiers de Pôle emploi des déclarations mensuelles des agences d'intérim.
Publication rédigée par : Séverine Bertrand (Insee), Nicolas Biesse (Direction régionale de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités)

Avertissement

Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d'une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.

Définitions

Les personnes salariées travaillent, aux termes d'un contrat, pour une autre entité en échange d'un salaire ou d'une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.

Les non-salariés travaillent mais sont rémunérées sous une autre forme qu'un salaire.

Le concept central d'Estel est une synthèse ascendante des sources administratives utilisées avec prise en compte de la multi-activité. Estel mesure l'emploi selon un concept « BIT répertorié ».

L' intérim (ou travail intérimaire ou travail temporaire) consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire.

La correction des variations saisonnières permet d’éliminer l’effet de fluctuations périodiques infra-annuelles dues au calendrier et aux saisons, de manière à faire ressortir les évolutions les plus significatives de la série. Celles-ci sont contenues dans la tendance et la composante irrégulière.

La nomenclature des activités économiques en vigueur en France depuis le 1er janvier 2008 est la nomenclature d'activités française (NAF rév. 2). La NAF a la même structure que de la nomenclature d'activités de la Communauté européenne (NACE rév. 2) mais elle comporte un niveau supplémentaire, spécifique à la France, celui des sous-classes.

La NAF rév. 2 comporte cinq niveaux comprenant respectivement : 21, 88, 272, 615 et 732 postes.

La NAF rév. 2 s'est substituée à la NAF rév. 1 datant de 2003 (entrée en vigueur au 1er janvier 2003). La NAF rév. 1 comporte cinq niveaux ayant respectivement 17, 31, 62, 224, et 712 postes .

La NAF rév. 1 avait succédé à la NAF qui était en vigueur depuis le 1er janvier 1993.

Une personne en emploi au sens du Bureau International du Travail (BIT) est une personne de 15 ans ou plus ayant effectué au moins une heure de travail rémunéré au cours d’une semaine donnée ou absente de son emploi sous certaines conditions de motif (congés annuels, maladie, maternité,etc.) et de durée.

Lorsqu'une entreprise réduit son activité au-dessous de l'horaire légal ou arrête momentanément tout ou partie de son activité et qu'elle n'entend pas rompre les contrats de travail qui la lient à ses salariés, elle peut avoir recours au chômage partiel.

Équivalent emplois à temps plein sur le trimestre (EETP) : mesure un volume de travail en intérim au cours du trimestre, qui se différencie du nombre d'intérimaires en fin de trimestre. Cette mesure tient compte du nombre de jours travaillés. En revanche, elle ne prend pas en compte le volume horaire effectué.

Définitions

Les personnes salariées travaillent, aux termes d'un contrat, pour une autre entité en échange d'un salaire ou d'une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.

Les non-salariés travaillent mais sont rémunérées sous une autre forme qu'un salaire.

Le concept central d'Estel est une synthèse ascendante des sources administratives utilisées avec prise en compte de la multi-activité. Estel mesure l'emploi selon un concept « BIT répertorié ».

L' intérim (ou travail intérimaire ou travail temporaire) consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire.

La correction des variations saisonnières permet d’éliminer l’effet de fluctuations périodiques infra-annuelles dues au calendrier et aux saisons, de manière à faire ressortir les évolutions les plus significatives de la série. Celles-ci sont contenues dans la tendance et la composante irrégulière.

La nomenclature des activités économiques en vigueur en France depuis le 1er janvier 2008 est la nomenclature d'activités française (NAF rév. 2). La NAF a la même structure que de la nomenclature d'activités de la Communauté européenne (NACE rév. 2) mais elle comporte un niveau supplémentaire, spécifique à la France, celui des sous-classes.

La NAF rév. 2 comporte cinq niveaux comprenant respectivement : 21, 88, 272, 615 et 732 postes.

La NAF rév. 2 s'est substituée à la NAF rév. 1 datant de 2003 (entrée en vigueur au 1er janvier 2003). La NAF rév. 1 comporte cinq niveaux ayant respectivement 17, 31, 62, 224, et 712 postes .

La NAF rév. 1 avait succédé à la NAF qui était en vigueur depuis le 1er janvier 1993.

Une personne en emploi au sens du Bureau International du Travail (BIT) est une personne de 15 ans ou plus ayant effectué au moins une heure de travail rémunéré au cours d’une semaine donnée ou absente de son emploi sous certaines conditions de motif (congés annuels, maladie, maternité,etc.) et de durée.

Lorsqu'une entreprise réduit son activité au-dessous de l'horaire légal ou arrête momentanément tout ou partie de son activité et qu'elle n'entend pas rompre les contrats de travail qui la lient à ses salariés, elle peut avoir recours au chômage partiel.

Équivalent emplois à temps plein sur le trimestre (EETP) : mesure un volume de travail en intérim au cours du trimestre, qui se différencie du nombre d'intérimaires en fin de trimestre. Cette mesure tient compte du nombre de jours travaillés. En revanche, elle ne prend pas en compte le volume horaire effectué.