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Insee Conjoncture Occitanie · Juin 2022 · n° 32
Insee Conjoncture OccitanieBilan économique 2021 - OccitanieL’économie régionale redresse sa trajectoire

Après la chute d’activité historique du printemps 2020, l’impact économique de la pandémie de Covid-19 s’atténue progressivement. En 2021, le PIB progresse de 6,8 % en France par rapport à 2020. L’activité économique se redresse de façon plus marquée en Occitanie. Cela se traduit par une nette reprise de l’emploi salarié qui augmente de 3,4 % sur un an. Ce rebond permet aux secteurs des services et de la construction de dépasser nettement leur niveau d’emploi de fin 2019. En revanche, l’emploi industriel reste en retrait par rapport à l’avant-crise, en particulier dans la filière aéronautique. Malgré la reprise, l’économie régionale reste ainsi marquée fin 2021 par les conséquences de la crise. En particulier, le département de la Haute-Garonne, très dynamique avant-crise, retrouve juste son niveau d’activité de 2019. À l’inverse, l’Hérault et les Pyrénées-Orientales le dépassent nettement.

Insee Conjoncture Occitanie
No 32
Paru le : Paru le 21/06/2022

Ce bilan économique fait partie des 17 bilans économiques régionaux 2021 publiés par l'Insee.
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Chômage et politiques de l’emploi - Le marché du travail s’améliore nettementBilan économique 2021

Séverine Bertrand (Insee), Pierre Brossier (Pôle emploi), Nicolas Biesse, Alan Machon (Direction régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités)

En 2021, le taux de chômage baisse nettement en Occitanie comme en France, après une évolution en trompe-l’œil en 2020. Au quatrième trimestre, il s’établit à 8,8 % en Occitanie et à 7,4 % au niveau national.

Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi diminue également en 2021. Au dernier trimestre, il est proche de son niveau d’avant-crise pour les catégories A, B, C. Cette baisse est principalement due à la diminution du nombre des demandeurs d’emploi catégorie A (n’ayant exercé aucune activité). Elle touche toutes les tranches d’âge mais elle est nettement plus prononcée pour les jeunes de moins de 25 ans qui bénéficient de la forte hausse de l’apprentissage.

Le recours au dispositif d’activité partielle diminue fortement par rapport à 2020 mais reste néanmoins très nettement supérieur à celui de l’avant-crise sanitaire. En 2021, il concerne un salarié éligible sur cinq dans la région.

Insee Conjoncture Occitanie

No 32

Paru le : 21/06/2022

Le taux de chômage en net recul

En 2020, le contexte sanitaire n’a pas permis aux demandeurs d’emploi de rechercher activement un emploi et a ainsi conduit à une baisse en trompe-l’œil du chômage au sens du Bureau international du travail (BIT). En 2021, le rebond de l’emploi entraîne une diminution du taux de chômage de 0,6 point sur un an, en Occitanie. Il est inférieur de 0,8 point à son niveau d’avant-crise (figure 1 et figure 2). La baisse est concentrée sur le dernier trimestre après trois trimestres où le taux de chômage reste relativement stable : fin 2021, 8,8 % de la population active est au chômage dans la région. C’est le deuxième taux le plus élevé des régions de France métropolitaine derrière les Hauts-de-France (8,9 %). En France, la baisse sur un an est de même ampleur (- 0,7 point), et le taux de chômage s’établit à 7,4 % fin 2021, soit 0,8 point au-dessous du niveau de fin 2019.

Figure 1Taux de chômage

en % de la population active
Taux de chômage (en % de la population active)
Zonage 2019 T4 2020 T4 2021 T1 2021 T2 2021 T3 2021 T4 Évolution 2021 T4 / 2019 T4 (points de %) Évolution 2021 T4 / 2020 T4 (points de %)
Ariège 10,3 9,8 10,0 9,8 10,0 9,3 -1,0 -0,5
Aude 10,8 10,6 10,7 10,6 10,7 10,1 -0,7 -0,5
Aveyron 6,2 6,0 6,0 6,0 6,1 5,6 -0,6 -0,4
Gard 11,3 10,7 10,8 10,7 10,9 10,2 -1,1 -0,5
Haute-Garonne 7,8 8,2 8,3 8,1 8,1 7,5 -0,3 -0,7
Gers 6,2 6,1 6,1 6,2 6,2 5,8 -0,4 -0,3
Hérault 11,5 11,1 11,1 11,1 11,2 10,3 -1,2 -0,8
Lot 8,0 7,9 7,9 8,0 8,0 7,3 -0,7 -0,6
Lozère 5,1 4,8 4,9 5,1 5,0 4,6 -0,5 -0,2
Hautes-Pyrénées 9,0 8,9 9,0 9,2 9,1 7,8 -1,2 -1,1
Pyrénées-Orientales 13,2 12,5 12,5 12,4 12,5 11,7 -1,5 -0,8
Tarn 8,5 8,1 8,0 8,1 8,3 7,6 -0,9 -0,5
Tarn-et-Garonne 9,4 9,3 9,3 9,1 9,2 8,7 -0,7 -0,6
Occitanie 9,6 9,4 9,5 9,4 9,5 8,8 -0,8 -0,6
France hors Mayotte 8,2 8,1 8,1 8,0 8,0 7,4 -0,8 -0,7
  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS.
  • Source : Insee, Enquête Emploi et Taux de chômage localisés.

Figure 2Évolution trimestrielle du taux de chômage

en % de la population active
Évolution trimestrielle du taux de chômage (en % de la population active)
Occitanie France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2005 10,1 9,1
1ᵉ trim. 2006 10,2 9,2
2ᵉ trim. 2006 10,0 9,0
3ᵉ trim. 2006 10,1 8,9
4ᵉ trim. 2006 9,4 8,4
1ᵉ trim. 2007 9,6 8,5
2ᵉ trim. 2007 9,3 8,1
3ᵉ trim. 2007 9,0 8,0
4ᵉ trim. 2007 8,5 7,5
1ᵉ trim. 2008 8,2 7,2
2ᵉ trim. 2008 8,4 7,3
3ᵉ trim. 2008 8,5 7,4
4ᵉ trim. 2008 8,8 7,8
1ᵉ trim. 2009 9,6 8,6
2ᵉ trim. 2009 10,2 9,2
3ᵉ trim. 2009 10,2 9,2
4ᵉ trim. 2009 10,5 9,5
1ᵉ trim. 2010 10,4 9,4
2ᵉ trim. 2010 10,3 9,3
3ᵉ trim. 2010 10,3 9,2
4ᵉ trim. 2010 10,3 9,2
1ᵉ trim. 2011 10,4 9,2
2ᵉ trim. 2011 10,3 9,1
3ᵉ trim. 2011 10,5 9,2
4ᵉ trim. 2011 10,7 9,3
1ᵉ trim. 2012 10,9 9,5
2ᵉ trim. 2012 11,1 9,7
3ᵉ trim. 2012 11,2 9,8
4ᵉ trim. 2012 11,6 10,1
1ᵉ trim. 2013 11,8 10,3
2ᵉ trim. 2013 12,0 10,5
3ᵉ trim. 2013 11,9 10,3
4ᵉ trim. 2013 11,8 10,1
1ᵉ trim. 2014 11,8 10,1
2ᵉ trim. 2014 11,8 10,2
3ᵉ trim. 2014 12,0 10,3
4ᵉ trim. 2014 12,2 10,5
1ᵉ trim. 2015 12,1 10,3
2ᵉ trim. 2015 12,3 10,5
3ᵉ trim. 2015 12,1 10,3
4ᵉ trim. 2015 11,9 10,2
1ᵉ trim. 2016 11,9 10,2
2ᵉ trim. 2016 11,7 10,0
3ᵉ trim. 2016 11,5 9,9
4ᵉ trim. 2016 11,7 10,0
1ᵉ trim. 2017 11,2 9,6
2ᵉ trim. 2017 11,0 9,5
3ᵉ trim. 2017 11,1 9,5
4ᵉ trim. 2017 10,5 9,0
1ᵉ trim. 2018 10,7 9,3
2ᵉ trim. 2018 10,5 9,1
3ᵉ trim. 2018 10,5 9,0
4ᵉ trim. 2018 10,2 8,7
1ᵉ trim. 2019 10,2 8,7
2ᵉ trim. 2019 9,9 8,4
3ᵉ trim. 2019 9,9 8,4
4ᵉ trim. 2019 9,6 8,2
1ᵉ trim. 2020 9,2 7,8
2ᵉ trim. 2020 8,4 7,2
3ᵉ trim. 2020 10,5 9,1
4ᵉ trim. 2020 9,4 8,1
1ᵉ trim. 2021 9,5 8,1
2ᵉ trim. 2021 9,4 8,0
3ᵉ trim. 2021 9,5 8,0
4ᵉ trim. 2021 8,8 7,4
  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS.
  • Source : Insee, Enquête Emploi et Taux de chômage localisés.

Figure 2Évolution trimestrielle du taux de chômage

  • Notes : données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS.
  • Source : Insee, Enquête Emploi et Taux de chômage localisés.

Le chômage diminue dans tous les départements d’Occitanie par rapport à la situation d’avant crise fin 2019 (figure 1). La baisse la plus forte est dans les Pyrénées-Orientales (- 1,5 point) qui reste malgré tout le département de France métropolitaine où le chômage est le plus élevé (11,7 %). Le taux de chômage reste élevé également dans les autres départements du littoral. L’Hérault, le Gard et l’Aude se classent parmi les six départements de France métropolitaine où le taux de chômage est le plus élevé fin 2021, malgré une baisse importante par rapport à fin 2019. Le recul du chômage par rapport à l’avant-crise est plus limité en Haute-Garonne (- 0,3 point), qui, avec un taux de chômage de 7,7 %, se classe au 29e rang des départements de métropole les plus touchés, alors qu’il se situait au 42e rang fin 2019.

La demande d’emploi diminue

Après une année 2020 marquée par la crise sanitaire, la reprise économique observée en 2021 s'accompagne d'une baisse de 4,7 % du nombre de demandeurs d'emploi. Ainsi, la région Occitanie compte 569 180 personnes inscrites en catégories A, B et C au quatrième trimestre 2021, nombre proche de son niveau d’avant-crise (- 0,2 %) (figure 3). Cette diminution est plus particulièrement marquée pour les demandeurs d'emploi n'ayant exercé aucune activité au cours du mois (catégorie A) dont le nombre est inférieur de 4,8 % à celui du quatrième trimestre 2019. À l'inverse, davantage de demandeurs d'emploi déclarent avoir exercé une activité réduite (catégories B ou C selon l'intensité de l'activité) témoignant ainsi d'une bascule de la demande d'emploi de la catégorie A vers les catégories B et C.

Le recul de la demande d'emploi s'observe chez tous les publics. En 2021, le nombre de demandeurs d'emploi inscrits en catégories A, B, C recule de 9,9 % chez les jeunes, alors qu’ils avaient été fortement impactés en début de crise sanitaire. Ce nombre est nettement inférieur à celui du quatrième trimestre 2019 (- 4,0 %). Les personnes inscrites depuis plus de 2 ans à Pôle emploi, également lourdement concernées en début de crise (+ 9,1 % en 2020), présentent une hausse moins marquée en 2021 (+ 1,1 %). Ces publics font l'objet de mesures spécifiques dans le cadre du plan « 1 jeune, 1 solution » ou du plan de réduction des tensions de recrutement. Ce dernier vise notamment à remobiliser les demandeurs d'emploi de longue durée vers les métiers où les difficultés de recrutement sont les plus élevées.

Figure 3Demandeurs d'emploi en fin de mois

Demandeurs d'emploi en fin de mois
Décomposition Demandeurs d'emploi au quatrième trimestre 2021 Évolution 2021 T4 / 2019 T4 Évolution 2021 T4 / 2020 T4 Évolution annuelle moyenne 2019 T4 / 2014 T4 ¹
Catégories A, B, C Catégorie A Catégories A, B, C (% de l'ensemble) Catégorie A (% de l'ensemble) Catégories A, B, C (%) Catégorie A (%) Catégories A, B, C (%) Catégorie A (%) Catégories A, B, C (%) Catégorie A (%)
Hommes 273 000 170 250 48,0 50,7 0,7 -3,6 -5,1 -12,1 0,8 -1,2
Femmes 296 180 165 340 52,0 49,3 -1,1 -6,0 -4,3 -10,5 2,3 0,3
Moins de 25 ans 68 930 45 210 12,1 13,5 -4,0 -7,2 -9,9 -14,7 -1,7 -3,0
De 25 à 49 ans 339 970 192 800 59,7 57,5 -1,2 -6,0 -5,4 -12,6 0,8 -1,3
50 ans ou plus 160 280 97 570 28,2 29,1 3,7 -1,2 -0,6 -6,8 5,2 3,1
Inscrits depuis un an ou plus 283 430 nd 49,8 nd 3,6 nd -5,5 nd 4,2 nd
dont inscrits depuis 2 ans ou plus 174 050 nd 30,6 nd 10,1 nd 1,1 nd 5,7 nd
Occitanie 569 180 335 590 100,0 100,0 -0,2 -4,8 -4,7 -11,3 1,6 -0,5
France entière 5 685 400 3 361 900 100,0 100,0 -1,3 -5,7 -5,7 -12,4 1,0 -0,9
  • nd : données non disponibles.
  • ¹ : évolution qui aurait été observée pour les demandeurs d'emploi en fin de mois pour chaque année de la période considérée, en supposant une évolution identique chaque année.
  • Note : données CVS-CJO.
  • Avertissement : le nombre de demandeurs d'emploi au quatrième trimestre est une moyenne des stocks de demandeurs d'emploi à la fin des mois d'octobre, novembre et décembre afin de mieux dégager les évolutions tendancielles.
  • Source : Pôle emploi-Dares, STMT.

Le nombre de demandeurs d'emploi baisse dans la majorité des domaines professionnels en 2021 et plus particulièrement dans ceux affectés par la crise sanitaire comme l'hôtellerie-restauration et l'industrie.

Les évolutions annuelles de la demande d'emploi en catégories A, B, C varient de - 6,9 % dans le département des Hautes-Pyrénées à - 3,5 % dans le département de l’Ariège.

La Haute-Garonne, département concentrant historiquement l'activité économique la plus importante de la région, a souffert de la crise de la filière aéronautique. Après une hausse du nombre de demandeurs d'emploi de 8,6 % en 2020 et malgré une amélioration en 2021, la Haute-Garonne figure parmi les dix départements de France métropolitaine où l’évolution de la demande d’emploi est la plus défavorable par rapport à l’avant-crise (+ 2,4 %).

Les aides à l’emploi fortement renforcées

Dans le cadre du plan de relance économique de la France, le plan « 1 jeune, 1 solution » a été lancé en juillet 2020 avec pour ambition de favoriser la formation et l’accès à l’emploi des jeunes face aux conséquences de la crise sanitaire.

Plusieurs mesures ont ainsi été activées ou réactivées. Le nombre de bénéficiaires d’aides à l’emploi augmente fortement en Occitanie en 2021 (+ 44 %) (figure 4). La mobilisation a même été plus forte dans la région qu’en France métropolitaine où elle augmente de 37 %.

Près de 39 000 personnes ont bénéficié d’un contrat aidé en 2021. Parmi elles, 8 400 sont entrées en Parcours Emploi Compétences dans le secteur non marchand et 7 200 ont signé un Contrat Initiative Emploi dans le secteur marchand, pour l’essentiel dans le cadre du plan « 1 jeune, 1 solution ». Dans le cadre de l’insertion par l’activité économique 23 000 personnes éloignées de l’emploi ont été accompagnées.

Les contrats en alternance (contrats d’apprentissage ou de professionnalisation) progressent de 39 % en un an. En 2021, 65 000 contrats d’apprentissage ont été signés en Occitanie, nombre en forte augmentation (+ 45 %) par rapport à 2020. Cette évolution dans la région confirme une tendance déjà observée en 2020 (+ 49 %) et dans une moindre mesure en 2019 (+ 16 %). En trois ans, le nombre de contrats signés dans la région a ainsi été multiplié par 2,5.

Figure 4Entrées dans les dispositifs de contrats aidés, d'alternance et d'accompagnement des jeunes - Occitanie

Entrées dans les dispositifs de contrats aidés, d'alternance et d'accompagnement des jeunes - Occitanie
Type d'aide   2019 2020 2021
Aides à l'emploi 73 923 77 829 112 432
- Contrats aidés 27 776 24 919 38 597
Parcours emploi compétences (PEC) et contrats d'accompagnement dans l'emploi (CUI-CAE) 7 816 5 234 8 368
Contrats initiative emploi (CUI-CIE) 54 224 7 232
Insertion par l'activité économique (IAE) ¹ 19 906 19 461 22 997
- Contrats en alternance 46 147 52 910 73 835
Apprentissage 29 942 44 892 65 025
Contrats de professionnalisation 16 205 8 018 8 810
Accompagnement des jeunes 37 654 40 296 52 435
Parcours contractualisé d'accompagnement vers l'emploi et l'autonomie (PACEA) 37 654 40 296 52 435
dont Garantie jeunes 12 735 13 438 22 765
Emplois francs nd 1 667 1 713
  • ¹ : année glissante de décembre N-1 à novembre N.
  • nd : non disponible.
  • Note : les entrées comprennent les conventions initiales et les reconductions de contrats.
  • Source : Dares, extraction du 01/04/2022.

En 2021, le nombre d’entrées en apprentissage augmente particulièrement en Haute-Garonne (+ 57 %) et dans l’Hérault (+ 52 %). La hausse est plus modérée dans le Lot (+ 20 %) et le Gers (+ 25 %). Le développement de l’apprentissage est principalement porté par les diplômés du supérieur : leur part passant de 17 % en 2018 à 35 % en 2021. Les hommes restent majoritaires dans les entrées (57 %) mais la proportion de femmes tend à augmenter.

Par ailleurs, l’accompagnement des jeunes les plus éloignés de l’emploi a été renforcé : 52 400 jeunes sont entrés en parcours contractualisé d'accompagnement vers l'emploi et l'autonomie (PACEA), dont 23 000 en Garantie jeune.

Le recours à l’activité partielle reste élevé

En 2021, la crise sanitaire conduit encore les entreprises à mobiliser massivement le dispositif d’activité partielle. Avec 61,9 millions d’heures indemnisées dans la région, le niveau de recours reste très élevé, à un niveau largement supérieur à celui de 2019 (0,9 million d’heures), mais chute par rapport à 2020 (182,5 millions). Les heures indemnisées au titre de l’activité partielle de longue durée représentent 11 % de l’ensemble des heures indemnisées.

L’activité partielle, mesurée en heures indemnisées, est restée particulièrement forte jusqu’au mois d’avril 2021, période marquée par de nombreuses fermetures administratives en raison d’un confinement partiel liée à la pandémie. Les réouvertures progressives à partir du mois de mai ont entraîné une baisse rapide du nombre d’heures indemnisées. Le recours s’est ensuite stabilisé à un niveau bas pendant le second semestre (figure 5).

Près de 50 800 établissements de la région ont été indemnisés en 2021, en baisse de 56 % par rapport à 2020. Par ailleurs, près de 257 000 salariés ont connu au moins une période de chômage partiel dans l’année (- 65 % par rapport à 2020), soit 18 % de l’ensemble des salariés éligibles. Les départements de l’Ariège (24 %) et des Hautes-Pyrénées (23 %) sont ceux où l’activité partielle a été la plus importante.

Le secteur de l’hébergement-restauration a fortement mobilisé l’activité partielle en 2021. Bien qu’il ne représente que 5 % des effectifs salariés de la région, 24 % des salariés indemnisés au titre de l’activité partielle travaillent dans ce secteur.

Figure 5Répartition mensuelle des heures indemnisées par secteur en 2021

Répartition mensuelle des heures indemnisées par secteur en 2021 - Lecture : en avril 2021, 13,5 millions d’heures ont été indemnisées au titre de l’activité partielle en Occitanie. La part du secteur de l’hébergement et de la restauration est alors de 36 %.
Part des secteurs dans les heures indemnisées (en %) Nombre heures consommées (en millions)
Agriculture Industrie Construction Commerce Hébergement-restauration Activités scientifiques et techniques Autres services
janvier 2021 0,4 9,0 1,6 8,0 48,6 12,7 19,8 10,4
février 2021 0,4 8,8 1,2 10,8 47,1 11,7 19,9 10,6
mars 2021 0,5 8,6 1,1 10,8 48,0 10,9 20,2 11,7
avril 2021 0,5 8,1 1,4 21,3 35,7 9,7 23,3 13,5
mai 2021 0,6 8,1 1,1 17,2 43,3 9,6 20,1 7,6
juin 2021 0,8 16,5 1,9 7,3 34,2 16,0 23,3 3,4
juillet 2021 1,2 24,6 2,3 6,3 22,8 20,5 22,4 1,2
août 2021 0,9 24,7 2,1 6,5 24,2 19,4 22,3 0,9
septembre 2021 0,7 28,5 2,8 8,0 18,5 21,2 20,4 1,0
octobre 2021 0,8 32,7 3,4 8,4 11,6 21,2 22,0 0,5
novembre 2021 1,0 35,3 3,5 9,3 11,4 17,2 22,3 0,5
décembre 2021 0,9 30,9 2,6 8,0 22,3 15,7 19,8 0,6
  • Lecture : en avril 2021, 13,5 millions d’heures ont été indemnisées au titre de l’activité partielle en Occitanie. La part du secteur de l’hébergement et de la restauration est alors de 36 %.
  • Source : DGEFP /DARES SI APART (extraction au 25/03/2022).

Figure 5Répartition mensuelle des heures indemnisées par secteur en 2021

  • Lecture : en avril 2021, 13,5 millions d’heures ont été indemnisées au titre de l’activité partielle en Occitanie. La part du secteur de l’hébergement et de la restauration est alors de 36 %.
  • Source : DGEFP /DARES SI APART (extraction au 25/03/2022).
Publication rédigée par : Séverine Bertrand (Insee), Pierre Brossier (Pôle emploi), Nicolas Biesse, Alan Machon (Direction régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités)

Avertissement

Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d'une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.

Définitions

Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).

On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...

Remarque :

Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.

Rapport entre le nombre de chômeurs au sens du Bureau international du travail (BIT) et le nombre d’actifs au sens du BIT.

Lorsqu'une entreprise réduit son activité au-dessous de l'horaire légal ou arrête momentanément tout ou partie de son activité et qu'elle n'entend pas rompre les contrats de travail qui la lient à ses salariés, elle peut avoir recours au chômage partiel.

Un chômeur au sens du Bureau International du Travail (BIT) est une personne âgée de 15 ans ou plus :

  • sans emploi durant une semaine donnée ;
  • disponible pour travailler dans les deux semaines ;
  • qui a effectué, au cours des quatre dernières semaines, une démarche active de recherche d’emploi ou a trouvé un emploi qui commence dans les trois mois.

Les demandeurs d'emploi en fin de mois (DEFM) sont les personnes inscrites à Pôle Emploi et ayant une demande en cours au dernier jour du mois.

Les demandeurs d'emploi de longue durée (DELD) sont ceux inscrits en catégories A, B, C, depuis un an ou plus.

Demandeurs d'emploi de très longue durée / DETLD :

les demandeurs d'emploi de très longue durée (DETLD) sont ceux inscrits à Pôle emploi depuis deux ans ou plus.

La publication des effectifs de demandeurs d'emploi inscrits se fait selon les catégories statistiques suivantes :

  • catégorie A : demandeurs d'emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi, sans emploi ;
  • catégorie B : demandeurs d'emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi, ayant exercé une activité réduite courte (i.e. de 78 heures ou moins au cours du mois) ;
  • catégorie C : demandeurs d'emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi, ayant exercé une activité réduite longue (i.e. plus de 78 heures au cours du mois) ;
  • catégorie D : demandeurs d'emploi non tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi (en raison d'un stage, d'une formation, d'une maladie…), y compris les demandeurs d'emploi en convention de reclassement personnalisé (CRP), en contrat de transition professionnelle (CTP), sans emploi et en contrat de sécurisation professionnelle ;
  • catégorie E : demandeurs d'emploi non tenus de faire de actes positifs de recherche d'emploi, en emploi (par exemple : bénéficiaires de contrats aidés).

Jusqu'en 1995, il existait cinq catégories de demandes ou de demandeurs d'emploi.

Les demandeurs d'emploi étaient regroupés en fonction du type d'emploi recherché et non pas en fonction du type d'emploi occupé.

La catégorie 1 enregistrait les personnes immédiatement disponibles, à la recherche d'un emploi sous contrat à durée indéterminée (CDI), à temps plein.

La catégorie 2 enregistrait les personnes immédiatement disponibles, à la recherche d'un emploi sous contrat à durée indéterminée (CDI), à temps partiel.

La catégorie 3 enregistrait les personnes immédiatement disponibles, à la recherche d'un emploi à durée limitée (CDD, mission d'intérim, vacation).

La catégorie 4 enregistrait les personnes sans emploi et à la recherche d'un emploi mais non immédiatement disponibles (en formation, en arrêt maladie, en congé de maternité).

La catégorie 5 enregistrait les personnes pourvues d'un emploi mais à la recherche d'un autre emploi, donc non immédiatement disponibles.

De 1995 à fin 2008, les personnes ayant exercé une activité réduite ou occasionnelle de 78 heures ou plus dans le mois précédent étaient exclues des catégories 1, 2 et 3 pour former les catégories 6, 7 et 8. Il existait alors huit catégories.

La population active au sens du Bureau International du Travail (BIT) comprend les personnes en emploi au sens du BIT et les chômeurs au sens du BIT.

Le contrat d'apprentissage est un contrat de travail conclu entre un employeur et un jeune de 16 à 25 ans ayant satisfait à l'obligation scolaire, des dérogations étant possibles.

Le contrat de professionnalisation est un contrat de travail destiné à permettre aux jeunes de 16 à 25 ans, aux demandeurs d’emploi et aux bénéficiaires de certaines allocations ou contrats, d’acquérir une qualification professionnelle ou de compléter leur formation initiale au moyen d’une formation en alternance.

Le contrat unique d'insertion a pour objet de faciliter l'insertion professionnelle des personnes sans emploi rencontrant des difficultés sociales et professionnelles d'accès à l'emploi.

Parcours contractualisé d’accompagnement vers l’emploi et l’autonomie (PACEA) :

mis en place à partir de 2017, le PACEA est le cadre contractuel de l’accompagnement des jeunes par les missions locales. Il concerne tous les jeunes de 16 à 25 ans révolus.
Le PACEA est constitué de phases d’accompagnement successives qui peuvent s’enchaîner pour une durée maximale de 24 mois consécutifs.
En fonction de la situation et des besoins de l’intéressé, le bénéfice d’une allocation peut être accordé à un jeune en PACEA. Elle est destinée à soutenir ponctuellement la démarche d’insertion du jeune vers et dans l’emploi et l’autonomie. Le montant mensuel de l’allocation ne peut pas excéder le montant mensuel du revenu de solidarité active (RSA) hors forfait logement. Au 1er avril 2021, cela correspond à un montant de 497,50 €.

Parcours emploi compétences (PEC) :

depuis janvier 2018, les contrats aidés du secteur non-marchand (CUI-CAE) sont transformés en parcours emploi compétences.
La mise en œuvre des parcours emploi compétences repose sur le triptyque emploi-formation-accompagnement : un emploi permettant de développer des compétences transférables, un accès facilité à la formation et un accompagnement tout au long du parcours tant par l’employeur que par le service public de l’emploi, avec pour objectif l’inclusion durable dans l’emploi des bénéficiaires.
L’objectif de durée d’un parcours est de 11 mois et les conventions initiales ne peuvent être inférieures à 9 mois.
Dans le cadre du parcours emploi compétences, le montant de l’aide accordée aux employeurs, exprimé en pourcentage du Smic brut, est modulé selon le type de public (PEC « tout public », PEC QPV-ZRR, PEC Jeunes).

Emplois francs :

expérimenté à partir du 1er avril 2018 puis généralisé à la France entière au 1er janvier 2020, le dispositif d’emploi franc est un dispositif qui permet à un employeur de bénéficier d’un aide lorsqu’il embauche un habitant résidant dans un quartier prioritaire de la politique de la ville (QPV). Le dispositif est valable jusqu’au 31 décembre 2021. Le montant de l’aide est de 5 000 € par an pendant trois ans pour un CDI et de 2 500 € par an pendant deux ans pour un CDD d’au moins 6 mois, proratisé au temps de travail effectué.
Dans le cadre du plan « 1 jeune, 1 solution » le dispositif est renforcé temporairement pour les jeunes de moins de 26 ans à partir du 15 octobre 2020. L’aide passe ainsi à 7 000 € la première année, puis 5 000 € les années suivantes, dans la limite de trois ans, pour un recrutement en CDI ; 5 500 € la première année, puis 2 500 € l’année suivante, dans la limite de deux ans, pour un recrutement en CDD d’au moins six mois.

La correction des variations saisonnières permet d’éliminer l’effet de fluctuations périodiques infra-annuelles dues au calendrier et aux saisons, de manière à faire ressortir les évolutions les plus significatives de la série. Celles-ci sont contenues dans la tendance et la composante irrégulière.

Pour en savoir plus

« Le dynamisme de l’emploi se confirme, le chômage baisse nettement - Note de conjoncture du 4ᵉ trimestre 2021 », Insee Conjoncture Occitanie n° 31, avril 2022

« Les impacts de la crise sanitaire », Diag’territorial, Pôle emploi Occitanie, février 2021

Définitions

Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).

On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...

Remarque :

Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.

Rapport entre le nombre de chômeurs au sens du Bureau international du travail (BIT) et le nombre d’actifs au sens du BIT.

Lorsqu'une entreprise réduit son activité au-dessous de l'horaire légal ou arrête momentanément tout ou partie de son activité et qu'elle n'entend pas rompre les contrats de travail qui la lient à ses salariés, elle peut avoir recours au chômage partiel.

Un chômeur au sens du Bureau International du Travail (BIT) est une personne âgée de 15 ans ou plus :

  • sans emploi durant une semaine donnée ;
  • disponible pour travailler dans les deux semaines ;
  • qui a effectué, au cours des quatre dernières semaines, une démarche active de recherche d’emploi ou a trouvé un emploi qui commence dans les trois mois.

Les demandeurs d'emploi en fin de mois (DEFM) sont les personnes inscrites à Pôle Emploi et ayant une demande en cours au dernier jour du mois.

Les demandeurs d'emploi de longue durée (DELD) sont ceux inscrits en catégories A, B, C, depuis un an ou plus.

Demandeurs d'emploi de très longue durée / DETLD :

les demandeurs d'emploi de très longue durée (DETLD) sont ceux inscrits à Pôle emploi depuis deux ans ou plus.

La publication des effectifs de demandeurs d'emploi inscrits se fait selon les catégories statistiques suivantes :

  • catégorie A : demandeurs d'emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi, sans emploi ;
  • catégorie B : demandeurs d'emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi, ayant exercé une activité réduite courte (i.e. de 78 heures ou moins au cours du mois) ;
  • catégorie C : demandeurs d'emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi, ayant exercé une activité réduite longue (i.e. plus de 78 heures au cours du mois) ;
  • catégorie D : demandeurs d'emploi non tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi (en raison d'un stage, d'une formation, d'une maladie…), y compris les demandeurs d'emploi en convention de reclassement personnalisé (CRP), en contrat de transition professionnelle (CTP), sans emploi et en contrat de sécurisation professionnelle ;
  • catégorie E : demandeurs d'emploi non tenus de faire de actes positifs de recherche d'emploi, en emploi (par exemple : bénéficiaires de contrats aidés).

Jusqu'en 1995, il existait cinq catégories de demandes ou de demandeurs d'emploi.

Les demandeurs d'emploi étaient regroupés en fonction du type d'emploi recherché et non pas en fonction du type d'emploi occupé.

La catégorie 1 enregistrait les personnes immédiatement disponibles, à la recherche d'un emploi sous contrat à durée indéterminée (CDI), à temps plein.

La catégorie 2 enregistrait les personnes immédiatement disponibles, à la recherche d'un emploi sous contrat à durée indéterminée (CDI), à temps partiel.

La catégorie 3 enregistrait les personnes immédiatement disponibles, à la recherche d'un emploi à durée limitée (CDD, mission d'intérim, vacation).

La catégorie 4 enregistrait les personnes sans emploi et à la recherche d'un emploi mais non immédiatement disponibles (en formation, en arrêt maladie, en congé de maternité).

La catégorie 5 enregistrait les personnes pourvues d'un emploi mais à la recherche d'un autre emploi, donc non immédiatement disponibles.

De 1995 à fin 2008, les personnes ayant exercé une activité réduite ou occasionnelle de 78 heures ou plus dans le mois précédent étaient exclues des catégories 1, 2 et 3 pour former les catégories 6, 7 et 8. Il existait alors huit catégories.

La population active au sens du Bureau International du Travail (BIT) comprend les personnes en emploi au sens du BIT et les chômeurs au sens du BIT.

Le contrat d'apprentissage est un contrat de travail conclu entre un employeur et un jeune de 16 à 25 ans ayant satisfait à l'obligation scolaire, des dérogations étant possibles.

Le contrat de professionnalisation est un contrat de travail destiné à permettre aux jeunes de 16 à 25 ans, aux demandeurs d’emploi et aux bénéficiaires de certaines allocations ou contrats, d’acquérir une qualification professionnelle ou de compléter leur formation initiale au moyen d’une formation en alternance.

Le contrat unique d'insertion a pour objet de faciliter l'insertion professionnelle des personnes sans emploi rencontrant des difficultés sociales et professionnelles d'accès à l'emploi.

Parcours contractualisé d’accompagnement vers l’emploi et l’autonomie (PACEA) :

mis en place à partir de 2017, le PACEA est le cadre contractuel de l’accompagnement des jeunes par les missions locales. Il concerne tous les jeunes de 16 à 25 ans révolus.
Le PACEA est constitué de phases d’accompagnement successives qui peuvent s’enchaîner pour une durée maximale de 24 mois consécutifs.
En fonction de la situation et des besoins de l’intéressé, le bénéfice d’une allocation peut être accordé à un jeune en PACEA. Elle est destinée à soutenir ponctuellement la démarche d’insertion du jeune vers et dans l’emploi et l’autonomie. Le montant mensuel de l’allocation ne peut pas excéder le montant mensuel du revenu de solidarité active (RSA) hors forfait logement. Au 1er avril 2021, cela correspond à un montant de 497,50 €.

Parcours emploi compétences (PEC) :

depuis janvier 2018, les contrats aidés du secteur non-marchand (CUI-CAE) sont transformés en parcours emploi compétences.
La mise en œuvre des parcours emploi compétences repose sur le triptyque emploi-formation-accompagnement : un emploi permettant de développer des compétences transférables, un accès facilité à la formation et un accompagnement tout au long du parcours tant par l’employeur que par le service public de l’emploi, avec pour objectif l’inclusion durable dans l’emploi des bénéficiaires.
L’objectif de durée d’un parcours est de 11 mois et les conventions initiales ne peuvent être inférieures à 9 mois.
Dans le cadre du parcours emploi compétences, le montant de l’aide accordée aux employeurs, exprimé en pourcentage du Smic brut, est modulé selon le type de public (PEC « tout public », PEC QPV-ZRR, PEC Jeunes).

Emplois francs :

expérimenté à partir du 1er avril 2018 puis généralisé à la France entière au 1er janvier 2020, le dispositif d’emploi franc est un dispositif qui permet à un employeur de bénéficier d’un aide lorsqu’il embauche un habitant résidant dans un quartier prioritaire de la politique de la ville (QPV). Le dispositif est valable jusqu’au 31 décembre 2021. Le montant de l’aide est de 5 000 € par an pendant trois ans pour un CDI et de 2 500 € par an pendant deux ans pour un CDD d’au moins 6 mois, proratisé au temps de travail effectué.
Dans le cadre du plan « 1 jeune, 1 solution » le dispositif est renforcé temporairement pour les jeunes de moins de 26 ans à partir du 15 octobre 2020. L’aide passe ainsi à 7 000 € la première année, puis 5 000 € les années suivantes, dans la limite de trois ans, pour un recrutement en CDI ; 5 500 € la première année, puis 2 500 € l’année suivante, dans la limite de deux ans, pour un recrutement en CDD d’au moins six mois.

La correction des variations saisonnières permet d’éliminer l’effet de fluctuations périodiques infra-annuelles dues au calendrier et aux saisons, de manière à faire ressortir les évolutions les plus significatives de la série. Celles-ci sont contenues dans la tendance et la composante irrégulière.