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Insee Conjoncture Centre-Val de Loire · Juillet 2021 · n° 34
Insee Conjoncture Centre-Val de LoireBilan économique 2020 - Centre-Val de Loire Une année 2020 percutée par la crise sanitaire mondiale

L’année 2020, marquée par des fluctuations économiques d’une ampleur inédite, enregistre un recul sans précédent du PIB français (- 8 %). Ce contexte ébranle l’économie du Centre-Val de Loire, après une année 2019 de reprise. La mise en place d’un large dispositif d’aides aux entreprises, dont l’activité partielle, permet de préserver en partie l’emploi. Cependant, la région perd 12 000 salariés en un an, soit - 1,3 %. Seul secteur à résister, la construction voit ses effectifs augmenter. Le nombre de déclarations préalables à l’embauche hors intérim recule nettement mais le basculement de la population vers l’inactivité, lors de chaque confinement, engendre une baisse du taux de chômage régional en « trompe-l’œil », pour atteindre 7,1 % fin 2020.

Les échanges commerciaux entre la région et le reste du monde se contractent très fortement, la crise mondiale affectant profondément les économies de tous les pays. Néanmoins, le nombre d’entreprises créées atteint son plus haut niveau historique (22 200 entreprises) et les défaillances poursuivent leur diminution provisoirement, témoignant de l’efficacité des mesures de soutien mises en place dès mars 2020. L’attribution massive par les banques des Prêts Garantis par l’État, 3,1 milliards d’euros dans la région, a notamment permis d’apporter aux entreprises la trésorerie nécessaire pour faire face à la chute brutale de leur chiffre d’affaires.

Les fermetures temporaires d’établissements et les restrictions de circulation font lourdement chuter les séjours des touristes et de la clientèle d’affaire, même si la région reste relativement épargnée par rapport aux autres.

La crise modifie les circuits de commercialisation dans le secteur de l’agriculture, limite la concurrence étrangère avec, de fait, la mise en avant de l’origine France. En revanche, nombre de débouchés se referment, en particulier pour la viticulture.

La qualité de l’air bénéficie du fort ralentissement de l’économie. Parallèlement, la part des véhicules électriques immatriculés progresse et les ventes de voitures particulières au diesel, considéré comme davantage polluant, poursuivent leur repli.

Les tendances observées en 2020, liant activité économique et situation épidémique, se poursuivent en début d’année 2021.

Insee Conjoncture Centre-Val de Loire
No 34
Paru le :Paru le08/07/2021

Ce bilan économique fait partie des 17 bilans économiques régionaux 2020 publiés par l'Insee.
Retrouvez les bilans des autres régions ici.

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Emploi - La crise sanitaire cause un important repli de l’emploi salarié Bilan économique 2020

Caroline Chalot (Insee)

En Centre-Val de Loire, après une année de relance, l’emploi salarié se replie de 1,3 % en 2020 sous l’effet de la crise sanitaire. De même, la croissance des effectifs, entamée en 2013 au niveau de la France hors Mayotte, s’interrompt brusquement. Alors que tous les secteurs contribuaient à la progression régionale en 2019, seul celui de la construction parvient à comptabiliser des effectifs supplémentaires. Le tertiaire, principal secteur pourvoyeur d’emplois, subit comme l’industrie, un important revers. Les départements du nord de la région accusent des pertes un peu moins lourdes.

Insee Conjoncture Centre-Val de Loire

No 34

Paru le :08/07/2021

Le tissu économique de la région Centre-Val de Loire dénombre 900 000 emplois salariés fin 2020, soit une baisse conséquente, de 1,3 % sur un an (- 11 920 emplois). Après une croissance moyenne de + 0,3 % par an entre 2014 et 2019, l’embellie amorcée en 2019 (+ 0,6 %) est rapidement interrompue par la crise sanitaire liée à la pandémie mondiale de Covid-19. Les effectifs salariés reviennent ainsi à ceux observés fin 2015. Concernant la France hors Mayotte, les suppressions sont également nombreuses. Légèrement inférieures en proportion (- 1,1 %), elles stoppent une croissance annuelle moyenne de + 0,9 % sur les cinq années précédentes (figure 1).

Le fléchissement de l’emploi régional concerne uniquement le secteur privé. Celui-ci recule de 1,7 %, évolution similaire à celle du niveau national (- 1,6 %). L’emploi public, quant à lui, reste stable tandis qu’il croît de 0,8 % en moyenne nationale.

Figure 1Emploi salarié total par secteur d'activité - Centre-Val de Loire

en %
Emploi salarié total par secteur d'activité - Centre-Val de Loire (en %)
Secteur d'activité Emploi au 31/12/2020 (milliers) Glissement annuel Glissement annuel moyen 2019/2014 ¹
Centre-Val de Loire Centre-Val de Loire France hors Mayotte Centre-Val de Loire France hors Mayotte
Agriculture 15,4 1,1 0,1 1,1 1,6
Industrie 143,0 -2,9 -1,8 -0,5 -0,2
Industrie agro-alimentaire 20,3 0,3 -0,3 0,7 1,0
Énergie, eau, déchets, cokéfaction et raffinage 17,3 -0,5 -0,3 -0,5 -0,1
Biens d'équipement 22,5 -2,8 -2,6 -0,9 -0,7
Matériels de transport 10,0 -4,7 -2,9 -0,6 -0,5
Autres branches industrielles 72,8 -4,1 -2,3 -0,6 -0,6
Construction 52,8 1,5 2,2 -0,9 0,8
Tertiaire marchand 393,7 -2,2 -2,6 1,1 1,7
Commerce 109,1 -0,8 -1,0 0,3 0,8
Transports 49,4 -1,3 -0,8 0,7 0,9
Hébergement - restauration 27,6 -8,5 -11,2 2,0 2,6
Information - communication 13,0 -1,0 -0,5 -0,9 2,5
Services financiers 29,8 -0,5 -1,1 0,9 0,6
Services immobiliers 7,1 -0,9 -1,8 0,8 1,2
Services aux entreprises hors intérim 75,6 1,6 -1,1 1,7 2,5
Intérim 35,9 -2,9 -5,3 6,1 6,9
Services aux ménages 46,0 -8,6 -4,9 -0,8 -0,2
Tertiaire non marchand 295,1 0,0 0,8 -0,2 0,1
Total 900,0 -1,3 -1,1 0,3 0,9
  • Notes : données CVS en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • ¹ : glissement annuel qu'aurait connu l'emploi salarié total du secteur, si l'évolution avait été la même pour chaque année de la période considérée.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Le tertiaire marchand, première victime de la crise

Premier secteur pourvoyeur d’emplois dans la région (394 000), moteur de la croissance des effectifs entre 2014 et 2019 avec une évolution annuelle moyenne de + 1,1 %, le secteur du tertiaire marchand recense les pertes les plus élevées en Centre-Val de Loire en 2020 (- 2,2 %, soit - 8 670 emplois) (figure 2). Il comptabilise ainsi les deux tiers des emplois supprimés de la région. Les activités de services aux ménages et d’hébergement-restauration, principales victimes de la crise sanitaire, représentent à elles deux quatre emplois perdus sur cinq dans le secteur, avec respectivement 8,5 % et 8,6 % d’effectifs en moins. En recul depuis 2018, l’intérim, particulièrement impacté par le premier confinement, voit sa situation se dégrader (- 2,9 %) (figure 3). Enfin, avec 1,6 % d’emplois supplémentaires, seuls les services aux entreprises parviennent à augmenter leurs effectifs en 2020. À l’échelle de la France hors Mayotte, les difficultés du secteur tertiaire marchand, plus prononcées (- 2,6 %), se ressentent dans toutes les activités. Si les effectifs de l’hébergement-restauration chutent plus brutalement (- 11,2 %), les services aux ménages se replient moins fortement (- 4,9 %), tandis que l’intérim se comprime davantage (- 5,3 %).

Figure 2Évolutions trimestrielles de l'emploi salarié total par grand secteur d'activité - Centre-Val de Loire

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
Évolutions trimestrielles de l'emploi salarié total par grand secteur d'activité - Centre-Val de Loire (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim Tertiaire non marchand
4ᵉ trim. 2010 100 100 100 100
1ᵉʳ trim. 2011 99,4 99,8 100 100
2ᵉ trim. 2011 98,7 99,4 99,7 99,9
3ᵉ trim. 2011 98,7 99,2 99,4 100
4ᵉ trim. 2011 98,5 98,8 99,3 99,9
1ᵉʳ trim. 2012 98,4 98,7 99,3 100,3
2ᵉ trim. 2012 98,1 98,3 99,4 100,3
3ᵉ trim. 2012 97,5 98,2 99,1 100,7
4ᵉ trim. 2012 96,6 97,9 98,9 100,6
1ᵉʳ trim. 2013 95,5 97,4 98,6 100,1
2ᵉ trim. 2013 95,2 97 98,6 100,1
3ᵉ trim. 2013 94,3 96,8 98,7 99,8
4ᵉ trim. 2013 93,3 96,8 98,7 100,6
1ᵉʳ trim. 2014 92,6 96,5 98,7 100,7
2ᵉ trim. 2014 91,8 96,4 98,8 100,4
3ᵉ trim. 2014 90,6 95,9 98,8 100,8
4ᵉ trim. 2014 89,3 95,6 98,8 100,7
1ᵉʳ trim. 2015 88,3 95,6 98,8 100,9
2ᵉ trim. 2015 86,9 95,3 98,9 100,9
3ᵉ trim. 2015 85,7 95 98,9 100,8
4ᵉ trim. 2015 85,2 94,6 99,3 100,8
1ᵉʳ trim. 2016 84,4 94,3 99,5 101
2ᵉ trim. 2016 83,8 94 99,8 101,1
3ᵉ trim. 2016 83,6 94 99,9 101
4ᵉ trim. 2016 83,2 93,5 99,9 100,9
1ᵉʳ trim. 2017 83,1 93,2 100,1 101
2ᵉ trim. 2017 83,1 93 100,3 101
3ᵉ trim. 2017 83 93,1 100,5 100,9
4ᵉ trim. 2017 83,5 93,3 100,5 100,4
1ᵉʳ trim. 2018 83,4 93 100,5 100,3
2ᵉ trim. 2018 83,5 93 100,9 100
3ᵉ trim. 2018 83,7 93,1 100,9 99,7
4ᵉ trim. 2018 83,5 93,1 101,2 99,6
1ᵉʳ trim. 2019 84,1 93,4 101,4 99,6
2ᵉ trim. 2019 84,4 93,5 101,4 99,9
3ᵉ trim. 2019 84,7 93,5 101,3 99,3
4ᵉ trim. 2019 85,3 93,4 102,1 99,7
1ᵉʳ trim. 2020 85,3 92,6 101 99
2ᵉ trim. 2020 85,4 91,7 99,2 98,3
3ᵉ trim. 2020 86,3 91,2 100,8 99,7
4ᵉ trim. 2020 86,6 90,7 100 99,7
  • Notes : données CVS en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 2Évolutions trimestrielles de l'emploi salarié total par grand secteur d'activité - Centre-Val de Loire

  • Notes : données CVS en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 3Évolution trimestrielle de l'emploi intérimaire

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
Évolution trimestrielle de l'emploi intérimaire (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
Centre-Val de Loire France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2007 111,2 109,5
1ᵉʳ trim. 2008 116,5 115,4
2ᵉ trim. 2008 107,6 106,7
3ᵉ trim. 2008 99,2 101,1
4ᵉ trim. 2008 82,7 87
1ᵉʳ trim. 2009 72,1 75,7
2ᵉ trim. 2009 72,8 76
3ᵉ trim. 2009 77,6 79,8
4ᵉ trim. 2009 83,8 84
1ᵉʳ trim. 2010 86,8 88,1
2ᵉ trim. 2010 89,8 91,7
3ᵉ trim. 2010 95,8 95,6
4ᵉ trim. 2010 100 100
1ᵉʳ trim. 2011 102,4 101,1
2ᵉ trim. 2011 103,2 101,5
3ᵉ trim. 2011 99,1 100,1
4ᵉ trim. 2011 100,9 99,4
1ᵉʳ trim. 2012 94,6 95
2ᵉ trim. 2012 91,7 92
3ᵉ trim. 2012 88,8 88
4ᵉ trim. 2012 88,5 85,4
1ᵉʳ trim. 2013 92 88,2
2ᵉ trim. 2013 88,1 87,2
3ᵉ trim. 2013 93,3 89,8
4ᵉ trim. 2013 93 90,3
1ᵉʳ trim. 2014 91,9 89,3
2ᵉ trim. 2014 92,5 91,2
3ᵉ trim. 2014 91 88,9
4ᵉ trim. 2014 90,5 90,1
1ᵉʳ trim. 2015 91,9 89,8
2ᵉ trim. 2015 96,8 93,4
3ᵉ trim. 2015 100,4 97
4ᵉ trim. 2015 100,7 99,6
1ᵉʳ trim. 2016 104,5 99,3
2ᵉ trim. 2016 105,9 102,2
3ᵉ trim. 2016 105,5 105,5
4ᵉ trim. 2016 117,3 110,8
1ᵉʳ trim. 2017 117,6 115,4
2ᵉ trim. 2017 124,4 120,3
3ᵉ trim. 2017 126,7 124,3
4ᵉ trim. 2017 134,3 130,8
1ᵉʳ trim. 2018 129,3 129,6
2ᵉ trim. 2018 129,1 127,8
3ᵉ trim. 2018 126,5 127,8
4ᵉ trim. 2018 122,4 126,5
1ᵉʳ trim. 2019 122,8 127,4
2ᵉ trim. 2019 123 126,9
3ᵉ trim. 2019 122,9 126,5
4ᵉ trim. 2019 121,4 126
1ᵉʳ trim. 2020 71,7 75,2
2ᵉ trim. 2020 88,6 92,5
3ᵉ trim. 2020 112,4 113,5
4ᵉ trim. 2020 117,9 119,3
  • Notes : données CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi intérimaire en fin de trimestre.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 3Évolution trimestrielle de l'emploi intérimaire

  • Notes : données CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi intérimaire en fin de trimestre.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

La construction se renforce, l’industrie fléchit de nouveau

Déjà principal contributeur de la croissance des emplois salariés en Centre-Val de Loire en 2019, la construction reste le seul secteur à parvenir à faire croître ses effectifs en 2020 malgré la crise (+ 1,5 %). Le niveau France hors Mayotte affiche aussi une progression, plus marquée (+ 2,2 %).

Après une année 2019 de sursaut (+ 0,3 %) qui mettait un terme à de longues années d’érosion de l’emploi, l’industrie régionale régresse de nouveau sévèrement en 2020 (- 2,9 %). Seul l’agro-alimentaire parvient à préserver et même à développer ses effectifs (+ 0,3 %), tendance opposée à celle du niveau national (- 0,3 %). À cette échelle, l’amélioration connue par l’industrie durant deux années consécutives laisse également place à un repli important, mais moindre (- 1,8 %).

Le nord de la région contient davantage la chute de l’emploi

Avec respectivement - 0,4 % et - 0,8 % en 2020, l’Eure-et-Loire et le Loiret sont les deux départements du Centre-Val de Loire où l’emploi résiste le mieux (figure 4). Ils retrouvent cependant leur niveau de fin 2018. L’Eure-et-Loir se démarque par un secteur tertiaire marchand épargné qui parvient à conforter ses effectifs de 2019, contrairement aux autres. Dans le Loiret l’emploi diminue surtout dans les secteurs de l’industrie et du tertiaire marchand, mais à des niveaux en deçà du régional. De plus, le secteur public, en progression, permet de modérer la chute totale.

Dans le Cher et le Loir-et-Cher, le recul des emplois salariés avoisine celui de la région : - 1,2 %. Malgré une progression dans la construction, mais également dans l’intérim pour ces deux seuls départements, les suppressions dans l’industrie et le tertiaire marchand viennent accélérer l’érosion des dix dernières années.

Avec 4 560 emplois en moins, l’Indre-et-Loire comptabilise quasiment 40 % des suppressions d’effectifs de la région. Les gains dans le seul secteur de la construction sont loin de compenser les lourdes pertes dans le tertiaire marchand et l’industrie.

Enfin, avec tous ses secteurs touchés, l’Indre enregistre la plus importante chute proportionnelle de l’emploi salarié de la région : - 2,9 %. Il subit la plus forte dégradation des effectifs dans l’intérim, - 21, 3 %, et ne parvient pas à développer les emplois dans le secteur de la construction, contrairement aux cinq autres départements. Il enregistre les diminutions d’emploi par secteur les plus élevées de la région, excepté dans l’industrie.

Figure 4Emploi salarié total par département et par grand secteur d'activité - Centre-Val de Loire

en %
Emploi salarié total par département et par grand secteur d'activité - Centre-Val de Loire (en %)
Emploi au 31/12/2020 (milliers) Glissement annuel
Agriculture Industrie Construction Tertiaire marchand dont Intérim Tertiaire non marchand Total
Cher 97,7 0,5 -3,4 1,2 -1,7 5,2 0,0 -1,2
Eure-et-Loir 132,6 -1,6 -2,7 1,5 0,1 -1,0 -0,1 -0,4
Indre 71,4 4,4 -2,3 -1,3 -5,8 -21,3 -0,6 -2,9
Indre-et-Loire 226,4 0,9 -3,3 2,1 -3,7 -8,4 0,1 -2,0
Loir-et-Cher 113,4 0,1 -3,1 2,0 -1,4 1,5 -0,5 -1,2
Loiret 258,5 2,5 -2,7 1,6 -1,4 -0,4 0,4 -0,8
Centre-Val de Loire 900,0 1,1 -2,9 1,5 -2,2 -2,9 0,0 -1,3
  • Notes : données CVS en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.
Avertissement

À partir des résultats du premier trimestre 2018, le champ des estimations trimestrielles d'emploi (ETE) localisées, réalisées en partenariat avec l'Acoss et les Urssaf (champ hors intérim) ainsi que la Dares (sur l'intérim), s’est étendu. En 2017, les ETE publiées au niveau localisé (région et département) portaient seulement sur les salariés du secteur marchand - hors agriculture et activité des particuliers employeurs - en France métropolitaine. Depuis 2018, le champ des ETE localisées comprend les départements d’outre-mer (hors Mayotte) et l’ensemble de l’emploi salarié, donc y compris les salariés de la fonction publique, de l’agriculture et de l’ensemble des particuliers employeurs.

De plus, une distinction des emplois « privé » et « public », établie à partir de la catégorie juridique des employeurs, est disponible au niveau régional. Les niveaux de l’emploi « privé » publiés par les Urssaf et par l’Insee diffèrent du fait d’écarts de champ et de concept, et de légères différences peuvent exister sur les taux d’évolution.

Parallèlement, l'introduction de la déclaration sociale nominative (DSN) en remplacement du bordereau récapitulatif de cotisations (BRC) peut entraîner des révisions accrues sur les données, en particulier durant la phase de montée en charge de la DSN.

Publication rédigée par :Caroline Chalot (Insee)

Avertissement

Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d'une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.

Définitions

Les salariés sont les personnes qui travaillent, aux termes d’un contrat, pour une autre entité résidente en échange d’un salaire ou d’une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.

Le concept central d'Estel est une synthèse ascendante des sources administratives utilisées avec prise en compte de la multi-activité. Estel mesure l'emploi selon un concept « BIT répertorié ».

L' intérim (ou travail intérimaire ou travail temporaire) consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire.

La correction des variations saisonnières permet d’éliminer l’effet de fluctuations périodiques infra-annuelles dues au calendrier et aux saisons, de manière à faire ressortir les évolutions les plus significatives de la série. Celles-ci sont contenues dans la tendance et la composante irrégulière.

La nomenclature des activités économiques en vigueur en France depuis le 1er janvier 2008 est la nomenclature d'activités française (NAF rév. 2). La NAF a la même structure que de la nomenclature d'activités de la Communauté européenne (NACE rév. 2) mais elle comporte un niveau supplémentaire, spécifique à la France, celui des sous-classes.

La NAF rév. 2 comporte cinq niveaux comprenant respectivement : 21, 88, 272, 615 et 732 postes.

La NAF rév. 2 s'est substituée à la NAF rév. 1 datant de 2003 (entrée en vigueur au 1er janvier 2003). La NAF rév. 1 comporte cinq niveaux ayant respectivement 17, 31, 62, 224, et 712 postes .

La NAF rév. 1 avait succédé à la NAF qui était en vigueur depuis le 1er janvier 1993.

Lorsqu'une entreprise réduit son activité au-dessous de l'horaire légal ou arrête momentanément tout ou partie de son activité et qu'elle n'entend pas rompre les contrats de travail qui la lient à ses salariés, elle peut avoir recours au chômage partiel.

Une personne en emploi au sens du Bureau International du Travail (BIT) est une personne de 15 ans ou plus ayant effectué au moins une heure de travail rémunéré au cours d’une semaine donnée ou absente de son emploi sous certaines conditions de motif (congés annuels, maladie, maternité,etc.) et de durée.

Pour en savoir plus

Le confinement de l’automne stoppe la reprise de l’emploi, Insee Conjoncture Centre-Val de Loire n° 33, avril 2021

Définitions

Les salariés sont les personnes qui travaillent, aux termes d’un contrat, pour une autre entité résidente en échange d’un salaire ou d’une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.

Le concept central d'Estel est une synthèse ascendante des sources administratives utilisées avec prise en compte de la multi-activité. Estel mesure l'emploi selon un concept « BIT répertorié ».

L' intérim (ou travail intérimaire ou travail temporaire) consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire.

La correction des variations saisonnières permet d’éliminer l’effet de fluctuations périodiques infra-annuelles dues au calendrier et aux saisons, de manière à faire ressortir les évolutions les plus significatives de la série. Celles-ci sont contenues dans la tendance et la composante irrégulière.

La nomenclature des activités économiques en vigueur en France depuis le 1er janvier 2008 est la nomenclature d'activités française (NAF rév. 2). La NAF a la même structure que de la nomenclature d'activités de la Communauté européenne (NACE rév. 2) mais elle comporte un niveau supplémentaire, spécifique à la France, celui des sous-classes.

La NAF rév. 2 comporte cinq niveaux comprenant respectivement : 21, 88, 272, 615 et 732 postes.

La NAF rév. 2 s'est substituée à la NAF rév. 1 datant de 2003 (entrée en vigueur au 1er janvier 2003). La NAF rév. 1 comporte cinq niveaux ayant respectivement 17, 31, 62, 224, et 712 postes .

La NAF rév. 1 avait succédé à la NAF qui était en vigueur depuis le 1er janvier 1993.

Lorsqu'une entreprise réduit son activité au-dessous de l'horaire légal ou arrête momentanément tout ou partie de son activité et qu'elle n'entend pas rompre les contrats de travail qui la lient à ses salariés, elle peut avoir recours au chômage partiel.

Une personne en emploi au sens du Bureau International du Travail (BIT) est une personne de 15 ans ou plus ayant effectué au moins une heure de travail rémunéré au cours d’une semaine donnée ou absente de son emploi sous certaines conditions de motif (congés annuels, maladie, maternité,etc.) et de durée.