La situation démographique en 2017État civil et estimations de population - Insee Résultats

Chiffres détaillés
Insee Résultats
Paru le : 12/06/2019

La situation démographique en 2017 permet de cerner en détail la situation actuelle et les évolutions de la population. Cette édition contient des données au niveau de la France métropolitaine mais également au niveau de la France entière (métropole et départements d'outre-mer). De nombreux tableaux au niveau départemental sont également disponibles.

Sommaire

Les gains d’espérance de vie se concentrent désormais aux âges élevés

Sylvain Papon (division Enquêtes et études démographiques, Insee)

En 2017, l’espérance de vie à la naissance est de 85,3 ans pour les femmes et de 79,5 ans pour les hommes. Elle a très fortement augmenté depuis 1947, mais croît à un rythme plus modéré depuis quelques années. En revanche, l’espérance de vie aux âges élevés, peu dynamique avant les années 1980, augmente à un rythme plus soutenu depuis.

La baisse de la mortalité infantile a joué un rôle important dans l’augmentation de l’espérance de vie : entre 1947 et 1997, elle explique un tiers des gains d’espérance de vie à la naissance. Elle est désormais très faible et n’a plus d’impact.

Entre 1997 et 2017, la baisse de la mortalité après 70 ans tire les gains d’espérance de vie, surtout pour les femmes : cette baisse explique les deux tiers de la hausse de leur espérance de vie à la naissance.

Insee Focus

No 157

Paru le : 12/06/2019

À partir des années 1980, l’espérance de vie aux âges élevés accélère

En 2017, l’espérance de vie à la naissance est de 85,3 ans pour les femmes et de 79,5 ans pour les hommes (figure 1). L’espérance de vie augmente depuis 1947 pour tous les âges, mais à un rythme différent selon les âges. Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, l’espérance de vie à la naissance augmente fortement, principalement grâce aux progrès médicaux contre les maladies infectieuses [Meslé, 2006] : plus de 6 mois sont gagnés chaque année en moyenne entre 1947 et 1957.

Dans le même temps, les espérances de vie à 60 et 80 ans sont restées stables. L’espérance de vie aux âges élevés augmente ensuite, et la hausse devient plus rapide à partir des années 1980. L’espérance de vie à 80 ans augmente de 1,8 an pour les femmes pendant les trente-cinq premières années, entre 1947 et 1982, puis de 3,1 ans entre 1982 et 2017 ; pour les hommes, elle progresse de 1,2 an entre 1947 et 1982 et de 2,7 ans entre 1982 et 2017. Ainsi, dans les conditions de mortalité de 2017, les femmes de 80 ans peuvent espérer vivre encore 11,0 ans en moyenne et les hommes 9,0 ans.

La hausse de l’espérance de vie à 60 ans est continue pour les femmes (environ + 4,5 ans sur chacune des périodes), et s’est accélérée pour les hommes (+ 2,1 ans entre 1947 et 1982 puis + 5,5 ans entre 1982 et 2017). En 2017, elle a atteint 27,5 ans pour les femmes et 23,2 ans pour les hommes.

Figure 1a - Espérance de vie des femmes à différents âges depuis 1947

en années
Figure 1a - Espérance de vie des femmes à différents âges depuis 1947 (en années) - Lecture : le nombre moyen d'années restant à vivre aux femmes au-delà de 80 ans est de 10,96 ans, dans les conditions de mortalité par âge de 2017.
À la naissance À 20 ans À 40 ans À 60 ans À 80 ans
1947 66,71 52,88 35,05 18,21 6,06
1948 68,77 53,63 35,57 18,73 6,45
1949 67,56 52,75 34,53 17,71 5,67
1950 69,18 53,60 35,23 18,36 6,07
1951 68,91 53,21 34,80 17,95 5,73
1952 70,23 54,21 35,56 18,60 6,14
1953 70,26 53,78 35,10 18,14 5,74
1954 71,22 54,71 35,93 18,87 6,26
1955 71,53 54,84 36,00 18,87 6,17
1956 71,68 54,74 35,86 18,68 5,96
1957 72,21 55,19 36,27 19,02 6,26
1958 73,22 55,99 36,96 19,50 6,43
1959 73,35 56,01 37,00 19,56 6,47
1960 73,61 56,02 36,99 19,53 6,39
1961 74,36 56,69 37,61 20,07 6,76
1962 73,91 56,20 37,13 19,60 6,39
1963 73,85 56,13 37,06 19,54 6,35
1964 74,84 56,97 37,85 20,30 6,87
1965 74,73 56,74 37,66 20,11 6,68
1966 75,19 57,16 38,06 20,48 6,96
1967 75,20 57,14 38,05 20,44 6,89
1968 75,24 57,19 38,04 20,42 6,85
1969 75,06 56,95 37,82 20,24 6,95
1970 75,86 57,64 38,48 20,82 7,12
1971 75,92 57,65 38,50 20,84 7,06
1972 76,22 57,87 38,74 21,06 7,25
1973 76,33 57,95 38,78 21,03 7,12
1974 76,74 58,26 39,05 21,30 7,27
1975 76,86 58,31 39,09 21,32 7,24
1976 77,21 58,57 39,34 21,53 7,31
1977 77,84 59,13 39,92 22,02 7,63
1978 77,95 59,16 39,92 22,02 7,54
1979 78,28 59,45 40,19 22,27 7,68
1980 78,40 59,56 40,32 22,36 7,68
1981 78,49 59,62 40,36 22,34 7,60
1982 78,87 59,96 40,71 22,66 7,86
1983 78,79 59,86 40,62 22,56 7,69
1984 79,34 60,34 41,08 22,98 8,00
1985 79,44 60,40 41,12 22,98 7,95
1986 79,70 60,66 41,35 23,20 8,08
1987 80,27 61,16 41,83 23,66 8,43
1988 80,45 61,35 42,03 23,85 8,55
1989 80,63 61,51 42,20 23,98 8,56
1990 80,96 61,80 42,47 24,21 8,71
1991 81,16 62,00 42,69 24,42 8,88
1992 81,45 62,23 42,94 24,65 9,05
1993 81,45 62,21 42,90 24,64 9,02
1994 81,89 62,59 43,28 25,00 9,33
1995 81,90 62,55 43,25 24,95 9,27
1996 82,06 62,66 43,33 25,03 9,30
1997 82,32 62,93 43,52 25,21 9,41
1998 82,42 63,01 43,61 25,28 9,44
1999 82,53 63,09 43,67 25,35 9,43
2000 82,82 63,39 43,94 25,60 9,60
2001 82,95 63,53 44,08 25,74 9,72
2002 83,05 63,60 44,12 25,80 9,71
2003 82,96 63,47 43,97 25,64 9,54
2004 83,89 64,38 44,86 26,52 10,28
2005 83,86 64,32 44,79 26,41 10,13
2006 84,22 64,68 45,14 26,76 10,45
2007 84,41 64,86 45,29 26,88 10,50
2008 84,36 64,82 45,26 26,86 10,49
2009 84,46 64,92 45,35 26,97 10,52
2010 84,68 65,12 45,53 27,10 10,64
2011 85,00 65,43 45,83 27,39 10,85
2012 84,85 65,27 45,66 27,18 10,63
2013 85,05 65,48 45,86 27,36 10,80
2014 85,43 65,85 46,22 27,69 11,10
2015 85,14 65,58 45,94 27,40 10,84
2016 85,31 65,74 46,11 27,54 10,98
2017 85,28 65,72 46,08 27,51 10,96
  • Lecture : le nombre moyen d'années restant à vivre aux femmes au-delà de 80 ans est de 10,96 ans, dans les conditions de mortalité par âge de 2017.
  • Champ : France métropolitaine
  • Source : Insee, statistiques de l'état civil, estimations de population.

Figure 1a - Espérance de vie des femmes à différents âges depuis 1947

  • Lecture : le nombre moyen d'années restant à vivre aux femmes au-delà de 80 ans est de 10,96 ans, dans les conditions de mortalité par âge de 2017.
  • Champ : France métropolitaine
  • Source : Insee, statistiques de l'état civil, estimations de population.

Entre 1947 et 1997, les gains d’espérance de vie sont surtout dus à la baisse de la mortalité infantile

En cinquante ans, entre 1947 et 1997, l’espérance de vie à la naissance des femmes passe de 66,7 ans à 82,3 ans, soit une augmentation de 15,6 ans. La baisse de la mortalité infantile [Papon, 2018] joue un rôle majeur : elle contribue à augmenter l’espérance de vie à la naissance de 4,4 ans (figure 2a ; encadré), soit plus du quart de la hausse sur la période. Les gains sont plus modestes entre 1 an et 59 ans, chaque tranche d’âges de 10 années augmentant l’espérance de vie à la naissance d’environ un an. Les gains sont plus marqués après 60 ans, avec le recul de la mortalité à ces âges, notamment après 70 ans : + 1,8 an entre 60 et 69 ans ; + 2,4 ans entre 70 et 79 ans et + 1,7 an après 80 ans.

Pour les hommes, l’espérance de vie à la naissance est passée de 61,2 ans en 1947 à 74,6 ans en 1997, soit une progression de 13,4 ans. Encore plus que pour les femmes, la baisse de la mortalité infantile est le principal moteur de cette évolution : elle contribue à gagner 5,1 ans, soit près de 40 % de la hausse de l’espérance de vie. En revanche, les gains sont de l’ordre d’un an pour chaque groupe d’âge de 10 ans, y compris aux âges les plus élevés. Entre 1947 et 1997, le gain d’espérance de vie pour les hommes (13,4 ans) est finalement moins élevé que pour les femmes (15,6 ans).

Figure 2a – Contribution par groupe d’âge à l’évolution de l’espérance de vie à la naissance entre 1947 et 1997

Figure 2a – Contribution par groupe d’âge à l’évolution de l’espérance de vie à la naissance entre 1947 et 1997 - Lecture : entre 1947 et 1997, l’espérance de vie à la naissance des femmes a augmenté de 15,61 années, soit un gain de 0,31 année par an en moyenne. La baisse de la mortalité entre 60 et 69 ans durant cette période a contribué à un gain de 1,80 an d’espérance de vie à la naissance, soit 12 % du gain total.
Femmes Hommes
Mortalité infantile (avant un an) 4,38 5,10
1-9 ans 1,16 1,22
10-19 ans 0,50 0,51
20-29 ans 0,93 0,73
30-39 ans 0,81 0,66
40-49 ans 0,78 0,76
50-59 ans 1,12 1,06
60-69 ans 1,80 1,24
70-79 ans 2,40 1,37
80-89 ans 1,52 0,68
90 ans ou plus 0,20 0,08
Gain 15,61 13,39
Espérance de vie à la naissance départ 66,71 61,16
Espérance de vie à la naissance arrivée 82,32 74,55
  • Lecture : entre 1947 et 1997, l’espérance de vie à la naissance des femmes a augmenté de 15,61 années, soit un gain de 0,31 année par an en moyenne. La baisse de la mortalité entre 60 et 69 ans durant cette période a contribué à un gain de 1,80 an d’espérance de vie à la naissance, soit 12 % du gain total.
  • Champ : France métropolitaine.
  • Source : Insee, estimations de population et statistiques de l'état civil.

Figure 2a – Contribution par groupe d’âge à l’évolution de l’espérance de vie à la naissance entre 1947 et 1997

  • Lecture : entre 1947 et 1997, l’espérance de vie à la naissance des femmes a augmenté de 15,61 années, soit un gain de 0,31 année par an en moyenne. La baisse de la mortalité entre 60 et 69 ans durant cette période a contribué à un gain de 1,80 an d’espérance de vie à la naissance, soit 12 % du gain total.
  • Champ : France métropolitaine.
  • Source : Insee, estimations de population et statistiques de l'état civil.

Depuis vingt ans, les gains d’espérance de vie sont dus à la baisse de la mortalité aux âges élevés, surtout pour les femmes

Entre 1997 et 2017, l’espérance de vie des femmes augmente de 3,0 ans, soit un gain annuel de 0,15 année par an, deux fois moins qu’entre 1947 et 1997 (+ 0,31 année par an). La baisse de la mortalité aux âges élevés, après 70 ans, explique les deux tiers du gain (figure 2b). La mortalité infantile a quasiment disparu et n’a plus d’impact sur cette progression.

Pour les hommes, entre 1997 et 2017, l’espérance de vie augmente de 4,9 ans (+ 0,24 année par an, après + 0,27 année pour la période 1947-1997). Cette progression est, comme pour les femmes, fortement due à la baisse de la mortalité aux âges élevés (+ 2,0 ans d’espérance de vie grâce au recul de la mortalité après 70 ans), mais pas seulement. La baisse de la mortalité avant 40 ans, et notamment de la mortalité violente des jeunes, joue plus fortement pour les hommes que pour les femmes : grâce à ce recul, les hommes gagnent 0,9 an d’espérance de vie à la naissance, contre seulement 0,4 an pour les femmes. Entre 40 et 69 ans, la mortalité diminue également et, de ce fait, les hommes gagnent encore 1,9 an d’espérance de vie, contre seulement 0,6 année pour les femmes.

Entre 2012 et 2017, les gains d’espérance de vie des femmes ralentissent et se concentrent après 80 ans

Depuis quelques années, l’espérance de vie croît à un rythme moins élevé. L’espérance de vie des femmes à la naissance n’a cru que de 0,4 an entre 2012 et 2017, soit + 0,08 année par an. Pour les hommes, la croissance est de 0,9 an, soit une hausse de 0,18 année par an. Deux groupes d’âges concourent à ce moindre dynamisme. Alors qu’elle était stable depuis 2005, la mortalité infantile augmente très légèrement depuis 2012, ce qui joue négativement sur l’évolution récente de l’espérance de vie (figure 2c). Pour les femmes, la progression de l’espérance de vie se concentre désormais aux très grands âges : près de 80 % des gains viennent de la baisse de la mortalité après 70 ans, et 60 % du recul de la mortalité après 80 ans. Pour les hommes, la hausse est moins concentrée aux âges élevés : 45 % des gains viennent de la baisse de la mortalité après 70 ans. Ils sont également importants entre 50 et 59 ans (un quart d’entre eux), probablement grâce aux progrès médicaux dans le traitement des maladies cardio-vasculaires, affectant davantage les hommes, et des cancers.

Encadré

Comment calculer la contribution de chaque âge au gain d’espérance de vie ?

Les contributions de chaque âge à l’évolution de l’espérance de vie permettent de comprendre à quels âges les gains sont les plus importants. Pour calculer cette contribution entre deux années, il est nécessaire de disposer des tables de mortalité de ces deux années, avec les espérances de vie à chaque âge et les quotients de mortalité. L’objectif est de comparer à chaque âge le nombre d’années de vie (années * individus) gagnées (ou perdues) entre ces deux dates. La comparaison est délicate car l’évolution d’un quotient de mortalité à un âge donné entraîne non seulement une modification du nombre de décès à cet âge, mais également une modification du nombre de survivants à l’âge suivant. Le nombre de décès à chacun des âges ultérieurs en est alors affecté.

R. Pressat (1985) a proposé un indicateur pour estimer la contribution d’un âge donné à l’évolution de l’espérance de vie entre deux années 1 et 2 (C(a,a+1)), en se basant sur la moyenne des survivants sur la période et les différences d’espérance de vie :

C(a,a+1)=0,5* ( (S1(a)+S2(a))*(E2(a)-E1(a)) - (S1(a+1)+S2(a+1))*(E2(a+1)-E1(a+1)) )

où Sx(a) représente le nombre de survivants à l’âge a dans la table de mortalité de l’année x,

Ex(a) représente l’espérance de vie à l’âge a dans la table de mortalité de l’année x.

Ces contributions sont additives : leur somme par âge est égale à l’évolution totale de l’espérance de vie entre les années 1 et 2.

Sources

Les statistiques d’état civil sur les décès et les naissances sont issues d’une exploitation des informations transmises par les mairies à l’Insee. Le Code civil oblige en effet à déclarer tout événement relatif à l'état civil (naissances, mariages, décès, reconnaissances) à un officier d'état civil dans des délais prescrits. Ces informations sont ensuite transmises à l'Insee par les mairies. L’Insee s’assure de l’exhaustivité et de la qualité des données avant de produire les fichiers statistiques d’état civil.

Pour en savoir plus

La situation démographique en 2017, Insee Résultats, juin 2019.

Les décès en 2017, Insee Résultats, octobre 2018.

Papon S., Beaumel C., « Bilan démographique 2018 - La fécondité baisse depuis quatre ans », Insee Première n° 1730, janvier 2019.

Pressat R., « Contribution des écarts de mortalité par âge à la différence des vies moyennes », in « Population », 40ᵉ année, n°40-4-5, 1985.

Leridon H., Toulemon L., « L’analyse de la mortalité », in « Démographie – Partie IV, Chapitre 16 », 1997.

Vallin J., Caselli G., « Relations entre taux par âge et mesures synthétiques : la décomposition d’une différence », in « Démographie : analyse et synthèse I – La dynamique des populations » de Caselli G., Vallin J. et Wunsch G, Ined, 2001.

Meslé F., « Progrès récents de l’espérance de vie en France - Les hommes comblent une partie de leur retard », in « Population-F », 61(4), 2006.

Papon S., « La mortalité infantile est stable depuis dix ans après des décennies de baisse », Insee Focus n° 117, juin 2018.

Blanpain N., « De 2,8 millions de seniors en 1870 en France à 21,9 millions en 2070 ? », in France, portrait social, coll. « Insee Références », édition 2018.

Avertissement

Méthodes de calcul des populations antérieures à 1990

La répartition par sexe, âge et état matrimonial de la population métropolitaine, au premier janvier de chaque année de 1901 à 1993, a été publiée dans l'ouvrage « Un siècle de démographie française : structure et évolution de la population de 1901 à 1993 », Fabienne Daguet, collection Insee Résultats n° 434-435, décembre 1995. On reprend ici ces estimations pour les années 1901 à 1990. Pour réaliser celles-ci, on a rassemblé les données dispersées dans divers volumes, corrigé certaines évaluations manifestement incorrectes (celles des années de recensements 1901 à 1931, les personnes âgées de 1937 à 1945) et procédé à des estimations pour les années manquantes.

Des évaluations par sexe, âge et état matrimonial au premier janvier ont déjà été établies pour un grand nombre d'années :

  • les années de recensements ;
  • chaque année intercensitaire depuis 1932.

Nous avons repris les évaluations publiées dans les ouvrages suivants :

  • 1931 à 1967 : évaluations par sexe, âge et état matrimonial établies par Alain Léry, dans (Données de démographique générale - Population totale - Mortalité 1931-1971), les collections de l'Insee, n° D31, avril 1974. Les séries 1947 vers 1961 qui s'arrêtaient à 90 ans environ, ont été complétées par Gérard Calot. Les effectifs des personnes âgées des générations antérieures à 1866 ont été rectifiés pour les années 1937 à 1946 (cf. IV.2).
  • 1968 à 1982 : Mouvement de la population de chacune de ces années.
  • 1983 à 1990 : La situation démographique en 1990, Insee Résultats, série démographie-société.

Un document méthodologique est téléchargeable sur cette page.

Le contrôle de l'exhaustivité

L'état civil permet de disposer de statistiques a priori exhaustives puisque chaque naissance (d'enfant vivant ou sans vie), mariage, et décès en France fait l'objet d'un acte d'état civil. Le bulletin statistique rempli par l'officier d'état civil de la commune est transmis à l'Insee, soit sous forme dématérialisée (télétransmission), soit sous forme papier. L'ensemble des données est centralisé et contrôlé par l'Insee avant la diffusion de la base complète.

Le numéro d'acte inscrit sur chaque bulletin permet de contrôler cette exhaustivité pour les naissances et les décès. Pour les mariages, depuis 2012, les communes de 10 000 habitants ou plus pour lesquelles l'Insee observe une baisse significative du nombre de mariages par rapport à l'année précédente, sont contactées afin de vérifier que tous les actes ont bien été transmis. En complément, pour juger de l'exhaustivité des données, l'Insee réalise depuis 2001 des enquêtes spécifiques auprès des communes : les enquêtes « Exhaustivité ».

Selon ces enquêtes, la qualité des remontées sur les naissances et les décès semble s'être nettement améliorée. En revanche, celle sur les mariages reste insuffisante, notamment dans les communes rurales. Les données de l'état civil sur les mariages sont donc complétées depuis 1999.

Entre 2002 et 2010, un cinquième des communes françaises ont été enquêtées chaque année, à l'exception des communes disposant d'un système de transmission dématérialisé des données de l'état civil vers l'Insee, et de celles déjà dans le champ de l'enquête « Villes » (enquête réalisée jusqu'en 2010 par l'Insee auprès d'un échantillon de mairies sur le nombre mensuel d'événements d'état civil enregistrés dans la commune). On a cherché à avoir une bonne représentativité de l'ensemble de la métropole en équilibrant chaque année les communes sélectionnées entre les départements et leur nombre moyen d'événements enregistrés.

L'échantillon sélectionné était donc « tournant » : les communes enquêtées une fois ne l'étaient plus les années suivantes. Il y a une exception cependant : étant donné leur petit nombre de communes, les départements d'outre-mer étaient couverts exhaustivement chaque année.

En 2011, l'enquête « Exhaustivité » n'ayant pas été réalisée, les résultats de l'enquête « Exhaustivité 2010 » (portant sur les mariages 2009) et de l'enquête « Villes » 2009 (portant sur les mariages 2009) ont été utilisés pour redresser les mariages enregistrés en 2010.

L'enquête mensuelle « Villes » auprès des mairies a été supprimée en 2010 du fait de l'amélioration de la rapidité des remontées des mairies vers l'état civil. Le redressement du nombre de mariages ne s'appuie donc plus que sur l'enquête « Exhaustivité ». La dernière a été réalisée en mai/juin 2018 pour redresser les données 2017 : elle s'est déroulée par téléphone et seules les communes qui ne transmettaient par leurs données sous forme dématérialisée ont été enquêtées car la dématérialisation des échanges avec l'Insee permet a priori un meilleur contrôle de l'exhaustivité. L'échantillon (3 038 communes en 2018) n'est plus tournant depuis 2012 et les DOM sont toujours enquêtés de manière exhaustive pour les communes appartenant au champ de l'enquête.

Estimation des mariages à partir de 1999

Les résultats des enquêtes « Exhaustivité » et « Villes » réalisées jusqu'en 2010 puis de la seule enquête « Exhaustivité » permettent d'estimer le nombre de mariages manquants dans les données d'état civil. Ces derniers sont « créés » et ajoutés aux mariages enregistrés initialement dans le fichier détaillé des mariages de l'année. Un fichier détaillé redressé est ainsi constitué par imputation. Un nombre de mariages à imputer par commune est d'abord estimé. Ensuite, pour les communes déclarant déjà des mariages avant redressement, on tire le nombre de mariages supplémentaires à imputer parmi les mariages existants, triés aléatoirement. Pour les communes sans mariage avant redressement, on prend aléatoirement des mariages célébrés dans le même département et la même tranche d'unité urbaine. Cette technique d'imputation assure que les mariages imputés ont les mêmes caractéristiques que les mariages de l'année. Comme toutes les techniques d'imputation, elle peut introduire un biais si les mariages dont les bulletins n'ont pas été récupérés sont significativement différents des mariages dont les bulletins ont été récupérés. Les résultats présentés pour les mariages de 1999 à 2017 sont produits à partir des données redressées.

Les réponses aux différentes enquêtes aboutissent à des réévaluations détaillées dans le tableau ci-dessous.

Les départements d'outre-mer n'ont pas fait l'objet d'une évaluation en 1999 et 2000, faute d'information à leur sujet.

Réévaluation du nombre de mariages après redressement

Réévaluation du nombre de mariages après redressement ()
Année Mariages supplémentaires Taux de redressement
2001 12 800 4,5 %
2002 12 600 4,6 %
2003 12 400 4,6 %
2004 13 000 4,9 %
2005 17 400 6,5 %
2006 12 800 4,5 %
2007 14 000 5,4 %
2008 9 703 3,8 %
2009 10 550 4,4 %
2010 10 614 4,4 %
2011 13 586 6,1 %
2012 11 680 5,0 %
2013 11 064 4,9 %
2014 11 004 4,8 %
2015 8 092 3,5 %
2016 5 783 2,5 %
2017 7 467 3,3 %
  • Champ : France hors Mayotte jusqu'en 2013, avec Mayotte à partir de 2014.

Sources

Les sources statistiques de l'état civil

Une présentation générale de la source état civil est accessible dans la rubrique « Définitions, Méthodes et qualité » du site insee.fr.

Estimations de population

Une présentation générale de la source estimations de population est accessible dans la rubrique « Définitions, Méthodes et qualité » du site insee.fr.

Les autres sources

Le solde migratoire

Le solde migratoire est estimé de manière différente selon l'année. Jusqu'en 2005, il était évalué à partir d'une combinaison entre données administratives de l'année et report des tendances passées, appréciées à partir des recensements. Depuis que le recensement est annuel (2006), il est estimé indirectement par différence entre l'évolution de la population mesurée à deux recensements successifs et le solde naturel de l'année déduit de l'état civil : on parle alors de solde migratoire apparent. Les évolutions de ce solde migratoire apparent peuvent refléter des fluctuations des entrées et des sorties du territoire, mais également l'aléa de sondage du recensement. Le dernier recensement disponible étant celui du 1ᵉʳ janvier 2016, les soldes migratoires de 2016, 2017 et 2018 doivent être estimés autrement. Le solde 2016 est estimé par la moyenne des trois derniers soldes apparents définitifs (2013, 2014 et 2015). Ce solde est reporté pour 2017 et 2018 de façon provisoire.

Les divorces

Jusqu'en 1969, les statistiques sur les divorces provenaient essentiellement de l'exploitation des bulletins statistiques de l'état civil. Il existait également un comptage des divorces prononcés par tribunal et par année civile publié dans le "compte général de la justice". Le jugement de divorce était, antérieurement à l'ordonnance du 23 août 1958, transcrit sur le registre des actes de mariages. Depuis lors, le jugement de divorce ne donne lieu qu'à une mention en marge de l'acte de mariage. De 1946 à 1975, la transcription (jusqu'en 1958) ou la mention en marge de l'acte de mariage d'un jugement de divorce donnait lieu à l'établissement d'un bulletin statistique de divorce. Depuis 1976, il est établi un bulletin statistique de mention en marge.

De 1970 à 1978, une "enquête statistique spéciale sur le divorce" a été réalisée, à l'initiative du ministère de la justice et de l'Insee. A chaque étape de la procédure de divorce, les secrétariats des greffes des tribunaux de grande instance, des cours d'appel et de la Cour de Cassation ont établi des bulletins contenant des informations sur les caractéristiques sociodémographiques des époux et sur les aspects judiciaires de leur affaire.

Depuis 1980, la statistique des divorces est obtenue en "sous-produit" de la gestion des procédures : il n'y a donc plus établissement de bulletins spécialement conçus, mais transmission au centre d'exploitation statistique du ministère de la justice du double des imprimés de gestion. Les séries des demandes de divorce, de même que celles des divorces prononcés selon certaines caractéristiques des ex-époux, sont publiées dans l'annuaire statistique de la justice du ministère de la justice.

Le pacte civil de solidarité (pacs)

Le pacte civil de solidarité (pacs), établi par la loi du 15 novembre 1999, est un contrat entre deux personnes majeures, de sexe différent ou de même sexe, pour organiser leur vie commune. Il établit des droits et des obligations entre les deux contractants, en terme de soutien matériel, de logement, de patrimoine, d'impôts et de droits sociaux. Par contre, il est sans effet sur les règles de filiation et de l'autorité parentale si l'un des contractants est déjà parent. Contrairement au mariage, le pacs n'est pas enregistré à la mairie par un officier d'état civil. La déclaration est faite au greffe du tribunal d'instance ou, à partir de 2011, auprès des notaires. Le pacs peut être dissous par la volonté de l'un ou des deux contractants, qui adresse(nt) une déclaration au tribunal d'instance. Il est automatiquement rompu par le mariage ou par le décès de l'un ou des deux contractants.

Les interruptions volontaires de grossesse (IVG)

Aux termes de la loi du 17 janvier 1975, reconduite le 23 novembre 1979, toute femme résidant en France depuis six mois au moins peut, sur sa demande et en suivant une procédure précise, faire interrompre une grossesse dont la durée est inférieure à dix semaines (durée portée à douze semaines depuis 2001). L'interruption de grossesse doit faire l'objet d'une déclaration établie par le médecin et adressée par l'établissement où elle est pratiquée au médecin inspecteur régional de la santé. Ces déclarations, prévues par la loi, sont faites sur un "bulletin statistique d'interruption volontaire de la grossesse". Ces bulletins ont donné lieu à une exploitation statistique réalisée par le ministère de la santé et l'Institut national d'études démographiques (INED) jusqu’en 2015. Les données publiées dans les précédentes éditions de La Situation démographique s'appuient sur cette statistique et sur les données issues des bases de données médico-administratives : PMSI (Programme de Médicalisation des Systèmes d'Information hospitaliers), SAE (statistique annuelle des établissements de santé) et SNIIRAM (Système national d’information interrégimes de l’assurance maladie) pour les années les plus récentes. Les chiffres des années 1990 à 2013 s'appuient principalement sur la SAE, établie par le ministère de la santé. La structure par âge a été calculée à partir des bulletins statistiques d'IVG jusqu'en 1997 et à partir des données du PMSI pour la période plus récente. Depuis 2014 c’est le nombre d’IVG issu du PMSI qui fait référence, complété par les données du SNIIRAM pour les forfaits IVG réalisés en dehors des structures hospitalières, concernant des IVG médicamenteuses autorisées depuis 2005.

Les données internationales

Les données proviennent de l'office statistique des communautés européennes (Eurostat). Celui-ci réalise en collaboration avec le Conseil de l'Europe une collecte biannuelle d'informations démographiques auprès des pays européens (membres de l'Union européenne ou non). Les données sont de qualité inégale selon les pays. Elles peuvent avoir un caractère définitif ou provisoire. Pour plus de détails, les lecteurs sont invités à consulter les publications d'Eurostat sur le sujet.

À propos de la situation démographique en 2017

La situation démographique en 2017 permet de cerner en détail la situation actuelle et les évolutions de la population. Cette édition contient des données au niveau de la France métropolitaine mais également au niveau de la France entière (métropole et départements d'outre-mer). De nombreux tableaux au niveau départemental sont également disponibles.

L'Insee Résultats sur « la situation démographique en 2017 » propose un ensemble de séries démographiques définitives ou quasi définitives (arrêtées à fin décembre 2018). Les indicateurs démographiques relatifs à 2018 n'y figurent pas car ils ne reposent pas encore sur des données d'état civil définitives (les principaux indicateurs provisoires pour cette année-là sont publiés dans le bilan démographique 2018 arrêté à fin 2018). En contrepartie, « la situation démographique » contient des séries beaucoup plus détaillées que celles qui sont produites chaque année en janvier à l'occasion du bilan démographique.

  • Les informations détaillées relatives aux événements d'état civil 2017 (naissances, décès, mariages) sont définitives. Elles ont déjà été publiées dans des Insee Résultats indépendants : respectivement en septembre et octobre 2018 pour les naissances et les décès et en février 2019 pour les mariages.
  • Les comptages des naissances et des décès présentés dans la collection Insee Résultats incluent à partir de l'année 2011 les jugements déclaratifs respectivement de naissance et de décès.
  • Les estimations de population présentées ici sont identiques à celles déjà publiées lors du bilan démographique 2017 début 2018 et sont définitives jusqu'au 1ᵉʳ janvier 2015. Le un niveau de la population au 1ᵉʳ janvier 2016 est donné par la population légale municipale authentifiée par le décret n° 2018-1328 du 28 décembre 2018. Les estimations de population restent provisoires aux 1ᵉʳˢ janvier 2017 et 2018 en l'attente de la publication des populations légales correspondantes.
  • Les estimations de population par état matrimonial depuis le 1ᵉʳ janvier 2013 ont été révisées par rapport à celles publiées dans les situations démographiques 2014, 2015 et 2016. En effet, à partir de 2013, l’état matrimonial légal n’est plus disponible dans les données du recensement de la population. Les répartitions par état matrimonial légal publiées ici ont été estimées en combinant les données du recensement et de l'enquête emploi (voir Insee Analyses n°35 " Le recensement de la population évolue : de l'état matrimonial légal à la situation conjugale de fait", octobre 2017). Les personnes mineures ont été classées en célibataires. La répartition par état matrimonial légal est à prendre avec précaution aux jeunes âges adultes. Les indicateurs découlant de la population par état matrimonial ont également été révisés depuis 2012.
  • Les principaux indicateurs démographiques rapportent les statistiques d'événements à des statistiques de population en milieu d'année ; ces indicateurs sont donc définitifs jusqu'en 2015 et provisoires pour les années 2016 et 2017. Ceux déjà publiés lors du Bilan démographique 2018 n'ont pas été modifiés et sont repris à l'identique ici.

Définitions

Mortalité foeto-infantile ou Taux de mortalité foeto-infantile

La mortalité foeto-infantile désigne les enfants sans vie et les décès d'enfants de moins d'un an.

Le taux de mortalité foeto-infantile est le rapport du nombre d'enfants nés sans vie et d'enfants décédés à moins d'un an à l'ensemble des enfants nés vivants et des enfants sans vie.

Mortalité néonatale ou Mortalité néonatale précoce

La mortalité néonatale désigne les décès d'enfants nés vivants et décédés à moins de 28 jours.

La mortalité néonatale précoce désigne les décès d'enfants nés vivants et décédés à moins de 7 jours.

Le taux de mortalité néonatale est le rapport du nombre d'enfants décédés à moins de 28 jours à l'ensemble des enfants nés vivants.

Le taux de mortalité néonatale précoce est le rapport du nombre d'enfants décédés à moins de 7 jours à l'ensemble des enfants nés vivants.

Mortalité périnatale ou Taux de mortalité périnatale

La mortalité périnatale désigne les enfants nés sans vie et les décès d'enfants de moins de 7 jours.

Le taux de mortalité périnatale est le rapport du nombre d'enfants sans vie et d'enfants décédés à moins de 7 jours à l'ensemble des enfants nés vivants et des enfants sans vie.

Mortalité post-néonatale ou Taux de mortalité post-néonatale

La mortalité post-néonatale désigne les décès d'enfants nés vivants et décédés entre plus de 28 jours et moins d'un an.

Le taux de mortalité post-néonatale est le rapport du nombre d'enfants décédés entre plus de 28 jours et moins d'un an à l'ensemble des nés vivants.

Mortinatalité ou Taux de mortinatalité

La mortinatalité désigne les enfants sans vie.

Le taux de mortinatalité est le rapport du nombre d'enfants nés sans vie à l'ensemble des nés vivants et des enfants sans vie.

Remplacement des générations

Une génération assure son remplacement à la naissance si le nombre de filles dans la génération des enfants est égal au nombre de femmes dans la génération des parents. En l'absence de mortalité, 2,05 enfants par femme serait suffisant pour assurer le remplacement d'une génération. 2,05 et non 2 car il naît 105 garçons pour 100 filles.

Traitement des jugements déclaratifs de naissance

Toute naissance survenue sur le territoire français doit faire l'objet dans les trois jours suivant l'accouchement d'une déclaration à l'état civil donnant lieu à un acte. Si cette déclaration n'a pas été faite dans ce délai légal, elle fait l'objet d'un jugement déclaratif de naissance donnant lieu à une transcription sur les registres de l'état civil.

Jusqu'en juin 2010, avant la refonte de l'état civil, les jugements déclaratifs de naissance n'étaient pas pris en compte en tant que tels dans les chaînes statistiques. Depuis la refonte, ils sont traités de manière spécifique, séparément des déclarations de naissance.

Les jugements déclaratifs de naissance traités de juin à décembre 2010 n'ont pas été pris en compte dans les tableaux de cet Insee Résultats. De ce fait, les comptages publiés ici sont légèrement différents de ceux proposés dans la rubrique des données détaillées localisées. Entre ces deux dates, il y a eu 390 jugements déclaratifs de naissance enregistrés en France métropolitaine et 2 dans les DOM.

À partir de 2011, les jugements déclaratifs de naissance sont comptabilisés dans les statistiques de naissances vivantes de l'Insee Résultats et les données des deux sources sont cohérentes.

Traitement des jugements déclaratifs de décès

Un jugement déclaratif de décès est établi lorsque le décès est assuré mais que le corps n’a pu être retrouvé (accident d’avion, disparition en mer…).

Jusqu’en juin 2010, avant la refonte de l’état civil, les jugements déclaratifs de décès n’étaient pas pris en compte en tant que tels dans les chaînes statistiques. Depuis la refonte, ils sont traités de manière spécifique, séparément des déclarations de décès. Les jugements déclaratifs de décès traités de juin à décembre 2010 n’ont pas été pris en compte dans les tableaux de cet Insee Résultats. De ce fait, les comptages publiés ici sont légèrement différents de ceux proposés dans la rubrique des données détaillées localisées. Entre ces deux dates, il y a eu 33 jugements déclaratifs de décès enregistrés en France métropolitaine et 1 dans les DOM. À partir de 2011, les jugements déclaratifs de décès sont comptabilisés dans les statistiques de décès de l'Insee Résultats et les données des deux sources sont cohérentes.


L'espérance de vie à la naissance (ou à l'âge 0) représente la durée de vie moyenne- autrement dit l'âge moyen au décès- d'une génération fictive soumise aux conditions de mortalité de l'année. Elle caractérise la mortalité indépendamment de la structure par âge. C'est un cas particulier de l'espérance de vie à l'âge x. Cette espérance représente le nombre moyen d'années restant à vivre pour une génération fictive d'âge x qui aurait, à chaque âge, la probabilité de décéder observée cette année-là. Autrement dit, c'est le nombre moyen d'années restant à vivre au-delà de cet âge x (ou durée de survie moyenne à l'âge x), dans les conditions de mortalité par âge de l'année considérée.


La mortalité infantile désigne les décès d'enfants âgés de moins d'un an.



Le quotient de mortalité à un âge mesure la probabilité, pour les personnes survivantes à cet âge, de décéder avant l'âge suivant.






Pour en savoir plus

« Bilan démographique 2018 », Insee Première, n° 1730 - janvier 2019.

« Les mariages en 2017 », Insee Résultats, février 2019.

« En 2017, dans deux tiers des mariages entre personnes de sexe différent, la femme est plus jeune que son mari », Insee Focus, n° 146 - février 2019.

« Les décès en 2017 », Insee Résultats, octobre 2018.

« 606 000 personnes sont décédées en France en 2017, la moitié avait plus de 83 ans », Insee Focus, n° 128 - octobre 2018.

« Les naissances en 2017 », Insee Résultats, septembre 2018.

« 770 000 bébés nés en France en 2017 : six sur dix sont nés hors mariage », Insee Focus, n° 124 - septembre 2018.