La mortalité infantile est stable depuis dix ans après des décennies de baisse

Sylvain Papon, division Enquêtes et études démographiques, Insee

En 2016, 2 900 enfants de moins d’un an sont décédés en France, soit 3,7 décès pour 1 000 naissances vivantes. Ce taux a baissé très fortement tout au long du vingtième siècle et est resté stable depuis 2005.

La mortalité infantile se concentre dans les premiers jours de la vie : la moitié des enfants décédés avant leur premier anniversaire ont vécu moins d’une semaine.

La mortalité infantile est la plus élevée dans les DOM. La France se situe dans la moyenne des pays de l’Union Européenne.

Insee Focus N° 117
No 117
Paru le : 25/06/2018

En 2016 : 3,7 décès d’enfants de moins d’un an pour 1 000 naissances

En 2016, 2 900 enfants sont décédés en France avant leur premier anniversaire, dont 2 600 en France métropolitaine. Cette même année, 784 000 bébés sont nés. On compte ainsi 3,7 enfants de moins d’un an décédés pour 1 000 enfants nés vivants en 2016. Depuis 2005, le taux de mortalité infantile fluctue autour de 3,7 ‰ en France et de 3,5 ‰ en France métropolitaine.

Très forte baisse de la mortalité infantile au cours du vingtième siècle

Le taux de mortalité infantile est historiquement bas. Il a baissé tendanciellement depuis le début du vingtième siècle (figure 1), malgré quelques hausses très marquées à certaines périodes. Ainsi, la longue canicule de l’été 1911 a entraîné un pic de mortalité due aux diarrhées et à la déshydratation chez les nouveau-nés. Puis, la mortalité infantile progresse de nouveau fortement pendant l’épidémie de grippe espagnole en 1918 et durant les deux guerres mondiales. Le taux de mortalité infantile s’élevait à 143 ‰ en moyenne entre 1901 et 1909 en France métropolitaine. Il baisse rapidement à partir de la fin des années 1910 et est deux fois plus faible à la fin des années 1930 (autour de 70 ‰).

Durant la Seconde Guerre mondiale, il augmente entre 1941 et 1945, année où il culmine à 113,7 ‰, avant de décroître de nouveau régulièrement, jusqu’en 2005. De 51,9 ‰ en 1950, il baisse ainsi à 21,9 ‰ en 1965 puis à 10,0 ‰ en 1980. Le taux de mortalité infantile continue de se réduire jusqu’à 3,6 ‰ en 2005. La mortalité infantile est alors environ 35 fois plus faible qu’un siècle auparavant.

Depuis 2005, la diminution de la mortalité infantile marque le pas et le taux de mortalité reste stable autour de 3,5 ‰ en France métropolitaine (3,7 ‰ pour la France entière).

Figure 1 - Taux de mortalité infantile pour 1000 naissances vivantes depuis 1901

Figure 1 - Taux de mortalité infantile pour 1000 naissances vivantes depuis 1901
France métropolitaine France
1901 151,1
1902 143,3
1903 145,3
1904 152,9
1905 144,5
1906 151,5
1907 137,7
1908 136,9
1909 125,4
1910 118,6
1911 163,1
1912 112,4
1913 119,9
1914 116,7
1915 130,4
1916 125,1
1917 135,1
1918 150,3
1919 130,9
1920 123,3
1921 121,3
1922 90,5
1923 101,8
1924 89,8
1925 94,8
1926 101,8
1927 87,8
1928 96,8
1929 100,3
1930 83,8
1931 79,9
1932 81,6
1933 78,4
1934 74,4
1935 72,5
1936 71,8
1937 70,0
1938 70,4
1939 68,3
1940 91,4
1941 75,0
1942 76,7
1943 81,0
1944 82,3
1945 113,7
1946 77,8
1947 71,1
1948 55,9
1949 60,3
1950 51,9
1951 50,2
1952 45,1
1953 41,7
1954 40,8
1955 38,6
1956 36,2
1957 33,8
1958 31,5
1959 29,6
1960 27,4
1961 25,7
1962 25,7
1963 25,6
1964 23,4
1965 21,9
1966 21,7
1967 20,7
1968 20,4
1969 19,6
1970 18,2
1971 17,1
1972 16,0
1973 15,4
1974 14,7
1975 13,8
1976 12,5
1977 11,4
1978 10,7
1979 10,0
1980 10,0
1981 9,7
1982 9,5
1983 9,1
1984 8,3
1985 8,3
1986 8,0
1987 7,8
1988 7,8
1989 7,5
1990 7,3
1991 7,3
1992 6,8
1993 6,5
1994 5,9 6,0
1995 4,9 5,0
1996 4,8 4,9
1997 4,7 4,9
1998 4,6 4,8
1999 4,3 4,4
2000 4,4 4,5
2001 4,5 4,6
2002 4,1 4,2
2003 4,0 4,2
2004 3,9 4,0
2005 3,6 3,8
2006 3,6 3,8
2007 3,6 3,8
2008 3,6 3,8
2009 3,7 3,9
2010 3,5 3,6
2011 3,3 3,5
2012 3,3 3,5
2013 3,5 3,6
2014 3,3 3,5
2015 3,5 3,7
2016 3,5 3,7
  • Champ : France métropolitaine et France (métropole et DOM hors Mayotte jusqu'en 2013, y compris Mayotte à partir de 2014).
  • Source : Insee, statistiques de l'état civil.

Figure 1 - Taux de mortalité infantile pour 1000 naissances vivantes depuis 1901

La mortalité infantile se concentre dans les premiers jours de la vie

Les décès de nouveau-nés ont le plus souvent lieu dans les premiers jours de la vie. En 2016, la moitié des décès d’enfants avant leur premier anniversaire ont lieu moins d’une semaine après la naissance, 21 % interviennent entre 7 et 27 jours et 30 % après 27 jours de vie (figure 2).

Les décès des jeunes enfants se concentrent un peu plus dans les premiers jours de la vie aujourd’hui qu’il y a dix ans. En 2005, 43 % des bébés décédés avant un an mouraient moins d’une semaine après leur naissance et 35 % entre 28 jours et moins d’un an.

La mortalité néonatale précoce (avant 7 jours) augmente légèrement ces dix dernières années alors que la mortalité post-néonatale (28 jours à moins d’un an) continue de baisser.

Figure 2 - Évolution de la mortalité infantile et de ses différentes composantes

Figure 2 - Évolution de la mortalité infantile et de ses différentes composantes
Année Taux de mortalité pour 1 000 enfants nés vivants Part des décès avant un an selon la durée de vie (en %)
Néonatale précoce : enfants décédés à moins de 7 jours Néonatale : enfants décédés à moins de 28 jours (1) Post-néonatale : enfants décédés entre 28 jours et moins d'un an (2) Infantile : enfants décédés à moins d'un an = (1) + (2) Décès à moins de 7 jours Décès entre 7 et 27 jours Décès entre 28 jours et moins d'un an Ensemble
1996 2,30 3,12 1,82 4,94 46 17 37 100
1997 2,25 3,14 1,75 4,89 46 18 36 100
1998 2,18 3,06 1,73 4,79 46 18 36 100
1999 2,01 2,84 1,60 4,44 45 19 36 100
2000 2,08 2,90 1,63 4,53 46 18 36 100
2001 2,15 2,98 1,65 4,62 46 18 36 100
2002 1,90 2,73 1,47 4,21 45 20 35 100
2003 1,91 2,76 1,41 4,16 46 20 34 100
2004 1,85 2,66 1,37 4,03 46 20 34 100
2005 1,64 2,47 1,31 3,78 43 22 35 100
2006 1,66 2,48 1,35 3,84 43 22 35 100
2007 1,71 2,51 1,25 3,76 46 21 33 100
2008 1,81 2,58 1,22 3,80 48 20 32 100
2009 1,79 2,57 1,29 3,86 46 20 34 100
2010 1,66 2,46 1,16 3,63 46 22 32 100
2011 1,59 2,34 1,11 3,45 46 22 32 100
2012 1,67 2,42 1,13 3,55 47 21 32 100
2013 1,73 2,52 1,10 3,61 48 22 30 100
2014 1,71 2,44 1,08 3,52 48 21 31 100
2015 1,83 2,62 1,06 3,68 50 21 29 100
2016 1,83 2,62 1,11 3,72 49 21 30 100
  • Champ : France hors Mayotte jusqu'en 2013, France y compris Mayotte à partir de 2014.
  • Source : Insee, statistiques de l'état civil.

Une saisonnalité de moins en moins marquée

La saisonnalité de la mortalité infantile est très marquée entre les années 1960 et la fin des années 1990. La mortalité infantile est la plus forte durant les mois d’hiver, en particulier entre décembre et février, et elle est au plus bas durant les mois d’été, de juillet à septembre (figure 3). Depuis 2000, la saisonnalité s’est fortement atténuée.

Entre 2000 et 2016, le taux de mortalité infantile reste le plus élevé en février, mais il ne dépasse que de 7 % en moyenne le taux annuel, alors que l’écart était de 15 % dans les années 1960 à 1999. Le taux de mortalité infantile pendant les mois d’été est au plus inférieur de 5 % au taux annuel, alors que l’écart était de 10 % en moyenne dans les années 1960 à 1979 et de 14 % en août sur la période allant de 1980 à 1999.

Figure 3 - Écart des taux de mortalité infantile mensuels à la moyenne annuelle

Figure 3 - Écart des taux de mortalité infantile mensuels à la moyenne annuelle
Mois Taux de mortalité infantile par mois par rapport à la moyenne de l’année
De 1960 à 1979 De 1980 à 1999 De 2000 à 2016
Janvier 1,12 1,13 1,00
Février 1,15 1,16 1,07
Mars 1,08 1,04 0,99
Avril 1,01 0,99 1,04
Mai 0,96 0,92 0,99
Juin 0,96 0,94 1,02
Juillet 0,94 0,91 0,98
Août 0,90 0,86 0,95
Septembre 0,90 0,92 0,97
Octobre 0,94 1,01 0,98
Novembre 0,99 1,02 1,00
Décembre 1,05 1,09 1,00
  • Note : le taux de mortalité infantile mensuel tient compte du nombre de jours dans le mois et de la saisonnalité des naissances.
  • Lecture : en moyenne pour les années 1960 à 1979, les taux de mortalité infantile du mois de février sont 1,15 fois plus élevés que les taux de mortalité infantile sur l'ensemble de l'année. Sur la période 2000 à 2016, ils ne sont plus que 1,07 fois plus élevés en février que la moyenne de l'année.
  • Champ : France métropolitaine.
  • Source : Insee, statistiques de l'état civil.

Figure 3 - Écart des taux de mortalité infantile mensuels à la moyenne annuelle

La mortalité infantile est plus élevée dans les DOM qu’en métropole

Entre 2014 et 2016, le taux de mortalité infantile est en moyenne de 3,6 ‰. Il varie selon les départements (figure 4), avec notamment un niveau plus élevé dans les DOM : 9,2 ‰ à Mayotte et 9,1 ‰ en Guyane. Il est de 6,8 ‰ à La Réunion, taux le plus faible parmi les DOM.

En métropole, le taux de mortalité infantile est le plus élevé en Haute-Vienne (5,4 ‰). Il est généralement plus élevé dans le Nord-Est et en Corse. Parmi les 24 départements où il est supérieur à 3,7 ‰, 13 sont situés dans les régions Grand Est, Bourgogne-Franche-Comté et Île-de-France. A contrario, il est inférieur à 3,0 ‰ dans tous les départements des Pays de la Loire et dans la majorité des départements d’Occitanie.

Figure 4 - Taux de mortalité infantile par département entre 2014 et 2016

en ‰
Figure 4 - Taux de mortalité infantile par département entre 2014 et 2016
Départements et régions Taux de mortalité infantile1 sur les trois dernières années (2014 à 2016)
Paris 3,24
Seine-et-Marne 3,77
Yvelines 3,17
Essonne 4,01
Hauts-de-Seine 3,12
Seine-Saint-Denis 4,43
Val-de-Marne 3,95
Val-d'Oise 4,59
Île-de-France 3,78
Cher 3,86
Eure-et-Loir 2,96
Indre 3,35
Indre-et-Loire 3,63
Loir-et-Cher 2,88
Loiret 4,15
Centre-Val de Loire 3,57
Côte-d Or 3,43
Nièvre 5,14
Saône-et-Loire 3,49
Yonne 2,80
Doubs 4,61
Jura 3,24
Haute-Saône 2,67
Territoire de Belfort 5,31
Bourgogne-Franche-Comté 3,76
Eure 4,45
Seine-Maritime 3,58
Calvados 2,64
Manche 2,58
Orne 3,08
Normandie 3,40
Nord 3,23
Pas-de-Calais 3,26
Aisne 3,88
Oise 3,42
Somme 3,38
Hauts-de-France 3,33
Meurthe-et-Moselle 3,29
Meuse 3,78
Moselle 3,30
Vosges 3,53
Bas-Rhin 3,81
Haut-Rhin 3,65
Ardennes 3,41
Aube 3,83
Marne 2,91
Haute-Marne 4,03
Grand Est 3,50
Loire-Atlantique 2,68
Maine-et-Loire 2,68
Mayenne 2,79
Sarthe 2,96
Vendée 2,93
Pays de la Loire 2,77
Côtes-d'Armor 4,52
Finistère 3,19
Ille-et-Vilaine 3,45
Morbihan 2,54
Bretagne 3,37
Dordogne 2,91
Gironde 3,79
Landes 2,94
Lot-et-Garonne 2,41
Pyrénées-Atlantiques 2,22
Charente 2,95
Charente-Maritime 2,75
Deux-Sèvres 3,57
Vienne 2,83
Corrèze 3,32
Creuse 3,48
Haute-Vienne 5,38
Nouvelle-Aquitaine 3,27
Ariège 4,19
Aveyron 2,87
Haute-Garonne 2,96
Gers 2,76
Lot 3,30
Hautes-Pyrénées 2,66
Tarn 2,61
Tarn-et-Garonne 3,00
Aude 2,40
Gard 3,43
Hérault 2,74
Lozère 2,99
Pyrénées-Orientales 2,94
Occitanie 2,94
Ain 3,22
Ardèche 2,13
Drôme 2,66
Isère 2,79
Loire 2,88
Rhône 3,58
Savoie 3,14
Haute-Savoie 3,06
Allier 3,28
Cantal 3,52
Haute-Loire 3,77
Puy-de-Dôme 3,24
Auvergne-Rhône-Alpes 3,15
Alpes-de-Haute-Provence 2,64
Hautes-Alpes 1,24
Alpes-Maritimes 4,37
Bouches-du-Rhône 3,26
Var 2,80
Vaucluse 3,02
Provence-Alpes-Côte d'Azur 3,31
Corse-du-Sud 3,19
Haute-Corse 4,05
Corse 3,65
Sous-total métropole2 3,39
Guadeloupe 8,14
Martinique 7,26
Guyane 9,15
La Réunion 6,81
Mayotte3 9,19
Départements d'Outre Mer 7,98
France métropolitaine4 3,42
France5 3,64
  • 1. Décès d'enfants de moins d'un an pour 1 000 enfants nés vivants.
  • 2. Sous-total des événements concernant des personnes (mères de nouveau-nés ou enfants décédés) résidant en France métropolitaine.
  • 3. Les indicateurs concernant la mortalité à Mayotte sont diffusés mais sont peu fiables. En effet, pour ce département, les données sur les décès sont à considérer prudemment car elles sont probablement sous-estimées.
  • 4. Sous-total des événements ayant eu lieu en France métropolitaine. Certaines personnes (mères de nouveau-nés en Métropole ou enfants décédés en Métropole) peuvent ne pas résider en Métropole.
  • 5. Total des événements ayant eu lieu en France (96 départements métropolitains + 5 départements d'outre-mer). Certaines personnes (mères de nouveau-nés en France ou enfants décédés en France) peuvent ne pas résider en France.
  • Champ : France y compris Mayotte.
  • Source : Insee, estimations de population et statistiques de l'état civil.

Figure 4 - Taux de mortalité infantile par département entre 2014 et 2016

En Europe, la mortalité infantile au plus bas en Finlande

En moyenne dans l’Union Européenne (UE28), le taux de mortalité infantile en 2016 est de 3,6 ‰ (figure 5). Le taux est le plus faible en Finlande (1,9), viennent ensuite la Slovénie, l’Estonie et la Suède qui ont des taux inférieurs à 2,5 ‰. La Roumanie (7,0) et Malte (7,4) ont les taux de mortalité infantile les plus élevés de l’UE28. En France, à 3,7 ‰, le taux est plus faible qu’au Royaume-Uni (3,8) et plus élevé qu’en Allemagne (3,4), en Italie (2,8) et en Espagne (2,7).

Contrairement à la France, la mortalité infantile tend à baisser depuis 2005 dans quasiment tous les pays de l’UE28. En Roumanie, le taux de mortalité est passé de 15,0 ‰ à 7,0 ‰ entre 2005 et 2016. Dans les pays où il était déjà faible, il a continué à diminuer : en Finlande, il est passé de 3,0 ‰ à 1,9 ‰ et en Espagne, il a diminué de 3,7 ‰ à 2,7 ‰. La baisse est moins marquée en Allemagne et en Italie, à l’image de la France où il s’est stabilisé (3,8 en 2005, et 3,7 en 2016). En moyenne pour l’ensemble de l’UE28, le taux est passé de 4,8 ‰ en 2005 à 3,6 ‰ en 2016.

Figure 5 - Taux de mortalité infantile dans l’Union européenne entre 2005 et 2016

en ‰
Figure 5 - Taux de mortalité infantile dans l’Union européenne entre 2005 et 2016
Royaume-Uni France Union européenne (28) Allemagne Espagne Finlande
2005 5,1 3,8 4,8 3,9 3,7 3
2006 4,9 3,8 4,6 3,8 3,5 2,8
2007 4,7 3,8 4,4 3,9 3,4 2,7
2008 4,6 3,8 4,2 3,5 3,3 2,6
2009 4,5 3,9 4,2 3,5 3,2 2,6
2010 4,2 3,6 4 3,4 3,2 2,3
2011 4,2 3,5 3,9 3,6 3,1 2,4
2012 4 3,5 3,8 3,3 3,1 2,4
2013 3,9 3,6 3,7 3,3 2,7 1,8
2014 3,9 3,5 3,7 3,2 2,8 2,2
2015 3,9 3,7 3,6 3,3 2,7 1,7
2016 3,8 3,7 3,6 3,4 2,7 1,9
  • Champ pour la France : métropole et DOM hors Mayotte jusqu'en 2013, y compris Mayotte à partir de 2014.
  • Source : Eurostat.

Figure 5 - Taux de mortalité infantile dans l’Union européenne entre 2005 et 2016

Sources

Les statistiques d’état civil sur les décès et les naissances sont issues d’une exploitation des informations transmises par les mairies à l’Insee. Le Code civil oblige en effet à déclarer tout événement relatif à l'état civil (naissances, mariages, décès, reconnaissances) à un officier d'état civil dans des délais prescrits. Ces informations sont ensuite transmises à l'Insee par les mairies. L’Insee s’assure de l’exhaustivité et de la qualité des données avant de produire les fichiers statistiques d’état civil.

Les données présentées ici comprennent le département de Mayotte à partir de 2014.

Les données des autres pays proviennent d’Eurostat, l’institut européen de statistiques.

Définitions

Taux de mortalité infantile : le taux de mortalité infantile est le rapport entre le nombre d'enfants décédés à moins d'un an, une année donnée, et l'ensemble des enfants nés vivants de cette même année.

Taux de mortalité néonatale : le taux de mortalité néonatale est le rapport entre le nombre d'enfants décédés à moins de 28 jours, une année donnée, et l'ensemble des enfants nés vivants de cette même année.

Taux de mortalité post-néonatale : le taux de mortalité post-néonatale est le rapport entre le nombre d'enfants décédés entre 28 jours et moins d’un an, une année donnée, et l'ensemble des enfants nés vivants de cette même année.

Pour en savoir plus

« La situation démographique en 2016 », Insee Résultats, juin 2018.

Papon S. et Beaumel C., « Bilan démographique 2017 - Plus de 67 millions d’habitants en France au 1ᵉʳ janvier 2018 », Insee Première n° 1683, janvier 2018.

Pison G. « Le recul de la mortalité des enfants dans le monde : de grandes inégalités entre pays », Population et sociétés n° 463, janvier 2010.

Pison G., « France 2012 : fécondité stable, mortalité infantile en baisse », Population et sociétés n° 498, mars 2013.

« Les décès en 2016 », Insee Résultats, octobre 2017.

Niel X., « Les facteurs explicatifs de la mortalité infantile en France et leur évolution récente. L’apport de l’échantillon démographique permanent », Documents de travail n° F1106, Insee, juin 2011.