Insee Conjoncture Bourgogne-Franche-ComtéBilan économique 2018 - Bourgogne-Franche-Comté

Bilan économique en demi-teinte en 2018

Le bilan économique de l’année 2018 en Bourgogne-Franche-Comté délivre des points de satisfaction, comme par exemple le chômage, qui baisse pour la quatrième année consécutive, la reprise du marché de l'automobile et l'abondante récolte dans la viticulture. La comparaison avec 2017 est néanmoins souvent défavorable et le décrochage s’accentue par rapport au national, notamment sur l’emploi qui recule de nouveau et particulièrement dans l’intérim. Les créations d'entreprises augmentent, mais surtout sous le régime de la micro-entreprise. Les mises en chantier augmentent, mais les permis de construire sont en baisse. La fréquentation touristique dans les hôtels et les campings reste élevée, mais elle est tout de même en léger repli. Même constat pour les rendements agricoles.

Insee Conjoncture Bourgogne-Franche-Comté
No 18
Paru le :Paru le06/06/2019
Hélène Ville, Insee
Insee Conjoncture Bourgogne-Franche-Comté No 18- Juin 2019

Ce bilan économique fait partie des 17 bilans économiques régionaux 2018 publiés par l'Insee.
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Emploi - Baisse du nombre d’emplois, particulièrement dans l’intérim Bilan économique 2018

Hélène Ville, Insee

En 2018, la Bourgogne-Franche-Comté perd 6 500 emplois, une diminution de 0,7 % en un an dans un contexte national pourtant favorable. Le recul concerne tous les départements de la région, à l’exception de la Côte-d’Or. Il est particulièrement prononcé dans l’intérim et le tertiaire non marchand. L’emploi industriel continue de diminuer, mais moins fortement depuis deux ans. La construction perd à nouveau des emplois alors qu’elle en avait gagné l’an dernier pour la première fois depuis 2008. Seuls le tertiaire marchand hors intérim et l’agriculture gagnent des emplois.

Insee Conjoncture Bourgogne-Franche-Comté

No 18

Paru le :06/06/2019

Fin 2018, la Bourgogne-Franche-Comté compte 968 500 salariés, dont les trois quarts dans le secteur privé. Elle en perd 6 500 en un an, soit une diminution de 0,7 % qui met fin à deux années de hausse consécutives. Cette contraction concerne aussi bien l’emploi public, qui baisse de 0,9 %, que le privé, qui recule de 0,6 %. Une situation inverse de la tendance nationale, où l'emploi salarié progresse de 0,6 %, porté par le privé en hausse de 0,8 % et avec un recul modéré de 0,2 % dans le public (figure 1). Tous les secteurs d'activité de la région hormis l’agriculture et le tertiaire marchand hors intérim sont à la baisse (figure 2), et tous les départements sont touchés à l'exception de la Côte-d'Or, où l'emploi reste stable.

Comme l’année précédente, les régions limitrophes de l’Île-de-France sont celles où la dynamique de l’emploi est la moins favorable. La Bourgogne-Franche-Comté est la région métropolitaine où la baisse est la plus forte en 2018.

Forte baisse des intérimaires

Fin 2018, la Bourgogne-Franche-Comté compte 38 900 intérimaires. C’est 4 700 de moins que l’année précédente, alors que leur nombre était en augmentation continue depuis 2013. Ce renversement suit la tendance nationale, mais il est bien plus marqué dans la région (figure 3) L’emploi intérimaire diminue en effet de 11 %, soit trois fois plus qu’en France.

L’intérim est en baisse dans tous les départements ; cette baisse atteint 18 % dans le Territoire de Belfort. Dans le Doubs, qui concentre plus du quart des intérimaires régionaux, le recul dépasse les 15 %. Même en Saône-et-Loire, département le moins touché, la baisse reste plus forte qu'au niveau national.

Moins de pertes dans l’industrie

En 2018, la région perd, 900 emplois industriels, une baisse de 0,5 % quand les effectifs nationaux augmentent de 0,3 %. Une relative amélioration toutefois, puisque depuis 2011 l’industrie régionale perd plus de 1 % de ses emplois par an. Les activités industrielles reculent dans la fabrication de matériel de transport, de biens d’équipements et l’agroalimentaire.

L’emploi industriel diminue dans tous les départements de la région, à l’exception de la Côte-d’Or, où il est porté par la fabrication de matériels de transports. Son repli est particulièrement prononcé en Saône-et-Loire et dans l’Yonne.

La construction perd à nouveau des emplois

La région perd 100 emplois dans la construction en 2018, alors qu’elle en avait gagné l’année précédente pour la première fois depuis 2008 et que ce secteur est celui qui augmente le plus au niveau national, avec une progression de 1,9 %.

L’emploi dans la construction diminue dans trois départements, particulièrement en Haute-Saône et dans l’Yonne, et dans une moindre mesure dans le Doubs.

Hors intérim, gains d’emplois dans le tertiaire marchand

Le secteur tertiaire marchand hors intérim gagne 1 300 emplois, soit une progression de 0,4 % qui reste trois fois inférieure au rythme national.

Elle est principalement portée par l’information-communication et les services aux entreprises. À l’inverse, les services immobiliers, les services financiers et les services aux ménages perdent des emplois. Le commerce reste stable, comme les années précédentes (figure 4).

L’emploi permanent du tertiaire marchand croît dans quatre des huit départements de la région : en Côte-d’Or, où la hausse est même supérieure au niveau national, dans le Jura, le Doubs et en Saône-et-Loire. Il diminue particulièrement dans la Nièvre, où la baisse est supérieure à 1 %.

Le tertiaire non marchand en baisse dans tous les départements

En Bourgogne-Franche-Comté, le tertiaire non marchand diminue de 0,8 %, soit 2 800 emplois en moins alors que ce secteur est stable en France. Tous les départements sont concernés par cette diminution (figure 5), laquelle est supérieure à 1 % dans le Jura, le Territoire de Belfort et en Haute-Saône.

Avertissement

À partir des résultats du premier trimestre 2018, le champ des estimations trimestrielles d'emploi (ETE) localisées, réalisées en partenariat avec l'Acoss et les Urssaf (champ hors intérim) ainsi que la Dares (sur l'intérim), s’est étendu. En 2017, les ETE publiées au niveau localisé (région et département) portaient seulement sur les salariés du secteur marchand - hors agriculture et activité des particuliers employeurs - en France métropolitaine. Depuis 2018, le champ des ETE localisées comprend les départements d’outre-mer (hors Mayotte) et l’ensemble de l’emploi salarié, donc y compris les salariés de la fonction publique, de l’agriculture et de l’ensemble des particuliers employeurs.

De plus, une distinction des emplois « privé » et « public », établie à partir de la catégorie juridique des employeurs, est disponible au niveau régional. Les niveaux de l’emploi « privé » publiés par les Urssaf et par l’Insee diffèrent du fait d’écarts de champ et de concept, et de légères différences peuvent exister sur les taux d’évolution.

Parallèlement, l'introduction de la déclaration sociale nominative (DSN) en remplacement du bordereau récapitulatif de cotisations (BRC) peut entraîner des révisions accrues sur les données, en particulier durant la phase de montée en charge de la DSN.

Figure 1Évolution de l'emploi salarié

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
Évolution de l'emploi salarié (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
Emploi salarié total - Bourgogne-Franche-Comté Emploi salarié total - France hors Mayotte Emploi salarié privé - Bourgogne-Franche-Comté Emploi salarié privé - France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2010 100,0 100,0 100,0 100,0
1ᵉʳ trim. 2011 100,1 100,2 100,2 100,3
2ᵉ trim. 2011 100,0 100,3 100,1 100,4
3ᵉ trim. 2011 99,9 100,3 100,1 100,4
4ᵉ trim. 2011 100,1 100,3 100,1 100,4
1ᵉʳ trim. 2012 99,8 100,3 99,8 100,4
2ᵉ trim. 2012 99,3 100,3 99,3 100,3
3ᵉ trim. 2012 99,2 100,2 99,1 100,1
4ᵉ trim. 2012 98,7 100,0 98,4 99,9
1ᵉʳ trim. 2013 98,6 100,0 98,0 99,8
2ᵉ trim. 2013 98,4 99,9 97,7 99,6
3ᵉ trim. 2013 98,8 100,0 98,2 99,7
4ᵉ trim. 2013 98,5 100,3 97,5 99,9
1ᵉʳ trim. 2014 98,4 100,4 97,3 99,9
2ᵉ trim. 2014 98,3 100,4 97,3 99,9
3ᵉ trim. 2014 97,8 100,3 96,8 99,7
4ᵉ trim. 2014 97,7 100,4 96,6 99,8
1ᵉʳ trim. 2015 97,7 100,3 96,4 99,7
2ᵉ trim. 2015 97,9 100,6 96,5 100,0
3ᵉ trim. 2015 97,7 100,7 96,4 100,1
4ᵉ trim. 2015 97,7 100,9 96,4 100,3
1ᵉʳ trim. 2016 97,5 101,1 96,3 100,6
2ᵉ trim. 2016 97,7 101,3 96,4 100,9
3ᵉ trim. 2016 99,1 101,6 98,1 101,3
4ᵉ trim. 2016 98,0 101,8 96,9 101,4
1ᵉʳ trim. 2017 98,4 102,2 97,3 101,9
2ᵉ trim. 2017 98,6 102,6 97,7 102,4
3ᵉ trim. 2017 98,8 102,8 98,0 102,6
4ᵉ trim. 2017 98,9 103,2 98,1 103,2
1ᵉʳ trim. 2018 98,9 103,4 98,2 103,5
2ᵉ trim. 2018 98,5 103,4 97,9 103,6
3ᵉ trim. 2018 98,3 103,5 97,6 103,8
4ᵉ trim. 2018 98,2 103,8 97,6 104,1
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total (voir avertissement).
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee

Figure 1Évolution de l'emploi salarié

  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total (voir avertissement).
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee

Figure 2Évolution trimestrielle de l'emploi salarié total par grands secteurs d'activité en Bourgogne-Franche-Comté

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
Évolution trimestrielle de l'emploi salarié total par grands secteurs d'activité en Bourgogne-Franche-Comté (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim Tertiaire non marchand
4ᵉ trim. 2010 100 100 100 100
1ᵉʳ trim. 2011 99,6 100,2 100,2 100
2ᵉ trim. 2011 98,9 99,8 100,3 99,8
3ᵉ trim. 2011 98,5 99,5 100,4 99,7
4ᵉ trim. 2011 98 99,3 100,4 100,1
1ᵉʳ trim. 2012 97,2 98,8 100,5 99,9
2ᵉ trim. 2012 96,1 98,4 100,6 99,7
3ᵉ trim. 2012 95,4 98 100,5 99,6
4ᵉ trim. 2012 94,6 97,6 100,2 99,6
1ᵉʳ trim. 2013 93,2 96,8 99,7 100
2ᵉ trim. 2013 93,2 96,1 99,4 100,1
3ᵉ trim. 2013 92,6 95,7 99,5 100,2
4ᵉ trim. 2013 91,6 95,4 99,5 100,8
1ᵉʳ trim. 2014 91,2 95,2 99,3 100,8
2ᵉ trim. 2014 90,3 94,6 99,4 100,8
3ᵉ trim. 2014 89,2 94,1 99 100,5
4ᵉ trim. 2014 88,2 93,5 99,2 100,5
1ᵉʳ trim. 2015 87,4 92,9 99,3 100,7
2ᵉ trim. 2015 86,1 92,7 99,4 100,9
3ᵉ trim. 2015 85,1 92,5 99,5 100,6
4ᵉ trim. 2015 84,9 92,1 99,4 100,4
1ᵉʳ trim. 2016 84,4 91,9 99,5 100,2
2ᵉ trim. 2016 84,2 91,4 99,8 100,7
3ᵉ trim. 2016 84 90,9 100,2 100,8
4ᵉ trim. 2016 83,6 90,3 100,3 100,6
1ᵉʳ trim. 2017 83,9 90 100,6 100,6
2ᵉ trim. 2017 84,1 89,9 100,8 100,6
3ᵉ trim. 2017 83,6 89,6 100,6 100,6
4ᵉ trim. 2017 83,8 89,8 100,7 100,4
1ᵉʳ trim. 2018 83,8 89,8 100,9 100,1
2ᵉ trim. 2018 83,8 89,7 100,8 99,7
3ᵉ trim. 2018 83,7 89,5 100,8 99,5
4ᵉ trim. 2018 83,6 89,3 101,1 99,5
  • Notes : données CVS en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 2Évolution trimestrielle de l'emploi salarié total par grands secteurs d'activité en Bourgogne-Franche-Comté

  • Notes : données CVS en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 3Évolution trimestrielle de l'emploi intérimaire

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
Évolution trimestrielle de l'emploi intérimaire (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
Bourgogne-Franche-Comté France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2010 100 100
1ᵉʳ trim. 2011 100,7 101,4
2ᵉ trim. 2011 101,5 100,6
3ᵉ trim. 2011 100,9 100,4
4ᵉ trim. 2011 100,4 99,4
1ᵉʳ trim. 2012 96,9 95,3
2ᵉ trim. 2012 90,8 92,6
3ᵉ trim. 2012 85,7 88,2
4ᵉ trim. 2012 80,1 85,4
1ᵉʳ trim. 2013 86 88,5
2ᵉ trim. 2013 87,2 87,8
3ᵉ trim. 2013 90,3 90
4ᵉ trim. 2013 89,3 90,4
1ᵉʳ trim. 2014 87,8 89,8
2ᵉ trim. 2014 91,2 92
3ᵉ trim. 2014 86,6 89,1
4ᵉ trim. 2014 89,7 90,3
1ᵉʳ trim. 2015 91 90,2
2ᵉ trim. 2015 95,8 94,3
3ᵉ trim. 2015 96,5 97,2
4ᵉ trim. 2015 101,4 99,8
1ᵉʳ trim. 2016 99,9 99,9
2ᵉ trim. 2016 101,8 102
3ᵉ trim. 2016 108,9 105,9
4ᵉ trim. 2016 112,8 110,9
1ᵉʳ trim. 2017 119,1 116,2
2ᵉ trim. 2017 125,8 121,8
3ᵉ trim. 2017 133 124,9
4ᵉ trim. 2017 139,8 130,9
1ᵉʳ trim. 2018 137,2 130,5
2ᵉ trim. 2018 133,3 129,6
3ᵉ trim. 2018 126,7 128,5
4ᵉ trim. 2018 124,8 126,5
  • Notes : données CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi intérimaire en fin de trimestre.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 3Évolution trimestrielle de l'emploi intérimaire

  • Notes : données CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi intérimaire en fin de trimestre.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 4Emploi salarié total par secteurs d'activité en Bourgogne-Franche-Comté

en %
Emploi salarié total par secteurs d'activité en Bourgogne-Franche-Comté (en %)
Secteur d'activité - NAF rév. 2, 2008 2018 T4 (en milliers) Glissement annuel Glissement annuel moyen 2017/2012 ¹
Bourgogne-Franche-Comté Bourgogne-Franche-Comté France hors Mayotte Bourgogne-Franche-Comté France hors Mayotte
Agriculture 17,7 3,8 1,9 0,9 1,0
Industrie 170,1 -0,5 0,3 -1,6 -0,8
Industrie agro-alimentaire 25,0 -0,6 0,4 -0,6 0,4
Energie, eau, déchets, cokéfaction et raffinage 11,9 -1,1 0,9 -0,9 -0,6
Biens d'équipement 23,3 -0,6 0,1 -2,3 -1,4
Matériels de transport 23,3 -2,0 0,1 -3,5 -1,2
Autres branches industrielles 86,7 0,0 0,2 -1,3 -1,1
Construction 49,9 -0,2 1,9 -2,4 -1,4
Tertiaire marchand 392,9 -0,9 0,9 1,1 1,3
Commerce 120,8 -0,1 0,6 -0,1 0,4
Transports 53,0 1,2 1,2 -0,1 0,2
Hébergement - restauration 32,2 1,2 1,8 1,0 1,7
Information - communication 8,9 3,9 4,3 0,3 1,3
Services financiers 21,9 -1,9 0,4 -0,8 0,5
Services immobiliers 6,7 -2,0 -0,7 -0,9 0,4
Services aux entreprises hors intérim 67,8 2,1 2,4 1,3 1,9
Intérim 38,9 -10,8 -3,3 11,8 8,9
Services aux ménages 42,6 -1,7 -1,0 -0,9 -0,2
Tertiaire non marchand 337,8 -0,8 -0,1 0,2 0,6
Total 968,5 -0,7 0,6 0,0 0,6
  • Notes : données CVS en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires. Pour l'agriculture, les données de la MSA ne sont plus disponibles depuis le 3ᵉ trimestre 2017 ; l'Insee réalise une estimation sur les trimestres suivants, en prolongeant les tendances récentes.
  • ¹ : glissement annuel qu'aurait connu l'emploi salarié total du secteur, si l'évolution avait été la même pour chaque année de la période considérée.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 5Emploi salarié total par départements et par grands secteurs d'activité en Bourgogne-Franche-Comté

en %
Emploi salarié total par départements et par grands secteurs d'activité en Bourgogne-Franche-Comté (en %)
2018T4 (en milliers) Glissement annuel
Agriculture Industrie Construction Tertiaire marchand dont Intérim Tertiaire non marchand Total
Côte-d'Or 213,8 ns 0,5 0,4 0,4 -10,7 -0,8 0,0
Doubs 195,5 ns -0,5 -0,5 -1,9 -15,6 -0,3 -1,0
Jura 85,2 ns -0,3 0,8 -0,8 -12,8 -1,8 -0,8
Nièvre 65,4 ns -0,2 0,4 -1,6 -7,0 -0,5 -0,8
Haute-Saône 66,1 ns -0,1 -2,4 -1,1 -6,8 -1,1 -0,9
Saône-et-Loire 182,7 ns -1,4 0,3 -0,3 -5,1 -0,8 -0,5
Yonne 108,5 ns -1,4 -2,1 -1,3 -6,9 -0,7 -1,0
Territoire de Belfort 51,3 ns -0,2 0,9 -2,9 -18,1 -1,4 -1,7
Bourgogne-Franche-Comté 968,5 3,8 -0,5 -0,2 -0,9 -10,8 -0,8 -0,7
  • Notes : données CVS en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires. Pour l'agriculture, les données de la MSA ne sont plus disponibles depuis le 3ᵉ trimestre 2017 ; l'Insee réalise une estimation sur les trimestres suivants, en prolongeant les tendances récentes.
  • ns : non significatif.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Avertissement

Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d'une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.

Définitions

Les salariés sont les personnes qui travaillent, aux termes d’un contrat, pour une autre entité résidente en échange d’un salaire ou d’une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.

A partir de 2009, les estimations d'emploi annuelles sont calculées à partir du dispositif Estel (Estimations d'emploi localisées), qui se fondent sur l'utilisation des sources administratives en niveau.

Pour les salariés, il s'agit des Déclarations Annuelles de Données Sociales (DADS « grand format ») contenant, en plus des DADS stricto sensu, les données du fichier de paye des agents de l'État et celles des particuliers employeurs).

Pour les non salariés agricoles, les sources mobilisées sont les fichiers de la Mutualité Sociale Agricole (MSA) et pour les non salariés non agricoles, les fichiers de l'Agence Centrale des Organismes de Sécurité Sociale (ACOSS) qui est la Caisse Nationale des Unions de Recouvrement des Cotisations de Sécurité Sociale et d'Allocations Familiales (URSSAF).

Le concept central d'Estel est une synthèse ascendante des sources administratives utilisées avec prise en compte de la multi-activité. Estel mesure l'emploi selon un concept « BIT répertorié » : l'emploi est mesuré sur la dernière semaine de l'année et tout emploi déclaré est comptabilisé.

Le passage à Estel permet la production des estimations d'emploi annuelles à un niveau géographique et sectoriel plus fin que l'ancien système (celui de la zone d'emploi croisée avec le niveau A38 de la nouvelle nomenclature d'activités au lieu du niveau départemental) ; de plus on disposera chaque année de la double localisation au lieu de résidence et au lieu de travail pour les salariés et d'informations sur le sexe et la tranche d'âge quinquennale des travailleurs salariés et non salariés.

L' intérim (ou travail intérimaire ou travail temporaire) consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire.

L'intérim se caractérise donc par une relation triangulaire entre l’entreprise de travail temporaire, l’entreprise cliente et le salarié, et implique la conclusion de deux contrats : un contrat de mise à disposition (entre l’entreprise de travail temporaire et l’entreprise cliente) et un contrat de mission (entre l’entreprise de travail temporaire et le salarié).

Le contrat ne peut être conclu que pour l’exécution d’une tâche précise et temporaire, dénommée mission, et seulement dans les cas énumérés par la loi. Quel que soit le motif pour lequel il est conclu, un tel contrat ne peut avoir ni pour objet ni pour effet de pourvoir durablement un emploi lié à l’activité normale et permanente de l’entreprise utilisatrice.

La correction des variations saisonnières permet d’éliminer l'effet de fluctuations périodiques infra-annuelles dues au calendrier et aux saisons, de manière à faire ressortir les évolutions les plus significatives de la série. Celles-ci sont contenues dans la tendance et la composante irrégulière.

Par exemple, les ventes de jouets augmentent toujours fortement entre novembre et décembre, en raison de Noël. Sur les données brutes, cet effet périodique masque l’évolution conjoncturelle sous-jacente pour une année donnée. Une fois la série désaisonnalisée, c’est-à-dire l’effet Noël retiré, les ventes peuvent s’avérer en baisse, signe d’une moins bonne année.

La nomenclature des activités économiques en vigueur en France depuis le 1er janvier 2008 est la nomenclature d'activités française (NAF rév. 2). La NAF a la même structure que de la nomenclature d'activités de la Communauté européenne (NACE rév. 2) mais elle comporte un niveau supplémentaire, spécifique à la France, celui des sous-classes.

La NAF rév. 2 comporte cinq niveaux comprenant respectivement : 21, 88, 272, 615 et 732 postes.

La NAF rév. 2 s'est substituée à la NAF rév. 1 datant de 2003 (entrée en vigueur au 1er janvier 2003). La NAF rév. 1 comporte cinq niveaux ayant respectivement 17, 31, 62, 224, et 712 postes .

La NAF rév. 1 avait succédé à la NAF qui était en vigueur depuis le 1er janvier 1993.

Pour en savoir plus

Ulrich A., Volmers G., « Stabilisation de l’emploi et baisse du chômage au 4ᵉ trimestre 2018 en Bourgogne-franche-Comté », Insee Conjoncture Bourgogne-Franche-Comté n° 17, avril 2019.

Conjoncture Emploi Insee-Urssaf-Direccte, «  Au 4ᵉ trimestre 2018, stabilité de l’emploi salarié en Bourgogne-Franche-Comté », Insee Flash Bourgogne-Franche-Comté n° 80, avril 2019.

Définitions

Les salariés sont les personnes qui travaillent, aux termes d’un contrat, pour une autre entité résidente en échange d’un salaire ou d’une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.

A partir de 2009, les estimations d'emploi annuelles sont calculées à partir du dispositif Estel (Estimations d'emploi localisées), qui se fondent sur l'utilisation des sources administratives en niveau.

Pour les salariés, il s'agit des Déclarations Annuelles de Données Sociales (DADS « grand format ») contenant, en plus des DADS stricto sensu, les données du fichier de paye des agents de l'État et celles des particuliers employeurs).

Pour les non salariés agricoles, les sources mobilisées sont les fichiers de la Mutualité Sociale Agricole (MSA) et pour les non salariés non agricoles, les fichiers de l'Agence Centrale des Organismes de Sécurité Sociale (ACOSS) qui est la Caisse Nationale des Unions de Recouvrement des Cotisations de Sécurité Sociale et d'Allocations Familiales (URSSAF).

Le concept central d'Estel est une synthèse ascendante des sources administratives utilisées avec prise en compte de la multi-activité. Estel mesure l'emploi selon un concept « BIT répertorié » : l'emploi est mesuré sur la dernière semaine de l'année et tout emploi déclaré est comptabilisé.

Le passage à Estel permet la production des estimations d'emploi annuelles à un niveau géographique et sectoriel plus fin que l'ancien système (celui de la zone d'emploi croisée avec le niveau A38 de la nouvelle nomenclature d'activités au lieu du niveau départemental) ; de plus on disposera chaque année de la double localisation au lieu de résidence et au lieu de travail pour les salariés et d'informations sur le sexe et la tranche d'âge quinquennale des travailleurs salariés et non salariés.

L' intérim (ou travail intérimaire ou travail temporaire) consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire.

L'intérim se caractérise donc par une relation triangulaire entre l’entreprise de travail temporaire, l’entreprise cliente et le salarié, et implique la conclusion de deux contrats : un contrat de mise à disposition (entre l’entreprise de travail temporaire et l’entreprise cliente) et un contrat de mission (entre l’entreprise de travail temporaire et le salarié).

Le contrat ne peut être conclu que pour l’exécution d’une tâche précise et temporaire, dénommée mission, et seulement dans les cas énumérés par la loi. Quel que soit le motif pour lequel il est conclu, un tel contrat ne peut avoir ni pour objet ni pour effet de pourvoir durablement un emploi lié à l’activité normale et permanente de l’entreprise utilisatrice.

La correction des variations saisonnières permet d’éliminer l'effet de fluctuations périodiques infra-annuelles dues au calendrier et aux saisons, de manière à faire ressortir les évolutions les plus significatives de la série. Celles-ci sont contenues dans la tendance et la composante irrégulière.

Par exemple, les ventes de jouets augmentent toujours fortement entre novembre et décembre, en raison de Noël. Sur les données brutes, cet effet périodique masque l’évolution conjoncturelle sous-jacente pour une année donnée. Une fois la série désaisonnalisée, c’est-à-dire l’effet Noël retiré, les ventes peuvent s’avérer en baisse, signe d’une moins bonne année.

La nomenclature des activités économiques en vigueur en France depuis le 1er janvier 2008 est la nomenclature d'activités française (NAF rév. 2). La NAF a la même structure que de la nomenclature d'activités de la Communauté européenne (NACE rév. 2) mais elle comporte un niveau supplémentaire, spécifique à la France, celui des sous-classes.

La NAF rév. 2 comporte cinq niveaux comprenant respectivement : 21, 88, 272, 615 et 732 postes.

La NAF rév. 2 s'est substituée à la NAF rév. 1 datant de 2003 (entrée en vigueur au 1er janvier 2003). La NAF rév. 1 comporte cinq niveaux ayant respectivement 17, 31, 62, 224, et 712 postes .

La NAF rév. 1 avait succédé à la NAF qui était en vigueur depuis le 1er janvier 1993.