L'essentiel sur... les immigrés et les étrangers 

Combien y a-t-il d’immigrés et d’étrangers en France ? Quelle est l’évolution des flux migratoires ? Quelle est leur situation face à l’emploi ? Quelle est la fécondité des femmes immigrées ?…

L’essentiel sur… les immigrés et les étrangers fournit des éléments de cadrage pour aborder ces questions, à l’aide de chiffres clés représentés de manière visuelle et d’un court commentaire.

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Chiffres-clés
Paru le :Paru le04/06/2026
- Juin 2026

Avertissement : Du fait d’une amélioration dans le protocole de collecte du recensement de la population, les données sur le nombre et la part d’immigrés pour les années avant 2024 ne sont pas directement comparables à celles relatives à 2024 et 2025. Pour plus de détails sur cette rupture de série, voir la note méthodologique

1. Combien y a-t-il d'immigrés ou d'étrangers en France ?

En 2025, 8,0 millions d' vivent en France, soit 11,6 % de la population totale. 2,6 millions d'immigrés, soit 33 % d'entre eux, ont acquis la nationalité française.

La population vivant en France s'élève à 6,3 millions de personnes, soit 9,1 % de la population totale. Elle se compose de 5,3 millions d'immigrés n'ayant pas acquis la nationalité française et de 1,0 million de personnes nées en France de nationalité étrangère.

1,7 million de personnes sont nées de nationalité française à l'étranger. Avec les personnes immigrées (8,0 millions), au total 9,6 millions de personnes vivant en France sont nées à l'étranger, soit 14,0 % de la population.

Décomposition de la population vivant en France selon le lieu de naissance et la nationalité en 2025

Décomposition de la population vivant en France selon le lieu de naissance et la nationalité en 2025
Lieu de naissance et nationalité Effectif (en milliers) Proportion (en %)
Nés en France 59 223 86,0
Nés en France de nationalité française 58 270 84,6
Nés en France de nationalité étrangère 953 1,4
Nés à l'étranger 9 629 14,0
Nés à l'étranger de nationalité française 1 660 2,4
Immigrés ayant acquis la nationalité française 2 625 3,8
Immigrés de nationalité étrangère 5 345 7,8
Ensemble immigrés 7 970 11,6
Ensemble étrangers 6 297 9,1
Population totale 68 852 100,0
  • Note : données provisoires, issues d'estimations avancées de la population.
  • Lecture : en 2025, 5,3 millions d'immigrés de nationalité étrangère vivent en France.
  • Champ : France.
  • Source : Insee, estimations de population.

Décomposition de la population vivant en France selon le lieu de naissance et la nationalité en 2025

  • 1. À arrondi près.
  • Note : données provisoires, issues d'estimations avancées de la population. M est utilisé pour million.
  • Lecture : en 2025, 5,3 millions d'immigrés de nationalité étrangère vivent en France.
  • Champ : France.
  • Source : Insee, estimations de population.

2. Comment évolue la population étrangère et immigrée en France ?

En effectif et en pourcentage de la population totale, la population immigrée en France est plus élevée en 2025 qu'en 1946, 1975 ou 2010. L'évolution de la part des immigrés dans la population totale vivant en France n'est pas régulière. Après une diminution entre 1931 (6,6 %) et 1946 (5,0 %), elle a augmenté jusqu'en 1975 (7,4 %). Elle s'est ensuite stabilisée jusqu'à la fin des années 1990, notamment à la suite des chocs pétroliers et du ralentissement de l'immigration de travail. Depuis le début des années 2000, le nombre d'immigrés croît à nouveau plus rapidement que la population totale, du fait de l'augmentation de la population immigrée et de la baisse de la fécondité : la part d’immigrés passe ainsi de 7,3 % en 1999 à 11,6 % en 2025.

La population étrangère vivant en France représente 9,1 % de la population totale en 2025, contre 6,5 % en 1975 et 4,4 % en 1946.

Entre le milieu des années 1940 et le milieu des années 1970, les flux d'immigration étaient majoritairement masculins, comblant les besoins de main-d'oeuvre nés de la reconstruction d'après-guerre, puis de la période des Trente Glorieuses. En 1974, dans un contexte économique dégradé, l'immigration de travail a été ralentie. Depuis cette date, la part des femmes parmi les flux d'immigration a crû que leurs arrivées soient dues au regroupement familial ou à d'autres motifs (suivre des études, trouver un emploi, etc...). En 2025, 52 % des immigrés vivant en France sont des femmes, contre 44 % en 1975 et 45 % en 1946.

Évolution de la population immigrée en France

Évolution de la population immigrée en France
Année Population immigrée (en milliers) Part de la population immigrée dans la population totale (en %)
1921 1 429 3,7
1926 2 288 5,7
1931 2 729 6,6
1936 2 326 5,6
1946 1 986 5,0
1954 2 293 5,4
1962 2 861 6,2
1968 3 238 6,5
1975 3 887 7,4
1982 4 037 7,4
1990 4 222 7,3
1999 4 374 7,3
2006 5 136 8,1
2007 5 252 8,3
2008 5 342 8,4
2009 5 433 8,4
2010 5 514 8,5
2011 5 605 8,6
2012 5 714 8,8
2013 5 835 8,9
2014 6 028 9,1
2015 6 169 9,3
2016 6 291 9,4
2017 6 449 9,7
2018 6 579 9,8
2019 6 734 10,0
2020  6 847 10,2
2021 6 932 10,2
2022 7 029 10,3
2023  7 309 10,7
2024 (p)(*) 7 749 11,3
2025 (p) 7 970 11,6
  • p : données provisoires.
  • * : rupture de série.
  • Lecture : en 2025, la population immigrée représente 11,6 % de la population totale.
  • Champ : France métropolitaine de 1921 à 1982 ; France hors Mayotte de 1990 à 2013 et y compris Mayotte à partir de 2014.
  • Source : Insee, recensements de la population (données réajustées de 2019 à 2023) et estimations de population.

Évolution de la population immigrée en France

  • Notes : données provisoires pour 2024 et 2025. Les points précédant 2006 ne sont pas reliés pour symboliser le passage d’un recensement exhaustif pluriannuel à un recensement permanent annuel par échantillonnage. Les points entre 2023 et 2024 ne sont également pas reliés en raison d’une rupture de série décrite dans cette note méthodologique.
  • Lecture : en 2025, la population immigrée représente 11,6 % de la population totale.
  • Champ : France métropolitaine de 1921 à 1982 ; France hors Mayotte de 1990 à 2013 et y compris Mayotte à partir de 2014.
  • Source : Insee, recensements de la population (données réajustées de 2019 à 2023) et estimations de population.

3. Où sont nés les immigrés vivant en France ?

En 2025, près de la moitié des immigrés vivant en France sont nés en Afrique (49,2 %) et près du tiers en Europe (30,3 %). Les pays de naissance les plus fréquents des immigrés sont l'Algérie (12,6 %), le Maroc (11,7 %), le Portugal (7,2 %), la Tunisie (4,9 %), l'Italie (3,5 %), la Turquie (3,5 %) et l'Espagne (3,0 %). Près de la moitié des immigrés sont originaires d'un de ces sept pays (46,3 %).

Immigrés vivant en France en 2025 selon leur continent de naissance

en %
Immigrés vivant en France en 2025 selon leur continent de naissance (en %)
Continent Part
Afrique 49,2
Europe 30,3
Asie 14,3
Amérique, Océanie 6,2
  • Note : données provisoires, issues d'estimations avancées de la population.
  • Lecture : en 2025, 49,2 % d’immigrés vivant en France sont nés en Afrique.
  • Champ : France.
  • Source : Insee, estimations de population.

Immigrés vivant en France en 2025 selon leur continent de naissance

  • Note : données provisoires, issues d'estimations avancées de la population.
  • Lecture : en 2025, 49,2 % d’immigrés vivant en France sont nés en Afrique.
  • Champ : France.
  • Source : Insee, estimations de population.

Immigrés vivant en France en 2025 selon leur pays de naissance

en %
Immigrés vivant en France en 2025 selon leur pays de naissance (en %)
Pays Part
Algérie 12,6
Maroc 11,7
Tunisie 4,9
Côte d'Ivoire 2,2
Comores 2,1
Sénégal 2,0
Cameroun 1,6
Mali 1,4
Madagascar 1,3
Congo 1,2
Congo (République démocratique) 1,2
Guinée 1,1
Maurice 0,5
Égypte 0,5
Bénin 0,4
Togo 0,4
Cap-Vert 0,4
Gabon 0,4
Angola 0,4
Soudan 0,4
  • Note : données provisoires, issues d'estimations avancées de la population.
  • Lecture : en 2025, 12,6 % d’immigrés vivant en France sont nés en Algérie.
  • Champ : France.
  • Source : Insee, estimations de population.

Immigrés vivant en France en 2025 selon leur pays de naissance

  • Note : données provisoires, issues d'estimations avancées de la population.
  • Lecture : en 2025, 12,6 % d’immigrés vivant en France sont nés en Algérie.
  • Champ : France.
  • Source : Insee, estimations de population.

4. Où sont nés les immigrés arrivés en France en 2024 ?

En 2024, 313 000 immigrés sont entrés en France, contre 347 000 en 2023. 45,9 % des immigrés arrivés en France en 2024 sont nés en Afrique, 26,6 % en Europe. Les pays de naissance les plus fréquents pour les immigrés entrés en France en 2024 sont l’Algérie (7,9 %), le Maroc (7,4 %) et la Tunisie (4,8 %). Les pays et continents d’origine les plus représentés parmi les immigrés vivant en France (stock) et arrivés récemment (flux) sont les mêmes, mais ils représentent une plus faible proportion du flux que du stock : les pays d’origine des immigrés tendent donc à se diversifier.

Immigrés arrivés en France en 2024 selon leur continent de naissance

en %
Immigrés arrivés en France en 2024 selon leur continent de naissance (en %)
Continent Part
Afrique 45,9
Europe 26,6
Asie 18,1
Amérique, Océanie 9,5
  • Lecture : 45,9 % d’immigrés arrivés en France en 2024 sont nés en Afrique.
  • Champ : France.
  • Source : Insee, estimations des flux d’entrées 2024.

Immigrés arrivés en France en 2024 selon leur continent de naissance

  • Lecture : 45,9 % d’immigrés arrivés en France en 2024 sont nés en Afrique.
  • Champ : France.
  • Source : Insee, estimations des flux d’entrées 2024.

Immigrés arrivés en France en 2024 selon leur pays de naissance

en %
Immigrés arrivés en France en 2024 selon leur pays de naissance (en %)
Pays Part
Algérie 7,9
Maroc 7,4
Tunisie 4,8
Côte d'Ivoire 3,0
Cameroun 2,6
Sénégal 2,3
Guinée 2,1
Congo 1,5
Congo (République démocratique) 1,4
Comores 1,2
  • Lecture : 7,9 % d’immigrés arrivés en France en 2024 sont nés en Algérie.
  • Champ : France.
  • Source : Insee, estimations des flux d’entrées 2024.

Immigrés arrivés en France en 2024 selon leur pays de naissance

  • Lecture : 7,9 % d’immigrés arrivés en France en 2024 sont nés en Algérie..
  • Champ : France.
  • Source : Insee, estimations des flux d’entrées 2024.

Depuis 2006, les sorties d’immigrés sont relativement modestes au regard de leurs entrées. En moyenne entre 2006 et 2021, trois immigrés entrent sur le territoire tandis qu’un en sort, par exemple à la fin d’une expérience scolaire ou professionnelle en France, ou encore au moment de la retraite.

Flux migratoires des immigrés

en milliers
Flux migratoires des immigrés (en milliers)
Année Entrées d'immigrés (1) Sorties d'immigrés (2) Solde migratoire = (1) + (2)
2006 234 -71 163
2007 230 -91 139
2008 235 -95 140
2009 238 -106 132
2010 251 -109 142
2011 255 -96 159
2012 278 -104 174
2013 277 -92 185
2014 259 -65 194
2015 278 -94 185
2016 287 -66 222
2017 291 -93 198
2018 305 -83 222
2019 307 -125 182
2020 246 -94 152
2021 283 -123 159
2022 375 -26 348
2023 347 nd nd
2024 313 nd nd
  • nd : donnée non disponible.
  • Note : estimation pour les entrées en 2020 à partir du nombre de primo-délivrances de titres de séjour.
  • Lecture : en 2022, 375 000 immigrés sont entrés en France et 26 000 en sont sortis. Au total, le solde migratoire des immigrés s’établit à + 348 000 personnes.
  • Champ : France hors Mayotte jusqu'en 2013 et y compris Mayotte à partir de 2014.
  • Source : Insee, estimations de population, des flux d'entrées et de sorties.

Flux migratoires des immigrés

  • Notes : estimation pour les entrées en 2020 à partir du nombre de primo-délivrances de titres de séjour. Données 2023 et 2024 des sorties et du solde migratoire non disponibles.
  • Lecture : en 2022, 375 000 sont entrés en France et 26 000 en sont sortis. Au total, le solde migratoire des immigrés s’établit à + 348 000 personnes.
  • Champ : France hors Mayotte jusqu'en 2013 et y compris Mayotte à partir de 2014.
  • Source : Insee, estimations de population, des flux d'entrées et de sorties.
Quelle est la situation des immigrés face à l'emploi ?
Quelle est la situation des immigrés face à l'emploi ?

En 2024, parmi les personnes de 15 à 64 ans, 80 % des hommes immigrés sont actifs, c'est-à-dire qu'ils occupent un emploi ou en cherchent un. Cette proportion est proche de celle observée parmi les hommes non-immigrés (77 %). Chez les femmes, les écarts sont plus marqués : le des femmes immigrées est de 63 % contre 73 % pour les non-immigrées.

La proportion d'hommes occupant un emploi est identique parmi les immigrés et les non-immigrés (72 %). Pour les femmes, le est de 56 % parmi les immigrées contre 68 % parmi les non-immigrées. La répartition des postes occupés par les immigrés est globalement semblable à celle de l'ensemble de la population. Cependant, les immigrés occupent plus fréquemment que les non-immigrés des postes d’ouvriers (26 % contre 18 %) et moins souvent ceux de professions intermédiaires (15 % contre 26 %).

Lorsqu'ils sont actifs, les immigrés rencontrent davantage de difficultés à trouver un emploi que les non-immigrés. Le des immigrés est de 11 % parmi les hommes et 12 % parmi les femmes, alors qu'il s'élève à 7 % parmi les non-immigrés.

Pour plus de détails, consulter la publication.

Taux d'activité, d'emploi et de chômage selon le sexe et le statut migratoire en 2024

  • Note : les personnes non-immigrées sont celles nées en France ou nées Françaises à l'étranger.
  • Lecture : en 2024, parmi les personnes de 15 à 64 ans, 80,4 % des hommes immigrés sont actifs.
  • Champ : France hors Mayotte, personnes âgées de 15 à 64 ans et vivant en ménage ordinaire.
  • Source : Insee, enquête Emploi.
Quel est le profil des immigrés arrivés récemment en France ?
Quel est le profil des immigrés arrivés récemment en France ?

Parmi les immigrés arrivés en 2023, les femmes sont légèrement majoritaires (51 %). Leur proportion est plus forte parmi les personnes immigrées originaires d'Ukraine (60 %), de Chine (60 %) ou de Russie (58 %), et plus faible pour celles originaires d’Afghanistan (30 %) ou du Bangladesh (39 %). Un quart des nouveaux immigrés ont moins de 19 ans et la moitié ont entre 19 et 36 ans. Ce profil est relativement comparable selon les origines, même si les immigrés originaires d’Europe et d’Amérique ou Océanie sont un peu plus âgés (âge médian de 28 ans contre 26 ans pour l’ensemble des nouveaux immigrés).

Les immigrés arrivés en 2023, âgés de 25 ans ou plus, sont plus fréquemment diplômés de l’enseignement supérieur (52 %) que l’ensemble de la population âgée de 25 ans ou plus (36 %). Parmi l’ensemble des immigrés de 25 ans ou plus entrés en France en 2023, les femmes sont plus fréquemment diplômées de l’enseignement supérieur (54 %) que les hommes (49 %), et le niveau de diplôme des nouveaux arrivants immigrés augmente, comme dans la population générale, au fil des générations. Bien que les niveaux de diplôme soient comparables par continent d’origine, cette part est plus faible pour les nouveaux immigrés originaires d’Europe du Sud (49 %), d'Afrique hors Maghreb (45 %) et d'autres pays européens que ceux de l'Union européenne (48 %) et au contraire, plus élevée pour les nouveaux immigrés venant du Maghreb (55%) ou des pays de l'UE hors Europe du Sud (56 %). Enfin, les personnes non immigrées arrivant en France sont particulièrement diplômées : 77 % des non-immigrés entrés en France en 2023 possèdent un diplôme du supérieur.

Parmi les immigrés arrivés en France en 2023 et âgés de 15 ans ou plus, 34 % sont en emploi début 2024. Les hommes immigrés occupent plus souvent un emploi à leur arrivée (41 %) que les femmes (28 %). De fortes disparités s’observent également par continent d’origine. 49 % des nouveaux arrivants européens sont en emploi, contre 27 % de ceux originaires d’Asie et 28 % de ceux originaires d’Afrique. Cette différence s’explique en partie par le fait que les immigrés européens sont généralement un peu plus âgés, moins fréquemment sans diplôme et qu’ils viennent moins fréquemment en tant qu’étudiants (14 % contre respectivement 24 % et 21 % pour ceux originaires d’Asie et d’Afrique). De même, les droits des étrangers sur le marché du travail varient selon leur origine. Les ressortissants de l’Union européenne bénéficient des mêmes droits que les personnes de nationalité française (mis à part l’accès à certains emplois dits de « souveraineté » dans les ministères régaliens), alors que les ressortissants des autres pays n’ont pas tous des titres de séjour qui leur permettent de travailler en France.

Pour plus de détails, consulter la publication.

Caractéristiques des immigrés arrivés en France en 2023

en %
Caractéristiques des immigrés arrivés en France en 2023 (en %)
Caractéristique Afrique Europe Asie Amérique, Océanie Ensemble des immigrés
Part de femmes 51 51 50 57 51
Âge à l’arrivée (en années)
Premier quartile 18 21 19 21 19
Âge médian 25 28 28 28 26
Troisième quartile 33 39 44 39 36
Niveau de diplôme
Aucun diplôme 25 18 28 29 22
Brevet des collèges, CAP ou BEP 12 13 8 7 11
Baccalauréat ou équivalent 13 18 13 18 15
Diplôme du supérieur 51 51 51 51 52
Actif/Inactif
En emploi 28 49 27 41 34
Chômeurs 24 10 16 17 18
Étudiants 21 14 24 17 19
Inactifs hors étudiants 27 27 34 24 28
Ensemble
Nombres d’entrées en 2023 158 000 95 000 63 000 31 000 347 000
  • Lecture : en 2023, 158 000 immigrés originaires d’Afrique sont entrés en France. Parmi eux, 51 % sont des femmes et un quart ont moins de 18 ans.
  • Champ : personnes entrées en France en 2023, âgées d'au moins 25 ans (diplômes) ou d'au moins 15 ans (activité).
  • Source : Insee, enquête annuelle de recensement 2024.
Quelle est la part des immigrés et de leurs descendants dans la population ?
Quelle est la part des immigrés et de leurs descendants dans la population ?

En 2019-2020, parmi les personnes vivant en logement ordinaire en France métropolitaine, 5,8 millions sont immigrées, soit 9 % de la population. 7,5 millions de personnes sont quant à elles descendantes d’immigrés de 2ᵉ génération (12 % de la population), c’est-à-dire nées en France avec au moins un de leurs parents immigré. Parmi les personnes de moins de 60 ans, 4,8 millions sont descendantes d’immigrés de 3ᵉ génération (10 % des moins de 60 ans), c’est-à-dire nées en France, de parents non-immigrés, et avec au moins un de leurs grands-parents immigré. Au total, parmi les personnes de moins de 60 ans, un tiers a une ascendance immigrée en remontant jusqu'aux grands-parents.

L’empreinte de la succession des flux d’immigration se lit dans les origines géographiques par âge. Si les immigrés venus d’Afrique sont majoritaires entre 18 et 59 ans (53 %, dont 34 % originaires du Maghreb), ils redeviennent minoritaires au-delà de 60 ans (37 %), au profit des immigrés originaires d’Europe (51 %). Les transformations des origines des immigrés influencent fortement le profil des générations suivantes. Les enfants mineurs de la 2ᵉ génération sont ainsi très majoritairement d’origine non-européenne (83 %), et en particulier africaine (65 %). Toutefois, la part de ces origines diminue rapidement au fil des cohortes. De 18 à 59 ans, 45 % des personnes de la 2ᵉ génération sont d’origine africaine, alors qu’au-delà de 60 ans, 91 % sont d’origine européenne, avec parfois des migrations très anciennes (italienne, espagnole, polonaise, belge, allemande, etc.).

Avec des grands-parents nés durant la première moitié du 20ᵉ siècle et qui ont pu migrer vers la France jusque dans les années 1970, les descendants de 3ᵉ génération ont principalement des origines européennes. 91 % de ceux âgés de 18 à 59 ans ont au moins un grand-parent immigré né en Europe, et notamment en Espagne, Italie ou Portugal (58 %). Ces proportions sont plus faibles pour les moins de 18 ans (respectivement 51 % et 41 %).

Pour plus de détails, consulter la publication.

Origine migratoire sur trois générations par tranche d’âge en 2019-2020

  • Note : les proportions d’immigrés (G1) et de descendants de 2ᵉ génération (G2) sont calculées à partir de l’enquête Emploi. Pour les descendants de 3ᵉ génération (G3), l’enquête Emploi est utilisée de 0 à 17 ans et l’enquête Trajectoires et Origines 2 de 18 à 59 ans. Au-delà de 59 ans, la proportion de G3 n’est plus mesurable. Ces personnes sont alors rattachées à la population sans ascendance migratoire directe, c’est-à-dire ni immigrée, ni descendante d'immigrés de 2ᵉ génération (ni G1, ni G2).
  • Lecture : 24,6 % des enfants de 4 ans ou moins sont descendants d'immigrés de 2ᵉ génération, dont 13,3 % ont leurs deux parents immigrés.
  • Champ : France métropolitaine, personnes vivant en logement ordinaire.
  • Source : Ined-Insee, Ouvrir dans un nouvel ongletTrajectoires et Origines 2 ; Insee, enquête Emploi.
Où vivent les immigrés et leurs descendants ?
Où vivent les immigrés et leurs descendants ?

Les immigrés sont surreprésentés dans les grandes agglomérations urbaines, en particulier en Île-de-France : en moyenne sur les années 2021 et 2022, alors qu'à l'échelle nationale, 10 % de la population est d'origine immigrée, ils représentent 21 % de la population parisienne, et près d'un tiers de la population de Seine-Saint-Denis. Plus d'un immigré sur trois (37 %) habitent ainsi en Ile-de-France. Les agglomérations lyonnaise (département du Rhône) et marseillaise (département des Bouches du Rhône) sont également concernées, avec respectivement 13 % et 12 % de leur population qui est immigrée. Cependant, on assiste depuis les années 1990 à une certaine Ouvrir dans un nouvel onglet progression de la population immigrée dans certains territoires des campagnes françaises (retraités du nord de l’Europe, actifs européens, exilés du Proche et Moyen-Orient, d’Asie et d’Afrique).

Les départements frontaliers concentrent également une proportion d’immigrés supérieure au niveau national : c’est notamment le cas du Bas-Rhin et du Haut-Rhin à la frontière allemande, de l’Ain et de la Haute-Savoie à la frontière suisse, des Pyrénées-Orientales et de la Haute-Garonne à la frontière espagnole, et des Alpes-Maritimes à la frontière italienne. À l’inverse, les départements du nord-ouest et du centre de la France comptent une proportion d’immigrés plus faible. De manière générale, la population immigrée est plus concentrée que la population totale : 13 départements regroupent la moitié de la population immigrée, alors qu’il en faut 23 pour regrouper la moitié de la population nationale.

À l’image des immigrés, la population des descendants d’immigrés (2ᵉ génération) est également plus concentrée que la population totale : en moyenne sur 2021 et 2022, 12 départements regroupent la moitié des descendants d’immigrés. S’ils restent surreprésentés dans les grandes agglomérations et aux frontières comme les immigrés, ils sont présents dans certains départements où les immigrés sont relativement peu nombreux : alors que les descendants d’immigrés représentent 12 % de la population française, cette proportion atteint 21 % en Moselle, 13 % dans l’Aude et 14 % dans la Drôme. Ils restent cependant peu nombreux dans la partie ouest du pays.

La répartition territoriale de la population immigrée et descendante d’immigrés par origine est le résultat de plusieurs vagues d’immigration : alors que les immigrés et descendants d’immigrés d’origine portugaise et africaine hors Maghreb privilégient l’Ile-de-France, les immigrés italiens et leurs descendants sont surreprésentés à la frontière italienne (région Provence-Alpes-Côte-d’Azur), tandis que les immigrés espagnols et leurs descendants sont surreprésentés à la frontière espagnole (région Occitanie). On retrouve également une surreprésentation des descendants d’immigrés d’origine maghrébine dans le sillon rhodanien et en région Provence-Alpes-Côte-d’Azur. Les immigrés arrivés en France depuis moins de cinq ans s'installent dans les lieux où résident déjà les immigrés des vagues plus anciennes.

Pour plus de détails, consulter la publication.

Part des immigrés et descendants d'immigrés dans la population par département en 2021-2022

en %
Part des immigrés et descendants d'immigrés dans la population par département en 2021-2022 (en %)
Département Immigrés Descendants d’immigrés
Ain 12,0 13,4
Aisne 5,0 7,2
Allier 5,4 5,1
Alpes-de-Haute-Provence 8,4 nd
Hautes-Alpes 5,9 8,9
Alpes-Maritimes 15,2 15,1
Ardèche 5,5 9,8
Ardennes 5,9 6,3
Ariège 8,4 10,8
Aube 8,4 8,6
Aude 9,2 12,7
Aveyron 5,7 7,9
Bouches-du-Rhône 11,5 16,4
Calvados 4,1 5,1
Cantal 2,7 nd
Charente 6,2 4,2
Charente-Maritime 3,8 3,4
Cher 5,9 6,5
Corrèze 6,3 6,0
Corse-du-Sud 9,1 13,8
Haute-Corse 10,2 13,4
Côte-d’Or 7,6 9,4
Côtes-d’Armor 3,8 3,0
Creuse 5,5 6,4
Dordogne 6,8 5,5
Doubs 8,8 12,5
Drôme 7,9 13,6
Eure 5,5 9,2
Eure-et-Loir 7,9 7,0
Finistère 3,5 3,1
Gard 8,9 10,0
Haute-Garonne 10,8 11,8
Gers 7,6 7,0
Gironde 8,0 9,6
Hérault 10,6 12,3
Ille-et-Vilaine 5,3 5,3
Indre 5,0 7,0
Indre-et-Loire 6,7 7,9
Isère 10,1 14,3
Jura 6,1 nd
Landes 5,3 5,8
Loir-et-Cher 6,5 5,7
Loire 9,1 10,3
Haute-Loire 3,6 9,7
Loire-Atlantique 5,7 4,7
Loiret 10,7 10,5
Lot 7,2 7,2
Lot-et-Garonne 9,6 11,6
Lozère 5,5 nd
Maine-et-Loire 4,6 2,9
Manche 2,9 5,4
Marne 6,9 8,6
Haute-Marne 4,5 7,1
Mayenne 4,0 6,3
Meurthe-et-Moselle 9,4 12,3
Meuse 4,9 5,1
Morbihan 3,6 3,2
Moselle 11,3 21,3
Nièvre 5,7 7,9
Nord 7,3 9,9
Oise 9,1 12,7
Orne 4,8 6,7
Pas-de-Calais 2,5 5,6
Puy-de-Dôme 7,6 9,0
Pyrénées-Atlantiques 7,7 7,4
Hautes-Pyrénées 7,0 9,6
Pyrénées-Orientales 10,6 14,0
Bas-Rhin 11,7 11,8
Haut-Rhin 12,3 15,9
Rhône 13,2 16,3
Haute-Saône 4,6 4,0
Saône-et-Loire 7,1 13,3
Sarthe 4,7 5,6
Savoie 8,3 9,0
Haute-Savoie 13,0 12,5
Paris 20,6 16,8
Seine-Maritime 6,1 5,6
Seine-et-Marne 14,8 18,8
Yvelines 15,7 17,6
Deux-Sèvres 4,9 6,2
Somme 4,1 8,4
Tarn 6,6 7,8
Tarn-et-Garonne 9,1 12,4
Var 7,8 11,4
Vaucluse 11,4 14,7
Vendée 2,7 2,0
Vienne 5,8 7,3
Haute-Vienne 7,9 6,6
Vosges 4,8 5,4
Yonne 7,7 10,2
Territoire-de-Belfort 9,9 13,7
Essonne 17,9 21,2
Hauts-de-Seine 19,6 18,3
Seine-Saint-Denis 31,3 31,5
Val-de-Marne 22,8 20,7
Val-d'Oise 21,0 25,0
Guadeloupe 5,6 6,1
Martinique 2,8 2,5
Guyane 31,3 30,1
La Réunion 2,6 4,2
France hors Mayotte 10,2 11,6
  • nd : donnée non disponible.
  • Note : pour des raisons de précision, les départements où les effectifs enquêtés sont insuffisants ne sont pas diffusés.
  • Lecture : en 2021-2022, la part des descendants d’immigrés représente 13,4 % de la population du département de l’Ain.
  • Champ : France hors Mayotte, personnes immigrées (nées étrangères à l’étranger) toutes habitations confondues, et descendantes d’immigrés (nées en France d’au moins un parent immigré) vivant en ménage ordinaire.
  • Source : Insee, estimations de population (immigrés) 2021-2022, enquêtes Emploi (descendants d’immigrés) 2021-2022.

Part des immigrés dans la population par département en 2021-2022

  • Note : pour des raisons de précision, les départements où les effectifs enquêtés sont insuffisants ne sont pas diffusés.
  • Lecture : en 2021-2022, la part des immigrés représente 12,0 % de la population de l'Ain.
  • Champ : France hors Mayotte, personnes immigrées (nées étrangères à l’étranger) toutes habitations confondues.
  • Source : Insee, estimations de population 2021-2022.
Comment se situe la France par rapport aux autres pays de l'Union européenne ?
Comment se situe la France par rapport aux autres pays de l'Union européenne ?

En 2024, sur les 449,3 millions d’habitants des pays de l’Union européenne (UE), 43,0 millions sont étrangers et 62,6 millions sont nés dans un pays étranger, soit respectivement 9,6 % et 13,9 % de la population. Avec 8,8 % d'étrangers et 13,6 % de personnes nées à l'étranger, la France se situe ainsi dans la moyenne européenne.

Le Luxembourg est le pays de l'UE qui compte proportionnellement le plus d’étrangers, 47 % de sa population étant étrangère. Parmi les étrangers vivant au Luxembourg, 78 % sont ressortissants d’un autre pays de l'UE. Inversement, les étrangers représentent moins de 3 % de la population en Roumanie, en Slovaquie, en Pologne, en Bulgarie et en Hongrie. Les proportions de personnes nées à l'étranger et de celles de nationalité étrangère sont généralement liées, mais elles peuvent varier fortement selon les pays. Elles dépendent à la fois des règles de naturalisation, de la géographie et de l'histoire de chaque pays (anciens pays du bloc soviétique, histoire coloniale, anciennes fédérations, etc.). Au niveau européen, les personnes nées à l'étranger sont 1,4 fois plus nombreuses que les étrangers, contre 4,5 en Croatie, 1,1 en République tchèque et 0,9 en Lettonie. Avec un rapport de 1,5, la France se situe niveau de la moyenne européenne.

Avec 12,1 millions de personnes, l’Allemagne est le pays qui compte le plus grand nombre d’étrangers. Parmi eux, 36 % sont ressortissants d'un autre pays de l'UE. L'Espagne, la France et l'Italie accueillent un nombre similaire d'étrangers (entre 5,2 et 6,5 millions) mais ces derniers sont moins souvent ressortissants de l'UE (environ 27 %).

Pour plus de détails, consulter la Ouvrir dans un nouvel ongletpublication.

Population étrangère et née à l’étranger dans les pays de l’Union Européenne en 2024

  • Lecture : au 1ᵉʳ janvier 2024, les étrangers représentent 8,8 % de la population en France et 9,6 % de la population dans l’ensemble de l’Union européenne.
  • Champ : population au 1ᵉʳ janvier 2024.
  • Source : (extraction en juin 2025).
Quelle est la fécondité des femmes immigrées ?
Quelle est la fécondité des femmes immigrées ?

La descendance finale des femmes immigrées nées entre 1960 et 1974 résidant en France métropolitaine en 2019-2020 est en moyenne de 2,35 enfants, en tenant compte des naissances dans leur pays d'origine avant la migration et de celles survenues en France après leur arrivée. Par comparaison, les femmes nées en France sans ascendance migratoire directe (ni immigrées ni descendantes d'immigrés) des mêmes générations ont donné naissance à 1,86 enfant au cours de leur vie. Les femmes immigrées ont ainsi 0,49 enfant de plus en moyenne. Sur ces 2,35 enfants, 1,68 sont nés en France et 0,67 à l'étranger avant la migration. Les femmes immigrées arrivées en France avant l'âge de 15 ans ont une descendance finale inférieure à celle de l'ensemble des immigrées, à 2,17 enfants. Quant à la deuxième génération, la descendance finale des descendantes d'immigrés nées entre 1960 et 1974, est de 1,90 enfant.

Parmi les femmes immigrées nées entre 1960 et 1974, la descendance finale est la plus nombreuse pour celles nées en Afrique hors Maghreb (2,93 enfants). Parmi celles-ci, près de 20 % ont eu au moins cinq enfants, contre 1 % pour les femmes sans ascendance migratoire directe, et l'infécondité est nettement moins fréquente. Les femmes originaires du Maghreb, de Turquie et du Moyen-Orient ont également une fécondité élevée, avec en moyenne près de 2,8 enfants. À l'opposé, les femmes immigrées nées en Europe hors Espagne, Italie et Portugal, et en Asie hors Turquie et Moyen-Orient ont eu en moyenne 1,76 enfant, soit moins que les femmes nées en France (1,86). La proportion de femmes sans enfant est notamment la plus élevée pour les femmes nées en Asie hors Turquie et Moyen-Orient (21 %). Le niveau de diplôme est également déterminant. Les femmes immigrées sans diplôme ou avec un diplôme inférieur au baccalauréat ont eu en moyenne 2,71 enfants, contre 1,75 pour celles diplômées de l'enseignement supérieur. L'âge moyen à l'accouchement varie également fortement selon le diplôme. Les femmes immigrées sans diplôme ou avec un diplôme inférieur au baccalauréat ont en moyenne leur premier enfant à 25,2 ans, contre 30,6 pour celles avec un diplôme du supérieur, soit un peu plus tardivement que les femmes sans ascendance migratoire.

La fécondité a diminué entre les immigrées des générations 1950 à 1954, qui ont eu en moyenne 2,94 enfants, et celles des générations 1970 à 1974, qui en ont eu 2,27. La proportion de femmes avec cinq enfants ou plus a notamment été divisée par 3, passant de 20 % pour les immigrées nées au début des années 50 à 6 % pour celles nées au début des années 1970.

Pour plus de détails, consulter la publication.

Descendance finale des femmes immigrées selon leur pays de naissance et leur niveau de diplôme

  • Lecture : les femmes immigrées nées en Italie, Espagne ou Portugal entre 1960 et 1974 ont eu en moyenne 1,91 enfant durant leur vie féconde.
  • Champ : femmes immigrées nées entre 1960 et 1974, vivant en logement ordinaire et résidant en France métropolitaine en 2019-2020.
  • Sources : Ined-Insee, enquête Ouvrir dans un nouvel ongletTrajectoires et Origines 2 (2019-2020).

1. Comment l'Insee mesure-t-il le nombre d'immigrés et d'étrangers ?

La source de référence sur ces populations est le recensement. Les immigrés sont les personnes recensées qui ont indiqué un pays de naissance étranger et qui ont déclaré soit être de nationalité étrangère, soit avoir acquis la nationalité française. Les étrangers sont les personnes recensées qui ont indiqué ne pas avoir la nationalité française.

Les résultats définitifs du recensement ne sont connus que 42 mois après la date de référence (30 mois à partir de l’année 2027). Pour fournir des informations plus récentes, des estimations sont produites à partir des enquêtes annuelles de recensement et des estimations de population fournies par le bilan démographique. Ces estimations sont provisoires et ne permettent pas de calculer des évolutions d'une année sur l'autre. En effet, les variations de population d’une année à l’autre peuvent être affectées par des changements méthodologiques dans le mode de collecte du recensement de la population, ce qui peut engendrer des « ajustements » statistiques (voir la rubrique « ajustements » sur la page « Conseils pour l'utilisation des résultats statistiques »). Les estimations provisoires de population ne tiennent pas compte de ces ajustements statistiques et les évolutions constatées ne peuvent pas être interprétées telles quelles. Ainsi, en 2024, un changement dans le protocole de collecte du recensement permet de mieux identifier la population immigrée à partir de cette source. De ce fait, les effectifs de 2024 ne sont pas directement comparables à ceux de 2023, et ce changement méthodologique est pris en compte dans l’évolution entre ces deux années (voir la note méthodologique sur cette rupture de série).

Le recensement comptabilise uniquement les personnes installées en France depuis douze mois ou plus ou qui comptent s'y installer pour douze mois ou plus. Tous les types d'habitation sont recensés (logements ordinaires, foyers, résidences collectives, lieux de privation de liberté, habitations mobiles, sans-abri, etc.).

2. Les immigrés clandestins sont-ils pris en compte ?

Le recensement de la population comptabilise toutes les personnes résidant en France indépendamment de leur situation administrative, y compris les personnes en situation irrégulière, sans les identifier en tant que telles. L'agent recenseur ne demande jamais de pièce d'identité à la personne recensée.

Pour plus de détails, consulter la publication.

3. Comment l'Insee mesure-t-il les entrées en France ?

Pour savoir combien de personnes sont entrées en France une année N, l'Insee utilise l’enquête annuelle de recensement qui se déroule au début de l'année N+1. Les personnes nées à l’étranger sont interrogées sur la date de leur arrivée en France. Si une personne déclare être arrivée en l'année N, ou si elle déclare qu’elle résidait à l’étranger au 1er janvier de l'année N, elle est comptabilisée dans les entrées de l’année N.

Sont également comptabilisées dans les entrées de l’année N les personnes nées en France qui reviennent cette année après un séjour à l’étranger. C’est leur lieu de résidence à l’étranger au 1er janvier de l'année N qui permet de les repérer. Pour plus de détails, consulter la publication.

Du fait de la situation sanitaire, la collecte de l’enquête annuelle de recensement pour l’année 2021 n’a pu avoir lieu. L’indisponibilité de cette source a nécessité d'adapter le calcul des entrées en évolution par rapport à la dernière année connue à partir d’autres sources.

En mai 2025, la méthode d’estimation des entrées sur le territoire a été revue par rapport aux années précédentes et les séries révisées sur la période 2006-2023. Cette évolution affecte également les estimations du nombre de sorties du territoire. En revanche, le solde migratoire et le nombre d’immigrés vivant en France chaque année sont inchangés. Pour plus de détails, voir cette publication.

4. Comment l'Insee mesure-t-il le solde migratoire et les sorties du territoire en France ?

Le solde migratoire, des immigrés comme des natifs, correspond à la différence entre les entrées et les sorties du territoire.

Aucune source de données en France ne permet d’observer directement les sorties du territoire. Celles-ci sont estimées de façon indirecte une fois connus les niveaux du solde migratoire et des entrées. Elles sont calculées à partir de l’équation démographique suivante :

                                      Populationₙ − Populationₙ₋₁ = Solde naturelₙ₋₁ + Entréesₙ₋₁ − Sortiesₙ₋₁

Le solde migratoire est connu après publication des niveaux de population correspondants, soit 4 ans après la date de référence (3 ans à partir de 2027). Ce solde migratoire, publié dans le bilan démographique, ne différencie pas les immigrés des natifs, qui peuvent également émigrer vers d’autres pays et, dans un second temps, revenir en France et sont donc aussi comptabilisés dans les entrées et les sorties. Une publication spécifique sur les flux migratoires est publiée dans les 6 mois qui suivent la parution du bilan démographique et distingue le solde migratoire des immigrés de celui des natifs.

5. Quelles sont les limites de ces mesures ?

Le recensement étant une enquête, il est sujet à des variations dans le protocole de collecte et dans les taux de réponse. C’est pour cette raison que sont introduits des ajustements statistiques et que les analyses d’évolutions temporelles sont délicates.

Les sorties du territoire sont calculées de manière indirecte et ne sont pas observées, contrairement aux entrées. Les indicateurs de sorties du territoire et du solde migratoire sont ainsi plus volatils que ceux des entrées sur le territoire.

Publications et diffusions annuelles

Chaque année, l’Insee publie des statistiques annuelles sur les entrées et les sorties du territoire. En 2025, une étude permet d’analyser leurs évolutions depuis 2006.

Sur le site insee.fr sont également publiés des chiffres-clés sur différentes thématiques comme les raisons de la migration, le niveau de diplôme, l’inactivité, le chômage et l’emploi , ou encore les naissances selon l’origine des parents.

Des ouvrages de référence

En 2023, un ouvrage a été publié sur les immigrés et leurs descendants et sert de référence sur des sujets thématiques comme la religion, les discriminations ou l’insertion professionnelle. Il valorise notamment les données de l’enquête Trajectoires et Origines 2 (TeO2).

Publications de vulgarisation de la méthodologie sur le blog de l'Insee

Publications ponctuelles thématiques

Sur les discriminations :

Sur les différentes catégories (immigrés, étrangers, catégories d’origines) :

Sur l’insertion professionnelle et la mobilité sociale :

Sur la mixité des unions (2022)

Autres sources hors Insee