La Corrèze à grands traits

Claude Mallemanche, Bernard Seigne

Avec près de 239 000 habitants au 1er janvier 2015, la Corrèze est le deuxième département le moins peuplé de la région après la Creuse. C'est aussi le seul, avec la Creuse, à connaître une érosion démographique sur la période récente. Son attractivité ne permet plus de compenser le déficit naturel dû au vieillissement de la population.

Sur le plan économique, l'agriculture, largement consacrée à l'élevage de bovins viande se diversifie vers des productions fruitières. L'industrie s'organise autour de quatre secteurs principaux : l'agroalimentaire, les équipements électriques et électroniques, la métallurgie et le bois-papier-carton. Les services marchands sont un peu moins présents que dans la région, tandis que le tertiaire non marchand se caractérise par une surreprésentation des activités sanitaires et sociales. Le chômage demeure contenu, mais la part des demandeurs d'emploi de plus d'un an est importante. En termes de revenu et de pauvreté, la Corrèze occupe une position médiane au sein de la région.

Situé à l'ouest du Massif central, le département de la Corrèze s'étend sur 5 857 km2. Il se compose de trois ensembles géographiques : la moyenne montagne, les plateaux intermédiaires et le bassin de Brive-la-Gaillarde. La zone de moyenne montagne au nord correspond à la partie corrézienne du plateau de Millevaches, elle culmine à 987 mètres au Mont Bessou et connaît des hivers assez rudes. Les plateaux de la zone intermédiaire s'inclinent du nord-est vers le sud-ouest et sont creusés par les vallées encaissées du bassin versant de la Dordogne. Au sud-ouest, le bassin de Brive-la-Gaillarde s'ouvre sur le midi aquitain et bénéficie d'un climat plus favorable, de type océanique méridional. La Corrèze est le pays des « Mille sources » où naissent de nombreuses rivières comme la Vézère, la Corrèze ou l'Auvézère qui se rattachent au bassin de la Garonne. Au sud-est du département, la vallée de la Dordogne fait l'objet d'une exploitation hydroélectrique conséquente avec la présence de nombreux barrages.

La Corrèze est bien irriguée en voies de communication. Elle est traversée d'ouest en est par l'A89 qui, doublée par la RN89, relie Bordeaux à Lyon et du nord au sud par l'A20. Le département est également traversé par l'axe ferroviaire Paris-Toulouse. Brive-la-Gaillarde, sous-préfecture et principale ville du département avec 46 794 habitants en 2012, est au coeur de ces voies de communication dont elle bénéficie pour son économie. Tulle, préfecture de la Corrèze avec 14 323 habitants, est située au centre du département. Ussel, au nord-est, est sous-préfecture. Le département compte 3 arrondissements, 19 cantons et 286 communes.

Figure_1 – Géographie de la Corrèze

  • Source : IGN

Deuxième département le moins peuplé de la région

Au 1er janvier 2015, la Corrèze compte 238 700 habitants, soit 4 % de la population d'Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes (ALPC). C'est le 2e département le moins peuplé et le moins dense (41 habitants au km2) de la région après la Creuse.

La Corrèze est, avec la Creuse, le seul département de la région dont la population diminue. Sur la période 2008-2015, cette baisse de 0,2 % par an se traduit par une perte de 600 habitants chaque année. Le solde naturel fortement déficitaire (- 0,4 % par an) explique cette évolution. En effet, on compte en moyenne chaque année 1 000 décès de plus que de naissances. Le solde migratoire positif (+ 0,2 % par an) ne suffit pas à compenser le déficit naturel.

Les habitants du département sont âgés de 45,3 ans en moyenne, ce qui fait de la Corrèze le 3e département le plus âgé de la région derrière la Creuse et la Dordogne. Un tiers des Corréziens ont plus de 60 ans et près d'un sur sept a plus de 75 ans. La part des moins de 20 ans s'établit à 20,6 % soit 1,6 point de moins que dans l'ALPC.

Parmi les 69 105 familles corréziennes, plus de la moitié sont constituées de couples sans enfant (52,0 % contre 48,3 % en ALPC). Les familles monoparentales sont moins représentées : 11,6 % de l'ensemble, taux inférieur à celui de la région (13,1 %).

Figure_2 – L'axe nord-est - sud-ouest concentre l'essentiel de la population

  • Carte lissée de densité de population de la Corrèze en 2012
  • Source : Insee, Recensement de la population 2012

Une vocation touristique plus marquée au sud du département

Au 1er janvier 2012, la Corrèze possède un parc de 150 500 logements dont 116 000 maisons. L'habitat individuel représente ainsi 77,0 % du parc, proportion supérieure à celle de l'ALPC (71,4 %). Le parc se caractérise par une forte proportion de résidences secondaires (15 %) qui place la Corrèze au 4e rang des départements de la région, entre la Creuse et la Dordogne. Le taux de logements vacants (11,1 %), le 2e plus élevé de la région, demeure un sujet de préoccupation dans de nombreux bourgs. La part de logements HLM est faible, 6,7 % contre 9,3 % en ALPC. L'ancienneté du parc est plus prononcée, elle est surtout due à un déficit de logements récents : 18,3 % sont postérieurs à 1991 contre 23,9 % en ALPC.

Le sud du département bénéficie de nombreux atouts touristiques avec la vallée de la Dordogne et quelques villages parmi les plus beaux de France : Collonges-la-Rouge, Turenne, Beaulieu-sur-Dordogne... En 2015, l'offre d'hébergement touristique propose 2 400 chambres d'hôtels, plutôt positionnées en entrée de gamme et en gamme intermédiaire, et près de 6 400 emplacements de camping. En 2014, 487 000 nuitées ont été enregistrées dans les hôtels et 475 000 dans les campings. Ce dernier chiffre place la Corrèze en position médiane derrière les départements littoraux et la Dordogne. La fréquentation étrangère est réduite dans les hôtels, mais concerne une nuitée sur trois dans les campings.

Un emploi industriel conforté par la présence d'un tissu de PME

Au 31 décembre 2013, la Corrèze compte 96 200 emplois, soit 4,1 % de l'ensemble régional. L'emploi global se répartit entre 82 800 salariés et 13 400 non salariés. La structure sectorielle de l'emploi est assez proche de celle de l'ALPC. Elle s'en distingue par une légère surreprésentation de l'industrie (13,9 % contre 12,2 %) et un secteur tertiaire marchand moins étoffé (39,3 % contre 42,8%). Les parts de l'agriculture (5,1 %) et de la construction (7,2%) sont conformes à la moyenne régionale, tandis que celle du tertiaire non marchand est à peine supérieure (34,5 % contre 33,0 %).

Fin 2013, 24 600 établissements sont implantés en Corrèze. Comme en ALPC, sept sur dix n'ont pas de salariés. En revanche, près de 6 % des unités emploient dix salariés ou plus, proportion légèrement supérieure à la moyenne régionale. Cette caractéristique tient à une forte représentation de PME industrielles au sein du système productif. Le taux de création d'entreprises de 11 % est l'un des plus faibles de la région. Cette faiblesse relative de la dynamique de création concerne l'ensemble des secteurs d'activité.

Figure 3 – Un équilibre entre services marchands et non marchands

Un équilibre entre services marchands et non marchands
Emploi salarié au 31/12/2013 Emploi total au 31/12/2013
Corrèze ALPC Part du département dans ALPC (%)
Effectifs (en milliers) 83 96 2 330 4,1
dont
Agriculture (en %) 0,9 5,1 5,0 4,2
Industrie (en %) 15,4 13,9 12,2 4,7
Construction (en %) 6,5 7,2 7,0 4,2
Tertiaire marchand (en %) 39,3 39,3 42,9 3,8
Tertiaire non marchand (en %) 38,0 34,5 32,9 4,3
  • Emploi selon le secteur d'activité en Corrèze en 2013
  • Données provisoires 2013
  • Source : Estimations d'emploi localisées

Une agriculture qui se diversifie

En 2013, la Corrèze compte 4 800 exploitations agricoles. La surface agricole utilisée (SAU) représente 40 % de la superficie du département. Cette part est inférieure de 7 points à celle de l'ALPC en raison d'un taux de boisement important (43 %), soit 10 points de plus que dans la région. Le massif forestier est majoritairement constitué de conifères dans sa partie nord, alors que le sud comporte principalement des feuillus.

Plus de la moitié des exploitations sont consacrées à l'élevage de bovins viande, avec notamment une spécialisation locale de veau sous la mère, qui bénéficie d'une labellisation. Depuis quelques décennies, les productions agricoles se sont diversifiées : les productions fruitières (pommes, noix, châtaignes et fruits rouges) se sont fortement développées dans l'ouest et le sud-ouest du département.

Une industrie qui procède d'un ancrage historique

L'industrie rassemble 12 700 emplois. Plus de la moitié d'entre eux sont concentrés dans quatre secteurs principaux : les industries agro-alimentaires (2 800 emplois), les équipements électriques et électroniques (2 000), la métallurgie et le bois-papier-carton (1 700 chacun).

L'agroalimentaire, principalement localisé au sein du bassin de Brive-la-Gaillarde, regroupe une grande diversité d'acteurs, de la PME familiale à l'opérateur industriel d'envergure. Les activités exercées comprennent de la pâtisserie, confiserie et diététique, mais aussi de la transformation de viande et conserveries de fruits et légumes. Numéro un de l'alimentation infantile en France, Blédina est implanté à Brive-la-Gaillarde.

Les industries métallurgiques, qui vont de la chaudronnerie à l'électronique, relèvent d'un ancrage industriel ancien issu de l'armement. Dans ce secteur, une reconversion s'est effectuée depuis les applications militaires vers des débouchés civils. Autour de quelques établissements emblématiques, s'est constitué un tissu de PME diversifiées offrant des savoir-faire reconnus permettant de répondre à des donneurs d'ordre de l'automobile, de l'aéronautique, du spatial... Parmi les plus emblématiques, Photonis spécialisé dans l'électronique de pointe à Brive-la-Gaillarde et Borg Warner à Eyrein près de Tulle, sous-traitant automobile.

La filière bois s'étend de l'exploitation forestière au sciage, et en aval à la menuiserie industrielle, à l'industrie du papier-carton et à l'ameublement. Au-delà du bassin de Brive-la-Gaillarde, l'implantation de ses établissements suit la RN89, avec des unités importantes autour d'Ussel.

Figure 4 – Quelques grands établissements industriels

Quelques grands établissements industriels
Raison sociale Tranche d'effectifs salariés Activité Commune
Société nationale des Chemins de Fer français 750 à 999 Transports et entreposage Brive-la-Gaillarde
Photonis France 500 à 749 Fabrication de produits informatiques, électroniques et optiques Brive-la-Gaillarde
Borg-Warner Transmission Systems Tulle 250 à 499 Fabrication de matériels de transport Eyrein
Bledina 250 à 499 Fabrication de denrées alimentaires, boissons et produits à base de tabac Brive-la-Gaillarde
Société industrielle de construction appareil materiel électrique 250 à 499 Fabrication d'équipements électriques Arnac-Pompadour
Tellis Téléphone Limousin Services 250 à 499 Activités de services administratifs et de soutien Favars
Transports René Madrias SA 250 à 499 Transports et entreposage Ussac
Derichebourg Propreté 250 à 499 Activités de services administratifs et de soutien Sarran
Coopérative fruitière du Limousin 250 à 499 Commerce ; réparation d'automobiles et de motocycles Saint-Aulaire
Thales communications & security S.A.S 250 à 499 Fabrication de produits informatiques, électroniques et optiques Brive-la-Gaillarde
  • Les 10 principaux établissements employeurs en Corrèze en 2013
  • Champ : établissements hors administration publique, défense, enseignement, santé humaine et action sociale
  • Source : Insee, Clap 2013

Les activités sanitaires et sociales occupent une place importante

Près de huit salariés sur dix travaillent dans le secteur tertiaire. Le poids global de ce secteur est comparable à celui de la région. Néanmoins, sa composition diffère quelque peu : le tertiaire marchand est moins représenté, même si les fonctions commerciales et logistiques se développent. À l'inverse, les services non marchands sont légèrement surreprésentés.

Au 31 décembre 2013, les effectifs globaux de la fonction publique en Corrèze comprennent 22 200 postes. Avec près de 27 % des emplois publics, la fonction publique hospitalière est surreprésentée par rapport à la moyenne de l'ALPC (4 points de plus). Les centres hospitaliers de Brive-la-Gaillarde et de Tulle sont, tous secteurs confondus, les deux plus gros employeurs du département. La fonction publique d'État, avec 8 600 postes rassemble 38,7 % de l'emploi public, soit près de 3 points de moins que la moyenne régionale. Cet écart est dû en partie à l'absence de représentation régionale des services de l'État. Les 7 600 postes de la fonction publique territoriale relèvent pour les trois quarts d'organismes communaux et pour le quart d'organismes départementaux. Cette répartition est conforme à celle de l'ALPC.

Un taux de chômage peu élevé

En 2014, le taux de chômage annuel moyen s'établit à 8,0 % de la population active. Au sein de la région, seul le département des Deux-Sèvres affiche un taux plus réduit (7,7 %). Au 31 décembre 2014, 16 800 demandeurs d'emplois (de catégorie A, B ou C) étaient inscrits à Pôle emploi. Parmi eux, 16,1 % ont moins de 25 ans, comme en ALPC. Les femmes représentent 53,0 % des demandeurs d'emploi, proportion la plus forte des départements de l'ALPC (52,0 %) derrière les Landes (53,8 %). Le chômage frappe davantage par sa durée que par sa fréquence. En effet, près de 44,9 % des demandeurs d'emploi le sont depuis plus d'un an, proportion parmi les plus élevées de la région derrière la Creuse (47,2 %) et la Haute-Vienne (46,8 %) alors que la moyenne en ALPC s'établit à 41,6 %.

Au 31 décembre 2014, le revenu de solidarité active (RSA) constitue une source de revenu pour 11 750 personnes, soit 4,9 % de la population, proportion la plus faible de la région (6,9 %). Parmi les allocataires, près d'un sur deux touche le RSA activité, avec ou sans le RSA socle, et a donc un emploi à temps réduit, proportion la plus forte des départements de l'ALPC (40 %).

Des revenus plus faibles et moins inégalitaires

En 2012, 13,8 % des Corréziens se trouvent en situation de pauvreté, proportion légèrement plus importante que dans l'ensemble de l'ALPC (13,3 %), mais qui situe la Corrèze dans une position médiane au sein des départements de la région.

Figure_5 – Une part importante des pensions et retraites dans le revenu

  • Position relative de la Corrèze par rapport à l'ALPC
  • Sources : Insee, taux de chômage localisés ; Pôle Emploi ; Dares ; Insee-DGFIP-CNAF-CNAV-CCMSA, Fichier localisé social et fiscal 2012 ; CNAF, MSA.

Compte tenu de la structure par âge de la population, la composition des revenus diffère de celle de l'ALPC. La part issue de revenus d'activité s'avère un peu plus réduite (63,9 % contre 67,2 %), tandis que celle des pensions et retraites est nettement plus importante (34,9 % contre 30,9 %). La Corrèze n'est dépassée, pour cette part, que par la Creuse, la Dordogne et la Charente-Maritime. La proportion des revenus provenant des prestations sociales (4,3 %) est la plus faible de la région. En Corrèze, 60,2 % des ménages fiscaux sont imposés en 2012, contre 61,0 % en ALPC. Le revenu annuel médian par unité de consommation, qui s'élève à 18 800 euros, n'est inférieur que de 2,5 % à celui de la région et se situe au 7e rang des départements qui la composent. Les 10 % des Corréziens les plus modestes perçoivent moins de 10 800 euros, soit un niveau identique à l'ALPC. À l'opposé, les 10 % des Corréziens les plus aisés disposent de plus de 32 680 euros, soit près de 2 000 euros de moins qu'en ALPC. L'échelle des revenus apparaît ainsi plus resserrée qu'en moyenne : le rapport interdécile est de 3,0 contre 3,2 dans la région. Seul le département des Deux-Sèvres (2,9) présente une dispersion des revenus significativement plus réduite.

Figure 6 – Une dispersion des revenus modérée

Une dispersion des revenus modérée
Corrèze ALPC France de province
Part des ménages fiscaux imposés (en %) 60,2 61,0 61,9
Revenu disponible par unité de consommation (en euros)
1er décile (D1) 10 800 10 819 10 593
Niveau de vie médian 18 880 19 360 19 402
9e décile (D9) 32 687 34 620 35 071
Rapport D9/D1 * 3,0 3,2 3,3
Taux de pauvreté à 60% 13,8 13,3 14,1
  • Revenus et pauvreté en 2012 en Corrèze
  • * Le rapport entre le niveau de vie au-delà duquel vivent les 10 % de personnes les plus aisées (9e décile) et celui en deçà duquel vivent les 10 % les moins aisés (1er décile) est un indicateur d'inégalités de niveau de vie.
  • Champ : population des ménages fiscaux ordinaires
  • Source : Insee-DGFiP-Cnaf-Cnav-CCMSA, Fichier localisé social et fiscal 2012

Encadré

Les départements de l'ALPC

Dans le contexte de la réforme territoriale qui dessine un nouveau paysage pour les régions françaises, l'Insee Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes publie l’ensemble des "Portraits à grands traits" des douze départements de la région. Population, emploi, système productif, agriculture, revenus... chaque publication dresse un panorama général des départements : La Charente (16), La Charente-Maritime (17), La Corrèze (19), La Creuse (23), La Dordogne (24), La Gironde (33), Les Landes (40), Le Lot-et-Garonne (47), Les Pyrénées-Atlantiques (64), Les Deux-Sèvres (79), La Vienne (86), La Haute-Vienne (87).

Pour en savoir plus

«  5 844 177 habitants en Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes au 1er janvier 2013 », Ferret J.-P., Insee Analyses Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes n°1, janvier 2016

« Regard sur la pauvreté en Corrèze », Beaudemoulin C., Châtel F., Insee Flash Limousin n°18, décembre 2015

« Tulle agglo : de l’attractivité aux enjeux de développement », Hazem A., Prévot P., Simonneau G., Insee Analyses Limousin n°02, juin 2014

Dans la collection Insee Analyses Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes, les "Portraits à grands traits" des départements de la région ALPC : La Charente (16), La Charente-Maritime (17), La Corrèze (19), La Creuse (23), La Dordogne (24), La Gironde (33), Les Landes (40), Le Lot-et-Garonne (47), Les Pyrénées-Atlantiques (64), Les Deux-Sèvres (79), La Vienne (86), La Haute-Vienne (87).