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Insee Conjoncture Provence-Alpes-Côte d'Azur · Juin 2022 · n° 39
Insee Conjoncture Provence-Alpes-Côte d'AzurBilan économique 2021 - Provence-Alpes-Côte d'Azur L’économie régionale rebondit, mais des difficultés sectorielles persistent

En 2021, l’activité mondiale est toujours perturbée par la crise sanitaire liée à l’épidémie de Covid-19. En Europe, la reprise économique amorcée fin 2020 se poursuit en 2021, malgré les incertitudes et les variants successifs. En France, le PIB rebondit fortement à la fin du printemps et l’activité dépasse son niveau d’avant-crise en seconde moitié d’année.

L’économie de Provence-Alpes-Côte d’Azur, très exposée, reste en retrait en début d’année, mais bénéficie d’une reprise plus vigoureuse au second semestre, qui lui permet de dépasser les niveaux d’activité de 2019. L’emploi a résisté au plus fort de la crise, bénéficiant massivement de l’activité partielle au moins jusqu’au printemps. Il a ensuite progressé, davantage que l’activité économique et mieux que dans la plupart des autres régions. Le taux de chômage est au plus bas. Les créations d’entreprises reprennent leur progression et les défaillances restent peu nombreuses, les entreprises étant toujours soutenues par les mesures d’urgence comme les prêts garantis par l’État.

Malgré le rebond global, des difficultés demeurent. La fréquentation touristique souffre toujours de l’absence de la clientèle étrangère et le transport de passagers reste en retrait par rapport à l’avant-crise. Dans la construction neuve, l’activité ne comble que partiellement son retard. L’agriculture pâtit de conditions climatiques défavorables et d’une hausse des coûts de production. Les conséquences sociales de la crise sanitaire sont moins perceptibles, avec la baisse du recours au revenu de solidarité active qui retrouve un niveau proche de celui de l’avant-crise.

Insee Conjoncture Provence-Alpes-Côte d'Azur
No 39
Paru le :Paru le21/06/2022

Ce bilan économique fait partie des 17 bilans économiques régionaux 2021 publiés par l'Insee.
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Minima sociaux – Le nombre d’allocataires du RSA retrouve quasiment son niveau d’avant-crise Bilan économique 2021

Nabil Hamani et Cécile Donadille (Dispositif régional d’observation sociale), Jérôme Blanche (Direction régionale de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités)

En 2021, le recours au revenu de solidarité active (RSA) reflue en Provence-Alpes Côte d’Azur, après la hausse très forte de 2020. Le nombre de foyers allocataires retrouve quasiment son niveau d’avant-crise sanitaire dans tous les départements de la région, sauf dans les Hautes-Alpes et le Var.

Le nombre de foyers bénéficiaires de la prime d’activité augmente légèrement en 2021, conséquence de la reprise de l’activité et de l’emploi. Le recours à l’allocation aux adultes handicapés évolue peu.

Insee Conjoncture Provence-Alpes-Côte d'Azur

No 39

Paru le :21/06/2022

Le nombre de foyers allocataires du RSA reflue fortement dans tous les départements

En 2021, le nombre de foyers allocataires du recule de 10,3 % en Provence-Alpes-Côte d’Azur (figure 1). Fin décembre, 155 500 foyers en sont bénéficiaires, ce qui représente 313 300 personnes couvertes par le dispositif. Ce reflux, amorcé dès le premier trimestre et lié à l’amélioration du marché du travail, fait suite à la forte hausse observée à partir de mars 2020, en raison de l’arrêt brutal de l’activité économique et de la crise sanitaire (+12,0 % en 2020). Il se traduit par une hausse du taux de sortie du RSA fin 2021 (34,1 %, après 25,8 % en 2020) (figure 2).

Au niveau départemental, c’est dans les Alpes-Maritimes que la baisse du nombre de foyers bénéficiaires est la plus prononcée (–18,8 % sur un an). Ce département avait été le plus touché par la hausse en 2020, en raison d’une situation économique très défavorable. Le recul est beaucoup moins marqué dans les Hautes-Alpes et le Var (respectivement –6,2 % et –6,9 %).

Ainsi, fin 2021, le volume de foyers allocataires du RSA retrouve quasiment son niveau d’avant-crise en Provence-Alpes-Côte d’Azur (+0,5 % par rapport à décembre 2019). Si les Alpes-de-Haute-Provence, les Alpes-Maritimes et les Bouches-du-Rhône passent en dessous de leur niveau de fin 2019, les Hautes-Alpes (+6,2 %) et le Var (+4,5 %) en restent éloignés, le Vaucluse étant également toujours au-dessus (+1,4 %, figure 3).

Figure 1Allocataires du revenu de solidarité active (RSA)

Allocataires du revenu de solidarité active (RSA)
RSA Dont RSA majoré
Nombre d’allocataires* Évolution 2021/2020 (en %) Population couverte** Taux d'allocataires*** (en %) Nombre d’allocataires
Alpes-de-Haute-Provence 4 268 -8,5 8 006 4,0 424
Hautes-Alpes 3 117 -6,2 5 473 3,4 289
Alpes-Maritimes 22 174 -18,8 41 410 3,1 2 560
Bouches-du-Rhône 75 872 -9,6 161 756 5,5 9 271
Var 32 653 -6,9 61 081 4,6 3 087
Vaucluse 17 401 -8,4 35 543 4,7 1 919
Provence-Alpes-Côte d'Azur 155 485 -10,3 313 269 4,6 17 550
  • Données en décembre 2021.
  • * Note : depuis le 1ᵉʳ janvier 2016, la prime d'activité remplace le RSA activité et la prime pour l'emploi. Le RSA n'a plus qu'un volet, le socle.
  • ** Ensemble des personnes à charge vivant dans les foyers allocataires du RSA (allocataires, conjoints, enfants et autres personnes à charge).
  • *** Le taux d’allocataires est le rapport du nombre d’allocataires à la population des 18-64 ans de 2018.
  • Sources : Dros, Cnaf allstat FR2, CCMSA ; Insee, recensement de la population 2018.

Figure 2Taux de sortie du RSA entre 2016 et 2020

en %
Taux de sortie du RSA entre 2016 et 2020 (en %) - Lecture : en Provence-Alpes-Côte d’Azur, en décembre 2021, le taux de sortie de l'ensemble des foyers allocataires du RSA est de 34,1 % : parmi les foyers allocataires qui étaient bénéficiaires du RSA au 4ᵉ trimestre 2020, 34,1 % ne le sont plus au 4ᵉ trimestre 2021.
2016 2017 2018 2019 2020 2021
Alpes-de-Haute-Provence 36,1 34,1 34,5 34,7 30,7 36,3
Hautes-Alpes 35,9 34,7 35,1 36,5 32,2 38,7
Alpes-Maritimes 37,0 35,5 35,8 38,7 32,0 45,9
Bouches-du-Rhône 29,3 26,7 26,7 28,3 23,5 31,5
Var 31,5 28,9 28,3 30,4 25,4 31,3
Vaucluse 32,6 30,1 28,9 30,2 26,5 32,5
Provence-Alpes-Côte d'Azur 31,6 29,2 29,0 30,8 25,8 34,1
  • Données au quatrième trimestre.
  • Lecture : en Provence-Alpes-Côte d’Azur, en décembre 2021, le taux de sortie de l'ensemble des foyers allocataires du RSA est de 34,1 % : parmi les foyers allocataires qui étaient bénéficiaires du RSA au 4ᵉ trimestre 2020, 34,1 % ne le sont plus au 4ᵉ trimestre 2021.
  • Sources : Dros, Cnaf allstat FR2.

Figure 3Évolution trimestrielle du nombre d’allocataires du RSA entre décembre 2016 et décembre 2021

base 100 en décembre 2019
Évolution trimestrielle du nombre d’allocataires du RSA entre décembre 2016 et décembre 2021 (base 100 en décembre 2019)
Alpes-de-Haute-Provence Hautes-Alpes Alpes-Maritimes Bouches-du-Rhône Var Vaucluse Provence-Alpes-Côte d'Azur
déc. 2016 98,1 93,7 108,0 99,9 98,3 96,8 100,3
mars 2017 99,4 93,9 108,3 98,9 98,5 96,9 99,9
juin 2017 99,6 95,2 107,3 98,6 97,9 96,8 99,6
sept. 2017 97,4 92,9 103,3 98,1 96,1 95,0 98,1
déc. 2017 98,7 95,2 107,1 100,0 98,4 97,8 100,4
mars 2018 100,1 93,5 107,3 100,3 99,2 99,1 100,9
juin 2018 99,8 94,9 106,8 100,4 99,4 99,7 101,0
sept. 2018 96,1 93,1 102,6 99,4 97,2 98,1 99,1
déc. 2018 98,5 96,7 104,9 100,9 100,7 100,3 101,2
mars 2019 98,6 96,3 104,3 99,1 100,6 100,9 100,4
juin 2019 98,7 97,5 102,2 98,7 99,1 100,3 99,5
sept. 2019 97,0 96,8 97,6 99,5 97,1 99,1 98,6
déc. 2019 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0
mars 2020 102,2 100,5 108,1 102,7 102,9 104,0 103,7
juin 2020 105,9 109,3 117,4 107,3 108,3 109,1 109,2
sept. 2020 107,8 110,4 116,1 109,6 109,0 108,9 110,4
déc. 2020 108,8 113,1 121,7 109,4 112,4 110,7 112,0
mars 2021 107,2 110,6 115,8 104,3 109,7 108,3 107,8
juin 2021 102,4 107,1 106,9 100,8 104,5 103,2 102,9
sept. 2021 100,6 105,2 100,6 100,7 102,9 102,6 101,5
déc. 2021 99,6 106,2 98,8 99,0 104,6 101,4 100,6
  • Source : Dros, Cnaf, CCMSA.

Figure 3Évolution trimestrielle du nombre d’allocataires du RSA entre décembre 2016 et décembre 2021

  • Source : Dros, Cnaf, CCMSA.

Le nombre de foyers bénéficiaires de la prime d’activité repart à la hausse au second semestre

En décembre 2021, près de 376 000 foyers sont allocataires de la en Provence-Alpes-Côte d’Azur, ce qui représente 718 000 personnes. Par rapport à décembre 2020, le nombre de foyers allocataires augmente légèrement (+0,7 %, soit 2 500 foyers supplémentaires), après une hausse dynamique en 2020 (+3,9 %, soit +14 000 foyers environ).

Au 1er semestre 2021, le nombre de bénéficiaires de la PA s’est replié (–2,8 %), de nombreuses personnes sorties de l’emploi au semestre précédent n’étant plus éligibles. À l’inverse, la reprise progressive de l’activité économique et le rebond de l’emploi ont engendré une hausse des allocataires au cours du 2e semestre 2021 (+3,6 %). Fin 2021, le nombre de bénéficiaires dépasse de 4,6 % celui de la fin 2019 dans la région. À des degrés divers, c’est le cas dans tous les départements : de +1,3 % dans les Hautes-Alpes à +6,5 % dans les Bouches-du-Rhône (figure 4).

Figure 4Évolution trimestrielle du nombre d’allocataires de la prime d’activité

base 100 au premier trimestre 2016
Évolution trimestrielle du nombre d’allocataires de la prime d’activité (base 100 au premier trimestre 2016)
Alpes-de-Haute-Provence Hautes-Alpes Alpes-Maritimes Bouches-du-Rhône Var Vaucluse Provence-Alpes-Côte d'Azur
mars 2016 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0
juin 2016 124,2 127,3 130,1 121,3 118,3 120,3 122,3
sept. 2016 132,6 130,4 139,8 130,2 126,3 127,7 130,8
déc. 2016 134,8 131,5 139,2 133,4 127,3 127,5 132,3
mars 2017 136,1 134,5 141,4 135,0 126,3 128,8 133,4
juin 2017 135,6 139,1 146,7 140,0 130,0 132,8 137,9
sept. 2017 142,3 139,0 150,4 142,8 135,6 137,8 141,8
déc. 2017 144,5 141,5 154,1 146,1 137,4 140,8 144,7
mars 2018 139,1 138,1 148,8 143,1 131,1 133,8 140,0
juin 2018 141,9 142,5 152,7 145,9 134,7 136,7 143,2
sept. 2018 147,8 142,3 155,1 149,0 140,5 141,8 147,0
déc. 2018 161,5 155,7 170,7 161,6 153,2 154,3 160,2
mars 2019 210,4 214,8 235,2 208,2 205,9 199,3 211,5
juin 2019 212,0 226,8 242,1 213,0 208,3 203,0 216,1
sept. 2019 222,7 226,1 247,8 220,9 218,1 210,6 223,8
déc. 2019 230,9 236,3 256,0 227,5 223,7 215,0 230,3
mars 2020 224,8 234,4 258,4 230,1 221,4 213,1 230,8
juin 2020 226,1 244,7 259,7 234,3 224,3 216,0 234,1
sept. 2020 222,3 229,0 253,0 229,2 223,3 212,7 229,6
déc. 2020 233,8 242,9 263,0 238,7 233,0 221,2 239,3
mars 2021 223,7 231,1 256,6 234,0 225,2 214,8 233,0
juin 2021 222,0 231,6 255,3 235,3 223,4 212,7 232,6
sept. 2021 230,4 232,2 261,1 239,3 228,7 216,7 237,3
déc. 2021 235,2 239,3 265,1 242,2 232,1 221,4 240,9
  • Sources : Dros, Cnaf, CCMSA.

Figure 4Évolution trimestrielle du nombre d’allocataires de la prime d’activité

  • Sources : Dros, Cnaf, CCMSA.

Le nombre d’allocataires de l’AAH est stable

Fin 2021, l’ est versée par les caisses d’allocations familiales (CAF) et les mutuelles sociales agricoles (MSA) à près de 93 800 personnes en Provence-Alpes-Côte d’Azur, soit 3,4 % des 20-64 ans (figure 5). Cette population est stable par rapport à 2020 (+0,2 %). En léger recul dans les Bouches-du-Rhône et les Alpes-Maritimes, le nombre de bénéficiaires augmente modérément dans les autres départements.

Près de la moitié des personnes bénéficiant de l’AAH dans la région ont un taux d’incapacité égal ou supérieur à 80 %, signifiant une entrave majeure dans la vie quotidienne. Ce taux est plus élevé dans les Alpes-Maritimes (53,4 %), les Hautes-Alpes (55,2 %) et le Var (56,4 %).

Dans la région, la part des 60 ans ou plus parmi les allocataires de l’AAH est de 15,1 %. Cette part est moins forte dans les Bouches-du-Rhône (12,7 %) et en Vaucluse (14,0 %).

Figure 5Bénéficiaires de l’allocation aux adultes handicapés (AAH)

Bénéficiaires de l’allocation aux adultes handicapés (AAH)
Nombre d’allocataires Évolution 2021/2020 (en %) Taux d'allocataires* (en %) Part des allocataires AAH avec taux d’incapacité de 80 % et plus (en %)
Alpes-de-Haute-Provence 3 438 1,0 4,0 42,6
Hautes-Alpes 2 913 0,6 3,9 55,2
Alpes-Maritimes 21 507 -1,4 3,6 53,4
Bouches-du-Rhône 35 306 -0,5 3,1 42,6
Var 20 477 0,6 3,6 56,4
Vaucluse 10 200 0,4 3,4 38,0
Provence-Alpes-Côte d'Azur 93 841 0,2 3,4 48,0
  • Données en décembre 2021.
  • * Le taux d'allocataires est le rapport du nombre d'allocataires à la population des 20-64 ans de 2018.
  • Sources : Dros, Cnaf allstat FR2, CCMSA ; Insee, recensement de la population 2018.

Le nombre de bénéficiaires du minimum vieillesse continue d’augmenter en Provence-Alpes-Côte d’Azur

Fin 2020, 80 700 personnes bénéficient du minimum vieillesse () en Provence-Alpes-Côte d’Azur, soit 4 700 bénéficiaires supplémentaires par rapport à 2019 (+6,2 %). Cette hausse est un peu plus marquée qu’au niveau national (+5,8 %) et s’observe dans tous les départements de la région (figure 6). Elle accélère par rapport à la moyenne des quatre années précédentes (+2,6 %). La troisième revalorisation exceptionnelle du minimum vieillesse, intervenue en janvier 2020, a en effet entrainé une augmentation du nombre de personnes éligibles.

Du fait du recul progressif de l’âge minimum légal de départ à la retraite, il n’y a plus de bénéficiaires de moins de 62 ans depuis 2017. L’ASV et l’ASPA sont ainsi perçues par 5,8 % de la population âgée de 62 ans ou plus, contre 3,6 % au niveau national. Le département des Bouches-du-Rhône est le plus concerné (6,8 %), à l’inverse des Hautes-Alpes (3,2 %).

En Provence-Alpes-Côte d’Azur, il y a presque autant d’hommes que de femmes allocataires d’un minimum vieillesse (respectivement 49,3 % et 50,7 %). Les femmes sont davantage concernées en France métropolitaine (55,4 %).

Figure 6Bénéficiaires d’un minimum vieillesse (ASV* ou ASPA**), tous régimes

Bénéficiaires d’un minimum vieillesse (ASV* ou ASPA**), tous régimes
Nombre de bénéficiaires en 2020 Évolution 2020/2019 (en %) Part des femmes (en %) Taux d'allocataires d'un minimum vieillesse*** (en %) Évolution annuelle moyenne entre décembre 2015 et décembre 2019 (en %)
Alpes-de-Haute-Provence 2 145 5,9 54,5 4,0 3,8
Hautes-Alpes 1 341 5,4 57,6 3,2 5,2
Alpes-Maritimes 18 952 6,0 47,5 6,0 4,0
Bouches-du-Rhône 34 512 6,4 51,8 6,8 4,6
Var 15 607 6,6 51,6 4,6 4,2
Vaucluse 8 107 5,3 49,5 5,4 4,0
Provence-Alpes-Côte d'Azur 80 664 6,2 50,7 5,8 4,3
France métropolitaine 581 700 5,8 55,4 3,6 4,2
  • Données au 31 décembre 2020.
  • * Allocation spéciale de vieillesse.
  • ** Allocation de solidarité aux personnes âgées.
  • *** Le taux d'allocataires est le rapport entre le nombre d'allocataires et la population de 62 ans ou plus de 2020.
  • Sources : Drees, enquête sur les allocations du minimum vieillesse ; Insee, estimations de population au 1ᵉʳ janvier 2021.
Publication rédigée par :Nabil Hamani et Cécile Donadille (Dispositif régional d’observation sociale), Jérôme Blanche (Direction régionale de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités)

Définitions

Revenu de solidarité active

Depuis le 1er juin 2009, le RSA remplace le revenu minimum d’insertion (RMI) et l’allocation pour parent isolé (API) et assure aux personnes sans ressources ou disposant de faibles ressources un niveau minimum de revenu variable selon la composition du foyer. Le RSA est ouvert, sous certaines conditions, aux personnes âgées d’au moins 25 ans et aux personnes âgées de 18 à 24 ans si elles sont parents isolés ou justifient d’une certaine durée d’activité professionnelle. Le RSA est versé par les CAF et les MSA. Le montant forfaitaire du RSA peut être majoré sous certaines conditions pour un allocataire isolé avec enfant à charge ou à naître.

Prime d’activité

Depuis le 1er janvier 2016, la prime d’activité remplace le volet activité du revenu de solidarité active et la prime pour l’emploi. La prime d’activité est un complément de revenu destiné aux travailleurs aux ressources modestes. Versée chaque mois, elle a pour objectif de soutenir l’activité en complétant les revenus professionnels des travailleurs modestes et en favorisant le retour ou le maintien dans l’emploi. Elle concerne les salariés, les travailleurs indépendants et les fonctionnaires âgés de 18 ans et plus. Le montant de la prime d’activité est identique pour trois mois de droits (principe de l’effet figé). Elle est versée de manière globale au foyer, en fonction de sa composition et de ses ressources. Elle comprend également une part individuelle attribuée au titre de chaque travailleur au sein du foyer dont les revenus sont supérieurs à 50 % du Smic.

La forte hausse du nombre de bénéficiaires de la PA début 2019 s’explique par le relèvement du seuil de revenus pour pouvoir en bénéficier au 1er janvier 2019, en liaison avec les mesures d’urgence pour le pouvoir d’achat suite au mouvement des gilets jaunes.

Allocation adulte handicapé (AAH)

L’allocation aux adultes handicapés (AAH) est une allocation de solidarité destinée à assurer aux personnes handicapées un minimum de ressources. Financée par l’État, versée par les CAF ou les caisses de Mutualité Sociale Agricole, elle est accordée sur décision de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) des maisons départementales des personnes handicapées (MDPH). Pour en bénéficier, les personnes handicapées doivent remplir plusieurs conditions, notamment être atteintes d’un certain taux d’incapacité permanente (gravité du handicap) et disposer de ressources inférieures à certains montants. Depuis le 1er janvier 2019, l’AAH est attribuée sans limitation de durée pour les personnes présentant un taux d’incapacité d’au moins 80 % et dont le handicap n’est pas susceptible d’évolution favorable. Pour les personnes présentant un taux d’incapacité compris entre 50 % et 80 %, l’AAH continue à être attribuée pour une durée de un an à cinq ans.

Allocation supplémentaire vieillesse (ASV) et allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA)

L’allocation supplémentaire vieillesse (ASV) a été créée en 1956 et est progressivement remplacée par l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA), entrée en vigueur en 2007 dans le cadre de la réforme du minimum vieillesse. L’ASV continue d’être versée aux personnes qui en bénéficiaient avant la réforme.

Ces allocations sont destinées aux personnes âgées d’au moins 65 ans (ou ayant atteint l’âge minimum légal de départ à la retraite si elles sont reconnues inaptes au travail) qui disposent de ressources inférieures au seuil du minimum vieillesse. Elles doivent résider en France pendant plus de six mois au cours de l’année civile de versement de la prestation. Le délai de mise à disposition des données relatives à ces prestations fait que seules les données 2020 sont exploitables dans ce bilan.

Définitions

Revenu de solidarité active

Depuis le 1er juin 2009, le RSA remplace le revenu minimum d’insertion (RMI) et l’allocation pour parent isolé (API) et assure aux personnes sans ressources ou disposant de faibles ressources un niveau minimum de revenu variable selon la composition du foyer. Le RSA est ouvert, sous certaines conditions, aux personnes âgées d’au moins 25 ans et aux personnes âgées de 18 à 24 ans si elles sont parents isolés ou justifient d’une certaine durée d’activité professionnelle. Le RSA est versé par les CAF et les MSA. Le montant forfaitaire du RSA peut être majoré sous certaines conditions pour un allocataire isolé avec enfant à charge ou à naître.

Prime d’activité

Depuis le 1er janvier 2016, la prime d’activité remplace le volet activité du revenu de solidarité active et la prime pour l’emploi. La prime d’activité est un complément de revenu destiné aux travailleurs aux ressources modestes. Versée chaque mois, elle a pour objectif de soutenir l’activité en complétant les revenus professionnels des travailleurs modestes et en favorisant le retour ou le maintien dans l’emploi. Elle concerne les salariés, les travailleurs indépendants et les fonctionnaires âgés de 18 ans et plus. Le montant de la prime d’activité est identique pour trois mois de droits (principe de l’effet figé). Elle est versée de manière globale au foyer, en fonction de sa composition et de ses ressources. Elle comprend également une part individuelle attribuée au titre de chaque travailleur au sein du foyer dont les revenus sont supérieurs à 50 % du Smic.

La forte hausse du nombre de bénéficiaires de la PA début 2019 s’explique par le relèvement du seuil de revenus pour pouvoir en bénéficier au 1er janvier 2019, en liaison avec les mesures d’urgence pour le pouvoir d’achat suite au mouvement des gilets jaunes.

Allocation adulte handicapé (AAH)

L’allocation aux adultes handicapés (AAH) est une allocation de solidarité destinée à assurer aux personnes handicapées un minimum de ressources. Financée par l’État, versée par les CAF ou les caisses de Mutualité Sociale Agricole, elle est accordée sur décision de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) des maisons départementales des personnes handicapées (MDPH). Pour en bénéficier, les personnes handicapées doivent remplir plusieurs conditions, notamment être atteintes d’un certain taux d’incapacité permanente (gravité du handicap) et disposer de ressources inférieures à certains montants. Depuis le 1er janvier 2019, l’AAH est attribuée sans limitation de durée pour les personnes présentant un taux d’incapacité d’au moins 80 % et dont le handicap n’est pas susceptible d’évolution favorable. Pour les personnes présentant un taux d’incapacité compris entre 50 % et 80 %, l’AAH continue à être attribuée pour une durée de un an à cinq ans.

Allocation supplémentaire vieillesse (ASV) et allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA)

L’allocation supplémentaire vieillesse (ASV) a été créée en 1956 et est progressivement remplacée par l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA), entrée en vigueur en 2007 dans le cadre de la réforme du minimum vieillesse. L’ASV continue d’être versée aux personnes qui en bénéficiaient avant la réforme.

Ces allocations sont destinées aux personnes âgées d’au moins 65 ans (ou ayant atteint l’âge minimum légal de départ à la retraite si elles sont reconnues inaptes au travail) qui disposent de ressources inférieures au seuil du minimum vieillesse. Elles doivent résider en France pendant plus de six mois au cours de l’année civile de versement de la prestation. Le délai de mise à disposition des données relatives à ces prestations fait que seules les données 2020 sont exploitables dans ce bilan.