Bilan économique 2018 - Occitanie

En 2018, la croissance décélère sensiblement en France, avec une augmentation du PIB de 1,7 % en 2018 après + 2,3 % en 2017. Dans le même temps, l’emploi salarié ralentit également et progresse de 0,6 % après 1,3 %. En Occitanie, le ralentissement est un peu plus modéré, l’emploi progressant de 0,9 % après + 1,5 % en 2017. Cependant, le taux de chômage ne baisse que très faiblement et concerne 10,3 % de la population active en fin d’année. Les créations d’emplois se concentrent dans les deux départements qui abritent les métropoles de la région : les deux tiers en Haute-Garonne qui tire son épingle du jeu, en particulier grâce au dynamisme de la filière aéronautique et spatiale, et un quart dans l’Hérault où la croissance de l’emploi ralentit nettement.

Insee Conjoncture Occitanie
No 18
Paru le : Paru le 06/06/2019
Marielle Dhune, Benjamin Potier (Direccte) ; Aline Segala (Pôle emploi) ; Fabien Steinmetz (Insee)
Insee Conjoncture Occitanie  No 18 - juin 2019

Ce bilan économique fait partie des 17 bilans économiques régionaux 2018 publiés par l'Insee.
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Chômage - Le chômage poursuit une lente décrueBilan économique 2018

Marielle Dhune, Benjamin Potier (Direccte) ; Aline Segala (Pôle emploi) ; Fabien Steinmetz (Insee)

En 2018, la baisse du chômage amorcée en 2015, se poursuit mais s’atténue nettement. Le taux de chômage diminue de 0,2 point et atteint 10,3 % dans la région, contre 8,8 % en France hors Mayotte.

Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi augmente encore légèrement en 2018. Cette progression est due aux demandeurs d’emploi ayant exercé une activité réduite (catégories B et C), tandis que le nombre de demandeurs sans activité diminue légèrement (catégorie A). Le nombre de demandeurs d’emploi âgés de moins de 50 ans baisse, alors qu’il augmente pour les plus âgés. Par ailleurs, les demandeurs d’emploi de 50 ans ou plus sont davantage touchés par le chômage de longue durée.

Insee Conjoncture Occitanie

No 18

Paru le : 06/06/2019

Le taux de chômage continue à baisser, mais faiblement

En Occitanie, la baisse du chômage amorcée en 2015 se poursuit mais s’atténue nettement en 2018. Le taux de chômage diminue de 0,2 point, après - 1,2 point en 2017 et - 0,3 en 2016 et en 2015 ; il s’établit à 10,3 % de la population active au quatrième trimestre 2018. En France, la part de la population active à la recherche d’un emploi baisse également de 0,2 point et atteint 8,8 % (figure 1). Le taux de chômage reste donc bien supérieur en Occitanie à celui observé au niveau national.

Dans toutes les régions de métropole, le recul du chômage est faible : le taux de chômage baisse de 0,1 point dans les Hauts-de-France et de 0,2 point dans toutes les autres régions.

Figure 1Évolution trimestrielle du taux de chômage

en % de la population active
Évolution trimestrielle du taux de chômage (en % de la population active)
Occitanie France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2005 10 9
1ᵉʳ trim. 2006 10,1 9,1
2ᵉ trim. 2006 9,9 8,9
3ᵉ trim. 2006 9,9 8,8
4ᵉ trim. 2006 9,4 8,4
1ᵉʳ trim. 2007 9,5 8,4
2ᵉ trim. 2007 9,2 8,1
3ᵉ trim. 2007 9 7,9
4ᵉ trim. 2007 8,5 7,5
1ᵉʳ trim. 2008 8,2 7,2
2ᵉ trim. 2008 8,3 7,3
3ᵉ trim. 2008 8,5 7,4
4ᵉ trim. 2008 8,8 7,8
1ᵉʳ trim. 2009 9,6 8,6
2ᵉ trim. 2009 10,1 9,2
3ᵉ trim. 2009 10,1 9,2
4ᵉ trim. 2009 10,5 9,5
1ᵉʳ trim. 2010 10,4 9,4
2ᵉ trim. 2010 10,3 9,3
3ᵉ trim. 2010 10,3 9,2
4ᵉ trim. 2010 10,3 9,2
1ᵉʳ trim. 2011 10,4 9,1
2ᵉ trim. 2011 10,3 9,1
3ᵉ trim. 2011 10,5 9,2
4ᵉ trim. 2011 10,7 9,3
1ᵉʳ trim. 2012 10,9 9,5
2ᵉ trim. 2012 11,2 9,7
3ᵉ trim. 2012 11,2 9,8
4ᵉ trim. 2012 11,6 10,1
1ᵉʳ trim. 2013 11,9 10,3
2ᵉ trim. 2013 12,1 10,4
3ᵉ trim. 2013 11,9 10,3
4ᵉ trim. 2013 11,8 10,1
1ᵉʳ trim. 2014 11,8 10,2
2ᵉ trim. 2014 11,9 10,2
3ᵉ trim. 2014 12,1 10,3
4ᵉ trim. 2014 12,2 10,4
1ᵉʳ trim. 2015 12,1 10,3
2ᵉ trim. 2015 12,3 10,5
3ᵉ trim. 2015 12,2 10,4
4ᵉ trim. 2015 12 10,2
1ᵉʳ trim. 2016 11,9 10,2
2ᵉ trim. 2016 11,7 10
3ᵉ trim. 2016 11,6 10
4ᵉ trim. 2016 11,7 10
1ᵉʳ trim. 2017 11,2 9,6
2ᵉ trim. 2017 11 9,4
3ᵉ trim. 2017 11,2 9,6
4ᵉ trim. 2017 10,5 9
1ᵉʳ trim. 2018 10,8 9,2
2ᵉ trim. 2018 10,6 9,1
3ᵉ trim. 2018 10,7 9,1
4ᵉ trim. 2018 10,3 8,8
  • Notes : données CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Source : Insee, taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisé.

Figure 1Évolution trimestrielle du taux de chômage

  • Notes : données CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Source : Insee, taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisé.

En Occitanie, c’est en Haute-Garonne et dans le Gers que la baisse est la plus importante (- 0,3 point) (figure 2). Dans les autres départements, le chômage diminue peu ou reste stable sauf dans le Lot où le taux de chômage progresse de 0,1 point. Les quatre départements du littoral, Pyrénées-Orientales, Aude, Hérault et Gard, figurent toujours parmi les cinq départements de métropole où le chômage est le plus élevé : le taux de chômage y dépasse les 12 % et culmine à 14,2 % pour les Pyrénées-Orientales.

Figure 2Taux de chômage

en % de la population active
Taux de chômage (en % de la population active)
2017 T4 2018 T1 2018 T2 2018 T3 2018T4 (p) Évolution 2018 T4 / 2017 T4 (en points de %)
Ariège 11,2 11,6 11,4 11,5 11,1 -0,1
Aude 12,1 12,4 12,1 12,3 12,0 -0,1
Aveyron 6,6 6,8 6,8 6,8 6,6 0,0
Gard 12,4 12,7 12,4 12,6 12,2 -0,2
Haute-Garonne 8,4 8,7 8,6 8,6 8,1 -0,3
Gers 6,8 6,9 6,7 6,8 6,5 -0,3
Hérault 12,7 13,0 12,7 12,9 12,5 -0,2
Lot 8,6 8,9 8,7 8,9 8,7 0,1
Lozère 5,6 5,8 5,6 5,9 5,6 0,0
Hautes-Pyrénées 9,9 10,1 9,9 9,9 9,7 -0,2
Pyrénées-Orientales 14,2 14,5 14,3 14,6 14,2 0,0
Tarn 9,5 9,7 9,6 9,7 9,3 -0,2
Tarn-et-Garonne 10,4 10,7 10,5 10,5 10,2 -0,2
Occitanie 10,5 10,8 10,6 10,7 10,3 -0,2
France hors Mayotte 9,0 9,2 9,1 9,1 8,8 -0,2
  • p : données provisoires.
  • Note : données CVS.
  • Source : Insee, taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisé.

Le nombre de demandeurs d’emploi progresse en 2018, mais à un rythme moins soutenu

Fin 2018, 578 800 demandeurs d’emploi (catégories A, B, C) sont inscrits à Pôle emploi en Occitanie (figure 3), soit 4 000 de plus en un an. Cette hausse (+ 0,7 %) est bien plus faible que celle enregistrée l’année précédente (+ 3,1 %). Cependant, le nombre de demandeurs d’emploi augmente en Occitanie alors qu’il diminue en France (- 0,2 %).

Figure 3Demandeurs d'emploi en fin de mois

Demandeurs d'emploi en fin de mois
Demandeurs d'emploi au quatrième trimestre 2018 Évolution 2018/2017 ¹
Catégories A, B, C Catégorie A Catégories A, B, C (% de l'ensemble) Catégorie A (% de l'ensemble) Catégories A, B, C (%) Catégorie A (%)
Hommes 276 310 181 240 47,7 50,5 -0,2 -1,5
Femmes 302 530 178 000 52,3 49,5 1,6 0,0
Moins de 25 ans 74 110 49 130 12,8 13,7 -1,3 -1,8
25 à 49 ans 352 320 211 130 60,9 58,8 -0,2 -1,5
50 ans ou plus 152 410 98 990 26,3 27,6 3,8 1,4
Inscrits depuis un an ou plus 271 080 nd 46,8 nd 6,0 nd
Occitanie 578 840 359 240 100,0 100,0 0,7 -0,8
France entière 5 916 700 3 674 400 100,0 100,0 -0,2 -1,4
  • nd : données non disponibles.
  • ¹ : évolution de l'indicateur entre le quatrième trimestre 2017 et le quatrième trimestre 2018.
  • Note : données CVS-CJO.
  • Avertissement : le nombre de demandeurs d'emploi au quatrième trimestre est une moyenne des stocks de demandeurs d'emploi à la fin des mois d'octobre, novembre et décembre afin de mieux dégager les évolutions tendancielles.
  • Source : Pôle emploi-Dares, STMT.

Cette hausse du nombre des demandeurs d’emploi est la plus faible des dix dernières années dans la région, si on exclut l’année 2016, année de quasi-stabilité. Depuis la crise de 2008, la progression du nombre de demandeurs d’emploi est particulièrement importante en Occitanie (+ 85 % entre 2008 et 2018) et plus forte qu’en métropole (+ 75 %), en lien avec une plus forte progression de la population active dans la région (encadré).

En 2018, Pôle emploi enregistre 640 000 inscriptions de demandeurs d’emploi et presque autant de sorties des listes en Occitanie.

Davantage de demandeurs d’emploi exerçant une activité réduite

Dans la région, en 2018, la hausse du nombre de demandeurs d’emploi ne concerne que les demandeurs ayant exercé une activité réduite durant le mois (+ 3,2 % pour les catégories B et C). En effet, le nombre de demandeurs sans activité diminue légèrement (- 0,8 % pour la catégorie A). Ainsi, la région compte davantage de demandeurs d’emploi, mais ils sont plus nombreux à exercer une activité réduite. Cette tendance s’observe également sur le long terme : la part des demandeurs d’emploi ayant une activité réduite passe de 21 % en 1998, à 30 % en 2008 et 36 % en 2018. Cette expansion continue reflète l’augmentation du recours aux contrats courts constatée ces dernières années sur le marché du travail, en Occitanie comme au niveau national.

Le nombre de demandeurs d’emploi n’augmente que pour les plus de 50 ans

En Occitanie, en 2018, le nombre de demandeurs d’emploi âgés de 50 ans ou plus progresse de 3,8 % alors qu’il diminue pour les moins de 50 ans. L’an passé, le nombre de demandeurs d’emploi augmentait pour toutes les tranches d’âge.

Depuis dix ans, du fait du report de l’âge de départ à la retraite et de la disparition de la dispense de recherche d’emploi pour les demandeurs d’emploi de 57 ans ou plus, la part des seniors dans l’ensemble des demandeurs d’emploi ne cesse d’augmenter : elle passe de 15 % en 2008 à 26 % en 2018, soit un total de 152 400 demandeurs. Néanmoins, en 2018, la hausse du nombre des demandeurs d’emploi seniors est la plus faible des dix dernières années.

À l’inverse, la demande d’emploi des jeunes de moins de 25 ans est à nouveau orientée à la baisse (- 1,3 %), comme en 2015 (- 0,6 %) et 2016 (- 4,9 %), après une croissance en 2017 (+ 1,4 %). En dix ans, la part des jeunes dans l’ensemble des demandeurs d’emploi ne cesse de diminuer, passant de 18 % en 2008 à 13 % en 2018, en lien aussi avec le développement de la demande d’emploi des seniors.

Dans une moindre mesure, les 25-49 ans sont également moins nombreux à rechercher un emploi fin 2018. Leur nombre baisse de 0,2 % sur l’année, soit une diminution de 600 demandeurs d’emploi.

En 2018, la demande d’emploi des femmes augmente (+ 1,6 %) alors que celle des hommes diminue légèrement (- 0,2 %).

Toutefois, sur une période plus longue, les femmes demeurent moins impactées que les hommes par la forte montée du chômage consécutive à la crise de 2008. En effet, les secteurs d’activité les plus impactés par la crise emploient une main-d’œuvre majoritairement masculine (industrie, construction).

Une forte progression du nombre de demandeurs d’emploi de longue durée

Les demandeurs d’emploi inscrits depuis plus d’un an à Pôle emploi représentent 271 100 personnes en Occitanie fin 2018, soit 47 % de l’ensemble des demandeurs d’emploi. Cette proportion est en constante augmentation depuis la mi-2017 (43 % au deuxième trimestre 2017). La part des demandeurs d’emploi inscrits depuis plus de deux ans continue aussi de progresser et dépasse le quart des inscrits (26 % en 2018).

Les personnes âgées de 50 ans ou plus sont davantage confrontées au chômage de longue durée : un jeune demandeur d’emploi sur cinq est inscrit depuis plus d’un an, contre deux sur cinq pour les 25-49 ans, et trois sur cinq pour les demandeurs d’emploi âgés de 50 ans ou plus en Occitanie.

Selon l’indicateur conjoncturel de durée au chômage (ICDC) du troisième trimestre 2018, dernier chiffre connu, la durée de chômage moyenne pour un demandeur d’emploi est de 13 mois, en Occitanie comme au niveau national.

Des évolutions de la demande d’emploi contrastées selon les départements

Le nombre de demandeurs d’emploi (catégories A, B et C) diminue dans trois départements en 2018 : le Gers (- 2,2 %), la Haute-Garonne (- 0,5 %) et l’Aveyron (- 0,2 %). À l’inverse, les Pyrénées-Orientales et la Lozère enregistrent les augmentations les plus fortes (respectivement + 2,5 % et + 3,0 %). L’Hérault et la Haute-Garonne concentrent 45 % des demandeurs d’emploi en Occitanie (respectivement 23 % et 22 %).

Le recours à l’activité partielle diminue toujours, malgré le mouvement social de fin d’année

En 2018, les entreprises de la région utilisent 840 000 heures d’activité partielle. Le recours à l’activité partielle continue de baisser sur l’ensemble de l’année même s’il repart à la hausse en fin d’année (figure 4), notamment en raison du mouvement des « gilets jaunes » qui débute mi-novembre (- 29 % en 2018 après - 14 % en 2017 et - 16 % en 2016).

Figure 4Consommation d'heures d'activité partielle par secteur en Occitanie

en nombre d’heures non travaillées
Consommation d'heures d'activité partielle par secteur en Occitanie (en nombre d’heures non travaillées)
Agriculture Industrie Construction Commerce Services
2008 T1 625 10 518 3 041 5 822 18 442
2008 T2 1 933 12 990 5 580 8 750 7 747
2008 T3 2 741 27 597 4 691 11 197 7 923
2008 T4 149 147 642 13 906 12 036 25 891
2009 T1 17 647 672 132 39 465 26 723 64 784
2009 T2 10 859 700 728 32 953 38 635 83 425
2009 T3 3 724 423 522 20 580 34 118 100 476
2009 T4 4 175 526 873 31 661 33 988 95 449
2010 T1 8 903 316 386 58 903 35 091 96 984
2010 T2 7 861 244 005 30 479 23 042 74 585
2010 T3 1 613 88 833 23 097 14 774 37 280
2010 T4 3 855 107 672 29 568 17 629 36 792
2011 T1 2 993 93 281 54 681 15 353 51 564
2011 T2 2 005 79 819 22 779 9 828 25 237
2011 T3 6 749 46 287 4 772 8 046 19 742
2011 T4 1 297 54 699 12 628 5 991 22 207
2012 T1 7 413 100 675 35 743 13 543 60 767
2012 T2 8 256 87 744 27 563 17 111 39 410
2012 T3 2 067 44 970 15 677 9 920 41 482
2012 T4 1 907 124 397 28 651 20 206 53 149
2013 T1 4 734 106 128 54 230 20 610 81 027
2013 T2 3 997 127 481 42 814 24 735 74 484
2013 T3 2 666 140 223 28 679 29 408 98 911
2013 T4 5 409 190 675 47 694 28 760 81 519
2014 T1 7 387 161 394 74 695 38 763 99 082
2014 T2 2 020 122 101 52 697 33 011 78 033
2014 T3 2 882 122 576 33 936 25 325 82 193
2014 T4 5 244 161 766 46 170 40 919 95 503
2015 T1 6 969 220 616 163 846 48 103 147 231
2015 T2 1 946 162 694 75 957 39 242 163 941
2015 T3 2 694 107 660 41 262 30 869 102 678
2015 T4 4 099 134 142 49 851 36 021 85 604
2016 T1 19 581 119 707 102 573 26 988 103 663
2016 T2 67 722 190 949 72 831 36 009 93 086
2016 T3 34 975 126 514 36 525 17 689 68 249
2016 T4 5 196 133 109 26 178 20 385 68 719
2017 T1 54 217 176 143 62 726 40 439 84 174
2017 T2 49 145 182 382 25 815 45 148 59 516
2017 T3 17 285 112 113 14 295 22 336 55 516
2017 T4 7 312 70 885 16 082 16 716 66 570
2018 T1 9 673 77 926 25 338 38 109 85 429
2018 T2 5 947 58 053 8 535 37 451 57 335
2018 T3 2 307 34 579 3 141 24 743 65 325
2018 T4 4 600 75 534 14 417 92 074 117 224
  • Source : Direccte

Figure 4Consommation d'heures d'activité partielle par secteur en Occitanie

  • Source : Direccte

La consommation d’heures d’activité partielle diminue de moitié dans la construction et l’industrie par rapport à 2017 (respectivement - 57 % et - 55 %). En revanche, le recours à l’activité partielle augmente en volume de 22 % pour les entreprises des services et de 54 % pour celles du commerce, secteur le plus impacté par le mouvement social.

L’industrie est traditionnellement le secteur le plus consommateur d’heures d’activité partielle. Mais en 2018, elle est supplantée par le secteur des services qui concentrent 40 % des heures consommées. En particulier, les entreprises de l’hébergement et de la restauration concentrent 17 % du volume total d’heures d’activité partielle.

Ce recours plus marqué à l’activité partielle s’explique à hauteur de 41 % par la conjoncture économique. Mais cette année, ce motif de recours à l’activité partielle recule au profit des difficultés d’approvisionnement rencontrées par les entreprises et d’autres motifs exceptionnels, dont le mouvement des « gilets jaunes ».

Le nombre de prescriptions de contrats aidés diminue encore

Depuis janvier 2018, les contrats aidés non marchands (CAE) sont remplacés par un nouveau type de contrat : le parcours emploi compétences (PEC). Fin 2018, le nombre de prescriptions de PEC en Occitanie n’atteint pas celui des CAE de 2017. Ainsi, 12 300 PEC sont prescrits dans la région, soit une baisse du nombre de contrats aidés non marchands de 46,6 % en un an (figure 5), proche de l’évolution nationale (- 44,9 %). Par ailleurs, les emplois d’avenir (EAv) et les contrats aidés marchands (CIE) ont été supprimés.

Figure 5Entrées dans les dispositifs de contrats aidés, d'alternance et d'accompagnement des jeunes

Entrées dans les dispositifs de contrats aidés, d'alternance et d'accompagnement des jeunes
  2017 2018 Évolution 2018/2017 (en %)
Aides à l'emploi 87 578 73 466 -16,1
- Contrats aidés 47 750 31 971 -33,0
Parcours emploi compétences (PEC) et contrats d'accompagnement dans l'emploi (CUI-CAE) 22 998 12 285 -46,6
Contrat initiative emploi (CUI-CIE) 2 442 6 -99,8
Emploi d'avenir 3 365 144 -95,7
Insertion par l'activité économique (IAE) ¹ 18 945 19 536 3,1
- Contrats en alternance 39 828 41 495 4,2
Apprentissage 24 249 24 658 1,7
Contrat de professionnalisation 15 579 16 837 8,1
Accompagnement des jeunes 27 518 33 014 20,0
Parcours contractualisé d'accompagnement vers l'emploi et l'autonomie (PACEA) 27 518 33 014 20,0
dont Garantie jeunes 8 865 10 945 23,5
  • ¹ : année glissante de décembre N-1 à novembre N.
  • Note : les entrées comprennent les conventions initiales et les reconductions de contrats.
  • Champ : région Occitanie.
  • Sources : ASP ; I-Milo ; chambres consulaires ; Dares.

Le nombre de personnes éloignées de l’emploi accompagnées dans le cadre de l’insertion par l’activité économique (IAE) est en hausse de 3,1 % en Occitanie par rapport à 2017, avec 19 500 conventions signées en 2018.

En Occitanie, l’apprentissage progresse également. En 2018, les chambres consulaires et les unités départementales des Direccte enregistrent 24 700 contrats d’apprentissage privés et publics. Le nombre de nouveaux apprentis progresse de 1,7 % par rapport à l’année civile 2017, sensiblement au même rythme que l’année précédente (+ 1,5 %) mais moins vite qu’au niveau national (+ 7,6 %).

Sur l’année 2018, 33 000 jeunes s’engagent dans un parcours contractualisé d’accompagnement en Occitanie, dont un tiers dans le cadre de la « Garantie jeunes », soit une hausse de 20 %, liée en partie à l’arrêt d’autres dispositifs en faveur des jeunes (emplois d’avenir).

Un marché du travail dynamique mais un chômage qui reste élevé

La notion de marché du travail renvoie à la confrontation entre d’une part, les personnes travaillant ou voulant travailler (population active) et, d’autre part, les emplois existant sur un territoire donné.

Une étude parue en février 2019 (Pour en savoir plus) analyse les mécanismes du marché du travail en Occitanie sur un passé récent. La région se singularise par l’ampleur paradoxale de l’augmentation simultanée de l’emploi et du taux de chômage entre 2006 et 2013.

Sur la période, le nombre d’actifs, en emploi ou à la recherche d’un emploi, progresse deux fois plus dans la région qu’en France métropolitaine. Ainsi, les emplois créés ne sont pas suffisants pour faire face à cette augmentation de la population active, ce qui se traduit par une hausse du chômage.

L’évolution de la population active s’explique pour les deux tiers par l’attractivité résidentielle de l’Occitanie. Les arrivées d’actifs, qui génèrent de nouveaux besoins, contribuent à la croissance de l’emploi. Cependant, cette croissance n’est pas immédiate et suffisante pour insérer rapidement tous les nouveaux actifs dans l’emploi. La progression de l’activité des seniors est le deuxième facteur d’explication de l’augmentation de la population active, en lien avec les mesures visant à les maintenir sur le marché du travail. Ces mesures conduisent à une hausse du taux d’emploi des seniors, mais elles se traduisent également par une hausse de leur taux de chômage. Enfin, le renouvellement des générations en âge de travailler contribue aussi à la hausse de la population active, mais dans une moindre mesure.

Depuis 2015, le taux de chômage diminue. En effet, les créations nettes d’emploi dans la région sont à présent supérieures à la croissance de la population active. Cependant, elles restent encore insuffisantes pour que le taux de chômage régional se rapproche du taux national, dans un contexte de forte attractivité de la région. Ainsi, le taux de chômage en Occitanie reste structurellement supérieur à celui de la France métropolitaine (+ 1,9 point en 2018).

Avertissement

Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d'une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.

Définitions

Emploi d'Avenir / EAV : L'emploi d'avenir (EAV) est un contrat d'aide à l'insertion destiné aux jeunes particulièrement éloignés de l'emploi, en raison de leur défaut de formation ou de leur origine géographique. Il comporte des engagements réciproques entre le jeune, l'employeur et les pouvoirs publics, susceptibles de permettre une insertion durable du jeune dans la vie professionnelle. À partir de 2018, seules les reconductions d’anciens emplois d’avenir sont autorisées.

Parcours contractualisé d’accompagnement vers l’emploi et l’autonomie (PACEA) : Créé en août 2016, le PACEA est le nouveau cadre contractuel de l’accompagnement des jeunes par les missions locales. Il concerne tous les jeunes de 16 à 25 ans révolus.
Le PACEA est constitué de phases d’accompagnement successives qui peuvent s’enchaîner pour une durée maximale de 24 mois consécutifs.
En fonction de la situation et des besoins de l’intéressé, le bénéfice d’une allocation peut être accordé à un jeune intégrant un PACEA. Elle est destinée à soutenir ponctuellement la démarche d’insertion du jeune vers et dans l’emploi et l’autonomie. Le montant mensuel de l’allocation ne peut pas excéder le montant mensuel du revenu de solidarité active (RSA) hors forfait logement. Au 1ᵉʳ avril 2018, cela correspond à un montant de 484,82 €.


Taux de chômage :

le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).

On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...

Remarque :

Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.


Taux de chômage (BIT) :

le taux de chômage au sens du Bureau international du travail (BIT) est la proportion du nombre de chômeurs au sens du BIT dans la population active au sens du BIT.


Chômage partiel :

lorsqu'une entreprise réduit son activité au-dessous de l'horaire légal ou arrête momentanément tout ou partie de son activité et qu'elle n'entend pas rompre les contrats de travail qui la lient à ses salariés, elle peut avoir recours au chômage partiel.

Le système d'indemnisation du chômage partiel permet de gérer une baisse d'activité ponctuelle, limitée dans le temps et ayant pour cadre l'année civile.

Remarque :

Le dispositif du chômage partiel a pour but d'éviter des licenciements : il permet à une entreprise qui subit une perte d'activité de nature économique, technique ou naturelle, de réduire temporairement les horaires de ses effectifs.

Lorsque le chômage partiel se prolonge au-delà de 6 semaines, les salariés dont le contrat de travail est suspendu sont considérés comme étant à la recherche d'un emploi et peuvent être admis au bénéfice de l'allocation d'aide de retour à l'emploi versée par Pôle Emploi ; on parle alors de « chômage partiel total ».

En 2008, afin de tenir compte de la dégradation de la conjoncture économique, l'instruction DGEPF n° 2008/19 du 25 novembre 2008 précise les conditions d'une application dynamique du chômage partiel, qu'il s'agisse, par exemple, de répondre favorablement aux demandes des entreprises en redressement judiciaire, dans la perspective de leur reprise, aux demandes des entreprises de sous-traitance affectées par les difficultés de leurs donneurs d'ordres, ou encore, d'assouplir l'interprétation du caractère temporaire du chômage partiel.

L'instruction rappelle également les autres dispositifs auxquels peuvent recourir les entreprises avant de solliciter l'État pour bénéficier du chômage partiel : aménagement du temps de travail dans le cadre fixé par la loi du 20 août 2008, formation des salariés...


Demandeurs d'emploi en fin de mois / DEFM / Demandes d'emploi en fin de mois :

les demandeurs d'emploi en fin de mois (DEFM) sont les personnes inscrites à Pôle Emploi et ayant une demande en cours au dernier jour du mois.


Demandeurs d'emploi de longue durée / DELD :

les demandeurs d'emploi de longue durée (DELD) sont ceux inscrits en catégories A, B, C, depuis un an ou plus.


Catégories de demandes d'emploi établies par arrêté :

la publication des effectifs de demandeurs d'emploi inscrits se fait selon les catégories statistiques suivantes :

  • catégorie A : demandeurs d'emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi, sans emploi ;
  • catégorie B : demandeurs d'emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi, ayant exercé une activité réduite courte (i.e. de 78 heures ou moins au cours du mois) ;
  • catégorie C : demandeurs d'emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi, ayant exercé une activité réduite longue (i.e. plus de 78 heures au cours du mois) ;
  • catégorie D : demandeurs d'emploi non tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi (en raison d'un stage, d'une formation, d'une maladie…), y compris les demandeurs d'emploi en convention de reclassement personnalisé (CRP), en contrat de transition professionnelle (CTP), sans emploi et en contrat de sécurisation professionnelle ;
  • catégorie E : demandeurs d'emploi non tenus de faire de actes positifs de recherche d'emploi, en emploi (par exemple : bénéficiaires de contrats aidés).

Jusqu'en 1995, il existait cinq catégories de demandes ou de demandeurs d'emploi.

Les demandeurs d'emploi étaient regroupés en fonction du type d'emploi recherché et non pas en fonction du type d'emploi occupé.

La catégorie 1 enregistrait les personnes immédiatement disponibles, à la recherche d'un emploi sous contrat à durée indéterminée (CDI), à temps plein.

La catégorie 2 enregistrait les personnes immédiatement disponibles, à la recherche d'un emploi sous contrat à durée indéterminée (CDI), à temps partiel.

La catégorie 3 enregistrait les personnes immédiatement disponibles, à la recherche d'un emploi à durée limitée (CDD, mission d'intérim, vacation).

La catégorie 4 enregistrait les personnes sans emploi et à la recherche d'un emploi mais non immédiatement disponibles (en formation, en arrêt maladie, en congé de maternité).

La catégorie 5 enregistrait les personnes pourvues d'un emploi mais à la recherche d'un autre emploi, donc non immédiatement disponibles.

De 1995 à fin 2008, les personnes ayant exercé une activité réduite ou occasionnelle de 78 heures ou plus dans le mois précédent étaient exclues des catégories 1, 2 et 3 pour former les catégories 6, 7 et 8. Il existait alors huit catégories.


Pôle Emploi :

pôle emploi est un opérateur du service public de l'emploi. Il est issu de la fusion entre l'ANPE et le réseau des Assedic qui est devenue effective par la loi du 13 février 2008 relative à la réforme du service public de l'emploi. Il a pour mission d'accompagner tous les demandeurs d'emploi dans leur recherche jusqu'au placement, assurer le versement des allocations aux demandeurs indemnisés, aider les entreprises dans leurs recrutements et recouvrer les cotisations.

L'objectif était de créer un opérateur qui permette notamment aux demandeurs d'emploi d'avoir un seul interlocuteur pour la gestion des offres d'emploi et de leur allocation. Pôle emploi existe juridiquement depuis le 19 décembre 2008, date de la première réunion de son conseil d'administration.


Population active (BIT) :

la population active dite « au sens du BIT » regroupe la population active occupée et les chômeurs (ces deux concepts étant entendus selon les définitions BIT).

Remarque :

Définition internationale, adoptée en 1982 par une résolution du Bureau international du travail (BIT).


Contrat d'apprentissage :

le Contrat d'apprentissage est un contrat de travail conclu entre un employeur et un jeune de 16 à 25 ans ayant satisfait à l'obligation scolaire, des dérogations étant possibles.

La durée du contrat d'apprentissage peut varier de un à trois ans en fonction du type de profession et de la qualification préparée. L’apprenti perçoit un salaire calculé selon son âge et son ancienneté dans le dispositif. La conclusion d'un contrat d’apprentissage ouvre droit à des aides de l'État pour l’employeur.


Contrat d'insertion dans la vie sociale / CIVIS :

le contrat d'insertion dans la vie sociale (CIVIS), dans son volet « accompagnement vers l'emploi » a été mis en œuvre en 2005. Il s'adresse aux jeunes de 16 à 25 ans faiblement qualifiés et rencontrant des difficultés particulières d'insertion professionnelle. Il a pour objectif d'organiser les actions nécessaires à la réalisation de leur projet d'insertion dans un emploi durable. Ce contrat est conclu avec les missions locales ou les permanences d'accueil, d'information et d'orientation (PAIO). Sa durée est d'un an renouvelable. Les titulaires d'un CIVIS âgés d'au moins 18 ans peuvent bénéficier d'un soutien de l'État sous la forme d'une allocation versée pendant les périodes durant lesquelles ils ne perçoivent ni une rémunération au titre d'un emploi ou d'un stage, ni une autre allocation.

Remarque :

Le CIVIS n'est pas un contrat de travail. Il a pour principe la mobilisation de mesures dont dispose le service public de l'emploi (parmi lesquelles les emplois aidés) dans une logique de parcours.


Contrat unique d'insertion / CUI :

crée par la loi n°2008-1249 du 1er décembre 2008 généralisant le revenu minimum de solidarité active et réformant les politiques d'insertion, le contrat unique d'insertion (CUI) est entré en vigueur au 1er janvier 2010 (dans les départements d'Outre-Mer entrée en vigueur prévue pour le 1er janvier 2011).

A compter du 1er janvier 2010 et suite à la mise en place de ce nouveau contrat, il n'est plus possible de conclure des contrats d'avenir et des contrats d'insertion - revenu minimum d'activité (CI-RMA).

Dans les départements d'Outre-Mer, la mise en œuvre du Contrat Unique d'Insertion (CUI) étant prévue au 1er janvier 2011, la conclusion de CIRMA et de contrats d'avenir reste possible jusqu'au 31 décembre 2010.

Le contrat unique d'insertion qui a pour objet de faciliter l'insertion professionnelle des personnes sans emploi rencontrant des difficultés sociales et professionnelles d'accès à l'emploi, se décline sous deux formes :

  • le CUI- Contrat Initiative Emploi (CUI-CIE), s'adresse aux employeurs du secteur marchand et ouvre droit à une aide financière sans exonération spécifique de cotisations sociales ;
  • le CUI- Contrat d'Accompagnement dans l'emploi (CUI-CAE), s'adresse aux employeurs du secteur non marchand et ouvre droit à une aide financière et à une exonération spécifique de cotisations sociales.
Remarque :

Le CUI succède aux Contrat d'accompagnement dans l'emploi (CAE) dans le non-marchand et aux Contrat initiative emploi (CIE) dans le marchand.


Contrat de professionnalisation :

le contrat de professionnalisation s'adresse à tous les jeunes âgés de 16 à 25 ans révolus et aux demandeurs d'emploi âgés de 26 ans et plus. Il s'agit d'un contrat de travail en alternance à durée déterminée ou indéterminée incluant une action de professionnalisation. Son objectif est de permettre aux salariés d'acquérir une qualification professionnelle et de favoriser leur insertion ou réinsertion professionnelle. L'action de professionnalisation comporte des périodes de travail en entreprise et des périodes de formation ; sa durée est en principe comprise entre 6 et 12 mois, mais peut être portée à 24 mois par accord collectif de branche. La durée de formation est d'au moins 15 % de la durée de l'action de professionnalisation. Les bénéficiaires âgés de 16 à 25 ans révolus sont rémunérés en pourcentage du Smic (entre 55 % et 80 %) selon leur âge et leur niveau de formation ; les autres salariés perçoivent une rémunération qui ne peut être ni inférieure au Smic ni à 85 % du salaire minimum conventionnel. Ce contrat ouvre droit pour l'employeur à une exonération des cotisations patronales de sécurité sociale quand le bénéficiaire a entre 16 et 25 ans ou quand il s'agit d'un demandeur d'emploi âgé de 45 ans ou plus.

Remarque :

Le contrat de professionnalisation a été créé par la loi du 4 mai 2004 relative à la formation professionnelle. Il succède aux contrats de qualification, contrats d'adaptation et contrats d'orientation.

Ces trois catégories correspondent aux demandeurs d’emploi sans activité (catégorie A) ou exerçant une activité réduite (B et C). Elles correspondent à un champ plus large que celui retenu dans le calcul du taux de chômage. En effet, seules les personnes à la recherche d’un emploi sans activité professionnelle sont prises en compte dans le calcul du taux de chômage conformément à la définition internationale du bureau du travail (BIT).

L’ICDC synthétise l’incidence de la conjoncture économique sur l’état du marché du travail. Il évalue la durée moyenne de chômage d’une cohorte fictive de demandeurs d’emploi qui connaîtraient durant toute leur période de chômage les mêmes conditions sur le marché du travail que celles du trimestre considéré.

Le dispositif de l’activité partielle permet aux établissements confrontés à des difficultés temporaires de diminuer ou suspendre leur activité tout en assurant aux salariés une indemnisation pour compenser leur perte de salaire. L’indemnisation, assurée par l’employeur, est partiellement prise en charge par l’État et l’Unedic.

Pour en savoir plus

Ces trois catégories correspondent aux demandeurs d’emploi sans activité (catégorie A) ou exerçant une activité réduite (B et C). Elles correspondent à un champ plus large que celui retenu dans le calcul du taux de chômage. En effet, seules les personnes à la recherche d’un emploi sans activité professionnelle sont prises en compte dans le calcul du taux de chômage conformément à la définition internationale du bureau du travail (BIT).

L’ICDC synthétise l’incidence de la conjoncture économique sur l’état du marché du travail. Il évalue la durée moyenne de chômage d’une cohorte fictive de demandeurs d’emploi qui connaîtraient durant toute leur période de chômage les mêmes conditions sur le marché du travail que celles du trimestre considéré.

Le dispositif de l’activité partielle permet aux établissements confrontés à des difficultés temporaires de diminuer ou suspendre leur activité tout en assurant aux salariés une indemnisation pour compenser leur perte de salaire. L’indemnisation, assurée par l’employeur, est partiellement prise en charge par l’État et l’Unedic.