Bilan économique 2018 - Occitanie

En 2018, la croissance décélère sensiblement en France, avec une augmentation du PIB de 1,7 % en 2018 après + 2,3 % en 2017. Dans le même temps, l’emploi salarié ralentit également et progresse de 0,6 % après 1,3 %. En Occitanie, le ralentissement est un peu plus modéré, l’emploi progressant de 0,9 % après + 1,5 % en 2017. Cependant, le taux de chômage ne baisse que très faiblement et concerne 10,3 % de la population active en fin d’année. Les créations d’emplois se concentrent dans les deux départements qui abritent les métropoles de la région : les deux tiers en Haute-Garonne qui tire son épingle du jeu, en particulier grâce au dynamisme de la filière aéronautique et spatiale, et un quart dans l’Hérault où la croissance de l’emploi ralentit nettement.

Insee Conjoncture Occitanie
No 18
Paru le : Paru le 06/06/2019
Séverine Bertrand (Insee), Benjamin Potier (Direccte)
Insee Conjoncture Occitanie  No 18 - juin 2019

Ce bilan économique fait partie des 17 bilans économiques régionaux 2018 publiés par l'Insee.
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Emploi salarié - La hausse de l’emploi salarié s’atténue en 2018Bilan économique 2018

Séverine Bertrand (Insee), Benjamin Potier (Direccte)

En 2018, l’emploi salarié total progresse en Occitanie mais à un rythme ralenti par rapport à 2017. La hausse est cependant plus marquée qu’au niveau national (France hors Mayotte). Le tertiaire marchand (hors intérim) reste dynamique et concentre l’essentiel des créations nettes d’emplois de la région. L’emploi continue de progresser dans l’industrie et dans la construction. Les départements de la Haute-Garonne et de l’Hérault concentrent l’essentiel des créations d’emplois d’Occitanie. Pour la première fois depuis 2012, les effectifs intérimaires en fin d’année sont en diminution, mais le volume de travail moyen en intérim augmente.

Insee Conjoncture Occitanie

No 18

Paru le : 06/06/2019

Avertissement

À partir des résultats du premier trimestre 2018, le champ des estimations trimestrielles d'emploi (ETE) localisées, réalisées en partenariat avec l'Acoss et les Urssaf (champ hors intérim) ainsi que la Dares (sur l'intérim), s’est étendu. En 2017, les ETE publiées au niveau localisé (région et département) portaient seulement sur les salariés du secteur marchand - hors agriculture et activité des particuliers employeurs - en France métropolitaine. Depuis 2018, le champ des ETE localisées comprend les départements d’outre-mer (hors Mayotte) et l’ensemble de l’emploi salarié, donc y compris les salariés de la fonction publique, de l’agriculture et de l’ensemble des particuliers employeurs.

De plus, une distinction des emplois « privé » et « public », établie à partir de la catégorie juridique des employeurs, est disponible au niveau régional. Les niveaux de l’emploi « privé » publiés par les Urssaf et par l’Insee diffèrent du fait d’écarts de champ et de concept, et de légères différences peuvent exister sur les taux d’évolution.

Parallèlement, l'introduction de la déclaration sociale nominative (DSN) en remplacement du bordereau récapitulatif de cotisations (BRC) peut entraîner des révisions accrues sur les données, en particulier durant la phase de montée en charge de la DSN.

En 2018, en Occitanie, le nombre total de salariés progresse de 0,9 %, ce qui représente 18 300 créations nettes d’emplois. L’évolution est moins dynamique qu’en 2017 (29 800 créations nettes), mais reste supérieure au niveau national (France hors Mayotte) où l'emploi salarié augmente de 0,6 % (figure 1).

Fin 2018, la région compte ainsi 2 010 800 salariés, dont les trois quarts travaillent dans le secteur privé. Ce secteur soutient la croissance de l’emploi régional en 2018, les effectifs du secteur public étant stables sur l’année.

Figure 1Évolution régionale de l'emploi salarié totalFrance hors Mayotte : 0,6 %

Glissement annuel 2018-2017 (en %)
Évolution régionale de l'emploi salarié total (Glissement annuel 2018-2017 (en %))
Zonage Valeur
Île-de-France 1,1
Centre - Val de Loire -0,4
Bourgogne-Franche-Comté -0,7
Normandie 0,3
Hauts-de-France -0,1
Grand Est -0,1
Pays-de-la-Loire 0,9
Bretagne 1,0
Nouvelle Aquitaine 0,7
Occitanie 0,9
Auvergne-Rhône-Alpes 0,7
Provence-Alpes-Côte d'Azur 0,7
Corse 1,6
Guadeloupe 2,1
Martinique 1,4
Guyane 4,9
La Réunion -1,3
0,0
  • Notes : données CVS en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Source : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 1Évolution régionale de l'emploi salarié totalFrance hors Mayotte : 0,6 %

  • Notes : données CVS en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Source : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Dans l’intérim, secteur particulièrement réactif aux fluctuations de l’activité, les effectifs en fin d’année diminuent (- 2,1 %) pour la première fois depuis 2012 (figure 2). La baisse est cependant plus faible qu’au niveau national (- 3,3 %) (figure 3). Au total, la région emploie en fin d’année 54 300 intérimaires qui effectuent des missions dans tous les secteurs d’activité, majoritairement dans le tertiaire (54 % des missions), puis dans l’industrie (26 %) et dans la construction (19 %).

Figure 2Emploi salarié total par secteur d'activité en Occitanie

en %
Emploi salarié total par secteur d'activité en Occitanie (en %)
Secteur d'activité - NAF rév. 2, 2008 2018 T4 (en milliers) Glissement annuel Glissement annuel moyen 2017/2012 ¹
Occitanie Occitanie France hors Mayotte Occitanie France hors Mayotte
Agriculture 30,3 1,9 1,9 0,4 1,0
Industrie 223,1 1,3 0,3 0,4 -0,8
Industrie agro-alimentaire 41,9 0,8 0,4 0,6 0,4
Energie, eau, déchets, cokéfaction et raffinage 31,2 2,3 0,9 -0,2 -0,6
Biens d'équipement 23,7 1,1 0,1 -0,2 -1,4
Matériels de transport 46,5 2,6 0,1 2,3 -1,2
Autres branches industrielles 79,8 0,6 0,2 -0,3 -1,1
Construction 113,9 1,9 1,9 -1,1 -1,4
Tertiaire marchand 929,1 1,3 0,9 1,5 1,3
Commerce 259,0 0,8 0,6 0,8 0,4
Transports 97,7 1,4 1,2 0,5 0,2
Hébergement - restauration 87,6 2,2 1,8 1,9 1,7
Information - communication 52,9 6,2 4,3 2,5 1,3
Services financiers 52,0 0,1 0,4 0,6 0,5
Services immobiliers 16,8 -0,2 -0,7 0,1 0,4
Services aux entreprises hors intérim 202,5 3,1 2,4 2,3 1,9
Intérim 54,3 -2,1 -3,3 7,8 8,9
Services aux ménages 106,3 -1,3 -1,0 -0,1 -0,2
Tertiaire non marchand 714,5 0,1 -0,1 1,1 0,6
Total 2 010,8 0,9 0,6 1,0 0,6
  • Notes : données CVS en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires. Pour l'agriculture, les données de la MSA ne sont plus disponibles depuis le 3ᵉ trimestre 2017 ; l'Insee réalise une estimation sur les trimestres suivants, en prolongeant les tendances récentes.
  • ¹ : glissement annuel qu'aurait connu l'emploi salarié total du secteur, si l'évolution avait été la même pour chaque année de la période considérée.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 3Évolution trimestrielle de l'emploi intérimaire

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
Évolution trimestrielle de l'emploi intérimaire (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
Occitanie France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2010 100 100
1ᵉʳ trim. 2011 103,7 101,4
2ᵉ trim. 2011 109,1 100,6
3ᵉ trim. 2011 106,5 100,4
4ᵉ trim. 2011 102,4 99,4
1ᵉʳ trim. 2012 98,8 95,3
2ᵉ trim. 2012 95,4 92,6
3ᵉ trim. 2012 90,8 88,2
4ᵉ trim. 2012 89,1 85,4
1ᵉʳ trim. 2013 90,5 88,5
2ᵉ trim. 2013 87,7 87,8
3ᵉ trim. 2013 89,5 90
4ᵉ trim. 2013 89,2 90,4
1ᵉʳ trim. 2014 89,5 89,8
2ᵉ trim. 2014 89,8 92
3ᵉ trim. 2014 89,3 89,1
4ᵉ trim. 2014 91,5 90,3
1ᵉʳ trim. 2015 90,9 90,2
2ᵉ trim. 2015 96,7 94,3
3ᵉ trim. 2015 98,6 97,2
4ᵉ trim. 2015 99,7 99,8
1ᵉʳ trim. 2016 97,5 99,9
2ᵉ trim. 2016 101 102
3ᵉ trim. 2016 104,9 105,9
4ᵉ trim. 2016 109 110,9
1ᵉʳ trim. 2017 115,3 116,2
2ᵉ trim. 2017 119,6 121,8
3ᵉ trim. 2017 121,8 124,9
4ᵉ trim. 2017 129,8 130,9
1ᵉʳ trim. 2018 131,3 130,5
2ᵉ trim. 2018 128,7 129,6
3ᵉ trim. 2018 129,7 128,5
4ᵉ trim. 2018 127,1 126,5
  • Notes : données CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi intérimaire en fin de trimestre.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 3Évolution trimestrielle de l'emploi intérimaire

  • Notes : données CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi intérimaire en fin de trimestre.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Au cours de l’année 2018, le rythme de croissance de l’emploi régional est en dents de scie. C’est au premier trimestre 2018 qu’il est le plus soutenu. En milieu d’année, les créations d’emplois ralentissent nettement, avant de se redresser au dernier trimestre.

Les services marchands soutiennent l’emploi régional

Hors intérim, le tertiaire marchand emploie 874 800 salariés fin 2018, ce qui représente 4 emplois salariés sur 10 de la région. En 2018, l’emploi dans ce secteur progresse de 1,5 % en Occitanie, un rythme de croissance similaire à l’année précédente et légèrement plus élevé que celui de la France hors Mayotte (1,2 %). Avec un solde net de 13 000 emplois supplémentaires (hors intérim), les services marchands sont le principal moteur de l’emploi régional.

En réaffectant chaque intérimaire au secteur d’activité qui l’emploie, la hausse du tertiaire marchand est de 1,4 % (figure 4). Le secteur de l’information et de la communication (+ 6,2 %), les activités de soutien aux entreprises (+ 3,3 %), l’hébergement et la restauration (+ 2,2 %) sont les plus dynamiques. L’emploi progresse plus modérément dans les transports (+ 0,4 %). Dans ce secteur, le nombre d’intérimaires en fin d’année baisse fortement, sans doute en raison du mouvement des « gilets jaunes » au quatrième trimestre 2018. Cependant, le volume de travail intérimaire moyen sur l’année augmente dans ce secteur (encadré). L’emploi stagne dans les services financiers et les services immobiliers, et diminue de 1,3 % dans les services aux ménages.

Figure 4Emploi salarié avec intérim réaffecté au secteur utilisateur

en %
Emploi salarié avec intérim réaffecté au secteur utilisateur (en %)
Secteur  d'activité - NAF rév. 2,  2008 2018 T4 (milliers) Glissement annuel
Occitanie Occitanie France hors Mayotte
Agriculture 30,5 1,9 2,0
Industrie 240,6 1,1 -0,5
Industrie agro-alimentaire 45,6 1,2 0,4
Énergie, eau, déchets, cokéfaction et raffinage 33,3 2,8 1,0
Biens d'équipement 25,4 0,6 -1,1
Matériels de transport 49,6 2,1 -1,1
Autres branches industrielles 86,7 -0,1 -0,9
Construction 129,8 1,5 1,3
Tertiaire marchand 894,5 1,4 1,2
Commerce 264,3 0,6 0,7
Transports 103,6 0,4 0,6
Hébergement – restauration 88,4 2,2 1,8
Information – communication 53,3 6,2 4,3
Services financiers 52,4 0,0 0,3
Services immobiliers 16,9 -0,3 -0,9
Services aux entreprises 208,5 3,3 2,7
Services aux ménages 106,9 -1,3 -0,9
Tertiaire non marchand 716,4 0,1 0,0
Total 2011,6 0,9 0,6
  • Notes : données CVS en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires. Pour l'agriculture, les données de la MSA ne sont plus disponibles depuis le 3ᵉ trimestre 2017 ; l'Insee réalise une estimation sur les trimestres suivants, en prolongeant les tendances récentes.
  • Étant donné la réaffectation de l’intérim à l’établissement employeur (et non à l’agence d’intérim), les emplois totaux en fin d’année différent légèrement des volumes d’emploi salariés des autres figures. En effet, l’établissement employeur et l’agence d’intérim peuvent ne pas se situer dans la même région.
  • Champ : emploi salarié total
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Insee, Dares, déclarations sociales nominatives (DSN) et fichiers de Pôle emploi des déclarations mensuelles des agences d’intérim - Traitement Direccte (SESE) Occitanie

Dans le commerce, les effectifs salariés continuent de progresser (figure 4) mais à un rythme ralenti par rapport à 2017 (+ 0,6 % après + 1,5 %). Le secteur compte 1 500 emplois nets supplémentaires, concentrés essentiellement en Haute-Garonne et dans l’Hérault.

Le tertiaire non marchand (administration, enseignement, santé et action sociale) emploie 716 400 salariés (intérimaires compris) (figure 4) et représente 35 % de l’emploi salarié régional fin 2018. L’emploi dans ce secteur augmente faiblement (+ 0,1 %) en 2018 alors qu’il était dynamique en 2017 (+ 0,6 %). Au niveau national, l’emploi tertiaire non marchand est stable en 2018.

Le secteur industriel reste dynamique

Fin 2018, l’industrie régionale emploie 223 100 personnes hors intérim, ce qui représente 1 salarié sur 10 de la région.

Durant l’année, l’emploi industriel hors intérim progresse à un rythme accéléré en Occitanie : + 1,3 %, soit 3 000 emplois supplémentaires (figure 2 et figure 5). C’est l’une des progressions les plus fortes des régions de métropole, derrière la Corse et les Pays de la Loire. Au niveau national, l’emploi industriel progresse très modérément (+ 0,3 %). Si l’on réaffecte l’emploi intérimaire aux secteurs industriels qui utilisent des missions d’intérim (figure 4), l’évolution des effectifs entre fin 2017 et fin 2018 est un peu moins favorable (+ 1,1 %) et ralentie par rapport à 2017 (+ 1,3 %).

Figure 5Évolution trimestrielle de l'emploi salarié total par grand secteur d'activité en Occitanie

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
Évolution trimestrielle de l'emploi salarié total par grand secteur d'activité en Occitanie (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim Tertiaire non marchand
4ᵉ trim. 2010 100 100 100 100
1ᵉʳ trim. 2011 100,2 99,9 100,2 99,9
2ᵉ trim. 2011 100,1 99,8 100,8 100,1
3ᵉ trim. 2011 99,4 100,2 100,9 99,9
4ᵉ trim. 2011 99,1 100,3 100,8 100,1
1ᵉʳ trim. 2012 98,5 100,9 101,2 100,3
2ᵉ trim. 2012 97,8 101 101,5 100,8
3ᵉ trim. 2012 96,9 101,5 101,7 100,8
4ᵉ trim. 2012 95,7 101,6 101,5 100,8
1ᵉʳ trim. 2013 94,9 101,9 101,6 101,2
2ᵉ trim. 2013 94,3 101,7 101,3 101,4
3ᵉ trim. 2013 93,8 102 101,5 101,8
4ᵉ trim. 2013 92,9 102,3 101,8 102,7
1ᵉʳ trim. 2014 92,1 102,5 101,7 103
2ᵉ trim. 2014 91,2 102,7 102 103,2
3ᵉ trim. 2014 90,4 102,7 101,8 103,7
4ᵉ trim. 2014 89,9 102,8 102,2 103,7
1ᵉʳ trim. 2015 89,5 102,8 102,3 103,7
2ᵉ trim. 2015 88,9 102,7 102,6 104,2
3ᵉ trim. 2015 88,5 102,7 103 104,1
4ᵉ trim. 2015 88,4 102,7 103,5 104,6
1ᵉʳ trim. 2016 88 102,9 104,3 104,8
2ᵉ trim. 2016 88 102,7 104,8 105
3ᵉ trim. 2016 88,1 102,8 105,5 105,3
4ᵉ trim. 2016 88 103,2 106 105,5
1ᵉʳ trim. 2017 88,6 103,1 106,3 105,8
2ᵉ trim. 2017 89,3 103,1 107,2 106
3ᵉ trim. 2017 89,6 103,5 107,1 106,3
4ᵉ trim. 2017 90,7 103,7 107,5 106,2
1ᵉʳ trim. 2018 91,6 104 108,3 106,3
2ᵉ trim. 2018 91,6 104,3 108,5 106,2
3ᵉ trim. 2018 92 104,7 108,6 106,2
4ᵉ trim. 2018 92,4 105,1 109,1 106,3
  • Notes : données CVS en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 5Évolution trimestrielle de l'emploi salarié total par grand secteur d'activité en Occitanie

  • Notes : données CVS en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

L’emploi industriel régional, y compris l’intérim, augmente dans la quasi-totalité des secteurs. La fabrication de matériels de transport, incluant la construction aéronautique et spatiale, reste très dynamique (+ 2,1 %). Après deux années de pertes d’emplois, le secteur regroupant l’énergie, l’eau et la gestion des déchets renoue avec la croissance (+ 2,8 %). La hausse de l'emploi est moindre dans l’agroalimentaire (+ 1,2 %) et dans la fabrication des biens d’équipement (+ 0,6 %). L’emploi décroît légèrement dans la fabrication d'autres produits industriels (- 0,1 %) du fait d’une baisse des effectifs intérimaires.

L’emploi continue d’augmenter dans la construction

Avec 113 900 salariés, hors intérimaires, la construction concentre 6 % de l’emploi salarié régional. En 2018, l’emploi dans ce secteur progresse pour la deuxième année consécutive, mais à un rythme ralenti par rapport à 2017 : + 1,9 % après + 3,0 % (figure 2 et figure 5). Le rythme de croissance est similaire à celui de la France (hors Mayotte). L’emploi dans ce secteur diminuait continûment dans la région depuis la crise de 2008.

En prenant en compte le nombre d’intérimaires travaillant en fin d’année dans le secteur de la construction (figure 4), la croissance est plus faible (+ 1,5 %) et le ralentissement nettement plus marqué (+ 5,2 % en 2017). La construction de logements marque en effet un net coup d'arrêt dans la région en 2018, après la reprise constatée au cours des trois dernières années. Cependant, le volume de travail moyen en intérim augmente sur l’ensemble de l’année dans le secteur (encadré).

La Haute-Garonne et l’Hérault génèrent l’essentiel des créations d’emplois

En 2018, l’emploi salarié progresse dans une majorité de départements, mais c’est en Haute-Garonne et dans l’Hérault que la hausse est la plus forte (figure 6). Ces deux départements, qui concentrent la moitié des effectifs salariés de la région, génèrent 9 créations nettes d’emplois sur 10 (respectivement 12 500 et 4 800 emplois supplémentaires). Avec une hausse de 2,1 % sur un an, la Haute-Garonne est le département de métropole qui a le rythme de croissance le plus élevé.

Figure 6Emploi salarié total par départements et par grand secteur d'activité en Occitanie

en %
Emploi salarié total par départements et par grand secteur d'activité en Occitanie (en %)
2018T4 (en milliers) Glissement annuel
Agriculture Industrie Construction Tertiaire marchand dont Intérim Tertiaire non marchand Total
Ariège 44,6 ns 1,5 4,3 -1,3 1,6 0,1 0,1
Aude 109,5 ns 2,3 0,3 0,5 2,3 -0,4 0,3
Aveyron 88,3 ns -0,8 1,5 -0,3 -11,1 -0,6 -0,3
Gard 216,0 ns -0,8 0,2 0,4 -8,6 0,1 0,2
Haute-Garonne 618,3 ns 2,3 2,4 2,6 -0,4 0,9 2,1
Gers 56,3 ns 1,4 2,5 0,2 -4,5 -0,1 0,5
Hérault 393,7 ns 2,5 3,7 1,7 -1,0 -0,1 1,2
Lot 52,8 ns -1,2 0,3 -1,1 -7,8 -1,3 -1,1
Lozère 25,8 ns 4,6 -1,7 0,2 12,7 -0,3 0,4
Hautes-Pyrénées 73,2 ns -0,9 1,5 -0,4 20,1 0,0 -0,2
Pyrénées-Orientales 139,1 ns 0,3 0,4 1,2 -5,9 -0,0 0,5
Tarn 114,8 ns 1,3 1,2 -0,2 -3,3 -0,3 0,1
Tarn-et-Garonne 78,2 ns 2,7 2,2 -0,8 -11,5 -0,2 -0,0
Occitanie 2 010,8 1,9 1,3 1,9 1,3 -2,1 0,1 0,9
  • Notes : données CVS en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires. Pour l'agriculture, les données de la MSA ne sont plus disponibles depuis le 3ᵉ trimestre 2017 ; l'Insee réalise une estimation sur les trimestres suivants, en prolongeant les tendances récentes.
  • ns : non significatif.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

L’emploi progresse plus modérément dans les Pyrénées-Orientales, le Gers, la Lozère, l’Aude et le Gard, dans une fourchette de + 0,5 à + 0,2 %. Il stagne en Ariège, dans le Tarn et le Tarn-et-Garonne.

En revanche, trois départements de la région perdent des emplois. La baisse est faible dans les Hautes-Pyrénées et l’Aveyron, tandis que le Lot est le plus touché avec une baisse de 1,1 % des emplois.

Figure 7Évolution du volume d’emploi intérimaire (EETP) depuis 2000

indice base 100 en 2000
Évolution du volume d’emploi intérimaire (EETP) depuis 2000 (indice base 100 en 2000)
Occitanie France métropolitaine
2000 100,00 100,00
2001 93,48 100,28
2002 92,29 94,65
2003 97,10 92,40
2004 105,78 94,68
2005 109,18 97,23
2006 116,74 100,32
2007 123,03 105,96
2008 116,35 100,06
2009 94,63 75,16
2010 102,47 88,20
2011 114,21 96,18
2012 105,76 87,63
2013 102,12 85,17
2014 101,19 85,78
2015 109,33 91,42
2016 117,64 100,33
2017 138,53 116,95
2018 149,99 124,02
  • Sources : Dares, déclarations sociales nominatives (DSN) et fichiers de Pôle emploi des déclarations mensuelles des agences d’intérim - Traitement Direccte (SESE) Occitanie

Figure 7Évolution du volume d’emploi intérimaire (EETP) depuis 2000

  • Sources : Dares, déclarations sociales nominatives (DSN) et fichiers de Pôle emploi des déclarations mensuelles des agences d’intérim - Traitement Direccte (SESE) Occitanie

Figure 8Évolution des EETP intérimaires et du nombre d’intérimaires en fin de trimestre en Occitanie

en nombre
Évolution des EETP intérimaires et du nombre d’intérimaires en fin de trimestre en Occitanie (en nombre)
Intérimaires EETP intérimaires
2000T1 35 835 32 805
2000T2 39 016 38 400
2000T3 40 294 39 480
2000T4 37 499 37 791
2001T1 36 495 36 888
2001T2 33 803 33 862
2001T3 34 541 34 203
2001T4 33 742 33 826
2002T1 34 118 34 287
2002T2 34 158 34 068
2002T3 34 128 33 831
2002T4 34 791 34 121
2003T1 35 017 34 820
2003T2 35 831 34 227
2003T3 36 919 36 702
2003T4 38 420 37 785
2004T1 38 620 38 612
2004T2 39 143 39 182
2004T3 39 322 38 980
2004T4 39 616 39 748
2005T1 40 219 39 921
2005T2 38 959 40 003
2005T3 41 866 41 361
2005T4 43 769 42 176
2006T1 43 589 43 181
2006T2 44 911 44 956
2006T3 44 372 43 897
2006T4 47 034 45 800
2007T1 48 608 47 813
2007T2 47 943 47 724
2007T3 47 002 47 060
2007T4 45 240 46 511
2008T1 47 656 48 731
2008T2 44 582 45 714
2008T3 43 941 44 082
2008T4 39 096 40 884
2009T1 36 303 37 498
2009T2 35 268 35 491
2009T3 36 132 35 845
2009T4 37 488 36 880
2010T1 37 940 37 793
2010T2 40 060 38 636
2010T3 40 861 39 941
2010T4 42 063 42 090
2011T1 43 150 43 129
2011T2 44 761 44 670
2011T3 44 538 43 568
2011T4 42 885 43 118
2012T1 41 845 41 929
2012T2 40 331 40 918
2012T3 38 820 39 225
2012T4 38 285 38 279
2013T1 38 918 38 852
2013T2 38 296 38 766
2013T3 38 682 39 033
2013T4 38 531 38 764
2014T1 38 346 38 470
2014T2 38 367 37 630
2014T3 38 474 39 013
2014T4 39 193 38 708
2015T1 39 164 39 218
2015T2 41 310 40 919
2015T3 42 219 42 130
2015T4 42 993 42 550
2016T1 42 225 42 416
2016T2 43 885 43 795
2016T3 45 120 44 735
2016T4 47 135 46 530
2017T1 50 031 49 311
2017T2 52 307 50 886
2017T3 53 525 51 467
2017T4 56 523 55 502
2018T1 57 295 56 560
2018T2 57 196 56 839
2018T3 57 604 56 652
2018T4 55 186 56 673
  • Note : étant donné la réaffectation de l’intérim à l’établissement employeur (et non à l’agence d’intérim), l’évolution du nombre d’intérimaires diffère légèrement de celle de la figure 3. En effet, l’établissement employeur et l’agence d’intérim peuvent ne pas se situer dans la même région.
  • Sources : Dares, déclarations sociales nominatives (DSN) et fichiers de Pôle emploi des déclarations mensuelles des agences d’intérim - Traitement Direccte (SESE) Occitanie

Figure 8Évolution des EETP intérimaires et du nombre d’intérimaires en fin de trimestre en Occitanie

  • Note : étant donné la réaffectation de l’intérim à l’établissement employeur (et non à l’agence d’intérim), l’évolution du nombre d’intérimaires diffère légèrement de celle de la figure 3. En effet, l’établissement employeur et l’agence d’intérim peuvent ne pas se situer dans la même région.
  • Sources : Dares, déclarations sociales nominatives (DSN) et fichiers de Pôle emploi des déclarations mensuelles des agences d’intérim - Traitement Direccte (SESE) Occitanie

Le volume moyen de travail temporaire augmente encore en 2018

Le nombre d’intérimaires en fin d’année diminue en 2018 par rapport à 2017, mais le volume de travail temporaire moyen en équivalents-emplois à temps plein (EETP) continue d’augmenter (+ 8,3 %) (figures 7 et 8). L’Occitanie est la 2ᵉ région où le volume de travail temporaire augmente le plus vite en 2018, derrière la Corse (+ 20,2 %). L’augmentation du volume de travail temporaire résulte d’une hausse du nombre de contrats conclus dans l’année (+ 6,0 %, soit au total 1 448 000 contrats conclus en 2018), la durée moyenne des missions restant stable (moins de deux semaines), au niveau régional comme national.

Malgré une nette baisse au deuxième semestre, le volume de travail intérimaire augmente en moyenne annuelle dans les transports (11,6 %) à un rythme deux fois plus rapide dans la région qu’au niveau national. Dans les activités scientifiques et techniques, la hausse du volume d’emploi intérimaire (+ 26,6 %) est nettement supérieure à celle observée au niveau national (+ 17,5 %). Dans la construction, qui reste le principal secteur utilisateur de l’intérim, le volume d’emplois en EETP progresse de 6,3 % en moyenne annuelle dans la région, à un rythme comparable au niveau national.

Le volume de travail temporaire augmente dans tous les départements de la région, hormis en Aveyron (- 2,4 %). La hausse est la plus importante en Lozère (+ 49,0 %) mais le volume d’emplois en EETP y est très faible (227 EETP en 2018), suivie par le Gers (+ 16,2 %). La Haute-Garonne et l’Hérault représentent à eux deux 54,8 % du volume de travail temporaire régional (respectivement 38,0 et 16,8 %).

Avertissement

Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d'une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.

Définitions

Intérimaires en fin d’année : nombre de personnes dont l’emploi principal est un emploi intérimaire. Dans les données de la figure 4, les intérimaires sont ventilés dans les secteurs d’activité qui les emploient, alors que dans les estimations trimestrielles d’emploi salarié Acoss-Dares-Insee usuelles (figures 1, 2, 5 et 6), ils sont classifiés dans le secteur tertiaire.

Volume de travail intérimaire en équivalents-emplois à temps plein sur l’année (EETP) : mesure de l’intérim privilégiant une analyse en moyenne sur l’année, contrairement au nombre d’intérimaires en fin d’année, qui évalue un stock en fin de période. Les deux indicateurs peuvent évoluer de manière différente selon la répartition des missions au cours de l’année et l’évolution de leur durée.


Emploi salarié / Emploi non salarié :

par salariés, il faut entendre toutes les personnes qui travaillent, aux termes d'un contrat, pour une autre unité institutionnelle résidente en échange d'un salaire ou d'une rétribution équivalente.

Les non salariés sont les personnes qui travaillent mais sont rémunérées sous une autre forme qu'un salaire.


Estimations d'emploi localisées / ESTEL / Estel :

a partir de 2009, les estimations d'emploi annuelles sont calculées à partir du dispositif Estel (Estimations d'emploi localisées), qui se fondent sur l'utilisation des sources administratives en niveau.

Pour les salariés, il s'agit des Déclarations Annuelles de Données Sociales (DADS « grand format ») contenant, en plus des DADS stricto sensu, les données du fichier de paye des agents de l'État et celles des particuliers employeurs).

Pour les non salariés agricoles, les sources mobilisées sont les fichiers de la Mutualité Sociale Agricole (MSA) et pour les non salariés non agricoles, les fichiers de l'Agence Centrale des Organismes de Sécurité Sociale (ACOSS) qui est la Caisse Nationale des Unions de Recouvrement des Cotisations de Sécurité Sociale et d'Allocations Familiales (URSSAF).

Le concept central d'Estel est une synthèse ascendante des sources administratives utilisées avec prise en compte de la multi-activité. Estel mesure l'emploi selon un concept « BIT répertorié » : l'emploi est mesuré sur la dernière semaine de l'année et tout emploi déclaré est comptabilisé.

Le passage à Estel permet la production des estimations d'emploi annuelles à un niveau géographique et sectoriel plus fin que l'ancien système (celui de la zone d'emploi croisée avec le niveau A38 de la nouvelle nomenclature d'activités au lieu du niveau départemental) ; de plus on disposera chaque année de la double localisation au lieu de résidence et au lieu de travail pour les salariés et d'informations sur le sexe et la tranche d'âge quinquennale des travailleurs salariés et non salariés.


Intérim / Travail intérimaire / Travail temporaire :

l'opération de « travail intérimaire » (ou « intérim » ou »travail temporaire«) consiste à mettre à disposition provisoire d'entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail intérimaire (ou entreprise de travail temporaire).

Elle se caractérise donc par une relation triangulaire entre l'entreprise de travail temporaire, l'entreprise cliente et le salarié, et implique la conclusion de deux contrats : un contrat de mise à disposition (entre l'entreprise de travail temporaire et l'entreprise cliente) et un contrat de mission (entre l'entreprise de travail temporaire et le salarié).

Remarque :

Les salariés qui travaillent en intérim sont qualifiés d'intérimaires.


Correction des variations saisonnières / CVS / Désaisonnalisation :

l'évolution d'une série statistique peut en général se décomposer en effets de trois facteurs : une tendance, une composante saisonnière et une composante irrégulière. La correction des variations saisonnières est une technique que les statisticiens emploient pour éliminer l'effet des fluctuations saisonnières normales sur les données, de manière à en faire ressortir les tendances fondamentales (tendance et composante irrégulière).

Ainsi, par exemple, le taux de chômage désaisonnalisé supprime les variations dues au profil saisonnier habituel d'embauche pendant l'été et de mise à pied pendant l'hiver dans des secteurs d'activité comme l'agriculture et la construction.


Nomenclature d'activités française / NAF :

la nomenclature des activités économiques en vigueur en France depuis le 1er janvier 2008 est la nomenclature d'activités française (NAF rév. 2). La NAF a la même structure que de la nomenclature d'activités de la Communauté européenne (NACE rév. 2) mais elle comporte un niveau supplémentaire, spécifique à la France, celui des sous-classes.

La NAF rév. 2 comporte cinq niveaux comprenant respectivement : 21, 88, 272, 615 et 732 postes.

La NAF rév. 2 s'est substituée à la NAF rév. 1 datant de 2003 (entrée en vigueur au 1er janvier 2003). La NAF rév. 1 comporte cinq niveaux ayant respectivement 17, 31, 62, 224, et 712 postes .

La NAF rév. 1 avait succédé à la NAF qui était en vigueur depuis le 1er janvier 1993.

Nombre de personnes dont l’emploi principal est un emploi intérimaire. Dans les données de la figure 4, les intérimaires sont ventilés dans les secteurs d’activité qui les emploient, alors que dans les estimations trimestrielles d’emploi salarié Acoss-Dares-Insee usuelles (figures 1, 2, 5 et 6), ils sont classifiés dans le secteur tertiaire.

Mesure de l’intérim privilégiant une analyse en moyenne sur l’année, contrairement au nombre d’intérimaires en fin d’année, qui évalue un stock en fin de période. Les deux indicateurs peuvent évoluer de manière différente selon la répartition des missions au cours de l’année et l’évolution de leur durée.

Pour en savoir plus

« Nette baisse du chômage malgré des signaux contrastés au 4ᵉ trimestre 2018 », Note de conjoncture Occitanie n° 17, avril 2019

Nombre de personnes dont l’emploi principal est un emploi intérimaire. Dans les données de la figure 4, les intérimaires sont ventilés dans les secteurs d’activité qui les emploient, alors que dans les estimations trimestrielles d’emploi salarié Acoss-Dares-Insee usuelles (figures 1, 2, 5 et 6), ils sont classifiés dans le secteur tertiaire.

Mesure de l’intérim privilégiant une analyse en moyenne sur l’année, contrairement au nombre d’intérimaires en fin d’année, qui évalue un stock en fin de période. Les deux indicateurs peuvent évoluer de manière différente selon la répartition des missions au cours de l’année et l’évolution de leur durée.