Insee Conjoncture Centre-Val de LoireBilan économique 2018 - Centre-Val de Loire

En 2018, une année contrastée

Après une accélération vive de la croissance en 2017, le PIB français ralentit en 2018 :+ 1,7 % après + 2,3 %. Dans ce contexte de décélération, l’économie régionale est partiellement impactée. Les effectifs salariés sont de nouveau en retrait en 2018 (- 4 000 emplois) après trois années de progression. La baisse globale n’est pas endiguée par les sursauts dans le transport, le commerce ou l’hébergement-restauration. Le taux de chômage stagne, retrouvant son niveau de fin 2017 (8,3 %).
Le commerce extérieur enregistre une nouvelle progression permettant à la région de dégager un excédent commercial plus élevé qu’en 2017. Les créations d’entreprises plus nombreuses et les défaillances en repli témoignent d’une solide vitalité de la démographie des entreprises.
Les conditions météorologiques – printemps ensoleillé, arrière-saison chaude et sans pluie – ont contribué à la venue des touristes dans les hôtels et les campings de la région. L’agriculture a partiellement profité du temps clément, certaines activités ayant toutefois souffert du manque d’eau.
La qualité de l’air en Centre-Val de Loire s’améliore. Les immatriculations des véhicules particuliers diesel reculent quand celles des véhicules électriques et hybrides rechargeables progressent à un rythme soutenu.

Insee Conjoncture Centre-Val de Loire
No 25
Paru le : Paru le 06/06/2019
Auteur : Cédric Caudron, Insee Centre-Val de Loire
Insee Conjoncture Centre-Val de Loire  No 25 - Juin 2019

Ce bilan économique fait partie des 17 bilans économiques régionaux 2018 publiés par l'Insee.
Retrouvez les bilans des autres régions ici.

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Emploi - Fléchissement de l’emploi salarié après trois années de progressionBilan économique 2018

Auteur : Cédric Caudron, Insee Centre-Val de Loire

En Centre-Val de Loire, après trois années de croissance, l’emploi salarié total opère un repli en 2018. À l’inverse, au niveau de la France hors Mayotte, les effectifs continuent de progresser, sans interruption depuis 2013. La diminution de l’emploi dans la région s’explique principalement par un secteur du tertiaire marchand en berne, fortement impacté par une chute de l’emploi intérimaire. En augmentation dans trois départements, la construction stabilise ses emplois régionaux. L’industrie poursuit son recul, mais à un rythme moins soutenu. L’Indre-et-Loire est le seul département de la région où l’emploi salarié progresse, tandis que la plus importante diminution d’effectifs est observée dans le Loiret.

Insee Conjoncture Centre-Val de Loire

No 25

Paru le : 06/06/2019

Le Centre-Val de Loire recense 910 000 emplois salariés fin 2018, soit une baisse de 0,4 % sur un an. En revanche, l’évolution des effectifs reste positive à l’échelle de la France hors Mayotte avec une hausse de 0,6 %. Dans la région, 400 000 emplois salariés sont concentrés dans le tertiaire marchand, notamment dans le commerce et les services aux entreprises, 300 000 dans le tertiaire non marchand et 150 000 dans l’industrie. Cette dernière représente 16 % des effectifs de la région, soit 4 points de plus qu’au niveau national.

L’emploi privé, qui représente les trois quarts des emplois salariés de la région, fléchit de 0,6 % sur l’année 2018. Au niveau national, la tendance est inversée, avec une croissance de ces emplois de 0,8 %. L’emploi public régional se stabilise alors qu’il baisse légèrement au niveau national (- 0,2 %).

Entre 2012 et 2017, l’emploi salarié total avait progressé faiblement dans la région (+ 0,2 % d’évolution annuelle moyenne) à un rythme moins soutenu qu’en France hors Mayotte (+ 0,6 %) (figure 1).

Le tertiaire en baisse pour la première fois depuis 2014

Moteur de la croissance de l’emploi entre 2015 et 2017, le secteur du tertiaire marchand enregistre une baisse de 0,7 % de ses effectifs en 2018, inversant ainsi directement la dynamique de l’emploi régional. Alors que l’intérim créait 62 % des nouveaux emplois salariés de la région en 2017, il perd 3 500 emplois en 2018 (- 8,6 %) (figure 3). D’autres activités, comme les services immobiliers et les services aux ménages sont également touchées (respectivement - 3 % et - 1,5 %).

À l’inverse, d’autres secteurs comme le transport et l’hébergement-restauration progressent (respectivement + 1,5 % et + 1,1 %).

Au niveau national, le secteur du tertiaire marchand ne subit pas le même revers, en dépit d’une progression ralentie : + 0,9 % en 2018 après + 2,5 % en 2017. L’emploi intérimaire y est également en déclin (- 3,3 %), mais d’autres activités viennent compenser ces pertes, notamment celle de l’information-communication avec 4,3 % d’emplois supplémentaires.

Avec un total de 300 000 emplois salariés, le secteur du tertiaire non marchand concentre le tiers des effectifs de la région. Il est en légère baisse en 2018 (- 0,2 %) alors qu’il était stable en 2017.

La construction stabilise ses emplois, l’industrie freine ses pertes

Après de lourdes baisses d’effectifs salariés accumulées depuis 9 ans dans la région (- 2,5 % d’évolution annuelle moyenne), la construction parvient à stopper ses pertes en 2018 (figure 2). Au niveau de la France hors Mayotte, le secteur confirme en 2018 sa reprise (+ 1,9 %) amorcée en 2017 (+ 2,1 %).

L’emploi industriel régional, en net recul depuis plus de 15 ans, continue de se dégrader en 2018 (- 0,3 %). Les proportions sont néanmoins moindres que durant les cinq dernières années où la baisse des effectifs était de 1,1 % en moyenne par an. À l’inverse, à l’échelle nationale, l’industrie enregistre une hausse de salariés pour la première fois depuis 15 ans (+ 0,3 % par rapport à 2017).

Gain d’emplois uniquement en Indre-et-Loire

Avec 800 emplois supplémentaires (+ 0,4 %), l’Indre-et-Loire est le département le plus dynamique du Centre-Val de Loire en 2018. Cette croissance est principalement portée par la construction, en hausse depuis deux ans (+ 2,1 % par rapport à 2017) (figure 4). Les autres secteurs ne perdent pas d’effectifs, excepté l’intérim (- 1,7 %), en repli dans tous les départements.

À l’opposé, le Loiret est le département le plus touché par la baisse des emplois dans la région, avec 2 300 emplois salariés en moins par rapport à 2017 (- 0,9 %). La chute de l’intérim y est plus forte qu’ailleurs (- 16,2 %). Néanmoins, ce département reste le plus gros employeur de la région avec un effectif total de 260 000 salariés, suivi par l’Indre-et-Loire (230 000 salariés).

Après une année 2017 en hausse, qui a succédé à une décennie de régression de l’emploi dans l’Indre, les effectifs diminuent de nouveau en 2018 (- 0,8 %). Les secteurs de la construction et du tertiaire marchand concentrent les deux principales pertes d’emploi en 2018 (respectivement - 2,8 % et - 1,5 %), après leur rebond de 2017. Seul le secteur de l’industrie enregistre des gains (+ 0,5 %).

Dans le Loir-et-Cher, le nombre d’emplois salariés diminue également de 0,8 %. La construction, seul secteur en progression (+ 0,9 %), ne permet pas de compenser les pertes enregistrées ailleurs.

Dans le Cher et l’Eure-et-Loir, l’emploi salarié évolue comme au niveau régional (- 0,4 %). L’industrie, seul secteur en progression dans le Cher, enregistre son plus fort gain d’effectifs de la région (+ 0,6 %). Les pertes concernent plus particulièrement l’intérim et la construction (respectivement - 9,6 % et - 1,9 %).

À l’inverse, l’Eure-et-Loir est le département où le plus fort recul de l’industrie est observé en 2018 (- 2,2 %). Les autres secteurs sont aussi en déclin, excepté le secteur tertiaire qui maintient ses effectifs.

Avertissement

À partir des résultats du premier trimestre 2018, le champ des estimations trimestrielles d'emploi (ETE) localisées, réalisées en partenariat avec l'Acoss et les Urssaf (champ hors intérim) ainsi que la Dares (sur l'intérim), s’est étendu. En 2017, les ETE publiées au niveau localisé (région et département) portaient seulement sur les salariés du secteur marchand - hors agriculture et activité des particuliers employeurs - en France métropolitaine. Depuis 2018, le champ des ETE localisées comprend les départements d’outre-mer (hors Mayotte) et l’ensemble de l’emploi salarié, donc y compris les salariés de la fonction publique, de l’agriculture et de l’ensemble des particuliers employeurs.

De plus, une distinction des emplois « privé » et « public », établie à partir de la catégorie juridique des employeurs, est disponible au niveau régional. Les niveaux de l’emploi « privé » publiés par les Urssaf et par l’Insee diffèrent du fait d’écarts de champ et de concept, et de légères différences peuvent exister sur les taux d’évolution.

Parallèlement, l'introduction de la déclaration sociale nominative (DSN) en remplacement du bordereau récapitulatif de cotisations (BRC) peut entraîner des révisions accrues sur les données, en particulier durant la phase de montée en charge de la DSN.

Figure 1Emploi salarié total par secteurs d'activité en Centre-Val de Loire

en %
Emploi salarié total par secteurs d'activité en Centre-Val de Loire (en %)
Secteur d'activité - NAF rév. 2, 2008 2018 T4 (en milliers) Glissement annuel Glissement annuel moyen 2017/2012 ¹
Centre-Val de Loire Centre-Val de Loire France hors Mayotte Centre-Val de Loire France hors Mayotte
Agriculture 14,1 -0,3 1,9 0,2 1,0
Industrie 146,0 -0,3 0,3 -1,1 -0,8
Industrie agro-alimentaire 19,9 -2,0 0,4 0,9 0,4
Energie, eau, déchets, cokéfaction et raffinage 16,7 0,0 0,9 -0,6 -0,6
Biens d'équipement 22,9 -0,8 0,1 -1,8 -1,4
Matériels de transport 10,5 -0,4 0,1 -1,7 -1,2
Autres branches industrielles 76,0 0,3 0,2 -1,3 -1,1
Construction 50,3 0,0 1,9 -3,1 -1,4
Tertiaire marchand 400,4 -0,7 0,9 1,2 1,3
Commerce 109,0 0,3 0,6 -0,2 0,4
Transports 49,6 1,5 1,2 0,2 0,2
Hébergement - restauration 29,3 1,1 1,8 0,9 1,7
Information - communication 13,8 0,8 4,3 -0,6 1,3
Services financiers 29,0 -0,5 0,4 0,5 0,5
Services immobiliers 6,9 -3,0 -0,7 0,5 0,4
Services aux entreprises hors intérim 75,2 0,3 2,4 2,7 1,9
Intérim 37,4 -8,6 -3,3 8,8 8,9
Services aux ménages 50,4 -1,5 -1,0 -0,4 -0,2
Tertiaire non marchand 298,8 -0,2 -0,1 0,1 0,6
Total 909,5 -0,4 0,6 0,2 0,6
  • Notes : données CVS en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires. Pour l'agriculture, les données de la MSA ne sont plus disponibles depuis le 3ᵉ trimestre 2017 ; l'Insee réalise une estimation sur les trimestres suivants, en prolongeant les tendances récentes.
  • ¹ : glissement annuel qu'aurait connu l'emploi salarié total du secteur, si l'évolution avait été la même pour chaque année de la période considérée.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 2Évolution trimestrielle de l'emploi salarié total par grands secteurs d'activité en Centre-Val de Loire

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
Évolution trimestrielle de l'emploi salarié total par grands secteurs d'activité en Centre-Val de Loire (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim Tertiaire non marchand
4ᵉ trim. 2010 100 100 100 100
1ᵉʳ trim. 2011 99,4 99,8 100,1 100
2ᵉ trim. 2011 98,7 99,4 99,7 100
3ᵉ trim. 2011 98,7 99,3 99,4 99,9
4ᵉ trim. 2011 98,5 98,8 99,3 99,9
1ᵉʳ trim. 2012 98,4 98,7 99,4 100,1
2ᵉ trim. 2012 98,1 98,3 99,3 100,3
3ᵉ trim. 2012 97,5 98,2 99,2 100,6
4ᵉ trim. 2012 96,6 97,9 98,9 100,6
1ᵉʳ trim. 2013 95,5 97,4 98,4 99,9
2ᵉ trim. 2013 95,2 97 98,3 100,1
3ᵉ trim. 2013 94,3 96,8 98,6 99,7
4ᵉ trim. 2013 93,3 96,8 98,7 100,6
1ᵉʳ trim. 2014 92,6 96,5 98,7 100,6
2ᵉ trim. 2014 91,8 96,4 98,7 100,3
3ᵉ trim. 2014 90,6 96 98,7 100,7
4ᵉ trim. 2014 89,3 95,7 98,8 100,7
1ᵉʳ trim. 2015 88,3 95,6 98,9 100,8
2ᵉ trim. 2015 87 95,3 99 100,9
3ᵉ trim. 2015 85,7 95 98,8 100,7
4ᵉ trim. 2015 85,2 94,7 99,3 100,8
1ᵉʳ trim. 2016 84,3 94,2 99,8 101
2ᵉ trim. 2016 83,6 93,9 100,1 101,2
3ᵉ trim. 2016 83,2 93,9 100,3 101,1
4ᵉ trim. 2016 82,7 93,4 100,6 101,2
1ᵉʳ trim. 2017 82,7 93 101 101,4
2ᵉ trim. 2017 82,6 92,8 101,3 101,5
3ᵉ trim. 2017 82,1 92,6 101,4 101,6
4ᵉ trim. 2017 82,4 92,8 101,5 101,2
1ᵉʳ trim. 2018 82,5 92,5 101,5 101,3
2ᵉ trim. 2018 82,6 92,6 101,5 101,1
3ᵉ trim. 2018 82,7 92,4 101,5 100,9
4ᵉ trim. 2018 82,5 92,6 101,6 101
  • Notes : données CVS en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 2Évolution trimestrielle de l'emploi salarié total par grands secteurs d'activité en Centre-Val de Loire

  • Notes : données CVS en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 3Évolution trimestrielle de l'emploi intérimaire

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
Évolution trimestrielle de l'emploi intérimaire (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
Centre-Val de Loire France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2010 100 100
1ᵉʳ trim. 2011 102,6 101,4
2ᵉ trim. 2011 101,8 100,6
3ᵉ trim. 2011 98,9 100,4
4ᵉ trim. 2011 100,8 99,4
1ᵉʳ trim. 2012 94,3 95,3
2ᵉ trim. 2012 92,1 92,6
3ᵉ trim. 2012 88,6 88,2
4ᵉ trim. 2012 88,1 85,4
1ᵉʳ trim. 2013 92 88,5
2ᵉ trim. 2013 88,6 87,8
3ᵉ trim. 2013 93,2 90
4ᵉ trim. 2013 92,7 90,4
1ᵉʳ trim. 2014 91,7 89,8
2ᵉ trim. 2014 93,1 92
3ᵉ trim. 2014 91 89,1
4ᵉ trim. 2014 90,2 90,3
1ᵉʳ trim. 2015 91,4 90,2
2ᵉ trim. 2015 97,3 94,3
3ᵉ trim. 2015 100,3 97,2
4ᵉ trim. 2015 100,8 99,8
1ᵉʳ trim. 2016 104,4 99,9
2ᵉ trim. 2016 104,4 102
3ᵉ trim. 2016 105,5 105,9
4ᵉ trim. 2016 117,2 110,9
1ᵉʳ trim. 2017 117,8 116,2
2ᵉ trim. 2017 125,3 121,8
3ᵉ trim. 2017 126,7 124,9
4ᵉ trim. 2017 134,2 130,9
1ᵉʳ trim. 2018 129,9 130,5
2ᵉ trim. 2018 130,1 129,6
3ᵉ trim. 2018 126,8 128,5
4ᵉ trim. 2018 122,6 126,5
  • Notes : données CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi intérimaire en fin de trimestre.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 3Évolution trimestrielle de l'emploi intérimaire

  • Notes : données CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi intérimaire en fin de trimestre.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 4Emploi salarié total par départements et par grands secteurs d'activité en Centre-Val de Loire

en %
Emploi salarié total par départements et par grands secteurs d'activité en Centre-Val de Loire (en %)
2018T4 (en milliers) Glissement annuel
Agriculture Industrie Construction Tertiaire marchand dont Intérim Tertiaire non marchand Total
Cher 99,3 ns 0,6 -1,9 -0,8 -9,6 -0,3 -0,4
Eure-et-Loir 133,4 ns -2,2 -2,5 0,1 -2,9 0,2 -0,4
Indre 73,5 ns 0,5 -2,8 -1,5 -4,0 -0,5 -0,8
Indre-et-Loire 227,4 ns 0,2 2,1 0,1 -1,7 0,5 0,4
Loir-et-Cher 114,1 ns -0,9 0,9 -0,9 -2,3 -0,8 -0,8
Loiret 261,8 ns 0,2 0,2 -1,5 -16,2 -0,7 -0,9
Centre-Val de Loire 909,5 -0,3 -0,3 0,0 -0,7 -8,6 -0,2 -0,4
  • Notes : données CVS en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires. Pour l'agriculture, les données de la MSA ne sont plus disponibles depuis le 3ᵉ trimestre 2017 ; l'Insee réalise une estimation sur les trimestres suivants, en prolongeant les tendances récentes.
  • ns : non significatif.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Avertissement

Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d'une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.

Définitions

Les personnes salariées travaillent, aux termes d'un contrat, pour une autre entité en échange d'un salaire ou d'une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.

Les non-salariés travaillent mais sont rémunérées sous une autre forme qu'un salaire.

En pratique, les non‑salariés sont des personnes affiliées à un régime de protection sociale des travailleurs non salariés : régime social des indépendants (RSI), Urssaf ou Mutualité sociale agricole (MSA). Sont concernés les micro‑entrepreneurs d’une part et les non‑salariés « classiques » de l’autre ; ces derniers sont pour l’essentiel des entrepreneurs individuels « classiques » (hors micro‑entrepreneurs) ou des gérants majoritaires de sociétés à responsabilité limitée (SARL ou SELARL).

A partir de 2009, les estimations d'emploi annuelles sont calculées à partir du dispositif Estel (Estimations d'emploi localisées), qui se fondent sur l'utilisation des sources administratives en niveau.

Pour les salariés, il s'agit des Déclarations Annuelles de Données Sociales (DADS « grand format ») contenant, en plus des DADS stricto sensu, les données du fichier de paye des agents de l'État et celles des particuliers employeurs).

Pour les non salariés agricoles, les sources mobilisées sont les fichiers de la Mutualité Sociale Agricole (MSA) et pour les non salariés non agricoles, les fichiers de l'Agence Centrale des Organismes de Sécurité Sociale (ACOSS) qui est la Caisse Nationale des Unions de Recouvrement des Cotisations de Sécurité Sociale et d'Allocations Familiales (URSSAF).

Le concept central d'Estel est une synthèse ascendante des sources administratives utilisées avec prise en compte de la multi-activité. Estel mesure l'emploi selon un concept « BIT répertorié » : l'emploi est mesuré sur la dernière semaine de l'année et tout emploi déclaré est comptabilisé.

Le passage à Estel permet la production des estimations d'emploi annuelles à un niveau géographique et sectoriel plus fin que l'ancien système (celui de la zone d'emploi croisée avec le niveau A38 de la nouvelle nomenclature d'activités au lieu du niveau départemental) ; de plus on disposera chaque année de la double localisation au lieu de résidence et au lieu de travail pour les salariés et d'informations sur le sexe et la tranche d'âge quinquennale des travailleurs salariés et non salariés.

L' intérim (ou travail intérimaire ou travail temporaire) consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire.


Elle se caractérise donc par une relation triangulaire entre l’entreprise de travail temporaire, l’entreprise cliente et le salarié, et implique la conclusion de deux contrats : un contrat de mise à disposition (entre l’entreprise de travail temporaire et l’entreprise cliente) et un contrat de mission (entre l’entreprise de travail temporaire et le salarié).

La correction des variations saisonnières permet d’éliminer l'effet de fluctuations périodiques infra-annuelles dues au calendrier et aux saisons, de manière à faire ressortir les évolutions les plus significatives de la série. Celles-ci sont contenues dans la tendance et la composante irrégulière.

Par exemple, les ventes de jouets augmentent toujours fortement entre novembre et décembre, en raison de Noël. Sur les données brutes, cet effet périodique masque l’évolution conjoncturelle sous-jacente pour une année donnée. Une fois la série désaisonnalisée, c’est-à-dire l’effet Noël retiré, les ventes peuvent s’avérer en baisse, signe d’une moins bonne année.

La nomenclature des activités économiques en vigueur en France depuis le 1er janvier 2008 est la nomenclature d'activités française (NAF rév. 2). La NAF a la même structure que de la nomenclature d'activités de la Communauté européenne (NACE rév. 2) mais elle comporte un niveau supplémentaire, spécifique à la France, celui des sous-classes.

La NAF rév. 2 comporte cinq niveaux comprenant respectivement : 21, 88, 272, 615 et 732 postes.

La NAF rév. 2 s'est substituée à la NAF rév. 1 datant de 2003 (entrée en vigueur au 1er janvier 2003). La NAF rév. 1 comporte cinq niveaux ayant respectivement 17, 31, 62, 224, et 712 postes .

La NAF rév. 1 avait succédé à la NAF qui était en vigueur depuis le 1er janvier 1993.

Pour en savoir plus

Nouveau trimestre de stabilité pour l’emploi salarié, Insee Conjoncture Centre-Val de Loire n°24, avril 2019

Définitions

Les personnes salariées travaillent, aux termes d'un contrat, pour une autre entité en échange d'un salaire ou d'une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.

Les non-salariés travaillent mais sont rémunérées sous une autre forme qu'un salaire.

En pratique, les non‑salariés sont des personnes affiliées à un régime de protection sociale des travailleurs non salariés : régime social des indépendants (RSI), Urssaf ou Mutualité sociale agricole (MSA). Sont concernés les micro‑entrepreneurs d’une part et les non‑salariés « classiques » de l’autre ; ces derniers sont pour l’essentiel des entrepreneurs individuels « classiques » (hors micro‑entrepreneurs) ou des gérants majoritaires de sociétés à responsabilité limitée (SARL ou SELARL).

A partir de 2009, les estimations d'emploi annuelles sont calculées à partir du dispositif Estel (Estimations d'emploi localisées), qui se fondent sur l'utilisation des sources administratives en niveau.

Pour les salariés, il s'agit des Déclarations Annuelles de Données Sociales (DADS « grand format ») contenant, en plus des DADS stricto sensu, les données du fichier de paye des agents de l'État et celles des particuliers employeurs).

Pour les non salariés agricoles, les sources mobilisées sont les fichiers de la Mutualité Sociale Agricole (MSA) et pour les non salariés non agricoles, les fichiers de l'Agence Centrale des Organismes de Sécurité Sociale (ACOSS) qui est la Caisse Nationale des Unions de Recouvrement des Cotisations de Sécurité Sociale et d'Allocations Familiales (URSSAF).

Le concept central d'Estel est une synthèse ascendante des sources administratives utilisées avec prise en compte de la multi-activité. Estel mesure l'emploi selon un concept « BIT répertorié » : l'emploi est mesuré sur la dernière semaine de l'année et tout emploi déclaré est comptabilisé.

Le passage à Estel permet la production des estimations d'emploi annuelles à un niveau géographique et sectoriel plus fin que l'ancien système (celui de la zone d'emploi croisée avec le niveau A38 de la nouvelle nomenclature d'activités au lieu du niveau départemental) ; de plus on disposera chaque année de la double localisation au lieu de résidence et au lieu de travail pour les salariés et d'informations sur le sexe et la tranche d'âge quinquennale des travailleurs salariés et non salariés.

L' intérim (ou travail intérimaire ou travail temporaire) consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire.


Elle se caractérise donc par une relation triangulaire entre l’entreprise de travail temporaire, l’entreprise cliente et le salarié, et implique la conclusion de deux contrats : un contrat de mise à disposition (entre l’entreprise de travail temporaire et l’entreprise cliente) et un contrat de mission (entre l’entreprise de travail temporaire et le salarié).

La correction des variations saisonnières permet d’éliminer l'effet de fluctuations périodiques infra-annuelles dues au calendrier et aux saisons, de manière à faire ressortir les évolutions les plus significatives de la série. Celles-ci sont contenues dans la tendance et la composante irrégulière.

Par exemple, les ventes de jouets augmentent toujours fortement entre novembre et décembre, en raison de Noël. Sur les données brutes, cet effet périodique masque l’évolution conjoncturelle sous-jacente pour une année donnée. Une fois la série désaisonnalisée, c’est-à-dire l’effet Noël retiré, les ventes peuvent s’avérer en baisse, signe d’une moins bonne année.

La nomenclature des activités économiques en vigueur en France depuis le 1er janvier 2008 est la nomenclature d'activités française (NAF rév. 2). La NAF a la même structure que de la nomenclature d'activités de la Communauté européenne (NACE rév. 2) mais elle comporte un niveau supplémentaire, spécifique à la France, celui des sous-classes.

La NAF rév. 2 comporte cinq niveaux comprenant respectivement : 21, 88, 272, 615 et 732 postes.

La NAF rév. 2 s'est substituée à la NAF rév. 1 datant de 2003 (entrée en vigueur au 1er janvier 2003). La NAF rév. 1 comporte cinq niveaux ayant respectivement 17, 31, 62, 224, et 712 postes .

La NAF rév. 1 avait succédé à la NAF qui était en vigueur depuis le 1er janvier 1993.