Insee Conjoncture Auvergne-Rhône-AlpesBilan économique 2018 - Auvergne-Rhône-Alpes

En 2018, l’économie poursuit sa dynamique en Auvergne-Rhône-Alpes, sur la lancée de l’année précédente. L’emploi salarié continue de croître et le chômage poursuit son recul. Les créations d'entreprises atteignent un nouveau record et concernent tous les secteurs. Celui de la construction est cependant marqué par un repli du secteur résidentiel. Le transport est dynamique avec un trafic routier et aérien à nouveau en hausse. La fréquentation touristique de la région reste très élevée, avec toutefois une augmentation plus modérée qu’en 2017. Le bilan est plus contrasté pour l’agriculture, en lien avec des conditions climatiques difficiles.

Insee Conjoncture Auvergne-Rhône-Alpes
No 18
Paru le :Paru le06/06/2019
Frédéric Lahi, Insee Auvergne-Rhône-Alpes
Insee Conjoncture Auvergne-Rhône-Alpes No 18- Juin 2019

Ce bilan économique fait partie des 17 bilans économiques régionaux 2018 publiés par l'Insee.
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Emploi – La région passe le seuil des 3 millions de salariés Bilan économique 2018

Frédéric Lahi, Insee Auvergne-Rhône-Alpes

L’emploi en Auvergne-Rhône-Alpes reste vaillant en 2018 et devance le niveau national. La construction et l’industrie accélèrent après une année déjà bien énergique. Le tertiaire marchand poursuit sa dynamique positive et continue d’être moteur de l’emploi régional. Seuls le tertiaire non marchand et l’intérim sont en recul.

Insee Conjoncture Auvergne-Rhône-Alpes

No 18

Paru le :06/06/2019

Après une année 2017 positive pour l’emploi salarié, la région est restée dynamique et a atteint de nouveaux records. Fin 2018, Auvergne-Rhône-Alpes compte 3 018 000 salariés, soit une hausse de 21 900 emplois sur l’année (+ 0,7 %). L’évolution en France hors Mayotte est à peine plus limitée (+ 0,6 %, figure 1). Dans la région, plus des trois quarts des salariés relèvent du secteur privé, où l’emploi progresse de 1,0 %. À l’inverse, il est en légère régression dans le public (– 0,2 %).

Figure 1L’emploi salarié total augmente de 0,7 % dans la région - Évolution régionale de l'emploi salarié totalFrance hors Mayotte : 0,6 %

Glissement annuel 2018-2017 (en %)
L’emploi salarié total augmente de 0,7 % dans la région - Évolution régionale de l'emploi salarié total (Glissement annuel 2018-2017 (en %))
Zonage Valeur
Île-de-France 1,1
Centre - Val de Loire -0,4
Bourgogne-Franche-Comté -0,7
Normandie 0,3
Hauts-de-France -0,1
Grand Est -0,1
Pays-de-la-Loire 0,9
Bretagne 1,0
Nouvelle Aquitaine 0,7
Occitanie 0,9
Auvergne-Rhône-Alpes 0,7
Provence-Alpes-Côte d'Azur 0,7
Corse 1,6
Guadeloupe 2,1
Martinique 1,4
Guyane 4,9
La Réunion -1,3
0,0
  • Notes : données CVS en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Source : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee

Figure 1L’emploi salarié total augmente de 0,7 % dans la régionÉvolution régionale de l'emploi salarié total

  • Notes : données CVS en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Source : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee

Le Rhône est le principal moteur de cette croissance. Il concentre près du tiers des emplois régionaux et leur nombre augmente de 1,8 %, hausse la plus élevée de la région (figure 2). Il garde dans son sillage l’Isère et la Savoie (respectivement + 0,8 % et + 0,7 %). La Haute-Loire, l’Ardèche et l’Allier enregistrent des reculs compris entre – 0,1 % et – 0,7 %.

Figure 2Le Rhône stimule la progression de l’emploi régionalEmploi salarié total par départements et par grands secteurs d'activité en Auvergne-Rhône-Alpes

en %
Le Rhône stimule la progression de l’emploi régional (en %)
2018T4 (en milliers) Glissement annuel
Agriculture Industrie Construction Tertiaire marchand dont Intérim Tertiaire non marchand Total
Ain 198,7 ns 1,0 2,5 0,6 -3,9 -0,9 0,4
Allier 105,2 ns 1,9 -0,6 -1,8 -6,2 -1,0 -0,7
Ardèche 91,6 ns 0,4 -1,2 0,2 -0,2 -0,7 -0,3
Cantal 45,7 ns 1,3 1,0 -0,4 -0,1 0,0 0,2
Drôme 191,8 ns 2,4 3,2 -0,8 -10,1 -1,0 0,1
Isère 463,2 ns 1,3 1,9 1,3 -3,0 -0,5 0,8
Loire 256,9 ns 0,6 0,7 -0,0 -0,2 -0,5 -0,0
Haute-Loire 67,3 ns 1,2 -1,3 -0,8 -3,4 -0,3 -0,1
Puy-de-Dôme 246,9 ns -1,1 0,0 0,8 -0,5 -0,0 0,1
Rhône 901,1 ns 0,6 3,7 2,5 1,0 0,5 1,8
Savoie 173,2 ns 0,7 1,1 0,9 -0,6 0,1 0,7
Haute-Savoie 276,5 ns 1,4 2,1 -0,0 -7,7 0,2 0,4
Auvergne-Rhône-Alpes 3 018,1 2,7 0,9 1,9 1,1 -2,3 -0,2 0,7
  • Notes : données CVS en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires. Pour l'agriculture, les données de la MSA ne sont plus disponibles depuis le 3ᵉ trimestre 2017 ; l'Insee réalise une estimation sur les trimestres suivants, en prolongeant les tendances récentes.
  • ns : non significatif.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee

La construction et l’industrie restent vigoureuses

Dans la région, 178 000 salariés travaillent dans la construction. Le secteur reste créateur d’emplois et bondit de 1,9 % en 2018 (figure 3), une évolution équivalente au niveau national. Il maintient ainsi la dynamique positive débutée en 2017. Cette croissance est portée par les départements les plus pourvoyeurs d’emplois du secteur, notamment le Rhône (+ 3,7 %), la Haute-Savoie (+ 2,1 %) et l’Isère (+ 1,9 %). La Haute-Loire, l’Ardèche et l’Allier sont toutefois à la baisse.

Figure 3L’industrie et la construction accélèrentEmploi salarié total par secteurs d'activité en Auvergne-Rhône-Alpes

en %
L’industrie et la construction accélèrent (en %)
Secteur d'activité - NAF rév. 2, 2008 2018 T4 (en milliers) Glissement annuel Glissement annuel moyen 2017/2012 ¹
Auvergne-Rhône-Alpes Auvergne-Rhône-Alpes France hors Mayotte Auvergne-Rhône-Alpes France hors Mayotte
Agriculture 25,7 2,7 1,9 2,6 1,0
Industrie 484,4 0,9 0,3 -0,5 -0,8
Industrie agro-alimentaire 63,9 1,2 0,4 1,0 0,4
Energie, eau, déchets, cokéfaction et raffinage 50,2 1,7 0,9 -0,4 -0,6
Biens d'équipement 82,7 0,3 0,1 -1,4 -1,4
Matériels de transport 24,1 1,7 0,1 -2,0 -1,2
Autres branches industrielles 263,5 0,8 0,2 -0,5 -1,1
Construction 178,1 1,9 1,9 -1,2 -1,4
Tertiaire marchand 1 398,0 1,1 0,9 1,6 1,3
Commerce 377,2 0,9 0,6 0,6 0,4
Transports 164,0 0,7 1,2 0,2 0,2
Hébergement - restauration 131,9 2,1 1,8 1,8 1,7
Information - communication 76,4 5,0 4,3 2,4 1,3
Services financiers 82,9 0,8 0,4 0,9 0,5
Services immobiliers 28,2 -0,6 -0,7 0,7 0,4
Services aux entreprises hors intérim 293,7 2,5 2,4 2,0 1,9
Intérim 110,0 -2,3 -3,3 9,7 8,9
Services aux ménages 133,9 -0,9 -1,0 -0,1 -0,2
Tertiaire non marchand 932,0 -0,2 -0,1 0,7 0,6
Total 3 018,1 0,7 0,6 0,8 0,6
  • Notes : données CVS en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires. Pour l'agriculture, les données de la MSA ne sont plus disponibles depuis le 3ᵉ trimestre 2017 ; l'Insee réalise une estimation sur les trimestres suivants, en prolongeant les tendances récentes.
  • ¹ : glissement annuel qu'aurait connu l'emploi salarié total du secteur, si l'évolution avait été la même pour chaque année de la période considérée.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee

Après plusieurs années de déclin, l’emploi industriel d’Auvergne-Rhône-Alpes a amorcé une reprise mi‑2017, qui s’est maintenue en 2018. L’emploi y croît de 0,9 % sur l’année, un rythme trois fois plus prononcé qu’au niveau national, grâce notamment à un bon quatrième trimestre. Le Puy-de-Dôme est le seul département en repli (– 1,1 %) dans ce secteur. La Drôme, l’Allier et la Haute-Savoie sont particulièrement allants avec des hausses de 1,4 % ou plus.

Toutes les industries de la région sont à la hausse, notamment les matériels de transport ainsi que le secteur « énergie, eau, déchets, cokéfaction et raffinage » qui augmentent tous deux de 1,7 %. L’industrie agroalimentaire progresse de 1,2 %, portée par l’Isère, la Drôme et les deux Savoie. Les « autres branches industrielles », qui comprennent notamment les industries pharmaceutiques, chimiques et textiles, s’accroissent de 0,8 %. Elles représentent plus de la moitié des emplois industriels.

Le tertiaire tiré vers le haut par les services marchands

En 2018, les services marchands hors intérim gardent le cap des années précédentes et progressent de 1,4 % (figure 4), à une cadence plus élevée qu’en France (+ 1,2 %). Avec 18 000 emplois de plus sur l’année, ils totalisent 1,29 million de salariés dans la région. Plus de la moitié d’entre eux se trouvent dans l’Isère, la Haute-Savoie et le Rhône. Dans ce dernier, la hausse de 2,6 % équivaut à 11 500 créations d’emplois. À l’inverse, le Cantal, la Haute-Loire et l’Allier sont à la baisse (entre – 0,4 % et – 1,3 %).

Figure 4Le tertiaire marchand hors intérim au plus hautÉvolution trimestrielle de l'emploi salarié total par grands secteurs d'activité en Auvergne-Rhône-Alpes

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
Le tertiaire marchand hors intérim au plus haut (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim Tertiaire non marchand
4ᵉ trim. 2010 100 100 100 100
1ᵉʳ trim. 2011 99,8 100,1 100,3 100,1
2ᵉ trim. 2011 99,8 100 100,7 100,1
3ᵉ trim. 2011 99,6 100 100,6 99,9
4ᵉ trim. 2011 99,4 99,9 100,9 100,3
1ᵉʳ trim. 2012 99,8 99,6 101,3 100,5
2ᵉ trim. 2012 99,5 99,4 101,6 100,8
3ᵉ trim. 2012 99,6 99,4 102 101,1
4ᵉ trim. 2012 99,3 99,1 101,8 101,3
1ᵉʳ trim. 2013 98,8 98,9 101,6 101,8
2ᵉ trim. 2013 98,8 98,6 101,6 102,2
3ᵉ trim. 2013 98,7 98,6 102 102
4ᵉ trim. 2013 98,6 98,5 102,3 102,8
1ᵉʳ trim. 2014 98,4 98,4 102,4 102,7
2ᵉ trim. 2014 97,7 98,2 102,3 103
3ᵉ trim. 2014 96,9 97,9 102,4 103
4ᵉ trim. 2014 95,9 97,9 102,8 103,5
1ᵉʳ trim. 2015 94,8 97,6 102,8 103,4
2ᵉ trim. 2015 94 97,6 103 103,7
3ᵉ trim. 2015 93,3 97,2 103,3 103,8
4ᵉ trim. 2015 93,3 96,9 103,9 103,8
1ᵉʳ trim. 2016 93,2 96,7 104,4 103,9
2ᵉ trim. 2016 93,1 96,3 104,9 104,3
3ᵉ trim. 2016 93 96,4 105,3 104,5
4ᵉ trim. 2016 92,4 96,2 105,2 104,6
1ᵉʳ trim. 2017 93 95,9 105,8 104,8
2ᵉ trim. 2017 93,4 95,9 106 104,7
3ᵉ trim. 2017 93,1 96,1 106,3 104,8
4ᵉ trim. 2017 93,7 96,4 107,1 104,7
1ᵉʳ trim. 2018 94,3 96,6 107,3 104,7
2ᵉ trim. 2018 94,5 96,7 107,5 104,4
3ᵉ trim. 2018 95 96,9 107,8 104,4
4ᵉ trim. 2018 95,5 97,3 108,6 104,5
  • Notes : données CVS en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee

Figure 4Le tertiaire marchand hors intérim au plus hautÉvolution trimestrielle de l'emploi salarié total par grands secteurs d'activité en Auvergne-Rhône-Alpes

  • Notes : données CVS en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee

Le secteur de l’information et de la communication progresse très fortement sur l’année (+ 5,0 %) grâce à un second semestre 2018 particulièrement favorable. L’hébergement-restauration augmente de 2,1 %, poussé par les départements de l’Ain, de la Savoie et du Rhône. Les services immobiliers et les services aux ménages sont les seuls secteurs en déclin.

Le tertiaire non marchand perd 1 500 salariés dans la région (– 0,2 %). Ce repli s’inscrit dans la tendance nationale (– 0,1 %) et dans un contexte de suppression des contrats aidés. Seul le Rhône progresse de manière notable (+ 0,5 %) et les deux Savoie plus timidement (+ 0,1 % et + 0,2 %). Les autres départements sont stables ou en retrait (jusqu’à – 1,0 % pour la Drôme et l’Allier).

L’intérim en net recul

Après trois ans de croissance particulièrement dynamique, l’emploi intérimaire connaît un repli de 2,3 % sur l’année 2018. Le déclin est toutefois moins marqué qu’en France où il atteint – 3,3 %. Les baisses sont importantes dans l’Allier (– 6,2 %), la Haute-Savoie (– 7,7 %) et la Drôme (– 10,0 %) et ne sont pas compensées par la progression du Rhône (+ 1,0 %).

Avertissement

À partir des résultats du premier trimestre 2018, le champ des estimations trimestrielles d’emploi (ETE) localisées, réalisées en partenariat avec l’Acoss et les Urssaf (champ hors intérim) ainsi que la Dares (sur l’intérim), s’est étendu. En 2017, les ETE publiées au niveau localisé (région et département) portaient seulement sur les salariés du secteur marchand – hors agriculture et activité des particuliers employeurs – en France métropolitaine. Depuis 2018, le champ des ETE localisées comprend les départements d’outre-mer (hors Mayotte) et l’ensemble de l’emploi salarié, donc y compris les salariés de la fonction publique, de l’agriculture et de l’ensemble des particuliers employeurs.

De plus, une distinction des emplois « privé » et « public », établie à partir de la catégorie juridique des employeurs, est disponible au niveau régional. Les niveaux de l’emploi « privé » publiés par les Urssaf et par l’Insee diffèrent du fait d’écarts de champ et de concept, et de légères différences peuvent exister sur les taux d’évolution.

Parallèlement, l’introduction de la déclaration sociale nominative (DSN) en remplacement du bordereau récapitulatif de cotisations (BRC) peut entraîner des révisions accrues sur les données, en particulier durant la phase de montée en charge de la DSN.

Avertissement

Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d'une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.

Définitions

Les salariés sont les personnes qui travaillent, aux termes d’un contrat, pour une autre entité résidente en échange d’un salaire ou d’une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.

A partir de 2009, les estimations d'emploi annuelles sont calculées à partir du dispositif Estel (Estimations d'emploi localisées), qui se fondent sur l'utilisation des sources administratives en niveau.

Pour les salariés, il s'agit des Déclarations Annuelles de Données Sociales (DADS « grand format ») contenant, en plus des DADS stricto sensu, les données du fichier de paye des agents de l'État et celles des particuliers employeurs).

Pour les non salariés agricoles, les sources mobilisées sont les fichiers de la Mutualité Sociale Agricole (MSA) et pour les non salariés non agricoles, les fichiers de l'Agence Centrale des Organismes de Sécurité Sociale (ACOSS) qui est la Caisse Nationale des Unions de Recouvrement des Cotisations de Sécurité Sociale et d'Allocations Familiales (URSSAF).

Le concept central d'Estel est une synthèse ascendante des sources administratives utilisées avec prise en compte de la multi-activité. Estel mesure l'emploi selon un concept « BIT répertorié » : l'emploi est mesuré sur la dernière semaine de l'année et tout emploi déclaré est comptabilisé.

Le passage à Estel permet la production des estimations d'emploi annuelles à un niveau géographique et sectoriel plus fin que l'ancien système (celui de la zone d'emploi croisée avec le niveau A38 de la nouvelle nomenclature d'activités au lieu du niveau départemental) ; de plus on disposera chaque année de la double localisation au lieu de résidence et au lieu de travail pour les salariés et d'informations sur le sexe et la tranche d'âge quinquennale des travailleurs salariés et non salariés.

L' intérim (ou travail intérimaire ou travail temporaire) consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire.

L'intérim se caractérise donc par une relation triangulaire entre l’entreprise de travail temporaire, l’entreprise cliente et le salarié, et implique la conclusion de deux contrats : un contrat de mise à disposition (entre l’entreprise de travail temporaire et l’entreprise cliente) et un contrat de mission (entre l’entreprise de travail temporaire et le salarié).

Le contrat ne peut être conclu que pour l’exécution d’une tâche précise et temporaire, dénommée mission, et seulement dans les cas énumérés par la loi. Quel que soit le motif pour lequel il est conclu, un tel contrat ne peut avoir ni pour objet ni pour effet de pourvoir durablement un emploi lié à l’activité normale et permanente de l’entreprise utilisatrice.

La correction des variations saisonnières permet d’éliminer l'effet de fluctuations périodiques infra-annuelles dues au calendrier et aux saisons, de manière à faire ressortir les évolutions les plus significatives de la série. Celles-ci sont contenues dans la tendance et la composante irrégulière.

Par exemple, les ventes de jouets augmentent toujours fortement entre novembre et décembre, en raison de Noël. Sur les données brutes, cet effet périodique masque l’évolution conjoncturelle sous-jacente pour une année donnée. Une fois la série désaisonnalisée, c’est-à-dire l’effet Noël retiré, les ventes peuvent s’avérer en baisse, signe d’une moins bonne année.

La nomenclature des activités économiques en vigueur en France depuis le 1er janvier 2008 est la nomenclature d'activités française (NAF rév. 2). La NAF a la même structure que de la nomenclature d'activités de la Communauté européenne (NACE rév. 2) mais elle comporte un niveau supplémentaire, spécifique à la France, celui des sous-classes.

La NAF rév. 2 comporte cinq niveaux comprenant respectivement : 21, 88, 272, 615 et 732 postes.

La NAF rév. 2 s'est substituée à la NAF rév. 1 datant de 2003 (entrée en vigueur au 1er janvier 2003). La NAF rév. 1 comporte cinq niveaux ayant respectivement 17, 31, 62, 224, et 712 postes .

La NAF rév. 1 avait succédé à la NAF qui était en vigueur depuis le 1er janvier 1993.

Pour en savoir plus

Site internet Insee (thème Travail - Emploi)

Définitions

Les salariés sont les personnes qui travaillent, aux termes d’un contrat, pour une autre entité résidente en échange d’un salaire ou d’une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.

A partir de 2009, les estimations d'emploi annuelles sont calculées à partir du dispositif Estel (Estimations d'emploi localisées), qui se fondent sur l'utilisation des sources administratives en niveau.

Pour les salariés, il s'agit des Déclarations Annuelles de Données Sociales (DADS « grand format ») contenant, en plus des DADS stricto sensu, les données du fichier de paye des agents de l'État et celles des particuliers employeurs).

Pour les non salariés agricoles, les sources mobilisées sont les fichiers de la Mutualité Sociale Agricole (MSA) et pour les non salariés non agricoles, les fichiers de l'Agence Centrale des Organismes de Sécurité Sociale (ACOSS) qui est la Caisse Nationale des Unions de Recouvrement des Cotisations de Sécurité Sociale et d'Allocations Familiales (URSSAF).

Le concept central d'Estel est une synthèse ascendante des sources administratives utilisées avec prise en compte de la multi-activité. Estel mesure l'emploi selon un concept « BIT répertorié » : l'emploi est mesuré sur la dernière semaine de l'année et tout emploi déclaré est comptabilisé.

Le passage à Estel permet la production des estimations d'emploi annuelles à un niveau géographique et sectoriel plus fin que l'ancien système (celui de la zone d'emploi croisée avec le niveau A38 de la nouvelle nomenclature d'activités au lieu du niveau départemental) ; de plus on disposera chaque année de la double localisation au lieu de résidence et au lieu de travail pour les salariés et d'informations sur le sexe et la tranche d'âge quinquennale des travailleurs salariés et non salariés.

L' intérim (ou travail intérimaire ou travail temporaire) consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire.

L'intérim se caractérise donc par une relation triangulaire entre l’entreprise de travail temporaire, l’entreprise cliente et le salarié, et implique la conclusion de deux contrats : un contrat de mise à disposition (entre l’entreprise de travail temporaire et l’entreprise cliente) et un contrat de mission (entre l’entreprise de travail temporaire et le salarié).

Le contrat ne peut être conclu que pour l’exécution d’une tâche précise et temporaire, dénommée mission, et seulement dans les cas énumérés par la loi. Quel que soit le motif pour lequel il est conclu, un tel contrat ne peut avoir ni pour objet ni pour effet de pourvoir durablement un emploi lié à l’activité normale et permanente de l’entreprise utilisatrice.

La correction des variations saisonnières permet d’éliminer l'effet de fluctuations périodiques infra-annuelles dues au calendrier et aux saisons, de manière à faire ressortir les évolutions les plus significatives de la série. Celles-ci sont contenues dans la tendance et la composante irrégulière.

Par exemple, les ventes de jouets augmentent toujours fortement entre novembre et décembre, en raison de Noël. Sur les données brutes, cet effet périodique masque l’évolution conjoncturelle sous-jacente pour une année donnée. Une fois la série désaisonnalisée, c’est-à-dire l’effet Noël retiré, les ventes peuvent s’avérer en baisse, signe d’une moins bonne année.

La nomenclature des activités économiques en vigueur en France depuis le 1er janvier 2008 est la nomenclature d'activités française (NAF rév. 2). La NAF a la même structure que de la nomenclature d'activités de la Communauté européenne (NACE rév. 2) mais elle comporte un niveau supplémentaire, spécifique à la France, celui des sous-classes.

La NAF rév. 2 comporte cinq niveaux comprenant respectivement : 21, 88, 272, 615 et 732 postes.

La NAF rév. 2 s'est substituée à la NAF rév. 1 datant de 2003 (entrée en vigueur au 1er janvier 2003). La NAF rév. 1 comporte cinq niveaux ayant respectivement 17, 31, 62, 224, et 712 postes .

La NAF rév. 1 avait succédé à la NAF qui était en vigueur depuis le 1er janvier 1993.