Les services principalement marchands en 2012 et 2013

Catherine Souquet, division Services, Insee

En 2012, les services principalement marchands contribuent pour un cinquième au chiffre d’affaires (770 milliards d’euros) des secteurs principalement marchands (hors activités financières et agricoles), la moitié de ces ventes provenant des services aux entreprises et un quart des secteurs de l’information et de la communication.

Les services marchands se caractérisent par le poids élevé des petites structures au sein du tissu productif et la profusion de non salariés, qui sont souvent des entrepreneurs individuels, professions libérales ou artisans-commerçants.

Les services marchands se distinguent aussi par leur dynamisme. Entre 2000 et 2012, tirée par les télécommunications et les activités informatiques, leur production a augmenté plus rapidement que celle de l’ensemble des secteurs principalement marchands (+ 30 % en volume contre + 14 %), de même que l’emploi salarié (+ 15 % au lieu de + 1,8 %).

Insee Focus
No 27
Paru le : 27/04/2015

1. Hébergement et restauration : dégradation des résultats en 2012

Le secteur de l’hébergement et de la restauration, stimulé par la baisse massive de la TVA dans la restauration, a bien résisté à la crise. Il affiche même, entre 2008 et 2011, une croissance modérée de sa production (+ 1,8 % par an), comme de ses effectifs (+ 1,5 %). La demande est moins bien orientée en 2012 et 2013 (- 1,2 % et - 1,8 %). Cette contraction du marché explique la dégradation, en 2012, des résultats économiques et financiers, déjà médiocres, du secteur.

Des petites structures, intensives en emploi

En 2012, le secteur de l'hébergement-restauration compte 253 000 entreprises, en majorité des sociétés (58 %) (figure 1a). Il réalise un chiffre d’affaires de 87 milliards d’euros, dont un peu moins de 2 milliards d’exportations, générées, pour une large part, par des acteurs spécialisés dans la restauration du transport aérien. Il repose d’abord sur les unités de moins de 10 salariés, qui génèrent à elles seules la moitié du chiffre d’affaires et de la valeur ajoutée, soit une contribution supérieure de près de quinze points à celle constatée dans l’ensemble du champ des services non financiers principalement marchands (34 %). À l’opposé, malgré la présence de quelques grands groupes internationalisés, les plus grandes sociétés (250 salariés ou plus) n’ont qu’un rôle secondaire (20 % au lieu de 35 %).

Figure 1a - Chiffres clés de l'hébergement et de la restauration en 2012

Figure 1a - Chiffres clés de l'hébergement et de la restauration en 2012
Unités légales (milliers) Salariés en ETP1 (milliers) Chiffre d'affaires hors taxes (milliards d'euros) Chiffre d'affaires export (milliards d'euros) Valeur ajoutée (milliards d'euros) Investissements corporels bruts hors apports (milliards d'euros)
De 0 à 9 salariés ETP1 240,0 325,2 41,9 0,2 17,5 3,6
De 10 à 249 salariés ETP 12,5 276,8 27,9 0,3 11,3 2,0
250 salariés ETP ou plus 0,1 165,7 16,8 1,2 7,6 0,8
Ensemble 252,6 767,7 86,6 1,8 36,4 6,3
Ensemble des entreprises des services principalement marchands hors services financiers 1 692,8 3 818,0 768,6 75,7 353,3 81,0
Poids des entreprises du secteur de l'hébergement et restauration2 (en %) 14,9 20,1 11,3 2,4 10,3 7,8
  • 1. Équivalent temps plein. Effectifs hors intérim.
  • 2. Poids des entreprises ayant une activité principale dans le secteur de l'hébergement ou la restauration par rapport à l'ensemble des entreprises des services principalement marchands, hors services financiers.
  • Champ : France.
  • Source : Insee, Ésane.

Le secteur de l’hébergement et de la restauration est un secteur intensif en emploi : alors qu’il ne contribue que pour 11 % au chiffre d’affaires et 10 % à la valeur ajoutée de l’ensemble du champ des services marchands non financiers, il concourt pour 20 % à leurs effectifs salariés (768 000 en équivalent temps plein (ETP)). Entre 2000 et 2013, cette intensité en main d’œuvre s’est accentuée : les effectifs salariés ont crû de 22 %, alors que la production n’augmentait parallèlement que de 13 % (figure 1b). Ce décrochage est la conséquence, dans la restauration, du passage aux 35 heures, qui a généré une augmentation conséquente de l’emploi salarié dès 2001, sans qu’il y ait une hausse parallèle du volume d’heures travaillées, et, dans l’hébergement, d’une chute brutale de l’activité en 2009, qui ne s’est pas répercutée sur l’emploi.

Figure 1b - Évolution de l'emploi salarié, hors intérim

indice base 100 en 2000
Figure 1b - Évolution de l'emploi salarié, hors intérim
Années Secteur
Hébergement-restauration Hébergement Restauration
2000 100,0 100,0 100,0
2001 103,1 100,8 104,1
2002 106,7 102,9 108,2
2003 107,6 103,3 109,3
2004 109,3 104,7 111,2
2005 111,1 104,2 114,0
2006 113,8 106,0 117,1
2007 117,0 108,6 120,4
2008 116,3 107,4 119,9
2009 117,1 107,3 121,1
2010 119,5 109,6 123,5
2011 121,7 110,2 126,4
2012 122,3 110,0 127,4
2013 121,9 109,0 127,2
  • Note : les titulaires de contrats d’intérim ne sont pas classés dans les secteurs d’activité qui les emploient effectivement mais systématiquement dans l’activité de travail temporaire.
  • Champ : France.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 1b - Évolution de l'emploi salarié, hors intérim

Ces personnels, souvent peu qualifiés, perçoivent une rémunération assez modeste : 28 000 euros annuels (dont 29 600 euros dans l’hébergement) contre 40 700 euros dans les services marchands, hors activités liées à l’emploi (placement de main d’œuvre, travail temporaire...). La mesure de l’emploi, dans l’hébergement-restauration, inclut, par ailleurs, la prise en compte d’un nombre élevé de non salariés (autour de 160 000), qui, souvent propriétaires de leur établissement, sont principalement dans la restauration.

Une augmentation des effectifs salariés, malgré la crise

Après une année 2009 difficile, marquée par une demande en berne (- 2,0 %), le secteur de l’hébergement-restauration a rapidement redressé la situation et affiché une croissance de la production de 5,7 % en 2010 et de 1,8 % en 2011, hausse supérieure à celle constatée dans l’ensemble du champ (+ 3,9 % et + 2,7 %) (figure 1c). Ce rebond fait suite à une diminution de 14 points de la TVA sur la restauration, à la mi-2009 : ce sous-secteur, en pleine période de récession, a maintenu sa production en 2009 (+ 0,2 % contre - 3,4 % dans les services) et a rebondi en 2010 (+ 6,3 %) et 2011 (+ 2,0 %), entraînant dans son sillage l’hébergement (+ 4,1 % et + 1,5 %). Cette embellie a encouragé la création de nouveaux emplois salariés hors intérim, à un rythme voisin de celui de la production (+ 4,6 % et + 5,6 % entre 2008 et 2011).

Les années 2012 et 2013 ont été moins positives. En 2012, la production du secteur diminue de 1,2 %, davantage dans la restauration (- 1,3 %) que dans l’hébergement (- 0,6 %), alors que la tendance est toujours positive dans l’ensemble du champ (+ 1,2 %). En 2013, le recul se confirme (- 1,8 % contre + 0,9 % dans les services), mais n’affecte que partiellement l’emploi salarié : + 0,5 % en 2012, - 0,4 % en 2013.

Figure 1c - Évolution de la production par branche en volume

indice base 100 en 2000
Figure 1c - Évolution de la production par branche en volume
Années Secteur
Hébergement-restauration Hébergement Restauration
2000 100,0 100,0 100,0
2001 101,7 100,8 102,0
2002 101,6 101,0 101,8
2003 103,6 103,6 103,6
2004 104,5 106,5 103,9
2005 106,2 109,5 105,1
2006 109,2 113,4 107,8
2007 111,7 114,8 110,6
2008 110,0 114,0 108,7
2009 107,8 104,7 108,9
2010 114,0 109,0 115,7
2011 116,2 110,6 118,0
2012 114,8 110,0 116,5
2013 112,8
  • Champ : France, branches de l'hébergement et de la restauration.
  • Source : Insee, comptabilité nationale.

Figure 1c - Évolution de la production par branche en volume

Une dégradation des résultats en 2012

En 2012, les performances économiques du secteur se dégradent par rapport à 2011. Le taux de marge, inférieur de moitié à celui constaté dans les services marchands non financiers hors sièges sociaux (30,3 %), passe de 17,1 % à 14,8 % et le taux de profitabilité de 10,4 % à 6,3 % (figure 1d). Les baisses les plus sévères ont lieu dans l’hôtellerie (- 5 points pour le taux de marge et - 12 points pour le taux de profitabilité) et dans les restaurants et services de restauration mobile (- 3 points).

Malgré une baisse de moitié de l’excédent brut d’exploitation, le taux d’investissement du secteur se redresse légèrement en 2012 (17,4 % après 16,8 % en 2011). Ce taux moyen masque de fortes disparités sectorielles : d’une part, la restauration, activité intensive en main d‘œuvre, où l’effort d’investissement est faible au regard de la valeur ajoutée dégagée (12,0 %) ; d’autre part, l’hébergement, activité capitalistique, qui requiert au contraire des capitaux importants (31,2 %). Le taux d’investissement s’améliore surtout dans trois activités : l’hôtellerie (+ 2,7 points entre 2011 et 2012), les terrains de camping (+ 5 points) et les débits de boissons (+ 4,8 points).

Figure 1d - Ratios du secteur hébergement-restauration en 2012

Figure 1d - Ratios du secteur hébergement-restauration en 2012
Hébergement et restauration Services marchands7
Organisation et débouchés de la production
Taux d'exportation1 (%) 2,1 9,8
Intensité capitalistique2 (milliers d'euros) 77,5 217,8
Frais de personnel par salarié ETP (milliers d'euros) 38 63,0
Partage de la valeur ajoutée 3 (au coût des facteurs)
Part des frais de personnel (%) 85,2 71,8
Taux de marge4 (%) 14,8 30,3
Ratios d'investissement
Taux d'investissement5 (%) 17,4 22,9
Taux d'autofinancement6 (%) 72,6 217,0
  • 1. Part du chiffre d'affaires à l'export dans le chiffre d'affaires total.
  • 2. Rapport entre les immobilisations corporelles brutes et l'effectif salarié en ETP.
  • 3. Valeur ajoutée de laquelle on déduit les impôts sur la production et à laquelle on ajoute les subventions d'exploitation.
  • 4. Hors sièges sociaux.
  • 5. Rapport entre les investissements corporels bruts hors apport et la valeur ajoutée.
  • 6. Rapport entre la capacité d'autofinancement et les investissements corporels bruts hors apport.
  • 7. Entreprises des secteurs principalement marchands non agricoles et non financiers.
  • Champ : France, services principalement marchands hors services financiers.
  • Source : Insee, Ésane.

Un secteur dominé par la restauration

La restauration regroupe les trois quarts des effectifs, du chiffre d’affaires et de la valeur ajoutée du secteur (respectivement 77 %, 73 % et 72 %) (figure 1e). Les unités y sont un peu plus petites que dans l’hébergement (2,8 salariés en moyenne contre 3,8) et l’emploi non salarié plus répandu. Les trois quarts des ventes y sont générées par les restaurants et les services de restauration mobile (73 %), le quart restant se répartissant entre les traiteurs, y compris la restauration collective, (16 %) et les débits de boissons (11 %). Quant à l’hébergement, ses recettes proviennent d’abord de l’hôtellerie (70 %), puis des hébergements touristiques ou autres hébergements de courte durée, tels les appartements-hôtels, les maisons de vacances ou les auberges de jeunesse (18 %), les campings ne contribuant que pour 10 % au chiffre d’affaires et les autres hébergements, pour 2 %. La baisse de la production constatée en 2012 et 2013 provient, pour la restauration, des débits de boissons et de la restauration traditionnelle et, pour l’hébergement, de l’hôtellerie, du fait d’une diminution de fréquentation de la clientèle française.

Figure 1e - Principales activités du secteur selon la valeur ajoutée en 2012

en %
Figure 1e - Principales activités du secteur selon la valeur ajoutée en 2012
Hébergement restauration
Restauration 72
Hébergement 28
  • Champ : France.
  • Source : Insee, Ésane.

Figure 1e - Principales activités du secteur selon la valeur ajoutée en 2012

Hébergement et restauration - Données complémentaires
(xls, 61 Ko)

2. Information et communication : croissance soutenue de l’activité depuis 2008

Le secteur de l’information et de la communication contribue pour un quart au chiffre d’affaires des services marchands non financiers. La forte croissance de la production depuis le début des années 2000 (+ 62 %) s’explique principalement par le boom de la demande en télécommunications (+ 106 %) et la vitalité des services informatiques (+ 58 %). Malgré une conjoncture médiocre, ce dynamisme reste manifeste en 2012 (+ 4 %), mais les résultats économiques et financiers se dégradent.

Un quart des services marchands

En 2012, le secteur de l’information et de la communication compte près de 126 000 sociétés non financières et entrepreneurs individuels (SNFEI) (figure 2a). Ces derniers sont surtout présents dans les activités informatiques (70 % du total), où ils comptabilisent la moitié (51 %) des unités légales. Ils sont plus rares dans toutes les autres activités (moins de 30 % des SNFEI), le minimum étant atteint dans la programmation-diffusion (11 %).

Figure 2a - Chiffres clés de l'information et de la communication en 2012

Figure 2a - Chiffres clés de l'information et de la communication en 2012
Unités légales (milliers) Salariés en ETP1 (milliers) Chiffre d'affaires hors taxe (milliards d'euros) Chiffre d'affaires export (milliards d'euros) Valeur ajoutée (milliards d'euros) Investissements corporels bruts hors apports (milliards d'euros)
De 0 à 9 salariés ETP1 119,0 72,6 20,3 2,1 10,1 0,6
De 10 à 249 salariés ETP 6,3 216,9 49,3 6,8 20,2 1,4
250 salariés ou plus ETP 0,3 378,5 111,6 9,3 50,5 7,0
Ensemble 125,6 668,0 181,3 18,2 80,7 9,0
Ensemble des entreprises des services principalement marchands hors services financiers 1 692,8 3 818,0 768,6 75,7 353,3 81,0
Poids des entreprises du secteur de l'information et communication2 (en %) 7,4 17,5 23,6 24,0 22,8 11,1
  • 1. Équivalent temps plein. Effectifs hors intérim.
  • 2. Poids des entreprises ayant une activité principale dans le secteur de l'information-communication par rapport à l'ensemble des entreprises des services principalement marchands hors services financiers.
  • Champ : France.
  • Source : Insee, Ésane.

Le secteur réalise un chiffre d’affaires de 181 milliards d’euros. Il contribue de façon déterminante aux services principalement marchands (hors services financiers), en générant 24 % de leur chiffre d’affaires, 23 % de leur valeur ajoutée et 27 % de leur excédent brut d’exploitation.

Il emploie 668 000 salariés en équivalent temps plein (ETP), soit près de 18 % des effectifs salariés hors intérim des entreprises du champ. Le salaire net moyen y est plus élevé que dans les services marchands (51 300 euros annuels contre 40 700 euros, hors activités liées à l’emploi) et varie fortement en fonction de l’activité. Ainsi, il atteint 59 700 euros dans la production audiovisuelle et 57 400 euros dans la programmation-diffusion, mais descend à 42 200 euros dans les télécommunications. Les non salariés sont peu nombreux (5 % des effectifs) ; leur poids dans l’emploi ne dépasse les 10 % que dans la production audiovisuelle.

Bien que la taille moyenne des SNFEI y soit modeste (5,3 salariés), le secteur de l’information et de la communication repose sur les grandes sociétés (250 salariés ou plus), qui génèrent près des deux tiers du chiffre d’affaires (62 %) et de la valeur ajoutée (63 %) : leur contribution est supérieure de presque trente points à celle constatée dans l’ensemble des secteurs des services marchands (35 %). La structuration oligopolistique des télécommunications et de la programmation-diffusion explique cette forte concentration.

Une forte croissance, tirée par l’explosion des télécommunications

Entre 2000 et 2012, la production a crû de près de deux tiers (+ 62 %), à un rythme très supérieur à la moyenne des secteurs des services marchands (+ 29 %) (figure 2b). Cette dynamique a été tirée par une vigoureuse demande en services de télécommunications, dont la production a plus que doublé (+ 120 %), et en services informatiques (+ 66 %) et services d’information (+ 47 %). Elle s’est accompagnée de gains de productivité importants, l’emploi salarié n’ayant augmenté que de 8 % durant la même période (figure 2c). Les sous-secteurs les plus créateurs d’emploi ont été l’informatique (+ 42 %) et la programmation-diffusion (+ 23 %), tandis que les effectifs ont reculé de 23 % dans les télécommunications, en liaison avec de forts gains de productivité. En dépit d’une conjoncture générale difficile, la production et l’emploi poursuivent leur hausse en 2013 (+ 1,0 % et + 0,6 %).

Figure 2b - Évolution de l'emploi salarié, hors intérim

indice base 100 en 2000
Figure 2b - Évolution de l'emploi salarié, hors intérim
Années Secteurs
Information et communication Édition Télécommunications Programmation informatique Cinéma, vidéo, CD Programmation et diffusion Services d'information
2000 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0
2001 103,8 102,0 99,9 108,2 100,0 103,8 97,9
2002 99,8 100,5 95,0 102,4 100,0 107,7 97,9
2003 97,3 93,5 92,7 103,7 98,0 107,7 100,0
2004 98,2 94,4 92,0 105,7 100,0 107,7 100,0
2005 100,4 95,2 92,4 110,6 102,0 115,4 102,1
2006 102,8 96,8 90,5 116,5 103,9 115,4 106,3
2007 105,3 98,9 89,3 122,1 107,8 119,2 110,4
2008 106,7 99,5 84,5 128,4 105,9 126,9 114,6
2009 105,1 96,7 80,5 129,7 107,8 126,9 114,6
2010 105,9 96,2 78,1 134,0 107,8 123,1 104,2
2011 107,5 95,6 77,3 139,0 105,9 126,9 104,2
2012 107,6 93,3 76,8 141,7 100,0 123,1 106,3
2013 108,2 93,3 75,9 143,8
  • Note : les titulaires de contrats d’intérim ne sont pas classés dans les secteurs d’activité qui les emploient effectivement mais systématiquement dans l’activité de travail temporaire.
  • Champ : France.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 2b - Évolution de l'emploi salarié, hors intérim

Figure 2c - Évolution de la production par branche en volume

indice base 100 en 2000
Figure 2c - Évolution de la production par branche en volume
Années Secteurs
Information et communication Édition Télécommunications Programmation informatique Cinéma, vidéo, CD Programmation et diffusion Services d'information
2000 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0
2001 111,6 103,8 122,8 109,2 106,7 106,9 108,8
2002 113,1 102,3 132,8 104,9 109,7 107,8 107,6
2003 116,0 102,7 137,9 108,5 111,7 108,0 109,0
2004 121,0 106,9 141,0 114,8 121,0 111,0 113,5
2005 125,9 108,3 150,1 119,6 123,0 113,1 117,8
2006 133,1 114,3 159,1 129,7 122,4 114,0 126,6
2007 137,8 118,6 166,2 134,1 124,9 112,9 132,7
2008 144,6 123,5 173,8 144,1 126,8 110,3 144,4
2009 141,9 111,4 178,6 139,7 123,3 111,5 139,7
2010 150,1 111,2 193,6 151,0 124,3 115,0 143,2
2011 156,1 109,0 206,6 158,3 128,5 119,6 139,7
2012 162,2 108,1 220,2 166,1 126,5 116,8 147,0
2013 164,8 229,9
  • Champ : France, branches de l'information et de la communication.
  • Source : Insee, comptabilité nationale.

Figure 2c - Évolution de la production par branche en volume

Dégradation des résultats en 2012

Les performances du secteur se dégradent en 2012 (figure 2d). Le taux de marge baisse de 2,5 points (34,9 % contre 37,4 % en 2011), mais reste supérieur à la moyenne des services principalement marchands (30,3 %, hors sièges sociaux). Le taux de profitabilité chute de moitié, passant de 16,9 % à 7,9 %, mais ce recul n’est pas isolé et se constate dans l’ensemble des services principalement marchands (31,6 % en 2011, 15,9 % en 2012). Toutes les activités sont concernées par cette dégradation, à l’exception, pour le taux de marge, des services d’information. Le décrochage est particulièrement sensible dans les télécommunications, où le taux de profitabilité s’effondre (8 % contre 33,6 % l’année précédente).

Figure 2d - Ratios du secteur information-communication en 2012

Figure 2d - Ratios du secteur information-communication en 2012
Information communication Services marchands7
Organisation et débouchés de la production
Taux d'exportation1 (%) 10,0 9,8
Intensité capitalistique2 (milliers d'euros) 174,3 217,8
Frais de personnel par salarié ETP (milliers d'euros) 75,1 63,0
Partage de la valeur ajoutée3 (au coût des facteurs)
Part des frais de personnel (%) 65,1 71,8
Taux de marge4 (%) 34,9 30,3
Ratios d'investissement
Taux d'investissement5 (%) 11,2 22,9
Taux d'autofinancement6 (%) 282,0 217,0
  • 1. Part du chiffre d'affaires à l'export dans le chiffre d'affaires total.
  • 2. Rapport entre les immobilisations corporelles brutes et l'effectif salarié en ETP.
  • 3. Valeur ajoutée de laquelle on déduit les impôts sur la production et à laquelle on ajoute les subventions d'exploitation.
  • 4. Hors sièges sociaux.
  • 5. Rapport entre les investissements corporels bruts hors apport et la valeur ajoutée.
  • 6. Rapport entre la capacité d'autofinancement et les investissements corporels bruts hors apport.
  • 7. Entreprises des secteurs principalement marchands non agricoles et non financiers.
  • Champ : France, services principalement marchands hors services financiers.
  • Source : Insee, Ésane.

Les résultats ne sont pas meilleurs en termes d’investissement : le taux d’investissement régresse (11,2 % au lieu de 19,2 % en 2011), marquant un recul bien supérieur à celui enregistré dans les services principalement marchands (22,9 % contre 23,9 %). Cette baisse est essentiellement imputable au sous-secteur des télécommunications, dont les investissements baissent de moitié (6,6 milliards d’euros contre 13,1 milliards d’euros). Dans les autres activités, le recul est moins sensible, les montants concernés étant nettement plus modestes (moins de 10 % de la valeur ajoutée).

Le secteur s’articule autour des télécommunications et des activités informatiques, qui réalisent plus des deux tiers de la valeur ajoutée produite (respectivement 36 % et 32 %) (figure 2e). En 2000, l’informatique représentait 40 % du total et les télécommunications 26 % seulement : la demande s’est donc sensiblement modifiée au cours de la dernière décennie, du fait de l’engouement des consommateurs pour les produits de téléphonie mobile ou d’Internet. La contribution des autres sous-secteurs s’est également modifiée : la part de l’édition et de la programmation audiovisuelle a reculé, tandis que celle de la programmation-diffusion a crû.

Figure 2e - Principales activités du secteur selon la valeur ajoutée en 2012

Figure 2e - Principales activités du secteur selon la valeur ajoutée en 2012
Sous-secteurs en %
Télécommunications 35,0
Programmation informatique 32,9
Edition 13,4
Cinéma, vidéo, CD 8,3
Services d'information 5,3
Programmation et diffusion 5,0
Total 100,0
  • Champ : France.
  • Source : Insee, Ésane.

Figure 2e - Principales activités du secteur selon la valeur ajoutée en 2012

Information et communication - Données complémentaires
(xls, 106 Ko)

3. Activités immobilières : une hausse modérée mais continue depuis 2000

Porté par un tissu de très petites structures, le plus souvent non employeuses, le secteur des activités immobilières bénéficie, depuis le début des années 2000, d’une croissance régulière et modérée (+ 1,1 % par an), qui se poursuit en 2012. Très capitalistique, il se distingue par un taux d’investissement quatre fois supérieur à celui de l’ensemble des services marchands (86 % contre 23 %), qui fléchit en 2012 (- 6 points). Le taux de marge, en revanche, s’améliore (+ 1,5 point).

Un tissu de très petites unités

Le secteur des activités immobilières (hors promotion) compte, en 2012, 229 000 sociétés non financières et entrepreneurs indépendants (SNFEI) (figure 3a). Il se caractérise par un nombre important d’unités n’employant aucun salarié (85 % du total), ce qui porte la taille moyenne des SNFEI du secteur à 0,9 salarié (contre 2,3 dans les services marchands non financiers). Les unités employeuses comptent en moyenne 6 salariés, mais cette taille est fortement tributaire de l’activité : 39 salariés dans la location de logements, du fait de la présence de grandes structures comme les offices publics d’HLM, mais 3 seulement dans les agences immobilières ou 2 pour les marchands de biens.

Figure 3a - Chiffres clés des activités immobilières en 2012

Figure 3a - Chiffres clés des activités immobilières en 2012
Unités légales (milliers) Salariés en ETP1 (milliers) Chiffre d'affaires hors taxe (milliards d'euros) Chiffre d'affaires export (milliards d'euros) Valeur ajoutée (milliards d'euros) Investis-sements corporels bruts hors apports (milliards d'euros)
De 0 à 9 salariés ETP1 226,2 65,4 43,2 0,5 20,3 16,8
 Part des unités non employeuses (en %) 85,3 0,0 35,8 52,3 30,7 35,9
 Part des unités employeuses (en %) 14,7 100,0 64,2 47,7 69,3 64,1
De 10 à 249 salariés ETP 2,4 89,4 23,1 0,2 14,0 11,9
250 salariés ou plus ETP 0,1 48,2 14,8 0,0 9,2 8,6
Ensemble 228,7 202,9 81,0 0,8 43,6 37,4
Ensemble des entreprises des services principalement marchands hors services financiers 1 692,8 3 818,0 768,6 75,7 353,3 81,0
Poids des entreprises du secteur de l'immobilier2 (en %) 13,5 5,3 10,5 1,0 12,3 46,1
  • 1. Équivalent temps plein. Effectifs hors intérim.
  • 2. Poids des entreprises ayant une activité principale dans le secteur de l'immobilier par rapport à l'ensemble des entreprises des services principalement marchands hors services financiers.
  • Champ : France.
  • Source : Insee, Ésane.

Une croissance régulière et modérée

Il réalise un chiffre d‘affaires de 81 milliards d’euros, soit un dixième de celui des services marchands. Entre 2000 et 2012, sa production en volume n’a cessé d’augmenter, à l’exception d’un léger fléchissement en 2009 (- 1 point), au plus fort de la crise, mais cette croissance a été deux fois moins rapide que celle des services marchands (+ 1,1 % par an au lieu de + 2,0 %). En 2013, la tendance se poursuit au même rythme, avec une hausse de la production de 1 % (figure 3b).

Figure 3b - Évolution de l'emploi salarié, hors intérim

indice base 100 en 2000
Figure 3b - Évolution de l'emploi salarié, hors intérim
Années Secteur activités immobilières
2000 100,0
2001 101,8
2002 103,4
2003 95,8
2004 97,8
2005 102,1
2006 105,5
2007 110,6
2008 106,7
2009 105,0
2010 106,1
2011 106,8
2012 105,4
2013 104,7
  • Note : les titulaires de contrats d’intérim ne sont pas classés dans les secteurs d’activité qui les emploient effectivement mais systématiquement dans l’activité de travail temporaire.
  • Champ : France.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 3b - Évolution de l'emploi salarié, hors intérim

En 2012, le secteur emploie 203 000 salariés hors intérim en équivalent temps plein (ETP). Depuis 2000, leur nombre a crû à un rythme près de trois fois inférieur à celui des services marchands (+ 0,4 % par an contre + 1,1 %), mais supérieur à celui de l’ensemble de l’économie qui est restée stable (figure 3c). La rémunération nette par salarié y est plus faible que dans l’ensemble des secteurs du champ, hors activités liées à l’emploi (39 700 euros contre 40 700 euros par an), avec de forts écarts entre le sous-secteur des marchands de biens (52 700 euros) et celui de la location immobilière (35 300 euros) et, plus spécifiquement, de la location de logements (33 200 euros). On comptabilise aussi, dans ces activités, quelque 40 000 non salariés, loueurs de fonds ou agents immobiliers pour l’essentiel.

Figure 3c - Évolution de la production de la branche en volume

indice base 100 en 2000
Figure 3c - Évolution de la production de la branche en volume
Années Secteur activités immobilières
2000 100,0
2001 101,4
2002 103,3
2003 104,8
2004 107,1
2005 109,3
2006 111,6
2007 112,6
2008 112,9
2009 111,9
2010 112,9
2011 112,9
2012 113,9
2013 115,0
  • Champ : France, branche de l'immobilier.
  • Source : Insee, comptabilité nationale.

Figure 3c - Évolution de la production de la branche en volume

Une activité très capitalistique

Le secteur de l’immobilier recouvre des activités très capitalistiques (marchands de biens immobiliers, location et exploitation de biens immobiliers propres ou loués), nécessitant des investissements lourds (figure 3d). La réalisation d’un taux d’investissement presque quatre fois supérieur à celui des services marchands (86 % au lieu de 23 %) impose de générer un taux de marge élevé, très au-dessus de la moyenne. En 2012, ce dernier est de 69 % (contre 30 % dans l’ensemble du champ, hors sièges sociaux), en hausse de 1,5 point par rapport à l’année précédente. En revanche, bien que toujours nettement supérieurs à la moyenne du champ, les taux de profitabilité, comme d’investissement reculent (- 8 et – 6 points).

Les résultats des unités n’employant pas de salarié et ceux des unités employeuses vont dans le même sens en 2012, mais ces dernières se caractérisent par un taux de marge (58 %) et un taux d’investissement (78 %) moins élevés.

Figure 3d - Ratios du secteur des activités immobilières en 2012

Figure 3d - Ratios du secteur des activités immobilières en 2012
Activités immobilières Services marchands7
Organisation et débouchés de la production
Taux d'exportation1 (%) 0,9 9,8
Intensité capitalistique2 (milliers d'euros) 2324,2 217,8
Frais de personnel par salarié ETP (milliers d'euros) 56,7 63,0
Partage de la valeur ajoutée3 (au coût des facteurs)
Part des frais de personnel (%) 30,6 71,8
Taux de marge4 (%) 69,4 30,3
Ratios d'investissement
Taux d'investissement5 (%) 85,7 22,9
Taux d'autofinancement6 (%) 58,1 217,0
  • 1. Part du chiffre d'affaires à l'export dans le chiffre d'affaires total.
  • 2. Rapport entre les immobilisations corporelles brutes et l'effectif salarié en ETP.
  • 3. Valeur ajoutée de laquelle on déduit les impôts sur la production et à laquelle on ajoute les subventions d'exploitation.
  • 4. Hors sièges sociaux.
  • 5. Rapport entre les investissements corporels bruts hors apport et la valeur ajoutée.
  • 6. Rapport entre la capacité d'autofinancement et les investissements corporels bruts hors apport.
  • 7. Entreprises des secteurs principalement marchands non agricoles et non financiers.
  • Champ : France, services principalement marchands hors services financiers.
  • Source : Insee, Ésane.

La location au cœur des activités immobilières

La location et l’exploitation de biens immobiliers propres ou loués est la principale composante du secteur des activités immobilières (71 % du chiffre d’affaires et 80 % de la valeur ajoutée) (figure 3e). La location de logements est centrée autour des offices publics d’HLM et de quelques grands groupes immobiliers, tandis que la location de terrains et d’autres biens immobiliers est dominée par les propriétaires et les exploitants de centres commerciaux. Ces deux activités réalisent un chiffre d’affaires de même ordre (respectivement 32 milliards d’euros et 26 milliards d’euros, le second en baisse par rapport à 2011). Leurs performances en termes de taux de marge ou d’investissement sont également assez voisines : respectivement 62 % et 108 % pour la location de logements et 77 % et 93 % pour la location de terrains et autres biens immobiliers. Les activités immobilières pour compte de tiers produisent moins d’un cinquième (18 %) de la valeur ajoutée de l’immobilier, répartie à quasi-égalité entre les agences immobilières (53 %) et l’administration de biens immobiliers. Elles se caractérisent par un faible taux d’investissement (16 %) et une moindre rentabilité, avec un taux de marge de 18 % et un taux de profitabilité de 8 %. L’année 2012 a été difficile pour les agences immobilières, dont le chiffre d’affaire régresse (- 11,6 % en valeur), de même que leurs ratios financiers, le taux de marge passant de 23,4 % en 2011 à 15,8 et le taux de profitabilité de 21,4 % à 6,2 %. L’activité des marchands de biens immobiliers génère 10 % du chiffre d’affaires des activités immobilières (2 % de la valeur ajoutée). Composé pour l’essentiel de sociétés de très petite taille, reposant souvent sur une seule personne non-salariée, ce sous-secteur est dans une situation délicate, puisqu’il enregistre, en 2012, à la fois une chute marquée de ses ventes (- 13 %) et un fléchissement de ses taux de marge (70 % en 2012 contre 87 % en 2011) et de profitabilité (53 % au lieu de 73 %). En revanche, son taux d’investissement, négatif en 2010 (- 46 %), progresse pour la deuxième année consécutive : 14 % en 2011, 70 % en 2012.

Figure 3e - Principales activités du secteur selon la valeur ajoutée en 2012

Figure 3e - Principales activités du secteur selon la valeur ajoutée en 2012
Sous-secteurs en %
Location et exploitation de biens immobiliers 80,1
Activités immobilières pour compte de tiers 17,6
Marchands de biens immobiliers 2,3
Total 100,0
  • Champ : France.
  • Source : Insee, Ésane.

Figure 3e - Principales activités du secteur selon la valeur ajoutée en 2012

Activités immobilières - Données complémentaires
(xls, 95 Ko)

4. Services aux entreprises : une croissance dynamique tirée par les prestations de conseil

Les services aux entreprises contribuent pour moitié aux services non financiers principalement marchands. Leurs recettes proviennent à parité de prestations de conseil et de services opérationnels. Depuis 2000, ils bénéficient d’une demande dynamique (+ 32 %), supérieure à celle des services marchands, et cette croissance se poursuit en 2013 (+ 1,2 %).

Caractérisés par un taux de marge modeste, les services aux entreprises subissent une dégradation de leur situation financière en 2012.

La moitié des services marchands

En 2012, le secteur des services aux entreprises réalise un chiffre d’affaires de 366 milliards d’euros et contribue pour près de moitié à l’ensemble du champ des services non financiers principalement marchands en termes de chiffre d’affaires, d’effectifs salariés hors intérim en équivalent temps plein (ETP) et de valeur ajoutée (figure 4a).

Figure 4a - Chiffres clés des services aux entreprises en 2012

Figure 4a - Chiffres clés des services aux entreprises en 2012
Unités légales (milliers) Salariés en ETP1 (milliers) Chiffre d'affaires hors taxe (milliards d'euros) Chiffre d'affaires à l'export (milliards d'euros) Valeur ajoutée (milliards d'euros) Investissements corporels bruts hors apports (milliards d'euros)
De 0 à 9 salariés ETP 1 636,6 427,4 130,9 10,9 62,9 14,6
De 10 à 249 salariés ETP 25,6 789,4 128,6 16,9 56,4 5,8
250 salariés ou plus ETP 0,8 657,3 106,4 26,3 52,8 4,9
Ensemble 662,9 1 874,1 365,8 54,0 172,1 25,3
Ensemble des entreprises des services principalement marchands hors services financiers 1 692,8 3 818,0 768,6 75,7 353,3 81,0
Poids des entreprises du secteur des services aux entreprises2 (en %) 39,2 49,1 47,6 71,4 48,7 31,2
  • 1. Équivalent temps plein. Effectifs hors intérim.
  • 2. Poids des entreprises ayant une activité principale dans le secteur des services aux entreprises par rapport à l'ensemble des entreprises des services principalement marchands hors services financiers.
  • Champ : France.
  • Source : Insee, Ésane.

Il repose sur 663 000 unités légales, dont 48 % sont des entrepreneurs individuels. Ces derniers jouent un rôle non négligeable dans les activités juridiques et comptables (65 % des unités, 11 % des effectifs salariés et 18 % du chiffre d’affaires), les autres activités spécialisées, scientifiques et techniques (77 %, 4 % et 17 %), les activités vétérinaires (63 %, 24 % et 27 %) et les services relatifs aux bâtiments et à l’aménagement paysager (63 %, 4 % et 10 %).

La taille moyenne des unités du secteur est modeste (2,8 salariés), légèrement supérieure à celle de l’ensemble des secteurs du champ des services non financiers (2,3 salariés). Elle se caractérise par une forte amplitude variant de 1,4 salarié dans les sièges sociaux et le conseil de gestion, à 14,1 dans les enquêtes et la sécurité. Cette taille moyenne passe à 3,3 salariés si l’on inclut les non-salariés (15 % des effectifs totaux), dont la contribution à l’emploi est importante dans les activités liées aux prestations intellectuelles (27 % des effectifs) et limitée dans les services administratifs et de soutien (8 %). Les salaires bruts sont légèrement supérieurs à ceux versés dans l’ensemble des secteurs des services marchands, hors travail temporaire (43 800 euros annuels contre 40 700 euros), du fait du montant élevé des rémunérations pratiquées dans les sièges sociaux et le conseil de gestion (76 900 euros). Nettement plus faibles dans les autres activités, ils oscillent de 40 000 euros à 50 000 euros dans les activités spécialisées, scientifiques et techniques et de 25 000 euros à 40 000 euros dans les activités administratives et de soutien.

Une croissance dynamique, qui se poursuit en 2013

La production en volume a augmenté d’un tiers (+ 32 %) depuis 2000, malgré un fléchissement de plus de huit points en 2009, rattrapé dès 2011 (figure 4b). Elle a été tirée par la demande en activités juridiques, comptables, de gestion, d’architecture, d’ingénierie, de contrôle et d’analyses techniques (+ 56 % depuis 2000) et, dans une moindre mesure, la recherche et développement (R&D) scientifique (+ 25 %). Cette croissance a généré des créations d’emploi, mais à un rythme plus lent (+ 14 % entre 2000 et 2012). En 2013, le mouvement se poursuit : la production augmente (+ 1,2 %), comme dans l’ensemble du champ (+ 0,9 %), et l’emploi salarié également (+ 1,8 %). Seule la production des services administratifs et de soutien recule (- 0,7 %), les autres secteurs affichant une progression de plus de 2 % (figure 4c).

Figure 4b - Évolution de l'emploi salarié, y compris intérim

indice base 100 en 2000
Figure 4b - Évolution de l'emploi salarié, y compris intérim
Années Secteurs
Activités juridiques, comptables, de gestion, d'architecture, d'ingénierie de contrôle et d'analyses techniques Recherche et développement scientifique Autres activités spécialisées Services administratifs et soutien
2000 100,0 100,0 100,0 100,0
2001 104,3 101,0 101,3 99,9
2002 106,4 101,8 102,4 101,4
2003 106,4 102,7 103,2 102,9
2004 108,8 103,3 108,1 104,5
2005 111,3 107,1 106,8 107,0
2006 115,8 110,6 103,2 110,5
2007 120,5 111,5 103,7 113,8
2008 122,8 110,6 102,8 106,2
2009 122,9 113,5 99,0 105,5
2010 125,9 113,5 98,7 111,9
2011 130,4 113,3 100,3 111,5
2012 132,0 112,9 100,2 108,0
2013 134,1 114,0 100,5 110,3
  • Note : les titulaires de contrats d’intérim ne sont pas classés dans les secteurs d’activité qui les emploient effectivement mais systématiquement dans l’activité de travail temporaire.
  • Champ : France.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 4b - Évolution de l'emploi salarié, y compris intérim

Figure 4c - Évolution de la production par branche en volume

indice base 100 en 2000
Figure 4c - Évolution de la production par branche en volume
Années Secteurs
Services aux entreprises Activités juridiques, comptables, de gestion, d'architecture, d'ingénierie de contrôle et d'analyses techniques Recherche et développement scientifique Autres activités spécialisées Services administratifs et soutien
2000 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0
2001 104,4 106,3 103,7 99,6 103,8
2002 106,8 110,5 107,0 99,4 104,8
2003 107,5 113,6 105,7 98,2 104,2
2004 110,7 117,2 107,2 104,5 107,0
2005 114,9 122,1 106,8 108,8 112,1
2006 120,8 130,8 108,3 111,8 117,4
2007 124,8 135,8 110,6 112,2 121,7
2008 127,4 139,1 114,9 113,5 123,2
2009 118,9 131,7 117,3 102,4 111,0
2010 124,5 142,3 120,8 108,2 112,8
2011 130,5 152,0 124,1 111,6 116,6
2012 131,6 155,5 124,6 113,2 115,6
2013 133,1 159,0 127,6 116,0 114,8
  • Champ : France, branches des services aux entreprises.
  • Source : Insee, comptabilité nationale.

Figure 4c - Évolution de la production par branche en volume

Un taux d’investissement modeste, sauf dans le secteur de la location

La situation financière des services aux entreprises s’est dégradée en 2012 par rapport à l’année précédente, mais les fondamentaux demeurent les mêmes : un taux de marge modeste (22,3 % contre 30,3 % pour l’ensemble des services marchands hors sièges sociaux) et un taux de profitabilité dans la moyenne (15,5 % au lieu de 15,1 % pour le même champ). En 2011, ces ratios étaient respectivement de 23,9 % et 22,3 % (figure 4d).

Le taux d’investissement est stable en 2012, autour de 15 %. Il est structurellement inférieur à la moyenne des services marchands (22,9 %), en raison du poids des prestations intellectuelles, qui ne nécessitent qu’un volume réduit d’investissements corporels. Ces derniers sont portés par le secteur de la location, qui cumule près des deux tiers (62 %) des investissements (et affiche un taux d’investissement de 10 %), et, loin derrière, les sièges sociaux et le conseil en gestion (13 %).

Figure 4d - Ratios du secteur des services aux entreprises en 2012

Figure 4d - Ratios du secteur des services aux entreprises en 2012
Services aux entreprises Services marchands7
Organisation et débouchés de la production
Taux d'exportation1 (%) 14,8 9,8
Intensité capitalistique2 (milliers d'euros) 83,4 217,8
Frais de personnel par salarié ETP (milliers d'euros) 72,3 63,0
Partage de la valeur ajoutée3 (au coût des facteurs)
Part des frais de personnel (%) 81,3 71,8
Taux de marge4 (%) 18,7 30,3
Ratios d'investissement
Taux d'investissement5 (%) 14,7 22,9
Taux d'autofinancement6 (%) 471,0 217,0
  • 1. Part du chiffre d'affaires à l'export dans le chiffre d'affaires total.
  • 2. Rapport entre les immobilisations corporelles brutes et l'effectif salarié en ETP.
  • 3. Valeur ajoutée de laquelle on déduit les impôts sur la production et à laquelle on ajoute les subventions d'exploitation.
  • 4. Hors sièges sociaux.
  • 5. Rapport entre les investissements corporels bruts hors apport et la valeur ajoutée.
  • 6. Rapport entre la capacité d'autofinancement et les investissements corporels bruts hors apport.
  • 7. Entreprises des secteurs principalement marchands non agricoles et non financiers.
  • Champ : France, services principalement marchands hors services financiers.
  • Source : Insee, Ésane.

Activités de conseil et services opérationnels

Les prestations intellectuelles (activités juridiques, comptables, de gestion, d’architecture, d’ingénierie, de contrôle et d’analyses techniques), d’une part, et les services opérationnels (services administratifs et de soutien), d’autre part, constituent l’essentiel des services aux entreprises en termes de valeur ajoutée (VA) (respectivement 47 % et 43 % de la VA) (figure 4e). Les premières se partagent, à égalité, entre les activités de sièges sociaux et de conseil en gestion (16 % des services aux entreprises), les activités juridiques et comptables (15 %), l’architecture et l’ingénierie (15 %). Les seconds, en revanche, sont dominés par les activités liées à l’emploi (15 %) et la location et la location-bail (9 %). La contribution de la recherche-développement scientifique (2 %) et des autres activités spécialisées (2 % également), dont la publicité, est marginale.

Figure 4e - Principales activités du secteur selon la valeur ajoutée en 2012

Figure 4e - Principales activités du secteur selon la valeur ajoutée en 2012
Sous-secteurs en %
Activités juridiques, comptables, de gestion, d'architecture, d'ingénierie de contrôle et d'analyses techniques 47,1
Services administratifs et soutien 42,9
Autres activités spécialisées 8,3
Recherche et Développement scientifique 1,7
Total 100,0
  • Champ : France.
  • Source : Insee, Ésane.

Figure 4e - Principales activités du secteur selon la valeur ajoutée en 2012

Les activités de main d’œuvre se distinguent par un poids beaucoup plus élevé dans l’emploi que dans la valeur ajoutée : services relatifs aux bâtiments - nettoyage essentiellement - (18 % des salariés, 7 % de la valeur ajoutée), enquêtes et sécurité (7 % et 3 %). A contrario, la « location et location-bail » pèse deux fois moins en emploi qu’en valeur ajoutée (4 % et 9 %).

Services aux entreprises - Données complémentaires
(xls, 109 Ko)

5. Services aux particuliers : une amélioration des résultats en 2012

Le secteur des services aux particuliers est constitué de très petites structures, le plus souvent des entrepreneurs individuels. Il a bénéficié, depuis 2000, d’une demande dynamique (+ 1,9 % l’an), tirée par les jeux de hasard et d’argent et les loisirs culturels. En 2012, ses performances économiques se dégradent : baisse d’un point des taux de marge et de profitabilité. En revanche, le taux d’investissement se redresse, soutenu par les activités sportives, récréatives et de loisirs.

Un tissu d’entrepreneurs individuels

En 2012, le secteur des services aux particuliers compte près de 423 000 sociétés non financières et entrepreneurs individuels (SNFEI) et réalise un chiffre d’affaires de 54 milliards d’euros (figure 5a). Il emploie 305 000 salariés en équivalent temps plein (ETP), auxquels il convient d’ajouter quelque 200 000 non salariés, employés à temps complet ou partiel. Les trois quarts de ces non-salariés travaillent dans le sous-secteur des autres services personnels (blanchisserie, coiffure, soins de beauté, services funéraires...), dont ils constituent 40 % des effectifs, le quart restant œuvrant dans les arts, spectacles et activités récréatives.

Figure 5a - Chiffres clés des services aux particuliers en 2012

Figure 5a - Chiffres clés des services aux particuliers en 2012
Unités légales (milliers) Salariés en ETP1 (milliers) Chiffre d'affaires hors taxe (milliards d'euros) Chiffre d'affaires à l'export (milliards d'euros) Valeur ajoutée (milliards d'euros) Investissements corporels bruts hors apports (milliards d'euros)
De 0 à 9 salariés ETP1 419,4 161,6 21,8 0,2 10,6 1,7
De 10 à 249 salariés ETP 3,4 96,5 11,9 0,5 5,3 0,8
250 salariés ou plus ETP 0,1 47,2 20,2 0,2 4,8 0,5
Ensemble 422,9 305,3 53,8 0,9 20,6 3,0
Ensemble des entreprises des services principalement marchands hors services financiers 1 692,8 3 818,0 768,6 75,7 353,3 81,0
Poids des entreprises du secteur des services aux particuliers2 (en %) 19,6 8,0 6,7 1,3 5,3 2,7
  • 1. Équivalent temps plein. Effectifs hors intérim.
  • 2. Poids des entreprises ayant une activité principale dans le secteur des Services aux particuliers par rapport à l'ensemble des entreprises des services principalement marchands hors services financiers.
  • Champ : France.
  • Source : Insee, Ésane.

Contrairement à la plupart des secteurs, les entrepreneurs individuels ont un rôle significatif dans les services aux particuliers, puisqu’ils regroupent 82 % des unités, 14 % des effectifs salariés et 18 % des ventes (au lieu de respectivement, 54 %, 4 % et 5 % dans l‘ensemble du champ des services non financiers principalement marchands). En raison de ce nombre élevé, les SNFEI sont de taille nettement inférieure à la moyenne des secteurs du champ (0,7 salarié au lieu de 2,3), malgré l’existence de quelques activités plus concentrées, comme les jeux de hasard et d’argent (27 salariés) ou la blanchisserie de gros (21).

Les services aux particuliers offrent des rémunérations modestes à leurs salariés, inférieures d’un quart à la moyenne du champ (32 600 euros annuels contre 40 700 euros, hors activités liées à l’emploi). Les salaires les plus faibles se situent dans les autres services personnels (25 400 euros, dont 22 800 euros dans la coiffure et 24 800 euros dans les soins de beauté), les plus lucratifs dans les activités créatives, artistiques et de spectacle (52 700 euros).

Une croissance annuelle de 2 % depuis 2000

Entre 2000 et 2012, la production en volume de services aux particuliers a crû de 1,9 % par an, au même rythme que l’ensemble des secteurs du champ des services marchands (2,1 %) (figure 5b). Cette croissance a été tirée par les jeux d’argent et de hasard (+ 3,5 %) et les activités des bibliothèques, archives, musées (+ 5,3 %). En revanche, la demande de réparation d’ordinateurs et de biens personnels et domestiques régresse (- 0,5 %) et celle des autres services personnels n’augmente que faiblement (+ 1,1 %).

Figure 5b - Évolution de l'emploi salarié, hors intérim

indice base 100 en 2000
Figure 5b - Évolution de l'emploi salarié, hors intérim
Années Secteurs
Services aux particuliers Activités créatives, artistiques, spectacles Autres services personnels Bibliothèques, archives, musées et autres Jeux de hasard et d'argent Activités sportives, récréatives, loisirs Réparation de biens personnels et domestiques
2000 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0
2001 101,7 104,2 101,8 96,7 105,3 100,8 102,6
2002 102,5 102,8 103,6 93,3 105,3 99,2 100,0
2003 101,5 104,2 104,8 93,3 100,0 93,7 102,6
2004 100,9 106,9 105,4 93,3 105,3 92,1 97,4
2005 101,1 108,3 106,0 96,7 105,3 88,9 100,0
2006 103,8 113,9 109,0 96,7 110,5 91,3 100,0
2007 106,2 119,4 112,6 120,0 110,5 92,9 97,4
2008 107,4 118,1 116,8 116,7 105,3 96,8 94,9
2009 110,8 119,4 121,0 123,3 105,3 102,4 89,7
2010 111,4 118,1 124,6 123,3 105,3 103,2 87,2
2011 110,6 113,9 125,7 130,0 105,3 102,4 79,5
2012 111,0 108,3 126,3 130,0 100,0 105,6 76,9
2013 112,0 109,5
  • Note : les titulaires de contrats d’intérim ne sont pas classés dans les secteurs d’activité qui les emploient effectivement mais systématiquement dans l’activité de travail temporaire.
  • Champ : France.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 5b - Évolution de l'emploi salarié, hors intérim

Sur cette même période, l’emploi salarié croît deux fois moins vite que la production (+ 0,9 %) et pas nécessairement en phase avec cette dernière (figure 5c). Ainsi, le sous-secteur des jeux de hasard, qui a pourtant le vent en poupe, n’embauche pas, alors qu’a contrario, les effectifs salariés des autres services personnels progressent de 2 % l’an.

En 2013, la croissance du secteur des services aux particuliers ralentit (+ 0,6 % contre 1,2 % en 2012), suite à un fléchissement de la consommation des ménages lié au recul de leur pouvoir d’achat. Cette stagnation ne nuit pas à l’emploi salarié, qui augmente plus vite que la production (+ 1 %), tendance inverse à celle affichée précédemment.

Figure 5c - Évolution de la production par branche en volume

indice base 100 en 2000
Figure 5c - Évolution de la production par branche en volume
Années Secteurs
Services aux particuliers Activités créatives, artistiques, spectacles Autres services personnels Bibliothèques, archives, musées et autres Jeux de hasard et d'argent Activités sportives, récréatives, loisirs Réparation de biens personnels et domestiques
2000 100 100 100 100 100 100 100
2001 105,4 105,0 106,5 105,9 107,5 106,8 106,4
2002 106,5 106,8 107,6 112,9 113,3 107,0 101,4
2003 108,5 112,7 109,0 123,3 122,5 108,9 101,6
2004 109,5 114,7 110,7 127,9 123,5 109,7 104,4
2005 111,7 118,1 110,3 134,9 126,3 110,9 108,9
2006 116,3 125,2 113,0 142,4 134,6 115,9 112,1
2007 119,1 126,5 115,2 154,5 134,1 119,8 111,2
2008 118,9 126,3 117,4 157,6 128,4 118,6 112,5
2009 120,1 124,5 115,3 160,9 142,8 122,0 103,5
2010 124,8 130,6 120,0 174,1 145,9 127,1 96,4
2011 123,2 126,2 110,1 180,6 152,8 129,5 94,6
2012 124,8 124,7 114,5 184,8 151,4 130,7 94,2
2013 125,5
  • Champ : France, branches des services aux particuliers.
  • Source : Insee, comptabilité nationale.

Figure 5c - Évolution de la production par branche en volume

Une amélioration du taux de marge en 2012

Les résultats du secteur se détériorent en 2012, aussi bien dans les unités employeuses que dans les autres entreprises (figure 5d). Le taux de marge baisse (- 1 point), au même rythme que dans les services marchands non financiers (hors sièges sociaux), passant respectivement de 27,3 % en 2011 à 26,4 % en 2012 et de 31,5 % à 30,3 %. En revanche, le taux de profitabilité, bien qu’en recul dans les services aux particuliers, l’est nettement moins que dans l’ensemble du champ : - 1,2 point (à 15,6 % en 2012) contre - 7,6 points. La réparation d’ordinateurs et de biens personnels et domestiques est la seule activité qui, sur la période, affiche une hausse du taux de marge (+ 2 points) et du taux de profitabilité (+ 1 point). L’aggravation de la santé financière du secteur n’empêche pas un léger redressement du taux d’investissement, en hausse de 1,5 point, alors que ce ratio stagne (- 2 points) dans l’ensemble du champ. L’effort d’investissement se renforce dans le sous-secteur des activités sportives, récréatives et de loisirs (+ 8 points), les bibliothèques, archives, musées... (+ 3,4) et les jeux de hasard et d’argent (+ 2,5) ; il stagne ou régresse dans les autres activités.

Figure 5d - Ratios du secteur des services aux particuliers en 2012

Figure 5d - Ratios du secteur des services aux particuliers en 2012
Services aux particuliers Services marchands7
Organisation et débouchés de la production
Taux d'exportation1 (%) 1,7 9,8
Intensité capitalistique2 (milliers d'euros) 90,9 217,8
Frais de personnel par salarié ETP (milliers d'euros) 46,4 63,0
Partage de la valeur ajoutée3 (au coût des facteurs)
Part des frais de personnel (%) 73,6 71,8
Taux de marge4 (%) 26,4 30,3
Ratios d'investissement
Taux d'investissement5 (%) 14,5 22,9
Taux d'autofinancement6 (%) 156,0 217,0
  • 1. Part du chiffre d'affaires à l'export dans le chiffre d'affaires total.
  • 2. Rapport entre les immobilisations corporelles brutes et l'effectif salarié en ETP.
  • 3. Valeur ajoutée de laquelle on déduit les impôts sur la production et à laquelle on ajoute les subventions d'exploitation.
  • 4. Hors sièges sociaux.
  • 5. Rapport entre les investissements corporels bruts hors apport et la valeur ajoutée.
  • 6. Rapport entre la capacité d'autofinancement et les investissements corporels bruts hors apport.
  • 7. Entreprises des secteurs principalement marchands non agricoles et non financiers.
  • Champ : France, services principalement marchands hors services financiers.
  • Source : Insee, Ésane.

Prépondérance des autres services personnels

Les autres services personnels (services à la personne) sont la principale activité du secteur des services aux particuliers, avec plus d’un tiers (39 %) de la valeur ajoutée dégagée, pour seulement un quart des ventes (27 %), ce décalage s’expliquant par la faiblesse des intrants consommés (44 % du chiffre d’affaires contre 63 % en moyenne dans les services aux particuliers) (figure 5e). Coiffure et soins de beauté en sont les prestations les plus vendues (54 % du chiffre d’affaires), suivis des services funéraires (14 %).

Figure 5e - Principales activités du secteur selon la valeur ajoutée en 2012

Figure 5e - Principales activités du secteur selon la valeur ajoutée en 2012
Sous-secteurs en %
Autres services personnels 39,0
Jeux de hasard et d'argent 16,8
Activités sportives, récréatives, loisirs 15,2
Activités créatives, artistiques, spectacles 14,8
Réparation de biens personnels et domestiques 12,9
Bibliothèques, archives, musées et autres 1,2
Total 100,0
  • Champ : France.
  • Source : Insee, Ésane.

Figure 5e - Principales activités du secteur selon la valeur ajoutée en 2012

Les jeux de hasard et d’argent (17 % de la valeur ajoutée) arrivent loin derrière les autres services personnels, de même que les activités sportives, récréatives et de loisirs (15 %), centrées sur les clubs de sports et les parcs d’attraction et à thèmes, et les activités créatives, artistiques et de spectacle (15 %), axées d’abord sur le spectacle vivant (prestations et soutien).

La réparation d’ordinateurs et de biens personnels et domestiques (13 %), surtout centrée sur les matériels informatiques et de communication est d’une taille à peine inférieure. En revanche, la contribution des bibliothèques, archives, musées et autres activités culturelles est marginale (1 %).

Services aux particuliers - Données complémentaires
(xls, 86 Ko)

Sources

Les activités dans les services s’appuient sur trois sources principales :

  • le dispositif statistique Ésane (Élaboration des Statistiques Annuelles d'Entreprises) pour les principales caractéristiques comptables des secteurs en 2012. En 2012, le champ couvert par la source ESANE a été étendu. Les résultats de 2011 et les évolutions entre 2011 et 2012 sont présentés ici sur la base du champ de 2012 ;
  • les comptes nationaux annuels (base 2010) pour retracer l’évolution de la production des branches de 2000 à 2013 ;
  • les estimations d'emploi salarié pour l’évolution des effectifs salariés des secteurs d’établissement depuis 2000.

Jusqu’en 2010, seules les sociétés civiles immobilières (SCI) employeuses étaient incluses dans le champ Ésane. Depuis 2011, suite à un changement de définition du code exploitant dans le répertoire statistique, les SCI de la promotion immobilière, répondant aux catégories juridiques 6540 (sociétés civiles immobilières), 6541 (sociétés civiles immobilières de construction-vente) et 6599 (sociétés civiles) sont intégrées dans le champ Ésane, même si elles ne sont pas employeuses.

Définitions

Les grandes activités dans les services sont décrites dans la nomenclature NAF rév 2.

Les résultats présentés dans cette publication sont définis sur la base d’unités légales. Le terme d’entreprise désigne ici dès lors des unités légales. Celles-ci sont regroupées par secteur d'activité pour l’analyse des caractéristiques comptables en 2012. En revanche, les évolutions des productions sont analysées en volume (aux prix de l’année précédente chaînés) par branche.

Le taux de profitabilité est le rapport du résultat net à la valeur ajoutée hors taxes.

Le secteur hébergement et restauration (section I de la NAF rév. 2) est composé des divisions 55 et 56.

Le secteur de l'information et communication (section J de la NAF rév. 2) est composé de six divisions : l’édition (division 58), la production audiovisuelle (division 59), la programmation et diffusion (division 60), les télécommunications (division 61), la programmation, conseil et autres activités informatiques (division 62) et les services d’information (division 63).

Le secteur des activités immobilières (division 68 de la NAF rév. 2) est composé de trois sous-secteurs : les activités des marchands de biens immobiliers, la location et exploitation de biens immobiliers propres ou loués et les activités immobilières pour compte de tiers.

Le secteur des services aux entreprises est composé de deux sections de la nomenclature d’activités française rév. 2 : les activités spécialisées, scientifiques (section M) et les services administratifs et de soutien aux entreprises (section N).

Le secteur des services aux particuliers comprend la section R (arts, spectacles et activités récréatives) et la section S (autres activités de services) de la NAF rév. 2 hors division 94 (associations).

Pour en savoir plus

« Les entreprises en France », Insee Références, Édition 2014, novembre 2014.

Données détaillées Insee sur le tourisme régional et national, dont Insee flash et « Mémento du tourisme 2014 - DGCIS ».

Legait S., Rulfi D., « Les hébergements touristiques en 2013 – Retour confirmé de la clientèle étrangère », Insee Première n° 1497, avril 2014.

Mordier B., « Les sociétés de services d’ingénierie informatique », Insee Première n° 1233, mai 2009.

Jlassi M., Niel X., « E-administration, télétravail, logiciels libres : quelques usages de l’internet dans les entreprises », Insee Première n° 1228, mars 2009.

Jlassi M., Niel X., « Les sites web des entreprises : présenter ses produits et gérer des offres d’emploi », Insee Première n° 1227, mars 2009.

Reif X., « Le commerce des biens culturels à l’heure d’Internet et de la dématérialisation », Insee Première n° 1517, octobre 2014.

Vacher T., « L’usage d’Internet par les sociétés en 2013 : un recours minoritaire aux médias sociaux », Insee Première n° 1495, avril 2014.

Mura B., « Les réseaux d’enseignes dans les services », Insee Première n° 1299, juin 2010.

Robin M., Mordier B., « La sécurité, un secteur en pleine expansion », Insee Première n° 1432, janvier 2013.

Mordier B., « Les services marchands aux particuliers s’implantent dans l’espace rural », Insee Première n° 1307, juillet 2010.