Bilan économique 2016 - Nouvelle-Aquitaine

Dans un contexte national de reprise continue et progressive de l’activité économique, avec un PIB qui augmente de + 1,2 % en 2016 après + 1,1 % en 2015, la Nouvelle-Aquitaine présente encore en 2016 des indicateurs économiques régionaux dans le vert. Néanmoins, cette accélération de la croissance est légère et les entreprises du secteur marchand ne créent pas encore suffisamment d’emplois pour faire baisser fortement le chômage.

Insee Conjoncture Nouvelle-Aquitaine
No 8
Paru le : 23/05/2017
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Transport - Trafic aérien en progression, trafic portuaire en baisse, transport routier en demi-teinteBilan économique 2016

Cindy Viard, ORT Poitou-Charentes

En 2016, en région Nouvelle-Aquitaine, le trafic aérien de passagers progresse de 6,7 % par rapport à 2015, marqué par l’importance des vols à bas coût et portée par l’aéroport de Bordeaux qui se classe en 8e position des aéroports de France métropolitaine. L’activité des deux grands ports de la région, « Port Atlantique La Rochelle » et « Bordeaux Port Atlantique », est touchée par la crise céréalière due aux mauvaises récoltes. La baisse du trafic de transport routier de marchandises ralentit, et le nombre d’immatriculations progresse.

Insee Conjoncture Nouvelle-Aquitaine
No 8
Paru le : 23/05/2017

Le trafic aérien poursuit sa progression

L’ensemble des aéroports de la Nouvelle-Aquitaine enregistre 8 563 000 passagers en 2016, soit une progression de 6,7 % par rapport à 2015. Cette hausse, supérieure à celle de la France métropolitaine (+ 3,0 %), est portée par le trafic international (+ 9,5 %), et par le trafic national (+ 4,8 %) (figure 1). Le nombre de passagers en transit, minoritaire, est quant à lui en recul (12 000 passagers de moins entre 2015 et 2016). L’exploitation des lignes internationales est assurée en grande partie par les compagnies à bas coût (low cost) dont le trafic augmente de 10,7 %. En 2016, près de 45 % des passagers les utilisent. Cette part, de plus en plus forte, est nettement supérieure dans certains aéroports : 88 % à la Rochelle ou Limoges, 96 % à Bergerac. La hausse globale de fréquentation est portée par l’aéroport de Bordeaux-Mérignac, avec plus de 450 000 passagers supplémentaires par rapport à 2015 (figure 2). Il a notamment bénéficié en 2016 de 15 nouvelles dessertes régulières et de l’arrivée de deux nouvelles compagnies (Iberia Express et Air Arabia Maroc). L’aéroport de Bordeaux-Mérignac se classe ainsi en 8e position des aéroports de France métropolitaine, en nombre de passagers.

Figure 1 – Passagers des aéroports

en %
Passagers des aéroports
Nouvelle-Aquitaine France métropolitaine
Passagers 2016 (nombre) Évolution 2016/2015 Évolution annuelle moyenne 2015/2010 (1) Évolution 2016/2015 Évolution annuelle moyenne 2015/2010 (1)
Lignes nationales 4 630 836 4,8 3,0 2,9 1,7
Lignes internationales 3 889 915 9,5 8,0 3,0 4,3
Transit 42 670 -22,6 -4,4 11,1 -12,2
Total 8 563 421 6,7 5,0 3,0 3,5
dont lignes à bas coût (low cost) 3 764 026 10,7 11,1 10,7 11,1
Part des lignes à bas coût (low cost)(en %) 44,0 /// /// /// ///
  • Note : données brutes.
  • (1) : taux d'évolution annuel qu'aurait connu le trafic passager si l'évolution avait été la même pour chaque année de la période considérée.
  • /// : absence de donnée due à la nature des choses.
  • Source : Union des aéroports français.

Figure 2 – Passagers des aéroports de la Nouvelle-Aquitaine

Passagers des aéroports de la Nouvelle-Aquitaine
2014 2015 2016 Évolution 2016/2015 (%)
Bordeaux-Mérignac 4 945 029 5 323 294 5 779 569 8,6
Biarritz Pays Basque 1 064 402 1 039 817 1 135 482 9,2
Pau-Pyrénées 621 492 634 035 608 222 – 4,1
Bergerac-Dordogne-Périgord 277 312 281 456 305 323 8,5
Limoges 290 792 292 607 291 564 -0,4
La Rochelle-Île de Ré 212 361 216 970 221 195 1,9
Poitiers-Biard 109 537 122 947 108 845 – 11,5
Brive Vallée de la Dordogne 71 461 68 775 66 870 – 2,8
Agen-La Garenne 40 482 39 098 40 001 2,3
Périgueux-Bassillac 7 663 5 878 6 122 4,2
Angoulême-Brie-Champniers 1 552 2 443 nd ///
  • Note : aéroports de la région Nouvelle-Aquitaine ayant plus de 1 000 passagers annuels.
  • nd : résultat non disponible
  • /// : absence de données due à la nature des choses.
  • Source : Union des aéroports français

L’activité des ports marquée par la crise céréalière

La région Nouvelle-Aquitaine compte deux grands ports maritimes sur sa façade atlantique, « Port Atlantique La Rochelle » et « Bordeaux Port Atlantique », ainsi que deux ports secondaires, « Bayonne » et « Rochefort-Tonnay-Charente ». Le trafic portuaire au port de La Rochelle atteint plus de 9,2 millions de tonnes en 2016, en baisse de 5,9 % par rapport à l’année précédente (figure 3). La mauvaise campagne céréalière, due aux conditions climatiques qui ont entraîné une chute des rendements, a fortement impacté le trafic portuaire, avec des tonnages céréaliers en recul de plus de 15 % entre 2015 et 2016. Le trafic portuaire hors céréales augmente en moyenne de 1,6 %, malgré les baisses sur certains produits : – 3,9 % pour les vracs agricoles, – 0,9 % pour les produits pétroliers, + 11 % pour les produits forestiers et papetiers, etc. Le port de Bordeaux enregistre plus de 7,8 millions de tonnes en 2016, et subit également une baisse des tonnages (– 6,5 %) causée par la crise céréalière. Les produits du BTP semblent aussi touchés avec une baisse de 32 % des granulats. Au port de Bayonne, l’activité est stable avec plus de 2,3 millions de tonnes en 2016 (+ 0,5 % par rapport à 2015). Le trafic du port de Rochefort-Tonnay-Charente atteint quant à lui 650 000 tonnes en 2016, essentiellement en engrais, céréales et bois sciés. Il diminue de 10,5 %.

Figure 3 – Tonnages enregistrés dans les ports de la Nouvelle-Aquitaine

Tonnages enregistrés dans les ports de la Nouvelle-Aquitaine
2014 2015 2016 Évolution 2016/2015 (%)
La Rochelle 9 401 419 9 809 943 9 229 165 – 5,9
Bordeaux 8 527 990 8 385 070 7 842 089 – 6,5
Bayonne 2 602 433 2 323 579 2 334 299 0,5
Rochefort-Tonnay-Charente 751 386 726 678 650 367 – 10,5
  • Sources : Ports, CCI Rochefort et Saintonge

Transport routier de marchandises : une baisse ralentie

Plusieurs grands itinéraires routiers structurent la région Nouvelle-Aquitaine. D’une part, dans le sens Nord-Sud, l’axe passant par Poitiers, Bordeaux et Bayonne en direction de Madrid (A10, N10, A63), et l’A20 passant par Limoges et Toulouse en direction de Barcelone. D’autre part, les axes routiers RCEA, A89, A62 et A64 maillent le territoire d’est en ouest. En 2016, les marchandises transportées par la route et à l’intérieur de la région atteignent près de 9,4 millions de tonnes-kilomètres (figure 4). Leur évolution annuelle moyenne entre 2014 et 2016 est globalement négative (– 2,2 %) malgré l’augmentation entre 2015 et 2016 (+ 4,6 %). La baisse en volume des entrées et des sorties de marchandises transportées par la route est quant à elle moins forte en 2016 qu’en 2015 (entrées : – 2,3 % après – 8,7 % ; sorties : – 1,4 % après – 8,3 %).

Figure 4 – Transport de marchandises par la route

en %
Transport de marchandises par la route
Nouvelle-Aquitaine 2016 (p) (millions de tonnes - kilomètres) Évolution annuelle moyenne 2016/2014 (1)
Entrées dans la région 6 774 -5,5
Sorties de la région 6 928 -4,9
Intérieur de la région 9 379 -2,2
  • p : données provisoires.
  • (1) : taux d'évolution annuel qu'aurait connu le transport de marchandises si l'évolution avait été la même pour chaque année de la période considérée.
  • Champ : France métropolitaine hors Corse. Données hors transport international.
  • Source : SOeS, Enquête Transport routier de marchandises.

De plus en plus d’immatriculations

En 2016, en Nouvelle-Aquitaine, 205 000 immatriculations de véhicules neufs ont été enregistrées, soit une hausse de 5,2 % par rapport à 2015 (figure 5). Cette hausse, qui perdure depuis 2013, concerne les véhicules particuliers (+ 4,9 %), majoritaires, les véhicules utilitaires légers (+ 8,0 %) ainsi que les véhicules industriels à moteur (+ 2,9 %).

Figure 5 – Immatriculations de véhicules neufs

Immatriculations de véhicules neufs
Véhicules particuliers Véhicules utilitaires légers (1) Véhicules industriels à moteur (2) Ensemble immatriculations (3)
2016 (nombre) Évolution 2016/2015 (en %) 2016 (nombre) Évolution 2016/2015 (en %) 2016 (nombre) Évolution 2016/2015 (en %) 2016 (nombre) Évolution 2016/2015 (en %)
Charente 8 527 4,5 2 155 11,6 298 6,4 11 001 5,8
Charente-Maritime 18 507 4,8 4 048 19,7 312 -12,1 22 878 6,9
Corrèze 8 376 8,5 1 572 8,5 200 -16,7 10 180 7,8
Creuse 2 465 0,8 526 7,8 52 67,7 3 070 0,0
Dordogne 10 339 4,6 2 283 6,9 306 4,8 12 963 4,5
Gironde 41 519 7,0 9 936 1,6 923 4,9 52 508 5,8
Landes 11 455 0,6 2 388 15,7 371 13,8 14 247 3,0
Lot-et-Garonne 9 007 9,2 2 509 8,9 333 3,4 11 888 8,6
Pyrénées-Atlantiques 20 570 4,0 3 944 6,3 429 -2,3 24 978 4,2
Deux-Sèvres 7 761 3,2 1 738 9,6 456 7,0 9 977 4,3
Vienne 15 482 1,9 3 202 12,4 255 16,4 18 951 3,6
Haute-Vienne 10 072 4,7 2 174 4,3 194 -4,0 12 568 3,7
Nouvelle-Aquitaine 164 080 4,9 36 475 8,0 4 129 2,9 205 209 5,2
France métropolitaine 1 984 472 5,2 408 042 8,1 48 418 12,6 2 447 528 5,8
  • Note : données brutes.
  • (1) : camionnettes et véhicules automoteurs spécialisés <= 3,5 t de PTAC.
  • (2) : camions, véhicules automoteurs spécialisés > 3,5 t de PTAC et tracteurs routiers.
  • (3) : y compris immatriculations de transports en commun.
  • Source : SOeS, SIDIV.

Concernant les véhicules particuliers, 164 080 nouvelles immatriculations de voitures ont été comptabilisées en 2016 en Nouvelle-Aquitaine, dont la hausse est principalement portée par les véhicules de société, qui comprennent les voitures de location de courte et longue durée. Les immatriculations de particuliers sont aussi en hausse (+ 2,3 %). Près de 45 % des voitures neuves immatriculées en région en 2016 sont des véhicules de société. La part de véhicules de société nouvellement immatriculés atteint même 65 % dans le département de la Vienne, ou encore 49 % dans celui de la Corrèze.

Note : le transport ferroviaire n’est pas dans cet article, les dernières données disponibles portant sur l’année 2015.

Avertissement

Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d'une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.