Bilan économique 2015 - Guadeloupe

L'activité de la Guadeloupe a été plutôt bien orientée en 2015. L'emploi reste peu dynamique, le chômage toujours aussi élevé, mais des signes positifs sont ressentis sur la consommation des ménages, l'activité, le financement, et la démographie des entreprises. Le commerce et le transport sont plutôt dynamiques, mais l'agriculture a souffert d'une longue sécheresse, et la construction a des carnets de commande très peu remplis.

Insee Conjoncture Guadeloupe
Paru le : 15/06/2016

Transport maritime - 2015, un bon cru pour l’activité portuaire

Olivier Pierrot, GPMG

En 2015, tous les voyants sont au vert pour l’activité du GPMG : marchandises et conteneurs repartent à la hausse après deux années de morosité, le trafic de passagers atteint des sommets. La reprise du transbordement et la croissance de la croisière favorisent ces résultats.

Insee Conjoncture Guadeloupe
No 2
Paru le : 15/06/2016

En 2015, le trafic de fret atteint 3 599 053 tonnes brutes de marchandises et 201 948 EVP, soit respectivement une augmentation de 8,5 % pour le fret et de 10 % pour les conteneurs. Le trafic de passagers augmente de 12 % à 1 098 284 passagers.

Hydrocarbures et le trafic transbordement dopent le trafic

Les importations, qui alimentent la consommation locale, augmentent en volume, mais ne représentent plus que 36 % du trafic total (contre 43 % en 2009 ou 2010). Les exportations sont également en hausse et leur poids reste stable (33 %). En revanche, le transbordement atteint désormais 31 % du total du trafic de marchandises. Jamais la part du transbordement n’avait dépassé les 30 %. Les marchandises diverses conteneurisées constituent la masse principale du trafic (55 %). Viennent ensuite le vrac solide (20 %), le vrac liquide (19 %) et les marchandises diverses non conteneurisées (6 %). Le trafic de vrac liquide est soutenu (+ 12 %), aussi bien à l’importation qu’à l’exportation. Le trafic de vrac solide est en baisse de 7 % par rapport à 2014. Cette baisse est essentiellement la conséquence de la chute des imports des matériaux de construction (gypse, agrégats, pouzzolane). Le secteur de l’énergie fossile (charbon), l’agriculture (céréales) marquent également le pas. Les exports de sucre se situent au même niveau qu’en 2014. Le trafic de marchandises diverses augmente de 13 %. Cette forte évolution est due au maintien du trafic domestique (consommation locale de la Guadeloupe) et au développement du transbordement sur la place portuaire. Depuis quelques années, le transbordement constitue un enjeu majeur du trafic maritime mondial et le Grand Port Maritime de Guadeloupe (GPMG) s’est positionné depuis 2004 sur cette activité. Le transbordement atteint 920 000 tonnes de marchandises soit une évolution annuelle de + 34 % en tonnage brut. Á la fin du premier semestre 2015, le principal armateur a placé deux lignes de transbordement en Guadeloupe, d’où ce développement. Le GPMG s’étend sur 4 sites : Jarry concentre 95 % des échanges, les 5 % restants se répartissent uniformément entre Pointe-à-Pitre, Basse-Terre et Folle-Anse (Marie-Galante).

La Martinique : principal port partenaire après la France hexagonale

Á l’importation, en tonnage, les ports de France hexagonale (Le Havre, Nantes-Montoir, Dunkerque, Rouen, Marseille) sont les principaux partenaires avec 26 % de l’ensemble des échanges. Suivent les ports de Martinique (15 %), de Colombie (9 %), du Surinam (9 %). La Guadeloupe importe ses biens de consommation principalement de France métropolitaine. Les hydrocarbures et agrégats (en partie) proviennent de la Martinique. Les échanges avec le Surinam concernent le riz, le bois ou encore la banane, notamment en transbordement. Enfin, le charbon provient de Colombie et plus particulièrement de Santa Marta. Les exportations guadeloupéennes vers les ports de France hexagonale représentent 44 % des échanges (en tonnage). Il s’agit en particulier des exportations de bananes (vers Dunkerque) et de sucre (vers Marseille). Plus proche géographiquement, la Martinique, deuxième partenaire commercial, concentre 13 % des échanges, notamment des produits manufacturés. La Guyane ne représente que 4 % des échanges.

La croisière s’affirme

Au cours de l’année 2015, 1 100 000 passagers ont transité par les installations du GPMG. Le trafic augmente fortement (+ 12 %) en raison essentiellement de la hausse de la fréquentation des croisiéristes (+ 32 %). Le trafic archipel (Marie-Galante et les Saintes) progresse également de 6 % (+ 40 000 passagers), de même que le trafic inter-îles (+ 2 %). La saison 2014-2015 (octobre à avril) est la meilleure des cinq dernières années. Par rapport à la saison précédente, le nombre de passagers progresse de 50 % et le nombre d’escales de 66 %. L’augmentation des touchées de navire et l’évolution de la taille des navires expliquent cette forte croissance. Les premiers résultats pour la saison 2015-2016 tendent à confirmer le renouveau de l’activité « croisière » avec un maintien du nombre d’escales et de passagers.

Figure 1 – Chiffres clés

Chiffres clés
2015 Évolution 2015/2014 (%)
Marchandise totale (en tonnes) 3 599 053 8,5
dont en provenance de France métropolitaine
Passagers (nombre) 1 098 284 12,02
dont croisière basée 261 792 37
  • Source : GPMG

Figure 2 – 2015 : Une année de reprise

2015 : Une année de reprise
Total
2006 3 136 676
2007 3 435 967
2008 3 582 054
2009 3 010 669
2010 3 156 160
2011 3 443 234
2012 3 858 932
2013 3 683 890
2014 3 316 107
2015 3 599 053
  • Source : GPMG

Figure 2 – 2015 : Une année de repriseÉvolution annuelle du trafic de marchandises entre 2006 et 2015 (en tonnes)

Figure 3 – Le nombre de croisiéristes progresse de 32 % - Transport maritime de passagers selon le type en 2015

Le nombre de croisiéristes progresse de 32 % - Transport maritime de passagers selon le type en 2015
  Passagers transportés (nombre) Évolution 2014-2015 (en %)
Croisière 309 872 32
dont basée 261 792 37
dont transit 48 080 11
Archipel (Marie-Galante, les Saintes) 676 248 6
Inter-îles (Martinique, Dominique, Sainte-Lucie) 112 164 2
TOTAL 1 098 284 12
  • Source : GPMG

Figure 4 – La croisière dope le transport maritime de passagers

La croisière dope le transport maritime de passagers
croisiere inter-iles archipel
2006 72 383 121 102 561 968
2007 91 860 122 395 604 669
2008 115 438 118 229 608 394
2009 108 422 109 413 558 563
2010 105 133 116 192 580 116
2011 102 281 108 303 593 190
2012 158 288 123 219 618 690
2013 158 356 112 612 623 416
2014 234 304 110 365 635 755
2015 309872 112164 676248
  • Source : GPMG

Figure 4 – La croisière dope le transport maritime de passagersTransport maritime de passagers selon le type (nombre de passagers)

Documentation

Définitions (pdf, 58 Ko)