Insee Conjoncture Provence-Alpes-Côte d'Azur ·
Septembre 2026 · n° 60
Le tertiaire soutient l’emploi dans une économie au ralenti Note de conjoncture régionale - 2e trimestre 2026
Au deuxième trimestre 2026, l’activité économique de Provence-Alpes-Côte d’Azur, mesurée par le volume d’heures rémunérées dans le secteur privé, diminue pour le troisième trimestre consécutif (-0,4 % sur un an). Toutefois, l’emploi salarié se redresse légèrement (+0,1 % sur le trimestre, après -0,1 % au trimestre précédent). Cette amélioration ne suffit pas à enrayer la dégradation du taux de chômage. À 8,7 %, il atteint son niveau le plus élevé depuis la fin de la crise sanitaire. Sur dix ans, le secteur tertiaire marchand hors intérim demeure le moteur principal de l’emploi régional (+15 %).
- Vigilance orange sur la croissance française
- L’activité économique régionale se replie pour le troisième trimestre d’affilée
- L’emploi salarié se redresse légèrement
- Le chômage continue d’augmenter
- En dix ans, l’emploi dans le tertiaire marchand hors intérim progresse fortement
- Au troisième trimestre, l’évolution de l’activité serait positive mais faible
Vigilance orange sur la croissance française
Au printemps, l’activité n’a pas faibli au niveau mondial et a progressé solidement dans les quatre principales économies de la zone euro (+0,3 % prises ensemble). L’économie française, quant à elle, décroche. Après avoir reculé à l’hiver (-0,2 %), l’activité a stagné au printemps (+0,0 %) [Informations Rapides, 2026 ; pour en savoir plus (6)]. Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette divergence : le retournement de l’activité dans les travaux publics, dû aux élections municipales du printemps, la conséquence plus élevée des vagues de chaleur, notamment dans l’agriculture, qui coûteraient 0,1 point de croissance sur l’année, un marché du travail plus dégradé, avec un chômage en hausse et des salaires peu dynamiques, et enfin une impulsion budgétaire moins favorable que dans les principales autres économies européennes.
Tirée par les prix de l’énergie, dans un contexte de tensions au Proche-Orient et de bombardement des raffineries russes, l’inflation a bondi cet été partout dans le monde (+3,3 % dans la zone euro en août), y compris en France (+2,4 %).
L’activité économique régionale se replie pour le troisième trimestre d’affilée
Dans le secteur de la construction, les évolutions des heures rémunérées doivent être interprétées avec prudence, notamment dans les comparaisons en glissement annuel. En effet, les congés des salariés y sont indemnisés par des caisses de congés payés et non directement par les employeurs, et ne sont donc pas comptabilisés dans les heures rémunérées issues des déclarations.
Selon le positionnement calendaire des congés (congés de fin d’année, ponts, périodes estivales, etc.), un même mois peut inclure un nombre de jours de congés différent d’une année sur l’autre. Cela peut entraîner des variations marquées des heures rémunérées, sans que celles-ci reflètent nécessairement une évolution de l’activité économique.
Dans ce contexte dégradé, l’activité économique de Provence-Alpes-Côte d’Azur, mesurée ici par le volume d’heures rémunérées dans le secteur privé, baisse pour le troisième trimestre consécutif (-0,4 % au deuxième trimestre 2026 par rapport au deuxième trimestre 2025, après -0,2 % au trimestre précédent, figure 1). Ce repli est toutefois moins important qu’en France hors Mayotte (-0,7 % sur un an). La Bretagne et Provence-Alpes-Côte d’Azur sont les régions dont l’activité recule le moins. D’autres régions toutefois (la Guyane, la Réunion et la Corse) enregistrent une hausse de leur activité au deuxième trimestre.
tableauFigure 1 – Évolution trimestrielle des heures rémunérées dans le secteur privé par rapport au même trimestre de l'année précédent par secteur d’activité
| Trimestre | Construction | Hébergement et restauration | Industrie | Services principalement non marchands | Services marchands hors hébergement-restauration | Provence-Alpes-Côte d’Azur | France hors Mayotte |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2022-T3 | -0,2 | 9,6 | 2,0 | 4,5 | 3,6 | 3,6 | 3,2 |
| 2022-T4 | 0,3 | 6,0 | 1,2 | 3,0 | 2,6 | 2,5 | 2,4 |
| 2023-T1 | 0,0 | 7,0 | 1,8 | 2,7 | 2,1 | 2,4 | 2,8 |
| 2023-T2 | -1,2 | 3,4 | 1,3 | 1,6 | 1,3 | 1,4 | 1,5 |
| 2023-T3 | -1,4 | 1,8 | 1,2 | 1,0 | 0,8 | 0,9 | 1,1 |
| 2023-T4 | -0,6 | 1,9 | 1,8 | 0,5 | 0,3 | 0,7 | 0,9 |
| 2024-T1 | -3,3 | 2,0 | 1,8 | 0,9 | 0,7 | 0,8 | 0,6 |
| 2024-T2 | -2,6 | 1,5 | 0,9 | 0,5 | 0,3 | 0,5 | 0,4 |
| 2024-T3 | -2,1 | 1,8 | 1,4 | 0,4 | 0,1 | 0,5 | 0,5 |
| 2024-T4 | -2,5 | 2,7 | 1,0 | 0,4 | 0,0 | 0,3 | 0,0 |
| 2025-T1 | -2,0 | 2,5 | 0,3 | -0,1 | -0,5 | -0,1 | -0,6 |
| 2025-T2 | -2,3 | 2,9 | 0,9 | 0,3 | -0,1 | 0,3 | -0,3 |
| 2025-T3 | -1,6 | 2,6 | 0,2 | 0,5 | 0,1 | 0,3 | -0,3 |
| 2025-T4 | -2,4 | 2,2 | -0,3 | 0,1 | -0,2 | -0,2 | -0,5 |
| 2026-T1 | -1,9 | 1,9 | -0,1 | 0,0 | -0,3 | -0,2 | -0,4 |
| 2026-T2 | -2,7 | 2,4 | -0,2 | -0,1 | -0,6 | -0,4 | -0,7 |
- Note : Ensemble des heures rémunérées des salariés y compris les heures supplémentaires ainsi que les absences pour lesquelles le salarié est rémunéré.
- Source : DSN - traitement provisoire, Insee.
graphiqueFigure 1 – Évolution trimestrielle des heures rémunérées dans le secteur privé par rapport au même trimestre de l'année précédent par secteur d’activité

- Note : Ensemble des heures rémunérées des salariés y compris les heures supplémentaires ainsi que les absences pour lesquelles le salarié est rémunéré.
- Source : DSN - traitement provisoire, Insee.
Dans la région, le volume d’heures rémunérées dans le tertiaire marchand hors intérim ralentissait depuis un an. Il diminue désormais de 0,1 % au deuxième trimestre sur un an. L’activité du secteur est notamment tirée à la baisse par l’information et communication, dont le recul est particulièrement marqué au deuxième trimestre (-2,3 %, après -1,5 % au trimestre précédent), et les activités immobilières (-2,1 %, comme au trimestre précédent), en repli depuis plus d’un an. À l’inverse, l’hébergement et restauration demeure particulièrement dynamique au deuxième trimestre (+2,4 %, après +1,9 %).
L’industrie est en baisse depuis le quatrième trimestre 2025. Au deuxième trimestre 2026, elle recule de 0,2 % (après -0,1 % au trimestre précédent). Ce recul est imputable à un seul sous-secteur : la fabrication d’autres produits industriels, qui baisse particulièrement ce trimestre (-2,3 %, après -1,6 %). L’activité régionale des autres sous-secteurs industriels évolue positivement, en particulier dans la fabrication de matériels de transport (+5,0 %, après +1,8 % au premier trimestre).
Au deuxième trimestre, le tertiaire non marchand privé poursuit le recul amorcé au début de l’année. Celui-ci s’accentue à -0,5 %, après -0,3 % au trimestre précédent.
Enfin, dans la construction, le volume d’heure rémunérées poursuit sa baisse entamée il y a plus de trois ans. Il recule de 2,7 % au deuxième trimestre 2026, après -1,9 % au trimestre précédent.
L’emploi salarié se redresse légèrement
Malgré ce recul de l’activité économique régionale, l’emploi salarié se redresse légèrement en Provence-Alpes-Côte d’Azur au deuxième trimestre 2026 : il augmente de 0,1 % par rapport au trimestre précédent, après deux trimestres de repli (-0,2 % en fin d’année 2025 et -0,1 % début 2026, figure 2). L’emploi salarié de la région retrouve ainsi le niveau enregistré un an auparavant. En France (hors Mayotte), l’emploi salarié diminue légèrement par rapport au premier trimestre (-0,1 %) et recule sur un an (-0,3 %).
tableauFigure 2 – Évolution de l'emploi salarié
| Période | Emploi salarié total - Provence-Alpes-Côte d'Azur | Emploi salarié total - France hors Mayotte | Emploi salarié privé - Provence-Alpes-Côte d'Azur | Emploi salarié privé - France hors Mayotte |
|---|---|---|---|---|
| 4ᵉ trim. 2019 | 100,0 | 100,0 | 100,0 | 100,0 |
| 1ᵉ trim. 2020 | 98,0 | 98,2 | 97,5 | 97,6 |
| 2ᵉ trim. 2020 | 96,9 | 97,6 | 96,4 | 97,3 |
| 3ᵉ trim. 2020 | 99,4 | 99,6 | 99,3 | 99,4 |
| 4ᵉ trim. 2020 | 99,9 | 99,8 | 99,8 | 99,6 |
| 1ᵉ trim. 2021 | 100,7 | 100,5 | 100,9 | 100,5 |
| 2ᵉ trim. 2021 | 101,9 | 101,5 | 102,4 | 101,7 |
| 3ᵉ trim. 2021 | 102,9 | 102,4 | 103,7 | 102,8 |
| 4ᵉ trim. 2021 | 103,8 | 102,9 | 104,9 | 103,5 |
| 1ᵉ trim. 2022 | 104,4 | 103,4 | 105,6 | 104,1 |
| 2ᵉ trim. 2022 | 104,7 | 103,6 | 105,9 | 104,3 |
| 3ᵉ trim. 2022 | 104,7 | 103,7 | 106,0 | 104,5 |
| 4ᵉ trim. 2022 | 105,3 | 104,2 | 106,6 | 105,0 |
| 1ᵉ trim. 2023 | 105,7 | 104,4 | 107,0 | 105,3 |
| 2ᵉ trim. 2023 | 105,8 | 104,6 | 107,1 | 105,4 |
| 3ᵉ trim. 2023 | 105,9 | 104,7 | 107,1 | 105,5 |
| 4ᵉ trim. 2023 | 106,2 | 104,9 | 107,3 | 105,5 |
| 1ᵉ trim. 2024 | 106,5 | 105,0 | 107,6 | 105,7 |
| 2ᵉ trim. 2024 | 106,5 | 105,0 | 107,5 | 105,6 |
| 3ᵉ trim. 2024 | 106,7 | 105,1 | 107,7 | 105,7 |
| 4ᵉ trim. 2024 | 106,6 | 105,0 | 107,7 | 105,5 |
| 1ᵉ trim. 2025 | 106,7 | 104,9 | 107,7 | 105,4 |
| 2ᵉ trim. 2025 | 106,9 | 105,0 | 107,9 | 105,5 |
| 3ᵉ trim. 2025 | 107,0 | 104,9 | 108,0 | 105,3 |
| 4ᵉ trim. 2025 | 106,9 | 104,8 | 107,8 | 105,2 |
| 1ᵉ trim. 2026 | 106,8 | 104,8 | 107,7 | 105,2 |
| 2ᵉ trim. 2026 | 106,9 | 104,7 | 107,8 | 105,1 |
- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
- Champ : Emploi salarié total.
- Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.
graphiqueFigure 2 – Évolution de l'emploi salarié

- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
- Champ : Emploi salarié total.
- Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.
Au deuxième trimestre, l’emploi salarié est soutenu par le tertiaire. Ainsi, dans le tertiaire marchand, hors intérim, l’emploi augmente de 0,1 % ce trimestre, comme au trimestre précédent. L’emploi du tertiaire non marchand poursuit sa hausse au deuxième trimestre 2026 (+0,2 % sur le trimestre, après +0,1 % au trimestre précédent). Il est dynamique dans les activités pour la santé humaine (+0,2 %) et dans l’hébergement médico-social et l’action sociale (+0,2 %).
Dans l’industrie, l’emploi se redresse légèrement au deuxième trimestre (+0,1 %), après quatre trimestres de baisse. Cette hausse ne suffit pas pour compenser la perte sur un an : l’emploi industriel reste inférieur de 0,1 % à son niveau du deuxième trimestre 2025.
Au deuxième trimestre, l’emploi intérimaire augmente dans la région (+0,9 %) alors qu’il avait fortement reculé au premier trimestre (-3,8 %). Il reste bien en dessous de son niveau d’il y a un an (-1,3 %).
La baisse de l’emploi dans la construction, amorcée début 2023, est un peu moins forte au deuxième trimestre 2026. L’emploi y diminue de 0,4 % après une baisse de 0,7 % au trimestre précédent.
Le chômage continue d’augmenter
Dans un contexte de hausse de la population active, ce redressement de l’emploi est insuffisant pour enrayer la progression du taux de chômage, qui se poursuit au deuxième trimestre 2026 (+0,1 point, comme au trimestre précédent). Celui-ci s’établit ainsi à 8,7 % de la population active, soit 0,7 point de plus qu’un an auparavant. Le taux de chômage est à son plus haut niveau depuis la fin de la crise sanitaire. En France (hors Mayotte), il augmente également sur le trimestre (+0,2 point) et s’élève à 8,3 % de la population active.
La hausse du taux de chômage concerne l’ensemble des départements. Elle est particulièrement marquée dans le Var, où il progresse de 0,3 points sur le trimestre et augmente de 1 point sur un an pour s’établir à 8,2 % de la population active. Le taux de chômage de Vaucluse augmente également de 1 point par rapport au deuxième trimestre 2025 et s’établit à 10,8 % (+0,1 point sur le trimestre). Les Hautes-Alpes restent le département au taux de chômage le moins élevé (6,8 %, +0,1 point par rapport au trimestre précédent).
En dix ans, l’emploi dans le tertiaire marchand hors intérim progresse fortement
Le secteur tertiaire marchand hors intérim concentre près de la moitié des emplois salariés de Provence-Alpes-Côte d’Azur. Avec plus de 985 000 emplois au deuxième trimestre 2026, ce secteur a fortement augmenté en dix ans (+15,1 % par rapport au premier trimestre 2016) surpassant légèrement l’évolution nationale (+13,5 %, figure 3). Le rebond post-covid a notamment été plus marqué dans la région. La croissance de l’emploi du tertiaire marchand sur ces dix dernières années est portée par trois sous-secteurs aux dynamiques divergentes : l’hébergement et restauration, l’information et communication et les activités scientifiques et techniques, services administratifs et de soutien.
tableauFigure 3 – Évolution de l’emploi salarié des secteurs du tertiaire marchand (hors intérim)
| Trimestre | Commerce ; réparation d'automobiles et de motocycles | Transports et entreposage | Hébergement et restauration | Information et communication | Activités financières et d'assurance | Activités immobilières | Activités scientifiques et techniques ; services administratifs et de soutien | Autres activités de services | Tertiaire marchand (hors intérim) - Provence-Alpes-Côte d’Azur | Tertiaire marchand (hors intérim) - France Métropolitaine |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2016-T1 | 100 | 100 | 100 | 100 | 100 | 100 | 100 | 100 | 100 | 100 |
| 2016-T2 | 100 | 100 | 100 | 100 | 100 | 101 | 100 | 100 | 100 | 100 |
| 2016-T3 | 101 | 100 | 100 | 102 | 99 | 101 | 101 | 101 | 101 | 101 |
| 2016-T4 | 100 | 100 | 100 | 102 | 100 | 102 | 101 | 100 | 100 | 101 |
| 2017-T1 | 100 | 101 | 100 | 102 | 100 | 102 | 102 | 100 | 101 | 101 |
| 2017-T2 | 101 | 101 | 101 | 102 | 100 | 103 | 103 | 100 | 101 | 102 |
| 2017-T3 | 101 | 101 | 101 | 102 | 100 | 104 | 103 | 100 | 101 | 102 |
| 2017-T4 | 102 | 102 | 103 | 103 | 100 | 104 | 104 | 100 | 102 | 102 |
| 2018-T1 | 103 | 103 | 105 | 103 | 101 | 105 | 105 | 101 | 103 | 103 |
| 2018-T2 | 102 | 103 | 104 | 104 | 101 | 105 | 105 | 100 | 103 | 103 |
| 2018-T3 | 102 | 103 | 103 | 107 | 101 | 104 | 105 | 100 | 103 | 103 |
| 2018-T4 | 102 | 103 | 105 | 108 | 101 | 105 | 107 | 100 | 104 | 104 |
| 2019-T1 | 103 | 104 | 107 | 110 | 101 | 106 | 107 | 100 | 104 | 105 |
| 2019-T2 | 103 | 105 | 106 | 110 | 101 | 106 | 107 | 100 | 105 | 105 |
| 2019-T3 | 103 | 105 | 106 | 112 | 102 | 107 | 108 | 99 | 105 | 105 |
| 2019-T4 | 104 | 105 | 110 | 112 | 101 | 107 | 109 | 101 | 106 | 106 |
| 2020-T1 | 103 | 104 | 103 | 111 | 101 | 107 | 108 | 98 | 104 | 105 |
| 2020-T2 | 102 | 102 | 89 | 111 | 101 | 106 | 107 | 95 | 101 | 103 |
| 2020-T3 | 104 | 104 | 99 | 112 | 102 | 109 | 108 | 99 | 104 | 105 |
| 2020-T4 | 104 | 105 | 97 | 112 | 102 | 110 | 110 | 99 | 105 | 105 |
| 2021-T1 | 105 | 105 | 96 | 114 | 103 | 113 | 111 | 101 | 105 | 106 |
| 2021-T2 | 107 | 105 | 105 | 116 | 104 | 114 | 111 | 103 | 107 | 108 |
| 2021-T3 | 108 | 105 | 110 | 118 | 104 | 116 | 114 | 105 | 109 | 109 |
| 2021-T4 | 109 | 106 | 115 | 120 | 104 | 117 | 115 | 105 | 111 | 110 |
| 2022-T1 | 109 | 106 | 117 | 121 | 105 | 118 | 117 | 106 | 112 | 111 |
| 2022-T2 | 109 | 106 | 118 | 124 | 105 | 119 | 118 | 107 | 112 | 111 |
| 2022-T3 | 109 | 107 | 117 | 126 | 106 | 119 | 118 | 107 | 112 | 112 |
| 2022-T4 | 110 | 107 | 120 | 125 | 106 | 119 | 119 | 108 | 113 | 112 |
| 2023-T1 | 110 | 108 | 121 | 125 | 106 | 118 | 120 | 109 | 114 | 113 |
| 2023-T2 | 110 | 108 | 120 | 125 | 107 | 118 | 120 | 109 | 114 | 113 |
| 2023-T3 | 110 | 108 | 121 | 126 | 106 | 117 | 120 | 109 | 114 | 113 |
| 2023-T4 | 110 | 108 | 121 | 126 | 107 | 116 | 121 | 109 | 114 | 113 |
| 2024-T1 | 110 | 107 | 123 | 127 | 106 | 115 | 121 | 110 | 114 | 114 |
| 2024-T2 | 109 | 108 | 122 | 127 | 106 | 114 | 121 | 110 | 114 | 113 |
| 2024-T3 | 109 | 108 | 123 | 127 | 106 | 113 | 122 | 110 | 114 | 114 |
| 2024-T4 | 109 | 108 | 123 | 127 | 106 | 112 | 121 | 110 | 114 | 114 |
| 2025-T1 | 109 | 109 | 124 | 127 | 106 | 112 | 121 | 110 | 115 | 114 |
| 2025-T2 | 110 | 109 | 125 | 127 | 107 | 112 | 122 | 110 | 115 | 114 |
| 2025-T3 | 109 | 110 | 127 | 126 | 106 | 110 | 122 | 110 | 115 | 114 |
| 2025-T4 | 109 | 109 | 126 | 126 | 106 | 110 | 122 | 110 | 115 | 113 |
| 2026-T1 | 109 | 110 | 127 | 126 | 106 | 110 | 122 | 110 | 115 | 114 |
| 2026-T2 | 109 | 110 | 128 | 124 | 106 | 109 | 123 | 110 | 115 | 114 |
- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestres.
- Champ : Emploi salarié total.
- Sources : Insee, Estimations d’emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.
graphiqueFigure 3 – Évolution de l’emploi salarié des secteurs du tertiaire marchand (hors intérim)

- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestres.
- Champ : Emploi salarié total.
- Sources : Insee, Estimations d’emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.
Malgré une chute historique en 2020 et 2021 due à la crise sanitaire, l’hébergement et restauration dépasse aujourd’hui de près de 30 % son niveau d’emploi d’il y a dix ans. Quoique ralentissant légèrement depuis 2023, l’emploi du secteur reste dynamique (+1,8 % au deuxième trimestre 2026 par rapport au deuxième trimestre 2025). En France métropolitaine, ce ralentissement est plus marqué (+0,6 % sur un an ce trimestre).
Grâce notamment à l’essor des activités informatiques, l’emploi salarié dans l’information et communication, a augmenté de près de 25 % en 10 ans dans la région, contre 23 % en France métropolitaine. Cependant, cette croissance s’est enrayée ces dernières années. Depuis un peu plus d’un an, la dynamique de ce secteur s’est retournée dans la région (-2,2 % au deuxième trimestre 2026 par rapport au deuxième trimestre 2025), suivant en cela la tendance amorcée dès 2023 en France métropolitaine (-1,8 % sur un an au deuxième trimestre 2026). Cette baisse pourrait être imputée à l’essor de l’intelligence artificielle. Celle-ci introduit des gains de productivité dans le secteur informatique et plus largement entraîne une réduction des embauches pour certains métiers (fonctions support, administratif, conseil, certaines tâches de développement et d’analyse), pénalisant fortement les jeunes entrants sur le marché du travail [Note de conjoncture nationale de mars 2026 ; pour en savoir plus (11)].
L’emploi dans les activités scientifiques et techniques, services administratifs et de soutien est en hausse de 23 % par rapport à début 2016. Cette hausse se poursuit au deuxième trimestre 2026 (+0,9 % sur un an, après +0,6 % au trimestre précédent). En France métropolitaine, l’emploi de ce secteur a augmenté dans des proportions identiques en dix ans mais il est relativement stable depuis début 2025.
À l’inverse, dans la région, les activités immobilières tirent l’emploi du tertiaire marchand à la baisse. Alors que le nombre de salariés avait particulièrement augmenté en 2021 et 2022 après les différents confinements, l’emploi dans le secteur subit depuis 2023 les effets de la chute d’activité et se replie. Au total, sur dix ans il n’augmente que de 9 %. Au deuxième trimestre 2026, il baisse de 2,4 % sur un an.
Près de 30 % de l’emploi du tertiaire marchand hors intérim est concentré dans le commerce ; réparation d'automobiles et de motocycles. Si le secteur a bien rebondi à l’issue de la crise sanitaire, son emploi diminue quasi continuellement depuis fin 2023, à un rythme plus soutenu qu’en France métropolitaine. Sur dix ans, le secteur n’augmente que de 9 %. Au deuxième trimestre 2026, il perd 0,8 % de son emploi en un an, contre 0,6 % au niveau national.
Au troisième trimestre, l’évolution de l’activité serait positive mais faible
En prévision, la France renouerait avec une croissance timide d’ici la fin de l’année (+0,1 % à l’été, puis +0,2 % en fin d’année). Sur l’année, la croissance serait trois plus faible qu’ailleurs en Europe (+0,4 % en 2026) [Note de conjoncture nationale de septembre 2026 ; pour en savoir plus (5)].
En Provence-Alpes-Côte d’Azur, sous l’hypothèse que les évolutions nationales sectorielles soient uniformes sur le territoire, la valeur ajoutée de l’ensemble de l’économie régionale augmenterait de 0,1 % au troisième trimestre 2026. Cette évolution serait principalement portée par les services marchands (+0,1 point). Les contributions des services non marchands, de l’industrie et de la construction seraient quasi nulles.
Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d'une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.
Pour comprendre
Emploi salarié :
- Note méthodologique sur l'emploi salarié (pdf, 232 Ko) ;
- Emploi : quelle source pour quel usage ? (pdf, 515 Ko).
Créations d’entreprises :
- Note méthodologique sur les créations d’entreprises (pdf, 116 Ko) ;
- Refonte du dispositif de calcul des créations d’entreprises (pdf, 130 Ko) ;
- Correction de la répartition des créations d'entreprises individuelles (2021) (pdf, 58 Ko).
Nomenclature :
Sources
- Ouvrir dans un nouvel ongletDéclaration Sociale Nominative (DSN) ;
- Estimations d’emploi ;
- Taux de chômage localisés ;
- Ouvrir dans un nouvel ongletStatistiques sur les demandeurs d’emploi inscrits et les offres collectées par France Travail ;
- SIDE (Système d'information sur la démographie d'entreprises) ;
- Créations d'entreprises ;
- Défaillances d'entreprises ;
- Enquête mensuelle de fréquentation dans les hébergements collectifs de tourisme.
Définitions
Les heures rémunérées couvrent les heures travaillées ainsi que des heures non travaillées mais rémunérées par l’employeur, notamment pendant les congés payés. Les périodes de chômage partiel indemnisées par l’administration publique et non par l’employeur ne sont à ce titre pas comprises dans les heures rémunérées.
Les salariés sont les personnes qui travaillent, aux termes d’un contrat, pour une autre entité résidente en échange d’un salaire ou d’une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.
L'intérim (ou travail intérimaire ou travail temporaire) consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire.
L'intérim se caractérise donc par une relation triangulaire entre l’entreprise de travail temporaire, l’entreprise cliente et le salarié, et implique la conclusion de deux contrats : un contrat de mise à disposition (entre l’entreprise de travail temporaire et l’entreprise cliente) et un contrat de mission (entre l’entreprise de travail temporaire et le salarié).
Le contrat ne peut être conclu que pour l’exécution d’une tâche précise et temporaire, dénommée mission, et seulement dans les cas énumérés par la loi. Quel que soit le motif pour lequel il est conclu, un tel contrat ne peut avoir ni pour objet ni pour effet de pourvoir durablement un emploi lié à l’activité normale et permanente de l’entreprise utilisatrice.
Le secteur tertiaire recouvre un vaste champ d'activités qui s'étend du commerce à l'administration, en passant par les transports, les activités financières et immobilières, les services aux entreprises et services aux particuliers, l'éducation, la santé et l'action sociale.
Il est composé du :
- tertiaire principalement marchand (commerce, transports, activités financières, services rendus aux entreprises, services rendus aux particuliers, hébergement-restauration, immobilier, information-communication) ;
- tertiaire principalement non-marchand (administration publique, enseignement, santé humaine, action sociale).
Le périmètre du secteur tertiaire est de fait défini par complémentarité avec les activités agricoles et industrielles (secteurs primaire et secondaire).
Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).
On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...
Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.
Le taux de chômage est le rapport entre le nombre de chômeurs et le nombre d’actifs (en emploi ou au chômage).
Les inscrits à France Travail regroupent l’ensemble des personnes inscrites sur les listes de France Travail. Ils sont regroupés en différentes catégories selon leur situation vis-à-vis de l’obligation de recherche d’emploi et de l’exercice ou non d’une activité. Historiquement, ils sont classés en cinq catégories. Depuis janvier 2025, deux nouvelles catégories ont été créées.
La correction des variations saisonnières permet d’éliminer l'effet de fluctuations périodiques infra-annuelles dues au calendrier et aux saisons, de manière à faire ressortir les évolutions les plus significatives de la série. Celles-ci sont contenues dans la tendance et la composante irrégulière.
Par exemple, les ventes de jouets augmentent toujours fortement entre novembre et décembre, en raison de Noël. Sur les données brutes, cet effet périodique masque l’évolution conjoncturelle sous-jacente pour une année donnée. Une fois la série désaisonnalisée, c’est-à-dire l’effet Noël retiré, les ventes peuvent s’avérer en baisse, signe d’une moins bonne année.
Pour en savoir plus
(1) Retrouvez davantage de données associées à cette publication en téléchargement.
(2) « Au deuxième trimestre 2026, l’emploi salarié est stable ou quasi stable dans la moitié des régions », Insee, Informations Rapides no 223, septembre 2026.
(3) Tableau de bord de la conjoncture.
(4) « Tableau de bord de la conjoncture : Provence-Alpes-Côte d'Azur », septembre 2026.
(5) « Vigilance orange sur la croissance », Insee, Note de conjoncture, septembre 2026.
(6) « Au deuxième trimestre 2026, l’emploi salarié du secteur privé est quasi stable (-0,1 %) », Insee, Informations Rapides no 214, août 2026.
(7) « Au deuxième trimestre 2026, le PIB est stable (+0,0 % après -0,2 %) et le pouvoir d’achat des ménages recule nettement (-0,6 % par unité de consommation) », Insee, Informations Rapides no 212, août 2026.
(8) « Au deuxième trimestre 2026, le taux de chômage augmente de 0,2 point et atteint 8,3 % », Insee, Informations Rapides no 192, août 2026.
(9) Argouarc’h J., Roche C., « Léger recul de l’activité et de l’emploi, tourisme hivernal en repli », Insee Conjoncture Provence-Alpes-Côte d’Azur no 59, juillet 2026.
(10) Argouarc’h J., Roche C., « Une économie régionale résiliente : croissance économique stabilisée, emploi en légère hausse », Insee Conjoncture Provence-Alpes-Côte d’Azur no 58, avril 2026.
(11) « Inflation ravivée, croissance fragilisée », Insee, Note de conjoncture, mars 2026.
