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Insee Conjoncture Provence-Alpes-Côte d'Azur · Avril 2026 · n° 58
Insee Conjoncture Provence-Alpes-Côte d'AzurUne économie régionale résiliente : croissance économique stabilisée, emploi en légère hausse Synthèse annuelle économique régionale - 2025

Julie Argouarc’h, Corinne Roche (Insee)

En 2025, malgré les incertitudes politiques, l’économie française profite de la reprise européenne. Dans la région, l’activité économique décélère, tout en demeurant supérieure au niveau national. La croissance de l’emploi ralentit également et le taux de chômage remonte à 8,4 % fin 2025 après le point bas de 2024. Toutefois les dépôts de bilan d’entreprises diminuent après trois années de forte hausse et l’encours de crédits bancaires repart à la hausse. Les créations d’entreprises sont dynamiques et les bénéficiaires du Revenu de Solidarité Active (RSA) et de la Prime d’activité (PA) sont moins nombreux.

Au niveau sectoriel, le bilan est contrasté. Le tourisme demeure toujours bien orienté, l’industrie ralentit, tandis que la construction reste en difficulté.

Insee Conjoncture Provence-Alpes-Côte d'Azur
No 58
Paru le :Paru le10/04/2026
Les données de l'infographie sont présentes dans l'onglet suivant : Étude
Publication rédigée par :Julie Argouarc’h, Corinne Roche (Insee)

L’activité économique régionale se tient mieux qu’au niveau national

Avertissement sur les heures rémunérées

Dans le secteur de la construction, les évolutions des heures rémunérées doivent être interprétées avec prudence, en particulier pour les mois de décembre et de janvier, dans les comparaisons en glissement annuel.

En effet, dans ce secteur, les congés des salariés sont indemnisés par des caisses de congés payés et non directement par les employeurs ; ils ne sont donc pas comptabilisés dans les heures rémunérées issues des déclarations.

Selon le positionnement calendaire des congés de fin d’année, un même mois peut inclure un nombre de jours de congés différent d’une année sur l’autre, ce qui peut entraîner des évolutions marquées des heures rémunérées sans que celles-ci reflètent nécessairement une évolution de l’activité économique.

En 2025, l’économie française, malgré les incertitudes politiques, profite de la reprise européenne. La croissance a atteint +0,9 % en 2025, soit quasiment autant qu’en 2024 (+1,1 %). La croissance est notamment soutenue par la demande publique. L’investissement des entreprises et des ménages se redresse à la faveur des baisses de taux d’intérêt. Le climat des affaires reste sous sa moyenne de longue période alors que le climat de l’emploi continue de se dégrader légèrement et le taux de chômage augmente. Du côté des ménages, le pessimisme perdure.

Dans ce contexte, en Provence-Alpes-Côte d’Azur, l’activité économique dans le secteur privé mesurée par les s’est stabilisée à +0,1 % en 2025, après une hausse de 0,5 % en 2024 (figure 1). Malgré un ralentissement généralisé depuis trois ans, Provence-Alpes-Côte d’Azur se distingue en 2025 comme la seule région de France métropolitaine où le volume d’heures rémunérées du secteur privé croît encore légèrement sur un an. En effet, sur l’ensemble de la France (hors Mayotte), il marque le pas (-0,4 % en 2025). Cette dynamique régionale était déjà plus soutenue qu’au niveau national en 2024 (+0,5 % contre +0,3 %).

Figure 1aÉvolution trimestrielle des heures rémunérées par rapport au même trimestre de l'année précédentea. Par secteur d’activité

(en %)
Évolution trimestrielle des heures rémunérées par rapport au même trimestre de l'année précédente ((en %))
Mois Construction Industrie Services principalement marchands Services principalement non marchands Provence-Alpes-Côte d'Azur France hors Mayotte Évolution annuelle moyenne en Provence-Alpes Côte d’Azur
2024-T1 -3,3 1,8 0,9 2,0 0,8 0,6 0,5
2024-T2 -2,7 0,9 0,5 2,0 0,5 0,4 0,5
2024-T3 -2,1 1,4 0,4 1,7 0,5 0,5 0,5
2024-T4 -2,5 1,0 0,4 1,5 0,3 0,0 0,5
2025-T1 -2,1 0,3 -0,1 0,8 -0,1 -0,6 0,1
2025-T2 -2,3 0,9 0,3 1,1 0,3 -0,3 0,1
2025-T3 -1,7 0,2 0,5 0,6 0,3 -0,3 0,1
2025-T4 -2,5 -0,3 0,1 0,1 -0,2 -0,5 0,1
  • Note : Ensemble des heures rémunérées des salariés y compris les heures supplémentaires ainsi que les absences pour lesquelles le salarié est rémunéré. Le dernier trimestre est provisoire.
  • Champ : Provence-Alpes-Côte d’Azur, secteur privé hors secteur agricole.
  • Source : DSN - traitement Insee.

Figure 1aÉvolution trimestrielle des heures rémunérées par rapport au même trimestre de l'année précédentea. Par secteur d’activité

  • Note : Ensemble des heures rémunérées des salariés y compris les heures supplémentaires ainsi que les absences pour lesquelles le salarié est rémunéré. Le dernier trimestre est provisoire.
  • Champ : Provence-Alpes-Côte d’Azur, secteur privé hors secteur agricole.
  • Source : DSN - traitement Insee.

La décélération de l’activité en Provence-Alpes-Côte d’Azur concerne tous les secteurs. Le fléchissement est particulièrement marqué dans le secteur industriel : +0,3 % en 2025 après +1,3 %. Notamment, la croissance dans la fabrication de matériels de transport qui portait jusqu’à présent ce secteur ralentit fortement (+1,2 % après +3,6 %). La cokéfaction-raffinage se retourne, passant d’une hausse de 4,1 % à une baisse de 2,8 %. Au niveau national, la baisse de l’activité du secteur industriel mesurée par les heures rémunérées se poursuit : -0,5 % en 2025, après -0,2 % en 2024.

Dans le tertiaire marchand, l’activité ralentit, à +0,2 % en 2025, après +0,5 % en 2024. Sa croissance est soutenue par le transport-entreposage qui repart à la hausse (+0,8 % en 2025 après 0,0 %) et par l'hébergement-restauration (+2,5 % après +1,9 %, encadré 1). Les activités immobilières sont toujours en retrait (-2,1 %, après -3,2 %). Dans l’information et communication et les autres activités de services (activités artistiques, associatives, loisirs, ménages, activités extra-territoriales…), la tendance s’inverse (respectivement -1,2 %, après +1,9 % et -1,3 %, après +2,5 %).

Au niveau national, le tertiaire marchand recule en 2025 (-0,4 % après +0,7 % en 2024).

L’activité du tertiaire non marchand privé reste dynamique en 2025, avec une progression de 0,7 % dans la région, mais elle est également en retrait par rapport à 2024 (+1,8 %). Cette dynamique est similaire à celle observée au niveau national (+0,5 % en 2025 après +1,6 % en 2024).

La construction reste en difficulté en 2025, poursuivant la tendance négative engagée en 2023, tant en Provence-Alpes-Côte d’Azur qu’au niveau national. Dans la région, les heures rémunérées du secteur reculent de 2,1 %, après -2,7 % en 2024 (encadré 2). En France (hors Mayotte), la baisse dans ce secteur ralentit également : -1,7 % après -2,6 % en 2024.

Les créations d’entreprises progressent à un rythme soutenu

Malgré la quasi-stagnation des heures rémunérées, le dynamisme entrepreneurial se poursuit. Après une hausse en 2024 (+2,9 %), les poursuivent leur progression en 2025, à un rythme plus soutenu (+6,0 %, figure 2). La croissance est supérieure à celle de la France (+4,9 %). Cela représente 112 600 entreprises nouvellement créées en Provence-Alpes-Côte d’Azur dans l’ensemble des secteurs marchands non agricoles. Les évolutions par secteur sont très variables. Les hausses s’échelonnent de 0,7 % dans l’industrie à 8,8 % dans le secteur des . Ce dernier secteur concentre 37 % des créations d’entreprises [Figure complémentaire 5 ; données] .

Figure 2Évolution entre 2024 et 2025 du nombre de créations d'entreprises par secteur - Provence-Alpes-Côte d'Azur

(en %)
Évolution entre 2024 et 2025 du nombre de créations d'entreprises par secteur - Provence-Alpes-Côte d'Azur ((en %))
Secteur Sociétés Entreprises individuelles classiques Micro-entrepreneurs Ensemble
Ensemble 5,6 -5,9 7,8 6,0
Industrie -4,7 -21,2 7,5 0,7
Construction 1,6 -22,5 -2,0 -1,3
Commerce, transport, hébergement, restauration 2,5 15,7 10,3 8,5
Services aux entreprises 10,2 -9,2 9,4 8,8
Services aux particuliers 3,7 -10,3 6,7 3,2
  • Note : Données brutes.
  • Champ : Ensemble des activités marchandes non agricoles.
  • Source : Insee, SIDE.

Figure 2Évolution entre 2024 et 2025 du nombre de créations d'entreprises par secteur - Provence-Alpes-Côte d'Azur

  • Note : Données brutes.
  • Champ : Ensemble des activités marchandes non agricoles.
  • Source : Insee, SIDE.

Les dominent ces immatriculations et représentent deux-tiers des créations dans la région. Le nombre de nouveaux micro-entrepreneurs croît de 7,8 % sur un an, un peu plus qu’au niveau national (+5,9 %).

Les créations de pèsent quant à elles pour un quart dans les créations d’entreprises. Leur croissance est comparable à celle du niveau national (respectivement +5,6 % et +5,9 % sur un an). Le nombre de créations est de 29 % supérieur à son niveau d’avant crise sanitaire.

À l’inverse, les créations d’, moins nombreuses (moins d’une création sur dix), poursuivent leur recul, avec une évolution de -5,9 % en 2025 après -4,7 % en 2024. La baisse est plus marquée qu’au niveau national (-4,1 %).

Les défaillances baissent après trois années de forte hausse

Entre janvier et décembre 2025, 6 400 entreprises de la région ont fait l’objet d’une liquidation financière judiciaire. Le nombre de défaillances en région repart à la baisse (-6,0 % par rapport à 2024) après trois années de forte hausse. Au niveau national, la croissance des défaillances ralentit fortement (+3,5 % après +17,7 %). En Provence-Alpes-Côte d’Azur, leur nombre avait plus que doublé entre 2021 et 2024, 2021 étant un point bas en lien avec les mesures de soutien lors de la crise Covid. Malgré la baisse, le niveau des défaillances se maintient au-dessus de celui d’avant la crise sanitaire (+22 % par rapport à 2019).

La baisse des défaillances est visible dans la majorité des secteurs, à l’exception de l’agriculture, sylviculture et pêche (+3,6 %), du transport-entreposage (+4,7 %) et des secteurs de l’enseignement, santé, action sociale et services aux ménages (+14,0 %).

La construction connaît la plus forte baisse des défaillances (-14,3 %) après trois années de forte hausse. Le niveau des défaillances reste 18 % au-dessus de celui pré-covid. Ce secteur compte pour un peu plus d’une défaillance sur cinq dans la région. Le nombre de défaillances dans le commerce diminue à peu près au même rythme qu’au niveau régional (-6,5 % après +15,8 % en 2024), ce secteur pèse pour un cinquième du total des défaillances. Les secteurs des services aux entreprises ainsi que de l’hébergement-restauration connaissent une baisse du même ordre (respectivement -6,2% après +18,6 % en 2024 et -6,6% après +17,3 %).

Les crédits bancaires augmentent à nouveau

En 2025, l’ atteint 182 milliards d’euros en Provence-Alpes-Côte d’Azur, enregistrant une hausse de 2,6 % par rapport à l’année précédente. Cette hausse survient après un léger repli en 2024 de 0,7 %, le premier depuis le début de la série il y a 15 ans. Le rebond est plus marqué que pour la France métropolitaine hors Île-de-France (+0,8 %, figure 3).

Figure 3Évolution des différents types d’encours entre 2024 et 2025

(en %)
Évolution des différents types d’encours entre 2024 et 2025 ((en %))
Types d’encours Provence-Alpes-Côte d’Azur France métropolitaine hors Île-de-France France métropolitaine
Créances commerciales -10,4 -7,7 -1,9
Crédits à l'exportation -5,1 -23,3 1,2
Crédits de trésorerie -4,6 -5,1 -4,2
Crédits d’équipement 3,8 1,6 1,3
Crédits à l'habitat 3,1 1,4 1,3
Comptes ordinaires débiteurs 5,9 0,6 -1,8
Autres crédits et crédit-bail 0,1 -3,5 -5,5
Total 2,6 0,8 0,3
  • Source : Banque de France, centralisations financières territoriales des dépôts et crédits à fin décembre.

Figure 3Évolution des différents types d’encours entre 2024 et 2025

  • Source : Banque de France, centralisations financières territoriales des dépôts et crédits à fin décembre.

Le des ménages constitue près des deux tiers de l’encours total. S’il pâtissait en 2024 d’un marché immobilier en berne, il repart à la hausse en 2025 (+3,1 % en 2025, après -2,3 % en 2024).

Côté entreprises, l’encours de court terme diminue : les qui avaient beaucoup augmenté pendant la crise Covid poursuivent leur baisse (-4,6 % en 2025 après -5,5 % en 2024) tandis que les , dont les encours sont bien moindres, progressent (+5,9 %, après +5,4 % l’an dernier). Les , encours de moyen terme qui représente plus d’un quart de l’encours total de la région, ralentissent par rapport à 2024 mais restent dynamiques (+3,8 % après +5,1 %). Les crédits à l’exportation se replient (-5,1 %) après quatre années de forte croissance (13,7 % en 2024 et 22,8 % en 2023). Enfin, les autres crédits et crédits-bail sont stables après une hausse notable en 2024 (+20,5 %), alors que les poursuivent leur forte baisse (-10,4 % après -22,3 %) ; ces deux types de crédit représentent moins de 0,5 % de l’encours total.

Au total, les encours de crédits aux entreprises continuent de croître à un rythme un peu moins soutenu qu’en 2024 (+1,7 % après +2,3 %).

L’emploi salarié continue de progresser, mais à un rythme plus lent

La faible dynamique de l’emploi suit celle de l’activité. Fin 2025, 2 031 800 salariés travaillent en Provence-Alpes-Côte d’Azur, soit une hausse de 3 900 emplois en un an. La croissance de l’emploi ralentit depuis le rebond post-Covid, passant de +3,9 % en 2021 à +0,2 % en 2025. Sur le seul quatrième trimestre 2025, l’emploi est même en repli (-0,2 % par rapport au troisième trimestre 2025, encadré 3). Le niveau de l’emploi reste 7,0 % supérieur à celui de fin 2019, pré-crise sanitaire (+4,9 % pour la France hors Mayotte).

Le ralentissement s’observe seulement dans le secteur privé. Dans ce secteur qui concentre plus des trois quarts des emplois salariés régionaux, le volume d’emploi n’est que de 0,1 % supérieur fin 2025 à ce qu’il était fin 2024, après +0,5 % l’année précédente. La croissance est de 0,4 % fin 2025 dans le secteur public, comme fin 2024.

En France (hors Mayotte), l’emploi salarié diminue sur un an (-0,2 %, après +0,2 % fin 2024). Dans le privé, il marque le pas (-0,3 % fin 2025 après +0,1 % fin 2024). Il est également moins dynamique dans le public (+0,2 % fin 2025 après +0,4 % fin 2024) par rapport à la région.

Avec 172 400 salariés (hors intérim) fin 2025, soit 9 % des salariés de la région, l’emploi dans l’industrie en Provence-Alpes-Côte d’Azur se maintient après huit années de hausses consécutives (+1,3 % en 2024), avec un effectif comparable à celui d’il y a vingt ans. En France (hors Mayotte), l’industrie connaît une baisse des salariés de 0,5 % fin 2025 après +0,4 % fin 2024. En 20 ans, l’emploi industriel a baissé de 13 % en France (hors Mayotte).

Les secteurs du tertiaire marchand représentent plus de la moitié de l’emploi salarié de la région. Fin 2025, en excluant l’intérim qui repart à la hausse (+0,6 %), l’emploi du tertiaire marchand progresse de 0,3 %, après +0,7 %. Cette croissance repose notamment sur l’hébergement-restauration (+2,2 %), les transports (+0,7 %) et les services aux entreprises (+0,6 %). À l’inverse, le recul important des services immobiliers (-1,6 %) pèse sur l’évolution globale du secteur.

Le tertiaire non marchand (privé et public) représente, quant à lui, un emploi salarié sur trois. Après une hausse de 0,8 % fin 2024, sa progression ralentit en 2025, pour s’établir à 0,5 %.

Dans la construction, l’emploi salarié ne cesse de diminuer depuis 2022. Fin 2025, il baisse encore de 1,4 % après un recul de 2,2 % en 2024. En France (hors Mayotte), la diminution est similaire (-1,2 % fin 2025 après -1,7 % fin 2024).

Enfin, l’emploi salarié dans l’agriculture, assez faible dans la région (1 % de l’emploi salarié total), diminue de 1,8 % cette année.

Traditionnel soutien de l’emploi depuis de la fin de la crise sanitaire, l’apprentissage est touché par la restriction des aides à l’embauche accordées aux entreprises. En 2025, pour la première fois depuis 2016, le nombre d’entrées en apprentissage diminue (-3,1 % par rapport à 2024). Aussi, fin décembre 2025, le stock d’apprentis dans la région baisse de 1,9 % par rapport à fin décembre 2024, après +4,7 % un an plus tôt. Ce repli est le premier depuis les différentes réformes mises en œuvre par le Gouvernement à partir de 2019. Il est comparable à celui observé en France (-3,1 %).

Le taux de chômage remonte après le point bas de 2024

En Provence-Alpes-Côte d’Azur, le (BIT) augmente en 2025 après quatre années de baisses dues à la progression continue de l’emploi suite à la crise sanitaire. Fin 2025, le taux de chômage s’établit à 8,4 % de la , soit une hausse de 0,7 point de pourcentage par rapport à fin 2024.

L’écart avec le taux de chômage en France (hors Mayotte) a été divisé par deux entre fin 2019 et fin 2025 : en France (hors Mayotte), le taux de chômage s’élève à 7,9 % fin 2025 (+0,6 point sur un an).

Le taux de chômage de Provence-Alpes-Côte d’Azur reste toutefois le troisième plus élevé des régions de France métropolitaine fin 2025, après les Hauts-de-France (9,5 %) et l’Occitanie (9,4 %).

La hausse du taux de chômage en 2025 s’observe dans toutes les zones d’emploi de la région (figure 4). Elle est la plus forte dans celle de Carpentras (+1,0 point fin 2025 sur un an) et dans la partie régionale de celle d’Avignon (+1,1 point) où les taux de chômage sont par ailleurs les plus élevés de la région (respectivement 10,4 % et 11,6 %). Le taux de chômage demeure le plus faible dans la zone d’emploi de Briançon (5,6 %), malgré une hausse de 0,7 point sur un an.

Figure 4Taux de chômage par zone d'emploi fin 2025

(en %)
Taux de chômage par zone d'emploi fin 2025 ((en %))
Code géographique Libellé de la zone d’emploi Taux de chômage
9352 Arles 9,1
9353 Avignon 11,6
9355 Bollène-Pierrelatte 10,4
9364 Valréas 8,6
9301 Aix-en-Provence 6,3
9302 Briançon 5,6
9303 Brignoles 8,9
9304 Cannes 7,5
9305 Carpentras 10,4
9306 Cavaillon 8,9
9307 Digne-les-Bains 8,2
9308 Draguignan 8,6
9309 Fréjus 9,0
9310 Gap 6,9
9311 Manosque 8,1
9312 Marseille 10,0
9313 Martigues-Salon 8,8
9314 Menton 6,0
9315 Nice 7,3
9316 Orange 9,3
9317 Sainte-Maxime 8,1
9318 Toulon 6,8
  • Note : Parties régionales des zones d’emploi.
  • Source : Insee, taux de chômage localisés.

Figure 4Taux de chômage par zone d'emploi fin 2025

  • Note : Parties régionales des zones d’emploi.
  • Source : Insee, taux de chômage localisés.

Sur un an, le nombre de foyers allocataires du (RSA) recule à nouveau, un peu moins fortement que l’année précédente (-2,9 % entre décembre 2024 et décembre 2025 après -3,6 %). À l’inverse, il repart légèrement à la hausse en France métropolitaine (+0,4 % sur un an après -0,2 %). Fin décembre 2025, 135 300 foyers sont ainsi allocataires du RSA en Provence-Alpes-Côte d’Azur, c’est 14,7 % de moins que fin 2019. La baisse est moins marquée au niveau France hors Mayotte (-3,1 %).

De son côté, le nombre de foyers allocataires de la (PA) repart à la baisse (-1,4 % après +1,6 % en 2024) et atteint 385 100 foyers en fin d’année 2025. C’est 5,1 % de plus que fin 2019. En France métropolitaine, la tendance est similaire (-1,0 % fin 2025, après +2,8 % en 2024 ; +5,3 % par rapport à fin 2019).

Encadré 1 – Tourisme : la fréquentation continue de progresser en 2025

En 2025, l’activité économique mesurée par les heures rémunérées dans le secteur de l’hébergement-restauration dépasse son niveau de 2024 de 2,5 %. Parallèlement, l’emploi dans ce secteur est en nette hausse (+2,2 % contre +0,3 % dans le tertiaire marchand) et augmente plus vite qu’en France hors Mayotte (+1,0 %).

Avec 56,2 millions de en 2025, la fréquentation des hôtels, et (AHCT) de Provence-Alpes-Côte d’Azur augmente de 1,3 % par rapport à 2024. En France, la fréquentation augmente plus fortement (+3,3 %, figure 5).

La région se classe ainsi au 4e  rang des régions de France métropolitaine après l’Île-de-France (89,7 millions de nuitées), Auvergne-Rhône-Alpes (61,4 millions) et Nouvelle-Aquitaine (57,4 millions).

Cette hausse régionale résulte principalement d’une fréquentation plus soutenue des touristes venant de l’étranger (+3,5 %), la fréquentation des touristes progressant peu (+0,2 %).

En France, la dynamique est également portée par les touristes en provenance de l’étranger (+7,4 %) quand les touristes résidents progressent également (+1,3 %).

Figure 5Nombre de nuitées touristiques en 2025 et évolution des nuitées entre 2024 et 2025

Nombre de nuitées touristiques en 2025 et évolution des nuitées entre 2024 et 2025 - Lecture : En 2025, le nombre total de nuitées en région Provence-Alpes-Côte d’Azur est de 56,21 millions. Il a augmenté de 1,3 % par rapport à 2024.
Code région Région Nuitées totales (en millions) Évolution (en %)
01 Guadeloupe 1,16 -9,5
02 Martinique 1,13 -6,4
03 Guyane 0,42 0,7
04 La Réunion 1,63 5,0
06 Mayotte 0,14 -18,6
11 Île-de-France 89,74 8,2
24 Centre-Val de Loire 10,37 2,9
27 Bourgogne-Franche-Comté 11,50 1,5
28 Normandie 17,07 5,6
32 Hauts-de-France 15,86 4,1
44 Grand Est 22,96 2,3
52 Pays de la Loire 25,34 2,4
53 Bretagne 26,23 4,3
75 Nouvelle-Aquitaine 57,41 2,7
76 Occitanie 55,95 1,3
84 Auvergne-Rhône-Alpes 61,37 0,9
93 Provence-Alpes-Côte d'Azur 56,21 1,3
94 Corse 10,89 1,1
FR France 465,39 3,2
  • Note : Les nuitées des campings ne sont enregistrées que d’avril à septembre 2025, tandis que les nuitées des hôtels et des AHCT le sont durant toute l’année.
  • Lecture : En 2025, le nombre total de nuitées en région Provence-Alpes-Côte d’Azur est de 56,21 millions. Il a augmenté de 1,3 % par rapport à 2024.
  • Champ : Ensemble des hébergements collectifs de tourisme.
  • Source : Insee, enquêtes de fréquentation touristique en 2024 et 2025.

Figure 5Nombre de nuitées touristiques en 2025 et évolution des nuitées entre 2024 et 2025

  • Note : Les nuitées des campings ne sont enregistrées que d’avril à septembre 2025, tandis que les nuitées des hôtels et des AHCT le sont durant toute l’année.
  • Lecture : En 2025, le nombre total de nuitées en région Provence-Alpes-Côte d’Azur est de 56,21 millions. Il a augmenté de 1,3 % par rapport à 2024.
  • Champ : Ensemble des hébergements collectifs de tourisme.
  • Source : Insee, enquêtes de fréquentation touristique en 2024 et 2025.

Les hôtels de la région qui concentrent un peu plus de deux nuitées sur cinq, sont davantage fréquentés cette année (+2,8 % par rapport à 2024). La fréquentation des touristes en provenance de l’étranger y augmente nettement (+6,2 %), les touristes résidents progressent légèrement (+0,8 %).

Les hôtels haut de gamme (40 % des nuitées hôtelières de la région) sont notamment en forte progression (+6,4 %), avec une clientèle étrangère très présente (50 %, contre 39 % dans l’ensemble des hôtels) et beaucoup plus nombreuse (+12,2 %).

Pour la clientèle d’affaires dans les hôtels de la région, le contexte est moins favorable, avec un recul de la fréquentation (-1,5 % par rapport à 2024). Cependant, avec près de quatre nuitées d’affaires sur dix, les hôtels haut de gamme résistent mieux : ils enregistrent une hausse de 6,0 % de cette clientèle.

Les tendances varient selon les départements. Dans les Alpes-Maritimes qui concentrent 37 % des nuitées d’affaires, la fréquentation de la clientèle d’affaires progresse (+7,0 %). En revanche, dans les Bouches-du-Rhône avec une part similaire de nuitées d’affaires, leur nombre diminue de 5,3 %. Le Var voit sa fréquentation chuter fortement (-19,3 %).

Encadré 2 – Construction et immobilier : les mises en chantier se redressent un peu

En 2025, l’activité du secteur de la construction mesurée par les heures rémunérées est en repli (-2,2 % par rapport à 2024, après -2,7 %) tout comme l’emploi de ce secteur (-1,4 % sur un an). Les activités immobilières poursuivent également leur baisse entamée en 2024 : les heures rémunérées diminuent de 2,1 %.

Après un point historiquement bas atteint en 2024, le marché du logement neuf se redresse en 2025. Les commercialisations de logements neufs dans la région progressent de 13 % sur un an. En particulier, les , majoritaires dans les mises en vente, portent cette hausse puisque leurs mises en vente croissent de 16 % par rapport à 2024. Avec une part faible dans les mises en vente, les poursuivent leur baisse (-24 % en 2025 après -17 % en 2024).

Malgré ce léger redémarrage de l’offre, les ventes repartent à la baisse (-6,1 % en 2025, après +4,1 %). Le recul touche particulièrement la vente aux particuliers (-7,6 % sur un an), visible à la fois dans les logements collectifs (-7,4 %) et dans les logements individuels groupés (-10,2 %). La diminue moins fortement (-5,0 %).

En raison du recul de la demande des particuliers en logements neufs, les ventes aux institutionnels ont vu leur poids se renforcer : les ventes en bloc représentent plus de la moitié des ventes des promoteurs depuis 2024, contre le tiers en 2022 et le quart en 2018.

En parallèle, 27 900  ont été délivrés en Provence-Alpes-Côte d’Azur en 2025. En 2025, les autorisations repartent à la hausse (+8,1 %), mais restent très en dessous du niveau enregistré avant la crise sanitaire (-25,8 % par rapport à 2019). Le nombre de permis de construire avait chuté en 2023 (-30,3 %), puis baissé l’année dernière (-3,4 %) pour atteindre un point bas historique. En France (hors Mayotte), la tendance est similaire avec une reprise plus importante du nombre de permis de construire délivrés (+15,6 %) mais un niveau beaucoup plus bas que celui atteint avant la crise sanitaire (-15,9 %).

Par ailleurs, en 2025, les concernent 21 200 logements en Provence-Alpes-Côte d’Azur. La baisse des mises en chantier entamée en 2022 s’inverse en 2025, laissant place à une reprise (+9,8 % par rapport à 2024). Les mises en chantier demeurent toutefois en recul de 35,0 % par rapport à 2019. En France (hors Mayotte), la tendance est identique avec une hausse en 2025 de 7,1 % par rapport à 2024.

Enfin, du côté des locaux non résidentiels, la surface de plancher autorisée à la construction en Provence-Alpes-Côte d’Azur diminue cette année, après avoir fortement augmenté en 2024 (-26 % après +72 % en 2024). En France, la tendance est similaire (-20 % en 2025 après +21 %). Dans la région, c’est en particulier dans l’industrie, l’artisanat et les locaux de service public ou d’intérêt collectif que les surfaces de plancher autorisées diminuent le plus, après avoir fortement augmenté en 2024. Elles diminuent également dans les entrepôts et le commerce, mais elles augmentent dans l’hébergement hôtelier, les services publics de santé et les bureaux.

Encadré 3 – L’activité économique recule et l’emploi se replie au dernier trimestre 2025

Au quatrième trimestre 2025, l’activité économique de Provence-Alpes-Côte d’Azur, mesurée par les heures rémunérées, diminue par rapport au quatrième trimestre 2024 (-0,2 %, après +0,3 % au trimestre précédent).

En France (hors Mayotte), la baisse de l’activité au quatrième trimestre s’accélère (-0,6 % sur un an, après -0,3 % au troisième trimestre).

Le ralentissement concerne tous les secteurs de la région. Pour la première fois depuis le quatrième trimestre 2020, le volume d’heures rémunérées diminue dans l’industrie (-0,3 % sur un an). Il poursuit sa baisse dans la construction (-2,5 %). Après une reprise au troisième trimestre, le tertiaire marchand ralentit en fin d’année (+0,1 % au quatrième trimestre), malgré la dynamique continue du secteur de l’hébergement-restauration (+2,2 %). L’activité décélère aussi dans le tertiaire non marchand (+0,2 %, après +0,7 % au trimestre précédent).

L’activité recule fortement dans les départements des Alpes-de-Haute-Provence (-0,9 %) et en Vaucluse (-0,8 %). Elle diminue, à un rythme proche de la baisse régionale dans les Alpes-Maritimes et les Bouches-du-Rhône. De son côté, le Var voit son activité légèrement augmenter (+0,2 %), alors qu'elle continue sa progression dans les Hautes-Alpes (+1,5 %).

Parallèlement au ralentissement de l’activité, l’emploi salarié se replie de 0,2 % par rapport au troisième trimestre (soit environ 4 100 emplois en moins), après une augmentation de 0,2 % au trimestre précédent. En France (hors Mayotte), la baisse est identique au quatrième trimestre, après une stabilité au trimestre précédent.

La baisse régionale est plus marquée dans le public (-0,3 % par rapport au troisième trimestre) que dans le privé (-0,2 %), comme au niveau national.

Au quatrième trimestre, l’emploi intérimaire croit (+1,7 % après -0,4 %). L'emploi est stable dans l'industrie (0,0 %) après le repli des deuxième et troisième trimestres (-0,1 % chaque trimestre). Dans le secteur de la construction, la baisse est plus prononcée ce dernier trimestre (-0,5 %) même si l’emploi décroît dans ce secteur depuis 2023. Le nombre de salariés diminue dans le tertiaire marchand hors intérim comme dans le tertiaire non marchand (-0,3 % pour chacun de ces secteurs).

En France (hors Mayotte), l’emploi salarié diminue dans tous les secteurs.

Cette baisse régionale concerne tous les départements à l’exception des Alpes-de-Haute-Provence et des Hautes-Alpes. Ces deux départements concentrent chacun 3 % des emplois salariés de la région. La baisse est forte dans les Alpes-Maritimes, le Var et le Vaucluse (-0,4 % chacun). Elle est la plus faible dans les Bouches-du-Rhône (-0,1 %).

En parallèle de la baisse de l’emploi au quatrième trimestre 2025, le taux de chômage de la région augmente à nouveau pour s’établir à 8,4 % de la population active. Avec +0,2 point ce trimestre, il suit la même tendance qu’en France (hors Mayotte) où le taux s’établit à 7,9 %.

Ce trimestre, le taux de chômage augmente dans tous les départements de la région. Il est le plus élevé en Vaucluse (10,4 %). La hausse est moins prononcée dans les Hautes-Alpes où il est le plus faible (6,5 %).

Publication rédigée par :Julie Argouarc’h, Corinne Roche (Insee)
Avertissement méthodologique

Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d'une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.

Pour comprendre

Emploi salarié :

Créations d’entreprises :

Construction :

La base de données Sit@del2 rassemble les informations relatives aux autorisations de construire (permis accordés) et aux mises en chantier transmises par les services instructeurs (État, collectivités territoriales) au service statistique du Ministère de la Transition écologique (MTE). Les mouvements relatifs à la vie du permis (autorisations, annulations, modificatifs, déclarations d'ouverture de chantier) sont exploités à des fins statistiques.

Les séries de la construction utilisées pour la conjoncture et le bilan économique sont élaborées à partir de cette base.

En matière de logement, les séries d'estimations en date réelle sont produites mensuellement pour évaluer le nombre d'autorisations et de mises en chantier. Elles visent à retracer dès le mois suivant, l'ensemble des évènements à leur date réelle. Sur la base des données collectées, les séries intègrent une estimation de l'information non encore remontée. Ces séries sont actualisées chaque mois pour prendre en compte les informations les plus récentes. Les estimations en date réelle corrigent des éventuels défauts de collecte des déclarations d'ouverture de chantier.

Pour les locaux non résidentiels, les séries de surface de plancher en date de prise en compte permettent le suivi conjoncturel de ce secteur. Elles agrègent les informations issues des permis (autorisés, commencés, etc.) selon la date d'enregistrement de la donnée dans l'application Sit@del2.

Les séries de surface de plancher en date réelle sont utilisées pour les études structurelles. L'information est restituée selon la date effective de l'autorisation ou de la mise en chantier. Ces séries sont présentées nettes des annulations et ne comportent pas d'estimations : elles minorent donc la réalité, spécialement pour les mois de collecte les plus récents.

À la date de réalisation de cette publication, les données consolidées en date réelle ne sont pas disponibles ; les données en date de prise en compte ont donc été privilégiées.

Nomenclature :

Publication rédigée par :Julie Argouarc’h, Corinne Roche (Insee)

Définitions

Heures rémunérées :

Les heures rémunérées couvrent les heures travaillées ainsi que des heures non travaillées mais rémunérées par l’employeur, notamment pendant les congés payés. Les périodes de chômage partiel indemnisées par l’administration publique et non par l’employeur ne sont à ce titre pas comprises dans les heures rémunérées.

Emploi salarié :

Les salariés sont les personnes qui travaillent, aux termes d’un contrat, pour une autre entité résidente en échange d’un salaire ou d’une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.

Estimations d'emploi localisées / Estel :

Le concept central d'Estel est une synthèse ascendante des sources administratives utilisées avec prise en compte de la multi-activité. Estel mesure l'emploi selon un concept « BIT répertorié ».

Intérim / Travail temporaire / Travail intérimaire :

L'intérim (ou travail intérimaire ou travail temporaire) consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire.

Correction des variations saisonnières / CVS / Désaisonnalisation :

La correction des variations saisonnières permet d’éliminer l’effet de fluctuations périodiques infra-annuelles dues au calendrier et aux saisons, de manière à faire ressortir les évolutions les plus significatives de la série. Celles-ci sont contenues dans la tendance et la composante irrégulière.

Nomenclature d'activités française / NAF :

La nomenclature des activités économiques en vigueur en France depuis le 1er janvier 2008 est la nomenclature d'activités française (NAF rév. 2). La NAF a la même structure que de la nomenclature d'activités de la Communauté européenne (NACE rév. 2) mais elle comporte un niveau supplémentaire, spécifique à la France, celui des sous-classes.

La NAF rév. 2 comporte cinq niveaux comprenant respectivement : 21, 88, 272, 615 et 732 postes.

La NAF rév. 2 s'est substituée à la NAF rév. 1 datant de 2003 (entrée en vigueur au 1er janvier 2003). La NAF rév. 1 comporte cinq niveaux ayant respectivement 17, 31, 62, 224, et 712 postes .

La NAF rév. 1 avait succédé à la NAF qui était en vigueur depuis le 1er janvier 1993.

Emploi (au sens du Bureau International du Travail (BIT)) :

Une personne en emploi au sens du Bureau International du Travail (BIT) est une personne de 15 ans ou plus ayant effectué au moins une heure de travail rémunéré au cours d’une semaine donnée ou absente de son emploi sous certaines conditions de motif (congés annuels, maladie, maternité,etc.) et de durée.

Chômage partiel :

Lorsqu'une entreprise réduit son activité au-dessous de l'horaire légal ou arrête momentanément tout ou partie de son activité et qu'elle n'entend pas rompre les contrats de travail qui la lient à ses salariés, elle peut avoir recours au chômage partiel.

Catégories des inscrits à France Travail :

Les inscrits à France Travail, qui regroupent les personnes inscrites sur les listes de France Travail, sont historiquement classés en cinq catégories selon leur situation vis-à-vis de l’obligation de recherche d’emploi et de l’exercice ou non d’une activité : A, B, C, D ou E. En janvier 2025, deux nouvelles catégories (F et G) ont été créées.

Chômeur (au sens du Bureau International du Travail (BIT)) / Personne au chômage (au sens du Bureau International du Travail (BIT)) :

Un chômeur au sens du BIT est une personne âgée de 15 ans ou plus qui répond simultanément à trois conditions :

  • être sans emploi durant une semaine donnée
  • être disponible pour prendre un emploi dans les deux semaines
  • avoir cherché activement un emploi au cours des quatre dernières semaines ou en avoir trouvé un qui commence dans moins de trois mois.

Contrat d'apprentissage :

Le contrat d'apprentissage est un contrat de travail conclu entre un employeur et un jeune de 16 à
29 ans ayant satisfait à l'obligation scolaire, des dérogations étant possibles.

Population active (au sens du Bureau International du Travail (BIT)) / Actifs (au sens du Bureau International du Travail (BIT)), personnes actives (au sens du Bureau International du Travail (BIT)) :

La population active au sens du Bureau International du Travail (BIT) comprend les personnes en emploi au sens du BIT et les chômeurs au sens du BIT.

Taux de chômage :

Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).

On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...

Remarque :

Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.

Taux de chômage (BIT) :

Le taux de chômage est le rapport entre le nombre de chômeurs et le nombre d’actifs (en emploi ou au chômage).

Création d'entreprise / Réactivation d'entreprise :

Une création d'entreprise correspond à la mise en œuvre d'une nouvelle combinaison de facteurs de production avec pour restriction qu'aucune autre entreprise ne soit impliquée dans cet évènement.

Cessation d'entreprise :

Il s'agit de l'arrêt total de l'activité économique de l'entreprise.

Il ne faut pas confondre la notion de défaillance avec la notion plus large de cessation. Les liquidations qui font suite à une défaillance ne représentent qu'une partie, variable avec le temps et le secteur d'activité, de l'ensemble des cessations.

Défaillance d'entreprise :

Une unité légale est en situation de défaillance ou de dépôt de bilan à partir du moment où une procédure de redressement judiciaire est ouverte à son encontre.

Micro-entrepreneur :

Un micro-entrepreneur bénéficie du régime de même nom (appelé auto-entrepreneur jusque 2014), qui offre des formalités de création d'entreprise allégées et un mode de calcul et de paiement simplifié des cotisations sociales et de l'impôt sur le revenu. Il s’applique aux entrepreneurs individuels qui en font la demande, sous certaines conditions.

Services rendus aux entreprises :

Les services rendus aux entreprises regroupent globalement les activités scientifiques et techniques et les services administratifs et de soutien.

Services rendus aux particuliers :

Les services aux particuliers se caractérisent par la mise à disposition d'une prestation technique ou intellectuelle principalement à destination des particuliers (ou ménages), même si certains d’entre eux concernent également les entreprises.

Nomenclature agrégée 2008 / NA 2008 :

Avec le passage à la NAF rév. 2 (nomenclature d'activités française révisée au 1er janvier 2008), la nomenclature économique de synthèse (NES) associée à la NAF rév. 1 disparaît en tant que telle. En effet, cette nomenclature strictement française ne permettait pas de comparaisons internationales car elle ne s'emboîtait pas dans l'arborescence de la CITI et de la NACE.

La NAF rév. 2 contient deux niveaux agrégés « standard » : les sections et divisions en, respectivement, 21 et 88 postes. Ces niveaux sont communs à la nomenclature internationale d'activités CITI rév. 4, à la nomenclature européenne d'activités NACE rév. 2 et à la NAF rév. 2.

Il était toutefois nécessaire de disposer de niveaux de regroupements supplémentaires pour répondre aux besoins de l'analyse économique et de la diffusion en matière de données de synthèse.

Sept niveaux d'agrégation sont ainsi associés à la NAF rév. 2, dénommés « A xx » où xx représente le nombre de postes du niveau. Ils constituent la nomenclature agrégée (NA) :

· A 10 : niveau international, regroupement de sections ;

· A 17 : niveau français intermédiaire entre les niveaux A 10 et A 38.

Au niveau des sections (A 21), l'industrie manufacturière est détaillée en cinq postes et, inversement, certaines activités de services sont regroupées.

· A 21 : sections, niveau standard de l'arborescence de la NAF rév. 2 ;

· A 38 : niveau international, intermédiaire entre sections et divisions ;

· A 64 : niveau européen, intermédiaire entre les niveaux A 38 et divisions (A 88), provisoire ;

· A 88 : divisions, niveau standard de l'arborescence de la NAF rév. 2 ;

· A 129 : niveau français intermédiaire entre les niveaux divisions (A 88) et groupes.

Entreprise :

L’entreprise est la plus petite combinaison d’unités légales qui constitue une unité organisationnelle de production de biens et de services jouissant d’une certaine autonomie de décision, notamment pour l’affectation de ses ressources courantes.

Établissement / Siret :

L'établissement est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services : ce peut être une usine, une boulangerie, un magasin de vêtements, un des hôtels d'une chaîne hôtelière, la « boutique » d'un réparateur de matériel informatique...

Logement autorisé :

Un logement autorisé est un logement, non encore réalisé, dont la construction a été autorisée par un permis de construire ou une non-opposition à une déclaration préalable.


Logement commencé :

Un logement est considéré comme commencé (ou mis en chantier) après réception de la déclaration d’ouverture de chantier (DOC) envoyée par le pétitionnaire (ou maître d’ouvrage).


Logement collectif :

Un logement collectif (appartement) fait partie d’un bâtiment dans lequel sont superposés plus de deux logements distincts et dont certains ne disposent pas d’un accès privatif.

Logement individuel :

Un logement individuel est un logement dans une maison individuelle. Une maison individuelle peut comporter deux logements individuels s'ils ont été construits par le même maître d'ouvrage d'après le code de la construction et de l'habitation.

Hôtellerie de plein air (campings) / Campings :

Les campings sont destinés à l’accueil de tentes, de caravanes, de résidences mobiles de loisirs et d’habitations légères de loisirs. Ils sont constitués d’emplacements nus ou équipés de l’une de ces installations, ainsi que d’équipements communs.

Autres hébergements collectifs touristiques / AHCT :

Les autres hébergements collectifs touristiques (AHCT) sont les résidences hôtelières de tourisme, les villages de vacances et maisons familiales de vacances, les auberges de jeunesse et centres internationaux de séjour, les centres sportifs.

Nuitée :

Le nombre de nuitées correspond au nombre total de nuits passées par les clients dans un établissement ; deux personnes séjournant trois nuits dans un hôtel comptent ainsi pour six nuitées de même que six personnes ne séjournant qu'une nuit.

Tourisme :

Le tourisme comprend les activités déployées par les personnes au cours de leurs voyages et séjours dans des lieux situés en dehors de leur environnement habituel pour une période consécutive qui ne dépasse pas une année.

Résident (au sens du tourisme) :

Personne résidant en France et réalisant un séjour touristique en France.

Non-résident (au sens du tourisme) :

Personne résidant à l'étranger et réalisant un séjour touristique en France.

Société :

Une société est une entité dotée de la personnalité juridique. Elle est créée dans un but marchand, à savoir, produire des biens ou des services pour le marché, qui peut être une source de profit ou d’autres gains financiers pour son ou ses propriétaires ; elle est la propriété collective de ses actionnaires, qui ont le pouvoir de désigner les administrateurs responsables de sa direction générale.

Les sociétés exercent leur activité sous de nombreuses formes juridiques ; les plus fréquentes sont : la SARL, société groupant des associés dont la responsabilité est limitée à leur apport personnel ; la Société Anonyme (SA) où l'exercice de l'activité est séparé de la responsabilité des actionnaires ; la société civile, présente notamment dans les professions libérales et l'immobilier.

Entreprises individuelles :

Une entreprise individuelle est une entreprise en nom propre ou en nom personnel. L’identité de l’entreprise correspond à celle du dirigeant, qui est responsable sur ses biens propres.L’entrepreneur exerce son activité sans avoir créé de personne juridique distincte. Les différentes formes d’entreprises individuelles sont composées des commerçants, artisans, profession libérales, agriculteurs.

Chaque entreprise individuelle (comme chaque société) est répertoriée dans le Système informatisé du répertoire national des entreprises et des établissements / Sirene.

Encours total des crédits bancaires :

Les encours de crédits, dans le domaine bancaire, correspondent à la masse des crédits distribués aux entreprises et aux particuliers par une banque ou une institution financière ; ils doivent être remboursés. Les encours de crédit sont comptabilisés par la Banque de France.

Crédits à l’habitat :

Les crédits à l’habitat recensés concernent les concours non aidés (c’est-à-dire ne bénéficiant pas directement d’une aide de l’État) consentis aux ménages en vue de la construction, de l’acquisition, de l’agrandissement ou de l’amélioration d’immeubles destinés à l’habitation.

Crédit de trésorerie :

Le crédit de trésorerie permet de financer à court terme les besoins du cycle d’exploitation de l’entreprise.

Crédits d’équipement :

Les crédits d’équipement sont des crédits bancaires finançant les biens et les matériels nécessaires à l’exploitation et donc au bon fonctionnement d’une entreprise.

Comptes débiteurs :

Les comptes débiteurs sont des comptes dont le solde est négatif parce que le client a réalisé trop de débits (retraits, paiements, virements…). On peut donc les assimiler à une avance de la banque envers le détenteur du compte.

Créances commerciales :

Le crédit de mobilisation des créances commerciales permet à une entreprise d’obtenir un financement à court terme à hauteur des créances commerciales qu’elle détient. Ainsi, une entreprise qui possède des créances sur ses clients, constatées par des factures, souscrit un billet à l’ordre de sa banque reprenant le montant global de ses créances et le présente à l’escompte. La banque escompte le billet et avance les fonds à l’entreprise.

Revenu de solidarité active (RSA) :

Le revenu de solidarité active est une allocation qui complète les ressources initiales du foyer pour qu’elles atteignent le niveau d’un revenu garanti.

Le montant du revenu garanti varie en fonction de la composition du foyer et du nombre d’enfant(s) à charge.

Prime d’activité :

La prime d’activité est un complément de revenus d’activité s’adressant aux travailleurs percevant des revenus modestes. Elle remplace depuis 2016 le revenu de solidarité active (RSA-activité) et la prime pour l’emploi (PPE).

Sa réglementation s’inscrit dans la continuité de celle du RSA-activité, mais présente cependant quelques spécificités, notamment pour les temps partiels (bonus modulable individuel).

Vente en bloc :

La vente en bloc désigne l’acquisition d’un immeuble entier ou d’un programme immobilier entier par un seul acquéreur. La vente en bloc est souvent effectuée au profit de gros investisseurs privés, elle peut également l’être, dans des cas plus rares, au profit d’un particulier. L’acheteur de cet ensemble immobilier pourra ensuite choisir de conserver les différents logements ou bureaux acquis ou décider de revendre les lots séparément dans ce que l’on appellera une vente à la découpe.

Clientèle résidente :

La clientèle est dite résidente (ou domestique) si son lieu d’habitation habituel est localisé en France, et non résidente (quelle que soit sa nationalité) si son lieu d’habitation habituel est localisé à l’étranger.

Pour en savoir plus

(1) Retrouvez davantage de données associées à cette publication en téléchargement.

(2) Insee, « Tableau de bord de la conjoncture », mars 2026.

(3) Insee, « Inflation ravivée, croissance fragilisée », Note de conjoncture, mars 2026.

(4) Insee, « Au quatrième trimestre 2025, l’emploi salarié est stable ou quasi stable dans plus de la moitié des régions », Informations rapides no 65, mars 2026.

(5) Insee, « Tableau de bord de la conjoncture : Provence-Alpes-Côte d'Azur », mars 2026.

(6) Insee, « Hausse modérée des créations d’entreprises en février 2026 », Informations Rapides no 64, mars 2026.

(7) Insee, « Au quatrième trimestre 2025, l’emploi salarié est quasi stable », Informations Rapides no 53, février 2026.

(8) Insee, « Au quatrième trimestre 2025, le PIB augmente légèrement (+0,2 %) et le taux d’épargne des ménages recule de nouveau (17,9 % après 18,3 %) », Informations Rapides no 51, février 2026.

(9) Insee, « Au quatrième trimestre 2025, le taux de chômage atteint 7,9 %, en hausse de 0,2 point sur le trimestre et de 0,6 point sur un an », Informations Rapides no 34, février 2026.

(10) Roche C, Tholozan L, « Croissance modérée de l’activité et légère hausse du chômage », Insee Conjoncture Provence-Alpes-Côte d’Azur, no 57, janvier 2026.

(11) Roche C, Tholozan L, « Les Bouches-du-Rhône et les Hautes-Alpes soutiennent la fréquentation touristique », Insee Flash Provence-Alpes-Côte d’Azur, no 17, décembre 2025.

(12) « Ouvrir dans un nouvel ongletBaromètre social 2025 » Dispositif régional d’observation sociale Provence-Alpes-Côte d’Azur.

(13) « Ouvrir dans un nouvel ongletLe flash trimestriel des données RSA et prime d’activité de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur - 4e trimestre 2025 », Dros’omètre no 61.