Insee Conjoncture Provence-Alpes-Côte d'Azur ·
Juillet 2026 · n° 59
Léger recul de l’activité et de l’emploi, tourisme hivernal en repli Note de conjoncture régionale – 1er trimestre 2026
Au premier trimestre 2026, l’économie de Provence-Alpes-Côte d’Azur affiche des signes de ralentissement, avec une légère baisse de l’activité économique. Dans le tertiaire marchand, l’activité est stable, soutenue par l’hébergement-restauration et le transport-entreposage. Dans tous les autres secteurs, le nombre d’heures rémunérées diminue. L’emploi suit la même évolution, avec un léger fléchissement, pour revenir à son niveau d’il y a un an. Le chômage progresse légèrement et s’établit à 8,5 %. La fréquentation touristique hivernale, bien qu’en légère baisse, est soutenue par la croissance du tourisme d’affaires.
- Avertissements
- L’industrie tient la barre, les ménages accusent le coup
- Légère baisse de l’activité économique
- Légère diminution de l’emploi
- Un taux de chômage en augmentation
- Une fréquentation hivernale des établissements touristiques commerciaux en baisse malgré la bonne tenue du tourisme d’affaires
- Une croissance régionale qui rebondirait au deuxième trimestre 2026
Avertissements
Dans le secteur de la construction, les évolutions des heures rémunérées doivent être interprétées avec prudence, en particulier pour les mois de décembre et de janvier, dans les comparaisons en glissement annuel.
En effet, dans ce secteur, les congés des salariés sont indemnisés par des caisses de congés payés et non directement par les employeurs ; ils ne sont donc pas comptabilisés dans les heures rémunérées issues des déclarations.
Selon le positionnement calendaire des congés de fin d’année, un même mois peut inclure un nombre de jours de congés différent d’une année sur l’autre, ce qui peut entraîner des évolutions marquées des heures rémunérées sans que celles-ci reflètent nécessairement une évolution de l’activité économique.
Depuis le deuxième trimestre 2023, l’Insee produit et met à disposition des indices de chiffre d’affaires (ICA) régionaux. Cette source, toujours en phase d’expertise, est à considérer avec prudence.
Ces indices permettent de mesurer mensuellement l'évolution de l'activité des entreprises. Ils sont élaborés chaque mois à partir des déclarations mensuelles de TVA faites par les entreprises mono et quasi-mono régionales relevant du régime fiscal réel normal pour le paiement de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA).
Les séries sont en valeur et corrigées des variations saisonnières et des effets de calendrier (cvs-cjo).
L’industrie tient la barre, les ménages accusent le coup
Au premier trimestre 2026, le commerce mondial a progressé de 2,3 %, tiré par la vigueur des exportations asiatiques qui sont stimulées par l’intensification des échanges de biens technologiques liés à l’intelligence artificielle, tandis que le Vieux continent pâtit d’une exposition limitée aux zones et aux secteurs qui ont animé le commerce mondial. Toutefois, l’économie européenne bénéficie d’autres moteurs et a continué de croître au premier trimestre (+0,3 % pour les quatre principales économies de la zone euro prises ensemble), la demande intérieure se relevant progressivement, stimulée par l’effort de défense et la relative détente passée des conditions de financement. Déclenchée fin février, la guerre au Proche-Orient opposant les États-Unis et Israël à l’Iran viendrait toutefois percuter cet élan.
En France, l’activité s’est légèrement repliée (-0,1 % après +0,2 %) au premier trimestre 2026, mais elle connaîtrait une embellie ponctuelle au printemps (+0,3 %), portée par une industrie vaillante. Profitant de la mise hors-jeu de leurs concurrents du Golfe, chimistes et raffineurs hexagonaux poussent leur production au maximum de leurs capacités et prennent des parts de marché. Ponctuellement, plasturgistes et verriers engrangent des commandes de clients voulant se couvrir des futures hausses de prix et d’éventuelles pénuries. Surtout, l’aéronautique et le naval caracolent, portés par des carnets de commandes pleins, aussi bien sur le plan civil que militaire, et par la levée partielle des contraintes d’approvisionnement.
À l’inverse, les ménages accusent le coup : la consommation privée se stabiliserait au deuxième trimestre, pénalisée par un pouvoir d’achat en berne. A +2,4 % en mai, l’inflation continuerait de grimper, jusqu’à +2,7 % en fin d’année.
En outre, cette croissance modeste se ferait sans emploi : les embauches pâtiraient nettement de l’atonie des secteurs tournés vers la demande intérieure et l’industrie n’a pas besoin de main d‘œuvre supplémentaire.
Légère baisse de l’activité économique
Au premier trimestre 2026, le produit intérieur brut (PIB) en volume de la France se replie légèrement : il diminue de 0,1 %, après une hausse de 0,2 % au trimestre précédent [Informations Rapides, 2026 ; pour en savoir plus (8)]. L’activité a chuté dans la construction et a marqué le pas dans l’ensemble des services marchands. Elle est en revanche soutenue par le redressement de l’industrie manufacturière.
Dans ce contexte de léger repli national, l’activité économique de Provence-Alpes-Côte d’Azur, mesurée par le volume d’heures rémunérées dans le secteur privé, baisse de 0,2 % au premier trimestre 2026 par rapport au premier trimestre 2025 (figure 1). Le fléchissement de l’activité démarré au trimestre précédent (-0,2 % au quatrième trimestre 2025) se poursuit.
Au premier trimestre 2026, l’activité baisse également dans toutes les régions de France métropolitaine. Pour l’ensemble de la France (hors Mayotte), le volume d’heures rémunérées du secteur privé diminue de 0,5 %, portant à cinq le nombre de trimestres consécutifs de repli. L’activité en Provence-Alpes-Côte d’Azur diminue donc moins qu’en moyenne nationale. Cette meilleure performance de la région par rapport à la moyenne française est observée depuis le début de l’année 2024.
tableauFigure 1 – Évolution trimestrielle des heures rémunérées dans le secteur privé par rapport au même trimestre de l'année précédente par secteur d’activité
| Trimestre | Construction | Hébergement-restauration | Industrie | Services principalement non marchands | Services marchands hors hébergement-restauration | Provence-Alpes-Côte d’Azur | France hors Mayotte |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2022-T3 | -0,2 | 9,6 | 2,0 | 2,4 | 3,6 | 3,6 | 3,2 |
| 2022-T4 | 0,3 | 6,0 | 1,2 | 2,7 | 2,6 | 2,5 | 2,4 |
| 2023-T1 | 0,0 | 7,0 | 1,8 | 3,3 | 2,2 | 2,4 | 2,8 |
| 2023-T2 | -1,2 | 3,4 | 1,3 | 2,0 | 1,3 | 1,4 | 1,5 |
| 2023-T3 | -1,4 | 1,8 | 1,2 | 1,9 | 0,8 | 0,9 | 1,1 |
| 2023-T4 | -0,6 | 1,9 | 1,8 | 1,9 | 0,3 | 0,7 | 0,9 |
| 2024-T1 | -3,3 | 2,0 | 1,8 | 2,0 | 0,7 | 0,8 | 0,6 |
| 2024-T2 | -2,6 | 1,6 | 0,9 | 2,0 | 0,3 | 0,5 | 0,4 |
| 2024-T3 | -2,1 | 1,8 | 1,4 | 1,7 | 0,1 | 0,5 | 0,5 |
| 2024-T4 | -2,5 | 2,7 | 1,0 | 1,5 | 0,0 | 0,3 | 0,0 |
| 2025-T1 | -2,0 | 2,5 | 0,3 | 0,8 | -0,5 | -0,1 | -0,6 |
| 2025-T2 | -2,3 | 2,9 | 0,9 | 1,1 | -0,1 | 0,3 | -0,3 |
| 2025-T3 | -1,6 | 2,6 | 0,2 | 0,6 | 0,1 | 0,3 | -0,3 |
| 2025-T4 | -2,4 | 2,2 | -0,3 | 0,2 | -0,2 | -0,2 | -0,5 |
| 2026-T1 | -1,9 | 1,9 | -0,2 | -0,4 | -0,3 | -0,2 | -0,5 |
- Note : Ensemble des heures rémunérées des salariés y compris les heures supplémentaires ainsi que les absences pour lesquelles le salarié est rémunéré.
- Source : DSN - traitement provisoire, Insee.
graphiqueFigure 1 – Évolution trimestrielle des heures rémunérées dans le secteur privé par rapport au même trimestre de l'année précédente par secteur d’activité

- Note : Ensemble des heures rémunérées des salariés y compris les heures supplémentaires ainsi que les absences pour lesquelles le salarié est rémunéré.
- Source : DSN - traitement provisoire, Insee.
Dans la région, au premier trimestre 2026, le volume d’heures rémunérées est stable dans le tertiaire marchand hors intérim, grâce à la dynamique de l’hébergement-restauration (+1,9 % sur un an) et du transport-entreposage (+1,0 %). La baisse s’amplifie dans le secteur des activités immobilières (-2,0 %, après -1,5 % le trimestre précédent). Pour la première fois depuis le troisième trimestre 2020, le volume d’heures rémunérées baisse dans le tertiaire non marchand privé (-0,4 %).
L’activité industrielle recule pour le deuxième trimestre consécutif (-0,2 % au premier trimestre 2026, après -0,3 % au trimestre précédent). Cette diminution s’explique principalement par la baisse de l’activité dans la fabrication d’autres produits industriels (fabrication de textiles, travail du bois, industrie chimique, métallurgie, réparation de machines…) : -1,8 % au premier trimestre, soit le cinquième trimestre consécutif de baisse pour ce secteur. À l’inverse, la fabrication de matériels de transport accélère (+1,8 %, après +1,1 %). Dans un contexte marqué par le blocage du détroit d’Ormuz, l’activité dans la cokéfaction-raffinage est également en hausse (+2,5 % après -7,4 %), pour compenser en partie la baisse des exportations des pays du golfe Persique. À l’échelle de la France (hors Mayotte), la baisse de l’activité observée depuis deux ans dans l’industrie est moindre au premier trimestre 2026 (-0,1 % sur un an, après -0,3 % au trimestre précédent).
Dans la construction, l’activité régionale demeure en forte baisse (-1,9 % au premier trimestre 2026, après -2,4 % au trimestre précédent). Il s’agit pour ce secteur du douzième trimestre consécutif de baisse.
Légère diminution de l’emploi
À l’instar de l’activité économique, l’emploi salarié total recule légèrement en Provence-Alpes-Côte d’Azur au premier trimestre 2026 : il diminue de 0,1 % par rapport au trimestre précédent, après un premier repli au quatrième trimestre 2025 (-0,2 %). La région compte désormais 2 026 000 emplois salariés. Par rapport au premier trimestre 2025, l’emploi salarié est stable (figure 2). En France (hors Mayotte), l’emploi salarié au premier trimestre 2026 est quasi stable en variation trimestrielle, mais il diminue sur un an (-0,2 %).
En Provence-Alpes-Côte d’Azur, l’emploi privé poursuit la baisse entamée au trimestre précédent (-0,2 %) alors que l’emploi public repart à la hausse (+0,1 % au premier trimestre 2026, après -0,4 % au trimestre précédent). En France (hors Mayotte), la situation est similaire : l’emploi privé recule au premier trimestre 2026 (-0,3 %), alors que l’emploi public se redresse (+0,2 %).
tableauFigure 2 – Évolution de l'emploi salarié
| Période | Emploi salarié total - Provence-Alpes-Côte d'Azur | Emploi salarié total - France hors Mayotte | Emploi salarié privé - Provence-Alpes-Côte d'Azur | Emploi salarié privé - France hors Mayotte |
|---|---|---|---|---|
| 4ᵉ trim. 2019 | 100,0 | 100,0 | 100,0 | 100,0 |
| 1ᵉ trim. 2020 | 98,0 | 98,1 | 97,5 | 97,6 |
| 2ᵉ trim. 2020 | 96,9 | 97,6 | 96,4 | 97,2 |
| 3ᵉ trim. 2020 | 99,4 | 99,6 | 99,2 | 99,4 |
| 4ᵉ trim. 2020 | 99,9 | 99,8 | 99,8 | 99,6 |
| 1ᵉ trim. 2021 | 100,7 | 100,5 | 100,9 | 100,5 |
| 2ᵉ trim. 2021 | 101,9 | 101,4 | 102,4 | 101,7 |
| 3ᵉ trim. 2021 | 102,9 | 102,4 | 103,7 | 102,8 |
| 4ᵉ trim. 2021 | 103,8 | 102,9 | 104,9 | 103,5 |
| 1ᵉ trim. 2022 | 104,4 | 103,4 | 105,6 | 104,1 |
| 2ᵉ trim. 2022 | 104,7 | 103,6 | 105,9 | 104,3 |
| 3ᵉ trim. 2022 | 104,7 | 103,7 | 106,0 | 104,5 |
| 4ᵉ trim. 2022 | 105,3 | 104,2 | 106,6 | 105,0 |
| 1ᵉ trim. 2023 | 105,7 | 104,4 | 107,0 | 105,2 |
| 2ᵉ trim. 2023 | 105,8 | 104,6 | 107,0 | 105,4 |
| 3ᵉ trim. 2023 | 105,9 | 104,7 | 107,1 | 105,5 |
| 4ᵉ trim. 2023 | 106,2 | 104,9 | 107,3 | 105,5 |
| 1ᵉ trim. 2024 | 106,5 | 105,0 | 107,6 | 105,7 |
| 2ᵉ trim. 2024 | 106,5 | 105,0 | 107,5 | 105,5 |
| 3ᵉ trim. 2024 | 106,7 | 105,1 | 107,7 | 105,7 |
| 4ᵉ trim. 2024 | 106,6 | 104,9 | 107,6 | 105,5 |
| 1ᵉ trim. 2025 | 106,7 | 104,9 | 107,7 | 105,4 |
| 2ᵉ trim. 2025 | 106,9 | 104,9 | 107,9 | 105,4 |
| 3ᵉ trim. 2025 | 107,0 | 104,9 | 108,0 | 105,3 |
| 4ᵉ trim. 2025 | 106,8 | 104,7 | 107,8 | 105,2 |
| 1ᵉ trim. 2026 | 106,7 | 104,7 | 107,6 | 105,1 |
- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
- Champ : Emploi salarié total.
- Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.
graphiqueFigure 2 – Évolution de l'emploi salarié

- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
- Champ : Emploi salarié total.
- Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.
Au premier trimestre 2026, l’emploi dans la construction, en baisse depuis début 2023, poursuit son repli (-0,7 % par rapport au trimestre précédent). L’emploi se contracte légèrement dans le secteur de l’industrie (-0,1 %, après +0,0 % au trimestre précédent) et marque le pas sur un an (-0,3 %), après avoir fortement ralenti depuis fin 2024.
Dans le tertiaire marchand hors intérim qui concentre près de la moitié des emplois régionaux, le nombre de salariés se stabilise au premier trimestre 2026, après une baisse au trimestre précédent (+0,0 %, après -0,3 %). L’emploi est en hausse dans le transport-entreposage (+0,5 %) alors qu’il recule dans l’information-communication, dans les activités immobilières et dans le commerce (-0,3 % pour chacun de ces trois secteurs).
Dans le tertiaire non marchand, l’emploi est en légère hausse au premier trimestre 2026 (+0,1 %). Il est dynamique dans les activités pour la santé humaine (+0,4 %) et l’enseignement (+0,2 %), et en légère baisse dans l’administration publique (-0,2 %).
Au premier trimestre 2026, l’emploi intérimaire repart fortement à la baisse (-3,8 %, après +1,9 % au trimestre précédent). Il se situe nettement en dessous de son niveau du premier trimestre 2025 (-2,7 %).
Un taux de chômage en augmentation
Le taux de chômage en Provence-Alpes-Côte d’Azur augmente légèrement au premier trimestre 2026 (+0,1 point, comme au trimestre précédent). Il s’établit à 8,5 % de la population active. Sur un an, la hausse est de 0,6 point. Le taux de chômage est à son plus haut niveau depuis le troisième trimestre 2021. En France (hors Mayotte), il augmente également sur le trimestre (+0,2 point) et s’élève à 8,1 % de la population active.
La hausse du taux de chômage concerne l’ensemble des départements. Les Hautes-Alpes présentent toujours le plus faible taux (6,7 %, en hausse de 0,1 point), tandis que le Vaucluse reste le département avec le taux le plus élevé (10,7 %, en hausse de 0,3 point). Dans le Var, le taux de chômage progresse de 0,2 point pour atteindre 7,9 %. Dans les autres départements, l’augmentation se limite à 0,1 point.
Une fréquentation hivernale des établissements touristiques commerciaux en baisse malgré la bonne tenue du tourisme d’affaires
Avec 6,5 millions de nuitées enregistrées de janvier à mars 2026 dans les hôtels et autres hébergements collectifs de tourisme (AHCT) : résidences de tourisme, villages vacances et auberges de jeunesse, la région concentre 10 % des nuitées de la saison d’hiver en France métropolitaine. Elle se place en troisième position des régions les plus fréquentées cette saison, derrière l’Île-de-France (19,2 millions de nuitées) et Auvergne-Rhône-Alpes (16,5 millions de nuitées).
La fréquentation de la région lors de cette saison hivernale est en baisse de 0,7 % par rapport à la saison 2025. Sur un an, la fréquentation est soutenue par la clientèle non résidente, avec une hausse de 8,3 % par rapport au premier trimestre 2025. En revanche, le tourisme domestique est en retrait ce trimestre (-3,2 %). En France, la fréquentation est en hausse : elle augmente lors de la saison hivernale 2026 de 0,9 % par rapport à la saison hivernale 2025.
L’évolution régionale masque des disparités selon le type d’hébergement. En effet, les hôtels de la région, qui concentrent 60 % des nuitées, attirent davantage de touristes (+2,2 % par rapport à la saison 2025) tandis que les nuitées dans les autres hébergements collectifs de tourisme sont en forte baisse (-4,6 %). Au niveau national, la tendance est similaire, avec une hausse de la fréquentation des hôtels (+2,5 %) et une baisse des nuitées dans les AHCT (-1,7 %).
Les contrastes sont également géographiques. Le littoral qui concentre la moitié des nuitées régionales voit sa fréquentation augmenter légèrement par rapport à la saison hivernale 2025 (+0,3 %). En revanche, dans les massifs de montagne, où ont lieu 30 % des nuitées régionales, la fréquentation est en baisse (-3,5 % par rapport à la saison 2025).
Très fréquent dans les zones urbaines, le tourisme d’affaires pèse pour 26 % des nuitées régionales, et reprend des couleurs cette saison avec une hausse de 2,9 % des nuitées d’affaires (figure 3). En France, la situation est inverse avec un repli du tourisme d’affaires (-3,3 %). Dans la région, plus d’une nuitée d’affaires sur quatre est enregistrée dans les AHCT. Dans ce type d’hébergement, le nombre de nuitées d’affaires progresse nettement (+16,9 %) alors qu’il recule dans les hôtels (-1,5 %).
tableauFigure 3 – Nombre et évolution trimestrielle du nombre de nuitées d’affaire, par département
| Code géographique | Département | Nuitées d’affaires (en milliers) | Évolution (en %) |
|---|---|---|---|
| 04 | Alpes-de-Haute-Provence | 42 | -17,1 |
| 05 | Hautes-Alpes | 126 | 25,7 |
| 06 | Alpes-Maritimes | 566 | 8,9 |
| 13 | Bouches-du-Rhône | 618 | 0,8 |
| 83 | Var | 221 | -9,7 |
| 84 | Vaucluse | 136 | 2,8 |
- Lecture : Lors de la saison d’hiver 2026, les Alpes-Maritimes enregistrent 566 000 nuitées d’affaires. Ce nombre est en hausse de 8,9 % par rapport à la saison d’hiver 2025.
- Champ : Ensemble des hébergements collectifs de tourisme.
- Source : Insee, enquêtes de fréquentation dans les hébergements collectifs de tourisme.
graphiqueFigure 3 – Nombre et évolution trimestrielle du nombre de nuitées d’affaire, par département

- Lecture : Lors de la saison d’hiver 2026, les Alpes-Maritimes enregistrent 566 000 nuitées d’affaires. Ce nombre est en hausse de 8,9 % par rapport à la saison d’hiver 2025.
- Champ : Ensemble des hébergements collectifs de tourisme.
- Source : Insee, enquêtes de fréquentation dans les hébergements collectifs de tourisme.
À l’échelle départementale, 38 % des nuitées d’affaires sont concentrées dans le département des Bouches-du-Rhône. Dans ce département, elles sont en hausse modérée sur un an. Un quart des nuitées d’affaires se situent dans les Alpes-Maritimes. Sur un an, la progression y est forte. Dans les Hautes-Alpes, la hausse est la plus sensible mais les nuitées d’affaires n’y représentent qu’une faible part du total régional (9 %).
Les revenus dégagés par le secteur de l’hébergement dans son ensemble sont également en hausse : l’indice de chiffre d’affaires croit de plus de 5 % par rapport à la saison d’hiver 2025, deux points de plus qu’au niveau national.
Une croissance régionale qui rebondirait au deuxième trimestre 2026
Au deuxième trimestre 2026, l’activité française connaîtrait une embellie ponctuelle, portée par le dynamisme de l’industrie, notamment manufacturière qui accélèrerait. Le secteur de l’énergie serait quasi stable, tandis que la construction se stabiliserait. Les services marchands retrouveraient un peu d’élan, soutenus par l’information-communication [Note de conjoncture 2026 ; pour en savoir plus (3)].
En Provence-Alpes-Côte d’Azur, sous l’hypothèse que les évolutions nationales sectorielles soient uniformes sur le territoire, la valeur ajoutée de l’ensemble de l’économie régionale augmenterait de 0,3 % au deuxième trimestre 2026. Cette évolution serait principalement portée par les services marchands (+0,2 point). L’industrie et les services non marchands contribueraient à hauteur de 0,1 point chacun, tandis que la contribution de la construction serait quasi nulle.
Avertissement
Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d'une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.
Pour comprendre
Emploi salarié :
- Note méthodologique sur l'emploi salarié (pdf, 232 Ko) ;
- Emploi : quelle source pour quel usage ? (pdf, 515 Ko).
Créations d’entreprises :
- Note méthodologique sur les créations d’entreprises (pdf, 116 Ko) ;
- Refonte du dispositif de calcul des créations d’entreprises (pdf, 130 Ko) ;
- Correction de la répartition des créations d'entreprises individuelles (2021) (pdf, 58 Ko).
Nomenclature :
Sources
- Ouvrir dans un nouvel ongletDéclaration Sociale Nominative (DSN) ;
- Estimations d’emploi ;
- Taux de chômage localisés ;
- Ouvrir dans un nouvel ongletStatistiques sur les demandeurs d’emploi inscrits et les offres collectées par France Travail ;
- SIDE (Système d'information sur la démographie d'entreprises) ;
- Créations d'entreprises ;
- Défaillances d'entreprises ;
- Enquête mensuelle de fréquentation dans les hébergements collectifs de tourisme.
Définitions
Les heures rémunérées couvrent les heures travaillées ainsi que des heures non travaillées mais rémunérées par l’employeur, notamment pendant les congés payés. Les périodes de chômage partiel indemnisées par l’administration publique et non par l’employeur ne sont à ce titre pas comprises dans les heures rémunérées.
Les salariés sont les personnes qui travaillent, aux termes d’un contrat, pour une autre entité résidente en échange d’un salaire ou d’une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.
L'intérim (ou travail intérimaire ou travail temporaire) consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire.
L'intérim se caractérise donc par une relation triangulaire entre l’entreprise de travail temporaire, l’entreprise cliente et le salarié, et implique la conclusion de deux contrats : un contrat de mise à disposition (entre l’entreprise de travail temporaire et l’entreprise cliente) et un contrat de mission (entre l’entreprise de travail temporaire et le salarié).
Le contrat ne peut être conclu que pour l’exécution d’une tâche précise et temporaire, dénommée mission, et seulement dans les cas énumérés par la loi. Quel que soit le motif pour lequel il est conclu, un tel contrat ne peut avoir ni pour objet ni pour effet de pourvoir durablement un emploi lié à l’activité normale et permanente de l’entreprise utilisatrice.
Le secteur tertiaire recouvre un vaste champ d'activités qui s'étend du commerce à l'administration, en passant par les transports, les activités financières et immobilières, les services aux entreprises et services aux particuliers, l'éducation, la santé et l'action sociale.
Il est composé du :
- tertiaire principalement marchand (commerce, transports, activités financières, services rendus aux entreprises, services rendus aux particuliers, hébergement-restauration, immobilier, information-communication) ;
- tertiaire principalement non-marchand (administration publique, enseignement, santé humaine, action sociale).
Le périmètre du secteur tertiaire est de fait défini par complémentarité avec les activités agricoles et industrielles (secteurs primaire et secondaire).
Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).
On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...
Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.
Le taux de chômage est le rapport entre le nombre de chômeurs et le nombre d’actifs (en emploi ou au chômage).
La correction des variations saisonnières permet d’éliminer l'effet de fluctuations périodiques infra-annuelles dues au calendrier et aux saisons, de manière à faire ressortir les évolutions les plus significatives de la série. Celles-ci sont contenues dans la tendance et la composante irrégulière.
Par exemple, les ventes de jouets augmentent toujours fortement entre novembre et décembre, en raison de Noël. Sur les données brutes, cet effet périodique masque l’évolution conjoncturelle sous-jacente pour une année donnée. Une fois la série désaisonnalisée, c’est-à-dire l’effet Noël retiré, les ventes peuvent s’avérer en baisse, signe d’une moins bonne année.
Le produit intérieur brut (PIB) est le principal agrégat mesurant l'activité économique. Il correspond à la somme des valeurs ajoutées brutes nouvellement créées par les unités productrices résidentes une année donnée, évaluées au prix du marché.
Il donne une mesure des richesses nouvelles créées chaque année par le système productif et permet des comparaisons internationales.
Le produit intérieur brut est publié à prix courants et en volume aux prix de l'année précédente chaînés. Son évolution en volume (c'est-à-dire hors effet de prix) mesure la croissance économique.
Les volumes sont mesurés aux prix de l’année précédente chaînés et corrigés des variations saisonnières et des effets des jours ouvrables (CVS-CJO).
Le nombre de nuitées correspond au nombre total de nuits passées par les clients dans un établissement ; deux personnes séjournant trois nuits dans un hôtel comptent ainsi pour six nuitées de même que six personnes ne séjournant qu’une nuit.
Les autres hébergements collectifs touristiques (AHCT) sont les résidences hôtelières de tourisme, les villages de vacances et maisons familiales de vacances, les auberges de jeunesse et centres internationaux de séjour, les centres sportifs. Les résidences de tourisme et villages de vacances représentent plus de 90 % de l’ensemble des AHCT.
La clientèle est dite résidente (ou domestique) si son lieu d’habitation habituel est localisé en France, non résidente (quelle que soit sa nationalité) si son lieu d’habitation habituel est localisé à l’étranger.
Pour en savoir plus
(1) Retrouvez davantage de données associées à cette publication en téléchargement.
(2) « Tableau de bord de la conjoncture : Provence-Alpes-Côte d'Azur », juin 2026.
(3) « L’industrie tient la barre, les ménages accusent le coup », Note de conjoncture, juin 2026.
(4) « Au premier trimestre 2026, l’emploi salarié est stable ou quasi stable dans presque toutes les régions », Informations Rapides no 145, juin 2026.
(5) « Au premier trimestre 2026, l’emploi salarié est stable », Informations Rapides no 135, mai 2026.
(6) « Au premier trimestre 2026, le taux de chômage augmente de 0,2 point et atteint 8,1 % », Informations Rapides no 113, mai 2026.
(7) « Au premier trimestre 2026, la fréquentation des hébergements collectifs touristiques hors campings est en hausse de 1,0 % sur un an », Informations Rapides no 120, mai 2026.
(8) « Au premier trimestre 2026, le PIB se replie légèrement (-0,1 %) et le taux de marge des SNF fléchit (31,7 % après 32,5 % au trimestre précédent) », Informations Rapides no 133, mai 2026.
(9) Argouarc’h Julie, Roche C., « Une économie régionale résiliente : croissance économique stabilisée, emploi en légère hausse », Insee Conjoncture Provence-Alpes-Côte d’Azur no 58, avril 2026.
(10) Roche C., Tholozan L., « Les Bouches-du-Rhône et les Hautes-Alpes soutiennent la fréquentation touristique », Insee Flash Provence-Alpes-Côte d’Azur no 117, décembre 2025.
