L'essentiel sur… l'Occitanie

L’essentiel sur… se compose de données clés, d'un jeu de questions-réponses apportant des éclairages plus spécifiques, des précisions méthodologiques et des liens vers des publications de l'Insee ou d'autres organismes pour aller plus loin.

Chiffres-clés
Paru le : Paru le 14/10/2022
 No 01 - Octobre 2022

Démographie

Au 1er janvier 2019, 5 933 185 personnes habitent en Occitanie. Avec une croissance de 0,7 % par an entre 2013 et 2019, l’Occitanie est, avec les Pays de la Loire, la région de métropole où la population augmente le plus vite sur cette période après la Corse. Ce dynamisme démographique est surtout porté par les migrations (+ 0,6 % par an sur la période). La fécondité est relativement faible en Occitanie, tandis que le vieillissement de la population y est marqué (100 personnes âgées de 65 ans ou plus pour 100 jeunes de moins de 20 ans).

L’Occitanie est l’une des régions françaises où la population augmente le plus Evolution annuelle moyenne de population entre 2013 et 2019

L’Occitanie est l’une des régions françaises où la population augmente le plus
Population 2019 Évolution annuelle moyenne de la population entre 2013 et 2019 (en %)
France* 66 988 403 0,4
Martinique 364 508 -0,9
Guadeloupe 384 239 -0,8
Bourgogne-Franche-Comté 2 805 580 -0,1
Centre-Val de Loire 2 573 180 0,0
Normandie 3 325 032 0,0
Hauts-de-France 6 004 947 0,0
Grand Est 5 556 219 0,0
Île-de-France 12 262 544 0,4
Provence-Alpes-Côte d'Azur 5 081 101 0,4
La Réunion 861 210 0,5
Bretagne 3 354 854 0,5
Nouvelle-Aquitaine 6 010 289 0,5
Auvergne-Rhône-Alpes 8 042 936 0,6
Pays de la Loire 3 806 461 0,7
Occitanie 5 933 185 0,7
Corse 340 440 1,0
Guyane 281 678 2,4
Mayotte** 256 518 3,8
  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • ** Mayotte : données 2017 et évolution 2012-2017
  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Ouvrir dans un nouvel ongletCarte
  • Source : Insee, recensements de la population.

L’Occitanie est l’une des régions françaises où la population augmente le plus Evolution annuelle moyenne de population entre 2013 et 2019

  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • ** Mayotte : données 2017 et évolution 2012-2017
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  • Source : Insee, recensements de la population.

Niveau de vie médian et pauvreté

Le niveau de vie médian des habitants de la région s’élève à 20980 euros annuels en 2019, soit 880 euros de moins que le niveau de vie médian national. L’Occitanie se place au troisième rang des régions métropolitaines où les revenus sont les plus faibles, derrière les Hauts‑de‑France et la Corse. Le niveau de vie médian en Haute‑Garonne dépasse 23 000 euros, soit près de 4 000 euros de plus que dans l’Aude.
La pauvreté est très présente en Occitanie avec de fortes disparités départementales. Avec un taux de pauvreté de 16,8 % en 2019, l’Occitanie est la quatrième région de métropole la plus défavorisée, après la Corse, les Hauts‑de‑France et Provence‑Alpes‑Côte d’Azur. Le taux de pauvreté varie de 13,2 % en Haute‑Garonne à 20,7 % dans les Pyrénées‑Orientales.

Un niveau de vie inférieur dans la région à celui de la FranceNiveau de vie annuel médian en 2019

(en euros)
Un niveau de vie inférieur dans la région à celui de la France ((en euros))
Revenu médian
France* 21 860
Île-de-France 24 060
Auvergne-Rhône-Alpes 22 610
Bretagne 21 990
Pays de la Loire 21 850
Grand Est 21 800
Centre-Val de Loire 21 710
Bourgogne-Franche-Comté 21 640
Provence-Alpes-Côte d'Azur 21 590
Nouvelle-Aquitaine 21 540
Normandie 21 380
Occitanie 20 980
Corse 20 950
Hauts-de-France 20 360
Martinique 18 570
La Réunion 15 890
Guadeloupe** 15 770
Guyane** 10 990
Mayotte** 3 140
  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France métropolitaine plus la Martinique et la Réunion
  • ** Données issues de l'enquête Budget de famille 2017
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  • Définition : niveau de vie médian
  • Sources : Insee, Fichier localisé social et fiscal (Filosofi), enquête Budget de famille 2017.

Un niveau de vie dans la région inférieur à celui de la FranceNiveau de vie annuel médian en 2019

  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France métropolitaine plus la Martinique et la Réunion
  • ** Données issues de l'enquête Budget de famille 2017
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  • Définition : niveau de vie médian
  • Sources : Insee, Fichier localisé social et fiscal (Filosofi), enquête Budget de famille 2017.

Produit intérieur brut

Avec un produit intérieur brut (PIB) de 169 milliards d’euros en 2020, l’Occitanie est la quatrième région métropolitaine la plus créatrice de richesse. Elle est devancée par l’Île‑de‑France, Auvergne‑Rhône‑Alpes et la Nouvelle‑Aquitaine. Les PIB par habitant et par emploi de l’Occitanie sont un peu inférieurs à la moyenne métropolitaine hors Île‑de‑France.

L’Occitanie, 4ᵉ région de France la plus créatrice de richesseProduit intérieur brut en 2020

(en millions d’euros)
L’Occitanie, 4ᵉ région de France la plus créatrice de richesse ((en millions d’euros))
PIB
Île-de-France 710 128
Auvergne-Rhône-Alpes 268 891
Nouvelle-Aquitaine 172 111
Occitanie 168 744
Hauts-de-France 161 638
Provence-Alpes-Côte d'Azur 161 299
Grand Est 152 797
Pays de la Loire 116 159
Bretagne 99 659
Normandie 90 103
Bourgogne-Franche-Comté 75 561
Centre-Val de Loire 71 576
La Réunion 19 151
Martinique 8 856
Corse 8 825
Guadeloupe 8 801
Guyane 4 351
Mayotte 2 757

L’Occitanie, 4ᵉ région de France la plus créatrice de richesseProduit intérieur brut en 2020

Niveau d'éducation

Près d’un habitant sur deux, âgé de 15 ans ou plus et non scolarisé, possède au minimum un diplôme de niveau bac en Occitanie. Si la part des diplômés de l’enseignement supérieur est importante en Occitanie, les écarts sont forts entre départements : de 43 % en Haute-Garonne à 24 % dans l'Aude, le Tarn-et-Garonne et l'Ariège.

Une proportion importante de diplômés du supérieur en OccitanieDiplôme le plus élevé des 15 ans ou plus non scolarisés en 2019

(en %)
Une proportion importante de diplômés du supérieur en Occitanie ((en %))
Enseignement supérieur Bac CAP ou BEP Pas ou peu diplômés*
Île-de-France 43,6 16,3 16,6 23,6
Auvergne-Rhône-Alpes 31,8 17,3 25,1 25,9
Provence-Alpes-Côte d'Azur 31,1 18,1 23,2 27,7
Occitanie 31,0 18,2 24,2 26,6
Bretagne 30,0 18,6 27,2 24,2
Pays de la Loire 28,0 17,2 28,7 26,2
Nouvelle-Aquitaine 27,7 17,7 27,8 26,8
Grand Est 26,3 16,6 29,3 27,8
Corse 26,0 22,2 20,8 31,0
Centre-Val de Loire 25,4 16,6 28,7 29,3
Hauts-de-France 25,1 16,9 26,2 31,8
Bourgogne-Franche-Comté 24,6 16,8 29,2 29,4
Normandie 24,0 16,4 28,8 30,8
Martinique 23,2 17,1 20,8 39,0
Guadeloupe 21,6 17,6 20,8 40,1
La Réunion 20,2 16,3 20,2 43,3
Guyane 17,6 13,2 16,7 52,5
France** 30,7 17,2 24,7 27,2
Mayotte*** 12,3 10,8 8,4 68,5
  • * sans diplôme ou détenant au plus le brevet des collèges
  • ** Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • *** Pour Mayotte, données du Recensement de la Population de 2017
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  • Définition : niveau de diplôme
  • Champ : personnes de 15 ans ou plus.
  • Source : Insee, recensement de la population.

Une proportion importante de diplômés du supérieur en OccitanieDiplôme le plus élevé des 15 ans ou plus non scolarisés en 2019

  • * sans diplôme ou détenant au plus le brevet des collèges
  • ** Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • *** Pour Mayotte, données du Recensement de la Population de 2017
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  • Définition : niveau de diplôme
  • Champ : personnes de 15 ans ou plus.
  • Source : Insee, recensement de la population.

Marché du travail

Emploi total

Avec 2,4 millions d’emplois en 2020, une diminution de l'emploi est constatée en Occitanie (-0,8 %), comparable à celle de la France (-0,9 %) en 2020. En Occitanie, 80 % des emplois relèvent du secteur tertiaire. Cette proportion atteint même 85 % dans l’Hérault. Le Lot, l’Aveyron et l’Ariège sont les départements les plus industriels de la région, avec près de de 15 % des emplois dans ce secteur, tandis que le Gers et la Lozère sont les départements les plus agricoles (plus de 10 % de l’emploi).

2,4 millions d’emplois en Occitanie en 2020Emploi total en 2020 et évolution entre 2019 et 2020

2,4 millions d’emplois en Occitanie en 2020
Emploi total en 2020 (en milliers) Évolution entre 2019 et 2020 (en %)
France* 27 841,9 -0,9
Île-de-France 6 455,7 -1,5
Auvergne-Rhône-Alpes 3 453,8 -1,5
Nouvelle-Aquitaine 2 468,0 -0,3
Occitanie 2 363,9 -0,8
Hauts-de-France 2 246,0 -0,4
Provence-Alpes-Côte d'Azur 2 148,9 -0,6
Grand Est 2 131,6 -1,0
Pays de la Loire 1 643,7 -0,3
Bretagne 1 392,0 -0,1
Normandie 1 311,5 -0,7
Bourgogne-Franche-Comté 1 085,4 -1,1
Centre-Val de Loire 1 005,7 -0,9
La Réunion 302,9 1,3
Martinique 136,7 -1,0
Guadeloupe 136,0 -0,7
Corse 135,8 0,8
Guyane 71,5 1,9
  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • L'emploi non salarié agricole des DOM est sous-estimé. Il ne tient pas compte des affiliés à la Mutualité sociale agricole (MSA).
  • Champ : personnes de 15 ans ou plus, emploi salarié ou non salarié.
  • Source : Insee, estimations d’emploi.

2,4 millions d’emplois en Occitanie en 2020Emploi total en 2020 et évolution entre 2019 et 2020

  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • L'emploi non salarié agricole des DOM est sous-estimé. Il ne tient pas compte des affiliés à la Mutualité sociale agricole (MSA).
  • Champ : personnes de 15 ans ou plus, emploi salarié ou non salarié.
  • Source : Insee, estimations d’emploi.

Activité et chômage

L’Occitanie est la deuxième région de métropole la plus touchée par le chômage, après les Hauts-de-France. En 2021, le taux de chômage s’établit à 9,3 % de la population active régionale, soit 1,4 point de plus qu’en moyenne en France. Mais de grandes inégalités existent sur le territoire : deux départements d'Occitanie ont les taux de chômage les plus élevés de France métropolitaine (Pyrénées-Orientales et Hérault), alors que la Lozère a l'un des plus faibles.

73 % d’actifs (en emploi ou non) et 27 % d’inactifs en OccitaniePopulation de 15 à 64 ans par statut d'activité et chômeurs au sens du recensement de la population en 2019

(en %)
73 % d’actifs (en emploi ou non) et 27 % d’inactifs en Occitanie ((en %))
Personnes en emploi Chômeurs au sens du recensement Retraités Élèves, étudiants et stagiaires non rémunérés Autres inactifs
Occitanie 62,3 10,7 6,7 10,9 9,5
France* 64,2 9,9 6,4 10,6 8,8
  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • Définition : population active
  • Champ : personnes de 15 à 64 ans.
  • Source : Insee, recensement de la population exploitation principale.

73 % d’actifs (en emploi ou non) et 27 % d’inactifs en OccitaniePopulation de 15 à 64 ans par statut d'activité et chômeurs au sens du recensement de la population en 2019

  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • Définition : population active
  • Champ : personnes de 15 à 64 ans.
  • Source : Insee, recensement de la population exploitation principale.

Définitions

Le solde naturel est la différence entre le nombre de naissances et le nombre de décès enregistrés au cours d'une période.

On parle d'accroissement naturel ou d'excédent naturel lorsque le nombre de naissances est supérieur à celui des décès.

Le solde apparent des entrées sorties approche la différence entre le nombre de personnes entrées sur un territoire donné et le nombre de personnes qui en sont sorties, au cours de la période considérée. Il est obtenu par différence entre la variation totale de la population au cours de la période considérée et le solde naturel.

L'indicateur conjoncturel de fécondité, ou somme des naissances réduites, mesure le nombre d'enfants qu'aurait une femme tout au long de sa vie, si les taux de fécondité observés l'année considérée à chaque âge demeuraient inchangés.

Remarque :

Il ne faut pas perdre de vue que les taux utilisés dans le calcul sont ceux observés au cours d'une année donnée dans l'ensemble de la population féminine (composée de plusieurs générations) et ne représentent donc pas les taux d'une génération réelle de femmes. Il est probable qu'aucune génération réelle n'aura à chaque âge les taux observés. L'indicateur conjoncturel de fécondité sert donc uniquement à caractériser d'une façon synthétique la situation démographique au cours d'une année donnée, sans qu'on puisse en tirer des conclusions certaines sur l'avenir de la population.

L'indice de vieillissement de la population est le nombre de personnes âgées de 65 ans ou plus pour 100 personnes âgées de moins de 20 ans. Il permet de mesurer le degré de vieillissement de la population. Plus l'indice est élevé, plus le vieillissement est important.

Le niveau de vie est égal au revenu disponible du ménage divisé par le nombre d'unités de consommation (UC). Le niveau de vie est donc le même pour tous les individus d'un même ménage.

Le niveau de vie correspond à ce qu’Eurostat nomme « revenu disponible équivalent ».

Les unités de consommation sont généralement calculées selon l'échelle d'équivalence dite de l'OCDE modifiée qui attribue 1 UC au premier adulte du ménage, 0,5 UC aux autres personnes de 14 ans ou plus et 0,3 UC aux enfants de moins de 14 ans.

Si on ordonne une distribution, la médiane partage cette distribution en deux parties d’effectifs égaux.

Ainsi, pour une distribution de salaires, 50 % des salaires se situent sous la médiane et 50 % au-dessus.

Remarque :

De nombreuses grandeurs économiques sont limitées vers le bas et non vers le haut. Par exemple, le salaire horaire est limité vers le bas par le SMIC alors que certains salaires peuvent être très élevés. La moyenne est tirée vers le haut par les salaires élevés, même s'ils sont peu nombreux, et elle est pour cette raison généralement supérieure à la médiane.

Par ailleurs, l'incertitude qui affecte les valeurs extrêmes, en particulier les valeurs élevées, se reporte sur la moyenne mais n'affecte pas la médiane. Celle-ci est de ce point de vue un indicateur plus fiable.

Un individu (ou un ménage) est considéré comme pauvre lorsqu'il vit dans un ménage dont le niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté. En France et en Europe, le seuil est le plus souvent fixé à 60 % du niveau de vie médian.

L'Insee, comme Eurostat et les autres pays européens, mesure en effet la pauvreté monétaire de manière relative alors que d'autres pays (comme les États-Unis ou le Canada) ont une approche absolue.

Dans l'approche en termes relatifs, le seuil de pauvreté est déterminé par rapport à la distribution des niveaux de vie de l'ensemble de la population. Eurostat et les pays européens utilisent en général un seuil à 60 % de la médiane des niveaux de vie. La France privilégie également ce seuil, mais publie des taux de pauvreté selon d'autres seuils (40 %, 50 % ou 70 %), conformément aux recommandations du rapport du Cnis sur la mesure des inégalités.

Le produit intérieur brut aux prix du marché vise à mesurer la richesse créée par tous les agents, privés et publics, sur un territoire national pendant une période donnée. Agrégat clé de la comptabilité nationale, il repré­sente le résultat final de l’activité de production des unités productrices résidentes.

Le PIB aux prix du marché peut être mesuré de trois façons :

  • selon l’optique de la production, en faisant la somme des valeurs ajoutées de toutes les acti­vités de production de biens et de services et en y ajoutant les impôts moins les subventions sur les produits ;
  • selon l’optique des dépenses, en faisant la somme de toutes les dépenses finales (consacrées à la consommation ou à l’accroissement de la richesse) en y ajoutant les exportations moins les importations de biens et services ;
  • selon l’optique du revenu, en faisant la somme de tous les revenus obtenus dans le processus de production de biens et de services (revenus salariaux, excédent brut d’exploitation et revenu mixte) et en y ajou­tant les impôts sur la production et les importa­tions moins les subventions.

Le PIB par habitant est calculé en rapportant le PIB de la région à la population résidant dans la région. Les différences régionales de PIB par habitant peuvent s’éclairer en prenant en compte deux indicateurs, le PIB par emploi et le taux d’emploi. En effet : PIB/habitant = PIB/emploi * Taux d’emploi

Le taux d’emploi est défini comme le rapport du nombre d’emplois de la région rapporté à la population. Ce taux d’emploi dépend de plusieurs paramètres : le poids des jeunes et des retraités, le chômage et le taux d’activité féminin, le poids relatif des personnes résidentes allant travailler dans une autre région et des personnes venant travailler d’une autre région.

Le PIB par emploi est calculé en rapportant le PIB de la région à l’emploi régional défini par l’ensemble des actifs travaillant dans la région qu’ils y résident ou non. Cet indicateur est aussi appelé productivité apparente du travail.

Le niveau de diplôme fait référence au diplôme le plus élevé déclaré par l'individu. Les catégories de diplôme utilisées sont les suivantes :

  • aucun diplôme dont :
    • pas de scolarité ou scolarité achevée avant la fin de l'école primaire ;
    • scolarité suivie jusqu'à la fin de l'école primaire ou achevée avant la fin du collège ;
    • scolarité jusqu'à la fin du collège ou au-delà ;
  • certificat d'études primaires (CEP) ;
  • BEPC, brevet élémentaire, brevet des collèges, DNB ;
  • CAP, BEP ou diplôme de niveau équivalent ;
  • baccalauréat, brevet professionnel dont :
    • baccalauréat général ou technologique, brevet supérieur, capacité en droit, DAEU, ESEU ;
    • baccalauréat professionnel, brevet professionnel, de technicien ou d'enseignement, diplôme équivalent ;
  • BTS, DUT, Deug, Deust, diplôme de la santé ou du social de niveau bac+2, diplôme équivalent ;
  • licence, licence professionnelle, maîtrise, diplôme équivalent de niveau bac+3 ou bac+4 ;
  • Master, DEA, DESS, diplôme de grande école de niveau bac+5, doctorat de santé ;
  • Doctorat de recherche (hors santé).

La population active regroupe la population active occupée (appelée aussi « population active ayant un emploi ») et les chômeurs.

La mesure de la population active diffère selon l'observation statistique qui en est faite. On peut actuellement distinguer trois approches principales : au sens du BIT, au sens du recensement de la population, au sens de la Comptabilité nationale.

Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).

On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...

Remarque :

Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.

Comment est répartie la population de la région ?
Comment est répartie la population de la région ?

L’espace rural occupe 90 % du territoire en Occitanie, héberge 39 % des habitants et offre 26 % des emplois.
Sa population augmente au même rythme que la population régionale, exclusivement grâce à son attractivité. Mais ce dynamisme démographique est surtout marqué dans l’espace rural proche des principaux pôles d’emploi de la région. Ainsi, dans les départements de l’Ariège, de l’Aude, du Gard, de l’Hérault, de la Haute-Garonne, des Pyrénées-Orientales et du Tarn-et-Garonne, les espaces ruraux sous l’influence d’un grand pôle se transforment rapidement sous l’effet de la périurbanisation. L’emploi de l’espace rural augmente en revanche moins vite que l’emploi régional. Comme souvent, seul le secteur tertiaire, marchand ou non, crée des emplois alors que les destructions dans l’agriculture, l’industrie et la construction sont notables. Pourtant le secteur agricole occupe toujours une place importante, notamment dans les espaces ruraux de l’Aveyron, de la Lozère, du Tarn, du Gers et de l’Aude qui se classent parmi les dix espaces ruraux les plus agricoles de France. De même, certains espaces ruraux gardent une industrie forte grâce aux spécificités départementales. Enfin d’autres profitent de l’héliotropisme pour rester dynamiques, accueillant à la fois des touristes et une population résidente de retraités.

Pour en savoir plus : Portrait de l’espace rural dans les départements d’Occitanie

Qui sont les habitants de la région et comment vivent-ils ?
Qui sont les habitants de la région et comment vivent-ils ?

En Occitanie, six ménages sur dix sont propriétaires de leur résidence principale. La proportion de propriétaires augmente avec l’âge et est plus importante lorsqu’il y a plusieurs revenus dans le ménage. En 2018, 12 % des résidences principales ont changé d’occupants. Dans trois cas sur dix, les nouveaux occupants sont propriétaires. Les emménagements en tant que propriétaires sont plus fréquents en s’éloignant des villes-centres et de leur pôle. Les prix des biens immobiliers sont parfois très élevés au regard des revenus des habitants, limitant ainsi leur capacité d’achat. L’accès à la propriété est particulièrement difficile dans l’aire de Montpellier, plus encore que dans celle de Toulouse.

Pour en savoir plus : Trois ménages sur dix qui s’installent dans un nouveau logement en Occitanie en sont propriétaires

Taux de propriétaires selon le zonage en aire d’attraction des villes

  • La carte distingue pôle et couronne des aires d’attraction des villes, et ville-centre et autres communes du pôle pour Toulouse et Montpellier. Seules les parties régionales des aires à cheval sur plusieurs régions sont concernées par cette analyse. Les zones figurées en gris sont des territoires hors attraction des villes. Dans l’ensemble de ces territoires, le taux de propriétaires moyen est de 72 % en 2018.
  • Les données de la figure sont dans le fichier en téléchargement.
  • Source : Insee, recensement de la population 2018
Comment évolue la population de la région ?
Comment évolue la population de la région ?

Au 1ᵉʳ janvier 2019, l’Occitanie compte 5 933 185 habitants. La région se classe en cinquième position des régions françaises, derrière l’Île-de-France, Auvergne-Rhône-Alpes, la Nouvelle-Aquitaine, les Hauts-de-France et devant le Grand Est. Entre 2013 et 2019, la région gagne en moyenne 41 600 habitants par an. Par rapport à la période 2008-2013, la croissance de la population ralentit en Occitanie (+ 0,7 % par an contre + 1,0 % précédemment) comme dans la plupart des régions métropolitaines, résultat d’un affaiblissement à la fois des dynamiques naturelle et migratoire. La croissance démographique, plus rapide qu’en France métropolitaine, n’est pas homogène sur tout le territoire de la région. Elle est toujours très forte en Haute-Garonne et dans l’Hérault. Cinq autres départements gagnent des habitants entre 2013 et 2019 : l’Aude, le Gard, les Pyrénées-Orientales, le Tarn, et le Tarn-et-Garonne. L’Ariège, l’Aveyron, le Gers, les Hautes-Pyrénées, le Lot et la Lozère, départements plus ruraux, ont une population relativement stable durant cette période, le solde migratoire bénéficiaire équilibrant le déficit des naissances par rapport aux décès.

Pour en savoir plus : Les dynamiques démographiques dans les départements d’Occitanie

Population municipale des communes au 1er janvier 2019 et évolution annuelle moyenne 2013-2019

  • Source : Insee, recensements de la population
Quelles disparités économiques et sociales existent dans la région ?
Quelles disparités économiques et sociales existent dans la région ?

En 2018, en Occitanie, 20 % des travailleurs retirent de leur activité moins de 1 063 euros par mois. Cette forme de pauvreté touche particulièrement les femmes et les plus jeunes, notamment en raison de conditions d’emploi favorisant la précarité (contrats courts, temps partiel). Des parcours professionnels souvent instables, avec des alternances de périodes d’emploi, de chômage ou d’inactivité, expliquent également la faiblesse des rémunérations. Les revenus des autres membres du ménage et le versement de prestations sociales permettent cependant à certains de compenser cette situation d’emploi défavorable. En fin de compte, 8 % des travailleurs de la région sont en situation de pauvreté malgré les compensations au sein du ménage et les transferts sociaux.

Pour en savoir plus : Un travailleur sur dix reste pauvre malgré les autres ressources de son ménage

Situation des travailleurs en Occitanie selon les revenus pris en compte

en % des travailleurs
Situation des travailleurs en Occitanie selon les revenus pris en compte (en % des travailleurs)
Travailleurs pauvres Ne sont plus pauvres par rapport à la définition précédente Sont hors pauvreté
(1) En prenant en compte uniquement les revenus d’activité 20 80
(2) puis, une fois pris en compte tous les autres revenus du ménage et sa composition 11 9 80
(3) enfin, une fois pris en compte les prestations sociales et les impôts directs 8 3 89
  • Lecture :
  • (1) en prenant en compte leurs seuls revenus d’activité, 20 % des travailleurs gagnent moins de 1 063 euros par mois (pauvreté économique) ;
  • (2) en ajoutant à ces revenus tous les autres revenus du ménage (d’activité, financiers et fonciers) et en corrigeant par la composition du ménage (unités de consommation), 11 % des travailleurs vivent avec moins de 1 063 euros par mois ;
  • (3) enfin, en prenant aussi en compte les prestations sociales et les impôts directs, ils sont 8 % à vivre avec moins de 1 063 euros par mois (pauvreté monétaire).
  • Champ : actifs en emploi au 4e trimestre 2018, Occitanie
  • Source : Insee, Enquête sur les revenus fiscaux et sociaux 2018

Situation des travailleurs en Occitanie selon les revenus pris en compte

  • Lecture :
  • (1) en prenant en compte leurs seuls revenus d’activité, 20 % des travailleurs gagnent moins de 1 063 euros par mois (pauvreté économique) ;
  • (2) en ajoutant à ces revenus tous les autres revenus du ménage (d’activité, financiers et fonciers) et en corrigeant par la composition du ménage (unités de consommation), 11 % des travailleurs vivent avec moins de 1 063 euros par mois ;
  • (3) enfin, en prenant aussi en compte les prestations sociales et les impôts directs, ils sont 8 % à vivre avec moins de 1 063 euros par mois (pauvreté monétaire).
  • Champ : actifs en emploi au 4e trimestre 2018, Occitanie
  • Source : Insee, Enquête sur les revenus fiscaux et sociaux 2018
Quelles sont les spécificités économiques de la région ?
Quelles sont les spécificités économiques de la région ?

Zones industrielles, zones commerciales, parcs d’activités, telles sont les multiples appellations des espaces exclusivement dédiés à l’accueil d’activités artisanales, tertiaires, industrielles ou logistiques.
En Occitanie, 1 244 zones dédiées à l’activité économique accueillent un demi-million de salariés fin 2017. Ces zones rassemblent la moitié de l’emploi privé régional et consomment 20 800 hectares. Onze zones, situées dans les agglomérations de Toulouse, de Montpellier et de Nîmes, concentrent 214 000 salariés. La majorité des zones dédiées à l’activité ont été créées pendant les années 80-90. L’implantation de nouvelles zones a nettement ralenti depuis 2010. Leur développement répond essentiellement à un besoin d'accueil de nouveaux établissements, par transferts d’établissements existants et créations ex nihilo. Les transferts s’effectuent majoritairement vers des zones situées à la périphérie des agglomérations, témoignant d’un mouvement d’étalement urbain.

Pour en savoir plus : Un salarié du privé sur deux travaille dans une zone dédiée à l’activité économique

Les zones des agglomérations de Toulouse, Montpellier et Nîmes

  • Sources : DGFIP, fichiers fonciers 2018 ; Insee, Répertoire des entreprises et des établissements (REE), Fichier localisé des rémunérations et de l’emploi salarié (Flores 2017)
Comment se porte la filière aéronautique et spatiale dans la région ?
Comment se porte la filière aéronautique et spatiale dans la région ?

En 2020, 4 480 entreprises constituent la filière aéronautique et spatiale française (hors Guyane), dont 1 205 dans le Grand Sud-Ouest (Occitanie et Nouvelle-Aquitaine). Avec 1 420 établissements implantés dans plus de 400 communes, le Grand Sud-Ouest occupe une place importante dans la filière : il concentre 40 % des effectifs dédiés et génère 62 % du chiffre d’affaires national. En particulier, la Haute-Garonne représente 25 % de l’emploi de la filière nationale, loin devant la Gironde (4 %), les Pyrénées-Atlantiques (3 %) ou le Lot (1 %).
L’activité dans la filière recule, conséquence de la crise sanitaire sur la demande. Le chiffre d’affaires baisse d’au moins 15 % pour la moitié des entreprises. En particulier, les entreprises fortement dépendantes du marché aéronautique et dont l’activité est fortement liée à un seul client sont les plus touchées. L’activité des grandes entreprises n’est pas épargnée. Le recul est plus limité pour les entreprises ouvertes à d’autres marchés ou spécialisées dans le spatial. L’emploi est relativement préservé au regard du repli de l’activité : l’effectif total hors intérim des entreprises de la filière aérospatiale du Grand Sud-Ouest recule ainsi de 3,4 %.

Pour en savoir plus : En 2020, un recul de l’activité prononcé pour les entreprises fortement dépendantes du marché aéronautique

La filière aéronautique et spatiale en 2020

  • Lecture : le territoire en surbrillance correspond au Grand Sud-Ouest (Occitanie et Nouvelle-Aquitaine).
  • Champ : communes ayant au moins 3 établissements de la filière.
  • Source : Insee 2020, enquête sur la filière aéronautique et spatiale.

Les principales sources pour analyser les territoires

(*) En raison du report de l’enquête annuelle 2021 lié à la situation sanitaire de la Covid-19, les résultats du millésime 2019 du recensement doivent exceptionnellement être comparés avec ceux de millésimes antérieurs distants d’au moins 6 ans (au lieu de 5 ans habituellement).

Les zonages pour les études territoriales

Les zonages d’études s’appuient sur des méthodologies harmonisées au niveau européen, facilitant ainsi les comparaisons.

L'Insee présent dans les territoires

Les directions régionales de l’Insee réalisent des études pour éclairer les enjeux et spécificités locales. Souvent menées en partenariat avec les acteurs publics locaux, ces études sont diffusées sur insee.fr. Par ailleurs, l’Insee accompagne les acteurs locaux pour qu’ils puissent utiliser et interpréter les données.