L'essentiel sur… l'Occitanie

L’essentiel sur… se compose de données clés, d'un jeu de questions-réponses apportant des éclairages plus spécifiques, des précisions méthodologiques et des liens vers des publications de l'Insee ou d'autres organismes pour aller plus loin.

Chiffres-clés
Paru le : Paru le 04/10/2021
 No 01 - Octobre 2021

Démographie

Au 1er janvier 2018, 5 885 496 personnes habitent en Occitanie. Avec une croissance de 0,7 % par an entre 2013 et 2018, l’Occitanie est, avec les Pays de la Loire, la région de métropole où la population augmente le plus vite sur cette période après la Corse. Ce dynamisme démographique est surtout porté par les migrations (+ 0,6 % par an sur la période). La fécondité est relativement faible en Occitanie, tandis que le vieillissement de la population y est marqué (99 personnes âgées de 65 ans ou plus pour 100 jeunes de moins de 20 ans).

L’Occitanie est l’une des régions françaises où la population augmente le plus Évolution annuelle moyenne de la population entre 2013 et 2018

L’Occitanie est l’une des régions françaises où la population augmente le plus
Population 2018 Évolution annuelle moyenne de la population entre 2013 et 2018 (en %)
France* 66 732 538 0,4
Martinique 368 783 -0,9
Guadeloupe 387 629 -0,7
Bourgogne-Franche-Comté 2 807 807 -0,1
Centre-Val de Loire 2 572 853 0,0
Normandie 3 327 477 0,0
Grand Est 5 550 389 0,0
Hauts-de-France 6 004 108 0,1
Île-de-France 12 213 447 0,4
Provence-Alpes-Côte d'Azur 5 052 832 0,4
La Réunion 855 961 0,5
Bretagne 3 335 414 0,5
Nouvelle-Aquitaine 5 979 778 0,5
Auvergne-Rhône-Alpes 7 994 459 0,6
Pays de la Loire 3 781 423 0,7
Occitanie 5 885 496 0,7
Corse 338 554 1,1
Guyane 276 128 2,5
Mayotte** 256 518 3,8
  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • ** Mayotte : données 2017 et évolution 2012-2017
  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Source : Insee, recensements de la population.

L’Occitanie est l’une des régions françaises où la population augmente le plus Évolution annuelle moyenne de la population entre 2013 et 2018

  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • ** Mayotte : données 2017 et évolution 2012-2017
  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Source : Insee, recensements de la population.

Niveau de vie médian et pauvreté

Le niveau de vie médian des habitants de la région s’élève à 20 740 euros annuels en 2018, soit 910 euros de moins que le niveau de vie médian national. L’Occitanie se place au troisième rang des régions métropolitaines où les revenus sont les plus faibles, derrière les Hauts‑de‑France et la Corse. Le niveau de vie médian en Haute‑Garonne dépasse 23 000 euros, soit près de 4 000 euros de plus que dans l’Aude.
La pauvreté est très présente en Occitanie avec de fortes disparités départementales. Avec un taux de pauvreté de 17,2 % en 2018, l’Occitanie est la quatrième région de métropole la plus défavorisée, après la Corse, les Hauts‑de‑France et Provence‑Alpes‑Côte d’Azur. Le taux de pauvreté varie de 13,3 % en Haute‑Garonne à 21,0 % dans les Pyrénées‑Orientales.

Un niveau de vie inférieur dans la région à celui de la FranceNiveau de vie annuel médian en 2018

(en euros)
Un niveau de vie inférieur dans la région à celui de la France ((en euros))
Revenu médian
Île-de-France 23 860
Auvergne-Rhône-Alpes 22 480
Bretagne 21 750
Pays de la Loire 21 620
Grand Est 21 610
Centre-Val de Loire 21 560
Bourgogne-Franche-Comté 21 480
Provence-Alpes-Côte d'Azur 21 350
Nouvelle-Aquitaine 21 290
Normandie 21 200
Occitanie 20 740
Corse 20 670
Hauts-de-France 20 110
Martinique 17 880
La Réunion 15 440
France* 21 650
Guadeloupe** 15 770
Guyane** 10 990
Mayotte** 3 140
  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France métropolitaine plus la Martinique et la Réunion
  • ** Données issues de l'enquête Budget de famille 2017
  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Définition : niveau de vie médian
  • Sources : Insee, Fichier localisé social et fiscal (Filosofi), enquête Budget de famille 2017.

Un niveau de vie dans la région inférieur à celui de la FranceNiveau de vie annuel médian en 2018

  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France métropolitaine plus la Martinique et la Réunion
  • ** Données issues de l'enquête Budget de famille 2017
  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Définition : niveau de vie médian
  • Sources : Insee, Fichier localisé social et fiscal (Filosofi), enquête Budget de famille 2017.

Produit intérieur brut

Avec un produit intérieur brut (PIB) de 174 milliards d’euros en 2018, l’Occitanie est la quatrième région métropolitaine la plus créatrice de richesse. Elle est devancée par l’Île‑de‑France, Auvergne‑Rhône‑Alpes et la Nouvelle‑Aquitaine. Les PIB par habitant et par emploi de l’Occitanie sont un peu inférieurs à la moyenne métropolitaine hors Île‑de‑France.

L’Occitanie, 4ᵉ région de France la plus créatrice de richesseProduit intérieur brut en 2018

(en millions d’euros)
L’Occitanie, 4ᵉ région de France la plus créatrice de richesse ((en millions d’euros))
PIB en 2018
Île-de-France 726 164
Auvergne-Rhône-Alpes 272 646
Nouvelle-Aquitaine 176 801
Occitanie 173 563
Hauts-de-France 166 519
Provence-Alpes-Côte d'Azur 166 443
Grand Est 160 929
Pays de la Loire 117 585
Bretagne 98 893
Normandie 95 064
Bourgogne-Franche-Comté 78 367
Centre-Val de Loire 74 286
La Réunion 19 163
Corse 9 443
Guadeloupe 9 390
Martinique 8 819
Guyane 4 164
Mayotte 2 449
France 2 360 687
France métropolitaine hors Île-de-France 1 590 538
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  • Définition : produit intérieur brut
  • Source : Insee, comptes régionaux (données semi-définitives)

L’Occitanie, 4ᵉ région de France la plus créatrice de richesseProduit intérieur brut en 2018

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  • Définition : produit intérieur brut
  • Source : Insee, comptes régionaux (données semi-définitives)

Niveau d'éducation

Près d’un habitant sur deux, âgé de 15 ans ou plus et non scolarisé, possède au minimum un diplôme de niveau bac en Occitanie. Si la part des diplômés de l’enseignement supérieur est importante en Occitanie, les écarts sont forts entre départements : de 43 % en Haute-Garonne à 24 % dans l'Aude, le Tarn-et-Garonne et l'Ariège.

Une proportion importante de diplômés du supérieur en OccitanieDiplôme le plus élevé des 15 ans ou plus non scolarisés en 2018

(en %)
Une proportion importante de diplômés du supérieur en Occitanie ((en %))
Enseignement supérieur Bac CAP ou BEP Peu ou pas diplômés*
Île-de-France 43,5 16,3 16,6 23,6
Auvergne-Rhône-Alpes 31,8 17,3 25,1 25,8
Provence-Alpes-Côte d'Azur 31,1 18,1 23,2 27,6
Occitanie 31,0 18,2 24,2 26,6
Bretagne 30,1 18,6 27,2 24,1
Pays de la Loire 27,9 17,2 28,7 26,1
Nouvelle-Aquitaine 27,7 17,7 27,8 26,8
Grand Est 26,2 16,6 29,3 27,8
Corse 26,0 22,2 20,9 30,9
Centre-Val de Loire 25,4 16,6 28,8 29,2
Hauts-de-France 25,1 16,9 26,3 31,7
Bourgogne-Franche-Comté 24,6 16,8 29,2 29,3
Normandie 23,9 16,4 28,9 30,8
Martinique 23,2 17,2 20,8 38,9
Guadeloupe 21,6 17,6 20,9 39,9
La Réunion 20,2 16,3 20,2 43,3
Guyane 17,5 13,2 16,7 52,7
France** 30,7 17,2 24,8 27,4
Mayotte*** 12,3 10,8 8,4 68,5
  • * sans diplôme ou détenant au plus le brevet des collèges
  • ** Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • *** Pour Mayotte, données du Recensement de la Population de 2017
  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Définition : niveau de diplôme
  • Champ : personnes de 15 ans ou plus.
  • Source : Insee, recensement de la population.

Une proportion importante de diplômés du supérieur en OccitanieDiplôme le plus élevé des 15 ans ou plus non scolarisés en 2018

  • * sans diplôme ou détenant au plus le brevet des collèges
  • ** Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • *** Pour Mayotte, données du Recensement de la Population de 2017
  • Pour cartographier ces données, cliquer ici : Carte
  • Définition : niveau de diplôme
  • Champ : personnes de 15 ans ou plus.
  • Source : Insee, recensement de la population.

Marché du travail

Emploi total

Avec 2,4 millions d’emplois fin 2019, l’Occitanie est la région métropolitaine où l’évolution de l’emploi est la plus forte en 2019 (+ 2,0 %), juste devant l’Île‑de‑France (+ 1,9 %). En Occitanie, 80 % des emplois relèvent du secteur tertiaire. Cette proportion atteint même 85 % dans l’Hérault. Le Lot, l’Aveyron et l’Ariège sont les départements les plus industriels de la région, avec environ 15 % des emplois dans ce secteur, tandis que le Gers et la Lozère sont les départements les plus agricoles (plus de 10 % de l’emploi).

2,4 millions d’emplois en Occitanie en 2019Emploi total en 2019 et évolution entre 2018 et 2019

2,4 millions d’emplois en Occitanie en 2019
Emploi total en 2019 (en milliers) Évolution entre 2018 et 2019 (%)
Île-de-France 6 494,3 1,9
Auvergne-Rhône-Alpes 3 479,4 1,4
Nouvelle-Aquitaine 2 453,4 1,3
Occitanie 2 369,9 2,0
Hauts-de-France 2 231,5 0,9
Grand Est 2 144,2 0,4
Provence-Alpes-Côte d'Azur 2 143,8 1,7
Pays de la Loire 1 639,1 1,6
Bretagne 1 393,0 1,7
Normandie 1 300,8 0,8
Bourgogne-Franche-Comté 1 094,9 0,3
Centre-Val de Loire 1 011,7 0,8
La Réunion 300,8 4,4
Martinique 132,1 2,4
Corse 131,4 1,8
Guadeloupe 129,4 3,0
Guyane 60,1 4,0
France* 28 509,7 1,4
  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • L'emploi non salarié agricole des DOM est sous-estimé. Il ne tient pas compte des affiliés à la Mutualité sociale agricole (MSA).
  • Champ : personnes de 15 ans ou plus, emploi salarié ou non salarié.
  • Source : Insee, estimations d’emploi.

2,4 millions d’emplois en Occitanie en 2019Emploi total en 2019 et évolution entre 2018 et 2019

  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • L'emploi non salarié agricole des DOM est sous-estimé. Il ne tient pas compte des affiliés à la Mutualité sociale agricole (MSA).
  • Champ : personnes de 15 ans ou plus, emploi salarié ou non salarié.
  • Source : Insee, estimations d’emploi.

Activité et chômage

L’Occitanie est la deuxième région de métropole la plus touchée par le chômage, après les Hauts-de-France. En 2020, le taux de chômage s’établit à 9,3 % de la population active régionale, soit 1,3 point de plus qu’en moyenne en France. Mais de grandes inégalités existent sur le territoire : deux départements d'Occitanie ont les taux de chômage les plus élevés de France métropolitaine (Pyrénées-Orientales et Hérault), alors que la Lozère a l'un des plus faibles.

73 % d’actifs (en emploi ou non) et 27 % d’inactifs en OccitaniePopulation de 15 à 64 ans par statut d'activité et chômeurs au sens du recensement de la population en 2018

(en %)
73 % d’actifs (en emploi ou non) et 27 % d’inactifs en Occitanie ((en %))
Personnes en emploi Chômeurs au sens du recensement Retraités Élèves, étudiants et stagiaires non rémunérés Autres inactifs
Occitanie 62,3 10,7 6,7 10,9 9,5
France* 64,2 10,0 6,4 10,7 8,8
  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • Définition : population active
  • Champ : personnes de 15 à 64 ans.
  • Source : Insee, recensement de la population exploitation principale.

73 % d’actifs (en emploi ou non) et 27 % d’inactifs en OccitaniePopulation de 15 à 64 ans par statut d'activité et chômeurs au sens du recensement de la population en 2018

  • * Pour la comparaison nationale, la France correspond à la France hors Mayotte
  • Définition : population active
  • Champ : personnes de 15 à 64 ans.
  • Source : Insee, recensement de la population exploitation principale.

Définitions


Solde naturel / Accroissement naturel / Excédent naturel de population :

le solde naturel est la différence entre le nombre de naissances et le nombre de décès enregistrés au cours d'une période.

On parle d'accroissement naturel ou d'excédent naturel lorsque le nombre de naissances est supérieur à celui des décès.


Solde apparent des entrées sorties / Solde migratoire apparent :

le solde apparent des entrées sorties approche la différence entre le nombre de personnes entrées sur un territoire donné et le nombre de personnes qui en sont sorties, au cours de la période considérée. Il est obtenu par différence entre la variation totale de la population au cours de la période considérée et le solde naturel.


Indicateur conjoncturel de fécondité / Somme des naissances réduites :

l'indicateur conjoncturel de fécondité, ou somme des naissances réduites, mesure le nombre d'enfants qu'aurait une femme tout au long de sa vie, si les taux de fécondité observés l'année considérée à chaque âge demeuraient inchangés.

Remarque :

Il ne faut pas perdre de vue que les taux utilisés dans le calcul sont ceux observés au cours d'une année donnée dans l'ensemble de la population féminine (composée de plusieurs générations) et ne représentent donc pas les taux d'une génération réelle de femmes. Il est probable qu'aucune génération réelle n'aura à chaque âge les taux observés. L'indicateur conjoncturel de fécondité sert donc uniquement à caractériser d'une façon synthétique la situation démographique au cours d'une année donnée, sans qu'on puisse en tirer des conclusions certaines sur l'avenir de la population.


Niveau de vie :

le niveau de vie est égal au revenu disponible du ménage divisé par le nombre d'unités de consommation (UC). Le niveau de vie est donc le même pour tous les individus d'un même ménage.

Les unités de consommation sont généralement calculées selon l'échelle d'équivalence dite de l'OCDE modifiée qui attribue 1 UC au premier adulte du ménage, 0,5 UC aux autres personnes de 14 ans ou plus et 0,3 UC aux enfants de moins de 14 ans.


Médiane :

si on ordonne une distribution, la médiane partage cette distribution en deux parties d’effectifs égaux.

Ainsi, pour une distribution de salaires, 50 % des salaires se situent sous la médiane et 50 % au-dessus.

Remarque :

De nombreuses grandeurs économiques sont limitées vers le bas et non vers le haut. Par exemple, le salaire horaire est limité vers le bas par le SMIC alors que certains salaires peuvent être très élevés. La moyenne est tirée vers le haut par les salaires élevés, même s'ils sont peu nombreux, et elle est pour cette raison généralement supérieure à la médiane.

Par ailleurs, l'incertitude qui affecte les valeurs extrêmes, en particulier les valeurs élevées, se reporte sur la moyenne mais n'affecte pas la médiane. Celle-ci est de ce point de vue un indicateur plus fiable.


Pauvreté monétaire / Seuil de pauvreté :

un individu (ou un ménage) est considéré comme pauvre lorsqu'il vit dans un ménage dont le niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté. En France et en Europe, le seuil est le plus souvent fixé à 60 % du niveau de vie médian.

L'Insee, comme Eurostat et les autres pays européens, mesure en effet la pauvreté monétaire de manière relative alors que d'autres pays (comme les États-Unis ou le Canada) ont une approche absolue.

Dans l'approche en termes relatifs, le seuil de pauvreté est déterminé par rapport à la distribution des niveaux de vie de l'ensemble de la population. Eurostat et les pays européens utilisent en général un seuil à 60 % de la médiane des niveaux de vie. La France privilégie également ce seuil, mais publie des taux de pauvreté selon d'autres seuils (40 %, 50 % ou 70 %), conformément aux recommandations du rapport du Cnis sur la mesure des inégalités.


Produit intérieur brut aux prix du marché / PIB :

le produit intérieur brut aux prix du marché vise à mesurer la richesse créée par tous les agents, privés et publics, sur un territoire national pendant une période donnée. Agrégat clé de la comptabilité nationale, il repré­sente le résultat final de l’activité de production des unités productrices résidentes.

Le PIB aux prix du marché peut être mesuré de trois façons :

  • selon l’optique de la production, en faisant la somme des valeurs ajoutées de toutes les acti­vités de production de biens et de services et en y ajoutant les impôts moins les subventions sur les produits ;
  • selon l’optique des dépenses, en faisant la somme de toutes les dépenses finales (consacrées à la consommation ou à l’accroissement de la richesse) en y ajoutant les exportations moins les importations de biens et services ;
  • selon l’optique du revenu, en faisant la somme de tous les revenus obtenus dans le processus de production de biens et de services (revenus salariaux, excédent brut d’exploitation et revenu mixte) et en y ajou­tant les impôts sur la production et les importa­tions moins les subventions.

Niveau de diplôme (recensement de la population) :

le niveau de diplôme fait référence au diplôme le plus élevé déclaré par l'individu. Les catégories de diplôme utilisées sont les suivantes :

  • aucun diplôme dont :
    • pas de scolarité ou scolarité achevée avant la fin de l'école primaire ;
    • scolarité suivie jusqu'à la fin de l'école primaire ou achevée avant la fin du collège ;
    • scolarité jusqu'à la fin du collège ou au-delà ;
  • certificat d'études primaires (CEP) ;
  • BEPC, brevet élémentaire, brevet des collèges, DNB ;
  • CAP, BEP ou diplôme de niveau équivalent ;
  • baccalauréat, brevet professionnel dont :
    • baccalauréat général ou technologique, brevet supérieur, capacité en droit, DAEU, ESEU ;
    • baccalauréat professionnel, brevet professionnel, de technicien ou d'enseignement, diplôme équivalent ;
  • BTS, DUT, Deug, Deust, diplôme de la santé ou du social de niveau bac+2, diplôme équivalent ;
  • licence, licence professionnelle, maîtrise, diplôme équivalent de niveau bac+3 ou bac+4 ;
  • Master, DEA, DESS, diplôme de grande école de niveau bac+5, doctorat de santé ;
  • Doctorat de recherche (hors santé).

Population active / Actifs :

la population active regroupe la population active occupée (appelée aussi « population active ayant un emploi ») et les chômeurs.

La mesure de la population active diffère selon l'observation statistique qui en est faite. On peut actuellement distinguer trois approches principales : au sens du BIT, au sens du recensement de la population, au sens de la Comptabilité nationale.


Taux de chômage :

le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).

On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...

Remarque :

Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.

Comment est répartie la population de la région ?

En Occitanie, les aires d’attraction des villes regroupent 70 % des communes et 92 % de la population. Un habitant sur deux réside dans l’une des quatre plus grandes aires : Toulouse, Montpellier, Perpignan et Nîmes. Alors que Toulouse est la 4e commune la plus peuplée de France, son aire se classe en 5e position avec 1,4 million d’habitants, derrière celles de Paris, Lyon, Marseille-Aix-en-Provence et Lille. L’aire de Montpellier, avec plus de 750 000 habitants, se classe en 12e position. Celle de Perpignan dépasse les 400 000 habitants (30e) et celle de Nîmes approche les 350 000 habitants (37e). Parmi les aires de 50 000 à 200 000 habitants, Béziers est la plus importante avec 193 000 habitants. Au sein des aires, les couronnes sont plus peuplées que les pôles et leur population s’accroît rapidement. Cependant, un nouvel équilibre entre extension et densification semble se dessiner. En effet, la forte extension portée par les couronnes ralentit (+ 0,9 % par an entre 2012 et 2017 contre + 1,4 % entre 2007 et 2012). A contrario, les pôles se densifient encore (+ 0,7 % par an sur le dernier cycle, contre + 0,5 % auparavant).

Pour en savoir plus : Nouveau regard sur l'attraction des villes

Les 75 aires d'attraction des villes (AAV) situées en OccitanieTypologie des aires d'attraction des villes selon la taille de la population

  • Source : Insee, recensement de la population 2017
Qui sont les habitants de la région et comment vivent-ils ?

En Occitanie, un logement héberge en moyenne 2,1 personnes en 2018 contre 3,1 en 1968. Les causes de cette décohabitation sont multiples : la population vieillit et donc la proportion de logements dont les enfants sont partis augmente, les couples se forment plus tardivement qu’auparavant et ont en moyenne moins d’enfants, les ruptures conjugales sont plus fréquentes et l’espérance de vie s’allonge.
Les maisons individuelles constituent 63 % des résidences principales d’Occitanie et les appartements 36 % ; le reste étant des logements-foyers, des chambres d’hôtel ou des habitations de fortune. Les appartements sont plus nombreux dans les pôles où ils représentent 61 % des résidences principales, alors que dans les couronnes et au-delà, les maisons prédominent (plus de 80 %). De surcroît, plus l’aire d’attraction de la ville est peuplée, plus la part des appartements est élevée dans l’aire.
En 50 ans, le nombre de maisons a été multiplié par 2,5 dans la région, celui des appartements par 2,2 (respectivement 2,1 et 1,8 pour la France métropolitaine). Au final, le parc des résidences principales s’est enrichi de 1 million de maisons et de 500 000 appartements supplémentaires en 50 ans en Occitanie.

Pour en savoir plus : En 50 ans, le parc des résidences principales double et se modernise en Occitanie

Parc des résidences principales selon le type d’espace en 1968 et 2018 en Occitanie

Parc des résidences principales selon le type d’espace en 1968 et 2018 en Occitanie
Catégorie de l’aire d’attraction des villes (AAV) Maison Appartement Autre*
2018 – Hors AAV** 182 658 30 211 3 247
2018 – Couronne 1 075 996 205 554 11 384
2018 – Pôle 462 318 740 213 19 165
1968 – Hors AAV** 118 148 23 896 11 024
1968 – Couronne 369 888 76 120 25 976
1968 – Pôle 193 020 345 384 39 492
  • *Autre : logement-foyer, chambre d’hôtel ou habitation de fortune
  • **AAV : aire d’attraction des villes
  • Source : Insee, Système d’analyse de la population par l’historique des recensements (Saphir) de 1968 à 2018

Parc des résidences principales selon le type d’espace en 1968 et 2018 en Occitanie

  • *Autre : logement-foyer, chambre d’hôtel ou habitation de fortune
  • **AAV : aire d’attraction des villes
  • Source : Insee, Système d’analyse de la population par l’historique des recensements (Saphir) de 1968 à 2018
Comment évolue la population de la région ?

Au 1ᵉʳ janvier 2018, l’Occitanie compte 5 885 496 habitants et se place au cinquième rang des treize régions métropolitaines par sa population, derrière l’Île-de-France, Auvergne-Rhône-Alpes, les Hauts-de-France et la Nouvelle-Aquitaine, et devant le Grand Est. Entre 2013 et 2018, l’Occitanie gagne en moyenne 40 300 habitants par an (+ 0,7 %). Cette croissance démographique, plus élevée qu’en France métropolitaine (+ 0,4 %), est portée surtout par le solde migratoire, les arrivées dans la région étant nettement plus nombreuses que les départs. Par rapport à la période précédente, sous l’effet d’un ralentissement conjugué des dynamiques naturelle et migratoire, la croissance de la population ralentit en Occitanie. Le taux de croissance moyen passe de + 1,0 % par an entre 2008 et 2013 à + 0,7 % par an entre 2013 et 2018. Mais les dynamiques ne sont pas homogènes sur le territoire régional. La croissance démographique est toujours très forte en Haute-Garonne et dans l’Hérault. Cinq autres départements d’Occitanie gagnent des habitants entre 2013 et 2018 : les Pyrénées-Orientales, le Tarn, l’Aude, le Tarn-et-Garonne et le Gard. Six départements qui sont plus ruraux, l’Ariège, l’Aveyron, le Gers, les Hautes-Pyrénées, le Lot et la Lozère, connaissent une relative stabilité. De même, au sein de chaque département des différences existent entre les agglomérations ou entre les communes.

Pour en savoir plus : Les dynamiques démographiques dans les départements d’Occitanie

Quelles disparités économiques et sociales existent dans la région ?

En Occitanie, 9,5 % des personnes actives sont dépourvues d’emploi au quatrième trimestre 2019, avant la crise provoquée par l’épidémie de Covid-19. C’est le deuxième plus fort taux de chômage des régions métropolitaines derrière celui des Hauts-de-France (10,0 %). Au niveau national, 8,1 % des personnes actives sont dépourvues d’emploi.
Cependant, l’analyse infrarégionale du marché du travail révèle de fortes disparités à l’échelle des zones d’emploi.
La zone de Toulouse conjugue un taux de chômage proche de la moyenne nationale (7,9 %) avec un fort dynamisme de l’emploi.
Le littoral méditerranéen, qui bénéficie lui aussi d’un dynamisme soutenu de l’emploi, est marqué par un chômage élevé. Ainsi dans les zones de Béziers, Sète, Narbonne et Perpignan le taux de chômage avoisine ou dépasse les 12 % fin 2019. Les zones d’emploi d’Agde-Pézenas (15,2 %) et d’Arles dans sa partie occitane (14,2 %), affichent les taux les plus élevés de la région et de France métropolitaine. L’emploi est pourtant dynamique dans ces zones touristiques. Mais la saisonnalité du marché de l’emploi offre peu de débouchés en basse saison, ce qui contribue à maintenir le chômage à un niveau élevé.
À l’inverse, le chômage est peu présent dans les zones rurales du nord et de l’ouest de la région, bien que l’emploi y soit peu dynamique.

Pour en savoir plus : Taux de chômage en Occitanie : de fortes disparités entre zones d’emploi à la veille de la crise

Fin 2019, le chômage en Occitanie reste supérieur à son niveau de 2007Taux de chômage 2019 dans les zones d’emploi d’Occitanie (en %)

Fin 2019, le chômage en Occitanie reste supérieur à son niveau de 2007
Code Zone d’emploi 2020 Taux de chômage T4 2019
0052 Arles 10,6
0053 Avignon 10,1
0055 Bollène-Pierrelatte 10,1
0064 Valréas 9,0
7501 Agen 7,4
7504 Bergerac 8,7
7505 Bordeaux 7,7
7507 Brive-la-Gaillarde 7,3
7514 Langon 7,2
7516 Libourne 8,1
7518 Marmande 8,3
7519 Mont-de-Marsan 6,5
7521 Oloron-Sainte-Marie 5,4
7522 Pau 6,6
7523 Périgueux 7,7
7529 Sarlat-La-Canéda 8,6
7531 Tulle 5,6
7532 Villeneuve-sur-Lot 9,5
7601 Agde - Pézenas 15,2
7602 Albi 8,4
7603 Alès - Le Vigan 13,1
7604 Auch 6,3
7605 Bagnols-sur-Cèze 10,4
7606 Béziers 11,8
7607 Cahors 9,0
7608 Carcassonne - Limoux 9,6
7609 Castelsarrasin - Moissac 10,7
7610 Castres - Mazamet 8,0
7611 Figeac - Villefranche 6,9
7612 Foix - Pamiers 9,1
7613 Mende 4,9
7614 Millau 7,8
7615 Montauban 8,7
7616 Montpellier 10,9
7617 Narbonne 12,6
7618 Nîmes 10,9
7619 Nord-du-Lot 7,3
7620 Perpignan 13,1
7621 Rodez 4,9
7622 Saint-Gaudens 7,0
7623 Sète 12,0
7624 Tarbes - Lourdes 8,8
7625 Toulouse 7,9
8402 Aubenas 5,2
8403 Aurillac 5,0
8419 Le Puy en Velay 6,3
8420 Les Sources de la Loire 6,3
8422 Montélimar 9,8
8429 Saint Flour 4,3
8431 Valence 8,3
8433 Vienne-Annonay 7,7
9313 Martigues-Salon 9,3
9316 Orange 10,0
  • Source : Insee, taux de chômage localisés

Fin 2019, le chômage en Occitanie reste supérieur à son niveau de 2007Taux de chômage 2019 dans les zones d’emploi d’Occitanie (en %)

  • Source : Insee, taux de chômage localisés
Quelles sont les spécificités économiques de la région ?

Les 27 nouvelles zones d’emploi d’Occitanie dessinent une région à l’économie diversifiée, même si l’attrait touristique reste une force et une caractéristique pour la plupart de ces zones.
Toulouse, Montpellier et les zones proches du littoral sont les moteurs de l’emploi régional.
La zone d’emploi de Toulouse, qui concentre 27 % de l’emploi régional, se caractérise par une forte présence du secteur de l'industrie, ainsi que des fonctions de fabrication, de conception et de recherche, avec de grandes entreprises telles qu’Airbus, Continental Auto, Altran Technologies et des centres de recherche comme le CNRS et le Cnes.
Avec une économie plus diversifiée, la zone d’emploi de Montpellier est le deuxième pôle d’emploi d’Occitanie avec 13 % de l’emploi régional. C’est une zone très touristique. Les fonctions liées à la santé et à l’action sociale y sont aussi particulièrement développées, dans des établissements publics (CHU de Montpellier, Centre médical du Grau-du-Roi…), comme privés (Institut régional du cancer...). Le secteur de la recherche et développement (Inserm, Inra, Sanofi-Aventis...) est également très présent.
Le long du littoral, les zones d’emploi de Sète, Narbonne, Béziers , Agde-Pézenas ou Perpignan sont particulièrement touristiques. La présence des touristes génère une demande dynamique qui renforce les services présentiels, en été notamment.

Pour en savoir plus : En Occitanie, 27 nouvelles zones d'emploi très diversifiées

Des zones d’emploi très hétérogènes en Occitanie7 profils de zones d’emploi selon leur orientation économique

Des zones d’emploi très hétérogènes en Occitanie
Code zone d’emploi 2020 Libellé zone d’emploi Type de zone Emploi total (au lieu de travail) 2017
52 Arles dont en PACA À forte orientation touristique 40 819
dont en Occitanie À forte orientation touristique 7 274
53 Avignon dont en PACA Autres grandes agglomérations ou dotées de gros employeurs 100 684
dont en Occitanie Autres grandes agglomérations ou dotées de gros employeurs 14 331
55 Bollène-Pierrelatte Spécialisées dans l’industrie 30 784
64 Valréas Spécialisées dans l’agriculture 21 326
7501 Agen Économie diversifiée 58 437
7503 Bayonne Autres grandes agglomérations ou dotées de gros employeurs 135 780
7504 Bergerac Spécialisées dans l’agriculture 40 639
7505 Bordeaux Grandes agglomérations à forte concentration de fonctions métropolitaines 512 339
7507 Brive-la-Gaillarde Économie diversifiée 53 293
7510 Dax À forte orientation touristique 57 849
7513 La Teste-de-Buch À forte orientation touristique 49 080
7514 Langon Spécialisées dans l’agriculture 38 620
7516 Libourne Spécialisées dans l’agriculture 54 520
7518 Marmande Spécialisées dans l’agriculture 34 913
7519 Mont-de-Marsan Économie diversifiée 55 162
7521 Oloron-Sainte-Marie Spécialisées dans l’agriculture 26 660
7522 Pau Autres grandes agglomérations ou dotées de gros employeurs 129 402
7529 Sarlat-La-Canéda À forte orientation touristique 21 699
7532 Villeneuve-sur-Lot Spécialisées dans l’agriculture 30 271
7601 Agde – Pézenas À forte orientation touristique 24 722
7602 Albi Économie diversifiée 83 417
7603 Alès - Le Vigan Résidentielles 56 928
7604 Auch Spécialisées dans l’agriculture 59 492
7605 Bagnols-sur-Cèze Autres grandes agglomérations ou dotées de gros employeurs 26 715
7606 Béziers À forte orientation touristique 75 181
7607 Cahors Économie diversifiée 31 610
7608 Carcassonne - Limoux Économie diversifiée 69 144
7609 Castelsarrasin - Moissac Spécialisées dans l’agriculture 25 401
7610 Castres - Mazamet Économie diversifiée 57 098
7611 Figeac - Villefranche Spécialisées dans l’industrie 35 586
7612 Foix - Pamiers Économie diversifiée 46 755
7613 Mende Spécialisées dans l’agriculture 30 366
7614 Millau Spécialisées dans l’agriculture 24 838
7615 Montauban Économie diversifiée 64 371
7616 Montpellier Grandes agglomérations à forte concentration de fonctions métropolitaines 292 910
7617 Narbonne À forte orientation touristique 54 425
7618 Nîmes Autres grandes agglomérations ou dotées de gros employeurs 134 497
7619 Nord-du-Lot Spécialisées dans l’industrie 20 579
7620 Perpignan À forte orientation touristique 156 798
7621 Rodez Économie diversifiée 61 913
7622 Saint-Gaudens Résidentielles 42 081
7623 Sète À forte orientation touristique 32 121
7624 Tarbes - Lourdes À forte orientation touristique 90 622
7625 Toulouse Grandes agglomérations à forte concentration de fonctions métropolitaines 593 456
8402 Aubenas À forte orientation touristique 46 223
8403 Aurillac Économie diversifiée 34 486
8409 Grenoble Grandes agglomérations à forte concentration de fonctions métropolitaines 276 224
8419 Le Puy en Velay Économie diversifiée 45 759
8420 Les Sources de la Loire Spécialisées dans l’industrie 29 378
8422 Montélimar Économie diversifiée 39 089
8427 Romans sur Isère Résidentielles 33 939
8429 Saint Flour Spécialisées dans l’agriculture 14 093
8431 Valence Autres grandes agglomérations ou dotées de gros employeurs 121 380
9301 Aix-en-Provence Grandes agglomérations à forte concentration de fonctions métropolitaines 166 127
9303 Brignoles À forte orientation touristique 35 847
9305 Carpentras Spécialisées dans l’agriculture 29 402
9306 Cavaillon À forte orientation touristique 46 521
9310 Gap À forte orientation touristique 41 734
9311 Manosque Autres grandes agglomérations ou dotées de gros employeurs 36 643
9312 Marseille Grandes agglomérations à forte concentration de fonctions métropolitaines 477 341
9313 Martigues-Salon Autres grandes agglomérations ou dotées de gros employeurs 111 070
9316 Orange Spécialisées dans l’agriculture 23 520
9318 Toulon Autres grandes agglomérations ou dotées de gros employeurs 208 078
  • Note : pour les zones d’emploi à cheval sur deux régions (Arles et Avignon), les indicateurs sont calculés sur chacune des parties de la zone d’emploi.
  • Sources : Insee, recensements de la population 2016 et 2017, Clap 2015

Des zones d’emploi très hétérogènes en Occitanie7 profils de zones d’emploi selon leur orientation économique

  • Note : pour les zones d'emploi à cheval sur deux régions (Arles et Avignon), les indicateurs calculés sur chacune des parties de la zone d'emploi figurent dans le tableau associé.
  • Sources : Insee, recensements de la population 2016 et 2017, Clap 2015
Aéronautique et spatial – Une filière fortement impactée par la crise, mais qui fait preuve de résilience

Dans le Grand Sud-Ouest, composé des régions Nouvelle-Aquitaine et Occitanie, la filière aéronautique et spatiale s’appuie sur un réseau d’entreprises bien structuré. Son marché bénéficie aux différents maillons de la chaîne d’approvisionnement constituée des sous-traitants, fournisseurs et prestataires de services. La chaîne d’approvisionnement tire parti des liens étroits existants entre des acteurs complémentaires. Cet écosystème favorise l’innovation et la R&D. Mais l’activité de certaines entreprises dépend souvent d’un seul donneur d’ordres. Beaucoup produisent entièrement selon les spécifications du client, sans autonomie sur les processus de production. ou ont recours à la sous-traitance et externalisent (parfois à l’étranger) pour  absorber des pics de charge ou trouver les savoirs-faire manquants. Autant de facteurs qui ont fragilisé la filière en 2020. En effet, l’effondrement du trafic aérien mondial induit par la crise sanitaire s'accompagne d'un fort ralentissement de l’activité aéronautique. La baisse des cadences se répercute sur l’ensemble de la filière. Entre janvier et décembre 2020, les établissements d’Occitanie appartenant à la filière aérospatiale perdent 6 200 salariés (hors intérim). Dans le spatial, les effets de la crise sanitaire sont moins prononcés.

Pour en savoir plus : La chaîne d’approvisionnement aérospatiale du Grand Sud-Ouest : atouts et défis

Les principales sources pour analyser les territoires

Les zonages pour les études territoriales

Les zonages d’études s’appuient sur des méthodologies harmonisées au niveau européen, facilitant ainsi les comparaisons.

L'Insee présent dans les territoires

Les directions régionales de l’Insee réalisent des études pour éclairer les enjeux et spécificités locales. Souvent menées en partenariat avec les acteurs publics locaux, ces études sont diffusées sur insee.fr. Par ailleurs, l’Insee accompagne les acteurs locaux pour qu’ils puissent utiliser et interpréter les données.

Quelques définitions complémentaires des concepts utilisés dans ces essentiels régionaux

L'indice de vieillissement de la population est le nombre de personnes âgées de 65 ans ou plus pour 100 personnes âgées de moins de 20 ans. Il permet de mesurer le degré de vieillissement de la population. Plus l'indice est élevé, plus le vieillissement est important.

Le PIB par habitant est calculé en rapportant le PIB de la région à la population résidant dans la région. Les différences régionales de PIB par habitant peuvent s’éclairer en prenant en compte deux indicateurs, le PIB par emploi et le taux d’emploi. En effet : PIB/habitant = PIB/emploi * Taux d’emploi

Le taux d’emploi est défini comme le rapport du nombre d’emplois de la région rapporté à la population. Ce taux d’emploi dépend de plusieurs paramètres : le poids des jeunes et des retraités, le chômage et le taux d’activité féminin, le poids relatif des personnes résidentes allant travailler dans une autre région et des personnes venant travailler d’une autre région.

Le PIB par emploi est calculé en rapportant le PIB de la région à l’emploi régional défini par l’ensemble des actifs travaillant dans la région qu’ils y résident ou non. Cet indicateur est aussi appelé productivité apparente du travail.