France, portrait social - Édition 2009

Insee Références
Paru le : 13/11/2009
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Vue d'ensemble - Redistribution - De la prime pour l'emploi au revenu de solidarité active : un déplacement de la cible au profit des travailleurs pauvres

Vincent Bonnefoy, Sophie Buffeteau et Marie-Cécile Cazenave

Le revenu de solidarité active (rSa) entre en vigueur en juin 2009. Vingt et trente ans après leur création, le rSa vient remplacer deux minima sociaux, le revenu minimum d’insertion et l’allocation de parent isolé, et instaure le principe d’un cumul permanent entre des revenus d’activité faibles et un minimum social. Le rSa a, comme la prime pour l’emploi, pour objet de compléter les revenus d’activité. Il s’inscrit en partie dans le prolongement de la tendance dessinée par les réformes successives de la prime pour l’emploi, réformes qui ont suivi deux directions : une augmentation significative des montants de prime versés et un soutien accru aux personnes travaillant à temps partiel ou sur une partie de l’année seulement. Par rapport à la prime pour l’emploi, le revenu de solidarité active va plus loin dans le soutien qu’il apporte aux travailleurs à temps partiel ou n’ayant pas travaillé toute l’année. Il rompt en outre avec la logique principalement individuelle de la prime pour l’emploi par sa dimension « familialisée ». Pour les personnes en emploi, l’association de la prime pour l’emploi et du revenu de solidarité active forme ainsi un nouveau système de complément aux bas revenus d’activité davantage tourné vers les travailleurs pauvres.

Insee Références
Paru le : 13/11/2009