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Insee Conjoncture Hauts-de-France · Septembre 2026 · n° 53
Insee Conjoncture Hauts-de-FranceLe chômage atteint la barre des 10 % Note de conjoncture régionale – 2e trimestre 2026

Nadia Belhakem, Thierry Bourlard, Jean Bresner, Élodie De-Vos, Caroline Victoor, (Insee)

Au 2e trimestre 2026, l’emploi salarié se replie dans les Hauts-de-France. Le taux de chômage continue d’augmenter pour le sixième trimestre consécutif. Il atteint la barre des 10,0 % de la population active régionale ce trimestre. La fréquentation touristique progresse de façon moins marquée qu’au printemps 2025. Entre avril et juin 2026, les hôtels de la région enregistrent près de 2,6 millions de nuitées (+0,8 %) et les autres hébergements collectifs de tourisme près de 800 000 (+1,5 %).

Insee Conjoncture Hauts-de-France
No 53
Paru le :Paru le29/09/2026

Vigilance orange sur la croissance française

Au printemps, l’activité n’a pas faibli au niveau mondial et a progressé solidement dans les quatre principales économies de la zone euro (+0,3 % prises ensemble). L’économie française, quant à elle, décroche. Après avoir reculé à l’hiver (-0,2 %), l’activité a stagné au printemps (+0,0 %). Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette divergence : le retournement de l’activité dans les travaux publics, dû aux élections municipales du printemps, la conséquence plus élevée des vagues de chaleur, notamment dans l’agriculture, qui coûteraient 0,1 point de croissance sur l’année, un marché du travail plus dégradé, avec un chômage en hausse et des salaires peu dynamiques, et enfin une impulsion budgétaire moins favorable que dans les principales autres économies européennes.

En prévision, la France renouerait avec une croissance timide : +0,1 % à l’été, puis +0,2 % en fin d‘année. Sur l’année 2026, la croissance serait trois fois plus faible qu’ailleurs en Europe (+0,4 %).

Tirée par les prix de l’énergie, dans un contexte de tensions au Proche-Orient et de bombardement des raffineries russes, l’inflation a bondi cet été partout dans le monde (+3,3 % dans la zone euro en août), y compris en France (+2,4 %). L’inflation augmenterait au second trimestre et atteindrait 2,9 % en fin d’année, la hausse des prix de l’énergie contaminant les prix des autres produits, en particulier les produits manufacturés, et de certains services, notamment de transport.

Du côté du marché du travail, la dégradation se poursuivrait : l’alternance continuerait de fléchir avec la réduction des soutiens publics, le reste de l’emploi salarié privé serait quasi stable et l’emploi non salarié continuerait de croître vigoureusement. La légère augmentation de l’emploi total qui en résulte ne suffirait pas à absorber la hausse tendancielle de la population active et le chômage grimperait ainsi à 8,6 % en fin d’année.

Dans les Hauts-de-France, stagnation de l’activité économique mesurée par la richesse dégagée

Sous l’hypothèse que les évolutions sectorielles de la valeur ajoutée soient uniformes sur le territoire national, la richesse stagnerait (+0,0 %) au 2e trimestre 2026 dans les Hauts-de-France. Les gains de croissance générés par l'industrie et le tertiaire (marchand et non marchand) compenseraient les pertes de l'agriculture et la construction.

Un marché du travail morose au 2e trimestre

Après un 1er trimestre 2026 stable (+0,0 %), l’emploi salarié repart à la baisse (-0,2 %) ce trimestre dans les Hauts-de-France [Tableau de bord de la conjoncture des Hauts-de-France ; pour en savoir plus (2)]. En France hors Mayotte, il se replie de 0,1 %. Avec une diminution de 3 900 emplois dans le secteur privé (-0,2 %) et de 1 100 emplois dans le public (-0,2 %), 2 125 900 salariés travaillent en Hauts-de-France fin juin 2026, soit le niveau le plus bas depuis le 3e trimestre 2021.

Ce trimestre, les effectifs salariés se contractent dans quatre des cinq départements de la région. L’emploi dans l’Aisne est particulièrement touché avec une baisse de 0,9 %, soit -1 500 salariés, résultant à la fois des pertes de 1 100 emplois privés et 400 emplois publics. L’emploi salarié recule de 0,2 % dans chacun des départements du Nord (-2 100 emplois), du Pas-de-Calais (-900 emplois) et de l’Oise (-400 emplois). Dans le Nord, le secteur privé (-1 600 emplois) et le secteur public (-500 emplois) contribuent à parts égales au repli de l’emploi (-0,2 %). Dans le Pas-de Calais et l’Oise, celui-ci est exclusivement porté par la baisse de l’emploi privé. Dans la Somme, l’emploi résiste mieux (-0,0 %, soit -100 emplois). Les recrutements dans le secteur privé (+100 emplois) ne compensent toutefois pas les pertes dans le secteur public (-200 emplois).

Dans les Hauts-de-France, l’intérim repart à la baisse (-0,7 %), après cinq trimestres de hausse (figure 1). Ainsi, avec 500 emplois en moins, la région compte 65 400 intérimaires fin juin 2026.

Figure 1 – Emploi salarié dans les Hauts-de-France par grand secteur

Emploi salarié dans les Hauts-de-France par grand secteur
Secteur d’activité Emploi au 2ᵉ trimestre 2026 (en nombre) Évolution par rapport au 1ᵉʳ trimestre 2026 Évolution annuelle (en %)
En nombre En % France hors Mayotte (en %)
Agriculture 22 600 -300 -1,2 -2,6 -0,5
Industrie 285 700 -800 -0,3 -0,1 -0,9
Construction 114 900 -500 -0,5 -0,4 -1,6
Tertiaire marchand hors intérim 884 000 -1 400 -0,2 0,0 -0,4
Intérim 65 400 -500 -0,7 -1,0 0,3
Tertiaire non marchand 753 300 -1 400 -0,2 0,0 -0,6
Ensemble 2 125 900 -5 000 -0,2 -0,1 -0,6
  • Note : Données corrigées des variations saisonnières et arrondies pour les effectifs. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires. La somme des effectifs ne correspond pas toujours au total en raison des arrondis.
  • Champ : Emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d’emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Malgré une légère embellie au 1er trimestre, les secteurs du tertiaire non marchand et marchand hors intérim se contractent, accusant chacun une perte de 1 400 emplois (soit -0,2 %). Ces baisses sont portées par l’ensemble des activités à l’exception de l’hébergement-restauration ainsi que des services financiers (+200 emplois chacun).

L’industrie et la construction poursuivent leurs tendances baissières, entamées au 4e trimestre 2024. Ces secteurs perdent respectivement 800 et 500 emplois (soit -0,3 % et -0,5 %). Enfin, le recul des effectifs salariés dans l’agriculture engagé le précédent trimestre se poursuit avec 300 salariés en moins (-1,2 %).

Barre des 10 % atteinte pour le taux de chômage

Au 2e trimestre 2026, le taux de chômage augmente de 0,2 point dans les Hauts-de-France comme à l’échelle nationale (figure 2). Avec cette sixième hausse consécutive, il s’établit à 10,0 % de la population active régionale (8,3 % en France hors Mayotte), soit le taux le plus élevé de métropole devant l’Occitanie (9,7 %). Sur un an, il progresse de 0,9 point dans la région contre 0,8 point en France hors Mayotte.

Figure 2 – Taux de chômage

(en %)
Taux de chômage ((en %))
Période Hauts-de-France France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2019 10,1 8,2
1ᵉ trim. 2020 9,8 7,9
2ᵉ trim. 2020 8,6 7,1
3ᵉ trim. 2020 10,6 9,0
4ᵉ trim. 2020 9,5 8,1
1ᵉ trim. 2021 9,7 8,2
2ᵉ trim. 2021 9,3 7,9
3ᵉ trim. 2021 9,4 7,9
4ᵉ trim. 2021 8,9 7,4
1ᵉ trim. 2022 8,8 7,4
2ᵉ trim. 2022 9,0 7,4
3ᵉ trim. 2022 8,6 7,2
4ᵉ trim. 2022 8,7 7,2
1ᵉ trim. 2023 8,7 7,1
2ᵉ trim. 2023 8,9 7,2
3ᵉ trim. 2023 9,1 7,4
4ᵉ trim. 2023 9,3 7,6
1ᵉ trim. 2024 9,2 7,5
2ᵉ trim. 2024 8,9 7,3
3ᵉ trim. 2024 9,0 7,4
4ᵉ trim. 2024 8,8 7,3
1ᵉ trim. 2025 9,0 7,4
2ᵉ trim. 2025 9,1 7,5
3ᵉ trim. 2025 9,3 7,7
4ᵉ trim. 2025 9,6 7,9
1ᵉ trim. 2026 9,8 8,1
2ᵉ trim. 2026 10,0 8,3
  • Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données trimestrielles CVS.
  • Source : Insee, taux de chômage localisés.

Figure 2 – Taux de chômage

  • Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données trimestrielles CVS.
  • Source : Insee, taux de chômage localisés.

Au sein de la région, le taux de chômage se détériore dans tous les départements une nouvelle fois ce trimestre. Comme au niveau régional, il progresse de 0,2 point dans l’Oise, le Pas-de-Calais et le Nord pour atteindre respectivement 8,4 %, 9,4 % et 10,8 %. Il est en légère hausse (+0,1 point) dans les deux autres départements et s’établit à 8,9 % dans la Somme et 10,9 % dans l’Aisne. L’écart entre le Nord et l’Aisne se réduit encore ce trimestre (0,1 point). Le taux de chômage de l’Aisne demeure l’un des plus élevés de France métropolitaine, derrière les Pyrénées-Orientales (12,8 %), la Seine-Saint-Denis (11,5 %), l’Aude (11,1 %) et l’Hérault (11,0 %).

Une fréquentation touristique en légère hausse par rapport au printemps 2025

Dans un contexte marqué par deux épisodes caniculaires particulièrement intenses, précoces et durables en mai et juin, l’avant-saison touristique 2026 se caractérise par une nouvelle hausse de fréquentation dans les Hauts-de-France, toutefois moins marquée qu’au printemps 2025. Avec près de 2,6 millions de nuitées enregistrées entre avril et juin 2026, la fréquentation hôtelière progresse dans la région (+0,8 % par rapport à 2025) mais de façon moins soutenue qu’en France métropolitaine (+1,4 %) (figure 3). La hausse de l’activité hôtelière s’observe également dans les autres régions, excepté en Occitanie (-2,1 %), Normandie (-0,6 %) et Centre-Val-de-Loire (-0,1 %).

Figure 3 – Nuitées selon le type d’hébergement collectif de tourisme au 2e trimestre 2026 dans les Hauts-de-France et évolution par rapport à 2025, selon l’origine de la clientèle

Nuitées selon le type d’hébergement collectif de tourisme au 2e trimestre 2026 dans les Hauts-de-France et évolution par rapport à 2025, selon l’origine de la clientèle - Lecture : Dans les Hauts-de-France, le nombre de nuitées dans les hôtels diminue de 1,1 % entre juin 2025 et 2026.
Mois Hôtels Autres hébergements collectifs
Nombre en 2026 Évolution entre 2025 et 2026 (%) Nombre en 2026 Évolution entre 2025 et 2026 (%)
Avril 822 800 +3,0 266 500 -3,7
Dont nuitées résidentes 615 900 +1,1 208 800 -3,7
Dont nuitées non résidentes 206 900 +9,3 57 700 -3,5
Mai 885 400 +0,7 274 200 +8,7
Dont nuitées résidentes 644 200 -1,4 209 400 +5,3
Dont nuitées non résidentes 241 200 +6,9 64 800 +21,3
Juin 881 400 -1,1 257 800 +0,2
Dont nuitées résidentes 656 800 -0,2 207 100 +2,0
Dont nuitées non résidentes 224 600 -3,6 50 700 -6,8
Total 2e trimestre 2 589 600 +0,8 798 500 +1,5
Dont nuitées résidentes 1 916 900 -0,2 625 300 +1,1
Dont nuitées non résidentes 672 700 +3,8 173 200 +3,3
  • Note : Données mensuelles brutes – résultats définitifs pour avril, mai et juin.
  • Lecture : Dans les Hauts-de-France, le nombre de nuitées dans les hôtels diminue de 1,1 % entre juin 2025 et 2026.
  • Source : Insee, enquêtes de fréquentation dans les hébergements touristiques.

En avril 2026, les nuitées hôtelières progressent de 3,0 % soit 24 000 nuitées supplémentaires par rapport à avril 2025. Ce constat s’explique notamment par des conditions météorologiques avantageuses et un calendrier des vacances de Pâques favorable au tourisme. En mai, la hausse de la fréquentation hôtelière est plus modérée (+0,7 %) tandis qu’en juin, elle recule de 1,1 % soit 9 600 nuitées de moins.

D’avril à juin 2026, la fréquentation des hôtels par les résidents recule légèrement (-0,2 %). La hausse de l’activité hôtelière est ainsi exclusivement imputable aux touristes venus de l’étranger (non résidents), dont le nombre de nuitées augmente de 3,8 % par rapport à la même période de 2025. La progression est principalement portée par les clientèles néerlandaise (+12,6 %), allemande et belge (+6,0 % chacune). À l’inverse, les touristes britanniques, première clientèle non résidente des Hauts-de-France, ont moins séjourné dans les hôtels de la région durant le printemps 2026 (-4,8 %).

La fréquentation hôtelière progresse dans les départements de la Somme, de l’Aisne et du Pas-de-Calais tandis qu’elle recule dans l’Oise (-1,2 %) et le Nord (-0,3 %).

Les autres hébergements collectifs de tourisme de la région (résidences hôtelières, villages vacances et auberges de jeunesse) enregistrent 798 500 nuitées au 2e trimestre 2026, soit une hausse de 1,5 % sur un an contre un repli de 0,8 % en France métropolitaine. Dans la région, le mois de mai se distingue particulièrement, avec une hausse de 8,7 % probablement portée par un calendrier des jours fériés propice, les 1er et 8 mai étant des vendredis. Au 2e trimestre 2026, la progression de la fréquentation dans les autres hébergements collectifs est portée à la fois par les touristes non résidents (+3,3 %) et résidents (+1,1 %).

Publication rédigée par :Nadia Belhakem, Thierry Bourlard, Jean Bresner, Élodie De-Vos, Caroline Victoor, (Insee)

Avertissement

Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d'une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.

Définitions

Heures rémunérées :

Les heures rémunérées couvrent les heures travaillées ainsi que des heures non travaillées mais rémunérées par l’employeur, notamment pendant les congés payés. Les périodes de chômage partiel indemnisées par l’administration publique et non par l’employeur ne sont à ce titre pas comprises dans les heures rémunérées.

Emploi salarié :

Les salariés sont les personnes qui travaillent, aux termes d’un contrat, pour une autre entité résidente en échange d’un salaire ou d’une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.

Intérim / Travail temporaire / Travail intérimaire :

L'intérim (ou travail intérimaire ou travail temporaire) consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire.

L'intérim se caractérise donc par une relation triangulaire entre l’entreprise de travail temporaire, l’entreprise cliente et le salarié, et implique la conclusion de deux contrats : un contrat de mise à disposition (entre l’entreprise de travail temporaire et l’entreprise cliente) et un contrat de mission (entre l’entreprise de travail temporaire et le salarié).

Le contrat ne peut être conclu que pour l’exécution d’une tâche précise et temporaire, dénommée mission, et seulement dans les cas énumérés par la loi. Quel que soit le motif pour lequel il est conclu, un tel contrat ne peut avoir ni pour objet ni pour effet de pourvoir durablement un emploi lié à l’activité normale et permanente de l’entreprise utilisatrice.

Secteur tertiaire / Tertiaire :

Le secteur tertiaire recouvre un vaste champ d'activités qui s'étend du commerce à l'administration, en passant par les transports, les activités financières et immobilières, les services aux entreprises et services aux particuliers, l'éducation, la santé et l'action sociale.

Il est composé du :

  • tertiaire principalement marchand (commerce, transports, activités financières, services rendus aux entreprises, services rendus aux particuliers, hébergement-restauration, immobilier, information-communication) ;
  • tertiaire principalement non-marchand (administration publique, enseignement, santé humaine, action sociale).

Le périmètre du secteur tertiaire est de fait défini par complémentarité avec les activités agricoles et industrielles (secteurs primaire et secondaire).

Taux de chômage :

Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).

On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...

Remarque :

Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.

Taux de chômage (BIT) :

Le taux de chômage est le rapport entre le nombre de chômeurs et le nombre d’actifs (en emploi ou au chômage).

Inscrits à France Travail :

Les inscrits à France Travail regroupent l’ensemble des personnes inscrites sur les listes de France Travail. Ils sont regroupés en différentes catégories selon leur situation vis-à-vis de l’obligation de recherche d’emploi et de l’exercice ou non d’une activité. Historiquement, ils sont classés en cinq catégories. Depuis janvier 2025, deux nouvelles catégories ont été créées.

Création d'entreprise / Réactivation d'entreprise :

Une création d'entreprise correspond à la mise en œuvre d'une nouvelle combinaison de facteurs de production avec pour restriction qu'aucune autre entreprise ne soit impliquée dans cet évènement.

Les créations d’entreprises sont en fait des créations d’unités légales. On parle néanmoins de créations d’entreprises en raison de la spécificité de la situation au moment de la création. En effet, au moment de son immatriculation, il n’est pas possible de déterminer si une unité légale est indépendante ou appartient à un groupe. Par défaut, au moment de la création, toute entité est donc indépendante et considérée comme une entreprise.

La statistique mensuelle des créations d'entreprises est constituée à partir du dispositif SIDE (Système d’information sur la démographie d’entreprises). Ce dispositif est alimenté à partir de données du répertoire Sirene, enrichies d’éléments provenant du répertoire statistique Sirus.

Les créations d'entreprises correspondent aux unités légales du répertoire Sirene qui enregistrent un début d'activité relevant de l'un des cas suivants :

  • l'immatriculation d'une nouvelle unité légale avec création d'une nouvelle combinaison de facteurs de production ;
  • le cas où l'entrepreneur redémarre une activité après une interruption de plus d'un an (il n'y a pas de nouvelle immatriculation mais reprise de l'ancien numéro Siren, en général pour un entrepreneur individuel) ;
  • le cas où l'entrepreneur redémarre une activité après une interruption de moins d'un an, mais avec changement d'activité ;
  • la reprise par une unité légale nouvellement immatriculée de tout ou partie des activités et facteurs de production d'une autre unité légale, lorsqu'il n'y a pas de continuité économique entre la situation du cédant et celle du repreneur.

On considère qu'il n'y a pas continuité économique de l'unité légale si, parmi les trois éléments suivants concernant son siège, au moins deux sont modifiés lors de la reprise : l'unité légale contrôlant l'établissement siège, l'activité économique et la localisation.

Depuis les données relatives à janvier 2009, à la suite de la mise en place du régime de l'auto-entrepreneur (renommé micro-entrepreneur, à compter du 19 décembre 2014), les statistiques de créations d'entreprises incluent les demandes de créations enregistrées dans Sirene au titre de ce régime. Ce dénombrement n'inclut pas les entrepreneurs déjà en activité avant le 1er janvier 2009 et qui avaient demandé, à titre dérogatoire au plus tard le 31 mars 2009, à bénéficier du régime micro-social et du versement fiscal libératoire en 2009.

La statistique de créations d'entreprises couvre l'ensemble des activités marchandes hors agriculture.

Remarque :

Depuis le 1er janvier 2007, la notion de création d'entreprise s'appuie sur un concept harmonisé au niveau européen pour faciliter les comparaisons.


Défaillance d'entreprise :

Une unité légale est en situation de défaillance ou de dépôt de bilan à partir du moment où une procédure de redressement judiciaire est ouverte à son encontre.

Cette procédure intervient lorsqu'une unité légale est en état de cessation de paiement, c'est-à-dire qu'elle n'est plus en mesure de faire face à son passif exigible avec son actif disponible.

Remarque :

Il ne faut pas confondre la notion de défaillance et la notion de cessation. La notion de cessation correspond à l'arrêt total de l'activité économique d'une entreprise. Toutes les défaillances ne donnent pas des cessations. Par exemple, un jugement d'ouverture de procédure de défaillance (dépôt de bilan d'une entreprise inscrite dans le cadre d'une procédure judiciaire) ne se résout pas forcement par une liquidation.

Toutes les cessations n'ont pas donné lieu à une défaillance. Par exemple, un entrepreneur individuel peut cesser son activité suite à un départ en retraite.

Logement autorisé :

Un logement autorisé est un logement, non encore réalisé, dont la construction a été autorisée par un permis de construire ou une non-opposition à une déclaration préalable.


Logement commencé :

Un logement est considéré comme commencé (ou mis en chantier) après réception de la déclaration d’ouverture de chantier (DOC) envoyée par le pétitionnaire (ou maître d’ouvrage).

Un chantier est considéré ouvert lorsque les fouilles en rigole ou les fondations sont entreprises pour une partie ou la totalité des constructions autorisées.

Remarque :

Une « fouille en rigole » est un creusement du sol pour permettre la construction à l'emplacement des « semelles » (ces dernières sont les parties basses).

Revenu de solidarité active / RSA :

Le revenu de solidarité active est une allocation qui complète les ressources initiales du foyer pour qu'elles atteignent le niveau d'un revenu garanti.

Le montant du revenu garanti varie en fonction de la composition du foyer et du nombre d'enfant(s) à charge.

Remarque :

Le revenu de Solidarité active (RSA) se substitue au revenu minimum d'insertion (RMI) et à l'allocation parent isolé (API).

Le RSA est en vigueur depuis 2009 en métropole, depuis 2011 dans les départements et collectivités d’outre-mer (à l’exception de la Polynésie française, la Nouvelle-Calédonie et Wallis-et-Futuna où il n’est pas applicable) et depuis 2012 à Mayotte (selon des modalités spécifiques).

Prime d'activité :

La prime d’activité est un complément de revenus d’activité s’adressant aux travailleurs percevant des revenus modestes. Elle remplace depuis 2016 le revenu de solidarité active (RSA-activité) et la prime pour l’emploi (PPE).


Sa réglementation s’inscrit dans la continuité de celle du RSA-activité, mais présente cependant quelques spécificités, notamment pour les temps partiels (bonus modulable individuel).

Correction des variations saisonnières / CVS / Désaisonnalisation :

La correction des variations saisonnières permet d’éliminer l'effet de fluctuations périodiques infra-annuelles dues au calendrier et aux saisons, de manière à faire ressortir les évolutions les plus significatives de la série. Celles-ci sont contenues dans la tendance et la composante irrégulière.

Par exemple, les ventes de jouets augmentent toujours fortement entre novembre et décembre, en raison de Noël. Sur les données brutes, cet effet périodique masque l’évolution conjoncturelle sous-jacente pour une année donnée. Une fois la série désaisonnalisée, c’est-à-dire l’effet Noël retiré, les ventes peuvent s’avérer en baisse, signe d’une moins bonne année.

Pour en savoir plus

(1) « Au deuxième trimestre 2026, l’emploi salarié est stable ou quasi stable dans la moitié des régions », Informations Rapides no 223, septembre 2026.

(2) Tableau de bord de la conjoncture des Hauts-de-France sur insee.fr.

(3) « Stabilisation de l’emploi et nouvelle hausse du chômage », Insee Conjoncture Hauts-de-France, no52, juillet 2026.

(4) « Au deuxième trimestre 2026, l’emploi salarié est quasi stable (-0,1 %) », Informations Rapides no214, août 2026.

(5) « Au deuxième trimestre 2026, le taux de chômage augmente de 0,2 point et atteint 8,3 % », Informations Rapides n0192, août 2026.

(6) « Vigilance orange sur la croissance », Insee Note de conjoncture, septembre 2026.

(7) « Ouvrir dans un nouvel ongletLes inscrits à France Travail au cours du 2ᵉ trimestre 2026 en Hauts-de-France  », Dreets Hauts-de-France, juillet 2026.

(8) « Ouvrir dans un nouvel ongletBaisse des effectifs salariés au 2ᵉ trimestre 2026 en Hauts-de-France  », Urssaf, Stat’UR no57, septembre 2026.