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Insee Conjoncture Hauts-de-France · Juillet 2026 · n° 52
Insee Conjoncture Hauts-de-FranceStabilisation de l’emploi et nouvelle hausse du chômage Note de conjoncture régionale - 1er trimestre 2026

Thierry Bourlard, Jean Bresner, Élodie De-Vos, Caroline Victoor (Insee), Eric Deroo (Direction régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités)

Au 1er trimestre 2026, l’emploi salarié se stabilise dans les Hauts-de-France. Le taux de chômage continue d’augmenter pour le cinquième trimestre consécutif. Il s’établit à 9,8 % de la population active régionale ce trimestre. La loi pour le plein emploi, entrée en vigueur le 1er janvier 2025, prévoit l’inscription systématique de nouveaux publics à France Travail. Hors ces nouveaux publics, au 1er  trimestre 2026, le nombre d’inscrits à France Travail en catégories A, B, C diminue de 1,0 % dans les Hauts-de-France par rapport au trimestre précédent.

Insee Conjoncture Hauts-de-France
No 52
Paru le :Paru le07/07/2026

En France, l’industrie tient la barre, les ménages accusent le coup

Au premier trimestre 2026, le commerce mondial a progressé de 2,3 %, tiré par la vigueur des exportations asiatiques qui sont stimulées par l’intensification des échanges de biens technologiques liés à l’intelligence artificielle, tandis que le Vieux continent pâtit d’une exposition limitée aux zones et aux secteurs qui ont animé le commerce mondial. Toutefois, l’économie européenne bénéficie d’autres moteurs et a continué de croître au premier trimestre (+0,3 % pour les quatre principales économies de la zone euro prises ensemble), la demande intérieure se relevant progressivement, stimulée par l’effort de défense et la relative détente passée des conditions de financement. Déclenchée fin février, la guerre au Proche-Orient opposant les États-Unis et Israël à l’Iran viendrait toutefois percuter cet élan.

En France, l’activité s’est légèrement repliée (-0,1 % après +0,2 %) au premier trimestre 2026, mais elle connaîtrait une embellie ponctuelle au printemps (+0,3 %), portée par une industrie vaillante. Profitant de la mise hors jeu de leurs concurrents du Golfe, chimistes et raffineurs hexagonaux poussent leur production au maximum de leurs capacités et prennent des parts de marché. Ponctuellement, plasturgistes et verriers engrangent des commandes de clients voulant se couvrir des futures hausses de prix et d’éventuelles pénuries. Surtout, l’aéronautique et le naval caracolent, portés par des carnets de commandes pleins, aussi bien sur le plan civil que militaire, et par la levée partielle des contraintes d’approvisionnement.

À l’inverse, les ménages accusent le coup : la consommation privée se stabiliserait au deuxième trimestre, pénalisée par un pouvoir d’achat en berne. À +2,4 % en mai, l’inflation continuerait de grimper, jusqu’à +2,7 % en fin d’année.

En outre, cette croissance modeste se ferait sans emploi : les embauches pâtiraient nettement de l’atonie des secteurs tournés vers la demande intérieure et l’industrie n’a pas besoin de main d’œuvre supplémentaire.

Dans les Hauts-de-France, l’activité économique, mesurée par la richesse dégagée, stagne

Sous l’hypothèse que les évolutions sectorielles de la valeur ajoutée soient uniformes sur le territoire national, la richesse dégagée stagnerait (-0,0 %) au 1er  trimestre 2026 dans les Hauts-de-France. La construction et le tertiaire marchand se replieraient, tandis que l’industrie et le tertiaire non marchand renoueraient avec la croissance.

L’emploi se stabilise

Après deux trimestres en repli (-0,1 % au 3e trimestre et -0,2 % au 4e trimestre 2025), l’emploi salarié se stabilise dans les Hauts-de-France (+0,0 %) [pour en savoir plus (2)], tout comme dans l’ensemble de la France (hors Mayotte). Avec une perte de 100 emplois dans le secteur privé (-0,0 %) et un gain de 1 000 emplois dans le public (+0,2 %), 2 131 500 salariés travaillent dans la région fin mars 2026.

Ce trimestre, les effectifs salariés progressent dans tous les départements de la région, excepté le Pas-de-Calais. L’emploi salarié dans l’Aisne, l’Oise et la Somme augmente plus vite qu’au niveau régional (+0,2 % chacun) porté par le secteur public et, dans une moindre mesure, par le secteur privé. Malgré un recul de 300 emplois dans le public, l’emploi salarié dans le Nord évolue peu au 1er  trimestre 2026 (+0,0 %, soit +400 salariés). Dans le Pas-de-Calais, l’emploi salarié diminue de 0,1 % ; les recrutements dans le secteur public (+600 emplois) ne suffisent pas à compenser les pertes dans le privé (-1 300 emplois).

Dans les Hauts-de-France, l’intérim poursuit sa hausse (+0,3 %) pour le cinquième trimestre consécutif (figure 1). Avec 200 emplois supplémentaires, 65 800 intérimaires sont employés dans la région fin mars 2026, le niveau le plus élevé depuis le 2e trimestre 2024.

Figure 1Emploi salarié dans les Hauts-de-France par grand secteur

Emploi salarié dans les Hauts-de-France par grand secteur
Secteur d’activité Emploi au 1er trimestre 2026 (en nombre) Évolution par rapport au 4e trimestre 2025 Évolution annuelle (en %)
En nombre En % France hors Mayotte (en %)
Agriculture 22 900 0 0,0 -1,1 0,9
Industrie 286 800 -1 000 -0,3 -0,1 -0,9
Construction 115 500 -800 -0,7 -0,5 -1,4
Tertiaire marchand hors intérim 885 400 1 100 0,1 0,0 -0,1
Intérim 65 800 200 0,3 -0,4 2,2
Tertiaire non marchand 755 300 1 300 0,2 0,2 -0,4
Ensemble 2 131 500 800 0,0 0,0 -0,3
  • Note : Données corrigées des variations saisonnières et arrondies pour les effectifs. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : Emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d’emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Au 1er  trimestre 2026, l’emploi dans le secteur tertiaire renoue avec la croissance. Après trois trimestres à la baisse, l’emploi salarié dans le tertiaire non marchand reprend de la vigueur avec une hausse de 0,2 %, soit 1 300 emplois supplémentaires. Pour sa part, l’emploi salarié dans le tertiaire marchand hors intérim repart également à la hausse ce trimestre (+0,1 %, soit +1 100 emplois) suite à deux trimestres de repli. Ce retournement de tendance est porté majoritairement par les services aux entreprises (+0,3 %, soit 700 emplois en plus) et le commerce (+0,2 %, +500 emplois).

La construction et l’industrie poursuivent leurs tendances baissières, entamées au 4e trimestre 2024. Ces secteurs perdent respectivement 800 et 1 000 emplois (soit -0,7 % et -0,3 %). Enfin, les effectifs salariés dans l’agriculture stagnent ce trimestre (+0,0 %).

Le taux de chômage poursuit sa hausse

Au 1er trimestre 2026, le taux de chômage augmente de 0,2 point dans les Hauts-de-France comme à l’échelle nationale (figure 2). Avec cette cinquième hausse consécutive, il s’établit à 9,8 % de la population active régionale (8,1 % en France hors Mayotte), soit le taux le plus élevé de métropole devant l’Occitanie (9,5 %). Sur un an, il progresse de 0,8 point dans la région contre 0,7 point en France hors Mayotte.

Figure 2Taux de chômage

(en %)
Taux de chômage ((en %))
Période Hauts-de-France France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2019 10,1 8,2
1ᵉ trim. 2020 9,8 7,9
2ᵉ trim. 2020 8,6 7,1
3ᵉ trim. 2020 10,6 9,0
4ᵉ trim. 2020 9,5 8,1
1ᵉ trim. 2021 9,7 8,2
2ᵉ trim. 2021 9,3 7,9
3ᵉ trim. 2021 9,4 7,9
4ᵉ trim. 2021 8,9 7,4
1ᵉ trim. 2022 8,8 7,4
2ᵉ trim. 2022 9,0 7,4
3ᵉ trim. 2022 8,6 7,2
4ᵉ trim. 2022 8,7 7,2
1ᵉ trim. 2023 8,7 7,1
2ᵉ trim. 2023 8,9 7,2
3ᵉ trim. 2023 9,1 7,4
4ᵉ trim. 2023 9,3 7,6
1ᵉ trim. 2024 9,2 7,5
2ᵉ trim. 2024 9,0 7,3
3ᵉ trim. 2024 9,0 7,4
4ᵉ trim. 2024 8,7 7,3
1ᵉ trim. 2025 9,0 7,4
2ᵉ trim. 2025 9,1 7,6
3ᵉ trim. 2025 9,3 7,7
4ᵉ trim. 2025 9,6 7,9
1ᵉ trim. 2026 9,8 8,1
  • Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données trimestrielles CVS.
  • Source : Insee, taux de chômage localisés.

Figure 2Taux de chômage

  • Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données trimestrielles CVS.
  • Source : Insee, taux de chômage localisés.

Au sein de la région, le taux de chômage se détériore dans tous les départements au 1er trimestre 2026. Comme au niveau régional, il progresse de 0,2 point dans l’Oise, le Pas-de-Calais et le Nord pour atteindre respectivement 8,2 %, 9,2 % et 10,5 %. Il est en légère hausse (+0,1 point) dans les deux autres départements et s’établit à 8,8 % dans la Somme et 10,8 % dans l’Aisne. Le taux de chômage de l’Aisne demeure l’un des plus élevés de France métropolitaine, derrière les Pyrénées-Orientales (12,7 %), la Seine-Saint-Denis (11,1 %), l’Hérault (10,9 %) et l’Aude (10,9 %).

Avertissement sur les inscrits à France Travail

En juin 2025, le décret relatif aux sanctions applicables aux inscrits à France Travail en cas de manquement à leurs obligations est entré en vigueur. Au 1er trimestre 2026, le nombre de sorties des catégories A, B, C à la suite d’une radiation s’établit à 2 700 contre 45 000 en moyenne au 1er trimestre 2025.

Sur le champ des séries complémentaires (hors bénéficiaires du RSA, et jeunes en CEJ, AIJ, Pacea), il est estimé qu’en l’absence de ce décret, l’évolution du nombre d’inscrits au 1er trimestre 2026 serait de l’ordre de -2,4 % pour la catégorie A (soit -58 000 inscrits), après +1,7 % au quatrième trimestre 2025 (soit +40 000 inscrits) et -0,7 % au 3e trimestre (soit -16 000 inscrits). Il serait de l’ordre de -1,3 % (soit -61 000 inscrits) pour les catégories A, B, C, après +0,3 % au 4e trimestre 2025 (soit +12 000 inscrits) et -0,3 % au 3e trimestre (soit -15 000 inscrits). Ce sont ces évolutions qui reflètent le mieux la situation conjoncturelle du marché du travail.

Les séries de flux doivent être interprétées avec précaution. D’une part, depuis juillet 2025, une modification du script d’inscription affecte certaines données, sans lien avec la mise en œuvre de la loi pour le plein emploi. Les évolutions des flux d’entrées par motif sont par conséquent à interpréter avec précaution. Cette modification du script n’a pas d’impact sur le nombre d’inscrits par catégorie ni sur le nombre total d’entrées. D’autre part, l’intégration de nouveaux publics est susceptible de modifier la saisonnalité des séries de flux. Les séries de flux d’entrées et de sorties corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables doivent à ce titre être interprétées avec prudence.

À compter de janvier 2026, le nombre d’inscrits en catégorie G diminue fortement, principalement au profit du parcours social (catégorie F), du fait notamment d’une consolidation des orientations prononcées par les conseils départementaux dans le système d’information de France Travail.

Enfin, conformément aux préconisations du groupe de travail du Cnis, certains publics inscrits administrativement qui ne peuvent pas être comptabilisés en fin de mois au sein des catégories statistiques sont uniquement enregistrés dans les flux d’entrées et de sorties de ces catégories. Au 1er trimestre 2026, ce sont environ 418 000 personnes qui sont dans cette situation, pour l’essentiel en catégories A, B, C.

Le nombre d’inscrits à France Travail hors nouveaux publics diminue

Avec l’entrée en vigueur de la loi pour le plein emploi, de nouveaux publics sont systématiquement inscrits à France Travail à compter de janvier 2025 : les demandeurs et bénéficiaires du RSA, les jeunes en recherche d’emploi suivis par les missions locales en contrat d’engagement jeune (CEJ), ou en parcours contractualisé d’accompagnement vers l’emploi et l’autonomie (Pacea) et les personnes en situation de handicap suivies par Cap’Emploi.

Ainsi, près de 130 000 personnes seraient inscrites à France Travail dans ce cadre en 2024 et 2025. À cela s’ajoutent des évolutions dans les pratiques d’accompagnement, de radiation, d’actualisation des inscrits à France Travail.

Hors nouveaux publics, au 1er trimestre 2026 en Hauts-de-France, le nombre moyen d’inscrits à France Travail en catégories A, B, C diminue de 1,0 % par rapport au trimestre précédent (-0,6 % sur un an) (figure 3). En France (hors Mayotte), le nombre de demandeurs d’emploi hors nouveaux publics baisse de 1,8 % pour les inscrits en catégories A, B, C (-1,7 % sur un an).

Figure 3Inscrits à France Travail en catégories A,B,C (hors bénéficiaires du RSA et jeunes en CEJ, Pacea ou AIJ)

(indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2019)
Inscrits à France Travail en catégories A,B,C (hors bénéficiaires du RSA et jeunes en CEJ, Pacea ou AIJ) ((indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2019))
Période Hauts-de-France France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2019 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2020 99,1 99,7
2ᵉ trim. 2020 101,0 104,4
3ᵉ trim. 2020 100,7 103,4
4ᵉ trim. 2020 99,6 102,3
1ᵉ trim. 2021 99,8 102,3
2ᵉ trim. 2021 98,7 101,7
3ᵉ trim. 2021 97,7 99,7
4ᵉ trim. 2021 95,3 97,1
1ᵉ trim. 2022 92,8 94,7
2ᵉ trim. 2022 90,7 92,9
3ᵉ trim. 2022 90,5 93,1
4ᵉ trim. 2022 89,9 92,5
1ᵉ trim. 2023 89,5 92,3
2ᵉ trim. 2023 89,2 92,2
3ᵉ trim. 2023 89,8 92,8
4ᵉ trim. 2023 89,9 93,3
1ᵉ trim. 2024 89,3 93,2
2ᵉ trim. 2024 89,1 93,5
3ᵉ trim. 2024 89,2 94,1
4ᵉ trim. 2024 89,6 95,2
1ᵉ trim. 2025 90,8 96,7
2ᵉ trim. 2025 90,0 96,4
3ᵉ trim. 2025 90,5 97,0
4ᵉ trim. 2025 91,2 97,8
1ᵉ trim. 2026 90,3 96,9
  • Notes : Données CVS-CJO.
  • Avertissement : Le nombre d’inscrits à France Travail du trimestre est une moyenne des données mensuelles afin de mieux dégager les évolutions tendancielles.
  • Source : France Travail-Dares, STMT.

Figure 3Inscrits à France Travail en catégories A,B,C (hors bénéficiaires du RSA et jeunes en CEJ, Pacea ou AIJ)

  • Notes : Données CVS-CJO.
  • Avertissement : Le nombre d’inscrits à France Travail du trimestre est une moyenne des données mensuelles afin de mieux dégager les évolutions tendancielles.
  • Source : France Travail-Dares, STMT.
Publication rédigée par :Thierry Bourlard, Jean Bresner, Élodie De-Vos, Caroline Victoor (Insee), Eric Deroo (Direction régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités)

Avertissement

Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d'une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.

Définitions

Heures rémunérées :

Les heures rémunérées couvrent les heures travaillées ainsi que des heures non travaillées mais rémunérées par l’employeur, notamment pendant les congés payés. Les périodes de chômage partiel indemnisées par l’administration publique et non par l’employeur ne sont à ce titre pas comprises dans les heures rémunérées.

Emploi salarié :

Les salariés sont les personnes qui travaillent, aux termes d’un contrat, pour une autre entité résidente en échange d’un salaire ou d’une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.

Intérim / Travail temporaire / Travail intérimaire :

L'intérim (ou travail intérimaire ou travail temporaire) consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire.

L'intérim se caractérise donc par une relation triangulaire entre l’entreprise de travail temporaire, l’entreprise cliente et le salarié, et implique la conclusion de deux contrats : un contrat de mise à disposition (entre l’entreprise de travail temporaire et l’entreprise cliente) et un contrat de mission (entre l’entreprise de travail temporaire et le salarié).

Le contrat ne peut être conclu que pour l’exécution d’une tâche précise et temporaire, dénommée mission, et seulement dans les cas énumérés par la loi. Quel que soit le motif pour lequel il est conclu, un tel contrat ne peut avoir ni pour objet ni pour effet de pourvoir durablement un emploi lié à l’activité normale et permanente de l’entreprise utilisatrice.

Secteur tertiaire / Tertiaire :

Le secteur tertiaire recouvre un vaste champ d'activités qui s'étend du commerce à l'administration, en passant par les transports, les activités financières et immobilières, les services aux entreprises et services aux particuliers, l'éducation, la santé et l'action sociale.

Il est composé du :

  • tertiaire principalement marchand (commerce, transports, activités financières, services rendus aux entreprises, services rendus aux particuliers, hébergement-restauration, immobilier, information-communication) ;
  • tertiaire principalement non-marchand (administration publique, enseignement, santé humaine, action sociale).

Le périmètre du secteur tertiaire est de fait défini par complémentarité avec les activités agricoles et industrielles (secteurs primaire et secondaire).

Taux de chômage :

Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).

On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...

Remarque :

Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.

Taux de chômage (BIT) :

Le taux de chômage est le rapport entre le nombre de chômeurs et le nombre d’actifs (en emploi ou au chômage).

Demandeurs d'emploi en fin de mois / DEFM / Demandes d'emploi en fin de mois :

Les demandeurs d'emploi en fin de mois (DEFM) sont les personnes inscrites à France Travail et ayant une demande en cours au dernier jour du mois.

Demandeurs d'emploi de longue durée / DELD :

Les demandeurs d'emploi de longue durée (DELD) sont ceux inscrits en catégories A, B, C, depuis un an ou plus.

Création d'entreprise / Réactivation d'entreprise :

Une création d'entreprise correspond à la mise en œuvre d'une nouvelle combinaison de facteurs de production avec pour restriction qu'aucune autre entreprise ne soit impliquée dans cet évènement.

Les créations d’entreprises sont en fait des créations d’unités légales. On parle néanmoins de créations d’entreprises en raison de la spécificité de la situation au moment de la création. En effet, au moment de son immatriculation, il n’est pas possible de déterminer si une unité légale est indépendante ou appartient à un groupe. Par défaut, au moment de la création, toute entité est donc indépendante et considérée comme une entreprise.

La statistique mensuelle des créations d'entreprises est constituée à partir du dispositif SIDE (Système d’information sur la démographie d’entreprises). Ce dispositif est alimenté à partir de données du répertoire Sirene, enrichies d’éléments provenant du répertoire statistique Sirus.

Les créations d'entreprises correspondent aux unités légales du répertoire Sirene qui enregistrent un début d'activité relevant de l'un des cas suivants :

  • l'immatriculation d'une nouvelle unité légale avec création d'une nouvelle combinaison de facteurs de production ;
  • le cas où l'entrepreneur redémarre une activité après une interruption de plus d'un an (il n'y a pas de nouvelle immatriculation mais reprise de l'ancien numéro Siren, en général pour un entrepreneur individuel) ;
  • le cas où l'entrepreneur redémarre une activité après une interruption de moins d'un an, mais avec changement d'activité ;
  • la reprise par une unité légale nouvellement immatriculée de tout ou partie des activités et facteurs de production d'une autre unité légale, lorsqu'il n'y a pas de continuité économique entre la situation du cédant et celle du repreneur.

On considère qu'il n'y a pas continuité économique de l'unité légale si, parmi les trois éléments suivants concernant son siège, au moins deux sont modifiés lors de la reprise : l'unité légale contrôlant l'établissement siège, l'activité économique et la localisation.

Depuis les données relatives à janvier 2009, à la suite de la mise en place du régime de l'auto-entrepreneur (renommé micro-entrepreneur, à compter du 19 décembre 2014), les statistiques de créations d'entreprises incluent les demandes de créations enregistrées dans Sirene au titre de ce régime. Ce dénombrement n'inclut pas les entrepreneurs déjà en activité avant le 1er janvier 2009 et qui avaient demandé, à titre dérogatoire au plus tard le 31 mars 2009, à bénéficier du régime micro-social et du versement fiscal libératoire en 2009.

La statistique de créations d'entreprises couvre l'ensemble des activités marchandes hors agriculture.

Remarque :

Depuis le 1er janvier 2007, la notion de création d'entreprise s'appuie sur un concept harmonisé au niveau européen pour faciliter les comparaisons.


Défaillance d'entreprise :

Une unité légale est en situation de défaillance ou de dépôt de bilan à partir du moment où une procédure de redressement judiciaire est ouverte à son encontre.

Cette procédure intervient lorsqu'une unité légale est en état de cessation de paiement, c'est-à-dire qu'elle n'est plus en mesure de faire face à son passif exigible avec son actif disponible.

Remarque :

Il ne faut pas confondre la notion de défaillance et la notion de cessation. La notion de cessation correspond à l'arrêt total de l'activité économique d'une entreprise. Toutes les défaillances ne donnent pas des cessations. Par exemple, un jugement d'ouverture de procédure de défaillance (dépôt de bilan d'une entreprise inscrite dans le cadre d'une procédure judiciaire) ne se résout pas forcement par une liquidation.

Toutes les cessations n'ont pas donné lieu à une défaillance. Par exemple, un entrepreneur individuel peut cesser son activité suite à un départ en retraite.

Logement autorisé :

Un logement autorisé est un logement, non encore réalisé, dont la construction a été autorisée par un permis de construire ou une non-opposition à une déclaration préalable.


Logement commencé :

Un logement est considéré comme commencé (ou mis en chantier) après réception de la déclaration d’ouverture de chantier (DOC) envoyée par le pétitionnaire (ou maître d’ouvrage).

Un chantier est considéré ouvert lorsque les fouilles en rigole ou les fondations sont entreprises pour une partie ou la totalité des constructions autorisées.

Remarque :

Une « fouille en rigole » est un creusement du sol pour permettre la construction à l'emplacement des « semelles » (ces dernières sont les parties basses).

Revenu de solidarité active / RSA :

Le revenu de solidarité active est une allocation qui complète les ressources initiales du foyer pour qu'elles atteignent le niveau d'un revenu garanti.

Le montant du revenu garanti varie en fonction de la composition du foyer et du nombre d'enfant(s) à charge.

Remarque :

Le revenu de Solidarité active (RSA) se substitue au revenu minimum d'insertion (RMI) et à l'allocation parent isolé (API).

Le RSA est en vigueur depuis 2009 en métropole, depuis 2011 dans les départements et collectivités d’outre-mer (à l’exception de la Polynésie française, la Nouvelle-Calédonie et Wallis-et-Futuna où il n’est pas applicable) et depuis 2012 à Mayotte (selon des modalités spécifiques).

Prime d'activité :

La prime d’activité est un complément de revenus d’activité s’adressant aux travailleurs percevant des revenus modestes. Elle remplace depuis 2016 le revenu de solidarité active (RSA-activité) et la prime pour l’emploi (PPE).


Sa réglementation s’inscrit dans la continuité de celle du RSA-activité, mais présente cependant quelques spécificités, notamment pour les temps partiels (bonus modulable individuel).

Correction des variations saisonnières / CVS / Désaisonnalisation :

La correction des variations saisonnières permet d’éliminer l'effet de fluctuations périodiques infra-annuelles dues au calendrier et aux saisons, de manière à faire ressortir les évolutions les plus significatives de la série. Celles-ci sont contenues dans la tendance et la composante irrégulière.

Par exemple, les ventes de jouets augmentent toujours fortement entre novembre et décembre, en raison de Noël. Sur les données brutes, cet effet périodique masque l’évolution conjoncturelle sous-jacente pour une année donnée. Une fois la série désaisonnalisée, c’est-à-dire l’effet Noël retiré, les ventes peuvent s’avérer en baisse, signe d’une moins bonne année.

Pour en savoir plus