Insee Conjoncture Grand Est ·
Septembre 2026 · n° 54
L’activité économique continue de ralentir Note de conjoncture régionale - 2e trimestre 2026
En France, l’activité ne suit pas le rythme européen.
Le volume d’heures rémunérées continue de diminuer dans le Grand Est, dans tous les départements, excepté la Meuse. Ce repli est plus prononcé dans la construction.
L’emploi salarié recule de 0,2 % ce trimestre, évolution similaire au niveau national. Cette baisse est plus marquée dans la construction et les autres activités de service alors que l’hébergement-restauration connaît une hausse du nombre de salariés. Le nombre d’intérimaires continue de diminuer ce trimestre.
Le chômage augmente encore au 2e trimestre et ce pour le sixième trimestre consécutif. Il concerne 7,9 % de la population active de la région. La hausse, en France, comme en région, est de 0,2 point sur ce trimestre et de 0,7 point sur un an.
- Vigilance orange sur la croissance française
- La diminution du volume d’heures rémunérées se prolonge au deuxième trimestre
- L’emploi salarié en légère baisse au 2e trimestre
- Un recul de l’emploi plus marqué dans la construction et les autres activités de services
- La légère hausse du chômage continue ce trimestre
- La hausse des immatriculations reste portée par la création de micro-entreprises
Vigilance orange sur la croissance française
Après avoir reculé à l’hiver (-0,2 %), l’activité a stagné au printemps (+0,0 %). Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette divergence : le retournement de l’activité dans les travaux publics, dû aux élections municipales du printemps, la conséquence plus élevée des vagues de chaleur, notamment dans l’agriculture, qui coûteraient 0,1 point de croissance sur l’année, un marché du travail plus dégradé, avec un chômage en hausse et des salaires peu dynamiques, et enfin une impulsion budgétaire moins favorable que dans les principales autres économies européennes.
En prévision, la France renouerait avec une croissance timide d’ici la fin de l’année (+0,1 % à l’été, puis +0,2 % en fin d’année). Sur l’année, la croissance serait trois fois plus faible qu’ailleurs en Europe (+0,4 % en 2026).
Tirée par les prix de l’énergie, dans un contexte de tensions au Proche-Orient et de bombardement des raffineries russes, l’inflation a bondi cet été partout dans le monde (+3,3 % dans la zone euro en août), y compris en France (2,4 %). L’inflation augmenterait au second trimestre et atteindrait 2,9 % en fin d’année, la hausse des prix de l’énergie contaminant les prix des autres produits, en particulier les produits manufacturés, et de certains services, notamment de transport.
Du côté du marché du travail, la dégradation se poursuivrait : l’alternance continuerait de se retourner avec la réduction des soutiens publics, le reste de l’emploi salarié privé serait quasi stable et l’emploi non salarié continuerait de croître vigoureusement. La petite augmentation de l’emploi total qui en résulte ne suffirait pas à absorber la hausse tendancielle de la population active et le chômage grimperait ainsi à 8,6 % en fin d’année.
La diminution du volume d’heures rémunérées se prolonge au deuxième trimestre
Au 2e trimestre 2026, le volume d’heures rémunérées des entreprises privées du Grand Est baisse de 1,4 % par rapport au 2e trimestre 2025. Cette diminution est deux fois plus forte qu’au niveau national (-0,7 %).
Ce recul du nombre d’heures rémunérées concerne les quatre grands secteurs de l’économie, la construction étant le plus concerné par cette diminution (-2,7 %). Ce recul s’observe également dans l’industrie (-1,7 %), le tertiaire marchand (-1,2 %) et le tertiaire non-marchand (-0,9 %). Le retournement de l’activité lié au cycle électoral municipal pèse sur le secteur du BTP. De même, la hausse des taux d’intérêt freine la demande de la part des particuliers dans le secteur de la construction.
Les seuls domaines en hausse sont les industries extractives (+1,1 %), les activités financières et d’assurance (+0,4 %) et l’hébergement-restauration (+0,4 %). Dans ce dernier secteur, les ponts en mai 2026 et les températures de fin mai ont contribué favorablement à la consommation. Presque tous les départements de la région connaissent une diminution du volume d’heures rémunérées. La diminution est plus élevée dans les Ardennes (-2,4 %), la Haute-Marne (-1,9 %) et l’Aube (-1,8 %), tandis que dans la Meuse (0,0 %) le niveau est constant.
L’emploi salarié en légère baisse au 2e trimestre
Dans le Grand Est, l’emploi salarié au 2e trimestre 2026 recule de 0,2 % par rapport au trimestre précédent. Cela représente 4 700 emplois salariés en moins dans la région, pour un total de près de 2 millions. Le nombre d’emplois décroît dans le privé tandis qu’il est quasi stable dans le public (respectivement -0,3 % et +0,1 %). Au plan national, l’emploi recule légèrement par rapport au 1er trimestre 2026 (-0,1 %).
Sur un an, l’évolution est de -0,8 % au niveau régional, contre -0,3 % au niveau national. Le nombre d’emplois dans le privé décroît plus vite dans le Grand Est qu’au niveau national (-1,1 % contre -0,4 %) alors que l’emploi public dans la région suit l’évolution nationale (+0,1 % chacun).
Un recul de l’emploi plus marqué dans la construction et les autres activités de services
La réduction de l’emploi est la plus forte dans l’agriculture (-2,2 %), la construction (-0,7 %) et les autres activités de service (-0,7 %) : cela représente respectivement 800, 700 et 600 emplois en moins lors du 2e trimestre 2026. Les fortes chaleurs ont un impact notable sur la production agricole.
L’emploi salarié diminue également dans le transport-entreposage et la fabrication d’autres produits industriels (-0,4 % chacun). Le secteur tertiaire marchand enregistre une légère baisse (-0,2 %) tandis que le nombre de salariés reste stable dans le secteur tertiaire non marchand (0,0 %). À l’inverse, l’emploi progresse de 0,5 % dans l’hébergement-restauration soit près de 500 emplois supplémentaires au 2e trimestre 2026.
Le nombre d’intérimaires diminue de 1,5 % dans le Grand Est, soit 800 intérimaires en moins. Cette diminution est plus forte que celle observée nationalement (-0,9 %).
L’Aube, les Ardennes et la Moselle sont les départements où l’emploi salarié recule le plus dans la région (respectivement -0,8 %, -0,5 % et -0,5 %). La baisse est moins prononcée dans les Vosges (-0,3 %), le Bas-Rhin (-0,2 %) et la Marne (-0,2 %) à des niveaux proches de la moyenne régionale. La Meuse et le Haut-Rhin sont les seuls départements où l’emploi salarié augmente légèrement (+0,1 % chacun).
tableauFigure 1 – Évolution de l'emploi salarié par secteur - Grand Est
| Période | Construction | Industrie | Tertiaire marchand hors intérim | Tertiaire non marchand |
|---|---|---|---|---|
| 4ᵉ trim. 2019 | 100,0 | 100,0 | 100,0 | 100,0 |
| 1ᵉ trim. 2020 | 99,9 | 99,6 | 99,0 | 99,8 |
| 2ᵉ trim. 2020 | 100,3 | 99,1 | 97,3 | 98,9 |
| 3ᵉ trim. 2020 | 101,8 | 98,6 | 99,3 | 100,2 |
| 4ᵉ trim. 2020 | 102,6 | 98,1 | 99,0 | 100,4 |
| 1ᵉ trim. 2021 | 103,8 | 98,5 | 99,8 | 100,6 |
| 2ᵉ trim. 2021 | 104,4 | 98,6 | 101,0 | 100,8 |
| 3ᵉ trim. 2021 | 105,0 | 98,7 | 102,4 | 101,2 |
| 4ᵉ trim. 2021 | 105,2 | 98,7 | 103,1 | 101,1 |
| 1ᵉ trim. 2022 | 105,5 | 99,0 | 103,7 | 100,9 |
| 2ᵉ trim. 2022 | 105,1 | 99,0 | 103,9 | 100,9 |
| 3ᵉ trim. 2022 | 104,9 | 99,1 | 103,8 | 100,9 |
| 4ᵉ trim. 2022 | 104,6 | 99,0 | 104,4 | 101,3 |
| 1ᵉ trim. 2023 | 104,2 | 99,1 | 104,8 | 101,4 |
| 2ᵉ trim. 2023 | 103,8 | 99,0 | 104,7 | 101,6 |
| 3ᵉ trim. 2023 | 103,6 | 98,9 | 104,9 | 101,4 |
| 4ᵉ trim. 2023 | 103,3 | 98,7 | 105,1 | 102,0 |
| 1ᵉ trim. 2024 | 102,6 | 98,6 | 105,1 | 102,2 |
| 2ᵉ trim. 2024 | 102,1 | 98,3 | 105,0 | 102,3 |
| 3ᵉ trim. 2024 | 101,6 | 98,1 | 105,2 | 102,4 |
| 4ᵉ trim. 2024 | 101,1 | 97,8 | 105,2 | 102,0 |
| 1ᵉ trim. 2025 | 101,0 | 97,4 | 105,1 | 102,3 |
| 2ᵉ trim. 2025 | 100,6 | 96,9 | 105,1 | 102,1 |
| 3ᵉ trim. 2025 | 100,5 | 96,6 | 105,0 | 102,3 |
| 4ᵉ trim. 2025 | 100,2 | 96,1 | 105,0 | 101,9 |
| 1ᵉ trim. 2026 | 99,6 | 95,6 | 104,8 | 102,0 |
| 2ᵉ trim. 2026 | 99,0 | 95,4 | 104,6 | 102,0 |
- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
- Champ : Emploi salarié total hors intérim.
- Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.
graphiqueFigure 1 – Évolution de l'emploi salarié par secteur - Grand Est

- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
- Champ : Emploi salarié total hors intérim.
- Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.
La légère hausse du chômage continue ce trimestre
Au 2e trimestre 2026, le taux de chômage dans le Grand Est s’établit à 7,9 %, soit une hausse de 0,2 point par rapport au précédent trimestre. Ce dernier reste néanmoins inférieur à celui de la France hors Mayotte (8,3 %) même si la hausse du taux de chômage est similaire (+0,2 point également). Sur un an, le taux de chômage a augmenté de +0,7 point dans le Grand Est et de +0,8 point au niveau national.
Le taux de chômage est relativement homogène entre les départements de la région, sauf dans les Ardennes et l’Aube où il dépasse les 10 % (respectivement 10,2 % et 10,1 %). La Haute-Marne, le Bas-Rhin et la Meurthe-et-Moselle sont les trois départements où le taux de chômage est le plus faible (7,2 %, 7,3 % et 7,5 %). Le chômage progresse dans l’ensemble des départements, la hausse la plus importante étant dans l’Aube (+0,4 point) et la plus faible dans les Ardennes (+0,1 point).
Le taux de chômage augmente dans la quasi-totalité des zones d’emploi, excepté à Sedan où il diminue légèrement par rapport au trimestre précédent (-0,1 point). La plus forte hausse est dans la zone d’emploi d’Haguenau (+0,4 point). Dans ce territoire, structurellement dynamique, le taux de chômage reste le plus faible de la région Grand Est. Le chômage reste à un niveau élevé à Forbach (12,3 %) et à Charleville-Mézières (11,1 %). Il dépasse les 10 % à Saint-Dié-des-Vosges (10,1 %).
tableauFigure 2 – Taux de chômage
| Période | Grand Est | France hors Mayotte |
|---|---|---|
| 4ᵉ trim. 2019 | 7,9 | 8,2 |
| 1ᵉ trim. 2020 | 7,7 | 7,9 |
| 2ᵉ trim. 2020 | 7,0 | 7,1 |
| 3ᵉ trim. 2020 | 8,6 | 9,0 |
| 4ᵉ trim. 2020 | 7,8 | 8,1 |
| 1ᵉ trim. 2021 | 7,9 | 8,2 |
| 2ᵉ trim. 2021 | 7,7 | 7,9 |
| 3ᵉ trim. 2021 | 7,7 | 7,9 |
| 4ᵉ trim. 2021 | 7,3 | 7,4 |
| 1ᵉ trim. 2022 | 7,2 | 7,4 |
| 2ᵉ trim. 2022 | 7,2 | 7,4 |
| 3ᵉ trim. 2022 | 6,9 | 7,2 |
| 4ᵉ trim. 2022 | 7,0 | 7,2 |
| 1ᵉ trim. 2023 | 6,9 | 7,1 |
| 2ᵉ trim. 2023 | 7,1 | 7,2 |
| 3ᵉ trim. 2023 | 7,3 | 7,4 |
| 4ᵉ trim. 2023 | 7,4 | 7,6 |
| 1ᵉ trim. 2024 | 7,4 | 7,5 |
| 2ᵉ trim. 2024 | 7,2 | 7,3 |
| 3ᵉ trim. 2024 | 7,3 | 7,4 |
| 4ᵉ trim. 2024 | 7,1 | 7,3 |
| 1ᵉ trim. 2025 | 7,2 | 7,4 |
| 2ᵉ trim. 2025 | 7,2 | 7,5 |
| 3ᵉ trim. 2025 | 7,3 | 7,7 |
| 4ᵉ trim. 2025 | 7,5 | 7,9 |
| 1ᵉ trim. 2026 | 7,7 | 8,1 |
| 2ᵉ trim. 2026 | 7,9 | 8,3 |
- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données trimestrielles CVS.
- Source : Insee, taux de chômage localisés.
graphiqueFigure 2 – Taux de chômage

- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données trimestrielles CVS.
- Source : Insee, taux de chômage localisés.
La hausse des immatriculations reste portée par la création de micro-entreprises
La dynamique de création d’entreprises continue au 2e trimestre 2026 : par rapport au trimestre précédent, il y a 3,2 % de nouvelles entreprises en plus dans le Grand Est, pour un total de 19 200 immatriculations ce trimestre. C’est un rythme supérieur à celui observé nationalement (+0,9 %). Sur un an, la création d’entreprises a augmenté de 16,3 % dans la région contre 9,6 % au niveau national.
Cette hausse trimestrielle du nombre d’immatriculations dans la région est fortement portée par la hausse de micro-entreprises (+4,5 %), et notamment dans les secteurs du commerce, transports, hébergement-restauration (+12,2 %), de la construction (9,2 %) et dans une moindre mesure dans les services (1,8 %).
Hors micro-entreprises, la progression est plus modeste dans la région (+0,3 %) mais contraste avec la tendance nationale (-2,2 %). Il y a néanmoins de fortes disparités selon les secteurs. En effet, la baisse est forte dans l’industrie (-15,1 %) tandis que le nombre d’entreprises hors micro-entreprises augmente dans les services (+3,0 %).
tableauFigure 3 – Créations d'entreprises
| Période | Grand Est hors micro-entrepreneurs | France hors micro-entrepreneurs | Grand Est y compris micro-entrepreneurs | France y compris micro-entrepreneurs |
|---|---|---|---|---|
| 4ᵉ trim. 2019 | 100,0 | 100,0 | 100,0 | 100,0 |
| 1ᵉ trim. 2020 | 82,8 | 91,4 | 91,7 | 90,6 |
| 2ᵉ trim. 2020 | 74,5 | 75,2 | 80,1 | 78,6 |
| 3ᵉ trim. 2020 | 109,4 | 111,8 | 121,5 | 117,8 |
| 4ᵉ trim. 2020 | 103,8 | 111,5 | 117,0 | 117,1 |
| 1ᵉ trim. 2021 | 106,4 | 112,9 | 124,3 | 119,8 |
| 2ᵉ trim. 2021 | 110,7 | 120,2 | 126,3 | 121,7 |
| 3ᵉ trim. 2021 | 99,8 | 110,2 | 119,6 | 111,2 |
| 4ᵉ trim. 2021 | 101,9 | 111,0 | 121,1 | 114,3 |
| 1ᵉ trim. 2022 | 103,5 | 114,4 | 120,7 | 118,8 |
| 2ᵉ trim. 2022 | 99,8 | 111,9 | 119,7 | 113,3 |
| 3ᵉ trim. 2022 | 100,4 | 114,7 | 119,8 | 117,7 |
| 4ᵉ trim. 2022 | 97,5 | 114,9 | 122,6 | 121,0 |
| 1ᵉ trim. 2023 | 88,3 | 101,4 | 114,4 | 111,2 |
| 2ᵉ trim. 2023 | 86,4 | 102,7 | 113,0 | 113,1 |
| 3ᵉ trim. 2023 | 90,0 | 107,8 | 124,4 | 121,3 |
| 4ᵉ trim. 2023 | 93,6 | 112,8 | 128,2 | 124,0 |
| 1ᵉ trim. 2024 | 98,2 | 112,0 | 133,9 | 125,6 |
| 2ᵉ trim. 2024 | 90,7 | 110,0 | 130,0 | 126,2 |
| 3ᵉ trim. 2024 | 87,1 | 105,5 | 123,5 | 121,0 |
| 4ᵉ trim. 2024 | 88,9 | 108,8 | 126,9 | 124,0 |
| 1ᵉ trim. 2025 | 91,7 | 108,4 | 124,7 | 123,5 |
| 2ᵉ trim. 2025 | 90,4 | 112,8 | 125,6 | 129,4 |
| 3ᵉ trim. 2025 | 93,9 | 114,6 | 138,4 | 135,0 |
| 4ᵉ trim. 2025 | 93,2 | 115,9 | 131,2 | 135,0 |
| 1ᵉ trim. 2026 | 94,7 | 117,0 | 141,7 | 140,7 |
| 2ᵉ trim. 2026 | 95,1 | 114,5 | 146,1 | 141,8 |
- Note : Données CVS-CJO.
- Champ : Ensemble des activités marchandes hors agriculture.
- Source : Insee, SIDE.
graphiqueFigure 3 – Créations d'entreprises

- Note : Données CVS-CJO.
- Champ : Ensemble des activités marchandes hors agriculture.
- Source : Insee, SIDE.
Avertissement
Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d'une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.
Pour comprendre
Emploi salarié :
- Note méthodologique sur l'emploi salarié (pdf, 232 Ko) ;
- Emploi : quelle source pour quel usage ? (pdf, 515 Ko).
Créations d’entreprises :
- Note méthodologique sur les créations d’entreprises (pdf, 116 Ko) ;
- Refonte du dispositif de calcul des créations d’entreprises (pdf, 130 Ko) ;
- Correction de la répartition des créations d'entreprises individuelles (2021) (pdf, 58 Ko).
Nomenclature :
Sources
Définitions
Les heures rémunérées couvrent les heures travaillées ainsi que des heures non travaillées mais rémunérées par l’employeur, notamment pendant les congés payés. Les périodes de chômage partiel indemnisées par l’administration publique et non par l’employeur ne sont à ce titre pas comprises dans les heures rémunérées.
Les salariés sont les personnes qui travaillent, aux termes d’un contrat, pour une autre entité résidente en échange d’un salaire ou d’une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.
L'intérim (ou travail intérimaire ou travail temporaire) consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire.
L'intérim se caractérise donc par une relation triangulaire entre l’entreprise de travail temporaire, l’entreprise cliente et le salarié, et implique la conclusion de deux contrats : un contrat de mise à disposition (entre l’entreprise de travail temporaire et l’entreprise cliente) et un contrat de mission (entre l’entreprise de travail temporaire et le salarié).
Le contrat ne peut être conclu que pour l’exécution d’une tâche précise et temporaire, dénommée mission, et seulement dans les cas énumérés par la loi. Quel que soit le motif pour lequel il est conclu, un tel contrat ne peut avoir ni pour objet ni pour effet de pourvoir durablement un emploi lié à l’activité normale et permanente de l’entreprise utilisatrice.
Le secteur tertiaire recouvre un vaste champ d'activités qui s'étend du commerce à l'administration, en passant par les transports, les activités financières et immobilières, les services aux entreprises et services aux particuliers, l'éducation, la santé et l'action sociale.
Il est composé du :
- tertiaire principalement marchand (commerce, transports, activités financières, services rendus aux entreprises, services rendus aux particuliers, hébergement-restauration, immobilier, information-communication) ;
- tertiaire principalement non-marchand (administration publique, enseignement, santé humaine, action sociale).
Le périmètre du secteur tertiaire est de fait défini par complémentarité avec les activités agricoles et industrielles (secteurs primaire et secondaire).
Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).
On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...
Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.
Le taux de chômage est le rapport entre le nombre de chômeurs et le nombre d’actifs (en emploi ou au chômage).
Une création d'entreprise correspond à la mise en œuvre d'une nouvelle combinaison de facteurs de production avec pour restriction qu'aucune autre entreprise ne soit impliquée dans cet évènement.
Les créations d’entreprises sont en fait des créations d’unités légales. On parle néanmoins de créations d’entreprises en raison de la spécificité de la situation au moment de la création. En effet, au moment de son immatriculation, il n’est pas possible de déterminer si une unité légale est indépendante ou appartient à un groupe. Par défaut, au moment de la création, toute entité est donc indépendante et considérée comme une entreprise.
La statistique mensuelle des créations d'entreprises est constituée à partir du dispositif SIDE (Système d’information sur la démographie d’entreprises). Ce dispositif est alimenté à partir de données du répertoire Sirene, enrichies d’éléments provenant du répertoire statistique Sirus.
Les créations d'entreprises correspondent aux unités légales du répertoire Sirene qui enregistrent un début d'activité relevant de l'un des cas suivants :
- l'immatriculation d'une nouvelle unité légale avec création d'une nouvelle combinaison de facteurs de production ;
- le cas où l'entrepreneur redémarre une activité après une interruption de plus d'un an (il n'y a pas de nouvelle immatriculation mais reprise de l'ancien numéro Siren, en général pour un entrepreneur individuel) ;
- le cas où l'entrepreneur redémarre une activité après une interruption de moins d'un an, mais avec changement d'activité ;
- la reprise par une unité légale nouvellement immatriculée de tout ou partie des activités et facteurs de production d'une autre unité légale, lorsqu'il n'y a pas de continuité économique entre la situation du cédant et celle du repreneur.
On considère qu'il n'y a pas continuité économique de l'unité légale si, parmi les trois éléments suivants concernant son siège, au moins deux sont modifiés lors de la reprise : l'unité légale contrôlant l'établissement siège, l'activité économique et la localisation.
Depuis les données relatives à janvier 2009, à la suite de la mise en place du régime de l'auto-entrepreneur (renommé micro-entrepreneur, à compter du 19 décembre 2014), les statistiques de créations d'entreprises incluent les demandes de créations enregistrées dans Sirene au titre de ce régime. Ce dénombrement n'inclut pas les entrepreneurs déjà en activité avant le 1er janvier 2009 et qui avaient demandé, à titre dérogatoire au plus tard le 31 mars 2009, à bénéficier du régime micro-social et du versement fiscal libératoire en 2009.
La statistique de créations d'entreprises couvre l'ensemble des activités marchandes hors agriculture.
Depuis le 1er janvier 2007, la notion de création d'entreprise s'appuie sur un concept harmonisé au niveau européen pour faciliter les comparaisons.
La correction des variations saisonnières permet d’éliminer l'effet de fluctuations périodiques infra-annuelles dues au calendrier et aux saisons, de manière à faire ressortir les évolutions les plus significatives de la série. Celles-ci sont contenues dans la tendance et la composante irrégulière.
Par exemple, les ventes de jouets augmentent toujours fortement entre novembre et décembre, en raison de Noël. Sur les données brutes, cet effet périodique masque l’évolution conjoncturelle sous-jacente pour une année donnée. Une fois la série désaisonnalisée, c’est-à-dire l’effet Noël retiré, les ventes peuvent s’avérer en baisse, signe d’une moins bonne année.
Pour en savoir plus
(1) Note de conjoncture, Insee Conjoncture, septembre 2026.
(2) Marry S., Neiter B., Rezzik A., « L’activité économique ralentit, les créations d’entreprises accélèrent », Insee Conjoncture Grand Est no 53, juillet 2026. .
(3) Marry S., Neiter B., Rezzik A., « Le chômage augmente mais l’emploi demeure stable », Insee Conjoncture Grand Est no 51, avril 2026.
(4) Tableau de bord de la conjoncture : Grand Est, Insee, août 2026.
(5) « Au deuxième trimestre 2026, l’emploi salarié est stable ou quasi stable dans la moitié des régions », Informations Rapides no 223, septembre 2026.