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Insee Conjoncture Grand Est · Avril 2026 · n° 51
Insee Conjoncture Grand EstLe chômage augmente mais l’emploi demeure stable Note de conjoncture régionale - 4e trimestre 2025

Sklaërenn Marry, Béatrice Neiter, Achour Rezzik (Insee)

La baisse du volume d’heures rémunérées s’accentue au 4e trimestre 2025 par rapport au 4e trimestre 2024 dans le Grand Est. Tous les secteurs sont concernés, hormis le tertiaire non marchand.

L’emploi salarié est stable ce trimestre, sous la barre des 2 millions. Il progresse dans l’intérim, et diminue dans l’industrie, le tertiaire non marchand et la construction. Le nombre d’emplois n’évolue pas dans le tertiaire marchand hors intérim.

Le chômage augmente au 4e trimestre 2025, et concerne 7,5 % de la population active, niveau inférieur à celui de la France hors Mayotte. Cette hausse touche tous les départements et la majorité des zones d’emploi. Le taux de chômage dépasse les 10 % dans les zones de Charleville-Mézières, Forbach et Saint-Dié-des-Vosges.

Les hébergements collectifs touristiques hors campings enregistrent 4,8 millions de nuitées entre octobre et décembre dans le Grand Est, en légère hausse sur un an.

Insee Conjoncture Grand Est
No 51
Paru le :Paru le09/04/2026

L’économie française profite de la reprise européenne, mais le chômage augmente

En 2025, l’économie mondiale a plutôt bien résisté aux inquiétudes créées par la nouvelle politique douanière américaine. La zone euro a pu compter sur le dynamisme de sa demande intérieure, pour atteindre un rythme de croissance modérée fin 2025 (+0,3 % au 3e trimestre, puis +0,2 % au 4e).

L’économie française, malgré les incertitudes politiques, profite de la reprise européenne. Au 4e trimestre 2025, l’activité ralentit cependant en France : +0,2 % après +0,5 % au 3e trimestre.

En France, le taux de chômage augmenterait à 8,1 % mi-2026. L’emploi continuerait à baisser malgré une croissance économique qui résisterait, dans un contexte de hausse des prix liée à la flambée des cours des hydrocarbures.

La baisse du nombre d’heures rémunérées se poursuit

Au 4e trimestre 2025, le volume d’heures rémunérées par les entreprises privées du Grand Est baisse de 0,7 % par rapport au 4e trimestre 2024, soit une diminution un peu plus importante qu’au niveau France entière (‑0,5 %). Tous les secteurs de la région contribuent à ce recul, à l’exception du tertiaire non marchand, dont la hausse demeure cependant modeste.

Les services aux entreprises et aux particuliers d’une part, le commerce et la réparation automobile d’autre part, concentrent la quasi-totalité de la perte des heures rémunérées du tertiaire marchand. Vient ensuite la construction dont l’activité s’est fortement contractée (‑2,5 %), surtout eu égard à son poids dans l’économie régionale. Dans l’industrie, les principales filières concernées par cette chute du nombre d’heures rémunérées sont principalement la métallurgie, le textile, l’habillement, les métiers du cuir et de la chaussure, le travail du bois, la fabrication de papier et l’imprimerie, ainsi que la chimie.

Le volume d’heures rémunérées est en recul dans presque tous les départements, soit de façon modérée ou proche de la moyenne régionale (Aube, Bas-Rhin, Marne et Haute-Marne), soit plus fortement jusqu’à ‑1,3 % (Moselle, Haut-Rhin, Vosges, Meurthe-et-Moselle et Meuse). Ce volume augmente seulement dans les Ardennes.

Figure 1Évolution sectorielle mensuelle des heures rémunérées par rapport au même mois de l'année précédente - Grand Est

(en %)
Évolution sectorielle mensuelle des heures rémunérées par rapport au même mois de l'année précédente - Grand Est ((en %))
Période Industrie Construction Services principalement marchands Services principalement non marchands Ensemble - Grand Est Ensemble - France hors Mayotte
janv. 2024 -1,4 -6,7 1,0 1,6 -0,2 0,9
févr. 2024 -0,4 -0,4 1,0 1,8 0,6 1,3
mars 2024 -3,8 -4,2 -0,3 0,6 -1,4 -0,5
avril 2024 0,1 0,0 1,3 2,6 1,1 1,8
mai 2024 -2,8 -4,4 0,7 1,5 -0,5 0,4
juin 2024 -4,0 -3,5 -0,6 -0,3 -1,7 -1,0
juil. 2024 -0,2 0,4 1,2 2,3 0,9 1,4
août 2024 -3,3 -4,1 -0,2 0,4 -1,1 -0,3
sept. 2024 -1,8 -2,4 0,2 0,9 -0,4 0,2
oct. 2024 -1,8 -1,3 0,6 0,8 -0,1 0,5
nov. 2024 -3,7 -2,4 -0,4 0,1 -1,3 -0,7
déc. 2024 -1,9 -5,1 0,3 1,1 -0,6 0,1
janv. 2025 -2,6 3,5 0,0 0,2 -0,3 -0,1
févr. 2025 -3,6 -3,8 -0,8 -0,5 -1,7 -1,2
mars 2025 -2,0 -1,0 -0,3 -0,1 -0,7 -0,5
avril 2025 -1,5 -2,2 0,2 0,4 -0,4 -0,3
mai 2025 -2,2 -1,8 -0,2 -0,5 -0,9 -0,7
juin 2025 -0,7 -2,5 0,2 0,3 -0,2 0,1
juil. 2025 -1,3 -2,0 -0,1 -0,1 -0,6 -0,3
août 2025 -1,1 -2,7 -0,4 -0,4 -0,7 -0,8
sept. 2025 -0,5 -1,3 -0,2 0,9 -0,2 0,1
oct. 2025 -1,2 -1,9 -0,5 0,4 -0,7 -0,4
nov. 2025 -1,7 -3,1 -1,0 -0,7 -1,3 -1,2
déc. 2025 0,2 -3,2 -0,2 0,1 -0,3 -0,1
janv. 2026 -1,4 -2,2 -1,1 -1,4 -1,3 -1,0
  • Pour une meilleure visibilité, il est possible de cliquer sur les noms des séries dans la légende pour modifier l’affichage.
  • Notes : Ensemble des heures rémunérées des salariés y compris les heures supplémentaires ainsi que les absences pour lesquelles le salarié est rémunéré. Le dernier mois est provisoire.
  • Champ : Secteur privé hors secteur agricole.
  • Source : DSN, traitement Insee.

Figure 1Évolution sectorielle mensuelle des heures rémunérées par rapport au même mois de l'année précédente - Grand Est

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  • Notes : Ensemble des heures rémunérées des salariés y compris les heures supplémentaires ainsi que les absences pour lesquelles le salarié est rémunéré. Le dernier mois est provisoire.
  • Champ : Secteur privé hors secteur agricole.
  • Source : DSN, traitement Insee.
Avertissement sur les heures rémunérées

Dans le secteur de la construction, les évolutions des heures rémunérées doivent être interprétées avec prudence, en particulier pour les mois de décembre et de janvier, dans les comparaisons en glissement annuel.

En effet, dans ce secteur, les congés des salariés sont indemnisés par des caisses de congés payés et non directement par les employeurs ; ils ne sont donc pas comptabilisés dans les heures rémunérées issues des déclarations.

Selon le positionnement calendaire des congés de fin d’année, un même mois peut inclure un nombre de jours de congés différent d’une année sur l’autre, ce qui peut entraîner des évolutions marquées des heures rémunérées sans que celles-ci reflètent nécessairement une évolution de l’activité économique.

Stabilité de l’emploi salarié

Au 4e trimestre 2025, l’emploi salarié est stable dans le Grand Est par rapport au trimestre précédent, et reste sous la barre des 2 millions. Il augmente à peine dans le secteur privé alors qu’il diminue dans le public (+0,1 % et ‑0,4 %). En France hors Mayotte, l’emploi salarié est également quasi stable.

Baisse de l’emploi salarié dans la quasi-totalité des secteurs

L’emploi industriel recule de 0,5 % ce trimestre, soit une perte d’un peu moins de 1 600 emplois. La baisse est particulièrement importante dans la fabrication de matériel de transport, puis dans la fabrication des autres produits industriels (‑1,2 % et ‑0,7 %).

Comme dans l’industrie, l’emploi salarié diminue de 0,5 % dans le tertiaire non marchand. La baisse est un peu moins marquée dans le secteur de la construction : ‑0,4 % (‑400 emplois en un trimestre).

Dans le tertiaire marchand hors intérim, l’emploi est quasi stable (‑0,1 %). Il augmente de 0,3 % dans le transport-entreposage. À l’inverse, l’emploi baisse de 0,5 % dans le commerce.

Au 4e trimestre 2025, le nombre d’intérimaires s’établit à 57 000, soit une hausse de 0,9 %. L’intérim chute pourtant dans les services non marchands (‑10,2 %). Néanmoins, ce recul est compensé par la croissance de l’emploi intérimaire dans les autres secteurs, notamment ceux de la construction et de l’industrie (+3,1 % et +1,0 %, soit un gain de plus de 500 emplois sur ces deux secteurs). Dans les services marchands, l’augmentation est de +0,8 %.

Au niveau départemental, les évolutions de l’emploi salarié sont assez contrastées. Dans la Marne, l’Aube et la Haute-Marne, le nombre de salariés augmente (entre +0,9 % et +0,4 %). À l’inverse, l’emploi diminue le plus dans la Meuse et le Bas-Rhin (‑0,5 % et ‑0,4 %).

Figure 2Évolution de l'emploi salarié

(indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2019)
Évolution de l'emploi salarié ((indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2019))
Période Emploi salarié total - Grand Est Emploi salarié total - France hors Mayotte Emploi salarié privé - Grand Est Emploi salarié privé - France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2019 100,0 100,0 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2020 98,0 98,2 97,5 97,6
2ᵉ trim. 2020 97,7 97,7 97,3 97,3
3ᵉ trim. 2020 99,3 99,7 99,1 99,5
4ᵉ trim. 2020 99,5 99,7 99,3 99,5
1ᵉ trim. 2021 100,1 100,4 100,1 100,4
2ᵉ trim. 2021 100,8 101,4 101,0 101,7
3ᵉ trim. 2021 101,4 102,3 101,7 102,7
4ᵉ trim. 2021 102,1 102,9 102,7 103,5
1ᵉ trim. 2022 102,3 103,3 102,9 104,0
2ᵉ trim. 2022 102,3 103,6 102,9 104,3
3ᵉ trim. 2022 102,4 103,8 103,1 104,6
4ᵉ trim. 2022 102,7 104,2 103,3 105,1
1ᵉ trim. 2023 102,8 104,5 103,4 105,3
2ᵉ trim. 2023 102,7 104,6 103,2 105,4
3ᵉ trim. 2023 102,8 104,7 103,3 105,6
4ᵉ trim. 2023 102,9 104,9 103,2 105,6
1ᵉ trim. 2024 102,9 105,2 103,2 105,9
2ᵉ trim. 2024 102,7 105,1 102,9 105,7
3ᵉ trim. 2024 102,9 105,3 103,1 105,8
4ᵉ trim. 2024 102,5 105,1 102,7 105,7
1ᵉ trim. 2025 102,5 105,1 102,6 105,7
2ᵉ trim. 2025 102,3 105,1 102,4 105,6
3ᵉ trim. 2025 102,1 105,1 101,9 105,5
4ᵉ trim. 2025 102,1 104,9 102,1 105,4
  • Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : Emploi salarié total.
  • Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 2Évolution de l'emploi salarié

  • Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : Emploi salarié total.
  • Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Hausse du chômage ce trimestre

Dans le Grand Est, le taux de chômage s’établit à 7,5 %, soit une hausse de 0,2 point par rapport au trimestre précédent. Le taux augmente d’autant en France hors Mayotte, mais s’élève à 7,9 % de la population active.

Le chômage s’accroît dans tous les départements. Il augmente de 0,3 point dans les Ardennes et l’Aube, où les taux sont les plus élevés de la région (respectivement 10 % et 9,6 %). Cette hausse est identique dans la Marne et les Vosges, alors qu’elle est moins prononcée dans le Bas-Rhin et la Haute-Marne, qui ont les taux de chômage les plus bas (6,7 % et 6,9 %).

De même, la part de la population active au chômage augmente dans la majorité des zones d’emploi. Charleville-Mézières est l’une des six zones où le chômage s’accroît le plus (+0,4 point). Avec les zones de Forbach et de Saint-Dié-des-Vosges, elle fait partie des territoires ayant un taux de chômage supérieur à 10 %. A contrario, les zones d’Épernay et de Haguenau ont un taux inférieur à 5 %.

Légère hausse de la fréquentation touristique, portée par la clientèle étrangère et le mois de décembre

Au 4e trimestre 2025, dans le Grand Est, les hébergements collectifs touristiques hors campings enregistrent 4,8 millions de nuitées, soit une légère hausse par rapport au 4e trimestre 2024 (+0,4 %). Au niveau de la France métropolitaine, l’augmentation du nombre de nuitées est plus marquée (+2,2 %).

Décembre et ses marchés de Noël rassemblent près de quatre nuitées sur dix ce trimestre dans la région, avec une fréquentation en hausse de 1,6 % sur un an. Octobre, grâce aux vacances scolaires de la Toussaint, regroupe un peu plus de trois nuitées sur dix, affichant une timide hausse de fréquentation (+0,7 %). Le mois de novembre est en creux, avec des nuitées en recul de 1,6 %.

La fréquentation des touristes domiciliés à l’étranger contraste avec celle des résidents : la première progresse quel que soit le mois (de +6 % à +8,5 %), tandis que la seconde recule systématiquement d’octobre à décembre (‑2 % à ‑5,5 %).

Le Bas-Rhin, le Haut-Rhin et la Moselle concentrent près des trois quarts des nuitées. Dans ces départements, la fréquentation augmente, sauf dans le Bas-Rhin (‑1,2 %). En outre, excepté en Moselle, la clientèle étrangère y est plus présente que l’année précédente (entre +4,1 % et +8,3 %) contrairement aux touristes résidents.

Dans l’ensemble de la région, la fréquentation des hôtels (près de quatre nuitées sur cinq) augmente de 1,1 %. Dans ce type d’hébergement, 81 % des touristes non résidents viennent d’Europe. Suivent les voyageurs en provenance d’Amérique et d’Asie-Océanie (10 % et 8 %). Les pays frontaliers du Grand Est sont les plus représentés : Allemagne (21 % des nuitées), Belgique et Suisse (13 % et 9 %). De plus, leur fréquentation s’accroît par rapport au 4e trimestre 2024 (de +11 % à +7 %).

Figure 3Fréquentation des hébergements collectifs de tourisme dans le Grand Est au 4e trimestre 2025

Fréquentation des hébergements collectifs de tourisme dans le Grand Est au 4e trimestre 2025 - Lecture : Au 4e trimestre 2025, les 3,7 millions de nuitées dans les hôtels du Grand Est représentent 77,4 % des nuitées régionales. Parmi elles, 37,1 % sont réalisées par des touristes non résidents.
Type d’hébergement Nuitées Évolution entre les 4e trimestres 2024 et 2025 (en %)
Nombre (en millions) Répartition des nuitées régionales (en %) Part des non-résidents (en %) Ensemble Résidents Non-résidents
Hôtels 3 736 225 77,4 37,1 1,1 -3,8 10,5
AHCT 1 094 014 22,6 29,8 -1,7 -1,0 -3,2
Ensemble Grand Est 4 830 239 100,0 35,5 0,4 -3,1 7,6
Ensemble France métropolitaine 64 428 679 // 32,6 2,2 -0,6 8,5
  • Note : Données provisoires.
  • Lecture : Au 4e trimestre 2025, les 3,7 millions de nuitées dans les hôtels du Grand Est représentent 77,4 % des nuitées régionales. Parmi elles, 37,1 % sont réalisées par des touristes non résidents.
  • Champ : Hôtels et autres hébergements collectifs du tourisme (AHCT) situés dans le Grand Est.
  • Source : Insee, enquête de suivi de la fréquentation touristique.
Publication rédigée par :Sklaërenn Marry, Béatrice Neiter, Achour Rezzik (Insee)

Avertissement

Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d'une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.

Pour comprendre

Définitions

Heures rémunérées :

Les heures rémunérées couvrent les heures travaillées ainsi que des heures non travaillées mais rémunérées par l’employeur, notamment pendant les congés payés. Les périodes de chômage partiel indemnisées par l’administration publique et non par l’employeur ne sont à ce titre pas comprises dans les heures rémunérées.

Emploi salarié :

Les salariés sont les personnes qui travaillent, aux termes d’un contrat, pour une autre entité résidente en échange d’un salaire ou d’une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.

Intérim / Travail temporaire / Travail intérimaire :

L'intérim (ou travail intérimaire ou travail temporaire) consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire.

L'intérim se caractérise donc par une relation triangulaire entre l’entreprise de travail temporaire, l’entreprise cliente et le salarié, et implique la conclusion de deux contrats : un contrat de mise à disposition (entre l’entreprise de travail temporaire et l’entreprise cliente) et un contrat de mission (entre l’entreprise de travail temporaire et le salarié).

Le contrat ne peut être conclu que pour l’exécution d’une tâche précise et temporaire, dénommée mission, et seulement dans les cas énumérés par la loi. Quel que soit le motif pour lequel il est conclu, un tel contrat ne peut avoir ni pour objet ni pour effet de pourvoir durablement un emploi lié à l’activité normale et permanente de l’entreprise utilisatrice.

Secteur tertiaire / Tertiaire :

Le secteur tertiaire recouvre un vaste champ d'activités qui s'étend du commerce à l'administration, en passant par les transports, les activités financières et immobilières, les services aux entreprises et services aux particuliers, l'éducation, la santé et l'action sociale.

Il est composé du :

  • tertiaire principalement marchand (commerce, transports, activités financières, services rendus aux entreprises, services rendus aux particuliers, hébergement-restauration, immobilier, information-communication) ;
  • tertiaire principalement non-marchand (administration publique, enseignement, santé humaine, action sociale).

Le périmètre du secteur tertiaire est de fait défini par complémentarité avec les activités agricoles et industrielles (secteurs primaire et secondaire).

Taux de chômage :

Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).

On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...

Remarque :

Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.

Taux de chômage (BIT) :

Le taux de chômage est le rapport entre le nombre de chômeurs et le nombre d’actifs (en emploi ou au chômage).

Correction des variations saisonnières / CVS / Désaisonnalisation :

La correction des variations saisonnières permet d’éliminer l'effet de fluctuations périodiques infra-annuelles dues au calendrier et aux saisons, de manière à faire ressortir les évolutions les plus significatives de la série. Celles-ci sont contenues dans la tendance et la composante irrégulière.

Par exemple, les ventes de jouets augmentent toujours fortement entre novembre et décembre, en raison de Noël. Sur les données brutes, cet effet périodique masque l’évolution conjoncturelle sous-jacente pour une année donnée. Une fois la série désaisonnalisée, c’est-à-dire l’effet Noël retiré, les ventes peuvent s’avérer en baisse, signe d’une moins bonne année.

Pour en savoir plus

(1) Retrouvez davantage de données associées à cette publication en téléchargement.

(2) Insee, « Inflation ravivée, croissance fragilisée », Note de conjoncture, mars 2026.

(3) Marry S., Neiter B., Rezzik A., « L’emploi et le volume d’heures rémunérées reculent, mais le chômage reste stable », Insee Conjoncture Grand Est no 50, janvier 2026.

(4) Insee, « Tableau de bord de la conjoncture : Grand Est », insee.fr.

(5) « Ouvrir dans un nouvel ongletHabitat, logement, construction », Dreal Grand Est, février 2026.