Insee Conjoncture Grand Est ·
Juillet 2026 · n° 53
L’activité économique ralentit, les créations d’entreprises accélèrent Note de conjoncture régionale - 1er trimestre 2026
En France, l’activité s’est légèrement repliée au 1er trimestre 2026. En écho, la baisse du volume d’heures rémunérées s’accentue encore au 1er trimestre 2026 dans le Grand Est. Tous les secteurs sont concernés, notamment la construction qui subit une forte contraction. Le déficit d’heures rémunérées touche tous les départements.
L’emploi salarié recule de 0,2 % ce trimestre, avoisinant les 2 millions. La réduction est visible dans la construction mais surtout dans l’industrie, tandis que l’emploi est quasi stable dans les secteurs tertiaires marchand hors intérim et non marchand. Le nombre d’intérimaires recule ce trimestre.
Le chômage augmente encore au 1er trimestre 2026, concernant 7,7 % de la population active. Ce taux reste inférieur à celui de France hors Mayotte. La hausse ne touche que les départements alsaciens et la Moselle. Le taux de chômage dépasse les 10 % dans les zones d’emploi de Charleville-Mézières et Forbach, tandis qu’il est inférieur à 5 % dans la zone d’Épernay.
Les créations d’entreprises sont dynamiques (+13,5 % en glissement annuel), dépassant les 18 500 immatriculations.
- En France, l’industrie tient la barre, les ménages accusent le coup
- La baisse du nombre d’heures rémunérées se prolonge ce trimestre
- Baisse de l’emploi salarié ce trimestre
- Un fort recul de l’emploi dans l’industrie et la construction
- Une légère hausse du chômage ce trimestre
- La hausse des créations largement portée par les micro-entreprises
En France, l’industrie tient la barre, les ménages accusent le coup
Au premier trimestre 2026, le commerce mondial a progressé de +2,3 %, tiré par la vigueur des exportations asiatiques, elles-mêmes stimulées par l’intensification des échanges de biens technologiques liés à l’intelligence artificielle. Le Vieux continent pâtit d’un positionnement limité sur ce secteur et sur les marchés asiatiques. Toutefois, l’économie européenne bénéficie d’autres moteurs et a continué de croître au premier trimestre (+0,3 % pour les quatre principales économies de la zone euro prises ensemble). La demande intérieure se relève progressivement, stimulée par l’effort de défense et l’amélioration des conditions de financement. Déclenchée fin février, la guerre au Proche-Orient opposant les États-Unis et Israël à l’Iran viendrait toutefois percuter cet élan.
En France, l’activité s’est légèrement repliée (-0,1 % après +0,2 %) au premier trimestre 2026, mais elle connaîtrait une embellie ponctuelle au printemps (+0,3 %), portée par l’industrie. Profitant de la mise hors-jeu de leurs concurrents du Golfe, chimistes et raffineurs hexagonaux poussent leur production au maximum de leurs capacités et prennent des parts de marché. Ponctuellement, plasturgistes et verriers engrangent des commandes de clients voulant se couvrir des futures hausses de prix et d’éventuelles pénuries. Surtout, l’aéronautique et le naval caracolent, portés par des carnets de commandes pleins, aussi bien sur le plan civil que militaire, et par la levée partielle des contraintes d’approvisionnement.
Malgré le dynamisme de ces secteurs, les ménages accusent le coup : la consommation privée se stabiliserait au deuxième trimestre, pénalisée par un pouvoir d’achat en berne en raison notamment de l’inflation. À +2,4 % en mai, celle-ci continuerait de grimper, jusqu’à +2,7 % en fin d’année.
En outre, cette croissance modeste se ferait sans emploi. Les embauches pâtiraient nettement de l’atonie des secteurs tournés vers la demande intérieure et l’industrie n’a pas besoin de main d’œuvre supplémentaire.
La baisse du nombre d’heures rémunérées se prolonge ce trimestre
Au 1er trimestre 2026, le volume d’heures rémunérées par les entreprises privées du Grand Est baisse de 0,9 % par rapport au 1er trimestre 2025. C’est presque deux fois plus qu’au niveau France entière (-0,5 %).
Ce recul du nombre d’heures rémunérées concerne les quatre grandes sphères de l’économie. La baisse est moins prononcée dans le tertiaire marchand (-0,7 %) alors que la construction subit une forte contraction (-2,3 %).
Les deux seuls domaines en hausse significative sont les « extractions, énergie, eau, gestions des déchets et dépollution » et la filière « hébergement-restauration ».
Tous les départements sont en déficit d’heures rémunérées. Soit de façon modérée (Meuse, Marne et Ardennes) ou proche de la moyenne régionale (Bas-Rhin et Aube), soit de manière plus marquée, allant jusqu’à -1,6 % (Meurthe-et-Moselle, Vosges, Haut-Rhin, Moselle et Haute-Marne).
Baisse de l’emploi salarié ce trimestre
Au 1er trimestre 2026, dans le Grand Est, l’emploi salarié recule de 0,2 % par rapport au trimestre précédent. Cela représente une perte de 3 500 salariés, pour un total de près de 2 millions. Le nombre d’emplois décroît dans le privé tandis qu’il est quasi stable dans le public (respectivement -0,3 % et +0,1 %). Au plan national, l’emploi demeure au même niveau qu’au 4e trimestre 2025.
tableauFigure 1 – Évolution de l'emploi salarié par secteur - Grand Est
| Période | Construction | Industrie | Tertiaire marchand hors intérim | Tertiaire non marchand |
|---|---|---|---|---|
| 4ᵉ trim. 2019 | 100,0 | 100,0 | 100,0 | 100,0 |
| 1ᵉ trim. 2020 | 99,9 | 99,5 | 99,0 | 99,8 |
| 2ᵉ trim. 2020 | 100,3 | 99,0 | 97,3 | 98,9 |
| 3ᵉ trim. 2020 | 101,9 | 98,6 | 99,3 | 100,2 |
| 4ᵉ trim. 2020 | 102,6 | 98,1 | 99,0 | 100,4 |
| 1ᵉ trim. 2021 | 103,8 | 98,5 | 99,8 | 100,6 |
| 2ᵉ trim. 2021 | 104,4 | 98,6 | 100,9 | 100,8 |
| 3ᵉ trim. 2021 | 105,0 | 98,7 | 102,4 | 101,2 |
| 4ᵉ trim. 2021 | 105,2 | 98,7 | 103,1 | 101,1 |
| 1ᵉ trim. 2022 | 105,4 | 98,9 | 103,7 | 100,9 |
| 2ᵉ trim. 2022 | 105,1 | 99,0 | 103,9 | 100,9 |
| 3ᵉ trim. 2022 | 105,0 | 99,1 | 103,8 | 100,9 |
| 4ᵉ trim. 2022 | 104,6 | 99,0 | 104,4 | 101,3 |
| 1ᵉ trim. 2023 | 104,2 | 99,0 | 104,8 | 101,4 |
| 2ᵉ trim. 2023 | 103,8 | 99,0 | 104,7 | 101,6 |
| 3ᵉ trim. 2023 | 103,6 | 98,9 | 104,9 | 101,4 |
| 4ᵉ trim. 2023 | 103,3 | 98,7 | 105,1 | 102,0 |
| 1ᵉ trim. 2024 | 102,6 | 98,5 | 105,1 | 102,2 |
| 2ᵉ trim. 2024 | 102,1 | 98,3 | 105,0 | 102,3 |
| 3ᵉ trim. 2024 | 101,6 | 98,0 | 105,2 | 102,4 |
| 4ᵉ trim. 2024 | 101,1 | 97,7 | 105,2 | 102,0 |
| 1ᵉ trim. 2025 | 101,0 | 97,3 | 105,1 | 102,3 |
| 2ᵉ trim. 2025 | 100,6 | 97,0 | 105,0 | 102,1 |
| 3ᵉ trim. 2025 | 100,5 | 96,6 | 105,0 | 102,3 |
| 4ᵉ trim. 2025 | 100,1 | 96,1 | 104,9 | 101,9 |
| 1ᵉ trim. 2026 | 99,6 | 95,5 | 104,8 | 102,0 |
- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
- Champ : Emploi salarié total hors intérim.
- Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.
graphiqueFigure 1 – Évolution de l'emploi salarié par secteur - Grand Est

- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
- Champ : Emploi salarié total hors intérim.
- Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.
Un fort recul de l’emploi dans l’industrie et la construction
La réduction de l’emploi est la plus forte dans l’industrie : -0,6 %, soit une baisse de près de 1 900 emplois en un trimestre. La diminution est particulièrement importante dans la fabrication de matériel de transport et des équipements électriques (-1,2 % et ‑1,0 %). En un an, l’emploi industriel diminue de 1,8 %, soit plus de 5 600 salariés en moins.
La chute de l’emploi salarié est légèrement inférieure dans le secteur de la construction (-0,5 % en un trimestre et -1,3 % en un an).
Dans le secteur tertiaire marchand hors intérim et le secteur non marchand, le nombre de salariés est quasi stable par rapport au trimestre précédent (-0,1 % et +0,1 %). L’emploi salarié s’accroît dans les activités financières, les activités scientifiques et techniques ainsi que dans les activités immobilières (+0,4 %, +0,4 % et +0,5 %) tandis qu’il diminue dans le transport-entreposage et l’information-communication (-1,1 % et -0,6 %).
Le nombre d’intérimaires baisse de 1 % au 1er trimestre 2026, soit une perte de 550 emplois. Cette baisse est deux fois plus rapide que celle observée au niveau national (-0,4 %).
Dans la région, la baisse de l’emploi intérimaire provient surtout du secteur de la construction (-5,7 %, soit une perte de 500 emplois). L’intérim diminue également dans la plupart des autres secteurs d’activité, sauf dans les services marchands où le nombre d’intérimaires est quasi stable (-0,1 %).
Le Haut-Rhin et les Vosges sont les départements où l’emploi salarié recule le plus (-0,4 % et -0,5 %). La baisse est moins prononcée dans le Bas-Rhin, la Moselle et la Meurthe-et-Moselle (-0,2 %). Dans le reste des départements, le nombre de salariés est quasi stable.
Une légère hausse du chômage ce trimestre
Dans le Grand Est, le taux de chômage s’établit à 7,7 % de la population active au 1er trimestre 2026, soit 0,2 point de plus qu’au trimestre précédent. Ce taux reste toutefois inférieur à celui de France hors Mayotte (8,1 %). Il s’agit du 5e trimestre de hausse consécutive.
Le chômage reste sensiblement au même niveau dans la plupart des départements, sauf dans le Bas-Rhin, le Haut-Rhin et en Moselle, où le taux augmente de 0,2 point. Le taux de chômage dans ces territoires reste néanmoins au-dessous du taux régional. À l’opposé, les Ardennes et l’Aube présentent les niveaux de chômage les plus élevés (10,1 % et 9,7 %).
Le taux de chômage s’accroît dans une zone d’emploi sur trois. Cette hausse est plus forte dans la zone de Strasbourg : +0,3 point pour atteindre 8,0 % de la population active. Dans le reste des zones, les taux sont stables, sauf à Saint-Dié-des-Vosges, seule zone d’emploi où le taux de chômage recule (-0,2 point). La part de la population active au chômage excède les 10 % dans les zones de Charleville-Mézières et Forbach. À l’inverse, elle est inférieure à 5 % dans la zone d’Épernay.
tableauFigure 2 – Taux de chômage
| Période | Grand Est | France hors Mayotte |
|---|---|---|
| 4ᵉ trim. 2019 | 7,9 | 8,2 |
| 1ᵉ trim. 2020 | 7,7 | 7,9 |
| 2ᵉ trim. 2020 | 7,0 | 7,1 |
| 3ᵉ trim. 2020 | 8,6 | 9,0 |
| 4ᵉ trim. 2020 | 7,8 | 8,1 |
| 1ᵉ trim. 2021 | 7,9 | 8,2 |
| 2ᵉ trim. 2021 | 7,7 | 7,9 |
| 3ᵉ trim. 2021 | 7,7 | 7,9 |
| 4ᵉ trim. 2021 | 7,3 | 7,4 |
| 1ᵉ trim. 2022 | 7,1 | 7,4 |
| 2ᵉ trim. 2022 | 7,2 | 7,4 |
| 3ᵉ trim. 2022 | 6,9 | 7,2 |
| 4ᵉ trim. 2022 | 7,0 | 7,2 |
| 1ᵉ trim. 2023 | 6,9 | 7,1 |
| 2ᵉ trim. 2023 | 7,1 | 7,2 |
| 3ᵉ trim. 2023 | 7,3 | 7,4 |
| 4ᵉ trim. 2023 | 7,4 | 7,6 |
| 1ᵉ trim. 2024 | 7,3 | 7,5 |
| 2ᵉ trim. 2024 | 7,2 | 7,3 |
| 3ᵉ trim. 2024 | 7,3 | 7,4 |
| 4ᵉ trim. 2024 | 7,1 | 7,3 |
| 1ᵉ trim. 2025 | 7,1 | 7,4 |
| 2ᵉ trim. 2025 | 7,2 | 7,6 |
| 3ᵉ trim. 2025 | 7,3 | 7,7 |
| 4ᵉ trim. 2025 | 7,5 | 7,9 |
| 1ᵉ trim. 2026 | 7,7 | 8,1 |
- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données trimestrielles CVS.
- Source : Insee, taux de chômage localisés.
graphiqueFigure 2 – Taux de chômage

- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données trimestrielles CVS.
- Source : Insee, taux de chômage localisés.
La hausse des créations largement portée par les micro-entreprises
Après un net regain au second semestre 2025, la dynamique des créations d’entreprises s’est amplifiée au 1er trimestre 2026 pour atteindre une croissance de 13,5 % en glissement annuel. C’est ainsi qu’un nouveau record historique de 18 500 immatriculations a été atteint. Cette forte progression s’aligne quasiment sur l’évolution au niveau national (+13,9 %).
Les micro-entreprises portent cette hausse des créations (+18,9 %), car le nombre de nouvelles sociétés et d’entreprises individuelles augmente plus modérément (+3,0 %).
Les créations augmentent dans les secteurs de l’industrie et des services à un rythme supérieur à la moyenne régionale, respectivement 15,8 % et 14,7 %. La construction est le secteur où cette hausse est la moins marquée (+6,6 %).
tableauFigure 3 – Créations d'entreprises
| Période | Grand Est hors micro-entrepreneurs | France hors micro-entrepreneurs | Grand Est y compris micro-entrepreneurs | France y compris micro-entrepreneurs |
|---|---|---|---|---|
| 4ᵉ trim. 2019 | 100,0 | 100,0 | 100,0 | 100,0 |
| 1ᵉ trim. 2020 | 82,7 | 91,3 | 91,7 | 90,6 |
| 2ᵉ trim. 2020 | 74,7 | 75,1 | 80,1 | 78,5 |
| 3ᵉ trim. 2020 | 109,7 | 111,6 | 121,5 | 117,6 |
| 4ᵉ trim. 2020 | 103,9 | 111,4 | 116,9 | 117,0 |
| 1ᵉ trim. 2021 | 106,2 | 112,8 | 124,1 | 119,8 |
| 2ᵉ trim. 2021 | 110,8 | 120,0 | 126,1 | 121,4 |
| 3ᵉ trim. 2021 | 99,9 | 110,0 | 119,6 | 111,1 |
| 4ᵉ trim. 2021 | 101,9 | 111,0 | 121,0 | 114,2 |
| 1ᵉ trim. 2022 | 103,3 | 114,4 | 120,6 | 118,8 |
| 2ᵉ trim. 2022 | 99,8 | 111,7 | 119,5 | 113,0 |
| 3ᵉ trim. 2022 | 100,3 | 114,5 | 119,7 | 117,6 |
| 4ᵉ trim. 2022 | 97,5 | 114,8 | 122,5 | 120,8 |
| 1ᵉ trim. 2023 | 88,3 | 101,5 | 114,3 | 111,1 |
| 2ᵉ trim. 2023 | 86,5 | 102,5 | 113,0 | 112,9 |
| 3ᵉ trim. 2023 | 89,9 | 107,5 | 124,3 | 121,0 |
| 4ᵉ trim. 2023 | 93,5 | 112,9 | 128,0 | 123,9 |
| 1ᵉ trim. 2024 | 98,5 | 112,3 | 134,1 | 125,8 |
| 2ᵉ trim. 2024 | 90,6 | 109,6 | 130,0 | 125,8 |
| 3ᵉ trim. 2024 | 87,0 | 105,3 | 123,3 | 120,7 |
| 4ᵉ trim. 2024 | 88,8 | 108,9 | 126,8 | 124,0 |
| 1ᵉ trim. 2025 | 91,9 | 108,7 | 124,7 | 123,9 |
| 2ᵉ trim. 2025 | 90,3 | 112,2 | 125,6 | 128,9 |
| 3ᵉ trim. 2025 | 94,0 | 114,4 | 138,4 | 134,9 |
| 4ᵉ trim. 2025 | 92,9 | 115,9 | 130,7 | 134,7 |
| 1ᵉ trim. 2026 | 95,0 | 117,6 | 141,7 | 141,2 |
- Note : Données CVS-CJO.
- Champ : Ensemble des activités marchandes hors agriculture.
- Source : Insee, SIDE.
graphiqueFigure 3 – Créations d'entreprises

- Note : Données CVS-CJO.
- Champ : Ensemble des activités marchandes hors agriculture.
- Source : Insee, SIDE.
Avertissement
Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d'une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.
Pour comprendre
Emploi salarié :
- Note méthodologique sur l'emploi salarié (pdf, 232 Ko) ;
- Emploi : quelle source pour quel usage ? (pdf, 515 Ko).
Créations d’entreprises :
- Note méthodologique sur les créations d’entreprises (pdf, 116 Ko) ;
- Refonte du dispositif de calcul des créations d’entreprises (pdf, 130 Ko) ;
- Correction de la répartition des créations d'entreprises individuelles (2021) (pdf, 58 Ko).
Nomenclature :
Sources
Définitions
Les heures rémunérées couvrent les heures travaillées ainsi que des heures non travaillées mais rémunérées par l’employeur, notamment pendant les congés payés. Les périodes de chômage partiel indemnisées par l’administration publique et non par l’employeur ne sont à ce titre pas comprises dans les heures rémunérées.
Les salariés sont les personnes qui travaillent, aux termes d’un contrat, pour une autre entité résidente en échange d’un salaire ou d’une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.
L'intérim (ou travail intérimaire ou travail temporaire) consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire.
L'intérim se caractérise donc par une relation triangulaire entre l’entreprise de travail temporaire, l’entreprise cliente et le salarié, et implique la conclusion de deux contrats : un contrat de mise à disposition (entre l’entreprise de travail temporaire et l’entreprise cliente) et un contrat de mission (entre l’entreprise de travail temporaire et le salarié).
Le contrat ne peut être conclu que pour l’exécution d’une tâche précise et temporaire, dénommée mission, et seulement dans les cas énumérés par la loi. Quel que soit le motif pour lequel il est conclu, un tel contrat ne peut avoir ni pour objet ni pour effet de pourvoir durablement un emploi lié à l’activité normale et permanente de l’entreprise utilisatrice.
Le secteur tertiaire recouvre un vaste champ d'activités qui s'étend du commerce à l'administration, en passant par les transports, les activités financières et immobilières, les services aux entreprises et services aux particuliers, l'éducation, la santé et l'action sociale.
Il est composé du :
- tertiaire principalement marchand (commerce, transports, activités financières, services rendus aux entreprises, services rendus aux particuliers, hébergement-restauration, immobilier, information-communication) ;
- tertiaire principalement non-marchand (administration publique, enseignement, santé humaine, action sociale).
Le périmètre du secteur tertiaire est de fait défini par complémentarité avec les activités agricoles et industrielles (secteurs primaire et secondaire).
Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).
On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...
Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.
Le taux de chômage est le rapport entre le nombre de chômeurs et le nombre d’actifs (en emploi ou au chômage).
Une création d'entreprise correspond à la mise en œuvre d'une nouvelle combinaison de facteurs de production avec pour restriction qu'aucune autre entreprise ne soit impliquée dans cet évènement.
Les créations d’entreprises sont en fait des créations d’unités légales. On parle néanmoins de créations d’entreprises en raison de la spécificité de la situation au moment de la création. En effet, au moment de son immatriculation, il n’est pas possible de déterminer si une unité légale est indépendante ou appartient à un groupe. Par défaut, au moment de la création, toute entité est donc indépendante et considérée comme une entreprise.
La statistique mensuelle des créations d'entreprises est constituée à partir du dispositif SIDE (Système d’information sur la démographie d’entreprises). Ce dispositif est alimenté à partir de données du répertoire Sirene, enrichies d’éléments provenant du répertoire statistique Sirus.
Les créations d'entreprises correspondent aux unités légales du répertoire Sirene qui enregistrent un début d'activité relevant de l'un des cas suivants :
- l'immatriculation d'une nouvelle unité légale avec création d'une nouvelle combinaison de facteurs de production ;
- le cas où l'entrepreneur redémarre une activité après une interruption de plus d'un an (il n'y a pas de nouvelle immatriculation mais reprise de l'ancien numéro Siren, en général pour un entrepreneur individuel) ;
- le cas où l'entrepreneur redémarre une activité après une interruption de moins d'un an, mais avec changement d'activité ;
- la reprise par une unité légale nouvellement immatriculée de tout ou partie des activités et facteurs de production d'une autre unité légale, lorsqu'il n'y a pas de continuité économique entre la situation du cédant et celle du repreneur.
On considère qu'il n'y a pas continuité économique de l'unité légale si, parmi les trois éléments suivants concernant son siège, au moins deux sont modifiés lors de la reprise : l'unité légale contrôlant l'établissement siège, l'activité économique et la localisation.
Depuis les données relatives à janvier 2009, à la suite de la mise en place du régime de l'auto-entrepreneur (renommé micro-entrepreneur, à compter du 19 décembre 2014), les statistiques de créations d'entreprises incluent les demandes de créations enregistrées dans Sirene au titre de ce régime. Ce dénombrement n'inclut pas les entrepreneurs déjà en activité avant le 1er janvier 2009 et qui avaient demandé, à titre dérogatoire au plus tard le 31 mars 2009, à bénéficier du régime micro-social et du versement fiscal libératoire en 2009.
La statistique de créations d'entreprises couvre l'ensemble des activités marchandes hors agriculture.
Depuis le 1er janvier 2007, la notion de création d'entreprise s'appuie sur un concept harmonisé au niveau européen pour faciliter les comparaisons.
La correction des variations saisonnières permet d’éliminer l'effet de fluctuations périodiques infra-annuelles dues au calendrier et aux saisons, de manière à faire ressortir les évolutions les plus significatives de la série. Celles-ci sont contenues dans la tendance et la composante irrégulière.
Par exemple, les ventes de jouets augmentent toujours fortement entre novembre et décembre, en raison de Noël. Sur les données brutes, cet effet périodique masque l’évolution conjoncturelle sous-jacente pour une année donnée. Une fois la série désaisonnalisée, c’est-à-dire l’effet Noël retiré, les ventes peuvent s’avérer en baisse, signe d’une moins bonne année.
Pour en savoir plus
(1) Insee, « L’industrie tient la barre, les ménages accusent le coup », Note de conjoncture, juin 2026.
(2) Marry S., Neiter B., Rezzik A., « Le chômage augmente mais l’emploi demeure stable », Insee Conjoncture Grand Est no 51, avril 2026.
(3) Insee, « Tableau de bord de la conjoncture : Grand Est », insee.fr.
(4) « Ouvrir dans un nouvel ongletHabitat, logement, construction », Dreal Grand Est, avril 2026.