Insee Conjoncture Bretagne ·
Janvier 2026 · n° 57
3e trimestre 2025 : l’activité économique régionale est en hausse, mais l’emploi reste
atone Note de conjoncture régionale - 3e trimestre 2025
À l’instar de l’embellie observée en France, l’activité économique est en hausse en Bretagne au 3e trimestre 2025. Cependant, comme au niveau national, l’emploi salarié marque le pas. Il se replie dans le tertiaire non marchand tandis qu’il progresse dans la construction, stagne dans l’industrie et se stabilise dans le tertiaire marchand et l’intérim. Le taux de chômage reste stable à un niveau bas. Les créations d’entreprises continuent d’augmenter, les défaillances également.
- Au niveau national, consolidation modérée, croissance ravivée
- Une activité économique également en hausse dans la région
- L’emploi salarié diminue légèrement au 3e trimestre 2025
- L’emploi se stabilise dans le tertiaire marchand hors intérim et recule dans le non marchand
- L’emploi est quasi stable dans l’industrie et en légère hausse dans la construction
- L’intérim se stabilise
- Le taux de chômage est quasi stable à 6,3 %
- Les créations d’entreprises augmentent encore, les défaillances aussi
Au niveau national, consolidation modérée, croissance ravivée
La reprise économique constatée au niveau européen s’observe en particulier en France avec une croissance de +0,5 % cet été, permise par la soudaine levée des contraintes d’offre dans l’aéronautique. L’activité ralentirait un peu en fin d’année (+0,2 %), puis la croissance se stabiliserait au premier semestre 2026 à +0,3 % par trimestre. La croissance française atteindrait ainsi +0,9 % en 2025 et +1,0 % d’acquis à mi-année pour 2026.
Toutefois, cette légère embellie conjoncturelle ne se transmettrait pas à l’emploi. Le nombre d’alternants poursuivrait la baisse entamée cet été. L’emploi salarié serait stable sur un an mi-2026 et l’emploi total augmenterait uniquement du fait des non-salariés, en lien avec le dynamisme des créations de micro-entreprises. Le taux de chômage en France hors Mayotte s’élèverait un peu, passant de 7,7 % au 3e trimestre 2025 à 7,8 % mi-2026.
Une activité économique également en hausse dans la région
Au 3e trimestre 2025, la richesse créée en Bretagne progresse de 0,5 % par rapport au trimestre précédent, en faisant l’hypothèse d’une déclinaison uniforme, à l’échelle régionale, de l’évolution nationale de la valeur ajoutée par secteur. Cette hausse de l’activité est plus forte que celle constatée au 2e trimestre dans la région (+0,2 %). Les principaux secteurs contribuant à cette croissance de la valeur ajoutée sont l’agriculture, l’industrie et les services marchands. Au 4e trimestre, la croissance de la valeur ajoutée se poursuivrait, mais à un rythme moindre, similaire à celui attendu au niveau national (+0,2 %). Cette progression anticipée de la valeur ajoutée au 4e trimestre est confortée par l’analyse du solde d’opinion des chefs d’entreprise, montrant que l’activité devrait continuer d’augmenter en octobre par rapport au mois de septembre.
Malgré la croissance de l’activité économique bretonne, le volume d’heures rémunérées par les employeurs du secteur privé est stable au 3e trimestre 2025 par rapport au même trimestre de 2024, la hausse sur un an du nombre d’heures rémunérées dans le tertiaire non marchand compensant le repli observé dans la construction et l’intérim. Dans le tertiaire marchand hors intérim et l’industrie, ce volume reste stable.
L’emploi salarié diminue légèrement au 3e trimestre 2025
Au 3e trimestre 2025, l’emploi salarié total recule de 0,2 % en Bretagne (-2 300 emplois), après avoir augmenté au trimestre précédent. En France hors Mayotte, il est stable. Entre fin juin et fin septembre 2025, l’emploi salarié privé est quasi stable dans la région (-0,1 %), tandis que l’emploi salarié public diminue de 0,5 %.
Sur un an, l’emploi salarié en Bretagne reste quasiment au même niveau (+0,1 %, soit +900 emplois), l’emploi privé et l’emploi public ayant peu évolué. Au niveau national, le nombre d’emplois salariés est inférieur de 0,2 % à son niveau d’un an auparavant.
L’emploi se stabilise dans le tertiaire marchand hors intérim et recule dans le non marchand
Au 3e trimestre 2025, l’emploi salarié dans le tertiaire marchand hors intérim est quasi stable en Bretagne (-0,1 %), après avoir progressé de 0,5 % au 2e trimestre (figure 1). En un an, les effectifs ont peu évolué. Au niveau national, l’emploi dans ce secteur se stabilise également sur le 3e trimestre et sur un an.
Dans le détail, l’emploi salarié augmente dans l’hébergement-restauration entre fin juin et fin septembre 2025, de même que sur un an. Les services aux entreprises connaissent une quasi-stabilité de l’emploi sur trois mois comme sur un an. Dans le commerce, l’emploi est aussi quasi stable sur le trimestre, mais le niveau atteint dépasse celui d’un an auparavant. Le sous-secteur du transport et entreposage enregistre un léger repli de ses effectifs au 3e trimestre 2025 ; sur un an, ceux-ci ont peu évolué. Dans les activités financières et d’assurance, l’emploi se replie légèrement sur trois mois mais progresse un peu sur un an. La baisse de l’emploi est plus prononcée dans les services aux ménages et dans les activités immobilières, à la fois sur le 3e trimestre et sur l’année. Dans l’information et communication, l’emploi diminue nettement après la légère hausse observée au trimestre précédent et recule fortement sur un an.
Au 3e trimestre 2025, l’emploi dans le secteur tertiaire non marchand se replie en Bretagne après deux trimestres consécutifs de hausse. Sur trois mois, il baisse de 0,4 %, notamment dans l’administration publique. Toutefois, sur un an, l’emploi augmente légèrement. En France, les effectifs dans ce secteur sont en hausse sur trois mois et sur un an.
tableauFigure 1 – Évolution de l'emploi salarié par secteur - Bretagne
| Période | Construction | Industrie | Tertiaire marchand hors intérim | Tertiaire non marchand |
|---|---|---|---|---|
| 4ᵉ trim. 2018 | 100,0 | 100,0 | 100,0 | 100,0 |
| 1ᵉ trim. 2019 | 100,6 | 100,3 | 101,0 | 100,1 |
| 2ᵉ trim. 2019 | 101,4 | 100,6 | 101,0 | 100,3 |
| 3ᵉ trim. 2019 | 102,5 | 100,9 | 101,3 | 100,6 |
| 4ᵉ trim. 2019 | 103,2 | 101,2 | 102,6 | 100,4 |
| 1ᵉ trim. 2020 | 103,0 | 100,8 | 101,0 | 100,4 |
| 2ᵉ trim. 2020 | 104,1 | 100,7 | 100,2 | 99,8 |
| 3ᵉ trim. 2020 | 105,7 | 101,1 | 102,6 | 101,1 |
| 4ᵉ trim. 2020 | 107,2 | 101,6 | 102,6 | 101,3 |
| 1ᵉ trim. 2021 | 108,6 | 102,5 | 103,8 | 101,3 |
| 2ᵉ trim. 2021 | 109,9 | 103,2 | 105,6 | 101,7 |
| 3ᵉ trim. 2021 | 110,6 | 103,9 | 107,0 | 102,1 |
| 4ᵉ trim. 2021 | 111,6 | 104,2 | 108,1 | 101,9 |
| 1ᵉ trim. 2022 | 111,8 | 104,3 | 108,7 | 102,5 |
| 2ᵉ trim. 2022 | 112,3 | 104,4 | 109,2 | 102,8 |
| 3ᵉ trim. 2022 | 113,0 | 104,5 | 109,6 | 102,9 |
| 4ᵉ trim. 2022 | 113,5 | 104,6 | 110,2 | 103,5 |
| 1ᵉ trim. 2023 | 113,6 | 104,5 | 110,9 | 104,0 |
| 2ᵉ trim. 2023 | 113,6 | 104,6 | 111,1 | 104,2 |
| 3ᵉ trim. 2023 | 113,5 | 104,7 | 111,6 | 104,6 |
| 4ᵉ trim. 2023 | 113,3 | 105,1 | 112,0 | 105,2 |
| 1ᵉ trim. 2024 | 112,9 | 105,3 | 112,8 | 105,6 |
| 2ᵉ trim. 2024 | 112,6 | 105,5 | 112,6 | 106,1 |
| 3ᵉ trim. 2024 | 112,5 | 105,5 | 112,9 | 106,0 |
| 4ᵉ trim. 2024 | 112,2 | 105,4 | 112,8 | 105,3 |
| 1ᵉ trim. 2025 | 112,2 | 105,6 | 112,5 | 106,0 |
| 2ᵉ trim. 2025 | 112,1 | 105,7 | 113,1 | 106,5 |
| 3ᵉ trim. 2025 | 112,3 | 105,8 | 113,0 | 106,1 |
- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
- Champ : Emploi salarié total hors intérim.
- Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.
graphiqueFigure 1 – Évolution de l'emploi salarié par secteur - Bretagne

- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
- Champ : Emploi salarié total hors intérim.
- Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.
L’emploi est quasi stable dans l’industrie et en légère hausse dans la construction
Entre fin juin et fin septembre 2025, l’emploi salarié dans l’industrie est quasi stable en Bretagne, comme au trimestre précédent (+0,1 %). En un an, ce secteur progresse de 0,3 %. En France, l’emploi industriel est également quasi stable sur trois mois mais diminue sur un an.
L’emploi dans l’industrie agroalimentaire, qui représente plus de quatre emplois industriels sur dix en Bretagne, affiche une hausse au 3e trimestre 2025 et une nette progression sur un an. Dans la fabrication d’équipements électriques, électroniques, informatiques et de machines, l’emploi progresse également sur trois mois et sur un an. Le sous-secteur « énergie, eau, déchets, cokéfaction et raffinage » se stabilise ce trimestre mais reste en hausse sur un an. À l’inverse, les effectifs dans la fabrication d’autres produits industriels et dans la fabrication de matériels de transport sont en baisse au 3e trimestre 2025 et sur un an.
Au 3e trimestre 2025, l’emploi repart à la hausse dans la construction en Bretagne (+0,2 %), tandis qu’il se stabilise au niveau national. Sur un an, il est en retrait de 0,2 % dans la région, nettement moins qu’en France (-1,3 %).
L’intérim se stabilise
En Bretagne, au 3e trimestre 2025, l’emploi intérimaire est quasi stable (+0,1 %), après une hausse de 0,4 % au trimestre précédent. En France hors Mayotte, l’emploi intérimaire recule de 0,6 % sur trois mois.
Ventilé par secteur utilisateur, l’emploi intérimaire breton augmente dans l’industrie hors industrie agroalimentaire. Dans le tertiaire marchand, les effectifs intérimaires sont quasi stables, malgré un net repli dans le commerce. Dans la construction, la baisse de l’intérim se poursuit mais plus modérément.
En un an, l’emploi intérimaire baisse de 1,9 % en Bretagne. Le repli est marqué dans le tertiaire marchand et dans la construction. En revanche, dans l’industrie, l’intérim progresse. En France hors Mayotte, l’emploi intérimaire recule de 2,9 %, avec les mêmes évolutions sectorielles.
Le taux de chômage est quasi stable à 6,3 %
En Bretagne, le taux de chômage s’établit à 6,3 % de la population active au 3e trimestre 2025 (figure 2). Il est quasi stable par rapport au trimestre précédent (+0,1 point). En France hors Mayotte, il se situe à 7,7 % de la population active.
tableauFigure 2 – Taux de chômage
| Période | Bretagne | France hors Mayotte |
|---|---|---|
| 4ᵉ trim. 2018 | 7,3 | 8,8 |
| 1ᵉ trim. 2019 | 7,3 | 8,8 |
| 2ᵉ trim. 2019 | 7,0 | 8,4 |
| 3ᵉ trim. 2019 | 7,0 | 8,3 |
| 4ᵉ trim. 2019 | 6,8 | 8,2 |
| 1ᵉ trim. 2020 | 6,6 | 7,9 |
| 2ᵉ trim. 2020 | 6,4 | 7,1 |
| 3ᵉ trim. 2020 | 7,5 | 8,9 |
| 4ᵉ trim. 2020 | 6,7 | 8,1 |
| 1ᵉ trim. 2021 | 6,8 | 8,2 |
| 2ᵉ trim. 2021 | 6,5 | 7,9 |
| 3ᵉ trim. 2021 | 6,3 | 7,9 |
| 4ᵉ trim. 2021 | 5,9 | 7,4 |
| 1ᵉ trim. 2022 | 5,9 | 7,4 |
| 2ᵉ trim. 2022 | 5,9 | 7,4 |
| 3ᵉ trim. 2022 | 5,8 | 7,2 |
| 4ᵉ trim. 2022 | 5,7 | 7,1 |
| 1ᵉ trim. 2023 | 5,7 | 7,1 |
| 2ᵉ trim. 2023 | 5,9 | 7,2 |
| 3ᵉ trim. 2023 | 6,0 | 7,4 |
| 4ᵉ trim. 2023 | 6,1 | 7,5 |
| 1ᵉ trim. 2024 | 6,0 | 7,5 |
| 2ᵉ trim. 2024 | 5,9 | 7,3 |
| 3ᵉ trim. 2024 | 6,0 | 7,4 |
| 4ᵉ trim. 2024 | 5,9 | 7,3 |
| 1ᵉ trim. 2025 | 6,1 | 7,5 |
| 2ᵉ trim. 2025 | 6,2 | 7,6 |
| 3ᵉ trim. 2025 | 6,3 | 7,7 |
- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données trimestrielles CVS.
- Source : Insee, taux de chômage localisés.
graphiqueFigure 2 – Taux de chômage

- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données trimestrielles CVS.
- Source : Insee, taux de chômage localisés.
Le taux de chômage est stable ce trimestre dans les Côtes-d’Armor et s’établit à 6,3 %. Il augmente de 0,2 point dans le Morbihan et en Ille-et-Vilaine pour atteindre respectivement 6,0 % et 6,3 %. Dans le Finistère, le taux de chômage s’établit à 6,6 %, soit 0,3 point de plus qu’au 2e trimestre 2025.
Les créations d’entreprises augmentent encore, les défaillances aussi
Au 3e trimestre 2025, les créations d’entreprises augmentent de 5,7 % en Bretagne par rapport au trimestre précédent, soit à un rythme supérieur à celui de la France (+4,2 %) (figure 3). Cette progression concerne tous les secteurs. Les immatriculations de micro-entrepreneurs, représentant 63 % des créations d’entreprises, continuent d’augmenter fortement (+6,1 %), mais à un rythme moins soutenu qu’au trimestre précédent. Les créations d’entreprises classiques (sociétés ou entreprises individuelles) progressent nettement (+4,9 %) au 3e trimestre 2025. En un an, le nombre d’entreprises créées en Bretagne progresse de 11,2 %, comme en France (11,7 %).
tableauFigure 3 – Créations d'entreprises
| Période | Bretagne hors micro-entrepreneurs | France hors micro-entrepreneurs | Bretagne y compris micro-entrepreneurs | France y compris micro-entrepreneurs |
|---|---|---|---|---|
| 4ᵉ trim. 2018 | 100,0 | 100,0 | 100,0 | 100,0 |
| 1ᵉ trim. 2019 | 108,5 | 105,6 | 109,9 | 110,3 |
| 2ᵉ trim. 2019 | 104,6 | 104,8 | 106,2 | 111,4 |
| 3ᵉ trim. 2019 | 105,8 | 104,1 | 113,4 | 112,6 |
| 4ᵉ trim. 2019 | 107,2 | 102,9 | 117,7 | 116,6 |
| 1ᵉ trim. 2020 | 102,6 | 93,9 | 103,8 | 105,6 |
| 2ᵉ trim. 2020 | 83,2 | 77,2 | 87,5 | 91,6 |
| 3ᵉ trim. 2020 | 125,7 | 114,9 | 134,1 | 137,1 |
| 4ᵉ trim. 2020 | 120,2 | 114,6 | 131,2 | 136,3 |
| 1ᵉ trim. 2021 | 121,9 | 116,2 | 134,0 | 139,7 |
| 2ᵉ trim. 2021 | 136,5 | 123,6 | 147,8 | 141,5 |
| 3ᵉ trim. 2021 | 131,0 | 113,1 | 137,8 | 129,5 |
| 4ᵉ trim. 2021 | 127,8 | 114,4 | 140,1 | 133,0 |
| 1ᵉ trim. 2022 | 134,3 | 117,8 | 144,9 | 138,5 |
| 2ᵉ trim. 2022 | 130,6 | 115,1 | 141,5 | 131,9 |
| 3ᵉ trim. 2022 | 129,6 | 117,8 | 140,8 | 137,1 |
| 4ᵉ trim. 2022 | 125,3 | 118,2 | 143,8 | 140,6 |
| 1ᵉ trim. 2023 | 111,1 | 104,6 | 135,2 | 129,6 |
| 2ᵉ trim. 2023 | 112,3 | 105,5 | 135,6 | 131,9 |
| 3ᵉ trim. 2023 | 114,0 | 110,6 | 146,8 | 141,2 |
| 4ᵉ trim. 2023 | 122,2 | 116,0 | 150,1 | 143,9 |
| 1ᵉ trim. 2024 | 128,3 | 115,7 | 155,7 | 146,8 |
| 2ᵉ trim. 2024 | 117,7 | 112,8 | 151,7 | 147,1 |
| 3ᵉ trim. 2024 | 122,9 | 108,3 | 151,2 | 140,9 |
| 4ᵉ trim. 2024 | 123,4 | 112,0 | 153,5 | 143,8 |
| 1ᵉ trim. 2025 | 123,3 | 112,1 | 151,3 | 144,5 |
| 2ᵉ trim. 2025 | 124,2 | 115,6 | 159,0 | 150,9 |
| 3ᵉ trim. 2025 | 130,1 | 117,4 | 167,9 | 157,2 |
- Note : Données CVS-CJO.
- Champ : Ensemble des activités marchandes hors agriculture.
- Source : Insee, SIDE.
graphiqueFigure 3 – Créations d'entreprises

- Note : Données CVS-CJO.
- Champ : Ensemble des activités marchandes hors agriculture.
- Source : Insee, SIDE.
Dans la région, 2 500 défaillances d’entreprises ont été comptabilisées entre octobre 2024 et septembre 2025, comparé à 2 400 sur la même période un an auparavant. Cette hausse de 4,1 % est inférieure à celle observée en France (+6,0 %). En Bretagne, trois secteurs sont particulièrement concernés : le commerce et la réparation automobile (21 % du total des défaillances), la construction (21 %) et l’hébergement-restauration (15 %).
Avertissement
Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d'une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.
Pour comprendre
Emploi salarié :
- Note méthodologique sur l'emploi salarié (pdf, 232 Ko) ;
- Emploi : quelle source pour quel usage ? (pdf, 515 Ko).
Créations d’entreprises :
- Note méthodologique sur les créations d’entreprises (pdf, 116 Ko) ;
- Refonte du dispositif de calcul des créations d’entreprises (pdf, 130 Ko) ;
- Correction de la répartition des créations d'entreprises individuelles (2021) (pdf, 58 Ko).
Nomenclature :
Sources
- Ouvrir dans un nouvel ongletDéclaration Sociale Nominative (DSN) ;
- Estimations d’emploi ;
- Taux de chômage localisés ;
- Ouvrir dans un nouvel ongletStatistiques sur les demandeurs d’emploi inscrits et les offres collectées par France Travail ;
- SIDE (Système d'information sur la démographie d'entreprises) ;
- Créations d'entreprises ;
- Défaillances d'entreprises.
Définitions
Les heures rémunérées couvrent les heures travaillées ainsi que des heures non travaillées mais rémunérées par l’employeur, notamment pendant les congés payés. Les périodes de chômage partiel indemnisées par l’administration publique et non par l’employeur ne sont à ce titre pas comprises dans les heures rémunérées.
Les salariés sont les personnes qui travaillent, aux termes d’un contrat, pour une autre entité résidente en échange d’un salaire ou d’une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.
L'intérim (ou travail intérimaire ou travail temporaire) consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire.
L'intérim se caractérise donc par une relation triangulaire entre l’entreprise de travail temporaire, l’entreprise cliente et le salarié, et implique la conclusion de deux contrats : un contrat de mise à disposition (entre l’entreprise de travail temporaire et l’entreprise cliente) et un contrat de mission (entre l’entreprise de travail temporaire et le salarié).
Le contrat ne peut être conclu que pour l’exécution d’une tâche précise et temporaire, dénommée mission, et seulement dans les cas énumérés par la loi. Quel que soit le motif pour lequel il est conclu, un tel contrat ne peut avoir ni pour objet ni pour effet de pourvoir durablement un emploi lié à l’activité normale et permanente de l’entreprise utilisatrice.
Le secteur tertiaire recouvre un vaste champ d'activités qui s'étend du commerce à l'administration, en passant par les transports, les activités financières et immobilières, les services aux entreprises et services aux particuliers, l'éducation, la santé et l'action sociale.
Il est composé du :
- tertiaire principalement marchand (commerce, transports, activités financières, services rendus aux entreprises, services rendus aux particuliers, hébergement-restauration, immobilier, information-communication) ;
- tertiaire principalement non-marchand (administration publique, enseignement, santé humaine, action sociale).
Le périmètre du secteur tertiaire est de fait défini par complémentarité avec les activités agricoles et industrielles (secteurs primaire et secondaire).
Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).
On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...
Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.
Le taux de chômage est le rapport entre le nombre de chômeurs et le nombre d’actifs (en emploi ou au chômage).
Une création d'entreprise correspond à la mise en œuvre d'une nouvelle combinaison de facteurs de production avec pour restriction qu'aucune autre entreprise ne soit impliquée dans cet évènement.
Les créations d’entreprises sont en fait des créations d’unités légales. On parle néanmoins de créations d’entreprises en raison de la spécificité de la situation au moment de la création. En effet, au moment de son immatriculation, il n’est pas possible de déterminer si une unité légale est indépendante ou appartient à un groupe. Par défaut, au moment de la création, toute entité est donc indépendante et considérée comme une entreprise.
La statistique mensuelle des créations d'entreprises est constituée à partir du dispositif SIDE (Système d’information sur la démographie d’entreprises). Ce dispositif est alimenté à partir de données du répertoire Sirene, enrichies d’éléments provenant du répertoire statistique Sirus.
Les créations d'entreprises correspondent aux unités légales du répertoire Sirene qui enregistrent un début d'activité relevant de l'un des cas suivants :
- l'immatriculation d'une nouvelle unité légale avec création d'une nouvelle combinaison de facteurs de production ;
- le cas où l'entrepreneur redémarre une activité après une interruption de plus d'un an (il n'y a pas de nouvelle immatriculation mais reprise de l'ancien numéro Siren, en général pour un entrepreneur individuel) ;
- le cas où l'entrepreneur redémarre une activité après une interruption de moins d'un an, mais avec changement d'activité ;
- la reprise par une unité légale nouvellement immatriculée de tout ou partie des activités et facteurs de production d'une autre unité légale, lorsqu'il n'y a pas de continuité économique entre la situation du cédant et celle du repreneur.
On considère qu'il n'y a pas continuité économique de l'unité légale si, parmi les trois éléments suivants concernant son siège, au moins deux sont modifiés lors de la reprise : l'unité légale contrôlant l'établissement siège, l'activité économique et la localisation.
Depuis les données relatives à janvier 2009, à la suite de la mise en place du régime de l'auto-entrepreneur (renommé micro-entrepreneur, à compter du 19 décembre 2014), les statistiques de créations d'entreprises incluent les demandes de créations enregistrées dans Sirene au titre de ce régime. Ce dénombrement n'inclut pas les entrepreneurs déjà en activité avant le 1er janvier 2009 et qui avaient demandé, à titre dérogatoire au plus tard le 31 mars 2009, à bénéficier du régime micro-social et du versement fiscal libératoire en 2009.
La statistique de créations d'entreprises couvre l'ensemble des activités marchandes hors agriculture.
Depuis le 1er janvier 2007, la notion de création d'entreprise s'appuie sur un concept harmonisé au niveau européen pour faciliter les comparaisons.
Une unité légale est en situation de défaillance ou de dépôt de bilan à partir du moment où une procédure de redressement judiciaire est ouverte à son encontre.
Cette procédure intervient lorsqu'une unité légale est en état de cessation de paiement, c'est-à-dire qu'elle n'est plus en mesure de faire face à son passif exigible avec son actif disponible.
Il ne faut pas confondre la notion de défaillance et la notion de cessation. La notion de cessation correspond à l'arrêt total de l'activité économique d'une entreprise. Toutes les défaillances ne donnent pas des cessations. Par exemple, un jugement d'ouverture de procédure de défaillance (dépôt de bilan d'une entreprise inscrite dans le cadre d'une procédure judiciaire) ne se résout pas forcement par une liquidation.
Toutes les cessations n'ont pas donné lieu à une défaillance. Par exemple, un entrepreneur individuel peut cesser son activité suite à un départ en retraite.
La correction des variations saisonnières permet d’éliminer l'effet de fluctuations périodiques infra-annuelles dues au calendrier et aux saisons, de manière à faire ressortir les évolutions les plus significatives de la série. Celles-ci sont contenues dans la tendance et la composante irrégulière.
Par exemple, les ventes de jouets augmentent toujours fortement entre novembre et décembre, en raison de Noël. Sur les données brutes, cet effet périodique masque l’évolution conjoncturelle sous-jacente pour une année donnée. Une fois la série désaisonnalisée, c’est-à-dire l’effet Noël retiré, les ventes peuvent s’avérer en baisse, signe d’une moins bonne année.
Ce secteur comprend l’administration publique, l’enseignement, la santé et l’action sociale.
Pour en savoir plus
(1) Retrouvez davantage de données associées à cette publication en téléchargement.
(2) Insee, « Tableau de bord de la conjoncture : Bretagne », Chiffres-clés.
(3) Insee, « Consolidation modérée, croissance ravivée », Note de conjoncture, décembre 2025.
(4) Insee, « Au troisième trimestre 2025, le taux de chômage s’établit à 7,7 %, en hausse de 0,3 point sur un an », Informations rapides no 2025-279, novembre 2025.
(5) Insee, « Au troisième trimestre 2025, l’emploi salarié est stable », Informations rapides no 2025-302, novembre 2025.
(6) Insee, « Au troisième trimestre 2025, l’emploi salarié est stable dans la majorité des régions », Informations rapides no 2026-3, janvier 2026.