Insee Conjoncture Bourgogne-Franche-ComtéBilan économique 2019 - Bourgogne-Franche-Comté

L’économie régionale globalement bien orientée en 2019 mais à l’épreuve de la crise sanitaire en 2020

Comme dans presque tous les pays avancés, l’économie française ralentit en 2019 mais de façon modérée. La croissance du PIB national est de 1,5 %, contre 1,8 % en 2018. Elle est freinée par la dégradation du commerce extérieur alors que la consommation des ménages accélère et que l’investissement est dynamique. Sur le marché du travail, le nombre d’emplois augmente et le taux de chômage continue sa décrue : il atteint 8,1 % fin 2019. En Bourgogne-Franche-Comté, les tendances sont similaires avec une très bonne fin d’année. Le taux de chômage y est au plus bas depuis 2008, à 7,2 % de la population active. Les gains d’emplois dans le tertiaire et la construction compensent les pertes de l’industrie. Les créations d’entreprises sont nombreuses, notamment pour les micro-entreprises. La fréquentation touristique progresse, portée par l’augmentation des nuitées dans les campings. En revanche, les demandes de permis de construire comme les mises en chantier sont en baisse.

Le contexte conjoncturel de l’année 2019 a été radicalement modifié début 2020 avec l’émergence de l’épidémie du Covid-19. Au mois de mars et au deuxième trimestre 2020, l’activité a fortement chuté. Pendant toute la période de confinement, elle se serait située à environ un tiers en deçà de son niveau en situation « normale » d’activité.

Insee Conjoncture Bourgogne-Franche-Comté
No 22
Paru le : Paru le 18/06/2020
Frédéric Biancucci (Insee)
Insee Conjoncture Bourgogne-Franche-Comté  No 22 - Juin 2020

Ce bilan économique fait partie des 17 bilans économiques régionaux 2019 publiés par l'Insee.
Retrouvez les bilans des autres régions ici.

Cette année, la situation exceptionnelle de la pandémie dans les premiers mois de 2020 introduit une rupture avec la dynamique de 2019 et remet en question les éventuelles prévisions réalisées précédemment. Ainsi, ces bilans rendent également compte de la crise, uniquement sur la période de confinement.

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Chômage et politiques de l’emploi - Le taux de chômage au plus bas depuis 2008Bilan économique 2019

Frédéric Biancucci (Insee)

Fin 2019, en Bourgogne-Franche-Comté, le taux de chômage est de 7,2 %, un niveau qu’il n'avait plus connu depuis 11 ans. Il baisse de 0,3 point sur un an et recule dans tous les départements de la région. Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi est également en diminution dans la région et ce quel que soit le sexe ou la catégorie d’âge, hormis les seniors dont le nombre est stable. Ce recul des inscrits à Pôle emploi se retrouve dans tous les départements sauf le Doubs.

Insee Conjoncture Bourgogne-Franche-Comté

No 22

Paru le : 18/06/2020

Avertissement

Cette publication présente le bilan économique annuel de l'année 2019 en Bourgogne-Franche-Comté. Suite à la crise sanitaire liée à la pandémie Covid-19, la situation économique s'est fortement détériorée à partir de mars 2020. Le premier article « Synthèse du Bilan économique 2019 et premiers éléments sur 2020 » fournit des éléments de mesure des impacts économiques de la crise et du confinement de la population.

Fin 2019, le taux de chômage en Bourgogne-Franche-Comté s’établit à 7,2 % de la population active contre 8,1 % au niveau national (figure 1). Il est en recul de 0,3 point sur un an et atteint son plus bas niveau depuis fin 2008. Au niveau national, la baisse est plus marquée, - 0,7 point, et la Bourgogne-Franche-Comté recule dans le classement des régions de France métropolitaine les moins touchées par le chômage : troisième au début 2019, elle passe cinquième. Elle est devancée par la Bretagne, les Pays-de-Loire, Auvergne-Rhône-Alpes et l’Île-de-France.

Baisse du taux de chômage dans les huit départements

Comme les années précédentes, c’est le Jura qui reste le département de Bourgogne-Franche-Comté le plus épargné en 2019 (figure 2). Avec un taux de chômage de 5,9 %, il est même le quatrième département le moins touché au niveau national. À l’autre extrémité, le Territoire de Belfort est le département le plus concerné dans la région, 8,8 %. C’est d’ailleurs dans ce département et dans celui du Doubs que le recul du chômage est le moins marqué, respectivement - 0,2 point et - 0,1 point. La baisse est plus importante dans tous les autres, en particulier en Côte d’Or et en Haute-Saône avec - 0,5 point.

La zone d’emploi de Beaune est, avec 4,7 %, la plus épargnée de la région. Celle de Lons-le-Saunier avec 5,5 % et celles de Morteau et Pontarlier avec 5,8 % ont également un taux de chômage contenu. En revanche, la zone d’emploi du Creusot-Montceau est la plus touchée avec 9,1 %.

Le nombre de demandeurs d’emploi continue de décroître sauf dans le Doubs

Fin 2019, en Bourgogne-Franche-Comté, près de 211 100 personnes sont inscrites à Pôle emploi dans les catégories A, B, C. C’est 3 500 demandeurs d’emploi de moins qu’en fin d’année dernière, soit un repli de 1,7 %, moins fort qu’au niveau national, - 3 % (figure 3).

La Côte-d’Or est le département où le recul est le plus fort avec 1 500 demandeurs d’emploi en moins, soit une baisse de 3,7 % sur un an. La baisse est aussi marquée dans la Nièvre, l’Yonne, le Jura et la Haute-Saône où elle s’échelonne de - 3,1 % à - 2,6 %. À l’inverse, dans le Doubs, il y a 320 demandeurs d’emploi supplémentaires soit une hausse de 0,8 %.

Dans la région, le reflux des inscrits à Pôle emploi est plus net pour les femmes que pour les hommes : respectivement - 2,1 % contre - 1,1 %. C’est l’inverse au niveau national avec - 3,2 % pour les hommes et - 2,7 % pour les femmes.

Plus fort repli chez les jeunes

En 2019, la classe d’âge la plus nombreuse, les 25-49 ans, compte 2,1 % de demandeurs d’emploi en moins par rapport à l’année précédente en Bourgogne-Franche-Comté. Cependant, ce sont les jeunes qui bénéficient du plus fort repli dans la région. En effet, le nombre d’inscrits à Pôle emploi de moins de 25 ans est en baisse de 2,9 %, soit 900 personnes. Si ce recul des inscriptions des jeunes à Pôle emploi est quasi général, le Doubs et le Territoire de Belfort y font exception.

Pour les 50 ans ou plus, le nombre d’inscrits est stable au niveau régional. Il baisse dans la Nièvre, l’Yonne et en Côte-d’Or mais augmente nettement en Saône-et-Loire et dans le Doubs.

En Bourgogne-Franche-Comté, l’évolution du nombre de demandeurs d’emploi est un peu moins favorable pour toutes les classes d’âge qu’au niveau national.

Les demandeurs d’emploi de longue durée également moins nombreux

Pour la première fois depuis 2016, le nombre des demandeurs d’emploi de longue durée, c’est-à-dire inscrits depuis plus d’un an, est en recul avec 1 860 inscrits de moins en un an, soit une baisse de 1,8 %. Ce repli est cependant moins marqué qu’au niveau national, - 2,6 %.

Dans la région, la diminution concerne 6 des 8 départements avec des baisses significatives pour l’Yonne, - 5,3 %, la Nièvre, - 4,6 % et la Côte-d'Or, - 4,3 %. À l’inverse, la hausse est minime pour le Doubs et le Jura.

Figure 1Évolution trimestrielle du taux de chômage

en % de la population active
Évolution trimestrielle du taux de chômage (en % de la population active)
Bourgogne-Franche-Comté France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2005 7,8 9
1ᵉʳ trim. 2006 8 9,1
2ᵉ trim. 2006 7,9 9
3ᵉ trim. 2006 7,8 8,9
4ᵉ trim. 2006 7,4 8,4
1ᵉʳ trim. 2007 7,4 8,5
2ᵉ trim. 2007 7 8,1
3ᵉ trim. 2007 6,9 8
4ᵉ trim. 2007 6,4 7,5
1ᵉʳ trim. 2008 6,2 7,2
2ᵉ trim. 2008 6,3 7,3
3ᵉ trim. 2008 6,5 7,4
4ᵉ trim. 2008 6,9 7,7
1ᵉʳ trim. 2009 8 8,6
2ᵉ trim. 2009 8,6 9,2
3ᵉ trim. 2009 8,5 9,2
4ᵉ trim. 2009 8,8 9,5
1ᵉʳ trim. 2010 8,7 9,4
2ᵉ trim. 2010 8,6 9,3
3ᵉ trim. 2010 8,4 9,2
4ᵉ trim. 2010 8,2 9,2
1ᵉʳ trim. 2011 8,1 9,1
2ᵉ trim. 2011 8 9,1
3ᵉ trim. 2011 8,1 9,2
4ᵉ trim. 2011 8,2 9,4
1ᵉʳ trim. 2012 8,4 9,5
2ᵉ trim. 2012 8,7 9,7
3ᵉ trim. 2012 8,8 9,8
4ᵉ trim. 2012 9,2 10,1
1ᵉʳ trim. 2013 9,4 10,3
2ᵉ trim. 2013 9,5 10,5
3ᵉ trim. 2013 9,2 10,3
4ᵉ trim. 2013 9 10,1
1ᵉʳ trim. 2014 9,1 10,1
2ᵉ trim. 2014 9,1 10,2
3ᵉ trim. 2014 9,2 10,3
4ᵉ trim. 2014 9,4 10,4
1ᵉʳ trim. 2015 9,3 10,3
2ᵉ trim. 2015 9,4 10,5
3ᵉ trim. 2015 9,3 10,4
4ᵉ trim. 2015 9,2 10,2
1ᵉʳ trim. 2016 9,1 10,2
2ᵉ trim. 2016 9 10
3ᵉ trim. 2016 8,8 9,9
4ᵉ trim. 2016 8,8 10
1ᵉʳ trim. 2017 8,4 9,6
2ᵉ trim. 2017 8,3 9,5
3ᵉ trim. 2017 8,2 9,5
4ᵉ trim. 2017 7,7 9
1ᵉʳ trim. 2018 7,8 9,2
2ᵉ trim. 2018 7,7 9,1
3ᵉ trim. 2018 7,7 9
4ᵉ trim. 2018 7,5 8,8
1ᵉʳ trim. 2019 7,5 8,7
2ᵉ trim. 2019 7,4 8,4
3ᵉ trim. 2019 7,5 8,5
4ᵉ trim. 2019 7,2 8,1
  • Notes : données CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Source : Insee, taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisé.

Figure 1Évolution trimestrielle du taux de chômage

  • Notes : données CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Source : Insee, taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisé.

Figure 2Taux de chômage

en % de la population active
Taux de chômage (en % de la population active)
2018 T4 2019 T1 2019 T2 2019 T3 2019 T4 (p) Évolution 2019 T4 / 2018 T4 (en points de %)
Côte-d'Or 7,0 6,9 6,8 6,9 6,5 -0,5
Doubs 7,6 7,6 7,6 7,7 7,5 -0,1
Jura 6,3 6,2 6,1 6,2 5,9 -0,4
Nièvre 7,3 7,3 7,1 7,2 7,0 -0,3
Haute-Saône 7,9 8,0 7,8 7,9 7,4 -0,5
Saône-et-Loire 7,7 7,7 7,5 7,7 7,4 -0,3
Yonne 8,0 7,9 7,8 8,0 7,6 -0,4
Territoire de Belfort 9,0 9,0 8,9 9,1 8,8 -0,2
Bourgogne-Franche-Comté 7,5 7,5 7,4 7,5 7,2 -0,3
France hors Mayotte 8,8 8,7 8,4 8,5 8,1 -0,7
  • p : données provisoires.
  • Note : données CVS.
  • Source : Insee, taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisé.

Figure 3Demandeurs d'emploi en fin de mois

Demandeurs d'emploi en fin de mois
Demandeurs d'emploi au quatrième trimestre 2019 Évolution 2019/2018 ¹
Catégories A, B, C Catégorie A Catégories A, B, C (en % de l'ensemble) Catégorie A (en % de l'ensemble) Catégories A, B, C (%) Catégorie A (%)
Hommes 100 720 62 450 47,7 51,7 -1,1 -0,8
Femmes 110 360 58 380 52,3 48,3 -2,1 -2,4
Moins de 25 ans 29 290 17 960 13,9 14,9 -2,9 0,7
De 25 à 49 ans 124 770 68 440 59,1 56,6 -2,1 -2,0
50 ans ou plus 57 020 34 430 27,0 28,5 0,1 -1,9
Inscrits depuis un an ou plus 99 190 nd 47,0 nd -1,8 nd
dont inscrits depuis plus de 2 ans 57 030 nd 27,0 nd 1,5 nd
Bourgogne-Franche-Comté 211 080 120 830 100,0 100,0 -1,7 -1,6
France entière 5 746 400 3 551 300 100,0 100,0 -3,0 -3,3
  • nd : données non disponibles.
  • ¹ : évolution de l'indicateur entre le quatrième trimestre 2018 et le quatrième trimestre 2019.
  • Note : données CVS-CJO.
  • Avertissement : le nombre de demandeurs d'emploi au quatrième trimestre est une moyenne des stocks de demandeurs d'emploi à la fin des mois d'octobre, novembre et décembre afin de mieux dégager les évolutions tendancielles.
  • Source : Pôle emploi-Dares, STMT.

Avertissement

Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d'une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.

Pour comprendre

Depuis la modification des statistiques du marché du travail en 2018, les données des demandeurs d'emploi en fin de mois sont désormais présentées en moyenne trimestrielle. De plus, les données CVS – CJO (correction des variations saisonnières - correction des jours ouvrables) sont désormais prises en compte, au lieu des données brutes.

Définitions


Emploi d'Avenir / EAV : L'emploi d'avenir (EAV) est un contrat d'aide à l'insertion destiné aux jeunes particulièrement éloignés de l'emploi, en raison de leur défaut de formation ou de leur origine géographique. Il comporte des engagements réciproques entre le jeune, l'employeur et les pouvoirs publics, susceptibles de permettre une insertion durable du jeune dans la vie professionnelle. À partir de 2018, seules les reconductions d’anciens emplois d’avenir sont autorisées.


Parcours contractualisé d’accompagnement vers l’emploi et l’autonomie (PACEA) : Créé en août 2016, le PACEA est le nouveau cadre contractuel de l’accompagnement des jeunes par les missions locales. Il concerne tous les jeunes de 16 à 25 ans révolus.
Le PACEA est constitué de phases d’accompagnement successives qui peuvent s’enchaîner pour une durée maximale de 24 mois consécutifs.
En fonction de la situation et des besoins de l’intéressé, le bénéfice d’une allocation peut être accordé à un jeune intégrant un PACEA. Elle est destinée à soutenir ponctuellement la démarche d’insertion du jeune vers et dans l’emploi et l’autonomie. Le montant mensuel de l’allocation ne peut pas excéder le montant mensuel du revenu de solidarité active (RSA) hors forfait logement. Au 1ᵉʳ avril 2018, cela correspond à un montant de 484,82 €.


Parcours emploi compétences (PEC) : Depuis janvier 2018, les contrats aidés sont transformés en parcours emploi compétences. Ceux-ci sont destinés aux publics les plus éloignés du marché du travail.
La mise en œuvre des parcours emploi compétences repose sur le triptyque emploi-formation-accompagnement : un emploi permettant de développer des compétences transférables, un accès facilité à la formation et un accompagnement tout au long du parcours tant par l’employeur que par le service public de l’emploi, avec pour objectif l’inclusion durable dans l’emploi des personnes les plus éloignées du marché du travail.
Le parcours emploi compétences est prescrit dans le cadre de CUI-CAE dans le secteur non marchand, et dans le cadre de CUI-CIE dans les DOM ou par les conseils départementaux sous certaines conditions (voir définition du CUI).
L’objectif de durée d’un parcours est de 12 mois et les conventions initiales ne peuvent être inférieures à 9 mois.
Dans le cadre du parcours emploi compétences, le montant de l’aide accordée aux employeurs, exprimé en pourcentage du Smic brut, pourra être modulé entre 30 % et 60 %, dans la limite des enveloppes financières. Le taux de prise en charge est fixé par arrêté du préfet de région.


Catégories de demandes d'emploi établies par arrêté :

la publication des effectifs de demandeurs d'emploi inscrits se fait selon les catégories statistiques suivantes :

  • catégorie A : demandeurs d'emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi, sans emploi ;
  • catégorie B : demandeurs d'emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi, ayant exercé une activité réduite courte (i.e. de 78 heures ou moins au cours du mois) ;
  • catégorie C : demandeurs d'emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi, ayant exercé une activité réduite longue (i.e. plus de 78 heures au cours du mois) ;
  • catégorie D : demandeurs d'emploi non tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi (en raison d'un stage, d'une formation, d'une maladie…), y compris les demandeurs d'emploi en convention de reclassement personnalisé (CRP), en contrat de transition professionnelle (CTP), sans emploi et en contrat de sécurisation professionnelle ;
  • catégorie E : demandeurs d'emploi non tenus de faire de actes positifs de recherche d'emploi, en emploi (par exemple : bénéficiaires de contrats aidés).

Jusqu'en 1995, il existait cinq catégories de demandes ou de demandeurs d'emploi.

Les demandeurs d'emploi étaient regroupés en fonction du type d'emploi recherché et non pas en fonction du type d'emploi occupé.

La catégorie 1 enregistrait les personnes immédiatement disponibles, à la recherche d'un emploi sous contrat à durée indéterminée (CDI), à temps plein.

La catégorie 2 enregistrait les personnes immédiatement disponibles, à la recherche d'un emploi sous contrat à durée indéterminée (CDI), à temps partiel.

La catégorie 3 enregistrait les personnes immédiatement disponibles, à la recherche d'un emploi à durée limitée (CDD, mission d'intérim, vacation).

La catégorie 4 enregistrait les personnes sans emploi et à la recherche d'un emploi mais non immédiatement disponibles (en formation, en arrêt maladie, en congé de maternité).

La catégorie 5 enregistrait les personnes pourvues d'un emploi mais à la recherche d'un autre emploi, donc non immédiatement disponibles.

De 1995 à fin 2008, les personnes ayant exercé une activité réduite ou occasionnelle de 78 heures ou plus dans le mois précédent étaient exclues des catégories 1, 2 et 3 pour former les catégories 6, 7 et 8. Il existait alors huit catégories.


Chômage partiel :

lorsqu'une entreprise réduit son activité au-dessous de l'horaire légal ou arrête momentanément tout ou partie de son activité et qu'elle n'entend pas rompre les contrats de travail qui la lient à ses salariés, elle peut avoir recours au chômage partiel.

Le système d'indemnisation du chômage partiel permet de gérer une baisse d'activité ponctuelle, limitée dans le temps et ayant pour cadre l'année civile.

Remarque :

Le dispositif du chômage partiel a pour but d'éviter des licenciements : il permet à une entreprise qui subit une perte d'activité de nature économique, technique ou naturelle, de réduire temporairement les horaires de ses effectifs.

Lorsque le chômage partiel se prolonge au-delà de 6 semaines, les salariés dont le contrat de travail est suspendu sont considérés comme étant à la recherche d'un emploi et peuvent être admis au bénéfice de l'allocation d'aide de retour à l'emploi versée par Pôle Emploi ; on parle alors de « chômage partiel total ».

En 2008, afin de tenir compte de la dégradation de la conjoncture économique, l'instruction DGEPF n° 2008/19 du 25 novembre 2008 précise les conditions d'une application dynamique du chômage partiel, qu'il s'agisse, par exemple, de répondre favorablement aux demandes des entreprises en redressement judiciaire, dans la perspective de leur reprise, aux demandes des entreprises de sous-traitance affectées par les difficultés de leurs donneurs d'ordres, ou encore, d'assouplir l'interprétation du caractère temporaire du chômage partiel.

L'instruction rappelle également les autres dispositifs auxquels peuvent recourir les entreprises avant de solliciter l'État pour bénéficier du chômage partiel : aménagement du temps de travail dans le cadre fixé par la loi du 20 août 2008, formation des salariés...


Contrat d'apprentissage :

le Contrat d'apprentissage est un contrat de travail conclu entre un employeur et un jeune de 16 à 25 ans ayant satisfait à l'obligation scolaire, des dérogations étant possibles.

La durée du contrat d'apprentissage peut varier de un à trois ans en fonction du type de profession et de la qualification préparée. L’apprenti perçoit un salaire calculé selon son âge et son ancienneté dans le dispositif. La conclusion d'un contrat d’apprentissage ouvre droit à des aides de l'État pour l’employeur.


Contrat d'insertion dans la vie sociale / CIVIS :

le contrat d'insertion dans la vie sociale (CIVIS), dans son volet « accompagnement vers l'emploi » a été mis en œuvre en 2005. Il s'adresse aux jeunes de 16 à 25 ans faiblement qualifiés et rencontrant des difficultés particulières d'insertion professionnelle. Il a pour objectif d'organiser les actions nécessaires à la réalisation de leur projet d'insertion dans un emploi durable. Ce contrat est conclu avec les missions locales ou les permanences d'accueil, d'information et d'orientation (PAIO). Sa durée est d'un an renouvelable. Les titulaires d'un CIVIS âgés d'au moins 18 ans peuvent bénéficier d'un soutien de l'État sous la forme d'une allocation versée pendant les périodes durant lesquelles ils ne perçoivent ni une rémunération au titre d'un emploi ou d'un stage, ni une autre allocation.

Remarque :

Le CIVIS n'est pas un contrat de travail. Il a pour principe la mobilisation de mesures dont dispose le service public de l'emploi (parmi lesquelles les emplois aidés) dans une logique de parcours.


Contrat de professionnalisation :

le Contrat de professionnalisation est un contrat de travail destiné à permettre aux jeunes de 16 à 25 ans, aux demandeurs d’emploi et aux bénéficiaires de certaines allocations ou contrats, d’acquérir une qualification professionnelle ou de compléter leur formation initiale au moyen d’une formation en alternance.

Le contrat de professionnalisation peut être un contrat à durée déterminée ou indéterminée. Il permet aux jeunes de 16-25 ans, aux demandeurs d’emploi de 26 ans ou plus ainsi qu’aux bénéficiaires du Revenu de Solidarité Active, de l'Allocation Spécifique de Solidarité, de l'Allocation Adulte Handicapé et d'un Contrat Unique d'Insertion, d’acquérir une qualification professionnelle en relation avec les besoins identifiés par les branches professionnelles par le biais d’une formation en alternance.

Cette qualification professionnelle obtenue peut être un diplôme, un titre ou une qualification reconnue.

Depuis 2004, le contrat de professionnalisation s’est substitué aux contrats de qualification, d’adaptation et d’orientation.

Remarque :

Le contrat de professionnalisation a été créé par la loi du 4 mai 2004 relative à la formation professionnelle. Il succède aux contrats de qualification, contrats d'adaptation et contrats d'orientation.

Le contrat de professionnalisation a été créé par la loi du 4 mai 2004 relative à la formation professionnelle.


Contrat unique d'insertion / CUI :

crée par la loi n°2008-1249 du 1er décembre 2008 généralisant le revenu minimum de solidarité active et réformant les politiques d'insertion, le contrat unique d'insertion (CUI) est entré en vigueur au 1er janvier 2010 (dans les départements d'Outre-Mer entrée en vigueur prévue pour le 1er janvier 2011).

A compter du 1er janvier 2010 et suite à la mise en place de ce nouveau contrat, il n'est plus possible de conclure des contrats d'avenir et des contrats d'insertion - revenu minimum d'activité (CI-RMA).

Dans les départements d'Outre-Mer, la mise en œuvre du Contrat Unique d'Insertion (CUI) étant prévue au 1er janvier 2011, la conclusion de CIRMA et de contrats d'avenir reste possible jusqu'au 31 décembre 2010.

Le contrat unique d'insertion qui a pour objet de faciliter l'insertion professionnelle des personnes sans emploi rencontrant des difficultés sociales et professionnelles d'accès à l'emploi, se décline sous deux formes :

  • le CUI- Contrat Initiative Emploi (CUI-CIE), s'adresse aux employeurs du secteur marchand et ouvre droit à une aide financière sans exonération spécifique de cotisations sociales ;
  • le CUI- Contrat d'Accompagnement dans l'emploi (CUI-CAE), s'adresse aux employeurs du secteur non marchand et ouvre droit à une aide financière et à une exonération spécifique de cotisations sociales.
Remarque :

Le CUI succède aux Contrat d'accompagnement dans l'emploi (CAE) dans le non-marchand et aux Contrat initiative emploi (CIE) dans le marchand.


Demandeurs d'emploi de longue durée / DELD :

les demandeurs d'emploi de longue durée (DELD) sont ceux inscrits en catégories A, B, C, depuis un an ou plus.


Demandeurs d'emploi en fin de mois / DEFM / Demandes d'emploi en fin de mois :

les demandeurs d'emploi en fin de mois (DEFM) sont les personnes inscrites à Pôle Emploi et ayant une demande en cours au dernier jour du mois.


Population active (au sens du Bureau International du Travail (BIT)) / Actifs (au sens du Bureau International du Travail (BIT)), personnes actives (au sens du Bureau International du Travail (BIT)) :

la population active au sens du Bureau International du Travail (BIT) comprend les personnes en emploi au sens du BIT et les chômeurs au sens du BIT.

Remarque :

Définition internationale, adoptée en 1982 par une résolution du Bureau international du travail (BIT).


Taux de chômage :

le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).

On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...

Remarque :

Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.


Taux de chômage (BIT) :

rapport entre le nombre de chômeurs au sens du Bureau international du travail (BIT) et le nombre d’actifs au sens du BIT.

Pour en savoir plus

Jauneau Y., Vidalenc J.,« Une photographie du marché du travail en 2019 : Le chômage continue de reculer », Insee Première n° 1793, février 2020

Biancucci F., « Chômage en Bourgogne-Franche-Comté : Nette amélioration au dernier trimestre 2019, avant la crise », Insee Flash Bourgogne-Franche-Comté n° 102, avril 2020.

Définitions