Insee Conjoncture Pays de la LoireBilan économique 2018 - Pays de la Loire

En 2018, la croissance française ralentit en volume : + 1,7 % après + 2,3 % en 2017. L’emploi salarié progresse dans les Pays de la Loire (+ 0,9 %), davantage qu’au niveau national (+ 0,6 %). Toutefois, il ralentit après deux années très dynamiques En 2018, la région crée 12 400 emplois salariés, contre 31 000 en 2017. L’industrie conforte son rôle moteur dans l’économie des Pays de la Loire. L’emploi salarié industriel progresse de 1,6 %, poursuivant son dynamisme de 2017. En 2018, activité et emploi progressent dans la construction. Toutefois, cette augmentation ralentit. Le tertiaire marchand reste bien orienté malgré l’intérim en berne. Après une nette baisse en 2017, le taux de chômage recule de nouveau en 2018 dans les Pays de la Loire. Il s’établit à 7,2 %, niveau le plus bas depuis la crise de 2008.

Insee Conjoncture Pays de la Loire
No 25
Paru le : Paru le 06/06/2019
Delphine Legendre, Insee
Insee Conjoncture Pays de la Loire  No 25 - Juin 2019

Ce bilan économique fait partie des 17 bilans économiques régionaux 2018 publiés par l'Insee.
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Emploi - La création d’emploi régionale portée par l’industrie et le tertiaire marchandBilan économique 2018

Delphine Legendre, Insee

En 2018, dans les Pays de la Loire, l’emploi salarié total progresse de 0,9 %, un peu plus qu’en France (+ 0,6 %). L’emploi continue sa progression mais ralentit par rapport aux deux dernières années puisqu’il avait augmenté de 2,2 % en 2017 et de 1,5 % en 2016. Il augmente dans tous les secteurs marchands : plus fortement dans l’industrie et le tertiaire marchand hors intérim, un peu moins dans la construction. Dans le tertiaire non marchand, l’emploi est stable.

Insee Conjoncture Pays de la Loire

No 25

Paru le : 06/06/2019

En 2018, dans les Pays de la Loire, l'emploi salarié total augmente de 0,9 % et atteint 1,4 million d’emplois en fin d'année. L’emploi continue sa progression au même rythme que les cinq années précédentes (+ 1,0 % d’augmentation annuelle moyenne entre 2012 et 2017) mais ralentit par rapport aux deux dernières années : + 2,2 % en 2017 et + 1,5 % en 2016. En 2018, la croissance de l’emploi, dans la région, est de nouveau plus forte qu’au niveau national (+ 0,6 %) (figure 1). L’emploi augmente tout au long de l’année : + 0,3 % au 1er trimestre, + 0,1 % au 2trimestre et + 0,2 % aux 3e et 4e trimestres.

La croissance de l’emploi est principalement portée par la Loire-Atlantique (+ 1,8 %). L’emploi augmente dans une moindre mesure en Vendée (+ 0,7 %) et en Maine-et-Loire (+ 0,5 %). Dans la Sarthe et en Mayenne, il baisse de 0,4 % (figure 2).

Le dynamisme de l’emploi régional porté par le secteur industriel

L’emploi industriel régional augmente de 1,6 %, plus qu’au niveau national (+ 0,3 %). Il augmente dans tous les départements : de + 2,5 % en Loire-Atlantique à + 0,4 % en Mayenne. L’emploi progresse dans tous les secteurs industriels. Il augmente fortement dans la fabrication des matériels de transport (+ 3,7 %), des biens d’équipements (+ 3,2 %) et dans les autres branches industrielles (+ 1,3 %), alors que l’emploi dans ces secteurs stagne au niveau national (entre + 0,1 % et + 0,2 %). Dans l’industrie agroalimentaire et le secteur de l’énergie, l’eau, les déchets, la cokéfaction et le raffinage, l’emploi régional augmente dans les mêmes proportions qu’au niveau national (+ 0,3 % et + 0,9 % dans les Pays de la Loire et + 0,4 % et + 0,9 % en France).

L’emploi dans le tertiaire marchand ralenti par la chute de l’intérim

L’emploi dans le tertiaire marchand hors intérim augmente de 1,9 % en 2018, plus fortement qu’en France (+ 1,2 %). Il stagne en Mayenne et progresse dans les autres départements (de + 2,9 % en Loire-Atlantique à + 0,6 % dans la Sarthe). Dans la région, l’emploi augmente fortement dans l’information et la communication (+ 7,1 %), les transports (+ 2,8 %), les services aux entreprises (+ 2,4 %), les services financiers (+ 1,9 %) et le commerce (+ 1,8 %). Dans ces secteurs hormis dans les services aux entreprises, la progression de l’emploi au niveau régional est plus forte qu’au niveau national. Dans l’hébergement et la restauration, la croissance de l’emploi est plus faible qu’au niveau national : + 1,1 % dans la région contre + 1,8 % en France. Deux secteurs des services perdent des emplois au cours de l’année. Dans les services immobiliers, la chute est élevée : – 3,4 % d’emploi contre – 0,7 % en France. L’emploi dans le secteur des services aux ménages baisse dans une moindre mesure (– 0,9 % contre – 1,0 % en France).

Alors qu’il était en constante augmentation depuis 2014, l’intérim régional chute dans des proportions plus marquées qu’en France (– 5,8 % contre – 3,3 %) (figure 3). La chute est limitée en Loire-Atlantique (– 1,0 %), mais est beaucoup plus forte dans les autres départements : – 17,8 % en Mayenne, – 10,2 % dans la Sarthe, – 8,0 % en Vendée et – 4,8 % en Maine-et-Loire.

Comme en France, l’emploi dans le tertiaire non marchand stagne : + 0,1 % dans la région contre – 0,1 % en France.

Le secteur de la construction gagne encore des emplois en 2018 (figure 4) mais la progression ralentit dans la région (+ 0,8 % en 2018 contre + 1,3 % en 2017) et est moins forte qu’en France (+ 1,9 %). L’emploi dans la construction est toujours dynamique en Vendée (+ 2,6 %) et en Loire-Atlantique (+ 1,6 %). Il stagne en Mayenne (+ 0,2 %) et diminue en Maine-et-Loire (– 0,7 %) et dans la Sarthe (– 2,5 %).

Avertissement

À partir des résultats du premier trimestre 2018, le champ des estimations trimestrielles d'emploi (ETE) localisées, réalisées en partenariat avec l'Acoss et les Urssaf (champ hors intérim) ainsi que la Dares (sur l'intérim), s’est étendu. En 2017, les ETE publiées au niveau localisé (région et département) portaient seulement sur les salariés du secteur marchand - hors agriculture et activité des particuliers employeurs - en France métropolitaine. Depuis 2018, le champ des ETE localisées comprend les départements d’outre-mer (hors Mayotte) et l’ensemble de l’emploi salarié, donc y compris les salariés de la fonction publique, de l’agriculture et de l’ensemble des particuliers employeurs.

De plus, une distinction des emplois « privé » et « public », établie à partir de la catégorie juridique des employeurs, est disponible au niveau régional. Les niveaux de l’emploi « privé » publiés par les Urssaf et par l’Insee diffèrent du fait d’écarts de champ et de concept, et de légères différences peuvent exister sur les taux d’évolution.

Parallèlement, l'introduction de la déclaration sociale nominative (DSN) en remplacement du bordereau récapitulatif de cotisations (BRC) peut entraîner des révisions accrues sur les données, en particulier durant la phase de montée en charge de la DSN.

Figure 1Emploi salarié total par secteur d'activité en Pays de la Loire

en %
Emploi salarié total par secteur d'activité en Pays de la Loire (en %)
Secteur d'activité - NAF rév. 2, 2008 2018 T4 (en milliers) Glissement annuel Glissement annuel moyen 2017/2012 ¹
Pays de la Loire Pays de la Loire France hors Mayotte Pays de la Loire France hors Mayotte
Agriculture 27,7 0,3 1,9 0,4 1,0
Industrie 251,7 1,6 0,3 -0,0 -0,8
Industrie agro-alimentaire 61,9 0,3 0,4 0,9 0,4
Energie, eau, déchets, cokéfaction et raffinage 16,7 0,9 0,9 -0,6 -0,6
Biens d'équipement 33,7 3,2 0,1 -0,4 -1,4
Matériels de transport 29,0 3,7 0,1 0,7 -1,2
Autres branches industrielles 110,5 1,3 0,2 -0,5 -1,1
Construction 86,2 0,8 1,9 -1,9 -1,4
Tertiaire marchand 652,0 1,1 0,9 2,1 1,3
Commerce 181,0 1,8 0,6 0,6 0,4
Transports 74,2 2,8 1,2 1,0 0,2
Hébergement - restauration 47,1 1,1 1,8 2,2 1,7
Information - communication 36,5 7,1 4,3 3,3 1,3
Services financiers 46,9 1,9 0,4 1,1 0,5
Services immobiliers 9,7 -3,4 -0,7 -0,1 0,4
Services aux entreprises hors intérim 126,5 2,4 2,4 2,3 1,9
Intérim 62,9 -5,8 -3,3 11,6 8,9
Services aux ménages 67,4 -0,9 -1,0 0,0 -0,2
Tertiaire non marchand 428,7 0,1 -0,1 0,8 0,6
Total 1 446,4 0,9 0,6 1,0 0,6
  • Notes : données CVS en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires. Pour l'agriculture, les données de la MSA ne sont plus disponibles depuis le 3ᵉ trimestre 2017 ; l'Insee réalise une estimation sur les trimestres suivants, en prolongeant les tendances récentes.
  • ¹ : glissement annuel qu'aurait connu l'emploi salarié total du secteur, si l'évolution avait été la même pour chaque année de la période considérée.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 2Emploi salarié total par département et par grand secteur d'activité en Pays de la Loire

en %
Emploi salarié total par département et par grand secteur d'activité en Pays de la Loire (en %)
2018T4 (en milliers) Glissement annuel
Agriculture Industrie Construction Tertiaire marchand dont Intérim Tertiaire non marchand Total
Loire-Atlantique 590,3 ns 2,5 1,6 2,6 -1,0 0,2 1,8
Maine-et-Loire 298,7 ns 1,3 -0,7 0,6 -4,8 0,4 0,5
Mayenne 111,9 ns 0,4 0,2 -2,4 -17,8 1,2 -0,4
Sarthe 202,0 ns 1,4 -2,5 -0,7 -10,2 -0,6 -0,4
Vendée 243,5 ns 1,2 2,6 0,7 -8,0 -0,4 0,7
Pays de la Loire 1 446,4 0,3 1,6 0,8 1,1 -5,8 0,1 0,9
  • Notes : données CVS en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires. Pour l'agriculture, les données de la MSA ne sont plus disponibles depuis le 3ᵉ trimestre 2017 ; l'Insee réalise une estimation sur les trimestres suivants, en prolongeant les tendances récentes.
  • ns : non significatif.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 3Évolution trimestrielle de l'emploi intérimaire

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
Évolution trimestrielle de l'emploi intérimaire (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
Pays de la Loire France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2010 100 100
1ᵉʳ trim. 2011 100 101,4
2ᵉ trim. 2011 98,7 100,6
3ᵉ trim. 2011 99 100,4
4ᵉ trim. 2011 98,4 99,4
1ᵉʳ trim. 2012 95,4 95,3
2ᵉ trim. 2012 91,1 92,6
3ᵉ trim. 2012 85,6 88,2
4ᵉ trim. 2012 84,2 85,4
1ᵉʳ trim. 2013 86,6 88,5
2ᵉ trim. 2013 85,7 87,8
3ᵉ trim. 2013 87,4 90
4ᵉ trim. 2013 89,9 90,4
1ᵉʳ trim. 2014 87,1 89,8
2ᵉ trim. 2014 92,7 92
3ᵉ trim. 2014 89,2 89,1
4ᵉ trim. 2014 88,6 90,3
1ᵉʳ trim. 2015 91 90,2
2ᵉ trim. 2015 95,3 94,3
3ᵉ trim. 2015 99,4 97,2
4ᵉ trim. 2015 105,2 99,8
1ᵉʳ trim. 2016 109,3 99,9
2ᵉ trim. 2016 111,1 102
3ᵉ trim. 2016 114,9 105,9
4ᵉ trim. 2016 118,6 110,9
1ᵉʳ trim. 2017 123,9 116,2
2ᵉ trim. 2017 131,7 121,8
3ᵉ trim. 2017 138,8 124,9
4ᵉ trim. 2017 145,7 130,9
1ᵉʳ trim. 2018 144,4 130,5
2ᵉ trim. 2018 142 129,6
3ᵉ trim. 2018 140,9 128,5
4ᵉ trim. 2018 137,4 126,5
  • Notes : données CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi intérimaire en fin de trimestre.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 3Évolution trimestrielle de l'emploi intérimaire

  • Notes : données CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi intérimaire en fin de trimestre.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 4Évolution trimestrielle de l'emploi salarié total par grand secteur d'activité en Pays de la Loire

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
Évolution trimestrielle de l'emploi salarié total par grand secteur d'activité en Pays de la Loire (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim Tertiaire non marchand
4ᵉ trim. 2010 100 100 100 100
1ᵉʳ trim. 2011 100,1 100 100,8 100,2
2ᵉ trim. 2011 100,2 100,1 101,1 100,5
3ᵉ trim. 2011 99,7 100,4 101,2 100
4ᵉ trim. 2011 99,6 100,5 101,2 100,1
1ᵉʳ trim. 2012 99,5 100,5 101,7 100,1
2ᵉ trim. 2012 98,5 100,8 102 100,7
3ᵉ trim. 2012 98,3 100,8 102,2 101
4ᵉ trim. 2012 97,7 100,5 102,3 101,1
1ᵉʳ trim. 2013 97,6 100,2 102,1 101,1
2ᵉ trim. 2013 96,6 100 101,7 101,1
3ᵉ trim. 2013 96 100,2 102,1 101,6
4ᵉ trim. 2013 94,6 99,9 102,6 102,3
1ᵉʳ trim. 2014 93,9 100,1 102,5 102,4
2ᵉ trim. 2014 93,3 100 102,7 102,7
3ᵉ trim. 2014 92,2 99,5 102,8 102,8
4ᵉ trim. 2014 91 99,3 103,2 103,1
1ᵉʳ trim. 2015 89,7 99 103,4 103,1
2ᵉ trim. 2015 89,1 98,8 103,8 103,5
3ᵉ trim. 2015 88,7 98,7 104 103,5
4ᵉ trim. 2015 88,3 98,6 104,6 103,7
1ᵉʳ trim. 2016 88,3 98,7 105,4 103,8
2ᵉ trim. 2016 88,2 98,6 105,9 104,2
3ᵉ trim. 2016 87,8 98,6 106,4 104,5
4ᵉ trim. 2016 87,6 99 106,5 104,7
1ᵉʳ trim. 2017 87,8 99,2 107,1 104,9
2ᵉ trim. 2017 87,9 99,7 107,6 104,9
3ᵉ trim. 2017 87,9 100 108,1 104,9
4ᵉ trim. 2017 88,8 100,4 108,8 105,1
1ᵉʳ trim. 2018 88,8 100,9 109,4 105,2
2ᵉ trim. 2018 89,1 101 109,9 105
3ᵉ trim. 2018 89,1 101,5 110,3 105,1
4ᵉ trim. 2018 89,5 102 110,9 105,2
  • Notes : données CVS en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 4Évolution trimestrielle de l'emploi salarié total par grand secteur d'activité en Pays de la Loire

  • Notes : données CVS en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Avertissement

Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d'une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.

Pour comprendre

  • Auparavant, les estimations trimestrielles d'emploi, publiées au niveau localisé (région et département) portaient seulement sur les salariés du secteur marchand – hors agriculture et activités des particuliers employeurs – en France métropolitaine. Depuis 2018, le champ des estimations localisées est étendu à l'ensemble de l'emploi salarié et aux départements d'outre-mer (hors Mayotte). Par rapport à la situation antérieure, sont donc ajoutés les salariés de la fonction publique, de l'agriculture et de l'ensemble des particuliers employeurs.
  • Les estimations trimestrielles régionales et départementales sont construites selon une méthodologie identique à celle employée au niveau national : les évolutions trimestrielles sont calculées à partir de données administratives, qui sont ensuite recalées pour chaque zone géographique sur les estimations annuelles au 31 décembre.
  • La source principale des évolutions d’emploi provient de la statistique établie par les Urssaf à partir des déclarations des établissements versant des cotisations sociales. En ce qui concerne l’emploi intérimaire, l’indicateur est élaboré par la Dares (ministère du Travail, de l'Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social), à partir des déclarations mensuelles des entreprises de travail temporaire adressées à Pôle emploi.

Définitions

Les personnes salariées travaillent, aux termes d'un contrat, pour une autre entité en échange d'un salaire ou d'une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.

Les non-salariés travaillent mais sont rémunérées sous une autre forme qu'un salaire.

En pratique, les non‑salariés sont des personnes affiliées à un régime de protection sociale des travailleurs non salariés : régime social des indépendants (RSI), Urssaf ou Mutualité sociale agricole (MSA). Sont concernés les micro‑entrepreneurs d’une part et les non‑salariés « classiques » de l’autre ; ces derniers sont pour l’essentiel des entrepreneurs individuels « classiques » (hors micro‑entrepreneurs) ou des gérants majoritaires de sociétés à responsabilité limitée (SARL ou SELARL).

A partir de 2009, les estimations d'emploi annuelles sont calculées à partir du dispositif Estel (Estimations d'emploi localisées), qui se fondent sur l'utilisation des sources administratives en niveau.

Pour les salariés, il s'agit des Déclarations Annuelles de Données Sociales (DADS « grand format ») contenant, en plus des DADS stricto sensu, les données du fichier de paye des agents de l'État et celles des particuliers employeurs).

Pour les non salariés agricoles, les sources mobilisées sont les fichiers de la Mutualité Sociale Agricole (MSA) et pour les non salariés non agricoles, les fichiers de l'Agence Centrale des Organismes de Sécurité Sociale (ACOSS) qui est la Caisse Nationale des Unions de Recouvrement des Cotisations de Sécurité Sociale et d'Allocations Familiales (URSSAF).

Le concept central d'Estel est une synthèse ascendante des sources administratives utilisées avec prise en compte de la multi-activité. Estel mesure l'emploi selon un concept « BIT répertorié » : l'emploi est mesuré sur la dernière semaine de l'année et tout emploi déclaré est comptabilisé.

Le passage à Estel permet la production des estimations d'emploi annuelles à un niveau géographique et sectoriel plus fin que l'ancien système (celui de la zone d'emploi croisée avec le niveau A38 de la nouvelle nomenclature d'activités au lieu du niveau départemental) ; de plus on disposera chaque année de la double localisation au lieu de résidence et au lieu de travail pour les salariés et d'informations sur le sexe et la tranche d'âge quinquennale des travailleurs salariés et non salariés.

L' intérim (ou travail intérimaire ou travail temporaire) consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire.


Elle se caractérise donc par une relation triangulaire entre l’entreprise de travail temporaire, l’entreprise cliente et le salarié, et implique la conclusion de deux contrats : un contrat de mise à disposition (entre l’entreprise de travail temporaire et l’entreprise cliente) et un contrat de mission (entre l’entreprise de travail temporaire et le salarié).

La correction des variations saisonnières permet d’éliminer l'effet de fluctuations périodiques infra-annuelles dues au calendrier et aux saisons, de manière à faire ressortir les évolutions les plus significatives de la série. Celles-ci sont contenues dans la tendance et la composante irrégulière.

Par exemple, les ventes de jouets augmentent toujours fortement entre novembre et décembre, en raison de Noël. Sur les données brutes, cet effet périodique masque l’évolution conjoncturelle sous-jacente pour une année donnée. Une fois la série désaisonnalisée, c’est-à-dire l’effet Noël retiré, les ventes peuvent s’avérer en baisse, signe d’une moins bonne année.

La nomenclature des activités économiques en vigueur en France depuis le 1er janvier 2008 est la nomenclature d'activités française (NAF rév. 2). La NAF a la même structure que de la nomenclature d'activités de la Communauté européenne (NACE rév. 2) mais elle comporte un niveau supplémentaire, spécifique à la France, celui des sous-classes.

La NAF rév. 2 comporte cinq niveaux comprenant respectivement : 21, 88, 272, 615 et 732 postes.

La NAF rév. 2 s'est substituée à la NAF rév. 1 datant de 2003 (entrée en vigueur au 1er janvier 2003). La NAF rév. 1 comporte cinq niveaux ayant respectivement 17, 31, 62, 224, et 712 postes .

La NAF rév. 1 avait succédé à la NAF qui était en vigueur depuis le 1er janvier 1993.

Définitions

Les personnes salariées travaillent, aux termes d'un contrat, pour une autre entité en échange d'un salaire ou d'une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.

Les non-salariés travaillent mais sont rémunérées sous une autre forme qu'un salaire.

En pratique, les non‑salariés sont des personnes affiliées à un régime de protection sociale des travailleurs non salariés : régime social des indépendants (RSI), Urssaf ou Mutualité sociale agricole (MSA). Sont concernés les micro‑entrepreneurs d’une part et les non‑salariés « classiques » de l’autre ; ces derniers sont pour l’essentiel des entrepreneurs individuels « classiques » (hors micro‑entrepreneurs) ou des gérants majoritaires de sociétés à responsabilité limitée (SARL ou SELARL).

A partir de 2009, les estimations d'emploi annuelles sont calculées à partir du dispositif Estel (Estimations d'emploi localisées), qui se fondent sur l'utilisation des sources administratives en niveau.

Pour les salariés, il s'agit des Déclarations Annuelles de Données Sociales (DADS « grand format ») contenant, en plus des DADS stricto sensu, les données du fichier de paye des agents de l'État et celles des particuliers employeurs).

Pour les non salariés agricoles, les sources mobilisées sont les fichiers de la Mutualité Sociale Agricole (MSA) et pour les non salariés non agricoles, les fichiers de l'Agence Centrale des Organismes de Sécurité Sociale (ACOSS) qui est la Caisse Nationale des Unions de Recouvrement des Cotisations de Sécurité Sociale et d'Allocations Familiales (URSSAF).

Le concept central d'Estel est une synthèse ascendante des sources administratives utilisées avec prise en compte de la multi-activité. Estel mesure l'emploi selon un concept « BIT répertorié » : l'emploi est mesuré sur la dernière semaine de l'année et tout emploi déclaré est comptabilisé.

Le passage à Estel permet la production des estimations d'emploi annuelles à un niveau géographique et sectoriel plus fin que l'ancien système (celui de la zone d'emploi croisée avec le niveau A38 de la nouvelle nomenclature d'activités au lieu du niveau départemental) ; de plus on disposera chaque année de la double localisation au lieu de résidence et au lieu de travail pour les salariés et d'informations sur le sexe et la tranche d'âge quinquennale des travailleurs salariés et non salariés.

L' intérim (ou travail intérimaire ou travail temporaire) consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire.


Elle se caractérise donc par une relation triangulaire entre l’entreprise de travail temporaire, l’entreprise cliente et le salarié, et implique la conclusion de deux contrats : un contrat de mise à disposition (entre l’entreprise de travail temporaire et l’entreprise cliente) et un contrat de mission (entre l’entreprise de travail temporaire et le salarié).

La correction des variations saisonnières permet d’éliminer l'effet de fluctuations périodiques infra-annuelles dues au calendrier et aux saisons, de manière à faire ressortir les évolutions les plus significatives de la série. Celles-ci sont contenues dans la tendance et la composante irrégulière.

Par exemple, les ventes de jouets augmentent toujours fortement entre novembre et décembre, en raison de Noël. Sur les données brutes, cet effet périodique masque l’évolution conjoncturelle sous-jacente pour une année donnée. Une fois la série désaisonnalisée, c’est-à-dire l’effet Noël retiré, les ventes peuvent s’avérer en baisse, signe d’une moins bonne année.

La nomenclature des activités économiques en vigueur en France depuis le 1er janvier 2008 est la nomenclature d'activités française (NAF rév. 2). La NAF a la même structure que de la nomenclature d'activités de la Communauté européenne (NACE rév. 2) mais elle comporte un niveau supplémentaire, spécifique à la France, celui des sous-classes.

La NAF rév. 2 comporte cinq niveaux comprenant respectivement : 21, 88, 272, 615 et 732 postes.

La NAF rév. 2 s'est substituée à la NAF rév. 1 datant de 2003 (entrée en vigueur au 1er janvier 2003). La NAF rév. 1 comporte cinq niveaux ayant respectivement 17, 31, 62, 224, et 712 postes .

La NAF rév. 1 avait succédé à la NAF qui était en vigueur depuis le 1er janvier 1993.