Bilan économique du Languedoc-Roussillon

L'économie du Languedoc-Roussillon a tâtonné en 2014. L'emploi salarié marchand s'est stabilisé avec une baisse dans les secteurs présentiels et une hausse dans les secteurs productifs. La progression de l'emploi total n'a pas été suffisante pour endiguer la hausse du chômage qui a surtout touché les personnes de plus de 50 ans. Les conséquences sociales des tensions sur le marché du travail s'amplifient, le nombre de bénéficiaires de minima sociaux progressant encore plus vite que la croissance démographique.

Insee Conjoncture Languedoc-Roussillon
Paru le : 29/05/2015
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Construction-Logement - Recul de la construction de logements individuels

Bertrand ODDO (Dreal)

Avec 19 700 logements mis en chantier en 2014, la région a atteint un point bas depuis les années 2000. Le repli par rapport à l’année précédente est de 9 %. Pour la quatrième année consécutive, le nombre de logements commencés se contracte. La situation de la région est comparable à celle de la France métropolitaine, où la construction de logements mis en chantier a reculé de 11 % en un an. Sur une période plus longue, le repli est plus marqué dans la région.

Dans un contexte de déficit de logements sociaux, un effort de construction de ce type de logement est opéré. Le quart de la production de logements relève du secteur social.

Dans le secteur des travaux publics, et malgré la présence de grands travaux dans la région (dédoublement de l’A9, ligne TGV), l’activité des entreprises de travaux publics de la région a ralenti essentiellement en raison de la baisse de commandes des collectivités locales.

Insee Conjoncture Languedoc-Roussillon
No 5
Paru le : 29/05/2015

Baisse de la construction de maisons individuelles et stabilité de la construction collective dans la région

En 2014, 19 700 nouveaux logements ont été commencés en Languedoc-Roussillon confirmant une baisse depuis quatre ans. L’année 2007 a marqué un point haut dans la construction de logements, avec plus de 29 000 logements mis en chantier. La construction était alors au sommet d’un cycle de la construction, voire d’une bulle qui a généré des effets négatifs dans quelques cas (stocks importants de logements invendus dans les années suivantes). Mais la comparaison par rapport à ce point haut est marquante : le recul des mises en chantier est de plus de 30  % ; l’activité des constructeurs baisse de 11 % en 2014 par rapport à 2013 (figure 1).

Figure 1 – Évolution de la construction de logements

en indice base 100 en 2005
Évolution de la construction de logements
Logements autorisés - Languedoc-Roussillon Logements commencés - Languedoc-Roussillon Logements autorisés - France métropolitaine Logements commencés - France métropolitaine
2005 100 100 100 100
2006 98,81 121,16 109,31 105,82
2007 105,97 121,58 103,75 105
2008 93,73 99,17 85,58 85,5
2009 69,25 89,63 68,27 74,55
2010 81,79 100,83 85,54 89
2011 84,78 100,83 93,89 90,52
2012 78,51 91,29 86,5 85,39
2013 66,87 90,04 75,64 85,77
2014 65,07 81,74 67,27 76,38
  • Note : données brutes provisoires arrondies à la centaine en date réelle.
  • Champ : logements individuels et collectifs.
  • Source : SOeS, Sit@del2, estimations à fin février 2015.

Figure 1 – Évolution de la construction de logements

Figure 1 bis – Logements autorisés par département

en %
Logements autorisés par département
Logements en 2014 (nombre) Évolution 2014/2013 Évolution annuelle moyenne 2013/2008 (1)
Aude 2 100 -32,0 -6,8
Gard 4 500 -2,7 -8,1
Hérault 11 300 6,8 -4,0
Lozère 300 -24,0 -6,1
Pyrénées-Orientales 3 500 -2,5 -10,6
Languedoc-Roussillon 21 800 -2,7 -6,6
France métropolitaine 356 800 -10,6 -2,5
  • (1) : taux d'évolution annuel qu'aurait connu la construction de logements, pour le département ou la région, si l'évolution avait été la même pour chaque année de la période considérée.
  • Note : données brutes provisoires arrondies à la centaine en date réelle. Les évolutions sont calculées sur données non arrondies.
  • Champ : France métropolitaine.
  • Source : SOeS, Sit@del2, estimations à fin février 2015.

La situation de la région est comparable à celle de la France métropolitaine, où le contingent des mises en chantier a reflué de 11 % (figure 2). Sur une période plus longue, le recul est plus marqué dans la région.

La baisse de construction de maisons individuelles commencées est de 18 % en 2014 par rapport à 2013. Sur les trois dernières années, elle est de près de 30 %. Sur la même période, la contraction des mises en chantier d’appartements est de 8 %, avec une stabilité depuis deux ans. Pour la première fois depuis 2007, le nombre de maisons individuelles commencées est inférieur à celui des appartements. Ce n’est pas une hausse du nombre de logements en collectif qui en est la raison, mais un effondrement de la construction individuelle. Ce recul de la construction de maisons individuelles  est marqué dans tous les départements de la région, avec des replis de - 14 % dans le Gard à - 23 % dans l’Aude entre 2013 et 2014. La région a sensiblement le même comportement que la métropole (- 20%).

Figure 2 – Logements commencés en Languedoc-Roussillon en 2014

Logements commencés en Languedoc-Roussillon en 2014
Logements individuels Logements collectifs et logements en résidence Ensemble
Logements en 2014 (nombre) Taux d'évolution 2013/2014 (%) Logements en 2014 (nombre) Taux d'évolution 2013/2014 (%) Logements en 2014 (nombre) Taux d'évolution 2013/2014 (%)
Aude 1 450 -23,0 1 000 51,3 2 450 -3,7
Gard 2 450 -13,4 1 100 -25,1 3 550 -17,4
Hérault 3 550 -16,5 6 650 16,4 10 200 2,4
Lozère 300 -25,4 50 -65,3 350 -35,9
Pyrénées-Orientales 1 650 -18,2 1 500 -35,3 3 150 -27,4
Languedoc-Roussillon 9 400 -17,4 10 300 -0,0 19 700 -9,2
France métropolitaine 136 800 -20,6 205 600 -3,1 342 400 -10,9
  • Source : SoeS, Sit@del, estimation à fin février 2015

La stabilité de la construction collective profite principalement au département de l’Hérault. Après un trou d’air en 2013, il retrouve son niveau des années 2010 à 2012 avec 6 650 logements collectifs commencés en 2014. Il n’y a que dans ce département que la croissance du collectif comble le tassement des logements individuels. Cette compensation permet à ce département d’être le seul pour lequel le nombre de logements commencés reste stable. Dans l’Aude, après des années de repli, le nombre de logements collectifs mis en chantier atteint le millier de logements pour la première fois depuis 2008. Mais cette croissance ne compense pas le recul de 23 % des logements individuels entre 2013 et 2014 (figure 2).

L’activité du secteur de la construction impacte les prix de vente des appartements neufs. En effet, les prix sont en repli de 1 % sur la région (figure 3), mais avec des variations plus sensibles (- 6 %) dans les Pyrénées-Orientales et le Gard, départements affectés par la baisse d’activité. Le retour des investisseurs, qui achètent des logements dans le but de les louer en défiscalisant une partie de leur investissement, a permis de maintenir le niveau d’activité. En 2014, ils ont réservé le tiers des logements vendus dans la région, contre le quart seulement en 2012 et 2013 Si en 2010, 4 000 logements ont été vendus à des investisseurs, ils ne sont que 1 700 en 2014. Les nouvelles règles de défiscalisation en vigueur depuis fin 2014 devraient favoriser une reprise dans ce secteur de construction.

Figure 3 – Ventes des maisons et des appartements neufs

en %
Ventes des maisons et des appartements neufs
Languedoc-Roussillon France métropolitaine
En 2014 (nombre ou prix en euro) Évolution 2014/2013 Évolution moyenne annuelle 2013/2008 (2) En 2014 (nombre ou prix en euro) Évolution 2014/2013 Évolution moyenne annuelle 2013/2008 (2)
Maisons neuves
Nombre de ventes (1) 362 -31,7 -13,0 7 263 -17,6 -3,9
Prix moyen par maison 224 499 4,3 -1,0 252 614 2,0 -0,2
Appartements neufs
Nombre de ventes (1) 4 786 5,6 -2,9 78 558 -2,4 3,5
Prix moyen au m² 3 565 -1,3 2,9 3 862 -0,4 3,0
  • (1) : réservations avec dépôt d'arrhes.
  • (2) : taux d'évolution annuel qu'auraient connu le nombre de ventes ou le prix moyen si l'évolution avait été la même pour chaque année de la période considérée.
  • nd : données non disponibles.
  • Champ : permis de 5 logements et plus destinés à la vente aux particuliers ; France métropolitaine.
  • Source : SOeS, enquête ECLN.

Figure 3 bis – Évolution de la commercialisation de logements neufs dans la région Languedoc-Roussillon

en indice base 100 en 2005
Évolution de la commercialisation de logements neufs dans la région Languedoc-Roussillon
Logements neufs disponibles en fin d'année Logements neufs mis en vente Logements neufs vendus (réservés)
2005 100 100 100
2006 191,75 133,41 113,48
2007 256,22 120,7 114,65
2008 336,69 100,04 78,81
2009 206,62 65,42 100,09
2010 175,34 89,56 96,37
2011 250,12 111,82 94,55
2012 258,41 70,29 65,12
2013 259,11 64,89 63,12
2014 238,65 63,96 64,21
  • Note : données brutes.
  • Champ : permis de 5 logements et plus destinés à la vente aux particuliers ; France métropolitaine.
  • Source : SOeS, enquête ECLN.

Figure 3 bis – Évolution de la commercialisation de logements neufs dans la région Languedoc-Roussillon

Rebond dans la construction de logements sociaux dans la région

La production de logements sociaux (Logements de type PLUS, PLAI et PLS financés en 2014) s'élève à 5 600 logements en 2014. Elle est légèrement supérieure aux ventes de logements neufs en dehors du parc social. L’effort de construction de logement social est notable : environ le quart des nouvelles mises en chantier de logements en Languedoc-Roussillon concerne ce parc social. Ce taux est très supérieur à la part des logements sociaux dans le parc de résidences principales (environ 10 %). Cet effort est indispensable, car la région est en déficit de logements sociaux. Le rattrapage du retard régional, même lent, est marqué.

Le recul de la construction masque un phénomène de fond : les logements produits sont de plus en plus destinés à la location (logements collectifs défiscalisés, logements sociaux), au détriment des logements destinées à la propriété (la majorité des logements individuels et les ventes de logements collectifs hors défiscalisation). L’inadéquation entre les prix des logements neufs et les revenus des ménages résidents, particulièrement affectés par la crise conduit à cette nouvelle orientation de la production de logements.

Ralentissement de l’activité des entreprises de travaux publics de la région

Dans les travaux publics, des grands chantiers, très visibles, sont en cours sur des infrastructures entre Montpellier et Nîmes (déplacement de l’A9, ligne nouvelle Nîmes-Montpellier). Mais ces travaux d’envergure n’auraient que peu d’impact sur l’activité des entreprises de travaux publics de la région. Ce sont plutôt des groupes nationaux qui réalisent ces travaux. Par ailleurs, les entreprises de travaux publics de la région subissent la baisse des commandes des collectivités locales, principaux donneurs d'ordres. Plusieurs facteurs ont conduit à la raréfaction des commandes : des collectivités locales moins actives en période électorale, baisse de dotations de l’État. Dans ce secteur, autant que dans celui de la construction de logements, la morosité a prédominé en 2014. La consommation de béton prêt à l’emploi, utilisé aussi bien pour les travaux publics que dans le bâtiment, reflète bien cette situation délicate : malgré les deux grands chantiers très consommateurs de béton cités plus haut, les livraisons ne se sont accrues que de 4 % (figure 4).

Figure 4 – Livraison de béton en Languedoc-Roussillon

unité : mètre cube
Livraison de béton en Languedoc-Roussillon
Languedoc-Roussillon
2008 206 270
2009 172 352
2010 186 168
2011 206 398
2012 203 450
2013 186 080
2014 192 949
  • Source : SNBPE (syndicat national du béton prêt à l'emploi)

Figure 4 – Livraison de béton en Languedoc-Roussillon

Figure 5 – Construction autorisée de locaux non résidentiels, selon le type

en %
Construction autorisée de locaux non résidentiels, selon le type
Languedoc-Roussillon France métropolitaine
Surfaces autorisées en 2014 (en milliers de m² ) Évolution 2014/2013 Évolution moyenne annuelle 2013/2008 (1) Évolution 2014/2013 Évolution moyenne annuelle 2013/2008 (1)
Artisanat 60 18,5 56,9 5,2 42,1
Bureaux 187 10,9 -0,7 -22,3 -1,5
Commerce 177 -33,2 7,3 -14,1 0,6
Entrepôt 237 -16,0 -2,6 8,3 -6,6
Exploitation agricole ou forestière 309 -55,5 14,3 -13,5 -2,0
Hébergement hôtelier 18 -74,6 4,3 -16,1 3,5
Industrie 76 6,4 -18,5 -2,0 -14,9
Service public ou d'intérêt collectif 221 -21,9 -2,3 -19,7 -0,9
Ensemble 1 285 -31,9 3,1 -11,5 -3,1
  • (1) : taux d'évolution annuel qu'aurait connu la construction de locaux, si l'évolution avait été la même pour chaque année de la période considérée.
  • Note : données brutes provisoires en date réelle.
  • Source : SOeS, Sit@del2, estimations à fin février 2015.

Figure 6 – Évolution de la construction de locaux non résidentiels

en indice base 100 en 2005
Évolution de la construction de locaux non résidentiels
Locaux autorisés - Languedoc-Roussillon Locaux commencés - Languedoc-Roussillon Locaux autorisés - France métropolitaine Locaux commencés - France métropolitaine
2005 100 100 100 100
2006 116,85 106,8 109,96 108,65
2007 99,18 137,58 109,61 114,19
2008 100,89 128,78 106,44 103,37
2009 119,29 107,51 94,07 86,68
2010 149,97 113,1 96,06 78,44
2011 103,19 95,82 101,45 81,26
2012 84,92 75,58 97,97 74,29
2013 117,52 73,14 91,16 71,24
2014 80,04 80,7
  • Note : données brutes provisoires en date réelle.
  • Source : SOeS, Sit@del2, estimations à fin février 2015.

Figure 6 – Évolution de la construction de locaux non résidentiels

Encadrés

Encadré 1 : Entre 2010 et 2030, 21 200 logements seraient à construire en moyenne par an

Une étude menée conjointement par l’Insee et la Dreal en 2014 a estimé les besoins potentiels en logements dans la région à 21 200 par an entre 2010 et 2030. Il y a quelques années les deux tiers des besoins étaient liés à l’accueil de populations nouvelles dans la région. Aujourd’hui la moitié du besoin y est consacré, un quart est lié à la prise en compte de nouveaux modes d’habitat (décohabitation, familles monoparentales, etc.) et le solde pour renouveler le parc vieillissant ou répondre à la demande de résidences secondaires.

Après des années de fortes productions, les mises en chantier en 2012 et 2013 se sont situées à la hauteur des besoins. En 2014, la construction se situe en deçà du besoin, avec un déficit de 1 500 logements.

Un des enjeux est de construire en respectant des formes urbaines adaptées à une gestion saine de l’espace disponible. Si le moindre niveau de la construction va dans ce sens, c’est aussi au prix d’un déficit de logements bâtis.

Encadré 2 : Le marché de la rénovation énergétique accompagné de nombreuses mesures incitatives

La performance énergétique des bâtiments est une cause nationale qui repose sur une série de mesures : le Plan de Rénovation énergétique de l'Habitat (PRÉH), le Plan Bâtiment durable ou encore le projet de loi sur la transition énergétique. Face aux enjeux économiques (soutien de l'activité bâtiment), sociaux (lutte contre la précarité énergétique) et environnementaux (réduction de bilan carbone) que constitue la sobriété énergétique du parc de logements et locaux, diverses mesures financières font leur apparition en 2014. La rénovation énergétique du parc immobilier peut donc désormais s'appuyer sur la simplification de l'Eco-prêt à taux zéro (Eco-PTZ) ou la modification du crédit d'impôt pour la transition énergétique (CITE) assorti d'un taux de majoration unique de 30 % sans obligation de réaliser des bouquets de travaux. Enfin, le PTZ+ s'ouvre dorénavant à l'achat de logements anciens à réhabiliter en milieu rural.

Les nouvelles dispositions financières prises au cours de l’année 2014, y compris celle de la région avec Rénov'LR, ne pourront se faire sentir pleinement qu’à partir de 2015. C’est ainsi que le nombre d'Eco-PTZ destinés à financer les travaux améliorant la performance énergétique recule. En revanche les ménages aux ressources modestes et les locataires du parc privé, via leurs bailleurs, mobilisent davantage le dispositif "Habiter mieux" de l'ANAH afin de gagner en confort et en qualité de vie. L’éco-conditionnalité est entrée en vigueur le 1er septembre 2014. Depuis, seuls les artisans et entreprises du bâtiment titulaires d’un des signes de qualité RGE (reconnu garant de l'environnement) correspondant à leur activité peuvent faire bénéficier leurs clients de l’Eco-PTZ et du CITE (au 1er janvier 2015). De fait, le nombre de professionnels détenteurs de ces signes ne cesse de croître tout au long de l'exercice, d'un millier à fin décembre. Ce mouvement s'accompagne parallèlement d'une mobilisation soutenue de l'appareil de formation au travers du dispositif formation aux économies d'énergie des entreprises et artisans du Bâtiment (FEEBat).

Encadré 3 : Méthodologie 

La base de données Sit@del2 rassemble les informations relatives aux autorisations de construire (permis accordés) et aux mises en chantier transmises par les services instructeurs (État, collectivités territoriales) au service statistique du Ministère de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie (MEDDE). Les mouvements relatifs à la vie du permis (dépôts, autorisations, annulations, modificatifs, déclarations d’ouverture de chantier, déclarations d’achèvement des travaux) sont exploités à des fins statistiques.

Les séries de la construction utilisées pour la conjoncture et le bilan économique sont élaborées à partir de cette base.

En matière de logement, les séries d’estimations en date réelle sont produites mensuellement pour évaluer le nombre d’autorisations et de mises en chantier. Elles visent à retracer dès le mois suivant, l’ensemble des évènements à leur date réelle. Sur la base des données collectées, les séries intègrent une estimation de l’information non encore remontée. Ces séries sont actualisées chaque mois pour prendre en compte les informations les plus récentes. Les estimations en date réelle corrigent des éventuels défauts de collecte des déclarations d’ouverture de chantier.

Pour les locaux non résidentiels, les séries de surface de plancher en date de prise en compte permettent le suivi conjoncturel de ce secteur. Elles agrègent les informations issues des permis (autorisés, commencés, etc.) selon la date d’enregistrement de la donnée dans l’application Sit@del2.

Les séries de surface de plancher en date réelle sont utilisées pour les études structurelles. L’information est restituée selon la date effective de l’autorisation ou de la date de la mise en chantier. Ces séries sont présentées nettes des annulations et ne comportent pas d’estimations : elles minorent donc la réalité, spécialement pour les mois de collecte les plus récents.

Un nouveau mode de comptabilisation des logements neufs

Préalablement à ce changement de méthode de comptage, les statistiques de construction de logements neufs concernant le Languedoc-Roussillon comme pour d’autres régions étaient sous-estimées (16 200 contre 19 700 dans la nouvelle estimation). La méthode a été appliquée aux données des années antérieures, afin de pouvoir disposer de données comparables dans le temps. Que ce soit sur la base de la nouvelle série ou de l’ancienne, les bilans de la construction de logements en 2014 montrent un recul de 9 % par rapport à 2013.

Sources

Avertissement 

Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d'une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.

 

Pour en savoir plus

Canonero B., Gayraud P., "Entre 2010 et 2030, 21 200 logements seraient à construire en moyenne par an", Insee Analyses Languedoc-Roussillon n°8, février 2015