Insee.net actualités no 357 du 15 septembre 2026
Du nouveau sur le blog
Faire des statistiques à partir de données administratives : facile, vraiment ?
Vient de paraître
Les zones à faibles émissions
La mise en place de neuf zones à faibles émissions (ZFE) dans les grandes métropoles régionales jusqu’en 2023 encourage le renouvellement du parc automobile, en faveur de voitures moins polluantes. L’effet des ZFE reste toutefois faible par rapport au renouvellement tendanciel du parc, lié à l’obsolescence progressive des véhicules anciens et leur remplacement par des véhicules neufs. Sur cinq ans, le parc des voitures les moins polluantes (Crit’Air 1 et électriques) augmente de 88,4 % dans les intercommunalités dotées d’une ZFE, dont 5,8 points sont attribuables au dispositif. Les ZFE accentuent également le recul des voitures plus polluantes (Crit’Air 3 et 4), avec des effets estimés respectivement à −4,5 et −5,5 points, pour des baisses totales de −34,5 % et −53,6 %. La baisse des émissions suit la même logique : les ZFE contribuent à réduire les émissions d’oxydes d’azote, de particules fines et de dioxyde de carbone, mais la majorité du recul observé provient du renouvellement tendanciel du parc automobile, en lien avec le renforcement progressif des normes Euro antipollution sur les véhicules neufs.
Les dépenses de carburant pèsent davantage sur le budget des ménages ruraux
En 2021, 2,2 millions de ménages, soit 10,6 % des ménages propriétaires d’une voiture, ont dépensé plus d’un mois de leurs revenus annuels en carburant. Le nombre de ces ménages au budget grevé par l’achat de carburant varie fortement au gré des prix à la pompe. Ainsi, ils auraient été plus de deux fois plus nombreux s’ils avaient dû faire face à une envolée des prix des carburants comparable à celle du printemps 2026. En revanche, les territoires les plus exposés seraient restés les mêmes.
En 2021, dans les intercommunalités rurales, 13,5 % des ménages ont consacré plus d’un mois de leurs revenus annuels au carburant, contre 9,0 % dans les intercommunalités urbaines. De fait, dans le rural, les déplacements en voiture sont en moyenne plus longs et les revenus plus bas, conduisant au poids plus marqué de ce type de dépenses. Les déplacements en voiture sur un territoire dépendent fortement des trajets domicile-travail. La présence de transports en commun, ainsi que la proximité des biens et services du quotidien (supermarché, boulangerie, école, etc.), contribuent à les réduire.
Chiffres détaillés
Les études et investissements dans l’industrie pour protéger l’environnement en 2024
En 2024, 54 % des établissements industriels de 20 salariés ou plus ont réalisé des dépenses pour réduire l’impact environnemental de leur activité, pour un montant total de 3,5 milliards d’euros. Les investissements en constituent l’essentiel (3,1 milliards d’euros) et augmentent de plus de 10 % pour la troisième année consécutive. Depuis 2021, leur croissance augmente de moitié en valeur. La hausse est particulièrement forte pour les établissements du secteur de la chimie. Les autres dépenses portent sur des études en prévision d’investissements et sur des études réglementaires ou de contrôle.
En 2024, les énergies renouvelables représentent un quart des montants investis, en forte hausse ces deux dernières années (+43 % après +25 %). La biomasse représente la moitié de ces investissements, le solaire un tiers. Les dépenses consacrées aux pompes à chaleur en constituent un dixième, mais elles ont doublé en un an. Un deuxième quart des investissements est consacré aux économies d’énergie.
À vos agendas
Ouvrir dans un nouvel ongletL’Insee sera à Tours pour les Géodatadays
L’événement national de référence pour la filière géonumérique organisé par l’Afigéo se déroulera cette année les 16 et 17 septembre à Tours, autour du thème « De la résilience à la robustesse : les geodata au cœur de l’avenir de nos territoires ». L’Institut aura un stand et animera un atelier « L’Insee : une boussole dans la jungle des chiffres » le jeudi 17 septembre à 9h00.
Ouvrir dans un nouvel ongletLes Journées Européennes du Patrimoine à Bercy
Les directions du ministère de l’Économie et des Finances seront à nouveau présentes à Bercy le week-end du 19 et 20 septembre 2026 dans le cadre des Journées Européennes du Patrimoine. Les visiteurs suivront un parcours pour découvrir le bâtiment, échanger avec les agents du ministère et pourront participer à des animations pour petits et grands. L’équipe de l’Insee présentera ses missions, ses métiers et répondra aux questions du public.
Ouvrir dans un nouvel ongletL’Institut participera au salon de la data et de l’IA à Nantes
Le salon de la data et de l’IA sera de retour le mardi 22 septembre à Nantes. La direction régionale Pays de la Loire animera un stand ainsi qu’une conférence autour du thème « L’Insee et la statistique publique : une boussole dans la jungle des fakes news et des chiffres sur les territoires ». L’institut a également réalisé une dizaine d’affiches sur les pièges de la datavisualisation qui sera exposée lors de l’événement.
Programme et inscription : https://salon2026.salondata.fr/

Rendez-vous le 6 octobre 2026 pour la prochaine lettre
Vient de paraître
- Les dépenses antipollution dans l’industrie en 2024 – Numéro 2124 – septembre 2026
- Les dépenses de carburant pèsent davantage sur le budget des ménages ruraux – Numéro 2125 – septembre 2026
- Les déchets non dangereux en 2022 – septembre 2026
- Les études et investissements dans l'industrie pour protéger l'environnement en 2024 – septembre 2026
- Taux d’épargne des ménages : les enseignements des données bancaires – Numéro 2026-13 – septembre 2026
- Mobilités professionnelles, salaires et fin de carrière – Numéro 2026-14 – septembre 2026
Conjoncture
L’activité dans l’industrie
- En juillet 2026, la production manufacturière baisse de nouveau nettement (‑0,8 % après ‑1,0 %) – Indice de la production industrielle paru le 09 septembre 2026
Autres indices de prix (production, logement-construction…)
- Au deuxième trimestre 2026, les prix des logements anciens reculent de 1,0 % – Indices des prix des logements anciens paru le 08 septembre 2026











Le fait que les données administratives soient de plus en plus accessibles ne rend pas la production de statistiques publiques « facile » pour autant. Derrière des données déjà collectées se cache un long travail d’accès, de compréhension des systèmes d’information, de vérification de la qualité, de traitement des incohérences, de transformation des variables et d’harmonisation des nomenclatures. Ces étapes sont indispensables pour produire des statistiques fiables, comparables et utiles au débat public. Les données administratives sont une ressource majeure, mais elles ne remplacent ni l’expertise ni le métier de statisticien. L’article présente la question sous la forme d’un dialogue entre un praticien et un non-spécialiste, convaincu pour ce dernier que ce travail est simple.