Insee Conjoncture Bretagne ·
Septembre 2026 · n° 61
2e trimestre 2026 : intérim au plus bas et chômage au plus haut depuis la crise sanitaire Note de conjoncture régionale - 2e trimestre 2026
Au 2e trimestre 2026, l’activité économique de la Bretagne est en berne. L’emploi salarié est stable, aussi bien dans le privé que dans le public. L’emploi progresse dans le tertiaire marchand hors intérim. Il est quasi stable dans la construction, l’industrie et le tertiaire non marchand et recule dans l’agriculture. L’emploi intérimaire poursuit sa baisse, les effectifs passant sous la barre des 40 000, un niveau jamais atteint depuis la crise sanitaire de 2020. Le taux de chômage augmente de 0,2 point pour atteindre 6,8 % de la population active. Bien qu’étant toujours le plus faible des régions françaises, à égalité avec celui des Pays de la Loire, il se situe à son plus haut niveau depuis le 1er trimestre 2021.
- Vigilance orange sur la croissance française
- Une activité économique en berne dans la région
- L’emploi salarié est stable dans le privé et dans le public
- L’emploi progresse dans le tertiaire marchand hors intérim et est quasi stable dans le non marchand
- L’emploi est quasi stable dans l’industrie et dans la construction et baisse dans l’agriculture
- L’intérim recule à nouveau
- Le taux de chômage augmente
- Encadré – Une production agricole sous pression
Vigilance orange sur la croissance française
Au printemps 2026, l’activité n’a pas faibli au niveau mondial et a progressé solidement dans les quatre principales économies de la zone euro prises dans leur ensemble (+0,3 %). Pourtant, comparativement à l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne, l’économie française décroche. Après avoir reculé à l’hiver (-0,2 %), l’activité a stagné au printemps (+0,0 %). Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette divergence. Tout d’abord, l’activité s’est retournée dans les travaux publics en lien avec les élections municipales du printemps. Ensuite, les vagues de chaleur ont eu des conséquences élevées dans le pays, notamment dans l’agriculture, et coûteraient 0,1 point de croissance sur l’année. Par ailleurs, le marché du travail est plus dégradé en France, avec un chômage en hausse continue depuis le 1er trimestre 2025 et des salaires peu dynamiques. Enfin, l’impulsion budgétaire est moins favorable que dans les principales autres économies européennes.
En prévision, la France renouerait avec une croissance timide d’ici la fin de l’année (+0,1 % au 3e trimestre, puis +0,2 % au 4e trimestre) : en 2026, la croissance serait trois fois plus faible (+0,4 %) qu’ailleurs en Europe. L’inflation en France augmenterait au second semestre et atteindrait 2,9 % en fin d’année, la hausse des prix de l’énergie contaminant les prix des produits manufacturés et de certains services, notamment de transport. Enfin, malgré la poursuite de la baisse de l’alternance liée à la réduction des soutiens publics, l’emploi total augmenterait légèrement grâce à la croissance de l’emploi non salarié. Cependant, cette progression ne suffirait pas à absorber la hausse tendancielle de la population active et le taux de chômage grimperait ainsi à 8,6 % en fin d’année.
Une activité économique en berne dans la région
Au 2e trimestre 2026, la richesse créée en Bretagne est stable par rapport au trimestre précédent, en faisant l’hypothèse d’une déclinaison uniforme, à l’échelle régionale, de l’évolution nationale de la valeur ajoutée par secteur. En France, elle est également stable. La stabilité dans la région fait suite à une baisse de 0,2 % observée au 1er trimestre. Les contributions légèrement positives observées dans les secteurs de l’industrie et des services marchands et non marchands compensent les replis constatés dans la construction et surtout dans l’agriculture. Aux 3e et 4e trimestres 2026, la richesse créée en Bretagne évoluerait peu (+0,1 % chaque trimestre), comme au niveau national.
Malgré la stabilité de l’activité économique bretonne au 2e trimestre 2026, le volume d’heures rémunérées par les employeurs du secteur privé diminue par rapport au même trimestre de 2025 en Bretagne (-0,4 %). Cette baisse est toutefois moins marquée que celle observée en France (-0,7 %) (avertissement). Dans la région, le repli touche tous les secteurs, y compris l’industrie qui était en légère hausse au trimestre précédent.
Dans le secteur de la construction, les évolutions des heures rémunérées doivent être interprétées avec prudence, notamment dans les comparaisons en glissement annuel. En effet, les congés des salariés y sont indemnisés par des caisses de congés payés et non directement par les employeurs, et ne sont donc pas comptabilisés dans les heures rémunérées issues des déclarations.
Selon le positionnement calendaire des congés (congés de fin d’année, ponts, périodes estivales, etc.), un même mois peut inclure un nombre de jours de congés différent d’une année sur l’autre. Cela peut entraîner des variations marquées des heures rémunérées, sans que celles-ci reflètent nécessairement une évolution de l’activité économique.
L’emploi salarié est stable dans le privé et dans le public
Au 2e trimestre 2026, l’emploi salarié total est stable en Bretagne, après une quasi-stabilité au 1er trimestre 2026 (+0,1 %). En France hors Mayotte, les effectifs salariés sont quasi stables par rapport au trimestre précédent (-0,1 %). Dans la région, l’emploi salarié privé est stable, après une quasi-stabilité au trimestre précédent (-0,1 %). Dans le secteur public, l’emploi salarié se stabilise, après une nette progression au 1er trimestre 2026 (+0,5 %).
En un an, les effectifs salariés en Bretagne sont quasi stables, que ce soit dans l’emploi privé (-0,1 %) ou dans le secteur public (+0,1 %). Au niveau national, l’emploi salarié a diminué de 0,3 % par rapport à son niveau un an auparavant.
L’emploi progresse dans le tertiaire marchand hors intérim et est quasi stable dans le non marchand
Au 2e trimestre 2026, l’emploi salarié dans le tertiaire marchand hors intérim augmente de 0,3 % en Bretagne, après une quasi-stabilité au trimestre précédent. En un an, les effectifs progressent de 0,2 % dans la région. En France hors Mayotte, l’emploi dans ce secteur est stable sur trois mois et quasi stable sur un an (-0,1 %).
Plus en détail, l’emploi augmente nettement dans les services aux entreprises et dans les activités financières et d’assurance entre fin mars et fin juin 2026, de même que sur un an. La hausse de l’emploi se poursuit dans le sous-secteur des services aux ménages, à la fois sur trois mois et sur un an. Dans l’hébergement-restauration et dans les activités immobilières, l’emploi repart à la hausse au 2e trimestre 2026, après avoir reculé au trimestre précédent. Les effectifs dans le sous-secteur du transport et entreposage enregistrent également une légère progression sur trois mois, après un net repli en début d’année. Cependant, ils diminuent sur un an. Dans le commerce, l’emploi demeure quasi stable sur le trimestre, comme sur un an. Dans l’information et communication, les effectifs sont stables par rapport au trimestre précédent et en repli sur un an.
Au 2e trimestre 2026, l’emploi est quasi stable dans le secteur tertiaire non marchand en Bretagne (+0,1 %), après avoir augmenté au trimestre précédent. Sur trois mois, il progresse dans les services de santé, tandis qu’il recule dans l’enseignement. Sur un an, les effectifs salariés dans le tertiaire non marchand sont stables dans la région. En France hors Mayotte, l’emploi est stable sur trois mois et quasi stable sur un an.
L’emploi est quasi stable dans l’industrie et dans la construction et baisse dans l’agriculture
Entre fin mars et fin juin 2026, l’emploi salarié est quasi stable dans l’industrie en Bretagne (+0,1 %), comme au trimestre précédent. En un an, il augmente de 0,2 %. En France hors Mayotte, l’emploi industriel est également quasi stable sur trois mois mais recule nettement sur un an.
L’emploi dans l’industrie agroalimentaire, qui représente plus de quatre emplois industriels sur dix en Bretagne, est stable au 2e trimestre 2026. En un an, il progresse de 0,6 %. L’emploi dans le sous-secteur « énergie, eau, déchets, cokéfaction et raffinage » reste bien orienté, avec une nette hausse à la fois sur le trimestre et sur un an. Il poursuit également sa hausse dans la fabrication d’équipements électriques, électroniques, informatiques et de machines, mais dans une moindre mesure. L’emploi progresse légèrement dans la fabrication de matériels de transport et se replie sur un an. Dans la fabrication d’autres produits industriels, les effectifs diminuent sur trois mois, comme sur un an.
Au 2e trimestre 2026, l’emploi est quasi stable dans la construction en Bretagne (+0,1 %). En un an, il augmente légèrement dans la région (+0,2 %). Au niveau national, l’emploi dans ce secteur diminue de 0,4 % sur trois mois et de 1,4 % sur un an.
Dans l’agriculture, l’emploi salarié diminue de 2,2 % au 2e trimestre 2026 en Bretagne, après une baisse de 0,8 % au trimestre précédent. Il se situe 1,6 % en dessous de son niveau d’un an auparavant. En France hors Mayotte, l’emploi salarié agricole recule de 2,6 % sur trois mois et de 3,8 % sur un an.
L’intérim recule à nouveau
En Bretagne, le nombre d’intérimaires comptabilisés au lieu de l’agence d’intérim poursuit sa baisse entamée au 3e trimestre 2025. Il diminue de 2,2 % au 2e trimestre 2026, après avoir reculé de 0,8 % au trimestre précédent (figure 1). Les effectifs passent ainsi sous la barre des 40 000, un niveau qui n’avait pas été aussi bas depuis la crise sanitaire du 2e trimestre 2020. En France hors Mayotte, l’emploi intérimaire recule de 1,0 % sur trois mois.
tableauFigure 1 – Évolution de l'emploi intérimaire
| Période | Bretagne | France hors Mayotte |
|---|---|---|
| 4ᵉ trim. 2019 | 100,0 | 100,0 |
| 1ᵉ trim. 2020 | 66,5 | 61,7 |
| 2ᵉ trim. 2020 | 80,2 | 75,5 |
| 3ᵉ trim. 2020 | 95,7 | 91,8 |
| 4ᵉ trim. 2020 | 94,2 | 94,4 |
| 1ᵉ trim. 2021 | 98,0 | 97,1 |
| 2ᵉ trim. 2021 | 99,4 | 100,6 |
| 3ᵉ trim. 2021 | 100,6 | 101,5 |
| 4ᵉ trim. 2021 | 105,4 | 105,8 |
| 1ᵉ trim. 2022 | 104,3 | 104,5 |
| 2ᵉ trim. 2022 | 102,7 | 102,8 |
| 3ᵉ trim. 2022 | 104,9 | 104,2 |
| 4ᵉ trim. 2022 | 106,4 | 104,5 |
| 1ᵉ trim. 2023 | 103,6 | 102,1 |
| 2ᵉ trim. 2023 | 104,8 | 101,3 |
| 3ᵉ trim. 2023 | 101,0 | 98,9 |
| 4ᵉ trim. 2023 | 100,1 | 97,7 |
| 1ᵉ trim. 2024 | 100,3 | 97,2 |
| 2ᵉ trim. 2024 | 98,2 | 94,8 |
| 3ᵉ trim. 2024 | 96,2 | 93,8 |
| 4ᵉ trim. 2024 | 95,3 | 91,8 |
| 1ᵉ trim. 2025 | 93,9 | 91,5 |
| 2ᵉ trim. 2025 | 94,8 | 91,7 |
| 3ᵉ trim. 2025 | 94,3 | 91,1 |
| 4ᵉ trim. 2025 | 92,8 | 91,2 |
| 1ᵉ trim. 2026 | 92,0 | 91,0 |
| 2ᵉ trim. 2026 | 90,0 | 90,1 |
- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
- Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.
graphiqueFigure 1 – Évolution de l'emploi intérimaire

- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
- Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.
Ventilé par secteur utilisateur, l’emploi intérimaire breton recule dans l’industrie, excepté l’industrie agroalimentaire. Dans la construction, la baisse se poursuit au 2e trimestre 2026, mais est moins prononcée qu’au trimestre précédent. Dans le tertiaire marchand, les effectifs intérimaires reculent nettement, notamment dans le commerce et le transport-entreposage.
En un an, l’emploi intérimaire baisse de 5,1 % en Bretagne. Le recul est marqué dans la construction et le tertiaire marchand et plus modéré dans l’industrie. En France hors Mayotte, l’emploi intérimaire diminue de 1,7 % sur un an. Le repli national est similaire à l’évolution bretonne dans la construction, mais il est nettement moindre dans le tertiaire marchand. À l’inverse, l’intérim progresse dans l’industrie.
Le taux de chômage augmente
En Bretagne, le taux de chômage s’établit à 6,8 % de la population active au 2e trimestre 2026 (figure 2). Il est supérieur de 0,2 point à son niveau du 1er trimestre 2026 et de 0,7 point à celui du 2e trimestre 2025. Le taux de chômage est à son plus haut niveau depuis le 1er trimestre 2021. Il demeure le plus faible des régions françaises, à égalité avec celui des Pays de la Loire. En France hors Mayotte, le taux de chômage se situe à 8,3 % de la population active.
tableauFigure 2 – Taux de chômage
| Période | Bretagne | France hors Mayotte |
|---|---|---|
| 4ᵉ trim. 2019 | 6,8 | 8,2 |
| 1ᵉ trim. 2020 | 6,6 | 7,9 |
| 2ᵉ trim. 2020 | 6,4 | 7,1 |
| 3ᵉ trim. 2020 | 7,5 | 9,0 |
| 4ᵉ trim. 2020 | 6,7 | 8,1 |
| 1ᵉ trim. 2021 | 6,8 | 8,2 |
| 2ᵉ trim. 2021 | 6,5 | 7,9 |
| 3ᵉ trim. 2021 | 6,3 | 7,9 |
| 4ᵉ trim. 2021 | 5,9 | 7,4 |
| 1ᵉ trim. 2022 | 5,9 | 7,4 |
| 2ᵉ trim. 2022 | 5,9 | 7,4 |
| 3ᵉ trim. 2022 | 5,8 | 7,2 |
| 4ᵉ trim. 2022 | 5,8 | 7,2 |
| 1ᵉ trim. 2023 | 5,7 | 7,1 |
| 2ᵉ trim. 2023 | 5,9 | 7,2 |
| 3ᵉ trim. 2023 | 6,0 | 7,4 |
| 4ᵉ trim. 2023 | 6,1 | 7,6 |
| 1ᵉ trim. 2024 | 6,0 | 7,5 |
| 2ᵉ trim. 2024 | 5,9 | 7,3 |
| 3ᵉ trim. 2024 | 6,0 | 7,4 |
| 4ᵉ trim. 2024 | 5,9 | 7,3 |
| 1ᵉ trim. 2025 | 6,0 | 7,4 |
| 2ᵉ trim. 2025 | 6,1 | 7,5 |
| 3ᵉ trim. 2025 | 6,3 | 7,7 |
| 4ᵉ trim. 2025 | 6,5 | 7,9 |
| 1ᵉ trim. 2026 | 6,6 | 8,1 |
| 2ᵉ trim. 2026 | 6,8 | 8,3 |
- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données trimestrielles CVS.
- Source : Insee, taux de chômage localisés.
graphiqueFigure 2 – Taux de chômage

- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données trimestrielles CVS.
- Source : Insee, taux de chômage localisés.
Au sein de la région, le taux de chômage augmente de 0,2 point dans le Morbihan (6,4 %), en Ille-et-Vilaine (6,8 %) et dans le Finistère (7,1 %). Il est quasi stable (+0,1 point) dans les Côtes-d’Armor (6,7 %).
Au 2e trimestre 2026, le taux de chômage reste inférieur à la moyenne nationale dans les vingt zones d’emploi bretonnes. Par rapport au trimestre précédent, il augmente dans quinze d’entre elles, la hausse allant de 0,2 point jusqu’à 0,4 point. Sur un an, le taux de chômage augmente d’au moins 1 point dans les zones d’emploi de Fougères, Quimperlé et Redon (pour la partie située en Bretagne).
Encadré – Une production agricole sous pression
Au 2e trimestre 2026 en Bretagne, la production agricole est affectée par les températures records atteintes à plusieurs reprises, surtout fin juin, et par les faibles précipitations, en particulier en avril. En outre, le contexte international, marqué par des tensions persistantes au Moyen-Orient, favorise une hausse des coûts de production, notamment pour l’énergie et les engrais.
Les conditions météorologiques affectent notamment les productions animales. Par rapport à leur niveau d’un an auparavant, les livraisons de lait diminuent de 4,4 % au 2e trimestre 2026 : la baisse de la productivité liée à la chaleur s’ajoute à celle de la production due au décalage des naissances de veaux laitiers, conséquence de la fièvre catarrhale ovine de l’été 2025. L’activité dans les abattoirs se replie, essentiellement en raison des nombreux jours féries en mai. La baisse est davantage marquée pour les gros bovins que pour les porcs charcutiers et les poulets de chair (respectivement -3,7 %, -1,7 % et -1,1 % sur un an). Par ailleurs, la demande d’œufs diminue en raison de la canicule. Leur prix s’infléchit sur un an (-4,3 % au 2e trimestre 2026), mais reste à un niveau haut. En outre, les vagues de chaleur provoquent de fortes mortalités, notamment dans les élevages de volailles.
Les productions végétales subissent également les impacts de la météorologie. Le maïs est particulièrement affecté. Par ailleurs, les récoltes de l’orge sont en avance sur la saison fin juin 2026 et les rendements s’annoncent en baisse par rapport à l’année précédente, comme pour le blé et le colza. Les prairies sont également fortement touchées : la pousse cumulée de l’herbe au 20 juin 2026 est inférieure de 10,7 % à la moyenne observée à cette date sur la période allant de 1989 à 2018. Les fortes chaleurs ont aussi influé sur la demande des consommateurs en légumes. Elle est importante en tomates, tandis que l’offre se réduit, ce qui provoque une hausse des prix. En revanche, les légumes à cuire, comme les artichauts, suscitent moins d’intérêt.
Avertissement
Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d'une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.
Pour comprendre
Emploi salarié :
- Note méthodologique sur l'emploi salarié (pdf, 232 Ko) ;
- Emploi : quelle source pour quel usage ? (pdf, 515 Ko).
Nomenclature :
Sources
Définitions
Les heures rémunérées couvrent les heures travaillées ainsi que des heures non travaillées mais rémunérées par l’employeur, notamment pendant les congés payés. Les périodes de chômage partiel indemnisées par l’administration publique et non par l’employeur ne sont à ce titre pas comprises dans les heures rémunérées.
Les salariés sont les personnes qui travaillent, aux termes d’un contrat, pour une autre entité résidente en échange d’un salaire ou d’une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.
L'intérim (ou travail intérimaire ou travail temporaire) consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire.
L'intérim se caractérise donc par une relation triangulaire entre l’entreprise de travail temporaire, l’entreprise cliente et le salarié, et implique la conclusion de deux contrats : un contrat de mise à disposition (entre l’entreprise de travail temporaire et l’entreprise cliente) et un contrat de mission (entre l’entreprise de travail temporaire et le salarié).
Le contrat ne peut être conclu que pour l’exécution d’une tâche précise et temporaire, dénommée mission, et seulement dans les cas énumérés par la loi. Quel que soit le motif pour lequel il est conclu, un tel contrat ne peut avoir ni pour objet ni pour effet de pourvoir durablement un emploi lié à l’activité normale et permanente de l’entreprise utilisatrice.
Le secteur tertiaire recouvre un vaste champ d'activités qui s'étend du commerce à l'administration, en passant par les transports, les activités financières et immobilières, les services aux entreprises et services aux particuliers, l'éducation, la santé et l'action sociale.
Il est composé du :
- tertiaire principalement marchand (commerce, transports, activités financières, services rendus aux entreprises, services rendus aux particuliers, hébergement-restauration, immobilier, information-communication) ;
- tertiaire principalement non-marchand (administration publique, enseignement, santé humaine, action sociale).
Le périmètre du secteur tertiaire est de fait défini par complémentarité avec les activités agricoles et industrielles (secteurs primaire et secondaire).
Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).
On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...
Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.
Le taux de chômage est le rapport entre le nombre de chômeurs et le nombre d’actifs (en emploi ou au chômage).
La correction des variations saisonnières permet d’éliminer l'effet de fluctuations périodiques infra-annuelles dues au calendrier et aux saisons, de manière à faire ressortir les évolutions les plus significatives de la série. Celles-ci sont contenues dans la tendance et la composante irrégulière.
Par exemple, les ventes de jouets augmentent toujours fortement entre novembre et décembre, en raison de Noël. Sur les données brutes, cet effet périodique masque l’évolution conjoncturelle sous-jacente pour une année donnée. Une fois la série désaisonnalisée, c’est-à-dire l’effet Noël retiré, les ventes peuvent s’avérer en baisse, signe d’une moins bonne année.
Ce secteur comprend l’administration publique, l’enseignement, la santé et l’action sociale.
Pour en savoir plus
(1) Insee, « Tableau de bord de la conjoncture : Bretagne », Chiffres-clés.
(2) Insee, « Vigilance orange sur la croissance », Note de conjoncture, septembre 2026.
(3) Insee, « Au deuxième trimestre 2026, l’emploi salarié est stable ou quasi stable dans la moitié des régions », Informations Rapides no 2026-223, septembre 2026.
(4) Insee, « Au deuxième trimestre 2026, l’emploi salarié est quasi stable (-0,1 %) », Informations rapides no 2026-214, août 2026.
(5) Insee, « Au deuxième trimestre 2026, le taux de chômage augmente de 0,2 point et atteint 8,3 % », Informations rapides no 2026-192, août 2026.
(6) Draaf, « Ouvrir dans un nouvel ongletLa conjoncture agricole de juillet-août 2026 », septembre 2026.