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Insee Conjoncture Ile-de-France · Juillet 2026 · n° 60
Insee Conjoncture Ile-de-FranceAu premier trimestre 2026, le recul du secteur de l’information et communication continue de peser sur l’économie francilienne Note de conjoncture régionale - 1er trimestre 2026

Xavier Gatepaille, Élisabeth Prévost (Insee)

Au premier trimestre 2026, l’activité francilienne continue de ralentir. Le volume d’heures rémunérées se contracte (-0,6 % sur un an), poursuivant la tendance observée tout au long de 2025. Comme le trimestre précédent, la construction et les services sont particulièrement affectés, mais l’industrie continue de donner des signes de résilience, avec une progression des heures rémunérées et de l’emploi.

Sur le marché du travail, l’emploi salarié francilien reste atone (+0,1 %, soit +3 500 emplois), tandis que le taux de chômage continue de croître pour atteindre 7,9 % de la population active (+0,2 point).

Stratégique pour l’économie francilienne, le secteur de l’information et de la communication est en perte de vitesse depuis plusieurs trimestres. Le volume d’heures rémunérées et l’emploi salarié baissent de nouveau et le nombre de défaillances augmente sensiblement. Seul signal positif, les créations d’entreprises n’ont jamais été à un aussi haut niveau dans ce secteur, témoignant sans doute des potentialités offertes par les nouvelles technologies.

Insee Conjoncture Ile-de-France
No 60
Paru le :Paru le02/07/2026

En France, l’industrie tient la barre, les ménages accusent le coup

Au premier trimestre 2026, le commerce mondial a progressé de 2,3 %, tiré par la vigueur des exportations asiatiques qui sont stimulées par l’intensification des échanges de biens technologiques liés à l’intelligence artificielle, tandis que le Vieux continent pâtit d’une exposition limitée aux zones et aux secteurs qui ont animé le commerce mondial. Toutefois, l’économie européenne bénéficie d’autres moteurs et a continué de croître au premier trimestre (+0,3 % pour les quatre principales économies de la zone euro prises ensemble), la demande intérieure se relevant progressivement, stimulée par l’effort de défense et la relative détente passée des conditions de financement. Déclenchée fin février, la guerre au Proche-Orient opposant les États-Unis et Israël à l’Iran viendrait toutefois percuter cet élan.

En France, l’activité s’est légèrement repliée (-0,1 % après +0,2 %) au premier trimestre 2026, mais elle connaîtrait une embellie ponctuelle au printemps (+0,3 %), portée par une industrie vaillante. Profitant de la mise hors-jeu de leurs concurrents du Golfe, chimistes et raffineurs hexagonaux poussent leur production au maximum de leurs capacités et prennent des parts de marché. Ponctuellement, plasturgistes et verriers engrangent des commandes de clients voulant se couvrir des futures hausses de prix et d’éventuelles pénuries. Surtout, l’aéronautique et le naval caracolent, portés par des carnets de commandes pleins, aussi bien sur le plan civil que militaire, et par la levée partielle des contraintes d’approvisionnement.

À l’inverse, les ménages accusent le coup : la consommation privée se stabiliserait au deuxième trimestre, pénalisée par un pouvoir d’achat en berne. À +2,4 % en mai, l’inflation continuerait de grimper, jusqu’à +2,7 % en fin d’année.

En outre, cette croissance modeste se ferait sans emploi : les embauches pâtiraient nettement de l’atonie des secteurs tournés vers la demande intérieure et l’industrie n’a pas besoin de main-d’œuvre supplémentaire.

Le volume d’heures rémunérées de nouveau en baisse

Au premier trimestre 2026, en Île-de-France comme au niveau national, le volume d’heures de travail rémunérées par les employeurs accuse une baisse pour le cinquième trimestre consécutif. Il recule de 0,6 % par rapport au même trimestre de l’année précédente (-0,5 % au niveau national).

La contraction est particulièrement marquée dans le secteur de la construction (-2,3 %), et touche également, dans une moindre mesure, les services, qu’ils soient marchands ou non marchands (-0,6 %). Au sein du tertiaire marchand, la baisse est sensible dans l’information et communication (-2,8 %) et le commerce et réparation d’automobiles (-1,6 %). En revanche, les transports et entreposage (+0,8 %) et l’hébergement-restauration (+0,9 %) restent des secteurs dynamiques. Pour le dernier, on constate parallèlement une hausse de la fréquentation hôtelière (+3,7 % sur un an).

L’industrie continue de résister, avec un nombre d’heures rémunérées qui accélère nettement (+0,7 % après +0,1 %) (figure 1). La situation n’est pas homogène selon les sous-secteurs. En particulier, l’activité dans l’industrie automobile se contracte encore fortement (-5,2 %).

La Seine-et-Marne est le seul département à tirer son épingle du jeu, avec une progression du volume d’heures rémunérées (+0,3 %). Cet indicateur est quasi stable en Seine-Saint-Denis. Dans les autres départements franciliens en revanche, le recul est marqué, avec des baisses allant de 0,5 % dans l’Essonne et à Paris, à 2,0 % dans les Yvelines. Depuis le deuxième trimestre 2025, c’est dans ce département que l’activité est la plus fragilisée, pénalisée notamment par la contraction de l’industrie automobile.

Figure 1Contributions sectorielles mensuelles à l'évolution des heures rémunérées par rapport au même mois de l'année précédente - Île-de-France

(évolution en %, contribution en points)
Contributions sectorielles mensuelles à l'évolution des heures rémunérées par rapport au même mois de l'année précédente - Île-de-France ((évolution en %, contribution en points))
Période Industrie Construction Services principalement marchands Services principalement non marchands Évolution totale
janv. 2024 0,1 -0,1 1,1 0,1 1,3
févr. 2024 0,2 0,1 1,4 0,2 1,8
mars 2024 -0,1 -0,1 0,2 0,0 0,0
avril 2024 0,2 0,1 1,9 0,3 2,4
mai 2024 0,0 0,0 1,1 0,2 1,2
juin 2024 -0,2 -0,2 -0,3 0,0 -0,6
juil. 2024 0,1 -0,1 1,7 0,3 2,1
août 2024 -0,1 -0,3 0,5 0,1 0,1
sept. 2024 0,0 -0,1 0,6 0,1 0,6
oct. 2024 0,0 -0,1 0,3 0,2 0,4
nov. 2024 -0,1 -0,2 -0,4 0,0 -0,7
déc. 2024 0,1 -0,2 0,1 0,2 0,1
janv. 2025 0,0 -0,1 -0,4 0,1 -0,4
févr. 2025 -0,1 -0,3 -1,1 0,0 -1,5
mars 2025 0,0 -0,2 -0,6 0,1 -0,7
avril 2025 0,0 -0,1 -0,6 0,1 -0,6
mai 2025 -0,1 -0,1 -0,9 0,0 -1,1
juin 2025 0,1 -0,1 -0,3 0,1 -0,2
juil. 2025 0,0 0,0 -0,9 0,0 -0,8
août 2025 0,0 0,1 -1,4 0,0 -1,2
sept. 2025 0,1 0,0 -0,4 0,1 -0,1
oct. 2025 0,0 0,0 -0,5 0,0 -0,5
nov. 2025 -0,1 -0,1 -0,9 -0,1 -1,2
déc. 2025 0,1 0,0 -0,2 0,0 -0,1
janv. 2026 0,0 -0,2 -0,8 -0,1 -1,2
févr. 2026 0,1 -0,1 -0,3 0,0 -0,4
mars 2026 0,1 -0,2 -0,1 0,0 -0,1
avril 2026 0,0 -0,2 -0,5 -0,1 -0,7
  • Notes : Ensemble des heures rémunérées des salariés y compris les heures supplémentaires ainsi que les absences pour lesquelles le salarié est rémunéré. Le dernier mois est provisoire.
  • Champ : Secteur privé hors secteur agricole.
  • Source : DSN, traitement Insee.

Figure 1Contributions sectorielles mensuelles à l'évolution des heures rémunérées par rapport au même mois de l'année précédente - Île-de-France

  • Notes : Ensemble des heures rémunérées des salariés y compris les heures supplémentaires ainsi que les absences pour lesquelles le salarié est rémunéré. Le dernier mois est provisoire.
  • Champ : Secteur privé hors secteur agricole.
  • Source : DSN, traitement Insee.
Avertissement sur les heures rémunérées

Dans le secteur de la construction, les évolutions des heures rémunérées doivent être interprétées avec prudence, en particulier pour les mois de décembre et de janvier, dans les comparaisons en glissement annuel.

En effet, dans ce secteur, les congés des salariés sont indemnisés par des caisses de congés payés et non directement par les employeurs ; ils ne sont donc pas comptabilisés dans les heures rémunérées issues des déclarations.

Selon le positionnement calendaire des congés de fin d’année, un même mois peut inclure un nombre de jours de congés différent d’une année sur l’autre, ce qui peut entraîner des évolutions marquées des heures rémunérées sans que celles-ci reflètent nécessairement une évolution de l’activité économique.

L'emploi est atone en Île-de-France

Au premier trimestre 2026, l'emploi salarié en Île-de-France est relativement atone, comme c’est le cas au niveau national. Au cours du trimestre, 3 500 emplois nets ont été créés (figure 2), soit +0,1 %. Sur un an, l’évolution de l'emploi francilien (+0,1 %) est toutefois mieux orientée qu’au niveau national (-0,2 %).

Dans le secteur tertiaire marchand (hors intérim), l’emploi reste stable. Le recul prononcé de l’activité dans le commerce et réparation d’automobiles ainsi que dans l’information et communication trouve un écho sur l’emploi, qui se dégrade à nouveau (respectivement -0,2 % et -0,5 %). Par ailleurs, après une hausse continue depuis début 2022, l’emploi se retourne dans les transports et entreposage (-0,3 % au premier trimestre 2026). En revanche, il rebondit dans les activités immobilières (+0,9 %) et accélère légèrement dans les autres activités de services (+0,6 %). Il est stable dans l’hébergement et restauration.

L’emploi rebondit dans l’industrie (+0,3 % après -0,1 %) et se redresse légèrement dans le secteur tertiaire non marchand (+0,2 % après -0,4 %). Dans la construction en revanche, le recul de l’emploi s’amplifie ce trimestre (-0,6 % après -0,2 %). Enfin, l’emploi intérimaire repart à la hausse après trois trimestres de baisse (+0,4 %).

À l'échelle départementale, les situations sont contrastées. L’emploi accélère dans l’Essonne (+0,3 %) et rebondit à Paris (+0,2 %). Il est stable dans le Val-de-Marne et quasi stable dans les Yvelines, le Val-d’Oise (+0,1 % dans ces deux départements), les Hauts-de-Seine et en Seine-et-Marne (-0,1 % dans ces deux départements). Enfin, il se replie en Seine-Saint-Denis (-0,2 % après +0,2 %).

Figure 2Évolution de l'emploi salarié par secteur - Île-de-France

(indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2019)
Évolution de l'emploi salarié par secteur - Île-de-France ((indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2019))
Période Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim Tertiaire non marchand
4ᵉ trim. 2019 100,0 100,0 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2020 99,6 100,0 98,8 100,2
2ᵉ trim. 2020 101,0 99,4 97,2 98,6
3ᵉ trim. 2020 103,0 99,1 98,5 100,5
4ᵉ trim. 2020 104,2 99,1 98,3 101,0
1ᵉ trim. 2021 105,5 99,3 99,0 101,3
2ᵉ trim. 2021 106,5 99,6 99,9 101,4
3ᵉ trim. 2021 106,7 99,6 101,3 101,3
4ᵉ trim. 2021 106,7 99,4 102,1 101,1
1ᵉ trim. 2022 107,1 99,5 103,2 101,4
2ᵉ trim. 2022 107,1 99,4 103,8 101,4
3ᵉ trim. 2022 107,2 99,8 104,2 101,2
4ᵉ trim. 2022 107,3 99,8 105,0 101,5
1ᵉ trim. 2023 107,8 100,1 105,6 101,5
2ᵉ trim. 2023 108,1 100,6 105,6 101,7
3ᵉ trim. 2023 108,1 100,8 105,9 101,8
4ᵉ trim. 2023 108,2 101,4 106,0 102,3
1ᵉ trim. 2024 108,5 101,5 106,2 102,4
2ᵉ trim. 2024 107,9 101,9 106,4 102,8
3ᵉ trim. 2024 107,3 101,8 106,6 103,3
4ᵉ trim. 2024 107,2 101,9 106,3 103,1
1ᵉ trim. 2025 106,8 102,1 106,3 103,2
2ᵉ trim. 2025 106,7 102,1 106,4 103,1
3ᵉ trim. 2025 106,6 102,5 106,4 103,8
4ᵉ trim. 2025 106,4 102,4 106,3 103,4
1ᵉ trim. 2026 105,8 102,7 106,3 103,5
  • Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : Emploi salarié total hors intérim.
  • Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 2Évolution de l'emploi salarié par secteur - Île-de-France

  • Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : Emploi salarié total hors intérim.
  • Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Le taux de chômage continue à progresser en Île-de-France, comme au niveau national

Au premier trimestre 2026, le taux de chômage augmente de 0,2 point en Île-de-France pour s’établir à 7,9 % de la population active. La hausse est similaire à celle observée au niveau national. Le taux de chômage atteint 7,9 % en France métropolitaine et 8,1 % sur l’ensemble de la France, hors Mayotte.

Le taux de chômage augmente dans chacun des départements de la région francilienne. Il croît de 0,3 point dans les Hauts-de-Seine et le Val-de-Marne et atteint respectivement 7,1 % et 8,4 %. Dans les autres départements franciliens, la hausse est similaire à celle observée régionalement (+0,2 point). À Paris, où le taux est le plus faible, celui-ci s’établit à 6,3 %. Le taux demeure également inférieur au taux régional dans les Yvelines (7,4 %), l'Essonne (7,5 %) et en Seine-et-Marne (7,6 %), mais sensiblement supérieur dans le Val-d'Oise (9,1 %) et en Seine-Saint-Denis (11,1 %).

L’information et communication, un secteur fragilisé malgré des créations d’entreprises dynamiques

Le secteur de l’information et de la communication représente plus de 10 % de la valeur ajoutée produite régionalement, des heures rémunérées et des créations d’entreprises. Il est également à l’origine de 7 % de l’emploi salarié francilien. Ce poids important reflète la place majeure des activités numériques, audiovisuelles et informatiques dans l’économie francilienne. Plus encore, l’Île-de-France concourt à 57 % de la valeur ajoutée française de cette branche d’activité, ce qui dépasse largement le poids économique de la région. Conjoncture francilienne et conjoncture nationale sont donc étroitement liées dans ce secteur.

Celui-ci est confronté depuis quelques trimestres à un ralentissement des dépenses informatiques des entreprises, après les investissements massifs réalisés pendant et en sortie de crise sanitaire dans les outils numériques. Les télécommunications restent par ailleurs sous pression dans un marché très concurrentiel. Enfin, les nouvelles possibilités offertes par l’intelligence artificielle conduisent à des arbitrages qui évoluent dans les projets numériques. Les besoins en main-d’œuvre sont affectés par les gains de productivité engendrés par la nouvelle révolution technologique, celle-ci ouvrant néanmoins le champ à de nouvelles idées d’entreprises.

Dans ce contexte, les créations d’entreprises dans ce secteur accélèrent fortement début 2026, et atteignent un niveau inédit avec 10 700 entreprises créées au premier trimestre 2026. La hausse (+27,7 % sur un an) est portée principalement par le dynamisme des micro-entrepreneurs (+35,6 %). Cependant, la situation économique du secteur se dégrade globalement. Les défaillances d’entreprises accélèrent au premier trimestre 2026 (+12,4 % sur un an en Île-de-France, +7,0 % au niveau national) et n’ont jamais été à un niveau aussi élevé depuis 1990.

La hausse des défaillances d’entreprises s’accompagne d’une nouvelle dégradation du marché du travail. Le nombre d’emplois salariés (463 200 au premier trimestre 2026) diminue de nouveau, suivant une tendance amorcée il y a deux ans. La baisse concerne quasiment tous les départements, notamment Paris et les Hauts-de-Seine où sont localisés plus de 80 % des emplois.

Cela se traduit également par une baisse du volume d’heures rémunérées par les employeurs depuis sept trimestres (figure 3). Tous les sous-secteurs de l’information et communication sont concernés, certains d’entre eux ayant même montré des signes de faiblesse dès 2022. C’est le cas des télécommunications et de la production et la programmation et diffusion audiovisuelle, le surcroît d’activité lié aux Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024 n’ayant interrompu que temporairement cette tendance. Plus symptomatique de la nouvelle situation créée par l’intelligence artificielle, le nombre d’heures rémunérées baisse de 2,2 % sur un an dans la programmation, conseil et autres activités informatiques, sous-secteur concentrant plus de la moitié des heures. Il recule également dans l’édition (-2,8 %) et dans les télécommunications (-5,5 %).

Figure 3Contributions sectorielles trimestrielles à l'évolution des heures rémunérées par rapport au même trimestre de l'année précédente dans l’information et communication

(évolution en %, contributions en point de %)
Contributions sectorielles trimestrielles à l'évolution des heures rémunérées par rapport au même trimestre de l'année précédente dans l’information et communication ((évolution en %, contributions en point de %)) - Lecture : Entre les premiers trimestres 2025 et 2026, le volume d’heures rémunérées dans l’information et communication a baissé de 2,8 %.Le secteur de la programmation, conseil et autres activités informatiques (-1,1 point) contribue pour 40 % à cette évolution.
Trimestre Édition Production de films cinématographiques, de vidéo et de programmes de télévision ; enregistrement sonore et édition musicale Programmation et diffusion Télécommunications Programmation, conseil et autres activités informatiques Services d'information Information-communication
T1 2023 0,6 -1,0 -0,1 -0,3 4,5 0,3 4,1
T2 2023 0,1 -0,6 -0,1 -0,2 2,6 0,1 2,0
T3 2023 0,1 0,5 0,0 -0,2 1,7 0,1 2,2
T4 2023 -0,1 1,2 0,2 -0,2 0,6 0,0 1,6
T1 2024 -0,1 1,9 0,2 -0,3 -0,2 -0,1 1,4
T2 2024 0,0 1,9 0,2 -0,3 -0,4 -0,2 1,3
T3 2024 -0,4 0,9 0,2 -0,2 -0,5 -0,2 -0,2
T4 2024 -0,5 -0,3 0,1 -0,2 -1,2 -0,3 -2,4
T1 2025 -0,6 -1,5 0,1 -0,4 -1,4 -0,3 -4,2
T2 2025 -0,8 -1,6 -0,1 -0,4 -1,1 -0,2 -4,1
T3 2025 -0,3 -0,7 0,0 -0,6 -1,1 -0,2 -2,9
T4 2025 -0,4 -1,6 -0,1 -0,6 -0,8 -0,2 -3,7
T1 2026 -0,5 -0,5 -0,1 -0,5 -1,1 -0,2 -2,8
  • Note : Ensemble des heures rémunérées des salariés y compris les heures supplémentaires ainsi que les absences pour lesquelles le salarié est rémunéré.
  • Lecture : Entre les premiers trimestres 2025 et 2026, le volume d’heures rémunérées dans l’information et communication a baissé de 2,8 %.Le secteur de la programmation, conseil et autres activités informatiques (-1,1 point) contribue pour 40 % à cette évolution.
  • Champ : Secteur privé hors secteur agricole.
  • Source : DSN, traitement Insee.

Figure 3Contributions sectorielles trimestrielles à l'évolution des heures rémunérées par rapport au même trimestre de l'année précédente dans l’information et communication

  • Note : Ensemble des heures rémunérées des salariés y compris les heures supplémentaires ainsi que les absences pour lesquelles le salarié est rémunéré.
  • Lecture : Entre les premiers trimestres 2025 et 2026, le volume d’heures rémunérées dans l’information et communication a baissé de 2,8 %.Le secteur de la programmation, conseil et autres activités informatiques (-1,1 point) contribue pour 40 % à cette évolution.
  • Champ : Secteur privé hors secteur agricole.
  • Source : DSN, traitement Insee.
Publication rédigée par :Xavier Gatepaille, Élisabeth Prévost (Insee)

Avertissement

Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d'une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.

Définitions

Heures rémunérées :

Les heures rémunérées couvrent les heures travaillées ainsi que des heures non travaillées mais rémunérées par l’employeur, notamment pendant les congés payés. Les périodes de chômage partiel indemnisées par l’administration publique et non par l’employeur ne sont à ce titre pas comprises dans les heures rémunérées.

Emploi salarié :

Les salariés sont les personnes qui travaillent, aux termes d’un contrat, pour une autre entité résidente en échange d’un salaire ou d’une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.

Intérim / Travail temporaire / Travail intérimaire :

L'intérim (ou travail intérimaire ou travail temporaire) consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire.

L'intérim se caractérise donc par une relation triangulaire entre l’entreprise de travail temporaire, l’entreprise cliente et le salarié, et implique la conclusion de deux contrats : un contrat de mise à disposition (entre l’entreprise de travail temporaire et l’entreprise cliente) et un contrat de mission (entre l’entreprise de travail temporaire et le salarié).

Le contrat ne peut être conclu que pour l’exécution d’une tâche précise et temporaire, dénommée mission, et seulement dans les cas énumérés par la loi. Quel que soit le motif pour lequel il est conclu, un tel contrat ne peut avoir ni pour objet ni pour effet de pourvoir durablement un emploi lié à l’activité normale et permanente de l’entreprise utilisatrice.

Secteur tertiaire / Tertiaire :

Le secteur tertiaire recouvre un vaste champ d'activités qui s'étend du commerce à l'administration, en passant par les transports, les activités financières et immobilières, les services aux entreprises et services aux particuliers, l'éducation, la santé et l'action sociale.

Il est composé du :

  • tertiaire principalement marchand (commerce, transports, activités financières, services rendus aux entreprises, services rendus aux particuliers, hébergement-restauration, immobilier, information-communication) ;
  • tertiaire principalement non-marchand (administration publique, enseignement, santé humaine, action sociale).

Le périmètre du secteur tertiaire est de fait défini par complémentarité avec les activités agricoles et industrielles (secteurs primaire et secondaire).

Taux de chômage :

Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).

On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...

Remarque :

Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.

Taux de chômage (BIT) :

Le taux de chômage est le rapport entre le nombre de chômeurs et le nombre d’actifs (en emploi ou au chômage).

Demandeurs d'emploi en fin de mois / DEFM / Demandes d'emploi en fin de mois :

Les demandeurs d'emploi en fin de mois (DEFM) sont les personnes inscrites à France Travail et ayant une demande en cours au dernier jour du mois.

Demandeurs d'emploi de longue durée / DELD :

Les demandeurs d'emploi de longue durée (DELD) sont ceux inscrits en catégories A, B, C, depuis un an ou plus.

Création d'entreprise / Réactivation d'entreprise :

Une création d'entreprise correspond à la mise en œuvre d'une nouvelle combinaison de facteurs de production avec pour restriction qu'aucune autre entreprise ne soit impliquée dans cet évènement.

Les créations d’entreprises sont en fait des créations d’unités légales. On parle néanmoins de créations d’entreprises en raison de la spécificité de la situation au moment de la création. En effet, au moment de son immatriculation, il n’est pas possible de déterminer si une unité légale est indépendante ou appartient à un groupe. Par défaut, au moment de la création, toute entité est donc indépendante et considérée comme une entreprise.

La statistique mensuelle des créations d'entreprises est constituée à partir du dispositif SIDE (Système d’information sur la démographie d’entreprises). Ce dispositif est alimenté à partir de données du répertoire Sirene, enrichies d’éléments provenant du répertoire statistique Sirus.

Les créations d'entreprises correspondent aux unités légales du répertoire Sirene qui enregistrent un début d'activité relevant de l'un des cas suivants :

  • l'immatriculation d'une nouvelle unité légale avec création d'une nouvelle combinaison de facteurs de production ;
  • le cas où l'entrepreneur redémarre une activité après une interruption de plus d'un an (il n'y a pas de nouvelle immatriculation mais reprise de l'ancien numéro Siren, en général pour un entrepreneur individuel) ;
  • le cas où l'entrepreneur redémarre une activité après une interruption de moins d'un an, mais avec changement d'activité ;
  • la reprise par une unité légale nouvellement immatriculée de tout ou partie des activités et facteurs de production d'une autre unité légale, lorsqu'il n'y a pas de continuité économique entre la situation du cédant et celle du repreneur.

On considère qu'il n'y a pas continuité économique de l'unité légale si, parmi les trois éléments suivants concernant son siège, au moins deux sont modifiés lors de la reprise : l'unité légale contrôlant l'établissement siège, l'activité économique et la localisation.

Depuis les données relatives à janvier 2009, à la suite de la mise en place du régime de l'auto-entrepreneur (renommé micro-entrepreneur, à compter du 19 décembre 2014), les statistiques de créations d'entreprises incluent les demandes de créations enregistrées dans Sirene au titre de ce régime. Ce dénombrement n'inclut pas les entrepreneurs déjà en activité avant le 1er janvier 2009 et qui avaient demandé, à titre dérogatoire au plus tard le 31 mars 2009, à bénéficier du régime micro-social et du versement fiscal libératoire en 2009.

La statistique de créations d'entreprises couvre l'ensemble des activités marchandes hors agriculture.

Remarque :

Depuis le 1er janvier 2007, la notion de création d'entreprise s'appuie sur un concept harmonisé au niveau européen pour faciliter les comparaisons.


Défaillance d'entreprise :

Une unité légale est en situation de défaillance ou de dépôt de bilan à partir du moment où une procédure de redressement judiciaire est ouverte à son encontre.

Cette procédure intervient lorsqu'une unité légale est en état de cessation de paiement, c'est-à-dire qu'elle n'est plus en mesure de faire face à son passif exigible avec son actif disponible.

Remarque :

Il ne faut pas confondre la notion de défaillance et la notion de cessation. La notion de cessation correspond à l'arrêt total de l'activité économique d'une entreprise. Toutes les défaillances ne donnent pas des cessations. Par exemple, un jugement d'ouverture de procédure de défaillance (dépôt de bilan d'une entreprise inscrite dans le cadre d'une procédure judiciaire) ne se résout pas forcement par une liquidation.

Toutes les cessations n'ont pas donné lieu à une défaillance. Par exemple, un entrepreneur individuel peut cesser son activité suite à un départ en retraite.

Logement autorisé :

Un logement autorisé est un logement, non encore réalisé, dont la construction a été autorisée par un permis de construire ou une non-opposition à une déclaration préalable.


Logement commencé :

Un logement est considéré comme commencé (ou mis en chantier) après réception de la déclaration d’ouverture de chantier (DOC) envoyée par le pétitionnaire (ou maître d’ouvrage).

Un chantier est considéré ouvert lorsque les fouilles en rigole ou les fondations sont entreprises pour une partie ou la totalité des constructions autorisées.

Remarque :

Une « fouille en rigole » est un creusement du sol pour permettre la construction à l'emplacement des « semelles » (ces dernières sont les parties basses).

Revenu de solidarité active / RSA :

Le revenu de solidarité active est une allocation qui complète les ressources initiales du foyer pour qu'elles atteignent le niveau d'un revenu garanti.

Le montant du revenu garanti varie en fonction de la composition du foyer et du nombre d'enfant(s) à charge.

Remarque :

Le revenu de Solidarité active (RSA) se substitue au revenu minimum d'insertion (RMI) et à l'allocation parent isolé (API).

Le RSA est en vigueur depuis 2009 en métropole, depuis 2011 dans les départements et collectivités d’outre-mer (à l’exception de la Polynésie française, la Nouvelle-Calédonie et Wallis-et-Futuna où il n’est pas applicable) et depuis 2012 à Mayotte (selon des modalités spécifiques).

Prime d'activité :

La prime d’activité est un complément de revenus d’activité s’adressant aux travailleurs percevant des revenus modestes. Elle remplace depuis 2016 le revenu de solidarité active (RSA-activité) et la prime pour l’emploi (PPE).


Sa réglementation s’inscrit dans la continuité de celle du RSA-activité, mais présente cependant quelques spécificités, notamment pour les temps partiels (bonus modulable individuel).

Correction des variations saisonnières / CVS / Désaisonnalisation :

La correction des variations saisonnières permet d’éliminer l'effet de fluctuations périodiques infra-annuelles dues au calendrier et aux saisons, de manière à faire ressortir les évolutions les plus significatives de la série. Celles-ci sont contenues dans la tendance et la composante irrégulière.

Par exemple, les ventes de jouets augmentent toujours fortement entre novembre et décembre, en raison de Noël. Sur les données brutes, cet effet périodique masque l’évolution conjoncturelle sous-jacente pour une année donnée. Une fois la série désaisonnalisée, c’est-à-dire l’effet Noël retiré, les ventes peuvent s’avérer en baisse, signe d’une moins bonne année.

Pour en savoir plus

(1) Insee, « L’industrie tient la barre, les ménages accusent le coup », Note de conjoncture, juin 2026.

(2) Insee, « Au premier trimestre 2026, l’emploi salarié est stable ou quasi stable dans presque toutes les régions », Informations Rapides no 145, juin 2026.

(3) Bocquet L., « Ouvrir dans un nouvel ongletReconversions professionnelles après un choc technologique : le rôle des métiers-ponts », Focus no 134, Conseil d’analyse économique, mai 2026.

(4) Oswalt N., Prévost É., « Au quatrième trimestre 2025, un ralentissement persistant de l’économie francilienne », Insee Conjoncture Île-de-France no 58, avril 2026.

(5) Insee, « Tableau de bord de la conjoncture : Île-de-France », insee.fr.