Insee Conjoncture Ile-de-France ·
Avril 2026 · n° 58
Au quatrième trimestre 2025, un ralentissement persistant de l’économie francilienne Note de conjoncture régionale - 4e trimestre 2025
Au quatrième trimestre 2025, l’Île-de-France accuse une nouvelle baisse du volume d’heures rémunérées (-0,7 % sur un an), pour le quatrième trimestre consécutif, confirmant un ralentissement économique persistant. Cette contraction, un peu plus marquée qu’au niveau national (-0,6 %), touche l’ensemble des secteurs d’activité, à l’exception de l’industrie (+0,2 %). La construction (-1,0 %) et les services marchands (-0,8 %) sont les plus affectés.
Sur le front de l’emploi, la région francilienne connaît un léger recul (-0,2 %, soit -10 500 emplois). Le taux de chômage continue de croître légèrement pour atteindre 7,6 % de la population active (+0,1 point), avec des disparités départementales marquées.
Le secteur de la construction, bien que toujours en difficulté, montre des signes de résilience. Si le volume d’heures rémunérées, l’emploi salarié (-0,3 %) et les créations d’entreprises reculent, ces baisses sont moins prononcées qu’au niveau national. Parallèlement, le nombre de défaillances d’entreprises diminue et la reprise des mises en chantier se confirme. Les mises en vente de logements neufs progressent également, bien que les autorisations refluent, reflétant une prudence persistante des promoteurs dans un contexte économique incertain.
- L’économie française profite de la reprise européenne, mais le chômage augmente
- Une baisse persistante du volume d’heures rémunérées en Île-de-France
- Légère baisse de l’emploi
- La construction : des difficultés persistantes mais des signes de résilience
- Les mises en chantier et les mises en vente de logements neufs poursuivent leur progression tandis que les autorisations reculent
L’économie française profite de la reprise européenne, mais le chômage augmente
En 2025, l’économie mondiale a plutôt bien résisté aux inquiétudes créées par la nouvelle politique douanière américaine. La zone euro a pu compter sur le dynamisme de sa demande intérieure, pour atteindre un rythme de croissance modéré fin 2025 (+0,3 % au troisième trimestre puis +0,2 % au quatrième).
L’économie française, malgré les incertitudes politiques, profite de la reprise européenne. Au quatrième trimestre 2025, l’activité a cependant ralenti en France : +0,2 % après +0,5 % au troisième trimestre.
En 2026, la flambée des cours des hydrocarbures se traduirait en France par un net regain d’inflation (2 % au cours du printemps). Bien que fragilisée, la croissance française résisterait au premier semestre 2026, avec +0,2 % par trimestre et +0,9 % d’acquis à mi-année.
Le marché du travail ne profiterait pas de cette timide embellie. Au quatrième trimestre 2025, l’emploi salarié a baissé légèrement (-40 000 emplois), et continuerait à baisser d’ici juin 2026 (-22 000 emplois). Le taux de chômage a augmenté de 0,2 point au quatrième trimestre 2025 (à 7,9 %) par rapport au troisième trimestre ; il atteindrait 8,1 % mi-2026.
L’activité en Île-de-France est en phase avec le constat national, un ralentissement au quatrième trimestre et une croissance qui résisterait au premier semestre 2026.
Une baisse persistante du volume d’heures rémunérées en Île-de-France
Au quatrième trimestre 2025, le volume d’heures de travail payées par les employeurs baisse sur un an, pour le quatrième trimestre consécutif, confirmant une tendance de ralentissement économique prolongé. Cette diminution de 0,7 % en Île-de-France (contre -0,6 % au niveau national) s’observe dans tous les secteurs d’activité, à l’exception notable de l’industrie (+0,2 %).
Les secteurs les plus touchés par la baisse des heures rémunérées au quatrième trimestre 2025 sont le tertiaire principalement marchand (-0,8 %) et la construction (-1,0 %). Au sein du tertiaire marchand, les replis sont particulièrement marqués dans certains sous-secteurs : information et communication (-3,7 %), commerce (-1,4 %), activités immobilières (-1,1 %), activités spécialisées, scientifiques et techniques (-0,8 %). Seul l’hébergement et restauration (+1,3 %) tire son épingle du jeu. Le tertiaire principalement non marchand, bien qu’également en baisse (-0,3 %), est un peu moins affecté (figure 1).
Sur le plan territorial, les disparités entre départements franciliens sont marquées : les Yvelines (-2,0 %), les Hauts-de-Seine (-1,3 %) et l’Essonne (-1,1 %) enregistrent les plus fortes baisses du volume d’heures rémunérées. La Seine-Saint-Denis (+1,0 %) et la Seine-et-Marne (+0,7 %) font exception avec une légère progression.
tableauFigure 1 – Contributions sectorielles mensuelles à l'évolution des heures rémunérées par rapport au même mois de l'année précédente - Île-de-France
| Période | Industrie | Construction | Services principalement marchands | Services principalement non marchands | Évolution totale |
|---|---|---|---|---|---|
| janv. 2024 | 0,1 | -0,1 | 1,1 | 0,1 | 1,3 |
| févr. 2024 | 0,2 | 0,1 | 1,4 | 0,2 | 1,8 |
| mars 2024 | -0,1 | -0,1 | 0,2 | 0,0 | 0,0 |
| avril 2024 | 0,2 | 0,1 | 1,9 | 0,3 | 2,4 |
| mai 2024 | 0,0 | 0,0 | 1,1 | 0,2 | 1,2 |
| juin 2024 | -0,2 | -0,2 | -0,2 | 0,0 | -0,6 |
| juil. 2024 | 0,1 | -0,1 | 1,8 | 0,3 | 2,1 |
| août 2024 | -0,1 | -0,3 | 0,6 | 0,0 | 0,1 |
| sept. 2024 | 0,0 | -0,1 | 0,6 | 0,1 | 0,6 |
| oct. 2024 | 0,0 | -0,1 | 0,3 | 0,2 | 0,4 |
| nov. 2024 | -0,1 | -0,2 | -0,4 | 0,0 | -0,7 |
| déc. 2024 | 0,1 | -0,2 | 0,1 | 0,2 | 0,1 |
| janv. 2025 | 0,0 | -0,1 | -0,4 | 0,1 | -0,4 |
| févr. 2025 | -0,1 | -0,3 | -1,1 | 0,0 | -1,5 |
| mars 2025 | 0,0 | -0,2 | -0,6 | 0,1 | -0,7 |
| avril 2025 | 0,0 | -0,1 | -0,6 | 0,1 | -0,6 |
| mai 2025 | -0,1 | -0,1 | -0,9 | 0,0 | -1,1 |
| juin 2025 | 0,1 | -0,1 | -0,3 | 0,1 | -0,2 |
| juil. 2025 | 0,0 | 0,0 | -0,9 | 0,0 | -0,8 |
| août 2025 | 0,0 | 0,1 | -1,4 | 0,0 | -1,3 |
| sept. 2025 | 0,1 | 0,0 | -0,4 | 0,1 | -0,1 |
| oct. 2025 | 0,0 | 0,0 | -0,5 | 0,0 | -0,6 |
| nov. 2025 | -0,1 | -0,1 | -1,0 | -0,1 | -1,2 |
| déc. 2025 | 0,1 | 0,0 | -0,3 | 0,0 | -0,2 |
| janv. 2026 | 0,0 | -0,2 | -0,9 | -0,1 | -1,3 |
- Notes : Ensemble des heures rémunérées des salariés y compris les heures supplémentaires ainsi que les absences pour lesquelles le salarié est rémunéré. Le dernier mois est provisoire.
- Champ : Secteur privé hors secteur agricole.
- Source : DSN, traitement Insee.
graphiqueFigure 1 – Contributions sectorielles mensuelles à l'évolution des heures rémunérées par rapport au même mois de l'année précédente - Île-de-France

- Notes : Ensemble des heures rémunérées des salariés y compris les heures supplémentaires ainsi que les absences pour lesquelles le salarié est rémunéré. Le dernier mois est provisoire.
- Champ : Secteur privé hors secteur agricole.
- Source : DSN, traitement Insee.
Dans le secteur de la construction, les évolutions des heures rémunérées doivent être interprétées avec prudence, en particulier pour les mois de décembre et de janvier, dans les comparaisons en glissement annuel.
En effet, dans ce secteur, les congés des salariés sont indemnisés par des caisses de congés payés et non directement par les employeurs ; ils ne sont donc pas comptabilisés dans les heures rémunérées issues des déclarations.
Selon le positionnement calendaire des congés de fin d’année, un même mois peut inclure un nombre de jours de congés différent d’une année sur l’autre, ce qui peut entraîner des évolutions marquées des heures rémunérées sans que celles-ci reflètent nécessairement une évolution de l’activité économique.
Légère baisse de l’emploi
Au quatrième trimestre 2025, l’emploi salarié francilien baisse légèrement (-0,2 % par rapport au trimestre précédent, soit -10 500 emplois) après une quasi-stabilité (+0,1 %) au troisième trimestre (figure 2). Au niveau national, l’emploi stagne (-0,1 %). Sur un an, l’emploi se maintient en Île-de-France, tandis qu’il baisse légèrement au niveau national (-0,2 %).
Par secteur, l’emploi stagne au quatrième trimestre 2025 dans le secteur tertiaire marchand (hors intérim) (-0,1 %) mais le repli s’accentue dans l’information et communication (-0,8 % après -0,5 %) et dans le commerce et réparation automobile (-0,5 % après +0,1 %). En revanche, l'emploi est dynamique dans les transports et entreposage (+0,5 % après +0,5 %) et accélère dans les autres activités de service (+0,7 % après +0,3 %). Il est quasi stable dans les activités scientifiques et techniques et dans l’hébergement et restauration (-0,1 % après -0,2 %).
Le secteur tertiaire non marchand (-0,3 % après +0,6 %) et la construction (-0,3 % après +0,2 %) baissent également après avoir progressé le trimestre précédent. L’emploi est atone dans l’industrie (+0,1 % après +0,1 %). Enfin, l’emploi intérimaire recule pour le troisième trimestre consécutif (-1,4 % après -0,7 %).
À l’échelle départementale, les situations sont contrastées. L’emploi ralentit en Seine-Saint-Denis (+0,2 % après +0,5 %). Il est stable dans l’Essonne et quasi stable en Seine-et-Marne (+0,1 %), dans les Hauts-de-Seine (-0,1 %) et dans le Val-d’Oise (-0,1 %). En revanche, l’emploi recule à Paris (-0,4 % après +0,1 %), dans les Yvelines (-0,4 % après -0,2 %) et dans le Val-de-Marne (-0,2 % après -0,1 %).
Au quatrième trimestre 2025, le taux de chômage augmente de 0,1 point en Île-de-France et atteint 7,6 % de la population active. Au niveau national, il est en hausse de 0,2 point pour s'établir à 7,9 % en France hors Mayotte et 7,7 % en France métropolitaine.
Le taux de chômage continue d'augmenter dans les départements franciliens, à l’exception de Paris (6,1 %) et la Seine-Saint-Denis (10,8 %) où il est stable. La hausse est modérée (+0,1 point) dans les Yvelines (7,2 %) et dans les Hauts-de-Seine (6,8 %). Elle est plus marquée (+0,2 point) en Seine-et-Marne (7,4 %), dans le Val-de-Marne (8,1 %) et dans le Val-d’Oise (8,8 %). La hausse est plus sensible encore dans l’Essonne (+0,3 point) où le taux de chômage atteint désormais 7,3 %.
tableauFigure 2 – Évolution de l'emploi salarié par secteur - Île-de-France
| Période | Construction | Industrie | Tertiaire marchand hors intérim | Tertiaire non marchand |
|---|---|---|---|---|
| 4ᵉ trim. 2019 | 100,0 | 100,0 | 100,0 | 100,0 |
| 1ᵉ trim. 2020 | 99,5 | 99,9 | 98,9 | 100,2 |
| 2ᵉ trim. 2020 | 101,0 | 99,2 | 97,5 | 98,6 |
| 3ᵉ trim. 2020 | 102,9 | 99,1 | 98,8 | 100,5 |
| 4ᵉ trim. 2020 | 104,2 | 99,1 | 98,3 | 100,9 |
| 1ᵉ trim. 2021 | 105,3 | 99,2 | 98,9 | 101,3 |
| 2ᵉ trim. 2021 | 106,4 | 99,4 | 99,9 | 101,3 |
| 3ᵉ trim. 2021 | 106,8 | 99,5 | 101,2 | 101,3 |
| 4ᵉ trim. 2021 | 106,8 | 99,4 | 102,2 | 101,1 |
| 1ᵉ trim. 2022 | 107,0 | 99,3 | 103,0 | 101,3 |
| 2ᵉ trim. 2022 | 107,1 | 99,3 | 103,7 | 101,4 |
| 3ᵉ trim. 2022 | 107,1 | 99,7 | 104,4 | 101,2 |
| 4ᵉ trim. 2022 | 107,3 | 99,8 | 105,1 | 101,5 |
| 1ᵉ trim. 2023 | 107,7 | 100,1 | 105,7 | 101,5 |
| 2ᵉ trim. 2023 | 108,0 | 100,4 | 105,8 | 101,8 |
| 3ᵉ trim. 2023 | 108,0 | 100,7 | 106,0 | 101,9 |
| 4ᵉ trim. 2023 | 108,3 | 101,4 | 106,2 | 102,3 |
| 1ᵉ trim. 2024 | 108,4 | 101,6 | 106,6 | 102,5 |
| 2ᵉ trim. 2024 | 107,9 | 102,0 | 106,7 | 102,8 |
| 3ᵉ trim. 2024 | 107,3 | 101,9 | 106,8 | 103,4 |
| 4ᵉ trim. 2024 | 107,3 | 102,0 | 106,6 | 103,1 |
| 1ᵉ trim. 2025 | 106,8 | 102,1 | 106,6 | 103,3 |
| 2ᵉ trim. 2025 | 106,7 | 102,1 | 106,8 | 103,3 |
| 3ᵉ trim. 2025 | 106,9 | 102,2 | 106,7 | 103,8 |
| 4ᵉ trim. 2025 | 106,6 | 102,4 | 106,6 | 103,5 |
- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
- Champ : Emploi salarié total hors intérim.
- Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.
graphiqueFigure 2 – Évolution de l'emploi salarié par secteur - Île-de-France

- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
- Champ : Emploi salarié total hors intérim.
- Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.
La construction : des difficultés persistantes mais des signes de résilience
Représentant 4,2 % de la valeur ajoutée créée en Île-de-France et 5,5 % de l’emploi, le secteur de la construction souffre depuis plusieurs trimestres mais montre quelques signes de résilience. Ainsi, le volume d’heures rémunérées se replie au quatrième trimestre 2025 (-1,0 %) après un rebond le trimestre précédent, en lien avec celui observé dans les travaux publics et le second œuvre. De même, le nombre d’emplois salariés repart à la baisse dans la région après un léger regain au troisième trimestre 2025 (-0,3 % après +0,2 %). Néanmoins, la baisse des heures rémunérées et de l’emploi est moins prononcée qu’au niveau national. En outre, plusieurs indicateurs témoignent d’une certaine résilience. Le nombre de créations d’entreprises reste à un niveau sensiblement supérieur à celui du même trimestre 2024 (5 100 contre 4 600), même si la dynamique entrepreneuriale s’essouffle, les créations se repliant de 2,7 % après trois trimestres de hausse. Parallèlement, les défaillances d’entreprises du secteur diminuent (-4,8 % entre les quatrièmes trimestres 2024 et 2025). La construction représente 20 % des défaillances régionales, en baisse de deux points par rapport au quatrième trimestre 2024.
Les mises en chantier et les mises en vente de logements neufs poursuivent leur progression tandis que les autorisations reculent
Côté logement, les mises en chantier franciliennes de logements accélèrent (+19,2 % après +12,4 % au trimestre précédent), confirmant une tendance à la reprise après plusieurs trimestres de recul. En revanche, les autorisations de construction de logements refluent, reflétant une prudence face à l’environnement économique. Ainsi, 16 200 logements ont été autorisés en Île-de-France, en baisse de 6,3 % (après -1,7 % au trimestre précédent) (figure 3). En France hors Mayotte, les évolutions sont moins prononcées : -3,4 % pour les autorisations et +14,4 % pour les mises en chantier.
Sur un an, les logements autorisés et mis en chantier dans la région sont en hausse par rapport à 2024. Pour autant, ces volumes restent en dessous de la moyenne des cinq dernières années.
Au quatrième trimestre 2025, la reprise de la commercialisation de logements neufs se poursuit. Près de 4 300 logements neufs ont été commercialisés en Île-de-France (+8,8 % par rapport au quatrième trimestre 2024). En revanche, les réservations de logements par des particuliers diminuent (-12,7 %), dans un contexte de hausse légère des taux d’intérêt et de conditions d’octroi plus sélectives des banques. Les annulations de réservations, en baisse de 10,2 %, représentent près d’un quart des réservations. Ainsi, l’encours de logements disponibles à la vente progresse pour atteindre 32 300 logements à la fin du trimestre (+13,7 % par rapport au quatrième trimestre 2024).
Enfin, les surfaces autorisées et mises en chantier de locaux d’activité se replient au quatrième trimestre 2025 après une hausse le trimestre précédent.
tableauFigure 3 – Évolution du nombre de logements
| Période | Logements autorisés - Île-de-France | Logements autorisés - France hors Mayotte | Logements commencés - Île-de-France | Logements commencés - France hors Mayotte |
|---|---|---|---|---|
| 4ᵉ trim. 2019 | 100,0 | 100,0 | 100,0 | 100,0 |
| 1ᵉ trim. 2020 | 96,4 | 95,8 | 80,6 | 93,1 |
| 2ᵉ trim. 2020 | 49,4 | 58,3 | 70,2 | 78,2 |
| 3ᵉ trim. 2020 | 73,9 | 80,1 | 100,6 | 108,3 |
| 4ᵉ trim. 2020 | 99,1 | 93,1 | 77,8 | 99,4 |
| 1ᵉ trim. 2021 | 91,6 | 94,1 | 92,9 | 106,4 |
| 2ᵉ trim. 2021 | 86,3 | 97,5 | 93,4 | 106,5 |
| 3ᵉ trim. 2021 | 88,1 | 98,7 | 78,8 | 105,5 |
| 4ᵉ trim. 2021 | 93,2 | 98,4 | 98,8 | 106,9 |
| 1ᵉ trim. 2022 | 92,2 | 117,4 | 93,5 | 108,2 |
| 2ᵉ trim. 2022 | 119,7 | 109,3 | 76,4 | 99,2 |
| 3ᵉ trim. 2022 | 131,6 | 103,7 | 97,2 | 99,0 |
| 4ᵉ trim. 2022 | 61,1 | 76,2 | 83,8 | 94,7 |
| 1ᵉ trim. 2023 | 91,0 | 82,9 | 70,1 | 85,1 |
| 2ᵉ trim. 2023 | 76,3 | 78,7 | 70,0 | 80,1 |
| 3ᵉ trim. 2023 | 72,2 | 74,9 | 57,5 | 71,8 |
| 4ᵉ trim. 2023 | 75,5 | 77,3 | 53,5 | 68,9 |
| 1ᵉ trim. 2024 | 76,0 | 71,5 | 60,1 | 64,5 |
| 2ᵉ trim. 2024 | 52,9 | 64,3 | 60,2 | 68,3 |
| 3ᵉ trim. 2024 | 64,6 | 66,4 | 47,6 | 67,2 |
| 4ᵉ trim. 2024 | 74,4 | 68,0 | 48,5 | 66,3 |
| 1ᵉ trim. 2025 | 63,6 | 71,2 | 52,2 | 63,4 |
| 2ᵉ trim. 2025 | 88,2 | 83,3 | 52,7 | 64,3 |
| 3ᵉ trim. 2025 | 86,7 | 79,9 | 59,3 | 68,5 |
| 4ᵉ trim. 2025 | 81,3 | 77,2 | 70,6 | 78,4 |
- Pour une meilleure visibilité, il est possible de cliquer sur les noms des séries dans la légende pour modifier l’affichage.
- Note : Données en cumul trimestriel CVS-CJO, en date réelle estimée.
- Source : SDES, Sitadel.
graphiqueFigure 3 – Évolution du nombre de logements

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- Note : Données en cumul trimestriel CVS-CJO, en date réelle estimée.
- Source : SDES, Sitadel.
Avertissement
Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d'une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.
Pour comprendre
Emploi salarié :
- Note méthodologique sur l'emploi salarié (pdf, 232 Ko) ;
- Emploi : quelle source pour quel usage ? (pdf, 515 Ko).
Créations d’entreprises :
- Note méthodologique sur les créations d’entreprises (pdf, 116 Ko) ;
- Refonte du dispositif de calcul des créations d’entreprises (pdf, 130 Ko) ;
- Correction de la répartition des créations d'entreprises individuelles (2021) (pdf, 58 Ko).
Nomenclature :
Sources
- Ouvrir dans un nouvel ongletDéclaration Sociale Nominative (DSN) ;
- Estimations d’emploi ;
- Taux de chômage localisés ;
- Ouvrir dans un nouvel ongletStatistiques sur les demandeurs d’emploi inscrits et les offres collectées par France Travail ;
- SIDE (Système d'information sur la démographie d'entreprises) ;
- Créations d'entreprises ;
- Défaillances d'entreprises ;
- Enquête mensuelle de fréquentation dans les hébergements collectifs de tourisme.
Définitions
Les heures rémunérées couvrent les heures travaillées ainsi que des heures non travaillées mais rémunérées par l’employeur, notamment pendant les congés payés. Les périodes de chômage partiel indemnisées par l’administration publique et non par l’employeur ne sont à ce titre pas comprises dans les heures rémunérées.
Les salariés sont les personnes qui travaillent, aux termes d’un contrat, pour une autre entité résidente en échange d’un salaire ou d’une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.
L'intérim (ou travail intérimaire ou travail temporaire) consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire.
L'intérim se caractérise donc par une relation triangulaire entre l’entreprise de travail temporaire, l’entreprise cliente et le salarié, et implique la conclusion de deux contrats : un contrat de mise à disposition (entre l’entreprise de travail temporaire et l’entreprise cliente) et un contrat de mission (entre l’entreprise de travail temporaire et le salarié).
Le contrat ne peut être conclu que pour l’exécution d’une tâche précise et temporaire, dénommée mission, et seulement dans les cas énumérés par la loi. Quel que soit le motif pour lequel il est conclu, un tel contrat ne peut avoir ni pour objet ni pour effet de pourvoir durablement un emploi lié à l’activité normale et permanente de l’entreprise utilisatrice.
Le secteur tertiaire recouvre un vaste champ d'activités qui s'étend du commerce à l'administration, en passant par les transports, les activités financières et immobilières, les services aux entreprises et services aux particuliers, l'éducation, la santé et l'action sociale.
Il est composé du :
- tertiaire principalement marchand (commerce, transports, activités financières, services rendus aux entreprises, services rendus aux particuliers, hébergement-restauration, immobilier, information-communication) ;
- tertiaire principalement non-marchand (administration publique, enseignement, santé humaine, action sociale).
Le périmètre du secteur tertiaire est de fait défini par complémentarité avec les activités agricoles et industrielles (secteurs primaire et secondaire).
Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).
On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...
Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.
Le taux de chômage est le rapport entre le nombre de chômeurs et le nombre d’actifs (en emploi ou au chômage).
Les demandeurs d'emploi en fin de mois (DEFM) sont les personnes inscrites à France Travail et ayant une demande en cours au dernier jour du mois.
Les demandeurs d'emploi de longue durée (DELD) sont ceux inscrits en catégories A, B, C, depuis un an ou plus.
Une création d'entreprise correspond à la mise en œuvre d'une nouvelle combinaison de facteurs de production avec pour restriction qu'aucune autre entreprise ne soit impliquée dans cet évènement.
Les créations d’entreprises sont en fait des créations d’unités légales. On parle néanmoins de créations d’entreprises en raison de la spécificité de la situation au moment de la création. En effet, au moment de son immatriculation, il n’est pas possible de déterminer si une unité légale est indépendante ou appartient à un groupe. Par défaut, au moment de la création, toute entité est donc indépendante et considérée comme une entreprise.
La statistique mensuelle des créations d'entreprises est constituée à partir du dispositif SIDE (Système d’information sur la démographie d’entreprises). Ce dispositif est alimenté à partir de données du répertoire Sirene, enrichies d’éléments provenant du répertoire statistique Sirus.
Les créations d'entreprises correspondent aux unités légales du répertoire Sirene qui enregistrent un début d'activité relevant de l'un des cas suivants :
- l'immatriculation d'une nouvelle unité légale avec création d'une nouvelle combinaison de facteurs de production ;
- le cas où l'entrepreneur redémarre une activité après une interruption de plus d'un an (il n'y a pas de nouvelle immatriculation mais reprise de l'ancien numéro Siren, en général pour un entrepreneur individuel) ;
- le cas où l'entrepreneur redémarre une activité après une interruption de moins d'un an, mais avec changement d'activité ;
- la reprise par une unité légale nouvellement immatriculée de tout ou partie des activités et facteurs de production d'une autre unité légale, lorsqu'il n'y a pas de continuité économique entre la situation du cédant et celle du repreneur.
On considère qu'il n'y a pas continuité économique de l'unité légale si, parmi les trois éléments suivants concernant son siège, au moins deux sont modifiés lors de la reprise : l'unité légale contrôlant l'établissement siège, l'activité économique et la localisation.
Depuis les données relatives à janvier 2009, à la suite de la mise en place du régime de l'auto-entrepreneur (renommé micro-entrepreneur, à compter du 19 décembre 2014), les statistiques de créations d'entreprises incluent les demandes de créations enregistrées dans Sirene au titre de ce régime. Ce dénombrement n'inclut pas les entrepreneurs déjà en activité avant le 1er janvier 2009 et qui avaient demandé, à titre dérogatoire au plus tard le 31 mars 2009, à bénéficier du régime micro-social et du versement fiscal libératoire en 2009.
La statistique de créations d'entreprises couvre l'ensemble des activités marchandes hors agriculture.
Depuis le 1er janvier 2007, la notion de création d'entreprise s'appuie sur un concept harmonisé au niveau européen pour faciliter les comparaisons.
Une unité légale est en situation de défaillance ou de dépôt de bilan à partir du moment où une procédure de redressement judiciaire est ouverte à son encontre.
Cette procédure intervient lorsqu'une unité légale est en état de cessation de paiement, c'est-à-dire qu'elle n'est plus en mesure de faire face à son passif exigible avec son actif disponible.
Il ne faut pas confondre la notion de défaillance et la notion de cessation. La notion de cessation correspond à l'arrêt total de l'activité économique d'une entreprise. Toutes les défaillances ne donnent pas des cessations. Par exemple, un jugement d'ouverture de procédure de défaillance (dépôt de bilan d'une entreprise inscrite dans le cadre d'une procédure judiciaire) ne se résout pas forcement par une liquidation.
Toutes les cessations n'ont pas donné lieu à une défaillance. Par exemple, un entrepreneur individuel peut cesser son activité suite à un départ en retraite.
Un logement autorisé est un logement, non encore réalisé, dont la construction a été autorisée par un permis de construire ou une non-opposition à une déclaration préalable.
Un logement est considéré comme commencé (ou mis en chantier) après réception de la déclaration d’ouverture de chantier (DOC) envoyée par le pétitionnaire (ou maître d’ouvrage).
Un chantier est considéré ouvert lorsque les fouilles en rigole ou les fondations sont entreprises pour une partie ou la totalité des constructions autorisées.
Une « fouille en rigole » est un creusement du sol pour permettre la construction à l'emplacement des « semelles » (ces dernières sont les parties basses).
Le revenu de solidarité active est une allocation qui complète les ressources initiales du foyer pour qu'elles atteignent le niveau d'un revenu garanti.
Le montant du revenu garanti varie en fonction de la composition du foyer et du nombre d'enfant(s) à charge.
Le revenu de Solidarité active (RSA) se substitue au revenu minimum d'insertion (RMI) et à l'allocation parent isolé (API).
Le RSA est en vigueur depuis 2009 en métropole, depuis 2011 dans les départements et collectivités d’outre-mer (à l’exception de la Polynésie française, la Nouvelle-Calédonie et Wallis-et-Futuna où il n’est pas applicable) et depuis 2012 à Mayotte (selon des modalités spécifiques).
La prime d’activité est un complément de revenus d’activité s’adressant aux travailleurs percevant des revenus modestes. Elle remplace depuis 2016 le revenu de solidarité active (RSA-activité) et la prime pour l’emploi (PPE).
Sa réglementation s’inscrit dans la continuité de celle du RSA-activité, mais présente cependant quelques spécificités, notamment pour les temps partiels (bonus modulable individuel).
La correction des variations saisonnières permet d’éliminer l'effet de fluctuations périodiques infra-annuelles dues au calendrier et aux saisons, de manière à faire ressortir les évolutions les plus significatives de la série. Celles-ci sont contenues dans la tendance et la composante irrégulière.
Par exemple, les ventes de jouets augmentent toujours fortement entre novembre et décembre, en raison de Noël. Sur les données brutes, cet effet périodique masque l’évolution conjoncturelle sous-jacente pour une année donnée. Une fois la série désaisonnalisée, c’est-à-dire l’effet Noël retiré, les ventes peuvent s’avérer en baisse, signe d’une moins bonne année.
Pour en savoir plus
(1) Baux S., Gatepaille X., Héraud F., Oswalt N., Pottier Ph., Prévost É., Touré P.-I., « L’économie francilienne en 2025 : entre dynamisme et signes de fragilité - Synthèse annuelle économique régionale - 2025 », Insee Conjoncture Île-de-France no 59, avril 2026.
(2) Insee, « Au quatrième trimestre 2025, l’emploi salarié est stable ou quasi stable dans plus de la moitié des régions », Informations Rapides no 65, mars 2026.
(3) Insee, « Inflation ravivée, croissance fragilisée », Note de conjoncture, mars 2026.
(4) Baux S., Gatepaille X., Moreau A., Prévost É., Richel F., « Une économie francilienne en demi-teinte malgré le dynamisme du secteur touristique », Insee Conjoncture Île-de-France no 57, janvier 2026.
(5) Insee, « Tableau de bord de la conjoncture : Île-de-France », insee.fr.
(6) Site de la « Ouvrir dans un nouvel ongletDRIEAT »