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Insee Conjoncture Normandie · Avril 2026 · n° 52
Insee Conjoncture NormandieL’économie normande au ralenti en 2025 Synthèse annuelle économique régionale - 2025

Flavien Alleaume, Laura Le Mains, Jessica Panchout (Insee)

La croissance française atteint +0,9 % en 2025 dans un contexte de nouvelle politique douanière américaine et d’instabilité politique nationale. En Normandie, l’emploi salarié diminue, en particulier dans l’industrie, et le recours à l’intérim se stabilise à un bas niveau. Le taux de chômage régional s’établit à 7,5 % en fin d’année et remonte à son niveau de 2021. Près de 40 000 entreprises ont été créées en Normandie, une dynamique parmi les plus fortes de métropole. Le nombre de défaillances recule pour la première fois depuis 2022 mais reste toutefois élevé. Dans le secteur de la construction, après une année 2024 déjà morose, l'année 2025 reste marquée par une faible activité. La fréquentation touristique a en revanche fortement augmenté dans la région.

Insee Conjoncture Normandie
No 52
Paru le :Paru le14/04/2026

Cette publication fait partie des 17 synthèses annuelles régionales 2025 publiées par l'Insee.

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Les données de l'infographie sont présentes dans l'onglet suivant : Étude
Publication rédigée par :Flavien Alleaume, Laura Le Mains, Jessica Panchout (Insee)

L’économie française profite de la reprise européenne, mais le chômage augmente

En 2025, l’économie mondiale a plutôt bien résisté aux inquiétudes créées par la nouvelle politique douanière américaine. En Europe, malgré les vents contraires liés à la hausse des droits de douane américains et à la concurrence chinoise, les économies ont, bon gré mal gré, réussi à enclencher la reprise en 2025. Les assouplissements successifs de la Banque centrale européenne (BCE) ont porté leurs fruits et l’investissement est sorti de sa torpeur, compensant la contribution négative du commerce extérieur, même si de fortes divergences demeurent entre le lièvre espagnol et la tortue allemande. Au total, la croissance a atteint +0,9 % en 2025 dans les quatre principales économies de la zone euro. L’inflation de la zone euro a reflué, regagnant la cible de la BCE.

L’économie française, malgré les incertitudes politiques, profite de la reprise européenne. La croissance a atteint +0,9 % en 2025, soit quasiment autant qu’en 2024 (+1,1 %). La demande intérieure y est un peu moins vive que dans les autres pays européens, parce que les entreprises et plus encore les ménages sont plus frileux qu’ailleurs, le taux d’épargne de ces derniers se stabilisant au-delà de 18 %. Le taux de chômage atteint 7,9 % de la population active au 4e trimestre 2025, après avoir achevé l’année 2024 à 7,3 %.

L’emploi salarié se contracte en 2025

Fin 2025, la Normandie compte 1 231 200 emplois salariés, soit une diminution de 5 200 emplois en un an (-0,4 % ; -0,2 % en France hors Mayotte). À l’échelle nationale, seules les régions de Provence-Alpes-Côte d’Azur, de la Guyane et de la Réunion bénéficient en 2025 d’une hausse de l’emploi salarié (figure 1).

En Normandie, tous les sont concernés par la baisse de l’emploi, hormis celui de l’agriculture (+0,3 %). Le secteur de l’industrie, qui représente 16 % des emplois dans la région contre 12 % au niveau national, est le plus touché (-1 800 emplois en un an, soit -0,9 %), malgré une hausse de 2,0 % dans le secteur regroupant l’énergie, l’eau, les déchets, la cokéfaction et le raffinage. Le tertiaire marchand perd également des emplois (-2 000 emplois, soit -0,4 %) avec une baisse plus marquée dans le secteur de l’information - communication (-2,8 %). Dans la construction, la baisse de l’emploi est limitée (-0,3 % contre -1,2 % au niveau national) et en nette amélioration par rapport à celle constatée l’année précédente (-2,0 % fin 2024).

Le secteur privé, représentant plus des trois quarts des emplois salariés régionaux, perd 5 400 emplois (-0,6 % fin 2025 après -0,2 % en 2024), une baisse plus prononcée qu’au niveau national (-0,3 %). Le nombre d’emplois dans le secteur public se stabilise (+0,1 %) en Normandie après cinq années de hausse, alors qu’il augmente légèrement au niveau national (+0,2 %).

Le recours à l’intérim en Normandie se situe 13 % en deçà de son niveau de fin 2019. Toutefois, après une période de fort recul dans la région, la baisse de l’emploi est désormais contenue en 2025 (-0,6 % contre -7,5 % fin 2024). Cette légère contraction de l’intérim est similaire à celle observée au niveau national (-0,7 %).

Figure 1Évolution régionale de l'emploi salarié total entre fin 2024 et fin 2025

Évolution régionale de l'emploi salarié total entre fin 2024 et fin 2025
Zonage Évolution de l'emploi salarié total entre fin 2024 et fin 2025 (en %)
Auvergne-Rhône-Alpes 0,0
Bourgogne-Franche-Comté -0,6
Bretagne 0,1
Centre-Val de Loire -0,3
Corse -0,4
France hors Mayotte -0,2
Grand Est -0,4
Guadeloupe -0,6
Guyane 1,0
Hauts-de-France -0,4
La Réunion 0,3
Martinique -0,4
Normandie -0,4
Nouvelle-Aquitaine -0,5
Occitanie -0,2
Pays de la Loire -0,4
Provence-Alpes-Côte d'Azur 0,2
Île-de-France 0,0
  • Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS en fin de trimestre. La variable est discrétisée par l’arrondi à la première décimale, ainsi l’intervalle « de -0,1 à moins de 0,2 » contient les valeurs (arrondies) -0,1 %, 0,0 % et 0,1 %. L'évolution au niveau national est de -0,2 % entre fin décembre 2024 et fin décembre 2025.
  • Champ : Emploi salarié total ; France hors Mayotte.
  • Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 1Évolution régionale de l'emploi salarié total entre fin 2024 et fin 2025

  • Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS en fin de trimestre. La variable est discrétisée par l’arrondi à la première décimale, ainsi l’intervalle « de -0,1 à moins de 0,2 » contient les valeurs (arrondies) -0,1 %, 0,0 % et 0,1 %. L'évolution au niveau national est de -0,2 % entre fin décembre 2024 et fin décembre 2025.
  • Champ : Emploi salarié total ; France hors Mayotte.
  • Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Dans la région, la Seine-Maritime représente 40 % de l’emploi salarié avec près de 500 000 emplois. Suivent le Calvados (275 000 emplois), la Manche et l’Eure (185 000 emplois chacun environ). 93 000 salariés sont dénombrés dans l’Orne et représentent 8 % des emplois salariés normands.

En Normandie, tous les départements enregistrent des baisses de l’emploi en 2025 (entre -1,7 % dans l’Orne et -0,2 % dans l’Eure), hormis dans la Manche où il est quasi stable (+0,1 % ; figure 2). Dans l’Orne, le tertiaire marchand (-2,4 %) et l’industrie (-2,3 %) sont les secteurs les plus touchés. Dans le Calvados et en Seine-Maritime, les baisses observées (respectivement -0,3 % et -0,5 %) sont principalement dues à un recul du secteur de l’industrie (-0,9 % et -1,4 %). Le nombre d’emplois intérimaires régresse en particulier dans l’Orne (-4,8 %) et en Seine-Maritime (-1,7 %).

Figure 2Emploi salarié total en fin d’année par département et par grand secteur d'activité

(en %)
Emploi salarié total en fin d’année par département et par grand secteur d'activité ((en %))
Zonage Emploi au 31/12/2025 (milliers) Évolution entre 2024 et 2025
Agriculture Industrie Construction Tertiaire marchand dont Intérim Tertiaire non marchand Total
Calvados 275,2 0,4 -0,9 -0,2 -0,1 -0,3 -0,3 -0,3
Eure 185,2 -4,1 -0,7 -0,9 0,2 1,5 0,0 -0,2
Manche 186,4 2,4 0,4 0,3 0,0 2,9 -0,3 0,1
Orne 93,1 1,0 -2,3 -0,0 -2,4 -4,8 -1,3 -1,7
Seine-Maritime 491,3 -0,7 -1,4 -0,4 -0,6 -1,7 -0,1 -0,5
Normandie 1 231,2 0,3 -0,9 -0,3 -0,4 -0,6 -0,2 -0,4
  • Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS en fin de trimestre.
  • Champ : Emploi salarié total.
  • Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Le taux de chômage remonte à son niveau de 2021 en Normandie

Fin 2025, le atteint 7,5 % en Normandie, en hausse de 0,5 point sur un an et retrouve son plus haut niveau depuis 2021 (figure 3). Après une année 2024 stable, le marché du travail normand marque ainsi un léger retournement. Le taux régional reste néanmoins en dessous du niveau observé en France hors Mayotte (7,9 %) et ce depuis le 4ᵉ trimestre 2020.

Comparée aux autres régions françaises, la Normandie se situe dans une position intermédiaire. Son taux de chômage reste supérieur à ceux de la Bretagne (6,4 %) et des Pays de la Loire (6,5 %), mais inférieur à celui des Hauts-de-France (9,5 %). L’Île-de-France et le Centre-Val de Loire affichent des niveaux très proches de celui de la Normandie (7,6 % et 7,4 %).

Au cours de l’année, le taux de chômage régional a progressé modérément au cours des trois premiers trimestres et un peu plus fortement au dernier.

Tous les départements normands connaissent une augmentation annuelle du taux de chômage. Avec un taux de chômage de 8,7 %, la Seine-Maritime enregistre la plus forte hausse (+0,8 point) et reste le département de la région le plus touché par le chômage. À l’inverse, la Manche conserve le taux de chômage le plus faible de Normandie (5,5 %) et le troisième de France, avec une progression limitée sur un an (+0,3 point). Les autres départements de la région se situent à des niveaux intermédiaires, proches de la moyenne régionale. Toutefois, le chômage augmente nettement dans l’Orne en 2025 (+0,7 point).

Figure 3Taux de chômage trimestriel par département

(en % de la population active)
Taux de chômage trimestriel par département ((en % de la population active))
Zonage 2025 T1 2025 T2 2025 T3 2025 T4 Évolution 2025 T4 / 2024 T4 (points de %)
Calvados 6,7 6,8 6,9 7,1 0,5
Eure 7,1 7,2 7,2 7,4 0,5
Manche 5,3 5,3 5,4 5,5 0,3
Orne 7,0 7,2 7,3 7,5 0,7
Seine-Maritime 8,2 8,3 8,5 8,7 0,8
Normandie 7,2 7,2 7,3 7,5 0,5
France hors Mayotte 7,5 7,6 7,7 7,9 0,6
  • Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS.
  • Source : Insee, taux de chômage localisés.

Le nombre de créations d’entreprises progresse

En 2025, près de 40 000 entreprises ont été en Normandie, soit une progression de 6,5 % sur un an, plus soutenue qu’au niveau national (+4,9 % ; figure 4). La région se situe ainsi parmi les plus dynamiques de métropole, avec une évolution supérieure à celle observée dans la plupart des régions, notamment les Pays de la Loire, les Hauts-de-France ou encore l’Occitanie (de +2,0 % à +3,0 %). Elle se rapproche en revanche de l’Île-de-France et de Provence-Alpes-Côte d’Azur (+6,7 % et +6,0 %).

Cette progression est principalement portée par les qui représentent près des deux tiers des créations. Leur nombre augmente de 8,8 % sur un an, celui des créations de sociétés de 4,2 %, tandis que les entreprises individuelles classiques reculent légèrement (-1,4 %).

Par secteur, les créations se concentrent dans le tertiaire, avec plus de la moitié des nouvelles entités dans les services aux entreprises et le commerce, transport, hébergement et restauration. La progression est particulièrement marquée dans ces deux secteurs (respectivement +9,4 % et +12,5 %). Les services aux particuliers enregistrent également une hausse même si elle est plus modérée (+2,2 %). À l’inverse, le nombre de créations recule de 2,7 % dans l’industrie et la construction. La baisse de cette dernière masque des évolutions contrastées selon les formes juridiques entre la nette progression du nombre de sociétés créées (+13,3 %) et le repli marqué du nombre de nouvelles entreprises individuelles classiques (-20,1 %).

Ce dynamisme en matière de création d’entreprises profite à l’ensemble du territoire normand. La Seine-Maritime concentre à elle seule plus de 15 000 créations, devant le Calvados avec près de 9 600 créations, une répartition proche du stock d’entreprises déjà établies. Les évolutions départementales sont toutefois contrastées, allant de +3,7 % dans l’Orne à +7,4 % en Seine-Maritime. Sur l’année, le nombre de créations augmente progressivement jusqu’au 3ᵉ trimestre, au cours duquel il atteint un niveau record, avant de diminuer légèrement au 4ᵉ trimestre dans un contexte de léger repli également observé au niveau national.

Figure 4Évolution des créations d'entreprises - Normandie

Évolution des créations d'entreprises - Normandie
Période Sociétés Entreprises individuelles classiques Micro-entrepreneurs Ensemble
2019 6 518 5 493 17 047 29 058
2020 6 658 5 932 18 809 31 399
2021 8 384 6 122 22 025 36 531
2022 8 493 5 601 21 398 35 492
2023 7 903 4 909 22 836 35 648
2024 8 194 4 968 24 194 37 356
2025 8 537 4 898 26 335 39 770
  • Note : Nombre de créations brutes.
  • Champ : Ensemble des activités marchandes non agricoles.
  • Source : Insee, SIDE.

Figure 4Évolution des créations d'entreprises - Normandie

  • Note : Nombre de créations brutes.
  • Champ : Ensemble des activités marchandes non agricoles.
  • Source : Insee, SIDE.

En Normandie, le nombre total de s’établit à près de 2 700 en 2025, en recul de 1,5 % sur un an. À l’échelle nationale, le nombre de défaillances continue en revanche d’augmenter (+3,5 %). Cette évolution intervient après le rebond post-Covid : les aides aux entreprises avaient fortement limité les défaillances en 2020-2021, mais leur disparition a entraîné une forte hausse jusqu’en 2024. Le niveau des défaillances d’entreprises reste toutefois élevé, supérieur de 22,5 % à celui de fin 2019.

Encadré 1 – Construction : une activité en berne, mais de timides signaux de reprise

Après une année 2024 de baisse progressive des taux d’intérêts, l’année 2025 a été marquée par une stabilisation de ces taux. Structurellement lié au niveau des taux d’intérêts avec un effet décalé dans le temps, l’activité du secteur de la construction affiche un repli en 2025 dans la région. Ainsi, le volume d’heures rémunérées chute de 1,3 % par rapport à l’année précédente. Dans ce secteur, l’emploi représente 76 000 salariés dans la région et a diminué de 0,3 % au cours de l’année (-1,2 % au niveau national) après plusieurs années dynamiques (+0,8 % par an en moyenne entre 2019 et 2024).

Le marché de vente de maisons neuves, bien qu’en nette reprise l’an passé, s’inscrit dans une tendance de très fort repli depuis 2019 et reste atone. Le volume d’appartements neufs vendus, bien que plus conséquent dans la région, recule en 2025 (-18 % ; -7 % au niveau national), dans une tendance également orientée à la baisse depuis 2019 (-7 % par an ; -13 % au niveau national).

Dans ce contexte, le volume de progresse en 2025, en Normandie (+6 %) comme en France hors Mayotte (+5 %), mais reste 18 % en deçà de son niveau de 2019 (figure 5). Dans la région, le volume de logements commencés dans le Calvados et en Seine-Maritime représente 71 % du total régional, un poids plus important que la part de ces deux départements dans le nombre total de logements (59 %). En 2025, le nombre de dépasse son niveau d’avant-crise sanitaire et progresse de 12 % (+15 % au niveau national). Concernant les locaux non résidentiels commencés, le volume de construction progresse également fortement au cours de l’année (+9 %), et de manière plus prononcée qu’au niveau national. Le volume de locaux non résidentiels autorisés recule légèrement (-3 %) dans un contexte de quasi-stabilité au niveau national (-1 %).

Dans le secteur, le stock d’entreprises se renouvelle peu en 2025, les créations étant en recul pour la quatrième année consécutive. Les défaillances d’entreprises sont aussi en repli (-6 % après -5 % en 2024).

Figure 5Évolution de la construction de logements

(indice base 100 en décembre 2019)
Évolution de la construction de logements ((indice base 100 en décembre 2019))
Période Logements autorisés - Normandie Logements commencés - Normandie Logements autorisés - France hors Mayotte Logements commencés - France hors Mayotte
2019 100,0 100,0 100,0 100,0
2020 98,8 104,1 88,1 95,9
2021 115,7 109,0 104,7 107,8
2022 125,3 121,4 108,9 101,3
2023 92,8 83,4 83,8 77,7
2024 90,4 76,6 72,7 67,9
2025 101,2 84,8 84,1 71,5
  • Note : Données en date réelle estimée, extraction de mars 2026.
  • Champ : Logements individuels, collectifs et en résidence.
  • Source : SDES, Sitadel.

Figure 5Évolution de la construction de logements

  • Note : Données en date réelle estimée, extraction de mars 2026.
  • Champ : Logements individuels, collectifs et en résidence.
  • Source : SDES, Sitadel.

Encadré 2 – La fréquentation touristique en nette progression

En 2025, le secteur de l’hébergement-restauration emploie 49 400 salariés, comme en 2024 (+1 % au niveau national). Cette stabilité de l’emploi salarié s’inscrit dans un double contexte. D’une part, le secteur a vu ses effectifs augmenter de 2,7 % par an entre 2019 et 2024, et ce malgré le contexte de la crise sanitaire. D’autre part, le nombre de touristiques enregistrées dans les hébergements collectifs de tourisme au cours de l’année 2025 augmente de 6 % dans la région par rapport à l’année précédente, une croissance supérieure à celle observée au niveau national (+3 %).

La croissance du nombre de nuitées ne profite pas à tous les types d’hébergement. Ainsi, la fréquentation stagne dans l’hôtellerie au cours de l’année 2025 dans la région, alors qu’elle progresse au niveau national (+3 %). En revanche, les campings normands ont enregistré 8 % de nuitées supplémentaires par rapport à 2024 (+5 % au niveau national). Dans les de la région, le nombre de nuitées a fortement augmenté (+16 %) dans un contexte national plus mesuré (+2 %). La progression de la fréquentation dans les campings de la région bénéficie à toutes les catégories d’établissements, alors que s’agissant des hôtels, seule la fréquentation des établissements classés 4 ou 5 étoiles progresse nettement (+8 %). Par rapport au niveau observé avant la crise sanitaire, le nombre de nuitées a diminué de 5 % dans les hôtels de la région. A contrario, le nombre de nuitées a lui augmenté de plus de 30 % dans les campings normands sur la même période.

Figure 6Nombre de nuitées selon le type d'hébergement

Nombre de nuitées selon le type d'hébergement
Type d'hébergement Normandie France métropolitaine
Nombre en 2025 (milliers) Évolution entre 2024 et 2025 (%) Nombre en 2025 (milliers) Évolution entre 2024 et 2025 (%)
Hôtels 7 903 -0,1 215 774 2,8
Campings 5 808 8,3 147 560 4,5
AHCT* 3 361 16,2 97 570 2,3
Total 17 072 5,6 460 904 3,3
  • * AHCT : Autres hébergements collectifs touristiques.
  • Note : Données définitives. Campings : La saison touristique couvre uniquement les mois d’avril à septembre.
  • Source : Insee, enquête de fréquentation dans les hébergements touristiques.
Publication rédigée par :Flavien Alleaume, Laura Le Mains, Jessica Panchout (Insee)
Avertissement méthodologique

Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d'une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.

Pour comprendre

Emploi salarié :

Créations d’entreprises :

Construction :

La base de données Sit@del2 rassemble les informations relatives aux autorisations de construire (permis accordés) et aux mises en chantier transmises par les services instructeurs (État, collectivités territoriales) au service statistique du Ministère de la Transition écologique (MTE). Les mouvements relatifs à la vie du permis (autorisations, annulations, modificatifs, déclarations d'ouverture de chantier) sont exploités à des fins statistiques.

Les séries de la construction utilisées pour la conjoncture et le bilan économique sont élaborées à partir de cette base.

En matière de logement, les séries d'estimations en date réelle sont produites mensuellement pour évaluer le nombre d'autorisations et de mises en chantier. Elles visent à retracer dès le mois suivant, l'ensemble des évènements à leur date réelle. Sur la base des données collectées, les séries intègrent une estimation de l'information non encore remontée. Ces séries sont actualisées chaque mois pour prendre en compte les informations les plus récentes. Les estimations en date réelle corrigent des éventuels défauts de collecte des déclarations d'ouverture de chantier.

Pour les locaux non résidentiels, les séries de surface de plancher en date de prise en compte permettent le suivi conjoncturel de ce secteur. Elles agrègent les informations issues des permis (autorisés, commencés, etc.) selon la date d'enregistrement de la donnée dans l'application Sit@del2.

Les séries de surface de plancher en date réelle sont utilisées pour les études structurelles. L'information est restituée selon la date effective de l'autorisation ou de la mise en chantier. Ces séries sont présentées nettes des annulations et ne comportent pas d'estimations : elles minorent donc la réalité, spécialement pour les mois de collecte les plus récents.

À la date de réalisation de cette publication, les données consolidées en date réelle ne sont pas disponibles ; les données en date de prise en compte ont donc été privilégiées.

Nomenclature :

Publication rédigée par :Flavien Alleaume, Laura Le Mains, Jessica Panchout (Insee)

Définitions

Heures rémunérées :

Les heures rémunérées couvrent les heures travaillées ainsi que des heures non travaillées mais rémunérées par l’employeur, notamment pendant les congés payés. Les périodes de chômage partiel indemnisées par l’administration publique et non par l’employeur ne sont à ce titre pas comprises dans les heures rémunérées.

Emploi salarié :

Les salariés sont les personnes qui travaillent, aux termes d’un contrat, pour une autre entité résidente en échange d’un salaire ou d’une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.

Estimations d'emploi localisées / Estel :

Le concept central d'Estel est une synthèse ascendante des sources administratives utilisées avec prise en compte de la multi-activité. Estel mesure l'emploi selon un concept « BIT répertorié ».

Intérim / Travail temporaire / Travail intérimaire :

L'intérim (ou travail intérimaire ou travail temporaire) consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire.

Correction des variations saisonnières / CVS / Désaisonnalisation :

La correction des variations saisonnières permet d’éliminer l’effet de fluctuations périodiques infra-annuelles dues au calendrier et aux saisons, de manière à faire ressortir les évolutions les plus significatives de la série. Celles-ci sont contenues dans la tendance et la composante irrégulière.

Emploi (au sens du Bureau International du Travail (BIT)) :

Une personne en emploi au sens du Bureau International du Travail (BIT) est une personne de 15 ans ou plus ayant effectué au moins une heure de travail rémunéré au cours d’une semaine donnée ou absente de son emploi sous certaines conditions de motif (congés annuels, maladie, maternité,etc.) et de durée.

Chômeur (au sens du Bureau International du Travail (BIT)) / Personne au chômage (au sens du Bureau International du Travail (BIT)) :

Un chômeur au sens du BIT est une personne âgée de 15 ans ou plus qui répond simultanément à trois conditions :

  • être sans emploi durant une semaine donnée
  • être disponible pour prendre un emploi dans les deux semaines
  • avoir cherché activement un emploi au cours des quatre dernières semaines ou en avoir trouvé un qui commence dans moins de trois mois.

Population active (au sens du Bureau International du Travail (BIT)) / Actifs (au sens du Bureau International du Travail (BIT)), personnes actives (au sens du Bureau International du Travail (BIT)) :

La population active au sens du Bureau International du Travail (BIT) comprend les personnes en emploi au sens du BIT et les chômeurs au sens du BIT.

Taux de chômage :

Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).

On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...

Remarque :

Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.

Taux de chômage (BIT) :

Le taux de chômage est le rapport entre le nombre de chômeurs et le nombre d’actifs (en emploi ou au chômage).

Création d'entreprise / Réactivation d'entreprise :

Une création d'entreprise correspond à la mise en œuvre d'une nouvelle combinaison de facteurs de production avec pour restriction qu'aucune autre entreprise ne soit impliquée dans cet évènement.

Cessation d'entreprise :

Il s'agit de l'arrêt total de l'activité économique de l'entreprise.

Il ne faut pas confondre la notion de défaillance avec la notion plus large de cessation. Les liquidations qui font suite à une défaillance ne représentent qu'une partie, variable avec le temps et le secteur d'activité, de l'ensemble des cessations.

Défaillance d'entreprise :

Une unité légale est en situation de défaillance ou de dépôt de bilan à partir du moment où une procédure de redressement judiciaire est ouverte à son encontre.

Micro-entrepreneur :

Un micro-entrepreneur bénéficie du régime de même nom (appelé auto-entrepreneur jusque 2014), qui offre des formalités de création d'entreprise allégées et un mode de calcul et de paiement simplifié des cotisations sociales et de l'impôt sur le revenu. Il s’applique aux entrepreneurs individuels qui en font la demande, sous certaines conditions.

Logement autorisé :

Un logement autorisé est un logement, non encore réalisé, dont la construction a été autorisée par un permis de construire ou une non-opposition à une déclaration préalable.


Logement commencé :

Un logement est considéré comme commencé (ou mis en chantier) après réception de la déclaration d’ouverture de chantier (DOC) envoyée par le pétitionnaire (ou maître d’ouvrage).


Logement collectif :

Un logement collectif (appartement) fait partie d’un bâtiment dans lequel sont superposés plus de deux logements distincts et dont certains ne disposent pas d’un accès privatif.

Logement individuel :

Un logement individuel est un logement dans une maison individuelle. Une maison individuelle peut comporter deux logements individuels s'ils ont été construits par le même maître d'ouvrage d'après le code de la construction et de l'habitation.

Hôtellerie de plein air (campings) / Campings :

Les campings sont destinés à l’accueil de tentes, de caravanes, de résidences mobiles de loisirs et d’habitations légères de loisirs. Ils sont constitués d’emplacements nus ou équipés de l’une de ces installations, ainsi que d’équipements communs.

Autres hébergements collectifs touristiques / AHCT :

Les autres hébergements collectifs touristiques (AHCT) sont les résidences hôtelières de tourisme, les villages de vacances et maisons familiales de vacances, les auberges de jeunesse et centres internationaux de séjour, les centres sportifs.

Nuitée :

Le nombre de nuitées correspond au nombre total de nuits passées par les clients dans un établissement ; deux personnes séjournant trois nuits dans un hôtel comptent ainsi pour six nuitées de même que six personnes ne séjournant qu'une nuit.

Tourisme :

Le tourisme comprend les activités déployées par les personnes au cours de leurs voyages et séjours dans des lieux situés en dehors de leur environnement habituel pour une période consécutive qui ne dépasse pas une année.

Secteur d'activité / Secteur :

Un secteur regroupe des entreprises de fabrication, de commerce ou de service qui ont la même activité principale (au regard de la nomenclature d'activité économique considérée).

Pour en savoir plus

(1) Insee, « Au quatrième trimestre 2025, l’emploi salarié est stable ou quasi stable dans plus de la moitié des régions », Informations Rapides no 65, mars 2026.

(2) « Inflation ravivée, croissance fragilisée », Note de conjoncture nationale, mars 2026.

(3) Alleaume F., Le Mains L., Panchout J., « Recul confirmé de l’économie normande au 4ᵉ trimestre 2025 », Insee Conjoncture Normandie no 51, avril 2026.

(4) Bilan économique 2024 – Normandie « En 2024, l’emploi se stabilise en Normandie traduisant des dynamiques sectorielles contrastées », Insee Conjoncture Normandie no 47, juin 2025.

(5) Des indicateurs conjoncturels régionaux sont disponibles dans le Tableau de bord de la conjoncture Normandie.