Insee Conjoncture Bretagne ·
Avril 2026 · n° 59
L’activité économique bretonne se replie en 2025 mais l’emploi reste stable Synthèse annuelle économique régionale - 2025
En 2025, l’économie bretonne évolue dans un contexte international instable. L’activité se replie, après avoir ralenti en 2024. L’emploi salarié est atone. Il se stabilise dans le tertiaire et la construction. L’industrie apparaît toutefois légèrement plus créatrice d’emplois et seule l’agriculture enregistre une nette progression de ses effectifs salariés. À l’opposé, l’emploi intérimaire est de nouveau en baisse. Le nombre d’entreprises créées en Bretagne en 2025 est le plus élevé depuis le début du XXIe siècle, mais l’augmentation des défaillances se poursuit.
Cette publication fait partie des 17 synthèses annuelles régionales 2025 publiées par l'Insee.
- La croissance française se maintient mais le marché du travail se dégrade
- L’activité diminue en Bretagne comme en France
- L’emploi salarié est quasi stable en 2025 dans la région
- L’emploi se stabilise dans le tertiaire et la construction, augmente légèrement dans l’industrie et rebondit dans l’agriculture
- L’intérim continue de baisser
- Les créations d’entreprises augmentent, les défaillances aussi
La croissance française se maintient mais le marché du travail se dégrade
Malgré un contexte politique instable, l’économie française bénéficie en 2025 de la reprise européenne. La croissance atteint +0,9 % en France, soit quasiment autant qu’en 2024 (+1,1 %).
Toutefois, ce léger dynamisme conjoncturel ne se transmet pas à l’emploi. En 2025, l’emploi salarié diminue légèrement (-0,2 %). En particulier, 44 000 postes d’alternants ont été supprimés en 2025, expliquant les trois quarts de la baisse de l’emploi salarié privé. Le taux de chômage en France hors Mayotte s’établit en fin d’année à 7,9 % de la population active, en hausse de 0,6 point sur un an. Il atteint ainsi son plus haut niveau depuis le troisième trimestre 2021.
L’activité diminue en Bretagne comme en France
Mesurée par le nombre d’heures rémunérées par les employeurs à leurs salariés, l’activité baisse de 0,3 % en Bretagne en 2025, après +0,6 % en 2024 et +1,0 % en 2023. Ce repli s’observe aussi en France, mais à un rythme légèrement plus marqué (-0,5 % en 2025).
En un an, dans la région, l’industrie et le tertiaire enregistrent une légère diminution du nombre d’heures rémunérées. Dans la construction, le repli se poursuit pour la deuxième année consécutive (avertissement). Seul l’intérim affiche un regain d’activité en 2025, toutefois moindre qu’un an auparavant.
Dans le secteur de la construction, les évolutions des heures rémunérées doivent être interprétées avec prudence, en particulier pour les mois de décembre et de janvier, dans les comparaisons en glissement annuel.
En effet, dans ce secteur, les congés des salariés sont indemnisés par des caisses de congés payés et non directement par les employeurs ; ils ne sont donc pas comptabilisés dans les heures rémunérées issues des déclarations.
Selon le positionnement calendaire des congés de fin d’année, un même mois peut inclure un nombre de jours de congés différent d’une année sur l’autre, ce qui peut entraîner des évolutions marquées des heures rémunérées sans que celles-ci reflètent nécessairement une évolution de l’activité économique.
L’emploi salarié est quasi stable en 2025 dans la région
Fin décembre 2025, la Bretagne compte 1 326 700 emplois salariés, soit 5 % de l’emploi salarié en France hors Mayotte. Par rapport à fin décembre 2024, les effectifs sont quasi stables dans la région (+1 400 emplois, soit +0,1 %), en lien avec le ralentissement de l’emploi breton depuis quelques années. Cependant, la Bretagne reste parmi les régions françaises les plus dynamiques. Elle se positionne au 4e rang en termes de croissance de l’emploi, derrière la Guyane (+1,0 %), La Réunion (+0,3 %) et Provence-Alpes-Côte d’Azur (+0,2 %). En France hors Mayotte, l’emploi salarié diminue de 0,2 % en 2025 (figure 1).
tableauFigure 1 – Évolution régionale de l'emploi salarié total entre fin 2024 et fin 2025
| Zonage | Évolution de l'emploi salarié total entre fin 2024 et fin 2025 (en %) |
|---|---|
| Auvergne-Rhône-Alpes | 0,0 |
| Bourgogne-Franche-Comté | -0,6 |
| Bretagne | 0,1 |
| Centre-Val de Loire | -0,3 |
| Corse | -0,4 |
| France hors Mayotte | -0,2 |
| Grand Est | -0,4 |
| Guadeloupe | -0,6 |
| Guyane | 1,0 |
| Hauts-de-France | -0,4 |
| La Réunion | 0,3 |
| Martinique | -0,4 |
| Normandie | -0,4 |
| Nouvelle-Aquitaine | -0,5 |
| Occitanie | -0,2 |
| Pays de la Loire | -0,4 |
| Provence-Alpes-Côte d'Azur | 0,2 |
| Île-de-France | 0,0 |
- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS en fin de trimestre. La variable est discrétisée par l’arrondi à la première décimale, ainsi l’intervalle « de -0,1 à moins de 0,2 » contient les valeurs (arrondies) -0,1 %, 0,0 % et 0,1 %. L'évolution au niveau national est de -0,2 % entre fin décembre 2024 et fin décembre 2025.
- Champ : Emploi salarié total ; France hors Mayotte.
- Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.
graphiqueFigure 1 – Évolution régionale de l'emploi salarié total entre fin 2024 et fin 2025

- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS en fin de trimestre. La variable est discrétisée par l’arrondi à la première décimale, ainsi l’intervalle « de -0,1 à moins de 0,2 » contient les valeurs (arrondies) -0,1 %, 0,0 % et 0,1 %. L'évolution au niveau national est de -0,2 % entre fin décembre 2024 et fin décembre 2025.
- Champ : Emploi salarié total ; France hors Mayotte.
- Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.
Le secteur tertiaire regroupe 78 % de l’emploi salarié breton. Le tertiaire marchand, composé du commerce et des services marchands, représente 44 % des effectifs, une part inférieure à celle observée en France hors Mayotte. Le tertiaire non marchand, comprenant l’administration publique, l’enseignement, la santé et l’action sociale, emploie le tiers des salariés bretons. L’industrie, avec 14 % des emplois, est davantage présente en Bretagne qu’en France hors Mayotte. L’emploi salarié de la région se répartit ensuite entre la construction (6 %) et l’agriculture (2 %).
À l’échelle départementale, la croissance de l’emploi est plus dynamique dans le Morbihan (+0,3 %) et en Ille-et-Vilaine (+0,2 %). Dans les Côtes-d’Armor (+0,1 %) et dans le Finistère (-0,1 %), les effectifs sont quasi stables (figure 2).
tableauFigure 2 – Emploi salarié total en fin d’année par département et par grand secteur d'activité
| Zonage | Emploi au 31/12/2025 (milliers) | Évolution entre 2024 et 2025 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Agriculture | Industrie | Construction | Tertiaire marchand | dont Intérim | Tertiaire non marchand | Total | ||
| Côtes-d'Armor | 208,6 | 3,1 | 0,2 | 0,6 | 0,0 | -1,8 | -0,4 | 0,1 |
| Finistère | 352,1 | 1,9 | 0,3 | 0,2 | -0,3 | -5,1 | -0,2 | -0,1 |
| Ille-et-Vilaine | 488,2 | 1,7 | -0,4 | -0,1 | 0,0 | -1,4 | 0,5 | 0,2 |
| Morbihan | 277,9 | 4,1 | 0,8 | 0,0 | 0,1 | -3,2 | 0,2 | 0,3 |
| Bretagne | 1 326,7 | 2,5 | 0,2 | 0,1 | -0,0 | -2,7 | 0,1 | 0,1 |
- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS en fin de trimestre.
- Champ : Emploi salarié total.
- Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.
L’emploi se stabilise dans le tertiaire et la construction, augmente légèrement dans l’industrie et rebondit dans l’agriculture
Entre fin 2024 et fin 2025, l’emploi dans le tertiaire marchand est stable en Bretagne et quasi stable en France hors Mayotte. Il ralentit nettement par rapport à l’année précédente dans la région. Les services aux entreprises hors intérim affichent la plus forte progression de l’emploi sur un an, avec les activités immobilières. Dans une moindre mesure, les activités financières et d’assurance et l’hébergement-restauration créent également des emplois en Bretagne. À l’inverse, l’emploi dans l’information et communication diminue fortement, ainsi que dans les services aux ménages.
En 2025, l’emploi dans le tertiaire non marchand est quasi stable en Bretagne, comme en France (+0,1 %). Il ralentit nettement par rapport à l’année précédente. Dans la région, l’emploi est en hausse dans l’action sociale et en légère baisse dans l’enseignement.
En Bretagne, l’emploi salarié dans l’industrie progresse légèrement en 2025 (+0,2 %), tandis qu’il se replie en France hors Mayotte. Dans la région, l’agroalimentaire représente un peu plus de 40 % des emplois industriels. Ce sous-secteur affiche une nette progression en 2025 (+1,2 %). Les sous-secteurs de la fabrication d’équipements électriques, électroniques, informatiques et de machines et de l’énergie, eau, déchets, cokéfaction et raffinage sont également créateurs d’emplois en 2025 en Bretagne. La croissance de l’emploi y est plus élevée dans la région qu’en France hors Mayotte. En revanche, dans la fabrication de matériels de transport, l’emploi baisse davantage en Bretagne qu’au niveau national. Dans la fabrication d’autres produits industriels, le repli est similaire dans la région et en France hors Mayotte.
En 2025, l’emploi salarié dans la construction retrouve une quasi-stabilité en Bretagne (+0,1 %), après avoir reculé de 0,9 % en 2024. En France hors Mayotte, les effectifs continuent de diminuer (-1,2 % après -1,7 % en 2024).
L’emploi salarié dans l’agriculture affiche une forte progression dans la région (+2,5 %), nettement supérieure à celle observée en France hors Mayotte (+0,5 %).
L’intérim continue de baisser
L’emploi intérimaire poursuit sa baisse en Bretagne en 2025. Sur un an, les effectifs diminuent de 2,7 %, après une baisse de 4,8 % en 2024. Fin décembre 2025, la région compte 41 000 emplois intérimaires, soit 1 100 de moins qu’un an auparavant. En France hors Mayotte, le recul est moins prononcé. Au sein de la Bretagne, le repli de l’intérim est plus marqué dans le Finistère et le Morbihan. Ces deux départements concentrent plus des deux tiers des emplois intérimaires supprimés en 2025.
Ventilé par secteur utilisateur, l’emploi intérimaire breton diminue fortement dans le tertiaire marchand, en particulier dans le commerce. Dans la construction, les effectifs intérimaires sont également en repli. L’industrie agroalimentaire (IAA), qui emploie trois intérimaires sur dix en Bretagne, suit la même tendance à la baisse. À l’inverse, le nombre d’intérimaires progresse nettement dans l’industrie hors IAA.
Les créations d’entreprises augmentent, les défaillances aussi
En 2025, 43 200 entreprises ont été créées en Bretagne, soit 1 500 de plus qu’en 2024 (figure 3). En hausse de 3,7 %, le nombre de créations d’entreprises dans la région atteint un niveau record depuis le début du XXIe siècle. Cette dynamique concerne tous les départements bretons, excepté les Côtes-d’Armor où les immatriculations sont en légère baisse. En France, la tendance est aussi nettement à la hausse (+4,9 %). Au sein de la région, 26 800 entreprises ont été créées sous le régime du micro-entrepreneur en 2025, représentant près des deux tiers de l’ensemble des créations bretonnes. Ce nombre progresse de 5,6 % par rapport à 2024, soit à un rythme similaire à celui de la France. En Bretagne, 10 800 créations de sociétés ont été enregistrées en 2025, soit une hausse de 4,3 % par rapport à l’année précédente, inférieure toutefois à celle observée en France. À l’inverse, le nombre de créations d’entreprises individuelles classiques bretonnes diminue de 5,8 % sur un an, pour s’établir à 5 500 en 2025. Le recul est plus marqué dans la région qu’au niveau national.
tableauFigure 3 – Évolution des créations d'entreprises - Bretagne
| Période | Sociétés | Entreprises individuelles classiques | Micro-entrepreneurs | Ensemble |
|---|---|---|---|---|
| 2019 | 7 775 | 6 269 | 16 356 | 30 400 |
| 2020 | 7 983 | 6 133 | 16 686 | 30 802 |
| 2021 | 10 288 | 6 737 | 21 165 | 38 190 |
| 2022 | 10 817 | 6 403 | 21 879 | 39 099 |
| 2023 | 9 636 | 5 515 | 23 435 | 38 586 |
| 2024 | 10 378 | 5 865 | 25 410 | 41 653 |
| 2025 | 10 828 | 5 524 | 26 825 | 43 177 |
- Note : Nombre de créations brutes.
- Champ : Ensemble des activités marchandes non agricoles.
- Source : Insee, SIDE.
graphiqueFigure 3 – Évolution des créations d'entreprises - Bretagne

- Note : Nombre de créations brutes.
- Champ : Ensemble des activités marchandes non agricoles.
- Source : Insee, SIDE.
En 2025, le secteur du commerce, transport, hébergement et restauration, et celui des services aux entreprises, qui concentrent à eux deux 61 % des créations d’entreprises en Bretagne, enregistrent les plus fortes progressions, à hauteur de celles observées au niveau national. Dans les services aux particuliers, la progression des immatriculations d’entreprises en Bretagne est supérieure à celle observée en France. À l’inverse, dans la construction, les créations d’entreprises diminuent, plus nettement dans la région qu’au niveau national. Le nombre de nouvelles entreprises dans l’industrie recule fortement en Bretagne, tandis qu’il est en légère hausse en France.
En Bretagne, 2 600 défaillances d’entreprises ont été enregistrées en 2025. Leur nombre augmente de 3,0 %, en net ralentissement par rapport à 2024 (+16,6 %). En France, les évolutions sont similaires. Au sein de la région, les défaillances sont en hausse dans tous les départements bretons, sauf en Ille-et-Vilaine. Elles sont plus nombreuses en 2025 qu’en 2024 dans les secteurs de l’agriculture, des services aux entreprises, des services aux particuliers et, à un degré moindre, dans le secteur du commerce, transport, hébergement et restauration. A contrario, un recul des défaillances s’observe dans l’industrie et la construction.
Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d'une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.
Pour comprendre
Emploi salarié :
- Note méthodologique sur l'emploi salarié (pdf, 232 Ko) ;
- Emploi : quelle source pour quel usage ? (pdf, 515 Ko).
Créations d’entreprises :
- Note méthodologique sur les créations d’entreprises (pdf, 116 Ko) ;
- Refonte du dispositif de calcul des créations d’entreprises (pdf, 130 Ko) ;
- Correction de la répartition des créations d'entreprises individuelles (2021) (pdf, 58 Ko).
Nomenclature :
Sources
- Ouvrir dans un nouvel ongletDéclaration Sociale Nominative (DSN) ;
- Estimations d’emploi ;
- Taux de chômage localisés ;
- SIDE (Système d'information sur la démographie d'entreprises) ;
- Créations d'entreprises ;
- Défaillances d'entreprises ;
- Ouvrir dans un nouvel ongletMinistère de la Transition écologique (MTE).
Définitions
Les heures rémunérées couvrent les heures travaillées ainsi que des heures non travaillées mais rémunérées par l’employeur, notamment pendant les congés payés. Les périodes de chômage partiel indemnisées par l’administration publique et non par l’employeur ne sont à ce titre pas comprises dans les heures rémunérées.
Les salariés sont les personnes qui travaillent, aux termes d’un contrat, pour une autre entité résidente en échange d’un salaire ou d’une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.
Le concept central d'Estel est une synthèse ascendante des sources administratives utilisées avec prise en compte de la multi-activité. Estel mesure l'emploi selon un concept « BIT répertorié ».
L'intérim (ou travail intérimaire ou travail temporaire) consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire.
La correction des variations saisonnières permet d’éliminer l’effet de fluctuations périodiques infra-annuelles dues au calendrier et aux saisons, de manière à faire ressortir les évolutions les plus significatives de la série. Celles-ci sont contenues dans la tendance et la composante irrégulière.
La nomenclature des activités économiques en vigueur en France depuis le 1er janvier 2008 est la nomenclature d'activités française (NAF rév. 2). La NAF a la même structure que de la nomenclature d'activités de la Communauté européenne (NACE rév. 2) mais elle comporte un niveau supplémentaire, spécifique à la France, celui des sous-classes.
La NAF rév. 2 comporte cinq niveaux comprenant respectivement : 21, 88, 272, 615 et 732 postes.
La NAF rév. 2 s'est substituée à la NAF rév. 1 datant de 2003 (entrée en vigueur au 1er janvier 2003). La NAF rév. 1 comporte cinq niveaux ayant respectivement 17, 31, 62, 224, et 712 postes .
La NAF rév. 1 avait succédé à la NAF qui était en vigueur depuis le 1er janvier 1993.
Une personne en emploi au sens du Bureau International du Travail (BIT) est une personne de 15 ans ou plus ayant effectué au moins une heure de travail rémunéré au cours d’une semaine donnée ou absente de son emploi sous certaines conditions de motif (congés annuels, maladie, maternité,etc.) et de durée.
Un chômeur au sens du BIT est une personne âgée de 15 ans ou plus qui répond simultanément à trois conditions :
- être sans emploi durant une semaine donnée
- être disponible pour prendre un emploi dans les deux semaines
- avoir cherché activement un emploi au cours des quatre dernières semaines ou en avoir trouvé un qui commence dans moins de trois mois.
La population active au sens du Bureau International du Travail (BIT) comprend les personnes en emploi au sens du BIT et les chômeurs au sens du BIT.
Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).
On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...
Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.
Le taux de chômage est le rapport entre le nombre de chômeurs et le nombre d’actifs (en emploi ou au chômage).
Une création d'entreprise correspond à la mise en œuvre d'une nouvelle combinaison de facteurs de production avec pour restriction qu'aucune autre entreprise ne soit impliquée dans cet évènement.
Il s'agit de l'arrêt total de l'activité économique de l'entreprise.
Il ne faut pas confondre la notion de défaillance avec la notion plus large de cessation. Les liquidations qui font suite à une défaillance ne représentent qu'une partie, variable avec le temps et le secteur d'activité, de l'ensemble des cessations.
Une unité légale est en situation de défaillance ou de dépôt de bilan à partir du moment où une procédure de redressement judiciaire est ouverte à son encontre.
Un micro-entrepreneur bénéficie du régime de même nom (appelé auto-entrepreneur jusque 2014), qui offre des formalités de création d'entreprise allégées et un mode de calcul et de paiement simplifié des cotisations sociales et de l'impôt sur le revenu. Il s’applique aux entrepreneurs individuels qui en font la demande, sous certaines conditions.
Les services rendus aux entreprises regroupent globalement les activités scientifiques et techniques et les services administratifs et de soutien.
Les services aux particuliers se caractérisent par la mise à disposition d'une prestation technique ou intellectuelle principalement à destination des particuliers (ou ménages), même si certains d’entre eux concernent également les entreprises.
Avec le passage à la NAF rév. 2 (nomenclature d'activités française révisée au 1er janvier 2008), la nomenclature économique de synthèse (NES) associée à la NAF rév. 1 disparaît en tant que telle. En effet, cette nomenclature strictement française ne permettait pas de comparaisons internationales car elle ne s'emboîtait pas dans l'arborescence de la CITI et de la NACE.
La NAF rév. 2 contient deux niveaux agrégés « standard » : les sections et divisions en, respectivement, 21 et 88 postes. Ces niveaux sont communs à la nomenclature internationale d'activités CITI rév. 4, à la nomenclature européenne d'activités NACE rév. 2 et à la NAF rév. 2.
Il était toutefois nécessaire de disposer de niveaux de regroupements supplémentaires pour répondre aux besoins de l'analyse économique et de la diffusion en matière de données de synthèse.
Sept niveaux d'agrégation sont ainsi associés à la NAF rév. 2, dénommés « A xx » où xx représente le nombre de postes du niveau. Ils constituent la nomenclature agrégée (NA) :
· A 10 : niveau international, regroupement de sections ;
· A 17 : niveau français intermédiaire entre les niveaux A 10 et A 38.
Au niveau des sections (A 21), l'industrie manufacturière est détaillée en cinq postes et, inversement, certaines activités de services sont regroupées.
· A 21 : sections, niveau standard de l'arborescence de la NAF rév. 2 ;
· A 38 : niveau international, intermédiaire entre sections et divisions ;
· A 64 : niveau européen, intermédiaire entre les niveaux A 38 et divisions (A 88), provisoire ;
· A 88 : divisions, niveau standard de l'arborescence de la NAF rév. 2 ;
· A 129 : niveau français intermédiaire entre les niveaux divisions (A 88) et groupes.
L’entreprise est la plus petite combinaison d’unités légales qui constitue une unité organisationnelle de production de biens et de services jouissant d’une certaine autonomie de décision, notamment pour l’affectation de ses ressources courantes.
L'établissement est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services : ce peut être une usine, une boulangerie, un magasin de vêtements, un des hôtels d'une chaîne hôtelière, la « boutique » d'un réparateur de matériel informatique...
Pour en savoir plus
(1) Insee, « Tableau de bord de la conjoncture : Bretagne », Chiffres-clés.
(2) Lardoux J.-M., Marcault C., « 4ᵉ trimestre 2025 : l’activité économique régionale ralentit, mais l’emploi salarié reste stable », Insee Conjoncture Bretagne no 58, avril 2026.
(3) Insee, « Inflation ravivée, croissance fragilisée », Note de conjoncture, mars 2026.
(4) Lardoux J.-M. et al., « Bilan économique 2024 - Le ralentissement de l’économie bretonne se confirme en 2024 », Insee Conjoncture Bretagne no 54, juin 2025.
