Insee Conjoncture Nouvelle-Aquitaine ·
Avril 2026 · n° 52
En 2025, la dégradation économique s’étend à tous les secteurs Synthèse annuelle économique régionale – 2025
En 2025, l’économie française profite de la reprise européenne alors qu’en Nouvelle-Aquitaine, cette année se caractérise par un repli de l’activité et de l’emploi touchant désormais tous les grands secteurs. En effet, jusque-là épargnés, l’industrie et les services, marchands et non marchands, subissent un fléchissement de leur activité accompagné de réductions d’emplois. Néanmoins, le tourisme tire son épingle du jeu avec une hausse de la fréquentation des hébergements collectifs par rapport à 2024, portée par la clientèle résidant à l’étranger. Par ailleurs, le taux de chômage augmente et s’établit fin 2025 à 7,2 % de la population active néo-aquitaine. De plus, les créations d’entreprises poursuivent leur progression mais à un rythme moins soutenu que les années précédentes et les défaillances ralentissent, augmentant toutefois plus vite dans la région qu’au niveau national.
Cette publication fait partie des 17 synthèses annuelles régionales 2025 publiées par l'Insee.
- L’économie française profite de la reprise européenne, mais le chômage augmente
- Recul généralisé de l’activité et de l’emploi
- Pas d’éclaircie dans le ciel agricole
- Léger mieux dans la construction
- Fin de l’exception industrielle
- Repli inédit de l’activité des services marchands
- Dynamisme de la fréquentation touristique grâce à la clientèle résidant à l'étranger
- Stabilisation de l’activité et de l’emploi dans le tertiaire non marchand
L’économie française profite de la reprise européenne, mais le chômage augmente
En 2025, l’économie mondiale a plutôt bien résisté aux inquiétudes créées par la nouvelle politique douanière américaine. En Europe, les économies ont réussi à enclencher la reprise en 2025 : la croissance a atteint +0,9 % dans les quatre principales économies de la zone euro.
L’économie française, malgré les incertitudes politiques, profite de la reprise européenne. La croissance a atteint +0,9 % en 2025, soit quasiment autant qu’en 2024 (+1,1 %).
En 2026, la flambée des cours des hydrocarbures se traduirait en France par un net regain d’inflation (2 % au cours du printemps). Bien que fragilisée, la croissance française résisterait au premier semestre 2026, avec +0,2 % par trimestre et +0,9 % d’acquis à mi-année.
Le marché du travail ne profiterait pas de cette timide embellie. Après avoir déjà perdu 60 000 postes salariés privés en 2025, il en serait détruit 22 000 d’ici juin 2026. Le taux de chômage en France hors Mayotte continuerait de grimper à 8,1 % mi-2026, après avoir atteint 7,9 % au quatrième trimestre 2025.
Recul généralisé de l’activité et de l’emploi
Dans ce contexte national de ralentissement de la croissance, l’activité des entreprises néo-aquitaines, mesurée par les heures qu’elles rémunèrent, se contracte légèrement en 2025 (-0,7 %), après s’être stabilisée l’année précédente. Aucun grand secteur n’échappe à cette baisse. Parallèlement, l’économie emploie, en fin d’année, 2 273 100 salariés dans la région, soit 12 000 de moins qu’un an auparavant (figure 1). Le léger recul observé fin 2024 (-0,2 %), après neuf années de progression, se confirme donc en 2025 (-0,5 %). Le moindre recours aux salariés intérimaires est encore d’actualité mais le repli (-4,0 %) est inférieur aux deux années précédentes. Les difficultés rencontrées par l’agriculture, la construction et le tertiaire marchand s’étendent désormais à l’industrie et au tertiaire non marchand.
tableauFigure 1 – Évolutions trimestrielles de l'emploi salarié total par grand secteur d'activité - Nouvelle-Aquitaine
| Période | Construction | Industrie | Tertiaire marchand hors intérim | Tertiaire non marchand |
|---|---|---|---|---|
| 4ᵉ trim. 2019 | 100,0 | 100,0 | 100,0 | 100,0 |
| 1ᵉ trim. 2020 | 99,9 | 99,7 | 98,9 | 99,8 |
| 2ᵉ trim. 2020 | 101,0 | 99,2 | 97,6 | 99,2 |
| 3ᵉ trim. 2020 | 102,3 | 99,4 | 100,2 | 100,7 |
| 4ᵉ trim. 2020 | 103,7 | 99,1 | 100,1 | 101,0 |
| 1ᵉ trim. 2021 | 105,4 | 99,5 | 101,0 | 101,8 |
| 2ᵉ trim. 2021 | 106,4 | 99,8 | 102,9 | 102,1 |
| 3ᵉ trim. 2021 | 107,5 | 100,3 | 104,3 | 102,4 |
| 4ᵉ trim. 2021 | 107,9 | 100,7 | 105,3 | 102,1 |
| 1ᵉ trim. 2022 | 108,2 | 100,8 | 106,1 | 102,6 |
| 2ᵉ trim. 2022 | 108,4 | 101,1 | 106,4 | 102,7 |
| 3ᵉ trim. 2022 | 108,9 | 101,4 | 106,8 | 102,5 |
| 4ᵉ trim. 2022 | 109,1 | 101,6 | 107,4 | 102,7 |
| 1ᵉ trim. 2023 | 108,7 | 101,7 | 107,7 | 103,0 |
| 2ᵉ trim. 2023 | 108,6 | 102,0 | 107,8 | 103,2 |
| 3ᵉ trim. 2023 | 108,1 | 102,4 | 108,1 | 103,1 |
| 4ᵉ trim. 2023 | 107,6 | 102,8 | 108,2 | 103,9 |
| 1ᵉ trim. 2024 | 107,1 | 103,1 | 108,6 | 104,2 |
| 2ᵉ trim. 2024 | 106,4 | 103,2 | 108,0 | 104,3 |
| 3ᵉ trim. 2024 | 105,9 | 103,4 | 108,3 | 104,5 |
| 4ᵉ trim. 2024 | 105,2 | 103,5 | 108,1 | 104,5 |
| 1ᵉ trim. 2025 | 104,5 | 103,5 | 108,1 | 104,7 |
| 2ᵉ trim. 2025 | 103,9 | 103,1 | 108,1 | 104,7 |
| 3ᵉ trim. 2025 | 103,5 | 103,0 | 107,9 | 104,7 |
| 4ᵉ trim. 2025 | 103,0 | 102,9 | 107,7 | 104,4 |
- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS en fin de trimestre.
- Champ : Emploi salarié total.
- Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.
graphiqueFigure 1 – Évolutions trimestrielles de l'emploi salarié total par grand secteur d'activité - Nouvelle-Aquitaine

- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS en fin de trimestre.
- Champ : Emploi salarié total.
- Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.
Néanmoins, plus de 95 000 entreprises (hors agriculture) sont créées en Nouvelle-Aquitaine en 2025, soit 3,4 % de plus qu’en 2024. Au niveau national, l’augmentation des créations d’entreprises est un peu plus marquée (+4,9 %). Toutefois, ces croissances sont légèrement inférieures à celles observées en 2024. De plus, dans la région, si les sociétés et les entreprises sous le régime de micro-entrepreneurs ont le vent en poupe (respectivement +1,8 % et +4,8 %), les créations d’entreprises individuelles classiques reculent de 2,2 % en un an.
Parallèlement, l’explosion des défaillances observée depuis 2022, due en grande partie au rattrapage du déficit pendant la crise sanitaire, se poursuit en 2025 mais à un rythme moins soutenu. Avec 6 500 entreprises en difficulté, l’évolution annuelle régionale (+9,4 %) reste plus élevée qu’au niveau national (+3,5%).
Enfin, le taux de chômage augmente de 0,7 point en un an dans la région (+ 0,6 point au niveau national). Fin 2025, il s’établit en Nouvelle-Aquitaine à 7,2 % de la population active et reste inférieur à celui de la France métropolitaine (7,7 %).
Dans le secteur de la construction, les évolutions des heures rémunérées doivent être interprétées avec prudence, en particulier pour les mois de décembre et de janvier, dans les comparaisons en glissement annuel.
En effet, dans ce secteur, les congés des salariés sont indemnisés par des caisses de congés payés et non directement par les employeurs ; ils ne sont donc pas comptabilisés dans les heures rémunérées issues des déclarations.
Selon le positionnement calendaire des congés de fin d’année, un même mois peut inclure un nombre de jours de congés différent d’une année sur l’autre, ce qui peut entraîner des évolutions marquées des heures rémunérées sans que celles-ci reflètent nécessairement une évolution de l’activité économique.
Pas d’éclaircie dans le ciel agricole
Dans la région, l’emploi agricole se replie pour la deuxième année consécutive avec 900 emplois salariés perdus en un an. Les productions végétales, particulièrement soumises aux aléas météorologiques, sont pour la plupart en recul, à l’image des rendements réduits des grandes cultures (maïs, tournesol) ou des vendanges, parmi les plus faibles de la décennie dans le Cognac. Chez les éleveurs, les cheptels de bovins poursuivent leur baisse alors que les abattages d’ovins, de porcs et de volailles progressent et que la production de lait semble se redresser.
Par ailleurs, les difficultés du secteur se traduisent par une forte hausse relative des défaillances dans la région comme en France (respectivement +15 % et +13 %). Toutefois, elles ne représentent qu’une faible part de l’ensemble des défaillances.
Léger mieux dans la construction
La construction est le secteur où le repli d’activité est le plus fort (-2,7 % en un an) faisant suite à deux années déjà en diminution. L’hémorragie des effectifs, entamée en 2023, ne faiblit pas, avec la perte de 2 800 emplois salariés au cours de l’année 2025 en Nouvelle-Aquitaine, soit un recul plus important (-2,1 %) qu’au niveau national (-1,2 %). Ce secteur continue de rencontrer des difficultés, notamment de recrutement. Néanmoins, en Nouvelle-Aquitaine comme en France, le nombre de logements commencés repart à la hausse (respectivement +16 % et +5 % par rapport à l’année précédente) mais les volumes restent bien inférieurs, d’environ un quart, à ce qu’ils étaient avant la crise du Covid (figure 2). Ce renversement de tendance pourrait se confirmer avec des projets de logements neufs également en progression, de 12 % dans la région, dus en partie au retour et à l’élargissement du prêt à taux zéro (PTZ).
tableauFigure 2 – Évolution de la construction de logements
| Période | Logements autorisés - Nouvelle-Aquitaine | Logements commencés - Nouvelle-Aquitaine | Logements autorisés - France hors Mayotte | Logements commencés - France hors Mayotte |
|---|---|---|---|---|
| 2019 | 100,0 | 100,0 | 100,0 | 100,0 |
| 2020 | 88,8 | 99,7 | 88,1 | 95,9 |
| 2021 | 100,2 | 111,2 | 104,7 | 107,8 |
| 2022 | 108,2 | 99,2 | 108,9 | 101,3 |
| 2023 | 80,6 | 83,6 | 83,8 | 77,7 |
| 2024 | 74,2 | 63,7 | 72,7 | 67,9 |
| 2025 | 83,0 | 73,6 | 84,1 | 71,5 |
- Note : Données en date réelle estimée, extraction de mars 2026.
- Champ : Logements individuels, collectifs et en résidence.
- Source : SDES, Sitadel.
graphiqueFigure 2 – Évolution de la construction de logements

- Note : Données en date réelle estimée, extraction de mars 2026.
- Champ : Logements individuels, collectifs et en résidence.
- Source : SDES, Sitadel.
De même, les surfaces de plancher des locaux non résidentiels commencés augmentent en Nouvelle-Aquitaine (+19 %) après cinq années de déclin. Au niveau national aussi, la tendance à la baisse des deux dernières années se renverse en 2025 (+5 %). En Nouvelle-Aquitaine, l’augmentation de 5 % des surfaces de locaux non résidentiels autorisées à la construction sur son territoire peut laisser espérer une amélioration durable des mises en chantier. En revanche, les travaux d’entretien-rénovation se contractent notamment ceux de rénovation énergétique.
Confirmant les difficultés du secteur, les défaillances d’entreprises continuent de progresser dans la région (+12 %) alors qu’elles sont en recul au niveau national (-3 %). En Nouvelle-Aquitaine, la construction est l’un des plus gros contributeurs au total des défaillances : elle représente 20 % des défaillances d’entreprises néo-aquitaines mais seulement 13 % des entreprises régionales. Le contexte général de ce secteur freine les élans d’entrepreneuriat et, en Nouvelle-Aquitaine, les créations d’entreprises y diminuent pour la troisième année consécutive (-7 % en 2025).
Fin de l’exception industrielle
En Nouvelle-Aquitaine, la baisse d’activité concerne l’industrie pour la première année depuis la crise sanitaire. De plus, résistant jusque-là malgré les différentes crises subies depuis 2020, l’emploi de ce secteur diminue en 2025 de 0,5 %, suivant la tendance nationale. Ainsi, 1 500 emplois salariés industriels disparaissent en un an dans la région. Le recul d’activité touche surtout la fabrication d’autres produits industriels, dont la moitié des effectifs travaillent dans la fabrication de produits métalliques, la réparation et l’installation de machines, le travail du bois et l’industrie chimique. Son activité, dépendante de la santé d’autres secteurs, notamment de la construction, se replie de 2,2 % en un an. Elle est celle qui perd le plus d’emplois (- 1 900 emplois en un an soit -1,6 %). L’industrie agro-alimentaire et la fabrication de biens d’équipements subissent aussi des réductions de personnel mais dans une moindre mesure. En revanche, le secteur de l’« énergie, eau, déchets » renforce un peu ses effectifs. Celui de la « fabrication de matériels de transport » reste le plus créateur d’emplois avec près d’un millier de salariés supplémentaires permettant de répondre à l’essor de son activité qui se poursuit, mais à un rythme moins rapide : +2,5 % en 2025 après +4,8 % en 2024.
Par ailleurs, en 2025, le recul des créations d’entreprises s’étend aussi à l’industrie néo-aquitaine (-1,9 %) alors que le volume national est plutôt stable. Parallèlement, l’augmentation des défaillances perdure (+2,7 %) mais à un rythme nettement inférieur à celui des trois années précédentes.
Repli inédit de l’activité des services marchands
La décélération de l’activité dans le tertiaire marchand hors intérim observée ces dernières années aboutit en 2025 à une diminution (-0,6 %), entraînant une légère contraction des effectifs du secteur (-0,4 % en un an).
Cette diminution du nombre de salariés est imputable, en grande partie, au secteur du commerce qui en emploie moins pour la deuxième année consécutive (-3 200 salariés en 2025) en lien avec la réduction de son activité, plus forte en 2025 qu’en 2024. Le commerce regroupe 20 % des défaillances d’entreprises néo-aquitaines alors qu’il représente 14 % des entreprises régionales. Pourtant, le secteur « Commerce-hébergement-transports » reste attractif avec plus du quart des créations d’entreprises dans la région et une progression de 11 % sur un an. Quant aux services, ils concentrent plus de la moitié des créations, dans la région comme en France mais à un rythme deux fois moins rapide en Nouvelle-Aquitaine qu’au niveau national. Comme l’industrie, ils sont aussi concernés par un repli d’activité léger mais inédit depuis 2020. Trois branches sont particulièrement affaiblies, l’information-communication (-3,0 %), les activités immobilières (-2,3 %) et les autres services aux ménages (-2,2 %). Tous les services stabilisent ou réduisent leurs effectifs excepté les activités financières et d’assurance où ils ne cessent d’augmenter (+1,4 % entre 2024 et 2025). Alors que la fréquentation des hébergements collectifs de tourisme se porte bien en 2025, le nombre de salariés du secteur de l’hébergement-restauration diminue légèrement.
Dynamisme de la fréquentation touristique grâce à la clientèle résidant à l'étranger
En 2025, la fréquentation des hébergements collectifs de Nouvelle-Aquitaine atteint 57,4 millions de nuitées, soit une progression de 2,7 % sur un an (figure 3). Cette croissance est supérieure à la moyenne des régions de province (+2,1 %). La région conforte ainsi sa place de troisième destination touristique nationale, derrière l’Île-de-France et l’Auvergne-Rhône-Alpes et devant la Provence-Alpes-Côte d’Azur.
tableauFigure 3 – Nombre de nuitées selon le type d'hébergement
| Type d'hébergement | Nouvelle-Aquitaine | France métropolitaine | ||
|---|---|---|---|---|
| Nombre en 2025 (milliers) | Évolution entre 2024 et 2025 (%) | Nombre en 2025 (milliers) | Évolution entre 2024 et 2025 (%) | |
| Hôtels | 16 011 | 0,3 | 215 774 | 2,8 |
| Campings | 30 304 | 4,5 | 147 560 | 4,5 |
| AHCT* | 11 100 | 1,4 | 97 570 | 2,3 |
| Total | 57 415 | 2,7 | 460 904 | 3,3 |
- * AHCT : Autres hébergements collectifs touristiques.
- Note : Données définitives. Campings : La saison touristique couvre uniquement les mois d’avril à septembre.
- Source : Insee, enquête de fréquentation dans les hébergements touristiques.
Le secteur des campings demeure le moteur de l'activité régionale avec 30,3 millions de nuitées, en hausse de 4,5 %. La Nouvelle-Aquitaine maintient sa position de première région de France pour le tourisme de plein air. Si les résidents (73 % de la fréquentation) sont plus nombreux qu'en 2024 (+3,3 %), la croissance est deux fois plus rapide du côté de la clientèle non résidente, qui progresse de 8,0 %.
Avec 16 millions de nuitées (+0,3 %), la Nouvelle-Aquitaine se classe au quatrième rang des régions hôtelières. Cette quasi-stabilité masque des dynamiques divergentes. La clientèle résidente, d’une part, est en baisse (-1,3 %), mais reste prépondérante. La fréquentation de la clientèle résidant à l'étranger, d’autre part, affiche une santé robuste, avec une hausse de 7,2 %.
Les autres hébergements collectifs de tourisme (AHCT) enregistrent 11,1 millions de nuitées, soit une augmentation de 1,4 %. La clientèle non résidente y est également en forte progression (+8,4 %), alors que la fréquentation résidente progresse peu (+0,5 %).
Stabilisation de l’activité et de l’emploi dans le tertiaire non marchand
Activité et emplois salariés du tertiaire non marchand se stabilisent en 2025, après plusieurs années de progression. En effet, les hausses d’effectifs dans l’enseignement et dans la santé humaine sont compensées par les pertes d’emplois dans l’administration publique et, pour la première fois depuis 2019, dans l’action sociale et hébergement médico-social.
Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d'une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.
Pour comprendre
Emploi salarié :
- Note méthodologique sur l'emploi salarié (pdf, 232 Ko) ;
- Emploi : quelle source pour quel usage ? (pdf, 515 Ko).
Créations d’entreprises :
- Note méthodologique sur les créations d’entreprises (pdf, 116 Ko) ;
- Refonte du dispositif de calcul des créations d’entreprises (pdf, 130 Ko) ;
- Correction de la répartition des créations d'entreprises individuelles (2021) (pdf, 58 Ko).
Construction :
La base de données Sit@del2 rassemble les informations relatives aux autorisations de construire (permis accordés) et aux mises en chantier transmises par les services instructeurs (État, collectivités territoriales) au service statistique du Ministère de la Transition écologique (MTE). Les mouvements relatifs à la vie du permis (autorisations, annulations, modificatifs, déclarations d'ouverture de chantier) sont exploités à des fins statistiques.
Les séries de la construction utilisées pour la conjoncture et le bilan économique sont élaborées à partir de cette base.
En matière de logement, les séries d'estimations en date réelle sont produites mensuellement pour évaluer le nombre d'autorisations et de mises en chantier. Elles visent à retracer dès le mois suivant, l'ensemble des évènements à leur date réelle. Sur la base des données collectées, les séries intègrent une estimation de l'information non encore remontée. Ces séries sont actualisées chaque mois pour prendre en compte les informations les plus récentes. Les estimations en date réelle corrigent des éventuels défauts de collecte des déclarations d'ouverture de chantier.
Pour les locaux non résidentiels, les séries de surface de plancher en date de prise en compte permettent le suivi conjoncturel de ce secteur. Elles agrègent les informations issues des permis (autorisés, commencés, etc.) selon la date d'enregistrement de la donnée dans l'application Sit@del2.
Les séries de surface de plancher en date réelle sont utilisées pour les études structurelles. L'information est restituée selon la date effective de l'autorisation ou de la mise en chantier. Ces séries sont présentées nettes des annulations et ne comportent pas d'estimations : elles minorent donc la réalité, spécialement pour les mois de collecte les plus récents.
À la date de réalisation de cette publication, les données consolidées en date réelle ne sont pas disponibles ; les données en date de prise en compte ont donc été privilégiées.
Nomenclature :
Sources
- Ouvrir dans un nouvel ongletDéclaration Sociale Nominative (DSN) ;
- Estimations d’emploi ;
- Taux de chômage localisés ;
- Ouvrir dans un nouvel ongletDares - Chômage ;
- Ouvrir dans un nouvel ongletDares - Politique de l'emploi ;
- Ouvrir dans un nouvel ongletStatistiques sur les demandeurs d’emploi inscrits et les offres collectées par France Travail ;
- SIDE (Système d'information sur la démographie d'entreprises) ;
- Créations d'entreprises ;
- Défaillances d'entreprises ;
- Ouvrir dans un nouvel ongletBanque de France ;
- Sitadel ;
- Ouvrir dans un nouvel ongletMinistère de la Transition écologique (MTE) ;
- Ouvrir dans un nouvel ongletSDES - Immatriculations de véhicules routiers ;
- Enquête mensuelle de fréquentation dans les hébergements collectifs de tourisme.
Définitions
Les heures rémunérées couvrent les heures travaillées ainsi que des heures non travaillées mais rémunérées par l’employeur, notamment pendant les congés payés. Les périodes de chômage partiel indemnisées par l’administration publique et non par l’employeur ne sont à ce titre pas comprises dans les heures rémunérées.
Les salariés sont les personnes qui travaillent, aux termes d’un contrat, pour une autre entité résidente en échange d’un salaire ou d’une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.
L'intérim (ou travail intérimaire ou travail temporaire) consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire.
Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).
On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...
Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.
Une création d'entreprise correspond à la mise en œuvre d'une nouvelle combinaison de facteurs de production avec pour restriction qu'aucune autre entreprise ne soit impliquée dans cet évènement.
Une unité légale est en situation de défaillance ou de dépôt de bilan à partir du moment où une procédure de redressement judiciaire est ouverte à son encontre.
Un micro-entrepreneur bénéficie du régime de même nom (appelé auto-entrepreneur jusque 2014), qui offre des formalités de création d'entreprise allégées et un mode de calcul et de paiement simplifié des cotisations sociales et de l'impôt sur le revenu. Il s’applique aux entrepreneurs individuels qui en font la demande, sous certaines conditions.
L’entreprise est la plus petite combinaison d’unités légales qui constitue une unité organisationnelle de production de biens et de services jouissant d’une certaine autonomie de décision, notamment pour l’affectation de ses ressources courantes.
Un logement est considéré comme commencé (ou mis en chantier) après réception de la déclaration d’ouverture de chantier (DOC) envoyée par le pétitionnaire (ou maître d’ouvrage).
Les campings sont destinés à l’accueil de tentes, de caravanes, de résidences mobiles de loisirs et d’habitations légères de loisirs. Ils sont constitués d’emplacements nus ou équipés de l’une de ces installations, ainsi que d’équipements communs.
Les autres hébergements collectifs touristiques (AHCT) sont les résidences hôtelières de tourisme, les villages de vacances et maisons familiales de vacances, les auberges de jeunesse et centres internationaux de séjour, les centres sportifs.
Le nombre de nuitées correspond au nombre total de nuits passées par les clients dans un établissement ; deux personnes séjournant trois nuits dans un hôtel comptent ainsi pour six nuitées de même que six personnes ne séjournant qu'une nuit.
Personne résidant en France et réalisant un séjour touristique en France.
Personne résidant à l'étranger et réalisant un séjour touristique en France.
Le secteur tertiaire recouvre un vaste champ d'activités qui s'étend du commerce à l'administration, en passant par les transports, les activités financières et immobilières, les services aux entreprises et services aux particuliers, l'éducation, la santé et l'action sociale.
Il est composé du :
- tertiaire principalement marchand (commerce, transports, activités financières, services rendus aux entreprises, services rendus aux particuliers, hébergement-restauration, immobilier, information-communication) ;
- tertiaire principalement non-marchand (administration publique, enseignement, santé humaine, action sociale).
Le périmètre du secteur tertiaire est de fait défini par complémentarité avec les activités agricoles et industrielles (secteurs primaire et secondaire).
Pour en savoir plus
(1) Insee, « Au quatrième trimestre 2025, l’emploi salarié est stable ou quasi stable dans plus de la moitié des régions », Informations Rapides no 65, mars 2026.
(2) Charpentier M., Régnier V., « Recul de l'activité des entreprises néo-aquitaines, stabilité de l'emploi - Note de conjoncture régionale - 4e trimestre 2025 », Insee Conjoncture Nouvelle-Aquitaine no 51, avril 2026.
(3) Insee, « Inflation ravivée, croissance fragilisée », Note de conjoncture, mars 2026.
(4) Draaf Nouvelle-Aquitaine, Ouvrir dans un nouvel ongletBilans annuels au 1er février 2026.
(5) Dreal Nouvelle-Aquitaine, Ouvrir dans un nouvel ongletAnalyses et données statistiques.
(6) Banque de France, « Ouvrir dans un nouvel ongletLes entreprises en Nouvelle-Aquitaine - Bilan 2025 et perspectives 2026 ».
