Insee Conjoncture Nouvelle-Aquitaine ·
Avril 2026 · n° 51
Recul de l'activité des entreprises néo-aquitaines, stabilité de l'emploi Note de conjoncture régionale - 4e trimestre 2025
L’activité recule nettement en Nouvelle-Aquitaine au quatrième trimestre 2025, avec une baisse de 1,1 % des heures rémunérées. Néanmoins, l’emploi est stable, comme au niveau national. Les industries agroalimentaires et la fabrication de matériel de transport soutiennent l’emploi dans l’industrie et la baisse dans l’intérim s’atténue. Mais l’emploi dans la construction s’enfonce durablement. Le chômage est en légère hausse, comme au niveau national, et s’établit à 7,2 % de la population active. Dans la construction de logements, les projets et les mises en chantiers cessent de diminuer, laissant espérer une accalmie dans la baisse de l’activité. Les créations d’entreprises augmentent dans tous les grands secteurs.
- L’économie française profite de la reprise européenne, mais le chômage augmente
- L’activité en net recul dans la région
- Bonne dynamique de l’emploi dans les industries agroalimentaires et dans la fabrication de matériel de transport
- Chômage en hausse
- Améliorations dans la construction de logements
- Un regain de création d’entreprises dans tous les secteurs
L’économie française profite de la reprise européenne, mais le chômage augmente
En 2025, l’économie mondiale a plutôt bien résisté aux inquiétudes créées par la nouvelle politique douanière américaine. La zone euro a pu compter sur le dynamisme de sa demande intérieure, pour atteindre un rythme de croissance modérée fin 2025 (+0,3 % au troisième trimestre puis +0,2 % au quatrième).
L’économie française, malgré les incertitudes politiques, profite de la reprise européenne. Au quatrième trimestre 2025, l’activité a cependant ralenti en France : +0,2 % après +0,5 % au troisième trimestre.
En 2026, la flambée des cours des hydrocarbures se traduirait en France par un net regain d’inflation (2 % au cours du printemps). Bien que fragilisée, la croissance française résisterait au premier semestre 2026, avec +0,2 % par trimestre et +0,9 % d’acquis à mi-année.
Le marché du travail ne profiterait pas de cette timide embellie. Au quatrième trimestre 2025, l’emploi salarié a baissé légèrement (-40 000 emplois), et continuerait à baisser d’ici juin 2026 (-22 000 emplois). Le taux de chômage a augmenté de 0,2 point au quatrième trimestre 2025 (à 7,9 %) par rapport au troisième trimestre ; il atteindrait 8,1 % mi 2026.
Dans ce climat de relative stabilité au niveau national, la Nouvelle-Aquitaine se démarque par un net recul de l’activité par rapport au quatrième trimestre 2024.
L’activité en net recul dans la région
Sous l’hypothèse que l’évolution nationale de la valeur ajoutée se décline par secteur de manière uniforme sur le territoire, la valeur ajoutée créée en Nouvelle-Aquitaine stagnerait au quatrième trimestre 2025 comme au niveau national (+ 0,2 %). L’agriculture et le tertiaire marchand résisteraient tandis que la croissance dans l’industrie, la construction et les services non marchands serait totalement atone.
Dans ce contexte de croissance au ralenti, au quatrième trimestre 2025, le volume d’heures de travail rémunérées par les employeurs marque un net recul de 1,1 % sur un an en Nouvelle-Aquitaine. Si la baisse s’accentue dans la région, il en est de même sur l’ensemble du territoire métropolitain (- 0,6 % sur un an). La région est toutefois celle où le repli est le plus prononcé.
Tous les secteurs sont concernés, mais le volume d’heures est particulièrement impacté par les diminutions dans la construction (-3,0 %), l’intérim (-6,1 %) et le commerce (-1,4 %). L’activité dans ces secteurs est en baisse aussi au niveau national, mais de manière moins prononcée. L’exception du tertiaire non marchand prend fin. Il recule légèrement pour la première fois depuis plusieurs trimestres dans la région (-0,2 %) et sur l’ensemble du territoire (-0,1 %). L’activité est en baisse également dans les services (-0,7 %). L’industrie résiste mieux grâce à la fabrication de matériel de transport (+2,3 %) et au secteur de l’énergie, eau, déchets (+1 %).
Dans le secteur de la construction, les évolutions des heures rémunérées doivent être interprétées avec prudence, en particulier pour les mois de décembre et de janvier, dans les comparaisons en glissement annuel.
En effet, dans ce secteur, les congés des salariés sont indemnisés par des caisses de congés payés et non directement par les employeurs ; ils ne sont donc pas comptabilisés dans les heures rémunérées issues des déclarations.
Selon le positionnement calendaire des congés de fin d’année, un même mois peut inclure un nombre de jours de congés différent d’une année sur l’autre, ce qui peut entraîner des évolutions marquées des heures rémunérées sans que celles-ci reflètent nécessairement une évolution de l’activité économique.
Bonne dynamique de l’emploi dans les industries agroalimentaires et dans la fabrication de matériel de transport
Au quatrième trimestre 2025, le repli de l’emploi salarié s’atténue en Nouvelle-Aquitaine par rapport au précédent trimestre. Dans la région comme au niveau de la France (hors Mayotte), l’emploi affiche une quasi-stabilité (-0,1 %). Il progresse légèrement en Corrèze, de 0,4 %, tandis qu’il résiste en Gironde, dans la Creuse et la Charente-Maritime. Il recule dans les autres départements néo-aquitains.
L’emploi régional s’enfonce durablement dans la construction (-0,4 %), en lien avec l’activité en berne dans le secteur (figure 1). Dans l’intérim, après plusieurs trimestres de repli massif, l’emploi finit par se stabiliser (-0,1 %), suggérant un éventuel point bas.
Dans l’agriculture, les vendanges précoces ont entraîné une baisse de l’emploi à la fin du troisième trimestre (-1,2 %) ; il repart mécaniquement à la hausse au quatrième trimestre (+3,6 %), permettant de limiter la chute de l’emploi total.
L’emploi est stable dans l’industrie grâce aux industries agroalimentaires (+0,5 %) et à la fabrication de matériel de transport (+0,6 %) qui regroupe notamment les constructeurs de moteurs pour l’aérospatiale. Après s’être stabilisé au troisième trimestre, l’emploi dans la fabrication d’autres produits industriels repart à la baisse (-0,5 %). Le repli perdure dans la fabrication d’équipements électriques, électroniques et informatiques (-0,2 %).
Dans le tertiaire marchand hors intérim, le repli de l’emploi constaté au trimestre précédent se confirme au quatrième trimestre en Nouvelle-Aquitaine (-0,2 %), en grande partie dû au dévissage dans le commerce et l’hébergement-restauration (-0,6 % chacun). Les activités financières et d'assurance résistent et font figure d’exception (+0,7 %). Dans le reste du tertiaire marchand, l’emploi est atone ou se replie. Après des années de résistance, le tertiaire non marchand finit par céder (-0,2 %). Tous les secteurs sont en repli notamment l’administration publique (-0,6 %). Seules les activités pour la santé humaine résistent (+0,4 %). .
tableauFigure 1 – Évolution de l'emploi salarié par secteur - Nouvelle-Aquitaine
| Période | Construction | Industrie | Tertiaire marchand hors intérim | Tertiaire non marchand |
|---|---|---|---|---|
| 4ᵉ trim. 2019 | 100,0 | 100,0 | 100,0 | 100,0 |
| 1ᵉ trim. 2020 | 99,9 | 99,7 | 98,9 | 99,8 |
| 2ᵉ trim. 2020 | 101,0 | 99,2 | 97,6 | 99,2 |
| 3ᵉ trim. 2020 | 102,3 | 99,4 | 100,2 | 100,7 |
| 4ᵉ trim. 2020 | 103,7 | 99,1 | 100,1 | 101,0 |
| 1ᵉ trim. 2021 | 105,4 | 99,5 | 101,0 | 101,8 |
| 2ᵉ trim. 2021 | 106,4 | 99,8 | 102,9 | 102,1 |
| 3ᵉ trim. 2021 | 107,5 | 100,3 | 104,3 | 102,4 |
| 4ᵉ trim. 2021 | 107,9 | 100,7 | 105,3 | 102,1 |
| 1ᵉ trim. 2022 | 108,2 | 100,8 | 106,1 | 102,6 |
| 2ᵉ trim. 2022 | 108,4 | 101,1 | 106,4 | 102,7 |
| 3ᵉ trim. 2022 | 108,9 | 101,4 | 106,8 | 102,5 |
| 4ᵉ trim. 2022 | 109,1 | 101,6 | 107,4 | 102,7 |
| 1ᵉ trim. 2023 | 108,7 | 101,7 | 107,7 | 103,0 |
| 2ᵉ trim. 2023 | 108,6 | 102,0 | 107,8 | 103,2 |
| 3ᵉ trim. 2023 | 108,1 | 102,4 | 108,1 | 103,1 |
| 4ᵉ trim. 2023 | 107,6 | 102,8 | 108,2 | 103,9 |
| 1ᵉ trim. 2024 | 107,1 | 103,1 | 108,6 | 104,2 |
| 2ᵉ trim. 2024 | 106,4 | 103,2 | 108,0 | 104,3 |
| 3ᵉ trim. 2024 | 105,9 | 103,4 | 108,3 | 104,5 |
| 4ᵉ trim. 2024 | 105,2 | 103,5 | 108,1 | 104,5 |
| 1ᵉ trim. 2025 | 104,5 | 103,5 | 108,1 | 104,7 |
| 2ᵉ trim. 2025 | 103,9 | 103,1 | 108,1 | 104,7 |
| 3ᵉ trim. 2025 | 103,5 | 103,0 | 107,9 | 104,7 |
| 4ᵉ trim. 2025 | 103,0 | 102,9 | 107,7 | 104,4 |
- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
- Champ : Emploi salarié total hors intérim.
- Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.
graphiqueFigure 1 – Évolution de l'emploi salarié par secteur - Nouvelle-Aquitaine

- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
- Champ : Emploi salarié total hors intérim.
- Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.
Chômage en hausse
Le taux de chômage poursuit sa hausse au quatrième trimestre de 0,2 point dans la région comme en France métropolitaine (figure 2). Il s’établit à 7,2 % de la population active en Nouvelle-Aquitaine et à 7,7 % au niveau national. Il s’oriente à la hausse dans tous les départements néo-aquitains, à l’exception de la Creuse et de la Corrèze. Les taux vont de 5,9 % dans les Deux-Sèvres à 7,9 % en Charente et dans le Lot-et-Garonne.
En parallèle, les offres d’emploi repartent à la hausse dans la région (+3,6 %) et en France métropolitaine (+5,5 %).
tableauG0000104001 – Taux de chômage
| Période | Nouvelle-Aquitaine | France hors Mayotte |
|---|---|---|
| 4ᵉ trim. 2019 | 7,5 | 8,2 |
| 1ᵉ trim. 2020 | 7,2 | 7,9 |
| 2ᵉ trim. 2020 | 6,8 | 7,1 |
| 3ᵉ trim. 2020 | 8,2 | 9,0 |
| 4ᵉ trim. 2020 | 7,3 | 8,1 |
| 1ᵉ trim. 2021 | 7,4 | 8,2 |
| 2ᵉ trim. 2021 | 7,2 | 7,9 |
| 3ᵉ trim. 2021 | 7,1 | 7,9 |
| 4ᵉ trim. 2021 | 6,6 | 7,4 |
| 1ᵉ trim. 2022 | 6,6 | 7,4 |
| 2ᵉ trim. 2022 | 6,6 | 7,4 |
| 3ᵉ trim. 2022 | 6,5 | 7,2 |
| 4ᵉ trim. 2022 | 6,3 | 7,1 |
| 1ᵉ trim. 2023 | 6,2 | 7,1 |
| 2ᵉ trim. 2023 | 6,3 | 7,2 |
| 3ᵉ trim. 2023 | 6,5 | 7,4 |
| 4ᵉ trim. 2023 | 6,6 | 7,5 |
| 1ᵉ trim. 2024 | 6,7 | 7,5 |
| 2ᵉ trim. 2024 | 6,6 | 7,3 |
| 3ᵉ trim. 2024 | 6,6 | 7,4 |
| 4ᵉ trim. 2024 | 6,5 | 7,3 |
| 1ᵉ trim. 2025 | 6,7 | 7,5 |
| 2ᵉ trim. 2025 | 6,8 | 7,6 |
| 3ᵉ trim. 2025 | 7,0 | 7,7 |
| 4ᵉ trim. 2025 | 7,2 | 7,9 |
- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données trimestrielles CVS.
- Source : Insee, taux de chômage localisés.
graphiqueG0000104001 – Taux de chômage

- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données trimestrielles CVS.
- Source : Insee, taux de chômage localisés.
Améliorations dans la construction de logements
Les autorisations de logements repartent à la hausse au quatrième trimestre 2025 en Nouvelle-Aquitaine (+7,2 % par rapport au trimestre précédent) alors qu’elles sont en baisse au niveau de la France (-2,7 %). Cette hausse est essentiellement due à la dynamique dans les logements individuels (+13 %) tandis que les logements collectifs et en résidence sont en légère hausse (+1,9 %).
La croissance du nombre de logements commencés s'accélère dans la région (+7,9 % après +4,2 %), ainsi qu’en France (+13,8 % après +7,9 %), sous l’effet de la dynamique dans les logements individuels de la région (+18,9 %). Les logements collectifs et en résidence s’infléchissent légèrement (-1,9 %).
Un regain de création d’entreprises dans tous les secteurs
Au quatrième trimestre 2025, le nombre d’entreprises créées en Nouvelle-Aquitaine augmente de 2,9 % par rapport au trimestre précédent alors qu’il est en léger recul sur le territoire français (-0,3 %) (figure 3). Dans la région, tous les grands secteurs participent à cette croissance, le plus gros contributeur étant celui des services. Ce dernier concentre près de 60 % des créations. En France, le nombre d'entreprises nouvelles recule dans tous les secteurs, excepté dans celui des services.
En Nouvelle-Aquitaine, l’intérêt entrepreneurial est un peu moins marqué pour les micro-entrepreneurs (+2,7 %) que pour les autres entreprises (+3,4 %). Il est même en retrait au niveau national (-1,4 %).
Parallèlement, les défaillances d’entreprises néo-aquitaines repartent à la hausse après deux trimestres de repli. Néanmoins, cette augmentation est un peu moins forte dans la région (+23 %) qu’au niveau France (+28 %).
tableauFigure 3 – Créations d'entreprises
| Période | Nouvelle-Aquitaine hors micro-entrepreneurs | France hors micro-entrepreneurs | Nouvelle-Aquitaine y compris micro-entrepreneurs | France y compris micro-entrepreneurs |
|---|---|---|---|---|
| 4ᵉ trim. 2019 | 100,0 | 100,0 | 100,0 | 100,0 |
| 1ᵉ trim. 2020 | 92,5 | 91,2 | 90,3 | 90,6 |
| 2ᵉ trim. 2020 | 75,6 | 75,0 | 75,3 | 78,5 |
| 3ᵉ trim. 2020 | 114,9 | 111,6 | 113,5 | 117,6 |
| 4ᵉ trim. 2020 | 115,6 | 111,4 | 118,9 | 117,0 |
| 1ᵉ trim. 2021 | 114,7 | 112,8 | 119,3 | 119,8 |
| 2ᵉ trim. 2021 | 117,3 | 120,0 | 120,1 | 121,4 |
| 3ᵉ trim. 2021 | 105,8 | 110,0 | 115,0 | 111,2 |
| 4ᵉ trim. 2021 | 106,2 | 111,0 | 113,7 | 114,1 |
| 1ᵉ trim. 2022 | 108,6 | 114,4 | 117,4 | 118,8 |
| 2ᵉ trim. 2022 | 104,6 | 111,7 | 117,7 | 113,1 |
| 3ᵉ trim. 2022 | 107,9 | 114,5 | 115,0 | 117,6 |
| 4ᵉ trim. 2022 | 108,4 | 114,8 | 117,8 | 120,7 |
| 1ᵉ trim. 2023 | 96,9 | 101,5 | 109,8 | 111,2 |
| 2ᵉ trim. 2023 | 98,0 | 102,4 | 113,1 | 113,0 |
| 3ᵉ trim. 2023 | 99,9 | 107,5 | 117,9 | 121,1 |
| 4ᵉ trim. 2023 | 103,4 | 112,9 | 120,5 | 123,7 |
| 1ᵉ trim. 2024 | 102,0 | 112,2 | 122,1 | 125,9 |
| 2ᵉ trim. 2024 | 100,5 | 109,6 | 120,5 | 126,0 |
| 3ᵉ trim. 2024 | 99,3 | 105,2 | 121,8 | 120,8 |
| 4ᵉ trim. 2024 | 99,4 | 109,0 | 123,7 | 123,7 |
| 1ᵉ trim. 2025 | 97,1 | 108,7 | 119,7 | 123,9 |
| 2ᵉ trim. 2025 | 101,6 | 112,2 | 127,8 | 129,2 |
| 3ᵉ trim. 2025 | 101,0 | 114,3 | 128,0 | 135,0 |
| 4ᵉ trim. 2025 | 104,2 | 116,1 | 131,5 | 134,2 |
- Note : Données CVS-CJO.
- Champ : Ensemble des activités marchandes hors agriculture.
- Source : Insee, SIDE.
graphiqueFigure 3 – Créations d'entreprises

- Note : Données CVS-CJO.
- Champ : Ensemble des activités marchandes hors agriculture.
- Source : Insee, SIDE.
Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d'une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.
Pour comprendre
Emploi salarié :
- Note méthodologique sur l'emploi salarié (pdf, 232 Ko) ;
- Emploi : quelle source pour quel usage ? (pdf, 515 Ko).
Créations d’entreprises :
- Note méthodologique sur les créations d’entreprises (pdf, 116 Ko) ;
- Refonte du dispositif de calcul des créations d’entreprises (pdf, 130 Ko) ;
- Correction de la répartition des créations d'entreprises individuelles (2021) (pdf, 58 Ko).
Nomenclature :
Sources
- Ouvrir dans un nouvel ongletDéclaration Sociale Nominative (DSN) ;
- Estimations d’emploi ;
- Taux de chômage localisés ;
- Ouvrir dans un nouvel ongletStatistiques sur les demandeurs d’emploi inscrits et les offres collectées par France Travail ;
- SIDE (Système d'information sur la démographie d'entreprises) ;
- Créations d'entreprises ;
- Défaillances d'entreprises ;
- Enquête mensuelle de fréquentation dans les hébergements collectifs de tourisme.
Définitions
Les heures rémunérées couvrent les heures travaillées ainsi que des heures non travaillées mais rémunérées par l’employeur, notamment pendant les congés payés. Les périodes de chômage partiel indemnisées par l’administration publique et non par l’employeur ne sont à ce titre pas comprises dans les heures rémunérées.
Les salariés sont les personnes qui travaillent, aux termes d’un contrat, pour une autre entité résidente en échange d’un salaire ou d’une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.
L'intérim (ou travail intérimaire ou travail temporaire) consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire.
L'intérim se caractérise donc par une relation triangulaire entre l’entreprise de travail temporaire, l’entreprise cliente et le salarié, et implique la conclusion de deux contrats : un contrat de mise à disposition (entre l’entreprise de travail temporaire et l’entreprise cliente) et un contrat de mission (entre l’entreprise de travail temporaire et le salarié).
Le contrat ne peut être conclu que pour l’exécution d’une tâche précise et temporaire, dénommée mission, et seulement dans les cas énumérés par la loi. Quel que soit le motif pour lequel il est conclu, un tel contrat ne peut avoir ni pour objet ni pour effet de pourvoir durablement un emploi lié à l’activité normale et permanente de l’entreprise utilisatrice.
Le secteur tertiaire recouvre un vaste champ d'activités qui s'étend du commerce à l'administration, en passant par les transports, les activités financières et immobilières, les services aux entreprises et services aux particuliers, l'éducation, la santé et l'action sociale.
Il est composé du :
- tertiaire principalement marchand (commerce, transports, activités financières, services rendus aux entreprises, services rendus aux particuliers, hébergement-restauration, immobilier, information-communication) ;
- tertiaire principalement non-marchand (administration publique, enseignement, santé humaine, action sociale).
Le périmètre du secteur tertiaire est de fait défini par complémentarité avec les activités agricoles et industrielles (secteurs primaire et secondaire).
Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).
On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...
Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.
Le taux de chômage est le rapport entre le nombre de chômeurs et le nombre d’actifs (en emploi ou au chômage).
Les demandeurs d'emploi en fin de mois (DEFM) sont les personnes inscrites à France Travail et ayant une demande en cours au dernier jour du mois.
Les demandeurs d'emploi de longue durée (DELD) sont ceux inscrits en catégories A, B, C, depuis un an ou plus.
Une création d'entreprise correspond à la mise en œuvre d'une nouvelle combinaison de facteurs de production avec pour restriction qu'aucune autre entreprise ne soit impliquée dans cet évènement.
Les créations d’entreprises sont en fait des créations d’unités légales. On parle néanmoins de créations d’entreprises en raison de la spécificité de la situation au moment de la création. En effet, au moment de son immatriculation, il n’est pas possible de déterminer si une unité légale est indépendante ou appartient à un groupe. Par défaut, au moment de la création, toute entité est donc indépendante et considérée comme une entreprise.
La statistique mensuelle des créations d'entreprises est constituée à partir du dispositif SIDE (Système d’information sur la démographie d’entreprises). Ce dispositif est alimenté à partir de données du répertoire Sirene, enrichies d’éléments provenant du répertoire statistique Sirus.
Les créations d'entreprises correspondent aux unités légales du répertoire Sirene qui enregistrent un début d'activité relevant de l'un des cas suivants :
- l'immatriculation d'une nouvelle unité légale avec création d'une nouvelle combinaison de facteurs de production ;
- le cas où l'entrepreneur redémarre une activité après une interruption de plus d'un an (il n'y a pas de nouvelle immatriculation mais reprise de l'ancien numéro Siren, en général pour un entrepreneur individuel) ;
- le cas où l'entrepreneur redémarre une activité après une interruption de moins d'un an, mais avec changement d'activité ;
- la reprise par une unité légale nouvellement immatriculée de tout ou partie des activités et facteurs de production d'une autre unité légale, lorsqu'il n'y a pas de continuité économique entre la situation du cédant et celle du repreneur.
On considère qu'il n'y a pas continuité économique de l'unité légale si, parmi les trois éléments suivants concernant son siège, au moins deux sont modifiés lors de la reprise : l'unité légale contrôlant l'établissement siège, l'activité économique et la localisation.
Depuis les données relatives à janvier 2009, à la suite de la mise en place du régime de l'auto-entrepreneur (renommé micro-entrepreneur, à compter du 19 décembre 2014), les statistiques de créations d'entreprises incluent les demandes de créations enregistrées dans Sirene au titre de ce régime. Ce dénombrement n'inclut pas les entrepreneurs déjà en activité avant le 1er janvier 2009 et qui avaient demandé, à titre dérogatoire au plus tard le 31 mars 2009, à bénéficier du régime micro-social et du versement fiscal libératoire en 2009.
La statistique de créations d'entreprises couvre l'ensemble des activités marchandes hors agriculture.
Depuis le 1er janvier 2007, la notion de création d'entreprise s'appuie sur un concept harmonisé au niveau européen pour faciliter les comparaisons.
Une unité légale est en situation de défaillance ou de dépôt de bilan à partir du moment où une procédure de redressement judiciaire est ouverte à son encontre.
Cette procédure intervient lorsqu'une unité légale est en état de cessation de paiement, c'est-à-dire qu'elle n'est plus en mesure de faire face à son passif exigible avec son actif disponible.
Il ne faut pas confondre la notion de défaillance et la notion de cessation. La notion de cessation correspond à l'arrêt total de l'activité économique d'une entreprise. Toutes les défaillances ne donnent pas des cessations. Par exemple, un jugement d'ouverture de procédure de défaillance (dépôt de bilan d'une entreprise inscrite dans le cadre d'une procédure judiciaire) ne se résout pas forcement par une liquidation.
Toutes les cessations n'ont pas donné lieu à une défaillance. Par exemple, un entrepreneur individuel peut cesser son activité suite à un départ en retraite.
Un logement autorisé est un logement, non encore réalisé, dont la construction a été autorisée par un permis de construire ou une non-opposition à une déclaration préalable.
Un logement est considéré comme commencé (ou mis en chantier) après réception de la déclaration d’ouverture de chantier (DOC) envoyée par le pétitionnaire (ou maître d’ouvrage).
Un chantier est considéré ouvert lorsque les fouilles en rigole ou les fondations sont entreprises pour une partie ou la totalité des constructions autorisées.
Une « fouille en rigole » est un creusement du sol pour permettre la construction à l'emplacement des « semelles » (ces dernières sont les parties basses).
Le revenu de solidarité active est une allocation qui complète les ressources initiales du foyer pour qu'elles atteignent le niveau d'un revenu garanti.
Le montant du revenu garanti varie en fonction de la composition du foyer et du nombre d'enfant(s) à charge.
Le revenu de Solidarité active (RSA) se substitue au revenu minimum d'insertion (RMI) et à l'allocation parent isolé (API).
Le RSA est en vigueur depuis 2009 en métropole, depuis 2011 dans les départements et collectivités d’outre-mer (à l’exception de la Polynésie française, la Nouvelle-Calédonie et Wallis-et-Futuna où il n’est pas applicable) et depuis 2012 à Mayotte (selon des modalités spécifiques).
La prime d’activité est un complément de revenus d’activité s’adressant aux travailleurs percevant des revenus modestes. Elle remplace depuis 2016 le revenu de solidarité active (RSA-activité) et la prime pour l’emploi (PPE).
Sa réglementation s’inscrit dans la continuité de celle du RSA-activité, mais présente cependant quelques spécificités, notamment pour les temps partiels (bonus modulable individuel).
La correction des variations saisonnières permet d’éliminer l'effet de fluctuations périodiques infra-annuelles dues au calendrier et aux saisons, de manière à faire ressortir les évolutions les plus significatives de la série. Celles-ci sont contenues dans la tendance et la composante irrégulière.
Par exemple, les ventes de jouets augmentent toujours fortement entre novembre et décembre, en raison de Noël. Sur les données brutes, cet effet périodique masque l’évolution conjoncturelle sous-jacente pour une année donnée. Une fois la série désaisonnalisée, c’est-à-dire l’effet Noël retiré, les ventes peuvent s’avérer en baisse, signe d’une moins bonne année.
Pour en savoir plus
(1) Retrouvez davantage de données associées à cette publication en téléchargement.
(2) Bonce J., Charpentier M., Lemasson J. (Insee), « Synthèse annuelle économique régionale - 2025 », Insee conjoncture Nouvelle-Aquitaine no 52, avril 2026.
(3) Insee, « Au quatrième trimestre 2025, l’emploi salarié est stable ou quasi stable dans plus de la moitié des régions », Informations Rapides no 65, mars 2026.
