Insee Conjoncture Grand Est ·
Avril 2026 · n° 52
Une économie en berne dans le Grand Est malgré un tourisme dynamique Synthèse annuelle économique régionale - 2025
En France, le PIB augmente de 0,9 % en 2025. Tous les pays voisins de la région sont également en croissance, de +0,2 % en Allemagne à +1,3 % en Suisse.
Dans le Grand Est, l’activité diminue dans les principaux secteurs. Avec -0,7 % en un an, le recul du nombre d’heures rémunérées y est plus fort qu’en France. L’emploi salarié décroît également, du fait de sa baisse dans le privé. Ces diminutions sont importantes dans l’industrie et la construction, qui accusent déjà plusieurs années de baisse. L’hébergement-restauration est un des rares secteurs où l’activité progresse en 2025. L’emploi intérimaire continue de se replier mais à un rythme bien moindre que l’année précédente. Le taux de chômage est en hausse et atteint 7,5 % en fin d’année.
Les créations d’entreprises augmentent, mais moins qu’en 2024, et atteignent un niveau haut. Les défaillances d’entreprises sont stables, alors qu’elles croissent à l’échelle nationale.
Dans l’agriculture, les rendements progressent pour les productions végétales. Si les cours sont en baisse pour les céréales, ils sont plutôt en hausse pour les productions animales. Dans la viticulture, les exportations sont en repli cette année.
Côté construction, les mises en chantier reculent mais les autorisations augmentent. Côté transport, les immatriculations de véhicules neufs diminuent de 10 %.
La fréquentation touristique est en hausse, portée par le rebond dans les campings.
- L’économie française profite de la reprise européenne, mais le chômage augmente
- Après 2024, nouveau repli du volume d’heures rémunérées dans la région
- En 2025, l’emploi salarié recule dans le Grand Est
- Une forte diminution de l’emploi salarié dans l’industrie et la construction
- Le taux de chômage augmente à 7,5 % de la population active
- Les créations d’entreprises franchissent encore un seuil historique, haut, malgré un ralentissement comparé à 2024
- Stabilité des défaillances d’entreprises
- Transfrontalier – L’économie allemande se redresse, la croissance se poursuit en Belgique, au Luxembourg et en Suisse
- Fréquentation touristique : hausse modérée dans les hôtels et rebond dans les campings
- Agriculture – Augmentation des rendements des productions végétales, cours des productions animales en hausse
- Viticulture – La production est de qualité et les expéditions sont en baisse
- Recul des mises en chantier, mais hausse des autorisations de construire
- Repli généralisé des immatriculations dans le Grand Est
- Encadré – Partenariat
L’économie française profite de la reprise européenne, mais le chômage augmente
En 2025, l’économie mondiale a plutôt bien résisté aux inquiétudes créées par la nouvelle politique douanière américaine. En Europe, les économies ont réussi à enclencher la reprise en 2025 : la croissance atteint +0,9 % dans l’ensemble constitué des quatre principales économies de la zone euro.
L’économie française, malgré les incertitudes politiques, profite de la reprise européenne. La croissance est de +0,9 % en 2025, soit quasiment autant qu’en 2024 (+1,1 %).
En 2026, la flambée des cours des hydrocarbures se traduirait en France par un net regain d’inflation (2 % au cours du printemps). Bien que fragilisée, la croissance française résisterait au premier semestre 2026, avec +0,2 % par trimestre et +0,9 % d’acquis à mi-année.
Le marché du travail ne profiterait pas de cette timide embellie. Après avoir déjà perdu 60 000 postes salariés privés en 2025, 22 000 seraient détruits d’ici juin 2026. Le taux de chômage continuerait de grimper à 8,1 % mi-2026, après avoir atteint 7,9 % au quatrième trimestre 2025.
Après 2024, nouveau repli du volume d’heures rémunérées dans la région
En 2025, le volume d’heures rémunérées dans le Grand Est a baissé de 0,7 % par rapport à l’année précédente, après -0,4 % en 2024. Cette diminution concerne toute l’économie marchande (industrie, construction, activités tertiaires) et non marchande, même si cette dernière est presque à l’équilibre. Tout au long de l’année, l’activité diminue dans la région, notamment en février et novembre. À l’échelle nationale, le recul est de 0,4 %.
Dans la construction, le nombre d’heures rémunérées se replie sur tout le territoire régional, avec des baisses allant de -3,1 % dans le Haut-Rhin à -0,5 % dans la Marne. Dans l’industrie, la diminution varie de -3,5 % en Meurthe-et-Moselle à -0,6 % dans la Meuse. S’agissant du tertiaire marchand, les évolutions sont plus contrastées d’un département à l’autre. Le volume d’heures rémunérées s’accroît dans la Marne et les Ardennes (+0,7 %), alors qu’il recule plus que la moyenne en Moselle, dans la Meuse et les Vosges (entre -1 % et -0,8 %). Des disparités départementales similaires existent également dans le tertiaire non marchand.
Cependant, dans un contexte général de baisse, certains sous-secteurs demeurent dynamiques : les services aux entreprises dans les Ardennes (+6,8 %) et l’hébergement-restauration dans la Marne, la Haute-Marne, la Moselle, les Vosges ou le Haut-Rhin (entre +2,2 % et +3,7 %). De même, l’activité progresse dans le secteur des transports et de l’entreposage dans le Bas-Rhin, et surtout dans la fabrication de matériels de transport dans la Meuse (+9,6 %).
tableauFigure 1 – Évolution sectorielle mensuelle des heures rémunérées par rapport au même mois de l'année précédente
| Période | Industrie | Construction | Services principalement marchands | Services principalement non marchands | Ensemble - Grand Est | Ensemble - France hors Mayotte |
|---|---|---|---|---|---|---|
| janv. 2024 | -1,4 | -6,7 | 1,0 | 1,6 | -0,2 | 0,9 |
| févr. 2024 | -0,4 | -0,4 | 1,0 | 1,8 | 0,6 | 1,3 |
| mars 2024 | -3,8 | -4,2 | -0,3 | 0,6 | -1,4 | -0,5 |
| avril 2024 | 0,1 | 0,0 | 1,3 | 2,6 | 1,1 | 1,8 |
| mai 2024 | -2,8 | -4,4 | 0,7 | 1,5 | -0,5 | 0,4 |
| juin 2024 | -4,0 | -3,5 | -0,6 | -0,3 | -1,7 | -1,0 |
| juil. 2024 | -0,2 | 0,4 | 1,2 | 2,3 | 0,9 | 1,4 |
| août 2024 | -3,3 | -4,1 | -0,2 | 0,4 | -1,1 | -0,3 |
| sept. 2024 | -1,8 | -2,4 | 0,2 | 0,9 | -0,4 | 0,2 |
| oct. 2024 | -1,8 | -1,3 | 0,6 | 0,8 | -0,1 | 0,5 |
| nov. 2024 | -3,7 | -2,4 | -0,4 | 0,1 | -1,3 | -0,7 |
| déc. 2024 | -1,9 | -5,1 | 0,3 | 1,1 | -0,6 | 0,1 |
| janv. 2025 | -2,6 | 3,5 | 0,0 | 0,2 | -0,3 | -0,1 |
| févr. 2025 | -3,6 | -3,8 | -0,8 | -0,5 | -1,7 | -1,2 |
| mars 2025 | -2,0 | -1,0 | -0,3 | -0,1 | -0,7 | -0,5 |
| avril 2025 | -1,5 | -2,2 | 0,2 | 0,4 | -0,4 | -0,3 |
| mai 2025 | -2,2 | -1,8 | -0,2 | -0,5 | -0,9 | -0,7 |
| juin 2025 | -0,7 | -2,5 | 0,2 | 0,3 | -0,2 | 0,1 |
| juil. 2025 | -1,3 | -2,0 | -0,1 | -0,1 | -0,6 | -0,3 |
| août 2025 | -1,1 | -2,7 | -0,4 | -0,4 | -0,7 | -0,8 |
| sept. 2025 | -0,5 | -1,3 | -0,2 | 0,9 | -0,2 | 0,1 |
| oct. 2025 | -1,2 | -1,9 | -0,5 | 0,4 | -0,7 | -0,4 |
| nov. 2025 | -1,7 | -3,1 | -1,0 | -0,7 | -1,3 | -1,2 |
| déc. 2025 | 0,2 | -3,2 | -0,2 | 0,1 | -0,3 | -0,1 |
- Notes : Ensemble des heures rémunérées des salariés y compris les heures supplémentaires ainsi que les absences pour lesquelles le salarié est rémunéré. Extraction de mars 2026.
- Champ : Secteur privé hors secteur agricole.
- Source : DSN, traitement Insee.
graphiqueFigure 1 – Évolution sectorielle mensuelle des heures rémunérées par rapport au même mois de l'année précédente

- Notes : Ensemble des heures rémunérées des salariés y compris les heures supplémentaires ainsi que les absences pour lesquelles le salarié est rémunéré. Extraction de mars 2026.
- Champ : Secteur privé hors secteur agricole.
- Source : DSN, traitement Insee.
Dans le secteur de la construction, les évolutions des heures rémunérées doivent être interprétées avec prudence, en particulier pour les mois de décembre et de janvier, dans les comparaisons en glissement annuel.
En effet, dans ce secteur, les congés des salariés sont indemnisés par des caisses de congés payés et non directement par les employeurs ; ils ne sont donc pas comptabilisés dans les heures rémunérées issues des déclarations.
Selon le positionnement calendaire des congés de fin d’année, un même mois peut inclure un nombre de jours de congés différent d’une année sur l’autre, ce qui peut entraîner des évolutions marquées des heures rémunérées sans que celles-ci reflètent nécessairement une évolution de l’activité économique.
En 2025, l’emploi salarié recule dans le Grand Est
Tout comme l’année précédente, l’emploi salarié diminue de 0,4 % en 2025 dans le Grand Est, soit une baisse de plus de 8 000 emplois pour un total de près de 2 millions en fin d’année. Cette réduction est portée par le secteur privé, où le nombre de salariés baisse de 0,6 %, alors qu’il s’accroît de 0,2 % dans le secteur public. Au niveau national (France hors Mayotte), l’emploi salarié se replie après une année de hausse : -0,2 % en 2025, contre +0,2 % en 2024.
Une forte diminution de l’emploi salarié dans l’industrie et la construction
L’industrie est le secteur où l’emploi salarié recule le plus en un an : -1,6 % en 2025, correspondant à près de 5 000 emplois en moins. Cette baisse touche surtout la fabrication de matériel de transport et des autres produits industriels (respectivement -3,4 % et -2,3 %). En France, la diminution de l’emploi industriel est trois fois moins élevée que dans le Grand Est.
La construction suit avec un recul de l’emploi de 1 % en 2025, contre -2 % en 2024. À l’échelle nationale, les effectifs salariés baissent de 1,2 % dans ce secteur.
Dans la région, les secteurs de l’hébergement-restauration et de l’information-communication sont dynamiques (+0,9 % et +0,5 %), tandis que le nombre de salariés diminue de 0,7 % dans le commerce. Cette année, l’emploi salarié dans le tertiaire marchand hors intérim se replie légèrement (-0,2 %). Dans le tertiaire non marchand, l’emploi est stable.
Fin 2025, le nombre d’intérimaires s’établit à 57 000, soit une baisse de 1 % sur un an, après -8 % entre 2023 et 2024. Le tertiaire non marchand et la construction sont les secteurs où l’emploi intérimaire baisse le plus (-9,5 % et -5,7 %). A contrario, il croît de 2,4 % dans l’industrie.
L’emploi salarié recule dans la quasi-totalité des départements du Grand Est. La baisse est la plus importante dans les Vosges (-0,9 %) suivie des Ardennes, de la Haute-Marne et de la Moselle (-0,6 % chacune). Le Bas-Rhin est le seul département où l’emploi est quasi stable.
tableauFigure 2 – Évolutions trimestrielles de l'emploi salarié total par grand secteur d'activité - Grand Est
| Période | Construction | Industrie | Tertiaire marchand hors intérim | Tertiaire non marchand |
|---|---|---|---|---|
| 4ᵉ trim. 2019 | 100,0 | 100,0 | 100,0 | 100,0 |
| 1ᵉ trim. 2020 | 99,8 | 99,4 | 99,0 | 99,8 |
| 2ᵉ trim. 2020 | 100,2 | 98,8 | 97,6 | 98,9 |
| 3ᵉ trim. 2020 | 101,7 | 98,5 | 99,5 | 100,1 |
| 4ᵉ trim. 2020 | 102,6 | 98,1 | 99,0 | 100,4 |
| 1ᵉ trim. 2021 | 103,7 | 98,3 | 99,7 | 100,6 |
| 2ᵉ trim. 2021 | 104,3 | 98,4 | 100,9 | 100,9 |
| 3ᵉ trim. 2021 | 104,9 | 98,5 | 102,2 | 101,2 |
| 4ᵉ trim. 2021 | 105,3 | 98,7 | 103,1 | 101,0 |
| 1ᵉ trim. 2022 | 105,3 | 98,8 | 103,5 | 101,0 |
| 2ᵉ trim. 2022 | 105,1 | 98,9 | 103,8 | 101,0 |
| 3ᵉ trim. 2022 | 104,9 | 99,0 | 104,0 | 100,9 |
| 4ᵉ trim. 2022 | 104,6 | 99,0 | 104,5 | 101,2 |
| 1ᵉ trim. 2023 | 104,1 | 98,9 | 104,9 | 101,4 |
| 2ᵉ trim. 2023 | 103,6 | 98,8 | 104,8 | 101,6 |
| 3ᵉ trim. 2023 | 103,5 | 98,8 | 105,0 | 101,4 |
| 4ᵉ trim. 2023 | 103,3 | 98,7 | 105,2 | 102,0 |
| 1ᵉ trim. 2024 | 102,7 | 98,6 | 105,5 | 102,2 |
| 2ᵉ trim. 2024 | 102,1 | 98,3 | 105,3 | 102,3 |
| 3ᵉ trim. 2024 | 101,6 | 98,0 | 105,5 | 102,4 |
| 4ᵉ trim. 2024 | 101,2 | 97,7 | 105,5 | 102,1 |
| 1ᵉ trim. 2025 | 101,0 | 97,4 | 105,5 | 102,4 |
| 2ᵉ trim. 2025 | 100,6 | 97,0 | 105,3 | 102,2 |
| 3ᵉ trim. 2025 | 100,6 | 96,6 | 105,3 | 102,5 |
| 4ᵉ trim. 2025 | 100,2 | 96,1 | 105,3 | 102,0 |
- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS en fin de trimestre.
- Champ : Emploi salarié total.
- Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.
graphiqueFigure 2 – Évolutions trimestrielles de l'emploi salarié total par grand secteur d'activité - Grand Est

- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS en fin de trimestre.
- Champ : Emploi salarié total.
- Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.
Le taux de chômage augmente à 7,5 % de la population active
Dans le Grand Est, le taux de chômage augmente au cours de l’année 2025 (+0,5 point entre le 4e trimestre 2024 et le 4e trimestre 2025), légèrement moins qu’au niveau national (+0,6 point). Le taux de chômage s’établit à 7,5 % de la population active en fin d’année, inférieur au plan national (7,9 %). À l’échelle départementale, il varie de 6,7 % dans le Bas-Rhin à 10,1 % dans les Ardennes. Sur dix ans, le taux de chômage diminue de près de 3 points, il dépassait les 10 % en 2015.
Affecté par la loi Plein Emploi (comptabilisation des allocataires du RSA et des jeunes suivis par les missions locales) et par la réforme du régime des sanctions à France Travail, le nombre d’inscrits à France Travail en catégories A, B et C s’accroît entre le 4e trimestre 2024 et le 4e trimestre 2025 de 2,1 % (+3,7 % au niveau national). Avec l’inscription automatique des jeunes en parcours d’insertion, cette croissance est beaucoup plus forte chez les moins de 25 ans (+15,5 %).
Au 4e trimestre 2025, parmi les catégories A, B et C, la part des demandeurs d’emploi de longue durée (inscrits depuis un an et plus) est similaire au niveau régional et national (44,9 %) ; cette proportion est en hausse sur un an tant dans le Grand Est qu'à l'échelle nationale (+0,7 et +1,3 point).
Dans un contexte de diminution des aides à l’emploi, les dispositifs d’insertion et d’accompagnement renforcé vers l’emploi restent prioritaires. Ainsi, les contrats d’engagements jeunes, hors renouvellement, augmentent légèrement et l’insertion par l’activité économique est en diminution modérée (-2,9 % sur la période janvier-août, par rapport à la même période de 2024). Quant à l’apprentissage, après avoir plus que doublé en sept ans, il est en léger repli (-3,5 %), avec un niveau toutefois supérieur à celui de fin 2023 ; au plan national, les contrats entre fin 2024 et fin 2025 reculent de -4,9 %.
tableauFigure 3 – Évolution du taux de chômage trimestriel
| Période | Grand Est | France hors Mayotte | France métropolitaine |
|---|---|---|---|
| 4ᵉ trim. 2019 | 7,9 | 8,2 | 7,9 |
| 1ᵉ trim. 2020 | 7,7 | 7,9 | 7,7 |
| 2ᵉ trim. 2020 | 7,0 | 7,1 | 7,1 |
| 3ᵉ trim. 2020 | 8,6 | 9,0 | 8,7 |
| 4ᵉ trim. 2020 | 7,8 | 8,1 | 7,9 |
| 1ᵉ trim. 2021 | 7,9 | 8,2 | 8,0 |
| 2ᵉ trim. 2021 | 7,7 | 7,9 | 7,8 |
| 3ᵉ trim. 2021 | 7,7 | 7,9 | 7,7 |
| 4ᵉ trim. 2021 | 7,3 | 7,4 | 7,2 |
| 1ᵉ trim. 2022 | 7,2 | 7,4 | 7,1 |
| 2ᵉ trim. 2022 | 7,2 | 7,4 | 7,2 |
| 3ᵉ trim. 2022 | 6,9 | 7,2 | 7,0 |
| 4ᵉ trim. 2022 | 6,9 | 7,1 | 6,9 |
| 1ᵉ trim. 2023 | 6,9 | 7,1 | 6,9 |
| 2ᵉ trim. 2023 | 7,1 | 7,2 | 7,0 |
| 3ᵉ trim. 2023 | 7,3 | 7,4 | 7,2 |
| 4ᵉ trim. 2023 | 7,3 | 7,5 | 7,3 |
| 1ᵉ trim. 2024 | 7,3 | 7,5 | 7,3 |
| 2ᵉ trim. 2024 | 7,2 | 7,3 | 7,1 |
| 3ᵉ trim. 2024 | 7,3 | 7,4 | 7,2 |
| 4ᵉ trim. 2024 | 7,0 | 7,3 | 7,1 |
| 1ᵉ trim. 2025 | 7,2 | 7,5 | 7,3 |
| 2ᵉ trim. 2025 | 7,2 | 7,6 | 7,4 |
| 3ᵉ trim. 2025 | 7,3 | 7,7 | 7,5 |
| 4ᵉ trim. 2025 | 7,5 | 7,9 | 7,7 |
- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS.
- Source : Insee, taux de chômage localisés.
graphiqueFigure 3 – Évolution du taux de chômage trimestriel

- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS.
- Source : Insee, taux de chômage localisés.
Les créations d’entreprises franchissent encore un seuil historique, haut, malgré un ralentissement comparé à 2024
En 2025, le nombre de créations d’entreprises continue d’augmenter par rapport à 2024 (+1,7 %), mais à un rythme quatre fois moins fort que l’année précédente, et moins vivement qu’au niveau national (+4,9 %). Après le record atteint en 2024 (plus haut niveau depuis 25 ans), une nouvelle limite historique a donc été franchie : plus de 68 000 nouvelles entreprises ont été créées dans la région.
Ce ralentissement s’explique par l’atténuation de la dynamique des micro-entreprises, même si celles-ci restent clairement la composante motrice des créations. Quant aux entreprises classiques, en repli de 10 % par an depuis 2019, la tendance s’inverse en 2025 (+1,7 %).
Les créations dans la construction sont encore en forte baisse (-7,6 %) et même un peu plus que les deux années précédentes. À l’inverse, l’augmentation sectorielle la plus importante est celle des services aux entreprises (+4,2 %). Bien que nettement moins dynamiques qu’en 2024, les immatriculations d’entreprises dans le commerce, le transport, la restauration et l’hébergement progressent également (+2,9 %). Dans les services aux particuliers, la croissance est très modeste (+0,6 %) et quasi nulle dans l’industrie.
tableauFigure 4 – Nombre et évolution des créations d’entreprises par type et département
| Zonage | Nombre de créations en 2025 | Évolution de l’ensemble (%) | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Sociétés | Entreprises individuelles classiques | Micro-entrepreneur | Ensemble | 2024 - 2025 | Évolution annuelle moyenne 2019 - 2024 ¹ | |
| Ardennes | 515 | 402 | 1 779 | 2 696 | 0,0 | 7,0 |
| Aube | 720 | 436 | 2 514 | 3 670 | 5,7 | 5,1 |
| Marne | 1 603 | 845 | 5 050 | 7 498 | -3,4 | 7,4 |
| Haute-Marne | 289 | 276 | 1 049 | 1 614 | 6,5 | 6,3 |
| Meurthe-et-Moselle | 1 684 | 1 058 | 6 064 | 8 806 | 0,1 | 6,4 |
| Meuse | 325 | 276 | 1 205 | 1 806 | 5,4 | 8,2 |
| Moselle | 2 701 | 1 251 | 9 009 | 12 961 | 7,3 | 7,7 |
| Bas-Rhin | 3 539 | 1 888 | 9 527 | 14 954 | -6,2 | 5,5 |
| Haut-Rhin | 2 058 | 969 | 6 781 | 9 808 | 8,5 | 5,5 |
| Vosges | 912 | 558 | 2 871 | 4 341 | 8,7 | 5,7 |
| Grand Est | 14 346 | 7 959 | 45 849 | 68 154 | 1,7 | 6,3 |
| France entière | 301 337 | 105 916 | 758 542 | 1 165 795 | 4,9 | 5,1 |
- ¹ : Évolution qui aurait été observée pour les créations d'entreprises pour chaque année de la période considérée, en supposant une évolution identique chaque année.
- Note : Données brutes.
- Champ : Ensemble des activités marchandes non agricoles.
- Source : Insee, SIDE.
Stabilité des défaillances d’entreprises
En 2025 dans le Grand Est, le nombre de redressements et liquidations judiciaires demeure identique à celui de 2024, alors qu’il est en nette hausse au niveau France entière (+3,5 %). Cela situe le Grand Est au 3e rang des régions les plus résilientes face aux difficultés du tissu productif. En matière de défaillances d’entreprises, 2025 est donc une année d’accalmie. En effet, l’année précédente, l’accroissement des défaillances était respectivement de 8,6 % dans la région et de 17,7 % à l’échelle nationale.
Cette évolution régionale masque cependant des disparités importantes tant sectorielles que territoriales. Le nombre d’entreprises en difficulté a fortement augmenté dans l’agriculture (+25 %), l’hébergement-restauration ou encore le soutien aux entreprises (+8 % et +6 %). En revanche, les redressements et liquidations judiciaires diminuent dans le transport-entreposage (-20 %), les activités immobilières et les activités financières et d’assurance (-7 % et -4 %).
Avec +24 % de défaillances, l’Aube est le département qui a perdu le plus d’entités économiques en 2025, suivi de la Moselle et du Bas-Rhin (+7 % et +4 %). À l’inverse, le Haut-Rhin et la Meurthe-et-Moselle sont les départements qui résistent le mieux (-12 % et -7 %).
tableauFigure 5 – Évolution des défaillances d'entreprises
| Période | Grand Est | France entière |
|---|---|---|
| déc. 2019 | 100,0 | 100,0 |
| janv. 2020 | 95,6 | 97,6 |
| févr. 2020 | 92,4 | 96,1 |
| mars 2020 | 87,4 | 92,2 |
| avril 2020 | 81,6 | 86,2 |
| mai 2020 | 76,7 | 81,1 |
| juin 2020 | 74,2 | 78,5 |
| juil. 2020 | 70,9 | 75,3 |
| août 2020 | 70,1 | 74,4 |
| sept. 2020 | 67,0 | 71,4 |
| oct. 2020 | 63,4 | 67,5 |
| nov. 2020 | 60,4 | 64,3 |
| déc. 2020 | 58,2 | 61,0 |
| janv. 2021 | 56,8 | 58,4 |
| févr. 2021 | 54,2 | 55,1 |
| mars 2021 | 53,8 | 54,8 |
| avril 2021 | 55,5 | 56,2 |
| mai 2021 | 56,4 | 57,4 |
| juin 2021 | 54,7 | 56,5 |
| juil. 2021 | 53,0 | 54,9 |
| août 2021 | 52,4 | 54,7 |
| sept. 2021 | 50,3 | 53,7 |
| oct. 2021 | 49,6 | 53,2 |
| nov. 2021 | 49,5 | 53,3 |
| déc. 2021 | 49,5 | 53,9 |
| janv. 2022 | 50,8 | 54,9 |
| févr. 2022 | 51,6 | 56,8 |
| mars 2022 | 54,6 | 59,1 |
| avril 2022 | 56,5 | 61,3 |
| mai 2022 | 59,0 | 63,3 |
| juin 2022 | 60,7 | 65,6 |
| juil. 2022 | 63,0 | 68,3 |
| août 2022 | 63,9 | 69,6 |
| sept. 2022 | 67,0 | 73,0 |
| oct. 2022 | 70,3 | 75,8 |
| nov. 2022 | 73,3 | 78,7 |
| déc. 2022 | 76,3 | 80,6 |
| janv. 2023 | 78,6 | 84,0 |
| févr. 2023 | 81,7 | 86,4 |
| mars 2023 | 84,5 | 89,5 |
| avril 2023 | 87,0 | 91,5 |
| mai 2023 | 89,0 | 94,1 |
| juin 2023 | 91,6 | 96,5 |
| juil. 2023 | 92,5 | 98,5 |
| août 2023 | 94,2 | 99,3 |
| sept. 2023 | 98,1 | 101,1 |
| oct. 2023 | 100,7 | 104,4 |
| nov. 2023 | 102,5 | 107,4 |
| déc. 2023 | 103,9 | 110,0 |
| janv. 2024 | 105,7 | 112,1 |
| févr. 2024 | 107,3 | 114,9 |
| mars 2024 | 107,1 | 116,0 |
| avril 2024 | 108,7 | 118,3 |
| mai 2024 | 109,0 | 120,0 |
| juin 2024 | 109,4 | 121,7 |
| juil. 2024 | 112,2 | 124,4 |
| août 2024 | 110,9 | 124,1 |
| sept. 2024 | 111,3 | 125,8 |
| oct. 2024 | 112,3 | 127,5 |
| nov. 2024 | 112,1 | 127,9 |
| déc. 2024 | 112,8 | 129,5 |
| janv. 2025 | 112,4 | 129,6 |
| févr. 2025 | 111,6 | 129,8 |
| mars 2025 | 112,0 | 130,4 |
| avril 2025 | 113,3 | 131,5 |
| mai 2025 | 114,1 | 131,6 |
| juin 2025 | 113,8 | 132,1 |
| juil. 2025 | 113,3 | 132,3 |
| août 2025 | 113,0 | 132,4 |
| sept. 2025 | 114,5 | 133,6 |
| oct. 2025 | 112,9 | 133,5 |
| nov. 2025 | 112,8 | 133,8 |
| déc. 2025 | 113,2 | 134,1 |
- Notes : Données brutes, en date de jugement. Chaque point correspond au cumul des 12 derniers mois. Extraction de mars 2026.
- Source : Fiben, Banque de France.
graphiqueFigure 5 – Évolution des défaillances d'entreprises

- Notes : Données brutes, en date de jugement. Chaque point correspond au cumul des 12 derniers mois. Extraction de mars 2026.
- Source : Fiben, Banque de France.
Transfrontalier – L’économie allemande se redresse, la croissance se poursuit en Belgique, au Luxembourg et en Suisse
En 2025, l’économie allemande se redresse. Le PIB allemand augmente de 0,2 % après deux années de baisse (-0,9 % en 2023 et -0,5 % en 2024). La Suisse reste le pays frontalier du Grand Est affichant la croissance la plus forte, suivie de la Belgique (respectivement +1,3 % et +1,0 %). Dans ces deux pays, le taux de croissance est similaire à celui de l’année précédente. Au Luxembourg, la croissance est légèrement plus élevée qu’en 2024 (+0,6 % après +0,4 %).
tableauFigure 6 – Taux de croissance du PIB : variation par rapport à l'année précédente
| Pays | 2021 | 2022 | 2023 | 2024 | 2025 |
|---|---|---|---|---|---|
| Allemagne | 3,9 | 1,8 | -0,9 | -0,5 | 0,2 |
| Belgique | 6,3 | 4,0 | 1,7 | 1,1 | 1,0 |
| Luxembourg | 6,9 | -1,1 | 0,1 | 0,4 | 0,6 |
| Suisse | 6,2 | 3,5 | 0,8 | 1,4 | 1,3 |
| France | 6,9 | 2,7 | 1,4 | 1,2 | 0,9 |
| Zone euro | 6,4 | 3,6 | 0,4 | 0,9 | 1,4 |
| Union Européenne | 6,4 | 3,5 | 0,4 | 1,1 | 1,5 |
- Note : Le calcul du taux de croissance annuel du PIB en volume est destiné à permettre les comparaisons des dynamiques du développement économique à la fois à travers le temps et entre des économies de différentes tailles. Pour le calcul du taux de croissance du PIB en volume, le PIB à prix constants est évalué avec les prix de l'année précédente et les changements du volume ainsi calculés sont imputés au niveau d'une année de référence. C'est ce qu'on appelle une série chaînée liée. Par conséquent, les mouvements de prix ne contribuent pas à augmenter le taux de croissance.
- Source : Eurostat, taux de croissance du PIB en volume.
graphiqueFigure 6 – Taux de croissance du PIB : variation par rapport à l'année précédente

- Note : Le calcul du taux de croissance annuel du PIB en volume est destiné à permettre les comparaisons des dynamiques du développement économique à la fois à travers le temps et entre des économies de différentes tailles. Pour le calcul du taux de croissance du PIB en volume, le PIB à prix constants est évalué avec les prix de l'année précédente et les changements du volume ainsi calculés sont imputés au niveau d'une année de référence. C'est ce qu'on appelle une série chaînée liée. Par conséquent, les mouvements de prix ne contribuent pas à augmenter le taux de croissance.
- Source : Eurostat, taux de croissance du PIB en volume.
Fréquentation touristique : hausse modérée dans les hôtels et rebond dans les campings
Après le repli de l’année précédente, la fréquentation touristique du Grand Est progresse de 2,3 % en 2025, totalisant près de 23 millions de nuitées dans les hôtels, campings et autres hébergements collectifs, nouveau point haut, dépassant celui de 2023. La hausse est légèrement plus marquée au niveau national (+3,3 %). En 2025, la région a attiré 5 % des touristes de France métropolitaine.
Dans le Grand Est, plus de trois nuitées sur cinq sont réalisées dans les hôtels. La fréquentation de ce type d’hébergement augmente timidement (+1,1 %). La clientèle est très majoritairement composée de touristes résidents (62 %), mais, comme en 2024, ce sont les non-résidents qui portent la hausse (+6,6 % contre -2,1 % pour les résidents). Les départements alsaciens rassemblent plus de la moitié des nuitées des hôtels de la région. La fréquentation hôtelière varie entre -1,2 % dans les Ardennes à +3,7 % dans la Marne.
Après le repli de 2024, le nombre de nuitées dans les campings bondit de 9,9 % en 2025. Dans ce type d’hébergement, la répartition entre touristes résidents et non résidents est un peu plus équilibrée (respectivement 42 % et 58 %). La fréquentation se redresse quelle que soit la provenance des touristes : +6,7 % pour la clientèle résidente et +12,2 % pour la clientèle étrangère. Les hébergements de plein air sont très fréquentés dans le Haut-Rhin et les Vosges (22 % et 21 % des nuitées de la région), devant le Bas-Rhin (17 %). Le nombre de nuitées dans les campings progresse dans tous les départements : de +3 % dans les Vosges à +29 % dans la Meuse.
La fréquentation dans les autres hébergements collectifs de tourisme recule légèrement en 2025 (-0,2 %). Sur l’année, ces structures attirent 19 % de la clientèle régionale, soit davantage que les campings (18 %).
tableauFigure 7 – Nombre de nuitées selon le type d'hébergement
| Type d'hébergement | Grand Est | France métropolitaine | ||
|---|---|---|---|---|
| Nombre en 2025 (milliers) | Évolution entre 2024 et 2025 (%) | Nombre en 2025 (milliers) | Évolution entre 2024 et 2025 (%) | |
| Hôtels | 14 320 | 1,1 | 215 774 | 2,8 |
| Campings | 4 176 | 9,9 | 147 560 | 4,5 |
| AHCT* | 4 467 | -0,2 | 97 570 | 2,3 |
| Total | 22 963 | 2,3 | 460 904 | 3,3 |
- * AHCT : Autres hébergements collectifs touristiques.
- Note : Données définitives. Campings : La saison touristique couvre uniquement les mois d’avril à septembre.
- Source : Insee, enquête de fréquentation dans les hébergements touristiques.
Agriculture – Augmentation des rendements des productions végétales, cours des productions animales en hausse
En 2025, les productions végétales augmentent par rapport à 2024 et à la moyenne quinquennale. Les conditions climatiques favorables conduisent à une hausse des rendements. Les rendements de pommes de terre de consommation baissent, mais cela est compensé par une croissance des surfaces, assurant une production régionale inédite. Les productions de tournesol et de pois protéagineux diminuent, en raison cette fois d’une chute des surfaces implantées. Si la production de betteraves se situe au-delà de la moyenne quinquennale, la jaunisse a provoqué des disparités de rendements en Champagne. Les cours des céréales poursuivent leur baisse du fait de la forte production mondiale, tandis que le prix du colza est en légère hausse par rapport à 2024.
tableauFigure 8 – Cours des céréales et des oléagineux
| Période | Colza | Orge de printemps | Blé tendre | Maïs |
|---|---|---|---|---|
| janv.-20 | 409 | 164 | 177 | 170 |
| févr.-20 | 400 | 163 | 176 | 169 |
| mars-20 | 361 | 159 | 170 | 164 |
| avr.-20 | 370 | 173 | 183 | 165 |
| mai-20 | 371 | 178 | 178 | 162 |
| juin-20 | 379 | 179 | 173 | 160 |
| juil.-20 | 382 | 176 | 174 | 166 |
| août-20 | 384 | 175 | 173 | 174 |
| sept.-20 | 386 | 178 | 182 | 169 |
| oct.-20 | 393 | 186 | 192 | 186 |
| nov.-20 | 413 | 204 | 199 | 201 |
| déc.-20 | 414 | 207 | 199 | 200 |
| janv.-21 | 437 | 210 | 217 | 221 |
| févr.-21 | 466 | 212 | 219 | 226 |
| mars-21 | 516 | 220 | 213 | 221 |
| avr.-21 | 511 | 220 | 220 | 227 |
| mai-21 | 534 | 231 | 231 | 252 |
| juin-21 | 523 | 226 | 219 | 267 |
| juil.-21 | 536 | 234 | 203 | 261 |
| août-21 | 565 | 268 | 230 | 275 |
| sept.-21 | 601 | 293 | 240 | 275 |
| oct.-21 | 677 | 338 | 260 | 257 |
| nov.-21 | 702 | 360 | 282 | 253 |
| déc.-21 | 731 | 381 | 273 | 253 |
| janv.-22 | 749 | 377 | 272 | 256 |
| févr.-22 | 728 | 341 | 270 | 265 |
| mars-22 | 920 | 416 | 372 | 370 |
| avr.-22 | 1016 | 433 | 387 | 344 |
| mai-22 | 839 | 455 | 395 | 345 |
| juin-22 | 749 | 452 | 361 | 320 |
| juil.-22 | 664 | 392 | 318 | 301 |
| août-22 | 632 | 370 | 311 | 316 |
| sept.-22 | 600 | 360 | 329 | 325 |
| oct.-22 | 639 | 369 | 330 | 335 |
| nov.-22 | 624 | 356 | 312 | 311 |
| déc.-22 | 578 | 328 | 294 | 295 |
| janv.-23 | 560 | 302 | 278 | 283 |
| févr.-23 | 553 | 296 | 274 | 297 |
| mars-23 | 487 | 299 | 248 | 264 |
| avr.-23 | 457 | 279 | 228 | 238 |
| mai-23 | 412 | 264 | 210 | 225 |
| juin-23 | 439 | 298 | 222 | 226 |
| juil.-23 | 473 | 297 | 229 | 231 |
| août-23 | 459 | 328 | 221 | 226 |
| sept.-23 | 465 | 314 | 217 | 211 |
| oct.-23 | 445 | 306 | 212 | 196 |
| nov.-23 | 439 | 319 | 210 | 206 |
| déc.-23 | 433 | 312 | 205 | 205 |
| janv.-24 | 431 | 301 | 195 | 194 |
| févr.-24 | 418 | 279 | 177 | 177 |
| mars-24 | 439 | 284 | 170 | 180 |
| avr.-24 | 454 | 319 | 182 | 194 |
| mai-24 | 478 | 331 | 223 | 209 |
| juin-24 | 467 | 269 | 220 | 210 |
| juil.-24 | 485 | 268 | 212 | 212 |
| août-24 | 460 | 253 | 213 | 208 |
| sept.-24 | 472 | 250 | 216 | 209 |
| oct.-24 | 499 | 253 | 226 | 213 |
| nov.-24 | 523 | 248 | 223 | 208 |
| déc.-24 | 523 | 244 | 230 | 217 |
| janv.-25 | 526 | 243 | 229 | 220 |
| févr.-25 | 521 | 240 | 230 | 225 |
| mars-25 | 502 | 235 | 222 | 217 |
| avr.-25 | 523 | 219 | 206 | 203 |
| mai-25 | 476 | 249 | 194 | 190 |
| juin-25 | 483 | 242 | 192 | 190 |
| juil.-25 | 473 | 226 | 186 | 191 |
| août-25 | 475 | 215 | 184 | 201 |
| sept.-25 | 469 | 190 | 178 | 190 |
| oct.-25 | 468 | 180 | 177 | 185 |
| nov.-25 | 483 | 190 | 183 | 193 |
| déc.-25 | 467 | 190 | 181 | 193 |
- Source : Marché de Paris.
graphiqueFigure 8 – Cours des céréales et des oléagineux

- Source : Marché de Paris.
La production régionale de fourrages est qualitative mais déficitaire. La baisse de production des prairies par rapport aux rendements de référence est marquée dans les Ardennes et dans la Marne. Malgré une pousse de printemps en retrait sur tous les départements avec un mois de juin sec, les précipitations estivales ont assuré une pousse excédentaire dans l’est de la région.
La collecte régionale de lait de vache recule de 2 % par rapport à 2024 et se situe dans la moyenne quinquennale. Elle diminue plus ou moins régulièrement de janvier à septembre, puis la tendance s’inverse dès octobre. Ainsi, en décembre, elle est en hausse de 7 % comparé à la moyenne, et de 11 % comparé à l’année précédente, marquée par la fièvre catarrhale ovine (FCO). La région est néanmoins épargnée par la dermatose nodulaire contagieuse des bovins en 2025. Le prix du lait conventionnel augmente puis se replie d’octobre à décembre, de l’ordre de 17 €/1 000 litres. Le prix du lait biologique, supérieur à celui du lait conventionnel, suit une tendance saisonnière. Les cours des jeunes bovins et vaches laitières croissent tout au long de l’année dans un contexte d’offre limitée.
Les cours sont plutôt en hausse pour les productions animales, excepté pour ceux du porc, qui s’érodent après un pic estival au-dessus des 2 €/kg de carcasse. Le cours des agneaux dépasse en avril la barre historique des 11 €/kg de carcasse, puis baisse fortement à partir de mai pour remonter dès octobre. L’année est perturbée par les conséquences de la FCO : au premier semestre, le nombre d’agneaux abattus est en déficit, quant au second, il est en excédent par rapport à la demande.
Viticulture – La production est de qualité et les expéditions sont en baisse
Les vendanges en Alsace, particulièrement précoces, débutent le 19 août 2025 par les crémants. Elles sont marquées par une fin d’été pluvieuse, qui précipite la récolte en raison d’une dégradation des grappes. La production est très basse avec une diminution de près de 9 % par rapport à l’année précédente. Avec 117 millions de bouteilles expédiées, les ventes reculent de 3 % comparé à 2024. La commercialisation de vins tranquilles est à nouveau en baisse, et celle de crémant ne progresse plus.
Pour le champagne, la campagne 2025 est marquée par un printemps sec, suivi d’un mois de juillet arrosé qui reconstitue les réserves hydriques des sols. L’impact des aléas climatiques (gel, grêle) est limité sur l’appellation. L’ensoleillement reste généreux tout au long de la campagne et l’état sanitaire, fragile, demeure satisfaisant. La dynamique de maturation est exceptionnelle et la précocité des vendanges, fin août, offre une matière première de qualité. La production progresse de 17 %. Dans un contexte global défavorable, la baisse des volumes d’expéditions se poursuit (-2 %).
Recul des mises en chantier, mais hausse des autorisations de construire
En 2025, le nombre de logements commencés dans le Grand Est s’établit à 18 000, en recul de 1,5 % par rapport à l’année précédente. Au niveau national, ce nombre est en hausse de 5 %. La baisse observée dans la région concerne surtout les logements individuels groupés (-10 %). La construction de logements collectifs et en résidence diminue de 2 % ; celle de logements individuels purs augmente de 5 %. Le nombre de logements mis en chantier ne progresse que dans les départements alsaciens et les départements les plus ruraux.
Quant aux logements autorisés à la construction dans la région, leur nombre s’élève à 24 200, soit une croissance de 9 % par rapport 2024. La hausse est plus importante au niveau national (+16 %). L'augmentation dans le Grand Est est particulièrement marquée pour les logements individuels purs (+14 %) tandis que les autorisations de logements collectifs et en résidence s'accroissent de 8 %. Le nombre de logements autorisés baisse uniquement en Meurthe-et-Moselle, dans les Vosges et dans la Meuse.
tableauFigure 9 – Mises en chantier et autorisations de construction de logements
| Département | Nombre de logements commencés en 2025 | Évolution 2024-2025 (en %) | Nombre de logements autorisés en 2025 | Évolution 2024-2025 (en %) |
|---|---|---|---|---|
| Ardennes | 400 | -2 | 600 | 37 |
| Aube | 400 | -31 | 1 200 | 23 |
| Marne | 1 000 | -23 | 1 400 | 18 |
| Haute-Marne | 200 | 18 | 200 | 21 |
| Meurthe-et-Moselle | 1 800 | -15 | 2 800 | -2 |
| Meuse | 300 | 68 | 400 | -2 |
| Moselle | 3 200 | -22 | 4 900 | 8 |
| Bas-Rhin | 6 400 | 11 | 7 400 | 14 |
| Haut-Rhin | 3 500 | 21 | 4 300 | 7 |
| Vosges | 800 | -1 | 1 000 | -12 |
| Grand Est | 18 000 | -2 | 24 200 | 9 |
| France hors Mayotte | 275 700 | 5 | 378 900 | 16 |
- Note 1 : Les évolutions sont calculées sur les données non arrondies.
- Note 2 : En raison des arrondis, des totaux peuvent légèrement différer de la somme des éléments qui les composent.
- Source : SDES, Sitadel, estimations en date réelle à fin janvier 2026.
Les surfaces de locaux non résidentiels mis en chantier dans le Grand Est en 2025 diminuent de 9 % par rapport à 2024 et atteignent 1 600 000 m2. Au niveau national, elles sont en hausse de 5 %. Les surfaces se réduisent notamment dans le Bas-Rhin et la Marne, alors qu’elles progressent en Meurthe-et-Moselle, en Moselle et dans le Haut-Rhin. Le recul touche l’ensemble des secteurs, celui des bureaux étant le moins touché (-1 %).
Les surfaces autorisées quant à elles augmentent de 8 % et atteignent 3 millions de m2 dans la région, alors qu’elles progressent à peine au niveau national (+1 %). La croissance est particulièrement importante en Moselle (+60 %) tandis que les autorisations sont en baisse dans les départements alsaciens. La construction de locaux commerciaux et industriels (+39 % chacun) et d’entrepôts (+15 %) est la plus dynamique.
tableauFigure 10 – Mises en chantier et autorisations de construction de locaux non résidentiels
| Département | Surfaces de locaux commencés en 2025 (m2) | Évolution 2024-2025 (en %) | Surfaces de locaux autorisés en 2025 (m2) | Évolution 2024-2025 (en %) |
|---|---|---|---|---|
| Ardennes | 47 000 | -16 | 110 000 | -12 |
| Aube | 41 000 | -72 | 108 000 | -31 |
| Marne | 187 000 | -29 | 319 000 | 6 |
| Haute-Marne | 65 000 | 133 | 114 000 | 132 |
| Meurthe-et-Moselle | 184 000 | 30 | 331 000 | 23 |
| Meuse | 54 000 | -47 | 97 000 | -46 |
| Moselle | 339 000 | 50 | 836 000 | 60 |
| Bas-Rhin | 329 000 | -39 | 537 000 | -10 |
| Haut-Rhin | 244 000 | 48 | 392 000 | -5 |
| Vosges | 111 000 | 30 | 199 000 | -4 |
| Grand Est | 1 599 000 | -9 | 3 044 000 | 8 |
| France entière | 21 103 000 | 5 | 37 745 000 | 1 |
- Note 1 : Les évolutions sont calculées sur les données non arrondies.
- Note 2 : En raison des arrondis, des totaux peuvent légèrement différer de la somme des éléments qui les composent.
- Source : SDES, Sitadel, surface de plancher en date de prise en compte.
Repli généralisé des immatriculations dans le Grand Est
Dans le Grand Est en 2025, 164 000 véhicules neufs sont immatriculés, un volume en baisse de 10,2 % par rapport à 2024. Au niveau national, le marché atteint 2,4 millions d’unités, soit un recul de 7,0 %. Les immatriculations diminuent sur l’ensemble des segments du marché. Le repli est le plus important pour les deux et trois roues et les quadricycles (-27,7 %), suivis des véhicules industriels à moteur, et des bus et autocars. Le nombre de voitures particulières neuves recule de 7,4 % et celui des véhicules utilitaires légers baisse le moins fortement (-6,4 %).
La part des véhicules électriques dans les immatriculations de voitures particulières atteint 20,9 % (+1,6 point en un an). Cette part est nettement moins élevée pour les véhicules industriels à moteur (3,2 %). Les bus et autocars se distinguent avec un taux d'électrification de 14,6 % dans le Grand Est, supérieur à la moyenne nationale (11,4 %).
tableauFigure 11 – Nombre et évolution des immatriculations par type de véhicule
| Catégories de véhicules | Grand Est | France entière | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Nombre d’immatriculations en 2025 | Évolution 2024 - 2025 | Évolution annuelle moyenne 2019 - 2024 * | Nombre d’immatriculations en 2025 | Évolution 2024 - 2025 | Évolution annuelle moyenne 2019 - 2024 * | |
| Voitures particulières | 115 117 | -7,4 | -6,4 | 1 664 674 | -5,2 | -4,9 |
| Véhicules utilitaires légers ¹ | 26 123 | -6,4 | -4,7 | 370 186 | -5,4 | -4,4 |
| Véhicules industriels à moteur ² | 4 370 | -14,0 | -1,5 | 46 066 | -9,2 | -2,4 |
| Bus et autocars | 439 | -11,1 | 8,4 | 6 672 | 0,7 | -1,2 |
| 2-3 roues et quadricycles à moteur | 17 886 | -27,7 | 4,5 | 268 388 | -18,8 | 0,9 |
| Ensemble | 163 935 | -10,2 | -4,9 | 2 355 986 | -7,0 | -4,1 |
- ¹ : Camionnettes et véhicules automoteurs spécialisés <= 3,5 t de PTAC.
- ² : Camions, véhicules automoteurs spécialisés > 3,5 t de PTAC et tracteurs routiers.
- * : Évolution qui aurait été observée pour les immatriculations de véhicules neufs, pour chaque année de la période considérée, en supposant une évolution identique chaque année.
- Note : Données brutes.
- Champ : Les immatriculations de véhicules neufs sont issues du répertoire statistique des véhicules routiers (Rsvero) qui recense les véhicules routiers immatriculés sur le territoire français (départements d’outre-mer compris), hors immatriculations provisoires et transit temporaire.
- Source : SDES, Rsvero.
Encadré – Partenariat
Cette étude a été réalisée dans le cadre d’un partenariat entre l’Insee Grand Est, la direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt, la direction régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités, et la direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement.
Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d'une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.
Pour comprendre
Emploi salarié :
- Note méthodologique sur l'emploi salarié (pdf, 232 Ko) ;
- Emploi : quelle source pour quel usage ? (pdf, 515 Ko).
Créations d’entreprises :
- Note méthodologique sur les créations d’entreprises (pdf, 116 Ko) ;
- Refonte du dispositif de calcul des créations d’entreprises (pdf, 130 Ko) ;
- Correction de la répartition des créations d'entreprises individuelles (2021) (pdf, 58 Ko).
Construction :
La base de données Sit@del2 rassemble les informations relatives aux autorisations de construire (permis accordés) et aux mises en chantier transmises par les services instructeurs (État, collectivités territoriales) au service statistique du Ministère de la Transition écologique (MTE). Les mouvements relatifs à la vie du permis (autorisations, annulations, modificatifs, déclarations d'ouverture de chantier) sont exploités à des fins statistiques.
Les séries de la construction utilisées pour la conjoncture et le bilan économique sont élaborées à partir de cette base.
En matière de logement, les séries d'estimations en date réelle sont produites mensuellement pour évaluer le nombre d'autorisations et de mises en chantier. Elles visent à retracer dès le mois suivant, l'ensemble des évènements à leur date réelle. Sur la base des données collectées, les séries intègrent une estimation de l'information non encore remontée. Ces séries sont actualisées chaque mois pour prendre en compte les informations les plus récentes. Les estimations en date réelle corrigent des éventuels défauts de collecte des déclarations d'ouverture de chantier.
Pour les locaux non résidentiels, les séries de surface de plancher en date de prise en compte permettent le suivi conjoncturel de ce secteur. Elles agrègent les informations issues des permis (autorisés, commencés, etc.) selon la date d'enregistrement de la donnée dans l'application Sit@del2.
Les séries de surface de plancher en date réelle sont utilisées pour les études structurelles. L'information est restituée selon la date effective de l'autorisation ou de la mise en chantier. Ces séries sont présentées nettes des annulations et ne comportent pas d'estimations : elles minorent donc la réalité, spécialement pour les mois de collecte les plus récents.
À la date de réalisation de cette publication, les données consolidées en date réelle ne sont pas disponibles ; les données en date de prise en compte ont donc été privilégiées.
Nomenclature :
Sources
- Ouvrir dans un nouvel ongletDéclaration Sociale Nominative (DSN) ;
- Estimations d’emploi ;
- Taux de chômage localisés ;
- Ouvrir dans un nouvel ongletDares - Chômage ;
- Ouvrir dans un nouvel ongletDares - Politique de l'emploi ;
- Ouvrir dans un nouvel ongletStatistiques sur les demandeurs d’emploi inscrits et les offres collectées par France Travail ;
- SIDE (Système d'information sur la démographie d'entreprises) ;
- Créations d'entreprises ;
- Défaillances d'entreprises ;
- Ouvrir dans un nouvel ongletBanque de France ;
- Sitadel ;
- Ouvrir dans un nouvel ongletMinistère de la Transition écologique (MTE) ;
- Ouvrir dans un nouvel ongletSDES - Immatriculations de véhicules routiers ;
- Enquête mensuelle de fréquentation dans les hébergements collectifs de tourisme.
Définitions
Les heures rémunérées couvrent les heures travaillées ainsi que des heures non travaillées mais rémunérées par l’employeur, notamment pendant les congés payés. Les périodes de chômage partiel indemnisées par l’administration publique et non par l’employeur ne sont à ce titre pas comprises dans les heures rémunérées.
Les salariés sont les personnes qui travaillent, aux termes d’un contrat, pour une autre entité résidente en échange d’un salaire ou d’une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.
Le concept central d'Estel est une synthèse ascendante des sources administratives utilisées avec prise en compte de la multi-activité. Estel mesure l'emploi selon un concept « BIT répertorié ».
L'intérim (ou travail intérimaire ou travail temporaire) consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire.
La correction des variations saisonnières permet d’éliminer l’effet de fluctuations périodiques infra-annuelles dues au calendrier et aux saisons, de manière à faire ressortir les évolutions les plus significatives de la série. Celles-ci sont contenues dans la tendance et la composante irrégulière.
La nomenclature des activités économiques en vigueur en France depuis le 1er janvier 2008 est la nomenclature d'activités française (NAF rév. 2). La NAF a la même structure que de la nomenclature d'activités de la Communauté européenne (NACE rév. 2) mais elle comporte un niveau supplémentaire, spécifique à la France, celui des sous-classes.
La NAF rév. 2 comporte cinq niveaux comprenant respectivement : 21, 88, 272, 615 et 732 postes.
La NAF rév. 2 s'est substituée à la NAF rév. 1 datant de 2003 (entrée en vigueur au 1er janvier 2003). La NAF rév. 1 comporte cinq niveaux ayant respectivement 17, 31, 62, 224, et 712 postes .
La NAF rév. 1 avait succédé à la NAF qui était en vigueur depuis le 1er janvier 1993.
Une personne en emploi au sens du Bureau International du Travail (BIT) est une personne de 15 ans ou plus ayant effectué au moins une heure de travail rémunéré au cours d’une semaine donnée ou absente de son emploi sous certaines conditions de motif (congés annuels, maladie, maternité,etc.) et de durée.
Les inscrits à France Travail, qui regroupent les personnes inscrites sur les listes de France Travail, sont historiquement classés en cinq catégories selon leur situation vis-à-vis de l’obligation de recherche d’emploi et de l’exercice ou non d’une activité : A, B, C, D ou E. En janvier 2025, deux nouvelles catégories (F et G) ont été créées.
Un chômeur au sens du BIT est une personne âgée de 15 ans ou plus qui répond simultanément à trois conditions :
- être sans emploi durant une semaine donnée
- être disponible pour prendre un emploi dans les deux semaines
- avoir cherché activement un emploi au cours des quatre dernières semaines ou en avoir trouvé un qui commence dans moins de trois mois.
Le contrat d'apprentissage est un contrat de travail conclu entre un employeur et
un jeune de 16 à
29 ans ayant satisfait à l'obligation scolaire, des dérogations étant possibles.
Le contrat d’engagement jeune (CEJ) s’adresse à tous les jeunes âgés de 16 à 25 ans révolus (ou 29 ans révolus lorsqu’ils disposent de la reconnaissance de travailleur handicapé), qui rencontrent des difficultés d'accès à l'emploi durable. Mis en œuvre à la fois par France Travail et les missions locales depuis le 1er mars 2022, il propose à ces jeunes éloignés de l’emploi un programme d’accompagnement intensif (avec un objectif de 15 à 20 heures d’accompagnement par semaine), et une mise en activité régulière. Le parcours est prévu pour durer de 6 à 12 mois. Le bénéficiaire peut toutefois quitter le dispositif de façon anticipée ou au contraire le prolonger jusqu’à 18 mois maximum. Les jeunes peuvent percevoir une allocation mensuelle pouvant aller jusqu’à 520 euros, en fonction de ses ressources et sous condition de respecter ses engagements. Contrairement à la Garantie jeunes qui s’inscrivait nécessairement dans un Pacea, le CEJ ne peut pas être concomitant avec un Pacea.
Le contrat de professionnalisation est un contrat de travail destiné à permettre aux jeunes de 16 à 25 ans, aux demandeurs d’emploi et aux bénéficiaires de certaines allocations ou contrats, d’acquérir une qualification professionnelle ou de compléter leur formation initiale au moyen d’une formation en alternance.
Le contrat unique d'insertion a pour objet de faciliter l'insertion professionnelle des personnes sans emploi rencontrant des difficultés sociales et professionnelles d'accès à l'emploi.
Le dispositif de l’activité partielle (ou chômage partiel) permet aux établissements confrontés à des difficultés temporaires de diminuer ou suspendre leur activité tout en assurant aux salariés une indemnisation pour compenser leur perte de salaire. L’activité partielle fait l’objet de demandes d’autorisation préalables (DAP) déposées par les établissements souhaitant recourir à l’activité partielle en raison de la crise sanitaire, ainsi que les demandes d’indemnisation (DI). Lors de la phase d’indemnisation, il est possible que le nombre d’heures effectivement consommé soit inférieur à celui qui avait été demandé. L’ensemble des données présentées sur l’activité partielle sont susceptibles d’être révisées.
Les demandeurs d'emploi en fin de mois (DEFM) sont les personnes inscrites à France Travail et ayant une demande en cours au dernier jour du mois.
Les demandeurs d'emploi de longue durée (DELD) sont ceux inscrits en catégories A, B, C, depuis un an ou plus.
Les demandeurs d'emploi de très longue durée (DETLD) sont ceux inscrits depuis deux ans ou plus.
Expérimenté à partir du 1er avril 2018 puis généralisé à la France entière au 1er janvier 2020, le dispositif d’emploi franc est un dispositif qui permet à un employeur de bénéficier d’une aide financière lorsqu’il embauche un habitant résidant dans un quartier prioritaire de la politique de la ville (QPV), en CDI ou en CDD d’au moins six mois.
L’insertion par l’activité économique (IAE) consiste en un accompagnement dans l’emploi destiné à aider les personnes très éloignées de l’emploi et rencontrant des difficultés sociales et professionnelles afin de faciliter leur insertion sur le marché du travail. La spécificité du parcours d’insertion consiste à proposer un contrat de travail, doublé d’un accompagnement social et professionnel personnalisé, de façon à lever les principaux freins d’accès à l’emploi. En complément de l’accompagnement dispensé, les salariés peuvent bénéficier de formations adaptées à leurs besoins.
Mis en place à partir de 2017, le PACEA est le cadre contractuel de l’accompagnement des jeunes par les missions locales. Il concerne tous les jeunes de 16 à 25 ans révolus. Le PACEA est constitué de phases d’accompagnement successives qui peuvent s’enchaîner pour une durée maximale de 24 mois consécutifs.
En fonction de la situation et des besoins de l’intéressé, le bénéfice d’une allocation peut être accordé à un jeune en PACEA, destinée à soutenir ponctuellement la démarche d’insertion du jeune vers et dans l’emploi et l’autonomie.
Depuis janvier 2018, les contrats aidés du secteur non-marchand (CUI-CAE) sont transformés en parcours emploi compétences.
Dans le cadre du parcours emploi compétences, le montant de l’aide accordée aux employeurs, exprimé en pourcentage du Smic brut, est modulé selon le type de public (PEC « tout public », PEC QPV-ZRR, PEC Jeunes).
La population active au sens du Bureau International du Travail (BIT) comprend les personnes en emploi au sens du BIT et les chômeurs au sens du BIT.
Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).
On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...
Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.
Le taux de chômage est le rapport entre le nombre de chômeurs et le nombre d’actifs (en emploi ou au chômage).
Une création d'entreprise correspond à la mise en œuvre d'une nouvelle combinaison de facteurs de production avec pour restriction qu'aucune autre entreprise ne soit impliquée dans cet évènement.
Il s'agit de l'arrêt total de l'activité économique de l'entreprise.
Il ne faut pas confondre la notion de défaillance avec la notion plus large de cessation. Les liquidations qui font suite à une défaillance ne représentent qu'une partie, variable avec le temps et le secteur d'activité, de l'ensemble des cessations.
Une unité légale est en situation de défaillance ou de dépôt de bilan à partir du moment où une procédure de redressement judiciaire est ouverte à son encontre.
Un micro-entrepreneur bénéficie du régime de même nom (appelé auto-entrepreneur jusque 2014), qui offre des formalités de création d'entreprise allégées et un mode de calcul et de paiement simplifié des cotisations sociales et de l'impôt sur le revenu. Il s’applique aux entrepreneurs individuels qui en font la demande, sous certaines conditions.
Les services rendus aux entreprises regroupent globalement les activités scientifiques et techniques et les services administratifs et de soutien.
Les services aux particuliers se caractérisent par la mise à disposition d'une prestation technique ou intellectuelle principalement à destination des particuliers (ou ménages), même si certains d’entre eux concernent également les entreprises.
Avec le passage à la NAF rév. 2 (nomenclature d'activités française révisée au 1er janvier 2008), la nomenclature économique de synthèse (NES) associée à la NAF rév. 1 disparaît en tant que telle. En effet, cette nomenclature strictement française ne permettait pas de comparaisons internationales car elle ne s'emboîtait pas dans l'arborescence de la CITI et de la NACE.
La NAF rév. 2 contient deux niveaux agrégés « standard » : les sections et divisions en, respectivement, 21 et 88 postes. Ces niveaux sont communs à la nomenclature internationale d'activités CITI rév. 4, à la nomenclature européenne d'activités NACE rév. 2 et à la NAF rév. 2.
Il était toutefois nécessaire de disposer de niveaux de regroupements supplémentaires pour répondre aux besoins de l'analyse économique et de la diffusion en matière de données de synthèse.
Sept niveaux d'agrégation sont ainsi associés à la NAF rév. 2, dénommés « A xx » où xx représente le nombre de postes du niveau. Ils constituent la nomenclature agrégée (NA) :
· A 10 : niveau international, regroupement de sections ;
· A 17 : niveau français intermédiaire entre les niveaux A 10 et A 38.
Au niveau des sections (A 21), l'industrie manufacturière est détaillée en cinq postes et, inversement, certaines activités de services sont regroupées.
· A 21 : sections, niveau standard de l'arborescence de la NAF rév. 2 ;
· A 38 : niveau international, intermédiaire entre sections et divisions ;
· A 64 : niveau européen, intermédiaire entre les niveaux A 38 et divisions (A 88), provisoire ;
· A 88 : divisions, niveau standard de l'arborescence de la NAF rév. 2 ;
· A 129 : niveau français intermédiaire entre les niveaux divisions (A 88) et groupes.
L’entreprise est la plus petite combinaison d’unités légales qui constitue une unité organisationnelle de production de biens et de services jouissant d’une certaine autonomie de décision, notamment pour l’affectation de ses ressources courantes.
L'établissement est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services : ce peut être une usine, une boulangerie, un magasin de vêtements, un des hôtels d'une chaîne hôtelière, la « boutique » d'un réparateur de matériel informatique...
Un logement autorisé est un logement, non encore réalisé, dont la construction a été autorisée par un permis de construire ou une non-opposition à une déclaration préalable.
Un logement est considéré comme commencé (ou mis en chantier) après réception de la déclaration d’ouverture de chantier (DOC) envoyée par le pétitionnaire (ou maître d’ouvrage).
Un logement collectif (appartement) fait partie d’un bâtiment dans lequel sont superposés plus de deux logements distincts et dont certains ne disposent pas d’un accès privatif.
Un logement individuel est un logement dans une maison individuelle. Une maison individuelle peut comporter deux logements individuels s'ils ont été construits par le même maître d'ouvrage d'après le code de la construction et de l'habitation.
Les immatriculations de véhicules neufs sont issues du répertoire statistique des véhicules routiers (Rsvero) qui recense les véhicules routiers immatriculés sur le territoire français (départements d’outre-mer compris). Les immatriculations provisoires de véhicules neufs et celles des véhicules en transit temporaire ne sont pas comptabilisées.
Les campings sont destinés à l’accueil de tentes, de caravanes, de résidences mobiles de loisirs et d’habitations légères de loisirs. Ils sont constitués d’emplacements nus ou équipés de l’une de ces installations, ainsi que d’équipements communs.
Les autres hébergements collectifs touristiques (AHCT) sont les résidences hôtelières de tourisme, les villages de vacances et maisons familiales de vacances, les auberges de jeunesse et centres internationaux de séjour, les centres sportifs.
Le nombre de nuitées correspond au nombre total de nuits passées par les clients dans un établissement ; deux personnes séjournant trois nuits dans un hôtel comptent ainsi pour six nuitées de même que six personnes ne séjournant qu'une nuit.
Les arrivées sont le nombre total de personnes arrivées dans un établissement durant la période considérée. Elles ne sont comptées qu'une fois, au 1er jour de leur séjour, quelle que soit la durée du séjour.
Les voyages se décomposent en « séjours » définis par le fait d'avoir passé au moins une nuit en lieu fixe. La durée des séjours est comptabilisée en nuitées.
Rapport du nombre de nuitées au nombre d'arrivées de clients hébergés.
Le tourisme comprend les activités déployées par les personnes au cours de leurs voyages et séjours dans des lieux situés en dehors de leur environnement habituel pour une période consécutive qui ne dépasse pas une année.
Personne résidant en France et réalisant un séjour touristique en France.
Personne résidant à l'étranger et réalisant un séjour touristique en France.
Pour en savoir plus
(1) « Inflation ravivée, croissance fragilisée », Note de conjoncture, Insee, mars 2026.
(2) « Le chômage augmente mais l’emploi demeure stable », Insee Conjoncture Grand Est no 51, avril 2026.
(3) « Bilan économique 2024 - Grand Est - En 2024, l’économie du Grand Est marquée par une dynamique contrastée », Insee Conjoncture Grand Est no 47, juin 2025.
(4) Tableau de bord Grand Est, avril 2026.
(5) Insee, « Au quatrième trimestre 2025, l’emploi salarié est stable ou quasi stable dans plus de la moitié des régions », Informations Rapides no 65, mars 2026.
