Insee Conjoncture Provence-Alpes-Côte d'Azur ·
Janvier 2026 · n° 57
Croissance modérée de l’activité et légère hausse du chômage Note de conjoncture régionale - 3e trimestre 2025
Au troisième trimestre, l’économie de Provence-Alpes-Côte d’Azur reste bien orientée, portée par un tertiaire dynamique, notamment dans l’hébergement-restauration. La région est ainsi la seule région de France métropolitaine, avec la Corse, où le nombre d’heures rémunérées dans le secteur privé progresse. L’industrie, en revanche, ralentit et l’emploi industriel recule légèrement, pour la première fois depuis le deuxième trimestre 2020. Dans son ensemble, l’emploi salarié régional progresse modestement tandis que le chômage remonte légèrement pour atteindre 8,2 % de la population active. Le nombre de défaillances cumulées sur les 12 derniers mois diminue depuis le début de l’année tandis que les créations d’entreprises reprennent de la vigueur.
- Consolidation modérée, croissance ravivée en France
- Nouvelle hausse de l’activité économique en Provence-Alpes-Côte d’Azur
- Légère hausse de l’emploi
- Un taux de chômage en légère augmentation
- Créations d’entreprises en progression, stabilité des défaillances
- Une croissance régionale qui ralentirait en fin d’année
Consolidation modérée, croissance ravivée en France
La France est montée à bord de la reprise européenne, avec une croissance de +0,5 % cet été, permise par la soudaine levée des contraintes d’offre dans l’aéronautique. L’activité ralentirait un peu en fin d’année (+0,2 %), puis la croissance se stabiliserait au premier semestre 2026 à +0,3 % par trimestre. La croissance française atteindrait ainsi +0,9 % en 2025 et +1,0 % d’acquis à mi-année pour 2026.
Toutefois, cette légère embellie conjoncturelle ne se transmettrait guère à l’emploi. Le nombre d’alternants poursuivrait sa baisse entamée cet été. L’emploi salarié serait stable sur un an mi-2026 et l’emploi total augmenterait uniquement du fait des non-salariés. Le chômage s’élèverait un peu, à 7,8 % mi-2026 [Note de conjoncture, 2025 ; pour en savoir plus (5)].
Nouvelle hausse de l’activité économique en Provence-Alpes-Côte d’Azur
Au troisième trimestre 2025, le produit intérieur brut (PIB) en volume de la France accélère : il augmente de 0,5 %, après +0,3 % au trimestre précédent [Informations Rapides, 2025 ; pour en savoir plus (8)]. Cette croissance est principalement tirée par l’industrie manufacturière. Elle reste également dynamique dans les services marchands et rebondit dans l’énergie. La construction demeure atone. L’agriculture se redresse partiellement, après une mauvaise année 2024.
Dans ce contexte d’embellie nationale, l’activité économique de Provence-Alpes-Côte d’Azur, mesurée par le volume d’heures rémunérées dans le secteur privé, augmente de 0,3 % par rapport au troisième trimestre de 2024 (figure 1). La hausse de l’activité entamée au trimestre précédent se poursuit donc (+0,2 % au deuxième trimestre).
tableauFigure 1 – Évolution trimestrielle des heures rémunérées dans le secteur privé par rapport au même trimestre de l'année précédente par secteur d’activité
| Trimestre | Construction | Hébergement-restauration | Industrie | Services principalement non marchands | Services marchands hors hébergement-restauration | Provence-Alpes-Côte d’Azur | France hors Mayotte |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2022-T3 | -0,2 | 9,6 | 2,0 | 2,4 | 3,6 | 3,6 | 3,2 |
| 2022-T4 | 0,3 | 6,0 | 1,3 | 2,7 | 2,6 | 2,5 | 2,4 |
| 2023-T1 | 0,0 | 7,0 | 1,8 | 3,3 | 2,2 | 2,4 | 2,8 |
| 2023-T2 | -1,2 | 3,4 | 1,4 | 2,0 | 1,3 | 1,4 | 1,5 |
| 2023-T3 | -1,4 | 1,7 | 1,3 | 1,9 | 0,8 | 0,9 | 1,1 |
| 2023-T4 | -0,6 | 1,9 | 1,8 | 1,8 | 0,3 | 0,7 | 0,9 |
| 2024-T1 | -3,3 | 2,0 | 1,8 | 2,0 | 0,7 | 0,8 | 0,6 |
| 2024-T2 | -2,7 | 1,5 | 1,0 | 2,0 | 0,4 | 0,5 | 0,4 |
| 2024-T3 | -2,1 | 1,7 | 1,4 | 1,7 | 0,1 | 0,5 | 0,5 |
| 2024-T4 | -2,5 | 2,7 | 1,0 | 1,4 | 0,0 | 0,3 | 0,0 |
| 2025-T1 | -2,1 | 2,6 | 0,2 | 0,8 | -0,5 | -0,1 | -0,6 |
| 2025-T2 | -2,3 | 2,9 | 0,8 | 1,1 | -0,2 | 0,2 | -0,3 |
| 2025-T3 | -1,7 | 2,6 | 0,1 | 0,6 | 0,1 | 0,3 | -0,3 |
- Note : Ensemble des heures rémunérées des salariés y compris les heures supplémentaires ainsi que les absences pour lesquelles le salarié est rémunéré.
- Source : DSN - traitement provisoire, Insee.
graphiqueFigure 1 – Évolution trimestrielle des heures rémunérées dans le secteur privé par rapport au même trimestre de l'année précédente par secteur d’activité

- Note : Ensemble des heures rémunérées des salariés y compris les heures supplémentaires ainsi que les absences pour lesquelles le salarié est rémunéré.
- Source : DSN - traitement provisoire, Insee.
La Corse est la seule autre région de France métropolitaine à enregistrer une progression de l’activité mesurée par les heures rémunérées ce trimestre. En effet, sur l’ensemble de la France (hors Mayotte), le volume d’heures rémunérées du secteur privé continue de diminuer (-0,3 %), prolongeant ainsi trois trimestres consécutifs de repli.
Dans la région, l’activité croît dans l’ensemble des secteurs, à l’exception de la construction. Ce secteur recule encore au troisième trimestre mais de façon plus modérée (-1,7 %, après -2,3 % au deuxième trimestre), une évolution parallèle à celle observée en France hors Mayotte (-1,0 %, après -1,9 %).
Le volume d’heures rémunérées progresse nettement dans le tertiaire non marchand (+0,6 %). L’activité accélère aussi dans le tertiaire marchand (+0,5 %, après +0,3 % au deuxième trimestre). L’hébergement-restauration, particulièrement dynamique lors de la saison touristique estivale 2025 [Roche, Tholozan (Insee), 2025 ; pour en savoir plus (6)], porte à nouveau ce secteur (+2,6 %, après +2,9 %), alors qu’en France (hors Mayotte), il tend plutôt à ralentir (+1,4 %, après +2,0 %).
Au troisième trimestre, l’activité industrielle marque un net ralentissement (+0,1 %, après +0,8 %). La dynamique du secteur repose désormais sur la fabrication d’équipements électriques et électroniques (+1,2 %), ainsi que sur les industries extractives, énergie, eau, gestion des déchets et dépollution (+1,2 %). En revanche, la fabrication d’autres produits industriels (fabrication de textiles, travail du bois, industrie chimique, métallurgie, réparation de machines...) continue de freiner l’industrie régionale (-1,3 % ce trimestre, après déjà trois trimestres de baisse). À l’échelle de la France (hors Mayotte), l’industrie poursuit la baisse engagée depuis plus d’un an (-0,3 % ce trimestre).
Légère hausse de l’emploi
Porté par cette hausse de l’activité économique, l’emploi salarié total progresse légèrement en Provence-Alpes-Côte d’Azur au troisième trimestre 2025. La région compte 2 037 000 emplois salariés, en hausse de 0,1 % par rapport au trimestre précédent et de 0,4 % par rapport au troisième trimestre 2024 (figure 2). En France (hors Mayotte), l’emploi salarié est quasi stable sur le trimestre (-0,0 %), mais il diminue sur un an (-0,2 %).
tableauFigure 2 – Évolution de l'emploi salarié
| Période | Emploi salarié total - Provence-Alpes-Côte d'Azur | Emploi salarié total - France hors Mayotte | Emploi salarié privé - Provence-Alpes-Côte d'Azur | Emploi salarié privé - France hors Mayotte |
|---|---|---|---|---|
| 4ᵉ trim. 2018 | 100,0 | 100,0 | 100,0 | 100,0 |
| 1ᵉ trim. 2019 | 100,6 | 100,7 | 100,8 | 100,8 |
| 2ᵉ trim. 2019 | 100,9 | 100,9 | 101,1 | 101,0 |
| 3ᵉ trim. 2019 | 101,3 | 101,1 | 101,5 | 101,3 |
| 4ᵉ trim. 2019 | 101,7 | 101,5 | 102,1 | 101,8 |
| 1ᵉ trim. 2020 | 99,7 | 99,6 | 99,5 | 99,4 |
| 2ᵉ trim. 2020 | 98,7 | 99,1 | 98,5 | 99,1 |
| 3ᵉ trim. 2020 | 101,3 | 101,2 | 101,5 | 101,3 |
| 4ᵉ trim. 2020 | 101,6 | 101,2 | 101,9 | 101,3 |
| 1ᵉ trim. 2021 | 102,3 | 101,9 | 102,8 | 102,2 |
| 2ᵉ trim. 2021 | 103,6 | 103,0 | 104,5 | 103,5 |
| 3ᵉ trim. 2021 | 104,6 | 103,8 | 105,8 | 104,5 |
| 4ᵉ trim. 2021 | 105,6 | 104,4 | 107,1 | 105,3 |
| 1ᵉ trim. 2022 | 106,0 | 104,9 | 107,6 | 105,8 |
| 2ᵉ trim. 2022 | 106,5 | 105,1 | 108,0 | 106,1 |
| 3ᵉ trim. 2022 | 106,6 | 105,4 | 108,3 | 106,5 |
| 4ᵉ trim. 2022 | 107,2 | 105,8 | 108,9 | 107,0 |
| 1ᵉ trim. 2023 | 107,6 | 106,0 | 109,3 | 107,1 |
| 2ᵉ trim. 2023 | 107,7 | 106,2 | 109,3 | 107,3 |
| 3ᵉ trim. 2023 | 107,8 | 106,3 | 109,5 | 107,4 |
| 4ᵉ trim. 2023 | 108,1 | 106,5 | 109,6 | 107,5 |
| 1ᵉ trim. 2024 | 108,6 | 106,8 | 110,1 | 107,8 |
| 2ᵉ trim. 2024 | 108,5 | 106,6 | 109,9 | 107,5 |
| 3ᵉ trim. 2024 | 108,7 | 106,8 | 110,2 | 107,7 |
| 4ᵉ trim. 2024 | 108,5 | 106,5 | 109,9 | 107,4 |
| 1ᵉ trim. 2025 | 108,5 | 106,5 | 109,9 | 107,2 |
| 2ᵉ trim. 2025 | 109,0 | 106,7 | 110,5 | 107,5 |
| 3ᵉ trim. 2025 | 109,2 | 106,6 | 110,5 | 107,3 |
- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
- Champ : Emploi salarié total.
- Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.
graphiqueFigure 2 – Évolution de l'emploi salarié

- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
- Champ : Emploi salarié total.
- Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.
En Provence-Alpes-Côte d’Azur comme en France (hors Mayotte), l’emploi salarié privé représente plus des trois quarts de l’emploi salarié total. Dans la région, il se maintient au troisième trimestre et progresse sur un an (+0,3 %). L’emploi public augmente quant à lui à la fois sur le trimestre (+0,3 %) et sur un an (+0,6 %). En France (hors Mayotte), la situation diffère légèrement : l’emploi privé recule légèrement ce trimestre (-0,1 %), alors que l’emploi public continue de croître (+0,3 %).
Sur le troisième trimestre, l’emploi recule seulement dans le secteur de l’industrie (-0,1 %), pour la première fois depuis début 2020. Très dynamique jusqu’à la fin 2024, l’emploi de ce secteur connaît un ralentissement depuis le début de l’année 2025. À l’inverse, l’emploi dans la construction, en baisse depuis début 2023, se stabilise au troisième trimestre.
Le tertiaire marchand (hors intérim) qui avait fortement contribué à la croissance de l’emploi le trimestre précédent, ralentit nettement au troisième trimestre (+0,2 %, après +0,6 %), en raison d’un recul marqué dans les activités immobilières (-3,3 %). L’hébergement-restauration y demeure toutefois en hausse, mais à un rythme moins soutenu qu’au trimestre dernier (+0,7 %, après +1,6 %). Le tertiaire non marchand poursuit quant à lui sa dynamique avec une nouvelle progression de l’emploi (+0,3 %), portée par la santé humaine (+0,7 %) et l’enseignement (+0,6 %).
Un taux de chômage en légère augmentation
Le taux de chômage augmente légèrement au troisième trimestre 2025 en Provence-Alpes-Côte d'Azur (+0,2 point), dans la continuité du trimestre précédent. Il s’établit à 8,2 % de la population active. En France (hors Mayotte), il est quasi stable (+0,1 point) et s’élève à 7,7 % de la population active.
La hausse du taux de chômage concerne l’ensemble des départements. Les Hautes-Alpes présentent toujours le plus faible taux (6,5 %, en hausse de 0,1 point), tandis que le Vaucluse reste le département avec le taux le plus élevé (9,7 %, en hausse de 0,2 point). Dans le Var, le taux de chômage progresse également de 0,2 point pour atteindre 7,2 %. Dans les autres départements, l’augmentation se limite à 0,1 point.
Créations d’entreprises en progression, stabilité des défaillances
La croissance de l’activité régionale ce trimestre se reflète aussi dans la dynamique entrepreneuriale. Au troisième trimestre 2025, les immatriculations de nouvelles entreprises progressent nettement (+5,9 % par rapport au deuxième trimestre 2025 et +15,8 % par rapport au troisième trimestre 2024), après un rebond déjà marqué au trimestre précédent (+6,9 % sur le trimestre et +6,9 % sur un an, figure 3). Au total, au troisième trimestre, 29 700 entreprises ont été créées en Provence-Alpes-Côte d’Azur dans l’ensemble des secteurs marchands non agricoles. En France, les créations d’entreprises au troisième trimestre 2025 suivent la même tendance : +4,1 % par rapport au trimestre précédent et +11,5 % sur un an.
tableauFigure 3 – Créations d'entreprises
| Période | Provence-Alpes-Côte d'Azur hors micro-entrepreneurs | France hors micro-entrepreneurs | Provence-Alpes-Côte d'Azur y compris micro-entrepreneurs | France y compris micro-entrepreneurs |
|---|---|---|---|---|
| 4ᵉ trim. 2018 | 100,0 | 100,0 | 100,0 | 100,0 |
| 1ᵉ trim. 2019 | 110,6 | 105,6 | 110,6 | 110,3 |
| 2ᵉ trim. 2019 | 111,1 | 104,8 | 111,5 | 111,4 |
| 3ᵉ trim. 2019 | 101,1 | 104,1 | 110,3 | 112,6 |
| 4ᵉ trim. 2019 | 95,2 | 102,9 | 120,2 | 116,6 |
| 1ᵉ trim. 2020 | 87,2 | 93,9 | 108,1 | 105,6 |
| 2ᵉ trim. 2020 | 66,7 | 77,2 | 89,5 | 91,6 |
| 3ᵉ trim. 2020 | 103,5 | 114,9 | 134,6 | 137,1 |
| 4ᵉ trim. 2020 | 107,4 | 114,6 | 135,4 | 136,3 |
| 1ᵉ trim. 2021 | 107,5 | 116,2 | 141,4 | 139,7 |
| 2ᵉ trim. 2021 | 116,1 | 123,6 | 155,3 | 141,5 |
| 3ᵉ trim. 2021 | 106,1 | 113,1 | 127,3 | 129,5 |
| 4ᵉ trim. 2021 | 106,6 | 114,4 | 146,1 | 133,0 |
| 1ᵉ trim. 2022 | 108,1 | 117,8 | 147,6 | 138,5 |
| 2ᵉ trim. 2022 | 108,7 | 115,1 | 144,7 | 131,9 |
| 3ᵉ trim. 2022 | 108,8 | 117,8 | 145,9 | 137,1 |
| 4ᵉ trim. 2022 | 112,3 | 118,2 | 150,4 | 140,6 |
| 1ᵉ trim. 2023 | 97,9 | 104,6 | 134,4 | 129,6 |
| 2ᵉ trim. 2023 | 100,4 | 105,5 | 135,8 | 131,9 |
| 3ᵉ trim. 2023 | 107,3 | 110,6 | 141,9 | 141,2 |
| 4ᵉ trim. 2023 | 109,5 | 116,0 | 141,1 | 143,9 |
| 1ᵉ trim. 2024 | 111,0 | 115,7 | 148,2 | 146,8 |
| 2ᵉ trim. 2024 | 104,9 | 112,8 | 140,9 | 147,1 |
| 3ᵉ trim. 2024 | 101,8 | 108,3 | 137,9 | 140,9 |
| 4ᵉ trim. 2024 | 105,6 | 112,0 | 142,7 | 143,8 |
| 1ᵉ trim. 2025 | 103,1 | 112,1 | 140,7 | 144,5 |
| 2ᵉ trim. 2025 | 108,7 | 115,6 | 150,7 | 150,9 |
| 3ᵉ trim. 2025 | 113,3 | 117,4 | 159,7 | 157,2 |
- Note : Données CVS-CJO.
- Champ : Ensemble des activités marchandes hors agriculture.
- Source : Insee, SIDE.
graphiqueFigure 3 – Créations d'entreprises

- Note : Données CVS-CJO.
- Champ : Ensemble des activités marchandes hors agriculture.
- Source : Insee, SIDE.
Les micro-entrepreneurs qui comptent pour 67 % de ces immatriculations sont le principal moteur de la hausse régionale (+6,7 % sur le trimestre et +18,1 % sur un an). Les créations d’entreprises classiques sont également en nette hausse (+4,4 % ce trimestre et +11,3 % sur un an).
Le volume d’entreprises créées dans la région augmente dans tous les secteurs, avec une hausse particulièrement marquée dans l’industrie (+16,0 % par rapport au deuxième trimestre 2025 pour les immatriculations d’entreprises classiques).
Après une chute historique fin 2021, le nombre de défaillances régionales avait augmenté de manière continue mais à un rythme de plus en plus lent jusqu’à la mi-2025. Au troisième trimestre, pour la première fois depuis la fin de la crise sanitaire, les défaillances diminuent sur un an. Ainsi, en Provence-Alpes-Côte d’Azur, près de 6 500 défaillances ont été enregistrées sur les douze derniers mois (d’octobre 2024 à septembre 2025), soit une baisse de 3,4 % par rapport au troisième trimestre 2024. Au niveau national, en revanche, les défaillances continuent de progresser au troisième trimestre, mais à un rythme ralenti (+6,0 % sur un an).
Cette baisse régionale concerne la quasi-totalité des secteurs. Ainsi, les défaillances reculent nettement dans le secteur des transports (-12 % sur un an au troisième trimestre) et dans les activités financières et d’assurance (-11 %), tandis qu’elles se stabilisent dans les activités immobilières (+1 %, après +19 %).
Une croissance régionale qui ralentirait en fin d’année
En fin d’année, l’activité française ralentirait après le fort dynamisme de l’été, mais dans des proportions limitées. Ce ralentissement concernerait principalement les services marchands. Le secteur de l’énergie se replierait légèrement alors que la construction se redresserait [Note de conjoncture, 2025 ; pour en savoir plus (5)].
En Provence-Alpes-Côte d’Azur, sous l’hypothèse que les évolutions nationales sectorielles soient uniformes sur le territoire, la valeur ajoutée de l’ensemble de l’économie régionale aurait augmenté de 0,6 % au troisième trimestre 2025. Elle augmenterait de 0,2 % au quatrième trimestre 2025, puis de 0,3 % au premier trimestre 2026. Cette évolution serait principalement portée par les services marchands et non marchands, tandis que les contributions de la construction et de l’industrie seraient quasi nulles.
Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d'une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.
Pour comprendre
Emploi salarié :
- Note méthodologique sur l'emploi salarié (pdf, 232 Ko) ;
- Emploi : quelle source pour quel usage ? (pdf, 515 Ko).
Créations d’entreprises :
- Note méthodologique sur les créations d’entreprises (pdf, 116 Ko) ;
- Refonte du dispositif de calcul des créations d’entreprises (pdf, 130 Ko) ;
- Correction de la répartition des créations d'entreprises individuelles (2021) (pdf, 58 Ko).
Nomenclature :
Sources
- Ouvrir dans un nouvel ongletDéclaration Sociale Nominative (DSN) ;
- Estimations d’emploi ;
- Taux de chômage localisés ;
- Ouvrir dans un nouvel ongletStatistiques sur les demandeurs d’emploi inscrits et les offres collectées par France Travail ;
- SIDE (Système d'information sur la démographie d'entreprises) ;
- Créations d'entreprises ;
- Défaillances d'entreprises ;
- Enquête mensuelle de fréquentation dans les hébergements collectifs de tourisme.
Définitions
Les heures rémunérées couvrent les heures travaillées ainsi que des heures non travaillées mais rémunérées par l’employeur, notamment pendant les congés payés. Les périodes de chômage partiel indemnisées par l’administration publique et non par l’employeur ne sont à ce titre pas comprises dans les heures rémunérées.
Les salariés sont les personnes qui travaillent, aux termes d’un contrat, pour une autre entité résidente en échange d’un salaire ou d’une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.
L'intérim (ou travail intérimaire ou travail temporaire) consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire.
L'intérim se caractérise donc par une relation triangulaire entre l’entreprise de travail temporaire, l’entreprise cliente et le salarié, et implique la conclusion de deux contrats : un contrat de mise à disposition (entre l’entreprise de travail temporaire et l’entreprise cliente) et un contrat de mission (entre l’entreprise de travail temporaire et le salarié).
Le contrat ne peut être conclu que pour l’exécution d’une tâche précise et temporaire, dénommée mission, et seulement dans les cas énumérés par la loi. Quel que soit le motif pour lequel il est conclu, un tel contrat ne peut avoir ni pour objet ni pour effet de pourvoir durablement un emploi lié à l’activité normale et permanente de l’entreprise utilisatrice.
Le secteur tertiaire recouvre un vaste champ d'activités qui s'étend du commerce à l'administration, en passant par les transports, les activités financières et immobilières, les services aux entreprises et services aux particuliers, l'éducation, la santé et l'action sociale.
Il est composé du :
- tertiaire principalement marchand (commerce, transports, activités financières, services rendus aux entreprises, services rendus aux particuliers, hébergement-restauration, immobilier, information-communication) ;
- tertiaire principalement non-marchand (administration publique, enseignement, santé humaine, action sociale).
Le périmètre du secteur tertiaire est de fait défini par complémentarité avec les activités agricoles et industrielles (secteurs primaire et secondaire).
Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).
On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...
Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.
Le taux de chômage est le rapport entre le nombre de chômeurs et le nombre d’actifs (en emploi ou au chômage).
Les demandeurs d'emploi en fin de mois (DEFM) sont les personnes inscrites à France Travail et ayant une demande en cours au dernier jour du mois.
Les demandeurs d'emploi de longue durée (DELD) sont ceux inscrits en catégories A, B, C, depuis un an ou plus.
Une création d'entreprise correspond à la mise en œuvre d'une nouvelle combinaison de facteurs de production avec pour restriction qu'aucune autre entreprise ne soit impliquée dans cet évènement.
Les créations d’entreprises sont en fait des créations d’unités légales. On parle néanmoins de créations d’entreprises en raison de la spécificité de la situation au moment de la création. En effet, au moment de son immatriculation, il n’est pas possible de déterminer si une unité légale est indépendante ou appartient à un groupe. Par défaut, au moment de la création, toute entité est donc indépendante et considérée comme une entreprise.
La statistique mensuelle des créations d'entreprises est constituée à partir du dispositif SIDE (Système d’information sur la démographie d’entreprises). Ce dispositif est alimenté à partir de données du répertoire Sirene, enrichies d’éléments provenant du répertoire statistique Sirus.
Les créations d'entreprises correspondent aux unités légales du répertoire Sirene qui enregistrent un début d'activité relevant de l'un des cas suivants :
- l'immatriculation d'une nouvelle unité légale avec création d'une nouvelle combinaison de facteurs de production ;
- le cas où l'entrepreneur redémarre une activité après une interruption de plus d'un an (il n'y a pas de nouvelle immatriculation mais reprise de l'ancien numéro Siren, en général pour un entrepreneur individuel) ;
- le cas où l'entrepreneur redémarre une activité après une interruption de moins d'un an, mais avec changement d'activité ;
- la reprise par une unité légale nouvellement immatriculée de tout ou partie des activités et facteurs de production d'une autre unité légale, lorsqu'il n'y a pas de continuité économique entre la situation du cédant et celle du repreneur.
On considère qu'il n'y a pas continuité économique de l'unité légale si, parmi les trois éléments suivants concernant son siège, au moins deux sont modifiés lors de la reprise : l'unité légale contrôlant l'établissement siège, l'activité économique et la localisation.
Depuis les données relatives à janvier 2009, à la suite de la mise en place du régime de l'auto-entrepreneur (renommé micro-entrepreneur, à compter du 19 décembre 2014), les statistiques de créations d'entreprises incluent les demandes de créations enregistrées dans Sirene au titre de ce régime. Ce dénombrement n'inclut pas les entrepreneurs déjà en activité avant le 1er janvier 2009 et qui avaient demandé, à titre dérogatoire au plus tard le 31 mars 2009, à bénéficier du régime micro-social et du versement fiscal libératoire en 2009.
La statistique de créations d'entreprises couvre l'ensemble des activités marchandes hors agriculture.
Depuis le 1er janvier 2007, la notion de création d'entreprise s'appuie sur un concept harmonisé au niveau européen pour faciliter les comparaisons.
Une unité légale est en situation de défaillance ou de dépôt de bilan à partir du moment où une procédure de redressement judiciaire est ouverte à son encontre.
Cette procédure intervient lorsqu'une unité légale est en état de cessation de paiement, c'est-à-dire qu'elle n'est plus en mesure de faire face à son passif exigible avec son actif disponible.
Il ne faut pas confondre la notion de défaillance et la notion de cessation. La notion de cessation correspond à l'arrêt total de l'activité économique d'une entreprise. Toutes les défaillances ne donnent pas des cessations. Par exemple, un jugement d'ouverture de procédure de défaillance (dépôt de bilan d'une entreprise inscrite dans le cadre d'une procédure judiciaire) ne se résout pas forcement par une liquidation.
Toutes les cessations n'ont pas donné lieu à une défaillance. Par exemple, un entrepreneur individuel peut cesser son activité suite à un départ en retraite.
Un logement autorisé est un logement, non encore réalisé, dont la construction a été autorisée par un permis de construire ou une non-opposition à une déclaration préalable.
Un logement est considéré comme commencé (ou mis en chantier) après réception de la déclaration d’ouverture de chantier (DOC) envoyée par le pétitionnaire (ou maître d’ouvrage).
Un chantier est considéré ouvert lorsque les fouilles en rigole ou les fondations sont entreprises pour une partie ou la totalité des constructions autorisées.
Une « fouille en rigole » est un creusement du sol pour permettre la construction à l'emplacement des « semelles » (ces dernières sont les parties basses).
Le revenu de solidarité active est une allocation qui complète les ressources initiales du foyer pour qu'elles atteignent le niveau d'un revenu garanti.
Le montant du revenu garanti varie en fonction de la composition du foyer et du nombre d'enfant(s) à charge.
Le revenu de Solidarité active (RSA) se substitue au revenu minimum d'insertion (RMI) et à l'allocation parent isolé (API).
Le RSA est en vigueur depuis 2009 en métropole, depuis 2011 dans les départements et collectivités d’outre-mer (à l’exception de la Polynésie française, la Nouvelle-Calédonie et Wallis-et-Futuna où il n’est pas applicable) et depuis 2012 à Mayotte (selon des modalités spécifiques).
La prime d’activité est un complément de revenus d’activité s’adressant aux travailleurs percevant des revenus modestes. Elle remplace depuis 2016 le revenu de solidarité active (RSA-activité) et la prime pour l’emploi (PPE).
Sa réglementation s’inscrit dans la continuité de celle du RSA-activité, mais présente cependant quelques spécificités, notamment pour les temps partiels (bonus modulable individuel).
La correction des variations saisonnières permet d’éliminer l'effet de fluctuations périodiques infra-annuelles dues au calendrier et aux saisons, de manière à faire ressortir les évolutions les plus significatives de la série. Celles-ci sont contenues dans la tendance et la composante irrégulière.
Par exemple, les ventes de jouets augmentent toujours fortement entre novembre et décembre, en raison de Noël. Sur les données brutes, cet effet périodique masque l’évolution conjoncturelle sous-jacente pour une année donnée. Une fois la série désaisonnalisée, c’est-à-dire l’effet Noël retiré, les ventes peuvent s’avérer en baisse, signe d’une moins bonne année.
Un micro-entrepreneur bénéficie du régime de même nom (appelé auto-entrepreneur jusqu’en 2014), qui offre des formalités de création d’entreprise allégées et un mode de calcul et de paiement simplifié des cotisations sociales et de l’impôt sur le revenu. Il s’applique aux entrepreneurs individuels qui en font la demande, sous certaines conditions.
Les entreprises dites classiques correspondent au regroupement des sociétés et des entreprises individuelles hors micro-entrepreneurs.
Pour en savoir plus
(1) Retrouvez davantage de données associées à cette publication en téléchargement.
(2) Insee, « Au troisième trimestre 2025, l’emploi salarié est stable dans la majorité des régions », Informations Rapides no 3, janvier 2026.
(3) Insee, « Tableau de bord de la conjoncture : Provence-Alpes-Côte d’Azur », janvier 2026.
(4) Insee, « Hausse modérée des créations d’entreprises en novembre 2025 », Informations Rapides no 321, décembre 2025.
(5) Insee, « Consolidation modérée, croissance ravivée », Note de conjoncture, décembre 2025.
(6) Roche C., Tholozan L., « Les Bouches-du-Rhône et les Hautes-Alpes soutiennent la fréquentation touristique », Insee Flash Provence-Alpes-Côte d’Azur no 117, décembre 2025.
(7) Insee, « Au troisième trimestre 2025, l’emploi salarié est stable », Informations Rapides no 302, novembre 2025.
(8) Insee, « Au troisième trimestre 2025, le PIB accélère (+0,5 %) et le taux d’épargne des ménages baisse (18,4 % après 18,7 %) », Informations Rapides no 300, novembre 2025.
(9) Roche C., Tholozan L., « L’activité économique reprend timidement, portée par l’industrie et le tertiaire non marchand », Insee Conjoncture Provence-Alpes-Côte d’Azur no 56, septembre 2025.
