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Insee Conjoncture Ile-de-France · Avril 2026 · n° 59
Insee Conjoncture Ile-de-FranceL’économie francilienne en 2025 : entre dynamisme et signes de fragilité Synthèse annuelle économique régionale - 2025

Stéphane Baux, Xavier Gatepaille, Philippe Pottier, Élisabeth Prévost, Pierre-Issa Touré (Insee), Fanny Héraud (Direction régionale et interdépartementale de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt Île-de-France), Noémie Oswalt (Direction régionale et interdépartementale de l’environnement, de l’aménagement et des transports)

En 2025, l’économie francilienne reste dynamique s'agissant de la valeur ajoutée mais elle affiche aussi des signes de fragilité. Pour la première fois depuis 2020, le volume d’heures rémunérées se contracte, avec un recul de 0,7 %, l’un des plus marqués de France métropolitaine. Plusieurs secteurs d’activité peinent, comme l’information et communication, l’industrie automobile et la construction, tandis que l’hébergement et restauration, porté par le tourisme post-Jeux Olympiques et Paralympiques, affiche une dynamique positive.

Parallèlement, les créations d’entreprises progressent, grâce au dynamisme de la micro-entreprise et à la création de sociétés, tandis que les créations d’entreprises individuelles classiques poursuivent leur repli. Les défaillances d’entreprises augmentent modérément après trois années de vive hausse.

Dans ce contexte, l’emploi salarié est atone en 2025. Le taux de chômage francilien augmente pour s’établir à 7,6 % de la population active, soit une hausse de 0,6 point sur un an.

L’économie de la construction reste en peine en 2025, avec une activité et un emploi toujours en baisse, ainsi qu’un marché de l’immobilier du neuf en stagnation. Néanmoins, certains indicateurs suggèrent une amélioration, comme le rebond des autorisations et des mises en chantier de logements neufs.

Enfin, bénéficiant d’une météo clémente en 2025, la production agricole francilienne progresse nettement dans un contexte de baisse des cours des céréales.

Insee Conjoncture Ile-de-France
No 59
Paru le :Paru le09/04/2026

Cette publication fait partie des 17 synthèses annuelles régionales 2025 publiées par l'Insee.

Retrouvez les synthèses annuelles des autres régions.

L’économie française profite de la reprise européenne, mais le chômage augmente

En 2025, l’économie mondiale a plutôt bien résisté aux inquiétudes créées par la nouvelle politique douanière américaine. En Europe, les économies ont réussi à enclencher la reprise en 2025 : la croissance a atteint +0,9 % dans les quatre principales économies de la zone euro.

L’économie française, malgré les incertitudes politiques, profite de la reprise européenne. La croissance a atteint +0,9 % en 2025, soit quasiment autant qu’en 2024 (+1,1 %).

En 2026, la flambée des cours des hydrocarbures se traduirait en France par un net regain d’inflation (2 % au cours du printemps). Bien que fragilisée, la croissance française résisterait au premier semestre 2026, avec +0,2 % par trimestre et +0,9 % d’acquis à mi-année.

Le marché du travail ne profiterait pas de cette timide embellie. Après avoir déjà perdu 60 000 postes salariés privés en 2025, il en serait détruit 22 000 d’ici juin 2026. Le taux de chômage continuerait de grimper à 8,1 % mi-2026, après avoir atteint 7,9 % au quatrième trimestre 2025.

Le volume d’heures rémunérées se replie fortement en 2025

L’activité francilienne, appréhendée à travers la valeur ajoutée, évoluerait de manière similaire à la tendance nationale. Sous l’hypothèse d’une évolution homogène de la valeur ajoutée par secteur sur l’ensemble du territoire, elle ne marquerait qu’un léger ralentissement en Île-de-France, à l’image de la dynamique nationale.

Cette croissance s’accompagne cependant d’un repli marqué du nombre d’heures rémunérées par les employeurs, après plusieurs années de hausse depuis la crise de la Covid-19. Avec une baisse de 0,7 % sur l’année (après +0,7 % en 2024), l’Île-de-France figure parmi les trois régions métropolitaines les plus touchées, aux côtés de Grand Est et de la Nouvelle-Aquitaine. Ce recul, qui concerne l’ensemble des mois de l’année – avec des baisses particulièrement marquées en février (-1,5 %) et en août (-1,3 %) (figure 1) –, reflète les difficultés rencontrées par plusieurs secteurs clés.

Le secteur tertiaire marchand, qui représente les trois quarts des heures rémunérées, connaît un fort repli (-0,9 %). Le secteur du commerce est particulièrement touché (-0,9 %). Dans les services aux entreprises, le volume d’heures rémunérées baisse fortement dans l’information et communication (-3,7 %), dans un contexte de transformation numérique. Les activités spécialisées scientifiques et techniques sont aussi en recul (-0,8 %). En revanche, l’hébergement et restauration bénéficie de la nette embellie touristique un an après les Jeux Olympiques et Paralympiques. Le secteur de la construction (-1,1 %) reste, quant à lui, pénalisé par une activité dans le neuf à un niveau bas. Dans l'industrie, le volume d'heures rémunérées est quasi stable (-0,1 %), avec des disparités selon les secteurs industriels. Une nette hausse est observée dans la fabrication des denrées alimentaires, de boissons et de produits à base de tabac et la fabrication d’équipements électriques et électroniques. À l’inverse, l’industrie automobile pâtit d’une baisse des immatriculations de 2,4 % en Île-de-France tous types de véhicules confondus (-7,0 % en France). Enfin, le secteur tertiaire non marchand progresse encore, mais ralentit (+0,5 % après +1,5 %).

En 2025, le volume d’heures rémunérées recule dans la plupart des départements. Seule la Seine-et-Marne conserve un dynamisme (+0,8 %). Le Val-d’Oise et la Seine-Saint-Denis résistent à peine (+0,1 %). Les Yvelines subissent le recul le plus marqué, avec une contraction de 1,5 %. Le volume d’heures recule aussi nettement à Paris et dans le Val-de-Marne (-0,9 %), ainsi que dans l’Essonne et les Hauts-de-Seine (-1,2 %).

Figure 1Contributions sectorielles mensuelles à l'évolution des heures rémunérées par rapport au même mois de l'année précédente - Île-de-France

(évolution en %, contribution en points de %)
Contributions sectorielles mensuelles à l'évolution des heures rémunérées par rapport au même mois de l'année précédente - Île-de-France ((évolution en %, contribution en points de %))
Période Industrie Construction Services principalement marchands Services principalement non marchands Évolution totale
janv. 2024 0,1 -0,1 1,1 0,1 1,3
févr. 2024 0,2 0,1 1,4 0,2 1,8
mars 2024 -0,1 -0,1 0,2 0,0 0,0
avril 2024 0,2 0,1 1,9 0,3 2,4
mai 2024 0,0 0,0 1,1 0,2 1,2
juin 2024 -0,2 -0,2 -0,2 0,0 -0,6
juil. 2024 0,1 -0,1 1,8 0,3 2,1
août 2024 -0,1 -0,3 0,6 0,0 0,1
sept. 2024 0,0 -0,1 0,6 0,1 0,6
oct. 2024 0,0 -0,1 0,3 0,2 0,4
nov. 2024 -0,1 -0,2 -0,4 0,0 -0,7
déc. 2024 0,1 -0,2 0,1 0,2 0,1
janv. 2025 0,0 -0,1 -0,4 0,1 -0,4
févr. 2025 -0,1 -0,3 -1,1 0,0 -1,5
mars 2025 0,0 -0,2 -0,6 0,1 -0,7
avril 2025 0,0 -0,1 -0,6 0,1 -0,6
mai 2025 -0,1 -0,1 -0,9 0,0 -1,1
juin 2025 0,1 -0,1 -0,3 0,1 -0,2
juil. 2025 0,0 0,0 -0,9 0,0 -0,8
août 2025 0,0 0,1 -1,4 0,0 -1,3
sept. 2025 0,1 0,0 -0,4 0,1 -0,1
oct. 2025 0,0 0,0 -0,5 0,0 -0,6
nov. 2025 -0,1 -0,1 -1,0 -0,1 -1,2
déc. 2025 0,1 0,0 -0,3 0,0 -0,2
  • Notes : Ensemble des heures rémunérées des salariés y compris les heures supplémentaires ainsi que les absences pour lesquelles le salarié est rémunéré. Extraction de mars 2026.
  • Champ : Secteur privé hors secteur agricole.
  • Source : DSN, traitement Insee.

Figure 1Contributions sectorielles mensuelles à l'évolution des heures rémunérées par rapport au même mois de l'année précédente - Île-de-France

  • Notes : Ensemble des heures rémunérées des salariés y compris les heures supplémentaires ainsi que les absences pour lesquelles le salarié est rémunéré. Extraction de mars 2026.
  • Champ : Secteur privé hors secteur agricole.
  • Source : DSN, traitement Insee.
Avertissement sur les heures rémunérées

Dans le secteur de la construction, les évolutions des heures rémunérées doivent être interprétées avec prudence, en particulier pour les mois de décembre et de janvier, dans les comparaisons en glissement annuel.

En effet, dans ce secteur, les congés des salariés sont indemnisés par des caisses de congés payés et non directement par les employeurs ; ils ne sont donc pas comptabilisés dans les heures rémunérées issues des déclarations.

Selon le positionnement calendaire des congés de fin d’année, un même mois peut inclure un nombre de jours de congés différent d’une année sur l’autre, ce qui peut entraîner des évolutions marquées des heures rémunérées sans que celles-ci reflètent nécessairement une évolution de l’activité économique.

L’emploi salarié est stable en 2025

Avec 6,4 millions de salariés fin 2025, l’emploi salarié est tout juste stable sur un an en Île-de-France, alors qu’il progressait en moyenne de 1,0 % au cours des cinq dernières années. La région se distingue : alors que l’emploi diminue dans la plupart des régions de France métropolitaine, l’Île-de-France, aux côtés d'Auvergne-Rhône-Alpes (0,0 %), de la Bretagne (+0,1 %) et de Provence-Alpes-Côte d’Azur (+0,2 %), fait figure d’exception (figure 2). Cette situation quelque peu paradoxale, puisque la région figure parmi les régions où le volume d’heures rémunérées recule le plus fortement, mais où l’emploi salarié résiste le mieux, pourrait être liée à sa structure économique spécifique : une diversité sectorielle (grands groupes, administrations, services) et une flexibilité du marché du travail permettent aux entreprises d’ajuster leur activité en réduisant les heures plutôt qu’en supprimant des postes.

Les dynamiques sectorielles de l’emploi salarié révèlent des tendances contrastées, en ligne avec les indications données par les heures travaillées. Seuls le secteur tertiaire non marchand et l’industrie affichent une progression, qui reste modeste (+0,3 %). L’emploi est juste stable dans le secteur tertiaire marchand (hors intérim). Certaines branches se distinguent par leur vitalité : les transports et entreposage (+1,5 %), portés par la demande logistique, et l’hébergement et restauration (+1,4 %), soutenu par le rebond du tourisme post-Jeux Olympiques. En revanche, un recul significatif est observé, pour la première fois depuis de très nombreuses années, dans l’information et communication (-2,3 %), reflétant, comme déjà indiqué, les mutations en cours dans ce domaine. L’emploi dans le commerce recule également, dans un contexte de transformation des modes de consommation (-0,7 %). La conjoncture difficile se traduit également par un recul dans la construction (-0,6 %). L’emploi intérimaire continue de baisser (-2,3 %).

L’alternance, quant à elle, essuie un net infléchissement en 2025, avec un recul de 4,8 % en Île-de-France (et de 5,0 % au niveau national), après plusieurs années de hausse soutenue. Ce repli s’inscrit dans un cadre réglementaire plus exigeant, où les conditions d’accès aux aides de l’État ont été rendues plus strictes et leur montant amoindri, limitant ainsi l’engagement des entreprises dans ce dispositif.

Au sein de la région francilienne, les évolutions de l’emploi salarié sont très contrastées selon les territoires. Les départements situés dans le nord et l’est de la région affichent une dynamique positive : +1,4 % en Seine-Saint-Denis, +0,8 % en Seine-et-Marne et +0,3 % dans le Val-d’Oise. Le dynamisme de l’activité logistique contribue à ces évolutions. L’emploi est quasi stable dans le Val-de-Marne, l’Essonne et les Hauts-de-Seine (-0,1 %). À Paris en revanche, l’emploi recule (-0,3 %), affecté par les difficultés de l’information et communication. Le département des Yvelines connaît une baisse prononcée (-1,1 %), l’une des plus fortes de France métropolitaine, en lien avec les difficultés enregistrées dans l’information et communication et la fabrication de matériels de transport.

Le taux de chômage n’a cessé d’augmenter tout au long de l’année 2025, pour s’établir à 7,6 % de la population active en fin d’année. Cette hausse de 0,6 point par rapport à 2024 s’inscrit dans une tendance similaire à celle observée au niveau national.

La dégradation concerne l’ensemble des départements franciliens, avec des amplitudes variables : Paris, bien que restant le territoire le moins touché (6,1 %), voit son taux de chômage augmenter de 0,4 point. Le Val-de-Marne et le Val-d’Oise connaissent une hausse plus marquée de 0,9 point, portant leurs taux respectifs à 8,1 % et 8,8 %. La Seine-Saint-Denis affiche toujours le taux de chômage le plus élevé de la région (10,8 %), en progression de 0,6 point.

Figure 2Évolution régionale de l'emploi salarié total entre fin 2024 et fin 2025

Évolution régionale de l'emploi salarié total entre fin 2024 et fin 2025
Zonage Évolution de l'emploi salarié total entre fin 2024 et fin 2025 (en %)
Auvergne-Rhône-Alpes 0,0
Bourgogne-Franche-Comté -0,6
Bretagne 0,1
Centre-Val de Loire -0,3
Corse -0,4
France hors Mayotte -0,2
Grand Est -0,4
Guadeloupe -0,6
Guyane 1,0
Hauts-de-France -0,4
La Réunion 0,3
Martinique -0,4
Normandie -0,4
Nouvelle-Aquitaine -0,5
Occitanie -0,2
Pays de la Loire -0,4
Provence-Alpes-Côte d'Azur 0,2
Île-de-France 0,0
  • Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS en fin de trimestre. La variable est discrétisée par l’arrondi à la première décimale, ainsi l’intervalle « de -0,1 à moins de 0,2 » contient les valeurs (arrondies) -0,1 %, 0,0 % et 0,1 %. L'évolution au niveau national est de -0,2 % entre fin décembre 2024 et fin décembre 2025.
  • Champ : Emploi salarié total ; France hors Mayotte.
  • Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 2Évolution régionale de l'emploi salarié total entre fin 2024 et fin 2025

  • Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS en fin de trimestre. La variable est discrétisée par l’arrondi à la première décimale, ainsi l’intervalle « de -0,1 à moins de 0,2 » contient les valeurs (arrondies) -0,1 %, 0,0 % et 0,1 %. L'évolution au niveau national est de -0,2 % entre fin décembre 2024 et fin décembre 2025.
  • Champ : Emploi salarié total ; France hors Mayotte.
  • Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Un nouveau record de créations d’entreprises

Comme au cours des années précédentes, la dynamique de créations d’entreprises en Île-de-France est soutenue, atteignant un nouveau niveau record en 2025. Ainsi, 333 500 entreprises y ont été créées en 2025 dans le secteur marchand non agricole, soit 21 000 de plus qu’en 2024. Avec une hausse supérieure à la moyenne nationale (+6,7 % contre +4,9 %), l’Île-de-France est la région métropolitaine la plus dynamique devant la Normandie (figure 3). Les immatriculations de micro-entrepreneurs et de sociétés continuent de croître à un rythme soutenu (respectivement +7,5 % et +9,2 %). Inversement, les créations d’entreprises individuelles classiques poursuivent leur baisse (-10,9 %), repassant sous la barre symbolique des 20 000 créations, leur plus faible niveau depuis 2017. Ce recul reflète une transformation du paysage entrepreneurial, avec une préférence pour des statuts plus flexibles. La hausse des créations d’entreprises est forte dans le secteur regroupant commerce, transport, hébergement et restauration (+10,7 %) et, dans une moindre mesure, dans les services aux entreprises (+4,9 %) et les services aux particuliers (+4,5 %).

En 2025, 16 200 défaillances d’entreprises ont été enregistrées en Île-de-France, soit une hausse de 2,4 % par rapport à 2024. Cette augmentation est moins marquée qu’au niveau national (+3,5 %). Dans les deux cas, le nombre de défaillances ralentit considérablement après trois années consécutives de vive hausse (+33 % par an en moyenne) principalement attribuable à l'effet de rattrapage post-Covid-19. Le nombre de défaillances augmente nettement dans les services aux particuliers (+14,9 %), le transport et entreposage (+14,6 %) et l'hébergement et restauration (+9,9 %). En revanche, il baisse dans le secteur de la construction (-7,6 %) et dans le commerce (-1,6 %), ces deux secteurs représentant néanmoins à eux seuls respectivement 20 % et 18 % de l’ensemble des défaillances.

Figure 3Évolution entre 2024 et 2025 du nombre de créations d'entreprises par région

Évolution entre 2024 et 2025 du nombre de créations d'entreprises par région
Zonage Évolution entre 2024 et 2025 du nombre de créations d'entreprises (en %)
Auvergne-Rhône-Alpes 3,6
Bourgogne-Franche-Comté 5,4
Bretagne 3,7
Centre-Val de Loire 4,4
Corse 0,6
France entière 4,9
Grand Est 1,7
Guadeloupe 11,8
Guyane 12,0
Hauts-de-France 2,7
La Réunion 17,9
Martinique 10,8
Mayotte 51,5
Normandie 6,5
Nouvelle-Aquitaine 3,4
Occitanie 3,0
Pays de la Loire 2,0
Provence-Alpes-Côte d'Azur 6,0
Île-de-France 6,7
  • Lecture : La borne +4,9 % correspond à la valeur nationale.
  • Champ : France entière, y compris micro-entrepreneurs. Ensemble des activités marchandes non agricoles.
  • Source : Insee, SIDE.

Figure 3Évolution entre 2024 et 2025 du nombre de créations d'entreprises par région

  • Lecture : La borne +4,9 % correspond à la valeur nationale.
  • Champ : France entière, y compris micro-entrepreneurs. Ensemble des activités marchandes non agricoles.
  • Source : Insee, SIDE.

Une production de grandes cultures en hausse en 2025 dans un contexte de prix bas sur le marché mondial

L’année 2025 est marquée par une récolte de grandes cultures en hausse par rapport à la moyenne 2020-2024 : elle progresse de 8,6 % pour les céréales et oléoprotéagineux (COP), et de 13,6 % pour les betteraves. L’augmentation des rendements (de +5 % pour le tournesol à +27 % pour les pois) explique principalement la hausse des volumes produits de COP et de betteraves. La progression des rendements a été favorisée par des conditions météorologiques plus clémentes que les années précédentes. La production de COP est ainsi en hausse de 27 % par rapport à 2024, année marquée par un excédent pluviométrique. L’expansion des surfaces en orge de printemps, maïs grain et féveroles contribue aussi à l’augmentation de la production francilienne. Toutefois, en 2025, les résultats économiques des exploitations agricoles sont grevés par la poursuite de la baisse des cours des céréales, en lien avec une offre abondante sur le marché mondial.

Un an après les Jeux Olympiques et Paralympiques, le tourisme francilien au plus haut en 2025

En 2025, le secteur touristique francilien connaît un essor remarquable, avec 89,7 millions de nuitées dans les hébergements collectifs de tourisme, soit une hausse de 8 % par rapport à 2024. Au-delà de l’excellente saison estivale, cette embellie s’observe tout au long de l’année. Tous les types d’hébergement en profitent en cette année post-olympique. En hausse régulière depuis la crise sanitaire, la clientèle internationale s’accroît encore en 2025 et représente plus de la moitié de l’ensemble des nuitées franciliennes. Les touristes non résidents proviennent majoritairement d’Europe, qui reste le premier continent d’origine, et des États-Unis, premier pays contributeur. Le taux d’occupation des établissements hôteliers repart à la hausse et retrouve un niveau comparable à celui de 2023. En revanche, la clientèle d’affaires perd encore du terrain.

Parallèlement à la fréquentation dans les hébergements collectifs de tourisme, les locations saisonnières totalisent 14,9 millions de nuitées (+1 %).

En 2025, la construction neuve et la commercialisation des logements neufs repartent à la hausse

En 2025, la construction neuve donne quelques signes encourageants. Côté logement, les autorisations de construction repartent à la hausse après deux années de recul marqué, atteignant 64 400 logements autorisés sur l’ensemble de l’année (+20,0 % par rapport à 2024). De même, les mises en chantier augmentent de 14,5 % par rapport à l’année passée, ce qui représente 47 900 logements commencés supplémentaires (figure 4). Pour autant, ces volumes restent en dessous de la moyenne des cinq dernières années.

Le marché immobilier neuf francilien est plus résilient qu’au niveau national. En 2025, 20 600 logements neufs ont été mis en vente en Île-de-France, soit 48,8 % de plus qu’en 2024 (+18,2 % en France métropolitaine). Les ventes, au nombre de 19 100 en 2025, stagnent cependant pour la deuxième année consécutive, alors que le marché national accuse de son côté un recul (-6,1 %). En conséquence, le stock francilien de logements neufs disponibles à la vente en fin d’année progresse de 13,6 %, revenant à un niveau proche de celui de 2023.

En Île-de-France, le prix moyen au m² des appartements neufs progresse de 2,9 % en 2025 pour s’établir à 5 450 euros/m². La hausse est moins prononcée qu’au niveau national (+3,6 % en France métropolitaine). Dans le marché de l’ancien, les prix des logements se stabilisent (+0,7 %, contre +1,1 % en France) et le nombre de transactions s’est progressivement redressé en 2025 pour retrouver un niveau proche de celui de 2023, tout en restant relativement bas.

Le marché de l’immobilier est soutenu par une légère baisse des taux d’intérêt des crédits à l’habitat après plusieurs années de volatilité. Néanmoins, les nouveaux crédits immobiliers en Île-de-France restent soumis à des conditions d’octroi particulièrement exigeantes.

Du côté des locaux non résidentiels, les surfaces autorisées sont en légère hausse (+1,7 %) en Île-de-France pour s’établir à 4 millions de m², dans un contexte de stabilité au niveau national. Les surfaces mises en chantier progressent légèrement dans la région (+2,3 %) pour atteindre 2,6 millions de m². Cette évolution est certes plus faible qu’à l’échelle nationale (+6,5 %), mais elle fait suite à un net rebond en 2024 en Île-de-France (+5,2 %) quand la tendance était nettement orientée à la baisse en France (-10,9 %).

Figure 4Évolution du nombre de logements autorisés et mis en chantier entre 2000 et 2025 en Île-de-France

Évolution du nombre de logements autorisés et mis en chantier entre 2000 et 2025 en Île-de-France
Année Logements autorisés Mises en chantier
2000 44 444 41 569
2001 41 204 37 328
2002 37 699 34 961
2003 41 272 37 516
2004 50 548 40 811
2005 49 924 45 378
2006 57 984 45 744
2007 55 196 48 565
2008 52 981 44 889
2009 44 911 42 339
2010 61 781 49 120
2011 75 397 56 393
2012 76 965 60 391
2013 63 426 56 145
2014 66 500 52 127
2015 73 412 61 697
2016 87 729 66 834
2017 98 757 84 438
2018 91 605 80 683
2019 82 100 76 522
2020 63 908 63 488
2021 71 637 70 239
2022 78 569 67 024
2023 62 300 48 709
2024 53 683 41 781
2025 64 396 47 857
  • Source : SDES, Sitadel.

Figure 4Évolution du nombre de logements autorisés et mis en chantier entre 2000 et 2025 en Île-de-France

  • Source : SDES, Sitadel.
Publication rédigée par :Stéphane Baux, Xavier Gatepaille, Philippe Pottier, Élisabeth Prévost, Pierre-Issa Touré (Insee), Fanny Héraud (Direction régionale et interdépartementale de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt Île-de-France), Noémie Oswalt (Direction régionale et interdépartementale de l’environnement, de l’aménagement et des transports)

Avertissement

Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d'une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.

Pour comprendre

Emploi salarié :

Créations d’entreprises :

Construction :

La base de données Sit@del2 rassemble les informations relatives aux autorisations de construire (permis accordés) et aux mises en chantier transmises par les services instructeurs (État, collectivités territoriales) au service statistique du Ministère de la Transition écologique (MTE). Les mouvements relatifs à la vie du permis (autorisations, annulations, modificatifs, déclarations d'ouverture de chantier) sont exploités à des fins statistiques.

Les séries de la construction utilisées pour la conjoncture et le bilan économique sont élaborées à partir de cette base.

En matière de logement, les séries d'estimations en date réelle sont produites mensuellement pour évaluer le nombre d'autorisations et de mises en chantier. Elles visent à retracer dès le mois suivant, l'ensemble des évènements à leur date réelle. Sur la base des données collectées, les séries intègrent une estimation de l'information non encore remontée. Ces séries sont actualisées chaque mois pour prendre en compte les informations les plus récentes. Les estimations en date réelle corrigent des éventuels défauts de collecte des déclarations d'ouverture de chantier.

Pour les locaux non résidentiels, les séries de surface de plancher en date de prise en compte permettent le suivi conjoncturel de ce secteur. Elles agrègent les informations issues des permis (autorisés, commencés, etc.) selon la date d'enregistrement de la donnée dans l'application Sit@del2.

Les séries de surface de plancher en date réelle sont utilisées pour les études structurelles. L'information est restituée selon la date effective de l'autorisation ou de la mise en chantier. Ces séries sont présentées nettes des annulations et ne comportent pas d'estimations : elles minorent donc la réalité, spécialement pour les mois de collecte les plus récents.

À la date de réalisation de cette publication, les données consolidées en date réelle ne sont pas disponibles ; les données en date de prise en compte ont donc été privilégiées.

Nomenclature :

Définitions

Heures rémunérées :

Les heures rémunérées couvrent les heures travaillées ainsi que des heures non travaillées mais rémunérées par l’employeur, notamment pendant les congés payés. Les périodes de chômage partiel indemnisées par l’administration publique et non par l’employeur ne sont à ce titre pas comprises dans les heures rémunérées.

Emploi salarié :

Les salariés sont les personnes qui travaillent, aux termes d’un contrat, pour une autre entité résidente en échange d’un salaire ou d’une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.

Estimations d'emploi localisées / Estel :

Le concept central d'Estel est une synthèse ascendante des sources administratives utilisées avec prise en compte de la multi-activité. Estel mesure l'emploi selon un concept « BIT répertorié ».

Intérim / Travail temporaire / Travail intérimaire :

L'intérim (ou travail intérimaire ou travail temporaire) consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire.

Correction des variations saisonnières / CVS / Désaisonnalisation :

La correction des variations saisonnières permet d’éliminer l’effet de fluctuations périodiques infra-annuelles dues au calendrier et aux saisons, de manière à faire ressortir les évolutions les plus significatives de la série. Celles-ci sont contenues dans la tendance et la composante irrégulière.

Nomenclature d'activités française / NAF :

La nomenclature des activités économiques en vigueur en France depuis le 1er janvier 2008 est la nomenclature d'activités française (NAF rév. 2). La NAF a la même structure que de la nomenclature d'activités de la Communauté européenne (NACE rév. 2) mais elle comporte un niveau supplémentaire, spécifique à la France, celui des sous-classes.

La NAF rév. 2 comporte cinq niveaux comprenant respectivement : 21, 88, 272, 615 et 732 postes.

La NAF rév. 2 s'est substituée à la NAF rév. 1 datant de 2003 (entrée en vigueur au 1er janvier 2003). La NAF rév. 1 comporte cinq niveaux ayant respectivement 17, 31, 62, 224, et 712 postes .

La NAF rév. 1 avait succédé à la NAF qui était en vigueur depuis le 1er janvier 1993.

Emploi (au sens du Bureau International du Travail (BIT)) :

Une personne en emploi au sens du Bureau International du Travail (BIT) est une personne de 15 ans ou plus ayant effectué au moins une heure de travail rémunéré au cours d’une semaine donnée ou absente de son emploi sous certaines conditions de motif (congés annuels, maladie, maternité,etc.) et de durée.

Chômage partiel :

Lorsqu'une entreprise réduit son activité au-dessous de l'horaire légal ou arrête momentanément tout ou partie de son activité et qu'elle n'entend pas rompre les contrats de travail qui la lient à ses salariés, elle peut avoir recours au chômage partiel.

Catégories des inscrits à France Travail :

Les inscrits à France Travail, qui regroupent les personnes inscrites sur les listes de France Travail, sont historiquement classés en cinq catégories selon leur situation vis-à-vis de l’obligation de recherche d’emploi et de l’exercice ou non d’une activité : A, B, C, D ou E. En janvier 2025, deux nouvelles catégories (F et G) ont été créées.

Chômeur (au sens du Bureau International du Travail (BIT)) / Personne au chômage (au sens du Bureau International du Travail (BIT)) :

Un chômeur au sens du BIT est une personne âgée de 15 ans ou plus qui répond simultanément à trois conditions :

  • être sans emploi durant une semaine donnée
  • être disponible pour prendre un emploi dans les deux semaines
  • avoir cherché activement un emploi au cours des quatre dernières semaines ou en avoir trouvé un qui commence dans moins de trois mois.

Contrat d'apprentissage :

Le contrat d'apprentissage est un contrat de travail conclu entre un employeur et un jeune de 16 à
29 ans ayant satisfait à l'obligation scolaire, des dérogations étant possibles.

Contrat d’engagement jeune :

Le contrat d’engagement jeune (CEJ) s’adresse à tous les jeunes âgés de 16 à 25 ans révolus (ou 29 ans révolus lorsqu’ils disposent de la reconnaissance de travailleur handicapé), qui rencontrent des difficultés d'accès à l'emploi durable. Mis en œuvre à la fois par France Travail et les missions locales depuis le 1er mars 2022, il propose à ces jeunes éloignés de l’emploi un programme d’accompagnement intensif (avec un objectif de 15 à 20 heures d’accompagnement par semaine), et une mise en activité régulière. Le parcours est prévu pour durer de 6 à 12 mois. Le bénéficiaire peut toutefois quitter le dispositif de façon anticipée ou au contraire le prolonger jusqu’à 18 mois maximum. Les jeunes peuvent percevoir une allocation mensuelle pouvant aller jusqu’à 520 euros, en fonction de ses ressources et sous condition de respecter ses engagements. Contrairement à la Garantie jeunes qui s’inscrivait nécessairement dans un Pacea, le CEJ ne peut pas être concomitant avec un Pacea.

Contrat de professionnalisation :

Le contrat de professionnalisation est un contrat de travail destiné à permettre aux jeunes de 16 à 25 ans, aux demandeurs d’emploi et aux bénéficiaires de certaines allocations ou contrats, d’acquérir une qualification professionnelle ou de compléter leur formation initiale au moyen d’une formation en alternance.

Contrat unique d'insertion / CUI :

Le contrat unique d'insertion a pour objet de faciliter l'insertion professionnelle des personnes sans emploi rencontrant des difficultés sociales et professionnelles d'accès à l'emploi.

Demande d'indemnisation pour activité partielle :

Le dispositif de l’activité partielle (ou chômage partiel) permet aux établissements confrontés à des difficultés temporaires de diminuer ou suspendre leur activité tout en assurant aux salariés une indemnisation pour compenser leur perte de salaire. L’activité partielle fait l’objet de demandes d’autorisation préalables (DAP) déposées par les établissements souhaitant recourir à l’activité partielle en raison de la crise sanitaire, ainsi que les demandes d’indemnisation (DI). Lors de la phase d’indemnisation, il est possible que le nombre d’heures effectivement consommé soit inférieur à celui qui avait été demandé. L’ensemble des données présentées sur l’activité partielle sont susceptibles d’être révisées.

Demandeurs d'emploi en fin de mois / DEFM / Demandes d'emploi en fin de mois :

Les demandeurs d'emploi en fin de mois (DEFM) sont les personnes inscrites à France Travail et ayant une demande en cours au dernier jour du mois.

Demandeurs d'emploi de longue durée / DELD :

Les demandeurs d'emploi de longue durée (DELD) sont ceux inscrits en catégories A, B, C, depuis un an ou plus.

Demandeurs d'emploi de très longue durée / DETLD :

Les demandeurs d'emploi de très longue durée (DETLD) sont ceux inscrits depuis deux ans ou plus.

Emplois francs :

Expérimenté à partir du 1er avril 2018 puis généralisé à la France entière au 1er janvier 2020, le dispositif d’emploi franc est un dispositif qui permet à un employeur de bénéficier d’une aide financière lorsqu’il embauche un habitant résidant dans un quartier prioritaire de la politique de la ville (QPV), en CDI ou en CDD d’au moins six mois.

Insertion par l’Activité Économique (IAE) :

L’insertion par l’activité économique (IAE) consiste en un accompagnement dans l’emploi destiné à aider les personnes très éloignées de l’emploi et rencontrant des difficultés sociales et professionnelles afin de faciliter leur insertion sur le marché du travail. La spécificité du parcours d’insertion consiste à proposer un contrat de travail, doublé d’un accompagnement social et professionnel personnalisé, de façon à lever les principaux freins d’accès à l’emploi. En complément de l’accompagnement dispensé, les salariés peuvent bénéficier de formations adaptées à leurs besoins.

Parcours contractualisé d’accompagnement vers l’emploi et l’autonomie (PACEA) :

Mis en place à partir de 2017, le PACEA est le cadre contractuel de l’accompagnement des jeunes par les missions locales. Il concerne tous les jeunes de 16 à 25 ans révolus. Le PACEA est constitué de phases d’accompagnement successives qui peuvent s’enchaîner pour une durée maximale de 24 mois consécutifs.

En fonction de la situation et des besoins de l’intéressé, le bénéfice d’une allocation peut être accordé à un jeune en PACEA, destinée à soutenir ponctuellement la démarche d’insertion du jeune vers et dans l’emploi et l’autonomie.

Parcours emploi compétences (PEC) :

Depuis janvier 2018, les contrats aidés du secteur non-marchand (CUI-CAE) sont transformés en parcours emploi compétences.

Dans le cadre du parcours emploi compétences, le montant de l’aide accordée aux employeurs, exprimé en pourcentage du Smic brut, est modulé selon le type de public (PEC « tout public », PEC QPV-ZRR, PEC Jeunes).

Population active (au sens du Bureau International du Travail (BIT)) / Actifs (au sens du Bureau International du Travail (BIT)), personnes actives (au sens du Bureau International du Travail (BIT)) :

La population active au sens du Bureau International du Travail (BIT) comprend les personnes en emploi au sens du BIT et les chômeurs au sens du BIT.

Taux de chômage :

Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).

On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...

Remarque :

Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.

Taux de chômage (BIT) :

Le taux de chômage est le rapport entre le nombre de chômeurs et le nombre d’actifs (en emploi ou au chômage).

Création d'entreprise / Réactivation d'entreprise :

Une création d'entreprise correspond à la mise en œuvre d'une nouvelle combinaison de facteurs de production avec pour restriction qu'aucune autre entreprise ne soit impliquée dans cet évènement.

Cessation d'entreprise :

Il s'agit de l'arrêt total de l'activité économique de l'entreprise.

Il ne faut pas confondre la notion de défaillance avec la notion plus large de cessation. Les liquidations qui font suite à une défaillance ne représentent qu'une partie, variable avec le temps et le secteur d'activité, de l'ensemble des cessations.

Défaillance d'entreprise :

Une unité légale est en situation de défaillance ou de dépôt de bilan à partir du moment où une procédure de redressement judiciaire est ouverte à son encontre.

Micro-entrepreneur :

Un micro-entrepreneur bénéficie du régime de même nom (appelé auto-entrepreneur jusque 2014), qui offre des formalités de création d'entreprise allégées et un mode de calcul et de paiement simplifié des cotisations sociales et de l'impôt sur le revenu. Il s’applique aux entrepreneurs individuels qui en font la demande, sous certaines conditions.

Services rendus aux entreprises :

Les services rendus aux entreprises regroupent globalement les activités scientifiques et techniques et les services administratifs et de soutien.

Services rendus aux particuliers :

Les services aux particuliers se caractérisent par la mise à disposition d'une prestation technique ou intellectuelle principalement à destination des particuliers (ou ménages), même si certains d’entre eux concernent également les entreprises.

Nomenclature agrégée 2008 / NA 2008 :

Avec le passage à la NAF rév. 2 (nomenclature d'activités française révisée au 1er janvier 2008), la nomenclature économique de synthèse (NES) associée à la NAF rév. 1 disparaît en tant que telle. En effet, cette nomenclature strictement française ne permettait pas de comparaisons internationales car elle ne s'emboîtait pas dans l'arborescence de la CITI et de la NACE.

La NAF rév. 2 contient deux niveaux agrégés « standard » : les sections et divisions en, respectivement, 21 et 88 postes. Ces niveaux sont communs à la nomenclature internationale d'activités CITI rév. 4, à la nomenclature européenne d'activités NACE rév. 2 et à la NAF rév. 2.

Il était toutefois nécessaire de disposer de niveaux de regroupements supplémentaires pour répondre aux besoins de l'analyse économique et de la diffusion en matière de données de synthèse.

Sept niveaux d'agrégation sont ainsi associés à la NAF rév. 2, dénommés « A xx » où xx représente le nombre de postes du niveau. Ils constituent la nomenclature agrégée (NA) :

· A 10 : niveau international, regroupement de sections ;

· A 17 : niveau français intermédiaire entre les niveaux A 10 et A 38.

Au niveau des sections (A 21), l'industrie manufacturière est détaillée en cinq postes et, inversement, certaines activités de services sont regroupées.

· A 21 : sections, niveau standard de l'arborescence de la NAF rév. 2 ;

· A 38 : niveau international, intermédiaire entre sections et divisions ;

· A 64 : niveau européen, intermédiaire entre les niveaux A 38 et divisions (A 88), provisoire ;

· A 88 : divisions, niveau standard de l'arborescence de la NAF rév. 2 ;

· A 129 : niveau français intermédiaire entre les niveaux divisions (A 88) et groupes.

Entreprise :

L’entreprise est la plus petite combinaison d’unités légales qui constitue une unité organisationnelle de production de biens et de services jouissant d’une certaine autonomie de décision, notamment pour l’affectation de ses ressources courantes.

Établissement / Siret :

L'établissement est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services : ce peut être une usine, une boulangerie, un magasin de vêtements, un des hôtels d'une chaîne hôtelière, la « boutique » d'un réparateur de matériel informatique...

Logement autorisé :

Un logement autorisé est un logement, non encore réalisé, dont la construction a été autorisée par un permis de construire ou une non-opposition à une déclaration préalable.


Logement commencé :

Un logement est considéré comme commencé (ou mis en chantier) après réception de la déclaration d’ouverture de chantier (DOC) envoyée par le pétitionnaire (ou maître d’ouvrage).


Logement collectif :

Un logement collectif (appartement) fait partie d’un bâtiment dans lequel sont superposés plus de deux logements distincts et dont certains ne disposent pas d’un accès privatif.

Logement individuel :

Un logement individuel est un logement dans une maison individuelle. Une maison individuelle peut comporter deux logements individuels s'ils ont été construits par le même maître d'ouvrage d'après le code de la construction et de l'habitation.

Immatriculations de véhicules neufs :

Les immatriculations de véhicules neufs sont issues du répertoire statistique des véhicules routiers (Rsvero) qui recense les véhicules routiers immatriculés sur le territoire français (départements d’outre-mer compris). Les immatriculations provisoires de véhicules neufs et celles des véhicules en transit temporaire ne sont pas comptabilisées.

Hôtellerie de plein air (campings) / Campings :

Les campings sont destinés à l’accueil de tentes, de caravanes, de résidences mobiles de loisirs et d’habitations légères de loisirs. Ils sont constitués d’emplacements nus ou équipés de l’une de ces installations, ainsi que d’équipements communs.

Autres hébergements collectifs touristiques / AHCT :

Les autres hébergements collectifs touristiques (AHCT) sont les résidences hôtelières de tourisme, les villages de vacances et maisons familiales de vacances, les auberges de jeunesse et centres internationaux de séjour, les centres sportifs.

Nuitée :

Le nombre de nuitées correspond au nombre total de nuits passées par les clients dans un établissement ; deux personnes séjournant trois nuits dans un hôtel comptent ainsi pour six nuitées de même que six personnes ne séjournant qu'une nuit.

Arrivées :

Les arrivées sont le nombre total de personnes arrivées dans un établissement durant la période considérée. Elles ne sont comptées qu'une fois, au 1er jour de leur séjour, quelle que soit la durée du séjour.

Séjour :

Les voyages se décomposent en « séjours » définis par le fait d'avoir passé au moins une nuit en lieu fixe. La durée des séjours est comptabilisée en nuitées.

Durée moyenne de séjour (hôtellerie, hôtellerie de plein air) :

Rapport du nombre de nuitées au nombre d'arrivées de clients hébergés.

Taux d'occupation (hôtellerie, hôtellerie de plein air, autres hébergements) :

Le taux d'occupation est le rapport entre le nombre de chambres (emplacements) occupés et le nombre de chambres (emplacements) offerts par les hôtels et campings ouverts.

Tourisme :

Le tourisme comprend les activités déployées par les personnes au cours de leurs voyages et séjours dans des lieux situés en dehors de leur environnement habituel pour une période consécutive qui ne dépasse pas une année.

Résident (au sens du tourisme) :

Personne résidant en France et réalisant un séjour touristique en France.

Non-résident (au sens du tourisme) :

Personne résidant à l'étranger et réalisant un séjour touristique en France.

Taux d'ouverture :

Rapport entre le nombre d'hôtels ouverts au moins un jour le mois de l'enquête et le nombre d'hôtels du parc.

Pour en savoir plus

(1) Oswalt N., Prévost É., « Au quatrième trimestre 2025, un ralentissement persistant de l’économie francilienne », Insee Conjoncture Île-de-France no 58, avril 2026.

(2) Insee, « Au quatrième trimestre 2025, l’emploi salarié est stable ou quasi stable dans plus de la moitié des régions », Informations Rapides no 65, mars 2026.

(3) Pottier Ph., Prévost É., « Un an après les Jeux Olympiques et Paralympiques, le tourisme francilien au plus haut en 2025 », Insee Flash Île-de-France no 110, mars 2026.

(4) Site de la Ouvrir dans un nouvel ongletDriaaf Île-de-France.

(5) Site de la statistique agricole (Ouvrir dans un nouvel ongletAgreste).

(6) Site de la Ouvrir dans un nouvel ongletDRIEAT.