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Insee Conjoncture Auvergne-Rhône-Alpes · Avril 2026 · n° 51
Insee Conjoncture Auvergne-Rhône-AlpesUne fin d'année à l'image d'une année morose Synthèse annuelle économique régionale - 2025

Maël Dieudonné, Thierry Marault, Grégory Rabatel (Insee)

En Auvergne‑Rhône‑Alpes, l’activité continue de décliner au quatrième trimestre. Le nombre d’heures rémunérées poursuit son recul, l’emploi reste à l’arrêt tandis que le chômage augmente et les créations d’entreprises diminuent. De leur côté, les défaillances d'entreprises ralentissent. Ce trimestre conclut une année morose dans la région comme au national.

Insee Conjoncture Auvergne-Rhône-Alpes
No 51
Paru le :Paru le14/04/2026

Cette publication fait partie des 17 synthèses annuelles régionales 2025 publiées par l'Insee.

Retrouvez les synthèses annuelles des autres régions.

L’économie française profite de la reprise européenne, mais le chômage augmente

En 2025, l’économie mondiale a plutôt bien résisté aux inquiétudes créées par la nouvelle politique douanière américaine. En Europe, les économies ont réussi à enclencher la reprise : la croissance a atteint +0,9 % en 2025 dans les autres principales économies de la zone euro malgré un rythme modéré en fin d'année (+0,3 % au troisième trimestre puis +0,2 % au quatrième).

Malgré les incertitudes politiques, l’économie française profite de la reprise européenne. La croissance atteint +0,9 % en 2025, soit quasiment autant qu’en 2024 (+1,1 %). Au quatrième trimestre 2025, l’activité ralentit en France : +0,2 % après +0,5 % au troisième trimestre.

En 2026, la flambée des cours des hydrocarbures se traduirait en France par un net regain d’inflation (2 % au cours du printemps, sur 12 mois glissants). Bien que fragilisée, la croissance française résisterait au premier semestre 2026, avec +0,2 % par trimestre et +0,9 % d’acquis à mi‑année.

Le marché du travail ne profiterait pas de cette timide embellie. En 2025, l’emploi salarié baisse légèrement (‑60 000 emplois), majoritairement au quatrième trimestre, et continuerait à baisser d’ici juin 2026 (‑22 000 emplois). Le taux de chômage, à 7,9 %, atteindrait 8,1 % mi‑2026.

L’activité recule de nouveau en fin d’année

Les soldes d’opinion sur les perspectives d’activité des entreprises, sous l’hypothèse que leurs évolutions nationales se déclinent uniformément entre les régions, témoignent d’un nouveau repli de l’activité au quatrième trimestre 2025, en Auvergne‑Rhône‑Alpes comme en France.

Les heures rémunérées poursuivent leur baisse par rapport au même trimestre de l’année précédente (‑0,4 %). Ce recul est toutefois moins important que sur l’ensemble du territoire français hors Mayotte (‑0,6 %). La construction accuse de nouveau la plus forte baisse, avec ‑2,1 % contre ‑1,9 % à l'échelle nationale. Les services non marchands restent le seul secteur à croître dans la région, avec +0,4 %. Tous secteurs confondus, la plus forte diminution se situe en novembre, aussi bien en Auvergne‑Rhône‑Alpes (‑1,1 %) qu’en France (hors Mayotte) (‑1,2 %), et n'est pas compensée par la hausse du mois de décembre (figure 1).

Figure 1Évolution sectorielle mensuelle des heures rémunérées par rapport au même mois de l'année précédente

(en %)
Évolution sectorielle mensuelle des heures rémunérées par rapport au même mois de l'année précédente ((en %))
Période Industrie Construction Services principalement marchands Services principalement non marchands Ensemble - Auvergne-Rhône-Alpes Ensemble - France hors Mayotte
janv. 2024 0,8 -4,0 1,3 1,8 0,8 0,9
févr. 2024 1,3 -1,6 1,3 2,3 1,1 1,3
mars 2024 -1,3 -4,1 0,1 0,5 -0,5 -0,5
avril 2024 1,9 -1,7 1,6 2,9 1,5 1,8
mai 2024 -0,5 -4,8 0,7 1,6 0,0 0,4
juin 2024 -2,2 -3,9 -0,5 -0,2 -1,2 -1,0
juil. 2024 1,3 -0,2 1,3 2,5 1,3 1,4
août 2024 -1,2 -4,3 0,0 0,8 -0,5 -0,3
sept. 2024 -0,2 -2,2 0,1 1,5 0,0 0,2
oct. 2024 0,3 -1,5 0,5 2,1 0,5 0,5
nov. 2024 -1,4 -1,8 -0,6 0,4 -0,8 -0,7
déc. 2024 0,2 -5,0 0,6 1,7 0,2 0,1
janv. 2025 -0,4 -0,1 -0,1 0,9 0,0 -0,1
févr. 2025 -1,3 -2,0 -0,7 -0,3 -0,9 -1,2
mars 2025 -0,4 -2,5 -0,3 0,9 -0,4 -0,5
avril 2025 -0,4 -1,1 -0,2 0,6 -0,3 -0,3
mai 2025 -0,9 -1,5 -0,6 0,2 -0,6 -0,7
juin 2025 0,5 -1,7 0,2 1,4 0,2 0,1
juil. 2025 -0,1 -1,2 -0,2 0,4 -0,2 -0,3
août 2025 -0,7 -1,9 -0,5 0,2 -0,5 -0,8
sept. 2025 0,7 -0,4 0,0 1,2 0,3 0,1
oct. 2025 -0,2 -1,0 -0,2 0,5 -0,2 -0,4
nov. 2025 -0,9 -3,2 -1,0 -0,3 -1,1 -1,2
déc. 2025 0,7 -2,1 0,3 1,0 0,3 -0,1
  • Notes : Ensemble des heures rémunérées des salariés y compris les heures supplémentaires ainsi que les absences pour lesquelles le salarié est rémunéré. Extraction de mars 2026.
  • Champ : Secteur privé hors secteur agricole.
  • Source : DSN, traitement Insee.

Figure 1Évolution sectorielle mensuelle des heures rémunérées par rapport au même mois de l'année précédente

  • Notes : Ensemble des heures rémunérées des salariés y compris les heures supplémentaires ainsi que les absences pour lesquelles le salarié est rémunéré. Extraction de mars 2026.
  • Champ : Secteur privé hors secteur agricole.
  • Source : DSN, traitement Insee.

Cette dynamique défavorable de l’activité se répercuterait sur l'évolution de la richesse créée dans la région, qui ralentirait au quatrième trimestre, sous l’hypothèse que les évolutions sectorielles nationales de la valeur ajoutée se déclinent uniformément entre régions.

Sur l’ensemble de l’année, l’activité se replie de ‑0,3 %, proche de l’évolution nationale (‑0,4 %) : le secteur de la construction continue de s’affaiblir (‑1,6 %), l’industrie diminue légèrement (‑0,3 %) et les services marchands ralentissent (‑0,3 %) après plusieurs années de hausse. Seul le secteur des services non marchands augmente (+0,6 %).

Au premier trimestre 2026, les résultats des enquêtes de conjoncture nationale, déclinés selon la structure sectorielle régionale, laissent présager une croissance plus soutenue, portée principalement par les services marchands. La croissance ralentirait toutefois au second trimestre, du fait des conflits internationaux.

Avertissement sur les heures rémunérées

Dans le secteur de la construction, les évolutions des heures rémunérées doivent être interprétées avec prudence, en particulier pour les mois de décembre et de janvier, dans les comparaisons en glissement annuel.

En effet, dans ce secteur, les congés des salariés sont indemnisés par des caisses de congés payés et non directement par les employeurs ; ils ne sont donc pas comptabilisés dans les heures rémunérées issues des déclarations.

Selon le positionnement calendaire des congés de fin d’année, un même mois peut inclure un nombre de jours de congés différent d’une année sur l’autre, ce qui peut entraîner des évolutions marquées des heures rémunérées sans que celles-ci reflètent nécessairement une évolution de l’activité économique.

L’emploi s’oriente à la baisse

Le nombre de salariés diminue au quatrième trimestre (‑0,1 %), dans la région comme en France (hors Mayotte), après un troisième trimestre stable (figure 2).

Figure 2Évolution trimestrielle de l'emploi salarié

(indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2019)
Évolution trimestrielle de l'emploi salarié ((indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2019))
Période Emploi salarié total - Auvergne-Rhône-Alpes Emploi salarié total - France hors Mayotte Emploi salarié privé - Auvergne-Rhône-Alpes Emploi salarié privé - France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2019 100,0 100,0 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2020 97,7 98,2 97,0 97,6
2ᵉ trim. 2020 97,6 97,7 97,2 97,3
3ᵉ trim. 2020 99,9 99,7 99,7 99,5
4ᵉ trim. 2020 99,2 99,7 98,8 99,5
1ᵉ trim. 2021 99,9 100,4 99,7 100,4
2ᵉ trim. 2021 101,7 101,4 102,0 101,7
3ᵉ trim. 2021 102,7 102,3 103,1 102,7
4ᵉ trim. 2021 103,2 102,9 103,7 103,5
1ᵉ trim. 2022 103,6 103,3 104,2 104,0
2ᵉ trim. 2022 103,9 103,6 104,5 104,3
3ᵉ trim. 2022 104,1 103,8 104,8 104,6
4ᵉ trim. 2022 104,6 104,2 105,3 105,1
1ᵉ trim. 2023 104,8 104,5 105,5 105,3
2ᵉ trim. 2023 104,9 104,6 105,5 105,4
3ᵉ trim. 2023 105,1 104,7 105,7 105,6
4ᵉ trim. 2023 105,3 104,9 105,8 105,6
1ᵉ trim. 2024 105,5 105,2 106,0 105,9
2ᵉ trim. 2024 105,4 105,1 105,7 105,7
3ᵉ trim. 2024 105,6 105,3 105,9 105,8
4ᵉ trim. 2024 105,5 105,1 105,8 105,7
1ᵉ trim. 2025 105,5 105,1 105,8 105,7
2ᵉ trim. 2025 105,5 105,1 105,9 105,6
3ᵉ trim. 2025 105,5 105,1 105,7 105,5
4ᵉ trim. 2025 105,4 104,9 105,7 105,4
  • Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS en fin de trimestre.
  • Champ : Emploi salarié total.
  • Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 2Évolution trimestrielle de l'emploi salarié

  • Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS en fin de trimestre.
  • Champ : Emploi salarié total.
  • Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Cette évolution affecte particulièrement trois secteurs : la construction, l’industrie et le tertiaire non marchand (figure 3). Dans la construction, l’emploi salarié poursuit le déclin amorcé au printemps 2022, dans les mêmes proportions qu'à l'échelle nationale (‑0,4 %). Le Rhône est le principal contributeur à cette baisse, avec 400 emplois perdus au quatrième trimestre (‑0,7 %). Dans le tertiaire non marchand, l’emploi salarié recule de ‑0,3 %, autant qu’au national, correspondant à la perte de 2 900 emplois dans la région. Dans l’industrie, l’emploi salarié hors intérim se réduit de ‑0,2 %, soit 900 emplois en moins. Cette baisse est plus forte dans la région qu’en France (hors Mayotte), où elle se limite à ‑0,1 %. L'Isère est le département où le repli du nombre d'emploi est le plus important (‑500 emplois soit ‑0,6 %).

Figure 3Évolutions trimestrielles de l'emploi salarié total par grand secteur d'activité - Auvergne-Rhône-Alpes

(indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2019)
Évolutions trimestrielles de l'emploi salarié total par grand secteur d'activité - Auvergne-Rhône-Alpes ((indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2019))
Période Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim Tertiaire non marchand
4ᵉ trim. 2019 100,0 100,0 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2020 99,9 99,7 97,8 99,9
2ᵉ trim. 2020 101,2 99,3 97,0 99,1
3ᵉ trim. 2020 102,6 99,2 99,7 100,6
4ᵉ trim. 2020 103,7 99,2 97,5 101,0
1ᵉ trim. 2021 104,9 99,7 98,5 101,2
2ᵉ trim. 2021 105,5 100,3 102,1 101,3
3ᵉ trim. 2021 106,1 100,8 103,5 101,7
4ᵉ trim. 2021 106,4 101,0 104,3 101,5
1ᵉ trim. 2022 106,6 101,3 105,0 101,6
2ᵉ trim. 2022 106,2 101,7 105,7 101,8
3ᵉ trim. 2022 106,1 102,1 106,1 101,9
4ᵉ trim. 2022 106,1 102,4 106,7 102,1
1ᵉ trim. 2023 105,5 102,7 107,1 102,5
2ᵉ trim. 2023 105,2 102,9 107,2 102,6
3ᵉ trim. 2023 104,9 103,3 107,5 102,8
4ᵉ trim. 2023 104,8 103,5 107,6 103,5
1ᵉ trim. 2024 104,5 103,7 108,0 103,8
2ᵉ trim. 2024 103,9 103,7 107,8 104,0
3ᵉ trim. 2024 103,6 103,8 108,0 104,4
4ᵉ trim. 2024 103,1 103,8 108,1 104,3
1ᵉ trim. 2025 102,7 103,8 108,1 104,4
2ᵉ trim. 2025 102,3 103,7 108,2 104,4
3ᵉ trim. 2025 102,1 103,5 108,1 104,7
4ᵉ trim. 2025 101,7 103,3 108,1 104,4
  • Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS en fin de trimestre.
  • Champ : Emploi salarié total.
  • Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 3Évolutions trimestrielles de l'emploi salarié total par grand secteur d'activité - Auvergne-Rhône-Alpes

  • Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS en fin de trimestre.
  • Champ : Emploi salarié total.
  • Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Au quatrième trimestre, l’emploi est stable dans le tertiaire marchand hors intérim (+0,0 %), alors qu’il diminue en France (hors Mayotte) (‑0,1 %). Dans l’agriculture, l’emploi rebondit, dans la région comme au national (+3,8 % et +3,9 %). Le repli observé au troisième trimestre (‑3,2 % soit ‑10 300 emplois) s’expliquait alors par des vendanges précoces en 2025, dont le décalage en août s’était répercuté sur l’emploi, d’abord en septembre puis en octobre. Le rebond est particulièrement notable dans les départements du Rhône, de la Drôme et de l’Ardèche qui cumulent 800 emplois supplémentaires. Enfin, l’emploi intérimaire comptabilisé par convention dans le secteur tertiaire, progresse en fin d’année dans la région (+1,0 %) malgré sa baisse en France (‑0,2 %).

Tous secteurs confondus, l’emploi salarié recule dans tous les départements de la région, à l’exception de la Savoie et de la Haute‑Savoie (+0,4 % et +0,2 %).

Fin 2025, Auvergne‑Rhône‑Alpes comptait 3,27 millions de salariés, soit 12,1 % de l’emploi salarié du pays. Sur l’ensemble de l’année, l’emploi salarié, stable, résiste mieux dans la région qu’au national où il recule (‑0,2 %). Dans les deux cas, les composantes publique (‑0,3 % soit ‑1 950 emplois) et privée (‑0,0 % soit ‑500 emplois) portent ensemble cette baisse.

Trois secteurs évoluent plus favorablement, en particulier l’intérim : il a progressé de +1,7 % dans la région en 2025, alors qu'il est en recul au niveau national (‑0,7 %). Le nombre d'intérimaires se distingue en Ardèche et bondit de +24,7 %, correspondant à 550 emplois supplémentaires liés aux besoins d’une entreprise industrielle. Le secteur agricole progresse également dans la région et enregistre 900 emplois de plus (+3,3 % contre +0,5 % au niveau national). Enfin, le tertiaire marchand hors intérim, qui représente près d’un emploi salarié sur deux dans la région, reste stable (‑0,0 % contre ‑0,1 %).

Dans les autres secteurs, les dynamiques de l’emploi salarié au cours de l'année ont été similaires dans la région à celles mesurées en France (hors Mayotte). Dans l’industrie, qui concentre 15,6 % des emplois de la région contre 12,0 % au national, l’emploi a baissé de ‑0,4 % (contre ‑0,5 %). Dans la construction, l’emploi continue de se replier en 2025 (‑1,3 % contre ‑1,2 %), mais des signes favorables à une reprise se dessinent : les délivrances de permis de construire progressent en 2025, dans la région comme à l'échelle nationale, tandis que les mises en chantier cessent de ralentir en Auvergne‑Rhône‑Alpes et recommencent à croître en France (hors Mayotte). Enfin, dans le tertiaire non marchand, qui représente près d’un tiers des emplois régionaux, l'emploi a reculé brusquement en fin d’année, mais demeure au‑dessus de son niveau du quatrième trimestre 2024 (+0,1 %), comme au plan national.

Le chômage poursuit sa hausse

Au quatrième trimestre, le taux de chômage progresse de 0,2 point dans la région comme au national (figure 4), pour s’établir, respectivement, à 6,8 % en Auvergne‑Rhône‑Alpes et à 7,9 % en France (hors Mayotte). Cette hausse concerne tous les départements de la région, sauf la Haute‑Savoie où il se stabilise à 5,7 %. Elle est la plus marquée dans le Rhône, où le taux de chômage augmente de +0,3 point entre le troisième et le quatrième trimestre, pour atteindre 7,3 %.

Figure 4Évolution du taux de chômage trimestriel

(en % de la population active)
Évolution du taux de chômage trimestriel ((en % de la population active))
Période Auvergne-Rhône-Alpes France hors Mayotte France métropolitaine
4ᵉ trim. 2019 7,1 8,2 7,9
1ᵉ trim. 2020 6,9 7,9 7,7
2ᵉ trim. 2020 6,5 7,1 7,1
3ᵉ trim. 2020 7,9 9,0 8,7
4ᵉ trim. 2020 7,1 8,1 7,9
1ᵉ trim. 2021 7,4 8,2 8,0
2ᵉ trim. 2021 7,0 7,9 7,8
3ᵉ trim. 2021 6,9 7,9 7,7
4ᵉ trim. 2021 6,4 7,4 7,2
1ᵉ trim. 2022 6,3 7,4 7,1
2ᵉ trim. 2022 6,4 7,4 7,2
3ᵉ trim. 2022 6,2 7,2 7,0
4ᵉ trim. 2022 6,1 7,1 6,9
1ᵉ trim. 2023 6,0 7,1 6,9
2ᵉ trim. 2023 6,2 7,2 7,0
3ᵉ trim. 2023 6,4 7,4 7,2
4ᵉ trim. 2023 6,5 7,5 7,3
1ᵉ trim. 2024 6,4 7,5 7,3
2ᵉ trim. 2024 6,3 7,3 7,1
3ᵉ trim. 2024 6,4 7,4 7,2
4ᵉ trim. 2024 6,3 7,3 7,1
1ᵉ trim. 2025 6,5 7,5 7,3
2ᵉ trim. 2025 6,6 7,6 7,4
3ᵉ trim. 2025 6,6 7,7 7,5
4ᵉ trim. 2025 6,8 7,9 7,7
  • Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS.
  • Source : Insee, taux de chômage localisés.

Figure 4Évolution du taux de chômage trimestriel

  • Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS.
  • Source : Insee, taux de chômage localisés.

Sur un an, les dynamiques régionale et nationale sont comparables, avec un taux de chômage croissant de +0,5 point en Auvergne‑Rhône‑Alpes contre +0,6 point en France (hors Mayotte). La progression est la plus élevée dans le Rhône (+0,8 point) et la plus faible en Haute‑Savoie (+0,2 point).

Les créations et les défaillances d’entreprises diminuent

Au dernier trimestre 2025, le nombre de créations d'entreprises diminue en Auvergne‑Rhône‑Alpes, après deux trimestres de hausse : ‑3,4 % pour l'ensemble des entreprises, tirées vers le bas par les micro‑entreprises (‑4,4 %). Ce fléchissement est plus fort qu’en France, où il se limite à ‑0,3 %, grâce au dynamisme des créations de micro‑entreprises, en progression de +1,8 %. Cependant, sur l'année 2025, l'essor des créations d'entreprises est notable (+4,9 % dans la région et +5,2 % au national). Les créations de micro‑entreprises, dans le secteur industriel dans la région, et dans le secteur du commerce au national, portent notamment cette croissance.

Enfin, les défaillances d’entreprises diminuent légèrement en décembre (‑1,0 %) en Auvergne‑Rhône‑Alpes, après une année de hausse constante (figure 5). En cumul annuel, 300 redressements judiciaires supplémentaires ont été prononcés entre décembre 2024 et décembre 2025, soit un accroissement de près de 3,8 % (+3,5 % en France métropolitaine), aboutissant au dépassement de 8 000 défaillances, seuil jusque là jamais atteint.

Figure 5Évolution des défaillances d'entreprises

(indice base 100 en décembre 2019)
Évolution des défaillances d'entreprises ((indice base 100 en décembre 2019))
Période Auvergne-Rhône-Alpes France entière
déc. 2019 100,0 100,0
janv. 2020 98,3 97,6
févr. 2020 97,2 96,1
mars 2020 93,1 92,2
avril 2020 86,7 86,2
mai 2020 81,5 81,1
juin 2020 78,8 78,5
juil. 2020 74,5 75,3
août 2020 73,7 74,4
sept. 2020 69,7 71,4
oct. 2020 65,2 67,5
nov. 2020 60,6 64,3
déc. 2020 57,4 61,0
janv. 2021 54,9 58,4
févr. 2021 51,5 55,1
mars 2021 50,9 54,8
avril 2021 52,4 56,2
mai 2021 52,9 57,4
juin 2021 52,6 56,5
juil. 2021 51,0 54,9
août 2021 51,0 54,7
sept. 2021 50,1 53,7
oct. 2021 49,2 53,2
nov. 2021 49,6 53,3
déc. 2021 50,7 53,9
janv. 2022 51,5 54,9
févr. 2022 52,7 56,8
mars 2022 56,3 59,1
avril 2022 58,7 61,3
mai 2022 60,9 63,3
juin 2022 62,8 65,6
juil. 2022 65,6 68,3
août 2022 66,9 69,6
sept. 2022 71,2 73,0
oct. 2022 75,6 75,8
nov. 2022 78,2 78,7
déc. 2022 80,2 80,6
janv. 2023 82,6 84,0
févr. 2023 85,6 86,4
mars 2023 88,8 89,5
avril 2023 90,4 91,5
mai 2023 93,5 94,1
juin 2023 96,3 96,5
juil. 2023 99,5 98,5
août 2023 100,0 99,3
sept. 2023 102,1 101,1
oct. 2023 104,9 104,4
nov. 2023 109,1 107,4
déc. 2023 110,9 110,0
janv. 2024 114,7 112,1
févr. 2024 118,1 114,9
mars 2024 118,3 116,0
avril 2024 120,9 118,3
mai 2024 123,1 120,0
juin 2024 124,1 121,7
juil. 2024 125,6 124,4
août 2024 125,5 124,1
sept. 2024 126,4 125,8
oct. 2024 127,9 127,5
nov. 2024 128,0 127,9
déc. 2024 131,9 129,5
janv. 2025 131,5 129,6
févr. 2025 131,7 129,8
mars 2025 132,7 130,4
avril 2025 134,5 131,5
mai 2025 133,6 131,6
juin 2025 134,0 132,1
juil. 2025 136,9 132,3
août 2025 136,9 132,4
sept. 2025 137,7 133,6
oct. 2025 137,8 133,5
nov. 2025 138,3 133,8
déc. 2025 136,9 134,1
  • Notes : Données brutes, en date de jugement. Chaque point correspond au cumul des 12 derniers mois. Extraction de mars 2026.
  • Source : Fiben, Banque de France.

Figure 5Évolution des défaillances d'entreprises

  • Notes : Données brutes, en date de jugement. Chaque point correspond au cumul des 12 derniers mois. Extraction de mars 2026.
  • Source : Fiben, Banque de France.
Publication rédigée par :Maël Dieudonné, Thierry Marault, Grégory Rabatel (Insee)

Avertissement

Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d'une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.

Pour comprendre

Emploi salarié :

Créations d’entreprises :

Construction :

La base de données Sit@del2 rassemble les informations relatives aux autorisations de construire (permis accordés) et aux mises en chantier transmises par les services instructeurs (État, collectivités territoriales) au service statistique du Ministère de la Transition écologique (MTE). Les mouvements relatifs à la vie du permis (autorisations, annulations, modificatifs, déclarations d'ouverture de chantier) sont exploités à des fins statistiques.

Les séries de la construction utilisées pour la conjoncture et le bilan économique sont élaborées à partir de cette base.

En matière de logement, les séries d'estimations en date réelle sont produites mensuellement pour évaluer le nombre d'autorisations et de mises en chantier. Elles visent à retracer dès le mois suivant, l'ensemble des évènements à leur date réelle. Sur la base des données collectées, les séries intègrent une estimation de l'information non encore remontée. Ces séries sont actualisées chaque mois pour prendre en compte les informations les plus récentes. Les estimations en date réelle corrigent des éventuels défauts de collecte des déclarations d'ouverture de chantier.

Pour les locaux non résidentiels, les séries de surface de plancher en date de prise en compte permettent le suivi conjoncturel de ce secteur. Elles agrègent les informations issues des permis (autorisés, commencés, etc.) selon la date d'enregistrement de la donnée dans l'application Sit@del2.

Les séries de surface de plancher en date réelle sont utilisées pour les études structurelles. L'information est restituée selon la date effective de l'autorisation ou de la mise en chantier. Ces séries sont présentées nettes des annulations et ne comportent pas d'estimations : elles minorent donc la réalité, spécialement pour les mois de collecte les plus récents.

À la date de réalisation de cette publication, les données consolidées en date réelle ne sont pas disponibles ; les données en date de prise en compte ont donc été privilégiées.

Nomenclature :

Définitions

Heures rémunérées :

Les heures rémunérées couvrent les heures travaillées ainsi que des heures non travaillées mais rémunérées par l’employeur, notamment pendant les congés payés. Les périodes de chômage partiel indemnisées par l’administration publique et non par l’employeur ne sont à ce titre pas comprises dans les heures rémunérées.

Emploi salarié :

Les salariés sont les personnes qui travaillent, aux termes d’un contrat, pour une autre entité résidente en échange d’un salaire ou d’une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.

Estimations d'emploi localisées / Estel :

Le concept central d'Estel est une synthèse ascendante des sources administratives utilisées avec prise en compte de la multi-activité. Estel mesure l'emploi selon un concept « BIT répertorié ».

Intérim / Travail temporaire / Travail intérimaire :

L'intérim (ou travail intérimaire ou travail temporaire) consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire.

Correction des variations saisonnières / CVS / Désaisonnalisation :

La correction des variations saisonnières permet d’éliminer l’effet de fluctuations périodiques infra-annuelles dues au calendrier et aux saisons, de manière à faire ressortir les évolutions les plus significatives de la série. Celles-ci sont contenues dans la tendance et la composante irrégulière.

Nomenclature d'activités française / NAF :

La nomenclature des activités économiques en vigueur en France depuis le 1er janvier 2008 est la nomenclature d'activités française (NAF rév. 2). La NAF a la même structure que de la nomenclature d'activités de la Communauté européenne (NACE rév. 2) mais elle comporte un niveau supplémentaire, spécifique à la France, celui des sous-classes.

La NAF rév. 2 comporte cinq niveaux comprenant respectivement : 21, 88, 272, 615 et 732 postes.

La NAF rév. 2 s'est substituée à la NAF rév. 1 datant de 2003 (entrée en vigueur au 1er janvier 2003). La NAF rév. 1 comporte cinq niveaux ayant respectivement 17, 31, 62, 224, et 712 postes .

La NAF rév. 1 avait succédé à la NAF qui était en vigueur depuis le 1er janvier 1993.

Emploi (au sens du Bureau International du Travail (BIT)) :

Une personne en emploi au sens du Bureau International du Travail (BIT) est une personne de 15 ans ou plus ayant effectué au moins une heure de travail rémunéré au cours d’une semaine donnée ou absente de son emploi sous certaines conditions de motif (congés annuels, maladie, maternité,etc.) et de durée.

Chômage partiel :

Lorsqu'une entreprise réduit son activité au-dessous de l'horaire légal ou arrête momentanément tout ou partie de son activité et qu'elle n'entend pas rompre les contrats de travail qui la lient à ses salariés, elle peut avoir recours au chômage partiel.

Catégories des inscrits à France Travail :

Les inscrits à France Travail, qui regroupent les personnes inscrites sur les listes de France Travail, sont historiquement classés en cinq catégories selon leur situation vis-à-vis de l’obligation de recherche d’emploi et de l’exercice ou non d’une activité : A, B, C, D ou E. En janvier 2025, deux nouvelles catégories (F et G) ont été créées.

Chômeur (au sens du Bureau International du Travail (BIT)) / Personne au chômage (au sens du Bureau International du Travail (BIT)) :

Un chômeur au sens du BIT est une personne âgée de 15 ans ou plus qui répond simultanément à trois conditions :

  • être sans emploi durant une semaine donnée
  • être disponible pour prendre un emploi dans les deux semaines
  • avoir cherché activement un emploi au cours des quatre dernières semaines ou en avoir trouvé un qui commence dans moins de trois mois.

Contrat d'apprentissage :

Le contrat d'apprentissage est un contrat de travail conclu entre un employeur et un jeune de 16 à
29 ans ayant satisfait à l'obligation scolaire, des dérogations étant possibles.

Contrat d’engagement jeune :

Le contrat d’engagement jeune (CEJ) s’adresse à tous les jeunes âgés de 16 à 25 ans révolus (ou 29 ans révolus lorsqu’ils disposent de la reconnaissance de travailleur handicapé), qui rencontrent des difficultés d'accès à l'emploi durable. Mis en œuvre à la fois par France Travail et les missions locales depuis le 1er mars 2022, il propose à ces jeunes éloignés de l’emploi un programme d’accompagnement intensif (avec un objectif de 15 à 20 heures d’accompagnement par semaine), et une mise en activité régulière. Le parcours est prévu pour durer de 6 à 12 mois. Le bénéficiaire peut toutefois quitter le dispositif de façon anticipée ou au contraire le prolonger jusqu’à 18 mois maximum. Les jeunes peuvent percevoir une allocation mensuelle pouvant aller jusqu’à 520 euros, en fonction de ses ressources et sous condition de respecter ses engagements. Contrairement à la Garantie jeunes qui s’inscrivait nécessairement dans un Pacea, le CEJ ne peut pas être concomitant avec un Pacea.

Contrat de professionnalisation :

Le contrat de professionnalisation est un contrat de travail destiné à permettre aux jeunes de 16 à 25 ans, aux demandeurs d’emploi et aux bénéficiaires de certaines allocations ou contrats, d’acquérir une qualification professionnelle ou de compléter leur formation initiale au moyen d’une formation en alternance.

Contrat unique d'insertion / CUI :

Le contrat unique d'insertion a pour objet de faciliter l'insertion professionnelle des personnes sans emploi rencontrant des difficultés sociales et professionnelles d'accès à l'emploi.

Demande d'indemnisation pour activité partielle :

Le dispositif de l’activité partielle (ou chômage partiel) permet aux établissements confrontés à des difficultés temporaires de diminuer ou suspendre leur activité tout en assurant aux salariés une indemnisation pour compenser leur perte de salaire. L’activité partielle fait l’objet de demandes d’autorisation préalables (DAP) déposées par les établissements souhaitant recourir à l’activité partielle en raison de la crise sanitaire, ainsi que les demandes d’indemnisation (DI). Lors de la phase d’indemnisation, il est possible que le nombre d’heures effectivement consommé soit inférieur à celui qui avait été demandé. L’ensemble des données présentées sur l’activité partielle sont susceptibles d’être révisées.

Demandeurs d'emploi en fin de mois / DEFM / Demandes d'emploi en fin de mois :

Les demandeurs d'emploi en fin de mois (DEFM) sont les personnes inscrites à France Travail et ayant une demande en cours au dernier jour du mois.

Demandeurs d'emploi de longue durée / DELD :

Les demandeurs d'emploi de longue durée (DELD) sont ceux inscrits en catégories A, B, C, depuis un an ou plus.

Demandeurs d'emploi de très longue durée / DETLD :

Les demandeurs d'emploi de très longue durée (DETLD) sont ceux inscrits depuis deux ans ou plus.

Emplois francs :

Expérimenté à partir du 1er avril 2018 puis généralisé à la France entière au 1er janvier 2020, le dispositif d’emploi franc est un dispositif qui permet à un employeur de bénéficier d’une aide financière lorsqu’il embauche un habitant résidant dans un quartier prioritaire de la politique de la ville (QPV), en CDI ou en CDD d’au moins six mois.

Insertion par l’Activité Économique (IAE) :

L’insertion par l’activité économique (IAE) consiste en un accompagnement dans l’emploi destiné à aider les personnes très éloignées de l’emploi et rencontrant des difficultés sociales et professionnelles afin de faciliter leur insertion sur le marché du travail. La spécificité du parcours d’insertion consiste à proposer un contrat de travail, doublé d’un accompagnement social et professionnel personnalisé, de façon à lever les principaux freins d’accès à l’emploi. En complément de l’accompagnement dispensé, les salariés peuvent bénéficier de formations adaptées à leurs besoins.

Parcours contractualisé d’accompagnement vers l’emploi et l’autonomie (PACEA) :

Mis en place à partir de 2017, le PACEA est le cadre contractuel de l’accompagnement des jeunes par les missions locales. Il concerne tous les jeunes de 16 à 25 ans révolus. Le PACEA est constitué de phases d’accompagnement successives qui peuvent s’enchaîner pour une durée maximale de 24 mois consécutifs.

En fonction de la situation et des besoins de l’intéressé, le bénéfice d’une allocation peut être accordé à un jeune en PACEA, destinée à soutenir ponctuellement la démarche d’insertion du jeune vers et dans l’emploi et l’autonomie.

Parcours emploi compétences (PEC) :

Depuis janvier 2018, les contrats aidés du secteur non-marchand (CUI-CAE) sont transformés en parcours emploi compétences.

Dans le cadre du parcours emploi compétences, le montant de l’aide accordée aux employeurs, exprimé en pourcentage du Smic brut, est modulé selon le type de public (PEC « tout public », PEC QPV-ZRR, PEC Jeunes).

Population active (au sens du Bureau International du Travail (BIT)) / Actifs (au sens du Bureau International du Travail (BIT)), personnes actives (au sens du Bureau International du Travail (BIT)) :

La population active au sens du Bureau International du Travail (BIT) comprend les personnes en emploi au sens du BIT et les chômeurs au sens du BIT.

Taux de chômage :

Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).

On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...

Remarque :

Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.

Taux de chômage (BIT) :

Le taux de chômage est le rapport entre le nombre de chômeurs et le nombre d’actifs (en emploi ou au chômage).

Création d'entreprise / Réactivation d'entreprise :

Une création d'entreprise correspond à la mise en œuvre d'une nouvelle combinaison de facteurs de production avec pour restriction qu'aucune autre entreprise ne soit impliquée dans cet évènement.

Cessation d'entreprise :

Il s'agit de l'arrêt total de l'activité économique de l'entreprise.

Il ne faut pas confondre la notion de défaillance avec la notion plus large de cessation. Les liquidations qui font suite à une défaillance ne représentent qu'une partie, variable avec le temps et le secteur d'activité, de l'ensemble des cessations.

Défaillance d'entreprise :

Une unité légale est en situation de défaillance ou de dépôt de bilan à partir du moment où une procédure de redressement judiciaire est ouverte à son encontre.

Micro-entrepreneur :

Un micro-entrepreneur bénéficie du régime de même nom (appelé auto-entrepreneur jusque 2014), qui offre des formalités de création d'entreprise allégées et un mode de calcul et de paiement simplifié des cotisations sociales et de l'impôt sur le revenu. Il s’applique aux entrepreneurs individuels qui en font la demande, sous certaines conditions.

Services rendus aux entreprises :

Les services rendus aux entreprises regroupent globalement les activités scientifiques et techniques et les services administratifs et de soutien.

Services rendus aux particuliers :

Les services aux particuliers se caractérisent par la mise à disposition d'une prestation technique ou intellectuelle principalement à destination des particuliers (ou ménages), même si certains d’entre eux concernent également les entreprises.

Nomenclature agrégée 2008 / NA 2008 :

Avec le passage à la NAF rév. 2 (nomenclature d'activités française révisée au 1er janvier 2008), la nomenclature économique de synthèse (NES) associée à la NAF rév. 1 disparaît en tant que telle. En effet, cette nomenclature strictement française ne permettait pas de comparaisons internationales car elle ne s'emboîtait pas dans l'arborescence de la CITI et de la NACE.

La NAF rév. 2 contient deux niveaux agrégés « standard » : les sections et divisions en, respectivement, 21 et 88 postes. Ces niveaux sont communs à la nomenclature internationale d'activités CITI rév. 4, à la nomenclature européenne d'activités NACE rév. 2 et à la NAF rév. 2.

Il était toutefois nécessaire de disposer de niveaux de regroupements supplémentaires pour répondre aux besoins de l'analyse économique et de la diffusion en matière de données de synthèse.

Sept niveaux d'agrégation sont ainsi associés à la NAF rév. 2, dénommés « A xx » où xx représente le nombre de postes du niveau. Ils constituent la nomenclature agrégée (NA) :

· A 10 : niveau international, regroupement de sections ;

· A 17 : niveau français intermédiaire entre les niveaux A 10 et A 38.

Au niveau des sections (A 21), l'industrie manufacturière est détaillée en cinq postes et, inversement, certaines activités de services sont regroupées.

· A 21 : sections, niveau standard de l'arborescence de la NAF rév. 2 ;

· A 38 : niveau international, intermédiaire entre sections et divisions ;

· A 64 : niveau européen, intermédiaire entre les niveaux A 38 et divisions (A 88), provisoire ;

· A 88 : divisions, niveau standard de l'arborescence de la NAF rév. 2 ;

· A 129 : niveau français intermédiaire entre les niveaux divisions (A 88) et groupes.

Entreprise :

L’entreprise est la plus petite combinaison d’unités légales qui constitue une unité organisationnelle de production de biens et de services jouissant d’une certaine autonomie de décision, notamment pour l’affectation de ses ressources courantes.

Établissement / Siret :

L'établissement est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services : ce peut être une usine, une boulangerie, un magasin de vêtements, un des hôtels d'une chaîne hôtelière, la « boutique » d'un réparateur de matériel informatique...

Logement autorisé :

Un logement autorisé est un logement, non encore réalisé, dont la construction a été autorisée par un permis de construire ou une non-opposition à une déclaration préalable.


Logement commencé :

Un logement est considéré comme commencé (ou mis en chantier) après réception de la déclaration d’ouverture de chantier (DOC) envoyée par le pétitionnaire (ou maître d’ouvrage).


Logement collectif :

Un logement collectif (appartement) fait partie d’un bâtiment dans lequel sont superposés plus de deux logements distincts et dont certains ne disposent pas d’un accès privatif.

Logement individuel :

Un logement individuel est un logement dans une maison individuelle. Une maison individuelle peut comporter deux logements individuels s'ils ont été construits par le même maître d'ouvrage d'après le code de la construction et de l'habitation.

Immatriculations de véhicules neufs :

Les immatriculations de véhicules neufs sont issues du répertoire statistique des véhicules routiers (Rsvero) qui recense les véhicules routiers immatriculés sur le territoire français (départements d’outre-mer compris). Les immatriculations provisoires de véhicules neufs et celles des véhicules en transit temporaire ne sont pas comptabilisées.

Hôtellerie de plein air (campings) / Campings :

Les campings sont destinés à l’accueil de tentes, de caravanes, de résidences mobiles de loisirs et d’habitations légères de loisirs. Ils sont constitués d’emplacements nus ou équipés de l’une de ces installations, ainsi que d’équipements communs.

Autres hébergements collectifs touristiques / AHCT :

Les autres hébergements collectifs touristiques (AHCT) sont les résidences hôtelières de tourisme, les villages de vacances et maisons familiales de vacances, les auberges de jeunesse et centres internationaux de séjour, les centres sportifs.

Nuitée :

Le nombre de nuitées correspond au nombre total de nuits passées par les clients dans un établissement ; deux personnes séjournant trois nuits dans un hôtel comptent ainsi pour six nuitées de même que six personnes ne séjournant qu'une nuit.

Arrivées :

Les arrivées sont le nombre total de personnes arrivées dans un établissement durant la période considérée. Elles ne sont comptées qu'une fois, au 1er jour de leur séjour, quelle que soit la durée du séjour.

Séjour :

Les voyages se décomposent en « séjours » définis par le fait d'avoir passé au moins une nuit en lieu fixe. La durée des séjours est comptabilisée en nuitées.

Durée moyenne de séjour (hôtellerie, hôtellerie de plein air) :

Rapport du nombre de nuitées au nombre d'arrivées de clients hébergés.

Taux d'occupation (hôtellerie, hôtellerie de plein air, autres hébergements) :

Le taux d'occupation est le rapport entre le nombre de chambres (emplacements) occupés et le nombre de chambres (emplacements) offerts par les hôtels et campings ouverts.

Tourisme :

Le tourisme comprend les activités déployées par les personnes au cours de leurs voyages et séjours dans des lieux situés en dehors de leur environnement habituel pour une période consécutive qui ne dépasse pas une année.

Résident (au sens du tourisme) :

Personne résidant en France et réalisant un séjour touristique en France.

Non-résident (au sens du tourisme) :

Personne résidant à l'étranger et réalisant un séjour touristique en France.

Taux d'ouverture :

Rapport entre le nombre d'hôtels ouverts au moins un jour le mois de l'enquête et le nombre d'hôtels du parc.

Pour en savoir plus

(1) « L’activité recule encore mais l’emploi résiste grâce au tertiaire non marchand », Insee Conjoncture Auvergne‑Rhône‑Alpes no 50, Janvier 2026.

(2) « Inflation ravivée, croissance fragilisée », Note de conjoncture nationale, Insee, Mars 2026.

(3) Insee, « Au quatrième trimestre 2025, l’emploi salarié est stable ou quasi stable dans plus de la moitié des régions », Informations Rapides no 65, Mars 2026.

(4) Tableau de bord de la conjoncture.