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Insee Flash Bretagne · Février 2026 · n° 121
Insee Flash BretagneEn 2025, une population bretonne toujours en croissance malgré la poursuite de la baisse des naissances et de la hausse des décès Bilan démographique 2025

Jean-Marc Lardoux, Anne Mével (Insee)

Au 1er janvier 2026, la population résidant en Bretagne est estimée à 3 510 100 habitants. Le dynamisme démographique de la région perdure avec une croissance de 0,6 % de sa population en un an, le double de celle observée en France. Cette évolution résulte d’un solde migratoire fortement excédentaire, les arrivées dans la région étant plus nombreuses que les départs. À l’inverse, le solde naturel, différence entre les naissances et les décès, ne cesse de se dégrader depuis plus de dix ans. En 2025, 28 200 naissances ont été comptabilisées pour 37 900 décès. L’Ille-et-Vilaine est le seul département de la région à présenter un solde naturel positif. Le vieillissement de la population bretonne se poursuit, avec une moyenne d’âge de près de 44 ans, supérieure d’un an et demi à la moyenne nationale. Au 1er janvier 2026, un quart des Bretons a au moins 65 ans. Entre 2023 et 2025, le nombre de mariages enregistrés en Bretagne a augmenté de 8,5 %, la hausse la plus élevée des régions de France métropolitaine.

Insee Flash Bretagne
No 121
Paru le :Paru le26/02/2026
Les données de l'infographie sont présentes dans l'onglet suivant : Étude
Publication rédigée par :Jean-Marc Lardoux, Anne Mével (Insee)

Plus de 3,5 millions d’habitants en Bretagne au 1er janvier 2026

Au 1er janvier 2026, la population bretonne est estimée à 3 510 100 habitants (figure 1), ce qui représente 5,1 % de la population française. En un an, la région aurait gagné 20 800 habitants, soit une hausse de 0,6 %, un rythme supérieur à celui observé au niveau national (+0,3 %).

Figure 1Données démographiques sur la Bretagne et ses départements

Données démographiques sur la Bretagne et ses départements
Indicateurs démographiques Année Côtes-d'Armor Finistère Ille-et-Vilaine Morbihan Bretagne
Population au 1er janvier (en nombre) 2026 (p) 617 550 945 340 1 148 210 798 958 3 510 058
2025 (p) 615 540 941 086 1 138 869 793 757 3 489 252
2024 (p) 613 675 937 401 1 129 874 788 761 3 469 711
Naissances domiciliées (en nombre) 2025 (p) 4 400 7 100 10 700 6 000 28 200
2024 4 599 7 119 10 702 5 974 28 394
2023 4 609 7 273 10 862 6 186 28 930
Décès domiciliés (en nombre) 2025 (p) 8 000 11 000 9 400 9 500 37 900
2024 8 030 11 103 9 153 9 291 37 577
2023 8 078 10 980 9 082 9 115 37 255
Solde naturel* (en nombre) 2025 (p) -3 600 -3 900 1 300 -3 500 -9 700
2024 -3 431 -3 984 1 549 -3 317 -9 183
2023 -3 469 -3 707 1 780 -2 929 -8 325
Indicateur conjoncturel de fécondité 2025 (p) 1,57 1,47 1,48 1,59 1,51
Espérance de vie à la naissance (en années) Femmes 2025 (p) 84,8 84,8 86,0 85,4 85,3
Hommes 2025 (p) 78,5 79,0 80,9 79,2 79,6
  • * Différence entre les naissances domiciliées et les décès domiciliés.
  • (p) : données provisoires.
  • Source : Insee, recensements et estimations de population, statistiques et estimations d’état civil.

Cette croissance de la population s’observe dans les quatre départements bretons, mais avec des dynamiques plus ou moins fortes. Elle est supérieure à la moyenne régionale en Ille-et-Vilaine (+0,8 %) et dans le Morbihan (+0,7 %), tandis que dans le Finistère (+0,5 %) et les Côtes-d’Armor (+0,3 %), les évolutions démographiques sont plus proches de la hausse moyenne des départements français.

À l’échelle régionale, l’augmentation du nombre d’habitants s’explique par un fortement excédentaire (des entrées sur le territoire plus nombreuses que les sorties), avec notamment de nombreux arrivants en provenance d’Île-de-France et des deux régions limitrophes, les Pays de la Loire et la Normandie [Cazenave, Lardoux, 2023 ; pour en savoir plus (6)]. À l’inverse, le poursuit sa tendance de long terme à la baisse. Pour la 11e année consécutive, le nombre de décès est supérieur à celui des naissances en Bretagne, avec un écart croissant chaque année (figure 2). En 2025, le déficit naturel s’établit à -9 700, après -9 200 en 2024.

Figure 2Évolution des nombres de naissances et décès et du solde naturel en Bretagne depuis 1946

(en nombre)
Évolution des nombres de naissances et décès et du solde naturel en Bretagne depuis 1946 ((en nombre))
Année Naissances domiciliées Décès domiciliés Solde naturel
1946 50 795 31 175 19 620
1947 52 867 30 291 22 576
1948 52 284 28 642 23 642
1949 50 687 33 156 17 531
1950 49 143 31 645 17 498
1951 46 414 33 671 12 743
1952 45 595 29 982 15 613
1953 44 646 31 969 12 677
1954 44 620 29 576 15 044
1955 44 093 30 446 13 647
1956 44 550 31 013 13 537
1957 44 608 29 521 15 087
1958 44 360 27 248 17 112
1959 44 071 27 702 16 369
1960 43 329 28 000 15 329
1961 43 624 27 451 16 173
1962 43 024 29 385 13 639
1963 43 904 30 989 12 915
1964 44 088 28 183 15 905
1965 43 338 29 832 13 506
1966 42 906 29 006 13 900
1967 42 028 29 445 12 583
1968 42 312 30 907 11 405
1969 42 983 31 133 11 850
1970 43 410 30 436 12 974
1971 44 506 29 912 14 594
1972 44 230 29 970 14 260
1973 43 520 30 321 13 199
1974 40 572 29 947 10 625
1975 37 478 30 872 6 606
1976 35 617 30 612 5 005
1977 36 829 29 827 7 002
1978 36 648 29 596 7 052
1979 37 835 30 042 7 793
1980 39 889 30 634 9 255
1981 39 690 30 780 8 910
1982 38 568 29 984 8 584
1983 35 676 31 819 3 857
1984 35 923 30 464 5 459
1985 36 249 30 630 5 619
1986 36 756 30 785 5 971
1987 35 878 29 228 6 650
1988 35 409 28 401 7 008
1989 34 797 28 402 6 395
1990 34 504 29 158 5 346
1991 33 647 28 657 4 990
1992 33 257 28 407 4 850
1993 31 891 29 598 2 293
1994 31 882 28 365 3 517
1995 33 277 29 635 3 642
1996 33 924 29 915 4 009
1997 33 413 30 278 3 135
1998 34 601 29 347 5 254
1999 34 861 30 423 4 438
2000 36 692 29 815 6 877
2001 36 397 29 912 6 485
2002 35 837 30 036 5 801
2003 36 264 30 487 5 777
2004 36 388 29 305 7 083
2005 36 345 30 088 6 257
2006 37 835 29 740 8 095
2007 37 009 30 258 6 751
2008 37 659 30 547 7 112
2009 37 151 31 005 6 146
2010 37 166 31 262 5 904
2011 36 763 31 089 5 674
2012 36 582 32 789 3 793
2013 35 578 32 687 2 891
2014 34 987 31 889 3 098
2015 33 522 33 821 -299
2016 32 727 34 489 -1 762
2017 32 136 34 739 -2 603
2018 31 701 35 533 -3 832
2019 31 407 35 286 -3 879
2020 30 993 35 735 -4 742
2021 32 065 37 097 -5 032
2022 31 070 39 112 -8 042
2023 28 930 37 255 -8 325
2024 28 394 37 577 -9 183
2025 (p) 28 200 37 900 -9 700
  • (p) : données provisoires.
  • Note : Le solde naturel correspond ici à la différence entre les naissances domiciliées et les décès domiciliés.
  • Source : Insee, statistiques et estimations d’état civil.

Figure 2Évolution des nombres de naissances et décès et du solde naturel en Bretagne depuis 1946

  • (p) : données provisoires.
  • Note : Le solde naturel correspond ici à la différence entre les naissances domiciliées et les décès domiciliés.
  • Source : Insee, statistiques et estimations d’état civil.

L’Ille-et-Vilaine demeure le seul département breton avec un solde naturel positif, mais celui-ci s’amenuise au fil des ans (+1 300 en 2025, après +1 500 en 2024, +1 800 en 2023 et +5 800 en 2011, son plus haut niveau depuis le début du XXIe siècle). Les trois autres départements bretons présentent des déficits naturels assez proches en 2025 : -3 900 pour le Finistère, -3 600 pour les Côtes-d’Armor et -3 500 pour le Morbihan.

Des naissances au plus bas

En 2025, 28 200 bébés sont nés de mères domiciliées en Bretagne, soit 200 de moins en un an (-0,4 % contre -2,1 % en France, en prenant en compte le fait que l’année 2024 est bissextile (pour comprendre)). Ce nombre de naissances est historiquement bas, le plus faible observé depuis le début du XXe siècle. Il s’inscrit dans une nette tendance à la baisse amorcée en 2007.

Pourtant, le nombre de femmes en âge de procréer (par convention, les femmes âgées de 15 à 50 ans) augmente en moyenne chaque année de 0,3 % depuis 2019 dans la région. Le recul de la natalité s’explique par un de plus en plus bas : 1,51 enfant par femme en 2025, après 1,53 en 2024 et 2,00 en 2012. En France, il s’établit à 1,56 en 2025. Tous les départements bretons sont concernés par cette baisse de la fécondité : le Morbihan (1,59) et les Côtes-d’Armor (1,57) maintiennent des niveaux plus élevés que l’Ille-et-Vilaine et le Finistère, qui se situent en dessous de la barre des 1,5 enfant par femme.

En Bretagne en 2025, l’ est de 31,0 ans. Il est légèrement inférieur à celui observé en France (31,2 ans). Au niveau départemental, il varie de 30,4 ans dans les Côtes-d’Armor à 31,4 ans en Ille-et-Vilaine.

Des décès de plus en plus nombreux

En 2025, 37 900 personnes domiciliées en Bretagne sont décédées, soit 300 de plus en un an. En prenant en compte le fait que l’année 2024 est bissextile, la hausse du nombre de décès domiciliés s’élève à 1,1 % en Bretagne, comparé à +1,3 % en France. Cette augmentation masque de fortes disparités au niveau des départements de la région. Le nombre de décès diminue dans le Finistère (-0,7 %) et, à un degré moindre, dans les Côtes-d’Armor (-0,1 %). À l’inverse, il augmente fortement en Ille-et-Vilaine (+3,0 %) et dans le Morbihan (+2,5 %).

En Bretagne en 2025, l’ reste stable pour les femmes à 85,3 ans et augmente légèrement pour les hommes à 79,6 ans. Ces niveaux sont toujours inférieurs à ceux observés en France (respectivement 85,9 et 80,3 ans).

L’Ille-et-Vilaine est de nouveau le département breton où l’espérance de vie à la naissance est la plus élevée (86,0 ans pour les femmes et 80,9 ans pour les hommes), c’est d’ailleurs le seul département breton à dépasser la moyenne nationale. À l’inverse, les Costarmoricains vivent toujours moins longtemps que les autres Bretons (84,8 ans pour les femmes et 78,5 ans pour les hommes).

Une population plus âgée en Bretagne qu’en France

En 2025, l’âge moyen de la population bretonne est de 43,9 ans, un niveau supérieur d’un an et demi à celui de la population française. L’Ille-et-Vilaine se démarque une nouvelle fois en étant le seul département breton avec une moyenne d’âge (40,7 ans) inférieure à la moyenne nationale. Les Costarmoricains sont les plus âgés de la région (46,1), devant les Morbihannais (45,9) et les Finistériens (44,9).

Comme en France, la population bretonne vieillit d’année en année. Entre les 1ers janvier 2016 et 2026, le nombre de jeunes de moins de 20 ans a diminué de 40 000, celui des personnes âgées de 20 à 64 ans a augmenté de 64 000 et celui des personnes d’au moins 65 ans de 179 000 [figure complémentaire 1 ; données]. Au 1er janvier 2026, 24,9 % des Bretons ont au moins 65 ans, comparé à 22,2 % en France. En 2016, seuls 21,0 % des Bretons avaient atteint cet âge.

Une remontée du nombre de mariages

En 2025, 12 400 mariages ont été célébrés en Bretagne, après 11 900 en 2024 et 11 400 en 2023. En deux ans, le nombre de mariages a augmenté de 8,5 % dans la région, contre +4,1 % en France. La hausse observée en Bretagne est la plus élevée des régions métropolitaines.

Comme en 2023 et 2024, 3 % des mariages de 2025 unissent des personnes de même sexe, en Bretagne comme en France.

Publication rédigée par :Jean-Marc Lardoux, Anne Mével (Insee)

Pour comprendre

Les évolutions annuelles du nombre de naissances et du nombre de décès sont calculées à partir du nombre moyen d’événements par jour de chaque année afin de tenir compte du fait que certaines années, notamment 2024, sont bissextiles.

Publication rédigée par :Jean-Marc Lardoux, Anne Mével (Insee)

Sources

Les statistiques de l’état civil sur les naissances, les décès et les mariages sont issues d’une exploitation des informations transmises par les mairies à l’Insee. Les naissances et les décès sont comptabilisés au lieu de résidence respectivement de la mère et du défunt (événements dits domiciliés).

Le recensement de la population sert de base aux estimations annuelles de population. Pour les années 2024 et suivantes, les estimations de population sont provisoires : la population du recensement 2023 est actualisée au moyen d’estimations du solde naturel et du solde migratoire apparent.

Définitions

Le solde migratoire sur un territoire donné est la différence entre le nombre de personnes qui y sont entrées et le nombre de personnes qui en sont sorties au cours d’une période (ici une année). S’il est positif, il s’agit d’un excédent migratoire, s’il est négatif, d’un déficit migratoire.

Le solde naturel sur un territoire donné est la différence entre le nombre de naissances et le nombre de décès comptabilisés au cours d’une période (ici une année). S’il est positif, il s’agit d’un excédent naturel, s’il est négatif, d’un déficit naturel.

L’indicateur conjoncturel de fécondité (ICF) est la somme des taux de fécondité par âge observés une année donnée. Il peut être interprété comme le nombre moyen d’enfants qu’aurait une génération fictive de femmes qui connaîtraient, tout au long de leur vie féconde, les taux de fécondité par âge observés cette année-là. Il est exprimé en nombre d’enfants par femme. C’est un indicateur synthétique des taux de fécondité par âge de l’année considérée.

Le taux de fécondité à un âge donné est le nombre d’enfants nés vivants des femmes de cet âge au cours de l’année, rapporté à la population moyenne de l’année des femmes de même âge.

L’âge conjoncturel moyen à l’accouchement est un âge calculé pour une génération fictive de femmes qui auraient à chaque âge la fécondité observée pour les femmes du même âge l’année considérée.

L’espérance de vie à la naissance est égale à la durée de vie moyenne d’une génération fictive qui connaîtrait tout au long de son existence les conditions de mortalité par âge de l’année considérée. C’est un indicateur synthétique des taux de mortalité par âge de l’année considérée.

Le taux de mortalité à un âge donné est le nombre de décès à cet âge au cours de l’année, rapporté à la population moyenne de l’année des personnes de même âge.

Pour en savoir plus

(1) Retrouvez davantage de données associées à cette publication en téléchargement.

(2) Thélot H., « En 2025, le solde naturel en France est négatif pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale », Insee Première no 2087, janvier 2026.

(3) Cazenave M., Lardoux J.‑M., « Les mariages en 2023 en Bretagne : trois couples sur dix étaient déjà pacsés, une proportion plus élevée que dans les autres régions françaises », Insee Flash Bretagne no 113, octobre 2025.

(4) Cazenave M., Lardoux J.‑M., « Bilan démographique 2024 en Bretagne : un solde naturel de plus en plus déficitaire », Insee Flash Bretagne no 111, février 2025.

(5) Cazenave M., Lardoux J.‑M., « En 2023, un quart de naissances en moins qu’en 2006 en Bretagne », Insee Flash Bretagne no 105, novembre 2024.

(6) Cazenave M., Lardoux J.‑M., « La Bretagne est de plus en plus attractive, en particulier pour les jeunes actifs et les retraités », Insee Analyses Bretagne no 120, novembre 2023.

(7) Insee, Les espérances de vie, outil interactif, janvier 2026.

(8) Insee, Pyramide des âges, outil interactif, janvier 2026.